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Discours / meetingLa France insoumise à l'Assemblée nationale· 13 mai 2026 5 minAutoproduitFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Santé : vivement la victoire en 2027 ! - Anaïs Belouassa-Chérifi

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  • 0:05Anaïs Belouassa-ChérifiChiffre
    « Chaque année en France, près de 500 enfants décèdent d'un cancer. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Chaque année en France, près de 500 enfants décèdent d'un cancer. Les maladies rares, quant à ell sont responsables de 10 % des décès chez les enfants de 1 à 5 ans. Sans même évoquer la raison de l'augmentation constante de ces maladies et de ces cancers, une urgence s'impose mieux soigner et prévenir ces maladies.

Pour mieux les soigner et les prévenir, il faut des traitements. Pour avoir ces traitements, il faut financer une recherche spécifique car les moyens actuels sont insuffisants. Le problème, c'est que les laboratoires pharmaceutiques ne prennent absolument pas leur part, pas leur part ni dans la recherche sur les maladies rares, ni sur les cancers pédiatriques.

Et pourtant, sous Macron, ils ont été lourdement gavés d'argent public. Rien qu'en 2020, ils ont touché 710 millions de crédits impôts recherches. Cet argent censé financer, l'innovation finit trop souvent dans les poches des actionnaires déjà repus. comme Sanofille en 2024 qui a versé 5 milliards de dividendes à ses actionnaires.

L'industrie pharmaceutique ne recherche qu'une chose, le profit, la rentabilité. Mais notre santé n'est pas une marchandise et sur ce point nous sommes en totale opposition avec ce gouvernement. Par exemple à Lyon, l'Institut de recherche biohaster, le seul dédié aux maladies infectieuses, à fermer ses portes l'année dernière.

Cette fondation à but non lucrative, unique en France, à la pointe de l'excellence sur la recherche infectieuse, s'est faite abandonnée par l'État qui n'a pas compensé le désengagement des acteurs privés. Et à votre avis, pourquoi ? Pourquoi les acteurs privés se sont désengagés ? parce qu'ils ont pris le crédit impôt recherche et puis ils ont estimé qu'il ne faisait pas assez de bénéfices.

Résultat, plus d'institut de pointe, plus de chercheurs de haut niveau. Alors, je veux le dire ici avec force, ni la recherche ni la santé ne sont des marchandises. [applaudissements] Alors, arroser sans condition des acteurs privés comme si cela suffisait à garantir l'intérêt général, ça suffit.

Oui, il faut taxer l'industrie pharmaceutique et ne pas donner y compris des moyens à des start-ups qui nous rappelle étrangement Macron 2017 et sa start-up nation. Nous le regrettons mais ce texte aménage les profits des laboratoires pharmaceutiques. La recherche sur le cancer des enfants mérite mieux et nous allons faire mieux.

Il mérite une recherche publique pleinement financée et réellement efficace et non un éème C dont on connaît trop peu les dérives. Cette PPL ne prévoit aucun contrôle sur l'utilisation des fonds, aucun critère, aucune condition pour s'assurer que l'argent sève réellement à la recherche et non à gonfler les marges. Financer directement la recherche publique, c'est faire le choix de la souveraineté sanitaire et de la transparence.

Et face à l'inaction des laboratoires dont nous n'attendons plus rien, la France insoumise porte une alternative, la création d'un pôle public du médicament. Un outil stratégique entièrement dédié à l'intérêt général permettant de reprendre le contrôle sur la production, sur la recherche et les prix. un pôle public capable de développer des traitements que le privé juge pas ses rentables, de garantir la disponibilité des médicaments essentiels et de mettre fin au chantage des grands groupes.

Alors, un pôle public du médicament avec nous, c'est plus 1 € dans les poches des actionnaires. C'est cela une véritable politique responsable, sortir la santé des griffes du marché. Parce que oui, la santé c'est notre bien commun et forcé de constater que la santé c'est politique mais les maladies sont aussi politiques.

Dans un monde où l'on est exposé en permanence à des éléments cancérigènes, pollution, piface, pesticides, dans un monde où tout le monde ne peut pas avoir accès à une alimentation saine. Dans un monde où ceux qui tombent malades sont les plus précaires mais où ceux qui peuvent se soigner sont les plus riches. Nous avons besoin de recréer du commun dans notre système de santé.

Et face au dogmatisme des macronismes et face à la faiblesse du Parti socialiste, j'ai envie de vous dire une chose. Vivement le pôle public du médicament, vivement le 100 %. Vivement la victoire de Jean-Luc Mélenpon.

Amin.