Il y a un acharnement sur des personnalités politiques ! - Laure Lavalette (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:12FerméeÉludée
Est-ce que les réquisitions prises hier par les procureurs sont contraires aux droits français ?
- 7:39OuverteRéponse directe
Considérez-vous que les élus sont au-dessus des autres citoyens français ?
- 9:02OuverteRéponse partielle
Le parquet n'a-t-il pas trouvé trace de travail pour certains assistants ?
- 13:04OuverteRéponse directe
Le RN réclame-t-il systématiquement de la fermeté en justice ?
- OuverteRéponse directe
Vous reprochez au Parlement européen d'avoir produit un faux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:22Invité politiqueFait
« elles sont surtout contraires à la démocratie. »
- 3:27Invité politiqueFait
« ils auraient pu trouver. Et la deuxième chose qui m'a frappée, c'est quand même le plaisir non dissimulé que Louise Netton avait à se faire Marine Le Pen. »
- 4:16Invité politiqueFait
« Il n'y a aucun enrichissement personnel. Et il n'y a aucun emploi fictif. »
- 4:34Invité politiqueFait
« Je pense que ce procès qui est parti, on le sait bien, qui a été initié par des opposants politiques, que ce soit Achul ou Taubira par la suite. »
- 8:39Invité politiqueFait
« il y ait un acharnement sur des personnalités politiques. Et c'est exactement le cas. »
- 8:47Invité politiqueFait
« On nous reproche d'avoir mutualisé des assistants. »
- 9:58Invité politiqueFait
« Elle est effectivement en passe de devenir présidente de la République. »
- 10:22InvitéChiffre
« On parle d'un détournement de fonds de 4,5 millions d'euros sur plus de 12 ans dans un système qui a totalement été organisé et centralisé. »
- 12:09InvitéChiffre
« 4,5 millions, c'est également inédit. »
Temps de parole
- Laure Lavalette43 %
- Présentateur24 %
- Invité18 %
- Invité 211 %
- ?4 %
≈ 11,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je salue également Laure Lavalette qui est avec nous. Parmi Laure Lavalette, bonjour, vous êtes députée Rassemblement National, porte-parole du RN à l'Assemblée. Vous faites partie de ces députés qui ont publié des messages de soutien à Marine Le Pen. J'ai beaucoup de questions à vous poser dans un instant. Regardez tous ces messages qui se sont affichés, qui se sont accumulés depuis hier, à chaque fois des élus, des députés qui viennent en soutien de Marine Le Pen. Je veux juste qu
'on
repose des choses, Vincent Vantigamme. Pour expliquer ces réquisitions et pour expliquer aux téléspectateurs pourquoi est-ce que les réquisitions sont aussi lourdes contre Marine Le Pen, sachant qu'évidemment, il y
a
plus d'une vingtaine de personnes qui sont poursuivies et les réquisitions sont aussi lourdes pour elle. Mais pour Marine Le Pen, ce que disent les procureurs, c'est que s'ils réclament des sanctions aussi lourdes contre elle, c'est parce que selon eux, elle est au centre du système frauduleux qui a été organisé par
le RN. Alors, c'est même pire que ça.
C
'est qu'effectivement, il la place au centre de cette organisation frauduleuse, comme ils l
'ont
nommé. Mais les deux procureurs, Louise Netton et Nicolas Barré, qui ont pris la parole toute la journée hier, ont estimé que Marine Le Pen avait renforcé, je cite toujours, ce système dont elle a hérité de son père. Le système, il est tout bête, c
'est
qu'on se sert des fonds du Parlement européen pour finalement salarier, payer les salaires des cadres du Front National. Et pourquoi les peines requises sont-elles si lourdes ce matin ? Tout simplement parce que, d'après le parquet, ce que l'accusation soutient, c'est une fraude d'une grande ampleur. On parle d'un préjudice d'environ 4 millions d'euros qui s'est étalé sur une grande durée. On parle d'une douzaine d'années. Et surtout, il faut lutter contre ce qu'on appelle la récidive, le risque de récidive. Aujourd'hui, Marine Le Pen, elle est toujours élue, comme elle l'a été au moment de cette organisation frauduleuse.
