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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 14 novembre 2024 15 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsEurope & international

Il y a un acharnement sur des personnalités politiques ! - Laure Lavalette (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:12FerméeÉludée

    Est-ce que les réquisitions prises hier par les procureurs sont contraires aux droits français ?

  • 7:39OuverteRéponse directe

    Considérez-vous que les élus sont au-dessus des autres citoyens français ?

  • 9:02OuverteRéponse partielle

    Le parquet n'a-t-il pas trouvé trace de travail pour certains assistants ?

  • 13:04OuverteRéponse directe

    Le RN réclame-t-il systématiquement de la fermeté en justice ?

  • OuverteRéponse directe

    Vous reprochez au Parlement européen d'avoir produit un faux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:22Invité politiqueFait
    « elles sont surtout contraires à la démocratie. »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « ils auraient pu trouver. Et la deuxième chose qui m'a frappée, c'est quand même le plaisir non dissimulé que Louise Netton avait à se faire Marine Le Pen. »
  • 4:16Invité politiqueFait
    « Il n'y a aucun enrichissement personnel. Et il n'y a aucun emploi fictif. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « Je pense que ce procès qui est parti, on le sait bien, qui a été initié par des opposants politiques, que ce soit Achul ou Taubira par la suite. »
  • 8:39Invité politiqueFait
    « il y ait un acharnement sur des personnalités politiques. Et c'est exactement le cas. »
  • 8:47Invité politiqueFait
    « On nous reproche d'avoir mutualisé des assistants. »
  • 9:58Invité politiqueFait
    « Elle est effectivement en passe de devenir présidente de la République. »
  • 10:22InvitéChiffre
    « On parle d'un détournement de fonds de 4,5 millions d'euros sur plus de 12 ans dans un système qui a totalement été organisé et centralisé. »
  • 12:09InvitéChiffre
    « 4,5 millions, c'est également inédit. »

Temps de parole

  • Laure Lavalette43 %
  • Présentateur24 %
  • Invité18 %
  • Invité 211 %
  • ?4 %

≈ 11,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Je salue également Laure Lavalette qui est avec nous. Parmi Laure Lavalette, bonjour, vous êtes députée Rassemblement National, porte-parole du RN à l'Assemblée. Vous faites partie de ces députés qui ont publié des messages de soutien à Marine Le Pen. J'ai beaucoup de questions à vous poser dans un instant. Regardez tous ces messages qui se sont affichés, qui se sont accumulés depuis hier, à chaque fois des élus, des députés qui viennent en soutien de Marine Le Pen. Je veux juste qu

0:25
Locuteur

'on

0:25
Présentateur

repose des choses, Vincent Vantigamme. Pour expliquer ces réquisitions et pour expliquer aux téléspectateurs pourquoi est-ce que les réquisitions sont aussi lourdes contre Marine Le Pen, sachant qu'évidemment, il y

0:37
Locuteur

a

0:37
Présentateur

plus d'une vingtaine de personnes qui sont poursuivies et les réquisitions sont aussi lourdes pour elle. Mais pour Marine Le Pen, ce que disent les procureurs, c'est que s'ils réclament des sanctions aussi lourdes contre elle, c'est parce que selon eux, elle est au centre du système frauduleux qui a été organisé par

0:52
Invité

le RN. Alors, c'est même pire que ça.

0:54
Locuteur

C

0:54
Invité

'est qu'effectivement, il la place au centre de cette organisation frauduleuse, comme ils l

0:57
Locuteur

'ont

0:57
Invité

nommé. Mais les deux procureurs, Louise Netton et Nicolas Barré, qui ont pris la parole toute la journée hier, ont estimé que Marine Le Pen avait renforcé, je cite toujours, ce système dont elle a hérité de son père. Le système, il est tout bête, c

1:10
Locuteur

'est

1:10
Invité

qu'on se sert des fonds du Parlement européen pour finalement salarier, payer les salaires des cadres du Front National. Et pourquoi les peines requises sont-elles si lourdes ce matin ? Tout simplement parce que, d'après le parquet, ce que l'accusation soutient, c'est une fraude d'une grande ampleur. On parle d'un préjudice d'environ 4 millions d'euros qui s'est étalé sur une grande durée. On parle d'une douzaine d'années. Et surtout, il faut lutter contre ce qu'on appelle la récidive, le risque de récidive. Aujourd'hui, Marine Le Pen, elle est toujours élue, comme elle l'a été au moment de cette organisation frauduleuse.

Et pour l'accusation, il faut donc requérir cette peine d'inéligibilité parce qu'elle est toujours élue. Elle ne peut pas rester aux responsabilités en raison de cette fraude.

