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interviewC à vous (sur YouTube)· 7 juillet 2026 4 min

Le New-York de Martine Barrat - L’Œil de Pierre Lescure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il y a intensité d'une série à la "24 Heures chrono". C'est la réflexion du rédacteur en chef de "C à vous". Il a raison.

On ne sent pas passer les 6 épisodes. J'attends avec impatience la saison 2. La première, c'est à partir du 13 juillet sur Canal+.

Vous restez dîner avec nous. Le dîner a été fait en fonction de vous. L'OEil de Pierre aussi. - P.Lescure: Il y a des lieux mythiques à travers le monde.

Le Chelsea Hotel de New York est l'un de ceux-là. Ca remonte loin. Mark Twain y est passé.

J.Kerouac y a écrit "Sur la route". Dans les années 60 et 70, toutes ces stars y ont vécues.

Aujourd'hui, il s'est embourgeoisé, mais la direction a accepté de maintenir, dans son petit studio, sa plus fidèle cliente, la photographe Martine Barrat, qui y séjourne depuis plus de 50 ans. Elle a aujourd'hui 93 ans. Elle est née à Oran avant de devenir danseuse à Paris.

Elle a été repérée un jour par une New-Yorkaise qui l'a fait venir dans son théâtre en 68. Caméra en main, elle est tombée amoureuse des quartiers pas toujours sûrs de New York, le lower East Side et Harlem. - Ca les a beaucoup fait rire de voir la blanche arriver avec tout ce matériel.

Ils avaient décidé de me l'enlever. Ca s'est passé. Ils en ont pas eu envie.

Notre amitié a commencé ce jour-là. Tout le monde me disait que c'était dangereux. J'ai rencontré des gens merveilleux.

J'ai eu envie de montrer ces gens avec eux. C'était pas moi qui avais la caméra. Cette caméra nous appartenait à tous.

Je refuse d'avoir peur. C'est pas intéressant. - P.Lescure: Elle a toujours cette gouaille, cette fantaisie et cette liberté.

Elle a d'abord tourné des films sur les gens de ces quartiers dits dangereux. Comment est-elle passée du film et des grosses caméras de l'époque à la photo? C'est grâce à ses copains du South Bronx. - J'étais barmaid est dans un club de jazz pendant des années.

Je rentrais vers 3h du matin. L'appareil de vidéo avait disparu. Quelques jours après, le président du gang des Roman Kings, qui est toujours mon ami, est arrivé.

Ils m'ont offert un cadeau. Devine ce que c'était. Un appareil de photo.

Si j'ai commencé la photo, c'est parce que le gang des Roman Kings m'a offert cet appareil de photo. - P.Lescure: A partir de là, elle ne quittera plus son appareil photo: elle vivra au milieu des musiciens, des gangs et de toute la population qui vit et survit.

En 83, "Libération" lui demande de faire la même chose qu'à New York mais dans le quartier de la Goutte d'Or. Elle racontait à "Libé". - Quand tu me demandais pourquoi la Goutte d'Or, c'était à cause de "Libération"...

En dehors de ça, c'est le quartier où je me suis sentie le mieux parce que j'aime rencontrer les gens dans la rue, communiquer avec eux avec des regards. C'est un quartier où tu peux communiquer avec les gens avec ton regard. C'est vital pour moi.

Il y a plein de quartiers à Paris où les gens te prennent pour une cinglée si tu essaies de communiquer avec eux. Ils ont peur. - P.Lescure: C'est à la Goutte d'Or qu'elle prendra cette photo du petit Mamadou, alors 6 ans, derrière ses grosses lunettes de soleil.

Elle l'emmènera à New York pour qu'il raconte à ses copains

Le New-York de Martine Barrat - L’Œil de Pierre Lescure — Roland Lescure · Pourquijevote