Et pour l'accusation, il faut donc requérir cette peine d'inéligibilité parce qu'elle est toujours élue. Elle ne peut pas rester aux responsabilités en raison de cette fraude.
Je vais citer les procureurs. On voit bien que tout passe par Marine Le Pen. Vous avez les mails,
les
déclarations écrites, les réunions, les messages où on voit que Marine Le Pen est au centre des discussions. Voilà ce qu'ont dit hier les procureurs. Encore une fois, c'est l'accusation, c'est les réquisitions. On n'est pas au
temps
de la condamnation. On verra ce que diront les juges. Laure Lavalette, j
'ai
une question toute simple, vraiment toute simple pour vous ce matin. Est-ce que les réquisitions prises hier par les procureurs sont contraires aux droits français, sont contraires à ce que prévoit la loi française
? Ce
qui est sûr, c'est qu'elles sont surtout contraires à la démocratie. Et vous allez voir, moi, je n'ai pas une indignation à géométrie variable. Je suis toulonnaise. Et quand Hubert Falco a été aussi condamné à de l'exécution provisoire, je me suis insurgée. Je me suis insurgée parce que pour le coup, ça n'est pas au parquet de décider des vies politiques et de la démocratie dans un pays. Mais je ne
suis
pas tellement étonnée. Hier après-midi, j'ai passé une grande partie de l'après-midi au procès pour les réquisitions. Et deux choses m'ont vraiment sauté aux yeux.
La
première, c'est la méconnaissance totale des procureurs sur l'organisation d'un parti politique.
C
'était vraiment frappant. Et M. Ramos, mon collègue député Ramos du Modem, vraiment l'a expliqué chez vos confrères de CNews hier. Il disait que lui, ayant assisté au procès du Modem, avait exactement la même impression. Les procureurs sont complètement à l'ouest par rapport à l'organisation d'un parti politique, ce qui pose des vraies questions, puisqu'ils sont censés statuer sur un dysfonctionnement qu'ils auraient pu trouver. Et la deuxième chose qui m'a frappée, c'est quand même le plaisir non dissimulé que Louise Netton avait à se faire Marine Le Pen. Et ça, c'était quand même très désagréable. Alors je n'ai fait que 50 droits avant de faire de la politique.
Mais voilà, j'ai trouvé que ça n'était pas libre de ressentiment politique. Et j'ai trouvé ça très désagréable.
Je note quand même que quand je vous demande si les réquisitions sont contraires au droit, vous ne dites pas non.
Mais
en
fait, c'est très compliqué. Marine Le Pen, pendant deux mois, a bien expliqué que notre conception du travail de l'attaché parlementaire du député d'opposition n'était pas ce qu'attendait le Parlement européen, qui le Parlement européen voudrait que les députés soient des fonctionnaires. et qu'ils voudraient décider de l'avis des attachés parlementaires. Il faut rappeler aux Français qui nous écoutent, il n'y a aucun enrichissement personnel. Et il n'y a aucun emploi fictif. Donc vous imaginez bien que les réquisitions sont d'une violence disproportionnée. Tous les prévenus ont été condamnés avec la même violence. Ça pose aussi question sur le fait qu'il n'y ait aucune nuance.
Je pense que ce procès qui est parti, on le sait bien, qui a été initié par des opposants politiques, que ce soit Achul ou Taubira par la suite, voilà. Moi, j'ai eu l'impression, si vous voulez, hier, en assistant aux réquisitions, que le procès n'avait pas eu lieu. que la défense, que les auditions n'avaient servi à rien et que tout avait été réfléchi
à l'avance.
Pardon,
j'entends ce que vous dites là. Vous dites, la procura, vous parlez de Louise Netton, a voulu se faire Marine Le Pen. On entendait tout à
l
'heure votre collègue chenue.
–
Pardon,
pardon.
– C
'est vraiment l'impression qu
'on avait, vous savez,
quand à un moment, elle dit… – Non, non, mais j'entends ce que vous dites, j'entends
ce que vous dites, simplement. – Sur ce dossier-là,
je ne peux pas demander la relaxe parce que ça me fait trop mal. Mais dans quel pays sommes-nous ?
–
Ça, c
'est sur
un point très particulier, on y reviendra.
– Non, mais c'est très particulier. – Attendez,
attendez, attendez, attendez,
s
'il vous plaît, Laure Lavalette, s'il vous plaît, juste une chose. Vous dites, le procureur a voulu se faire Marine Le Pen. J'entendais tout à l'heure Sébastien Chenu, votre collègue, dire qu'il
y a
un système qui voulait se faire, le Rassemblement national, qui voulait éliminer le Rassemblement national. Le problème, c'est que quand on regarde les peines d'inéligibilité prononcées ces derniers mois en France ou ces dernières années, elles concernent François Fillon, Les Républicains, Jean-Christophe Cambadélis, Parti Socialiste, 5 ans d'inéligibilité, c'était au mois de septembre. Elles concernent Jean-Noël Guérini, inéligibilité également, 5 ans, c'était en mars dernier, condamnation définitive. Enfin, s'il y
a
un acharnement des juges, c'est pas contre le Rassemblement national.
Mais même s'il est contre les politiques, excusez-moi de m'insurger aussi. Enfin, je veux dire, moi, je n'ai pas envie d'avoir un gouvernement des juges. Il faut que la démocratie vive. Et les seuls qui peuvent décider si oui ou non, quelqu'un ne sera pas président de la République, c'est le peuple français, c'est la Cour suprême. Alors voilà, moi, j'ai quand même senti, excusez-moi, vraiment qu'il y avait ce parti pris. Je veux dire, les Français aussi le ressentent. Et cette exécution provisoire aussi, elle l'interroge. Je veux dire, est-ce que les réquisitions, est-ce que l'audience, est-ce que tout ce qu'ils ont entendu nécessitait cette exécution provisoire ? Bien sûr que non.
Après, vous savez, ça ne sont que les réquisitions. Les juges vont statuer après, ils vont délibérer. Moi, je veux croire qu'il existe encore des magistrats qui ont le courage, qui sauront s'opposer aux récits médiatiques et qui auront le courage de la liberté et de la justice.
Alors attendez, plusieurs précisions. Je mets les choses dans l'ordre. D'abord, le récit médiatique, nous,
on
est là pour raconter ce qui s'est passé à l'audience. Il n
'y a
pas de récit médiatique, on raconte ce qui s'est passé à l'audience, notamment avec Vincent Vatigan, qui va vous poser une question dans un instant. Deuxièmement, je précise une chose de sémantique. Quand vous parlez d'exécution provisoire, exécution provisoire, ça veut dire que si les juges condamnent Marine Le Pen à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, ça veut dire que cette inéligibilité s'applique immédiatement avant même qu'elle fasse appel, avant même que la condamnation soit définitive. Patrick Monzonneuve, je vous promets que
je
vous donne la parole dans un instant. Je laisse simplement Vincent Vatigan poser une question à Laure Lavalette. Vincent.
Oui, et puis d'ailleurs, c'est une question qui peut s'adresser à tous les deux. Moi, je veux juste savoir si vous considérez qu'aujourd'hui, les élus, les hommes politiques sont au-dessus des autres citoyens français. Pourquoi je vous pose cette question ? Tout simplement parce que dans les réquisitions hier, comme dans d'autres procès, les parquets, les magistrats ont la possibilité de requérir des peines d'interdiction d'exercer. Je vais prendre le cas de Nicolas Crochet qui est prévenu aux côtés de Marine Le Pen. Il est frappé par une réquisition d'interdiction d'exercer le métier d'expert comptable.
Est-ce que ça, ça vous choque aussi au même titre que l'interdiction, enfin l'inéligibilité ? Est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui, si on est élu, on ne doit pas être frappé par les mêmes peines que les autres et on est donc au-dessus des lois qui sont soumises aux autres
? Non
mais j'ai déjà entendu votre question insolente hier soir. Vous avez posé la même sur ce même plateau. Bien sûr
que non, à aucun moment. Sur l'insolente, je vous laisse le juge.
À aucun moment. Ben oui, merci de me laisser encore libre de ce que j'ai envie de penser. Bien sûr que non. Les politiques ne sont pas au-dessus des citoyens français. Par contre, il arrive, quand on est observateur de cette vie politique et judiciaire, qu'il y ait un acharnement sur des personnalités politiques. Et c'est exactement le cas. Encore une fois, nous, nous clamons notre innocence. Je rappelle aux Français, il n'y a pas d'enrichissement personnel. Il y a simplement un... On nous reproche d'avoir mutualisé des assistants. Enfin, je veux dire, c'est quand même hallucinant. D'avoir mutualisé des assistants
et
d'avoir fait en sorte que ces assistants, de temps en temps, travaillaient et habitaient, étaient basés en France à côté de leurs assistants. Voilà. Si vous allez dans la rue
et vous demandez... Alors, la Valette, on
vous reproche... Est-ce que vous reproche le parquet, notamment, c'est de ne pas avoir trouvé trace pour un certain nombre de ces assistants du moindre travail effectué pour ces députés européens ?
Mais si, c'est vrai. Mais bien sûr que si, c'est vrai. C'est précisément ce qu'ont dit
les procureurs hier.
Mais sinon, pas du tout. J'y étais. Sinon, ça voudrait dire qu'il
y a
un emploi fictif. C'est pas du tout ça. Excusez-moi de vous dire, vous êtes à côté de la plaque. Ils ont essayé de mettre en doute un certain lien de subordination entre un député et l'assistant, mais absolument pas le fait que l'assistant n
'ait
jamais travaillé. Vous voyez, c'est bien ça. Il n'y a pas d'emploi fictif. Il n'y a pas d'enrichissement personnel. Il y a simplement, effectivement, une volonté, on l'a bien sentie, de se faire Marine Le Pen, de ruiner le Rassemblement national. Marine Le Pen, elle a quand même été deux fois finaliste à la présidence de la République. Vous connaissez comme moi les sondages. Les Français donnent une adhésion à ce que dit Marine Le Pen. Elle est effectivement en passe de devenir présidente de la République. Je pense, moi, que les juges, je vous dis, ils auront le courage de s'opposer à ce risque médiatique et ils laisseront la démocratie vivre dans notre pays comme elle est nécessaire.
Patrick Maisonleuve, comment vous réagissez à tout ce qui va être dit ? Encore une fois, vous, l'avocat du Parlement européen. Bonjour à vous et merci d'avoir été patient.
Écoutez, je n
'ai
pas l'impression d'avoir assisté à la même audience. De quoi parle-t-on ? On parle d'un détournement de fonds de 4,5 millions d'euros sur plus de 12 ans dans un système qui a totalement été organisé et centralisé. C'est tout cela dont on a parlé depuis un mois et demi à l'audience et à l'issue de plusieurs années d'instruction. Je trouve absolument hallucinant qu'on vienne aujourd'hui mettre en cause les procureurs. On peut ne pas être d'accord avec la réquisition du procureur.
Mais encore une fois, vous savez, sur les peines complémentaires inéligibles, c'est de façon générale, les procureurs, en ce qui concerne les élus, quelle que soit l'infraction, quel que soit le quantum d'ailleurs de l'infraction, demandent cette peine complémentaire. En France, aujourd'hui, nous le vivons. Il n'y
a
rien de surprenant à cela. Alors, on vient de tenir un discours totalement politique. On fait de la communication, je comprends tout à fait. Je le perçois, mais encore une fois, je n
'ai
pas été surpris par les demandes qui ont été formulées par les procureurs et par la peine complémentaire qui a été requise. Les protestations aujourd'hui, elles sont de façade. Bon, voilà. Oui, maître, sur l
'exécution
provisoire, sur le
fait de dire qu'il pourrait y avoir une condamnation et immédiatement une inéligibilité qui s'applique immédiatement sans attendre de l'appel,
sans attendre de pouvoir en cassation, sans que ce soit définitif. De
façon générale et par principe, je suis hostile à l'exécution provisoire car il a une voie de recours et il faut que cette voie de recours puisse être utilisée de façon effective. Ceci étant dit, ceci étant dit, les procureurs ont motivé en disant qu'ils étaient face à des comportements totalement inédits sur une période inédite et avec des cantums, 4,5
millions,
c'est également inédit, ont dit les procureurs. Maintenant, moi j'entends bien souvent les élus du Rassemblement national lorsqu'il s'agit d'un voleur qui a 50 euros, de dire que la justice doit être rapide, elle doit être ferme, elle doit être sévère. Alors, lorsque l'on a détourné, parce qu'il s'agit bien de cela, 4,5 millions d'euros au préjudice du Parlement européen, donc des contribuables, et notamment des contribuables français, qu'on ne crie pas au scandale en ce qui concerne les réquisitions, les demandes du procureur. On verra ce que fait le tribunal. Mais encore une fois, cette audience a montré quoi ? L'existence effectivement d'emplois fictifs, le fait qu
'il
n'y
avait
aucune pièce, aucun justificatif qui a été fournie au tribunal pendant un mois et demi, avec bien souvent des déclarations totalement absurdes. Là aussi, les procureurs en ont également tenu compte.
Bon,
alors Lavalette, qu'est-ce que vous répondez notamment à l'argument de dire que l'ERN systématiquement réclame de la fermeté en justice ?
Et
là, quand les procureurs font preuve, effectivement, peut-être d'une certaine fermeté, ça vous pose un problème
?
Non, mais on ne demande pas de la fermeté pour la fermeté. On demande de la fermeté quand c'est juste. Sauf que là, ça ne l'est pas. La démocratie française ne peut pas s'arrêter là où commence la mauvaise foi du Parlement européen. Enfin, ce qu'oublie de vous dire, Maître Maisonneuve, que nous avons en duplex, c'est qu'il a produit des faux, par exemple. Le Parlement européen a produit un faux. Voilà. Je veux dire, ça n'a pas fait les gorges chaudes.
Mais
vous
voyez bien que... Exact. Bon, c'est totalement
inexact.
Vous n'étiez pas là à l'audience. Vous n'étiez pas là à l'audience. Vous avez relaté, vous évoquiez
un article du journal Le Monde qui a fait l'objet d'un rectificatif. Alors, arrêtons de raconter
absolument... Vous parliez sur une audience à laquelle vous étiez totalement absente.
Vous
êtes les premiers
à demander...
On
a du mal à vous entendre tous les
deux. ... que la justice
soit sévère. Bon. Laure Lavalette. Vous êtes les premiers à demander à ce que la justice
soit sévère et intransigeante. Et c'est ce qu'elle
est dit.
Acceptez-le. Allez
-y. Éventuellement,
si. La vraie question, et c'était tout l'enjeu, et c'est la raison pour laquelle Marine Le Pen avait hâte de ce procès, c'était d'expliquer notre conception du travail de l'attaché parlementaire d'opposition, enfin, d'un député d'opposition. Il faut savoir que le député d'opposition n'a pas juridiquement la possibilité de proposer des textes au Parlement européen. Il ne peut pas amender des textes. Il a été élu par le peuple français, finalement, pour s'opposer à cette politique de Bruxelles. C'est peut-être ça qui dérange. De s'opposer, et donc de faire de la politique. Mais
exactement
comme nous, en tant que députés français, faire de la politique est intrinsèquement lié à notre mandat. Et la vraie question, elle est là. Bruxelles aimerait que les députés soient des fonctionnaires du Parlement européen, soient des bons petits soldats. Il se trouve que nous avons une conception politique qui est différente. Je pense que tout l'enjeu était là. Et du coup, il y a évidemment une sévérité très grande, disproportionnée envers ma famille politique. et envers les prévenus.
Laure Lavalette