1:52
Présentateur

Je vais citer les procureurs. On voit bien que tout passe par Marine Le Pen. Vous avez les mails,

1:56
Locuteur

les

1:56
Présentateur

déclarations écrites, les réunions, les messages où on voit que Marine Le Pen est au centre des discussions. Voilà ce qu'ont dit hier les procureurs. Encore une fois, c'est l'accusation, c'est les réquisitions. On n'est pas au

2:05
Locuteur

temps

2:05
Présentateur

de la condamnation. On verra ce que diront les juges. Laure Lavalette, j

2:09
Locuteur

'ai

2:09
Présentateur

une question toute simple, vraiment toute simple pour vous ce matin. Est-ce que les réquisitions prises hier par les procureurs sont contraires aux droits français, sont contraires à ce que prévoit la loi française

2:21
Locuteur

? Ce

2:22
Laure Lavalette

qui est sûr, c'est qu'elles sont surtout contraires à la démocratie. Et vous allez voir, moi, je n'ai pas une indignation à géométrie variable. Je suis toulonnaise. Et quand Hubert Falco a été aussi condamné à de l'exécution provisoire, je me suis insurgée. Je me suis insurgée parce que pour le coup, ça n'est pas au parquet de décider des vies politiques et de la démocratie dans un pays. Mais je ne

2:46
Locuteur

suis

2:46
Laure Lavalette

pas tellement étonnée. Hier après-midi, j'ai passé une grande partie de l'après-midi au procès pour les réquisitions. Et deux choses m'ont vraiment sauté aux yeux.

2:56
Locuteur

La

2:56
Laure Lavalette

première, c'est la méconnaissance totale des procureurs sur l'organisation d'un parti politique.

3:03
Locuteur

C

3:03
Laure Lavalette

'était vraiment frappant. Et M. Ramos, mon collègue député Ramos du Modem, vraiment l'a expliqué chez vos confrères de CNews hier. Il disait que lui, ayant assisté au procès du Modem, avait exactement la même impression. Les procureurs sont complètement à l'ouest par rapport à l'organisation d'un parti politique, ce qui pose des vraies questions, puisqu'ils sont censés statuer sur un dysfonctionnement qu'ils auraient pu trouver. Et la deuxième chose qui m'a frappée, c'est quand même le plaisir non dissimulé que Louise Netton avait à se faire Marine Le Pen. Et ça, c'était quand même très désagréable. Alors je n'ai fait que 50 droits avant de faire de la politique.

Mais voilà, j'ai trouvé que ça n'était pas libre de ressentiment politique. Et j'ai trouvé ça très désagréable.

3:50
Présentateur

Je note quand même que quand je vous demande si les réquisitions sont contraires au droit, vous ne dites pas non.

3:55
Laure Lavalette

Mais

3:55
Locuteur

en

3:56
Laure Lavalette

fait, c'est très compliqué. Marine Le Pen, pendant deux mois, a bien expliqué que notre conception du travail de l'attaché parlementaire du député d'opposition n'était pas ce qu'attendait le Parlement européen, qui le Parlement européen voudrait que les députés soient des fonctionnaires. et qu'ils voudraient décider de l'avis des attachés parlementaires. Il faut rappeler aux Français qui nous écoutent, il n'y a aucun enrichissement personnel. Et il n'y a aucun emploi fictif. Donc vous imaginez bien que les réquisitions sont d'une violence disproportionnée. Tous les prévenus ont été condamnés avec la même violence. Ça pose aussi question sur le fait qu'il n'y ait aucune nuance.

Je pense que ce procès qui est parti, on le sait bien, qui a été initié par des opposants politiques, que ce soit Achul ou Taubira par la suite, voilà. Moi, j'ai eu l'impression, si vous voulez, hier, en assistant aux réquisitions, que le procès n'avait pas eu lieu. que la défense, que les auditions n'avaient servi à rien et que tout avait été réfléchi

5:00
Locuteur

à l'avance.

5:02
Laure Lavalette

Pardon,

5:03
Présentateur

j'entends ce que vous dites là. Vous dites, la procura, vous parlez de Louise Netton, a voulu se faire Marine Le Pen. On entendait tout à

5:09
Locuteur

l

5:09
Présentateur

'heure votre collègue chenue.

5:10
Locuteur

–

5:10
Laure Lavalette

Pardon,

5:12
Présentateur

pardon.

5:12
Locuteur

– C

5:13
Laure Lavalette

'est vraiment l'impression qu

5:14
Locuteur

'on avait, vous savez,

5:15
Laure Lavalette

quand à un moment, elle dit… – Non, non, mais j'entends ce que vous dites, j'entends

5:18
Locuteur

ce que vous dites, simplement. – Sur ce dossier-là,

5:20
Laure Lavalette

je ne peux pas demander la relaxe parce que ça me fait trop mal. Mais dans quel pays sommes-nous ?

5:24
Locuteur

–

5:24
Présentateur

Ça, c

5:24
Locuteur

'est sur

5:25
Présentateur

un point très particulier, on y reviendra.

5:26
Locuteur

– Non, mais c'est très particulier. – Attendez,

5:27
Présentateur

attendez, attendez, attendez,

5:28
Locuteur

s

5:28
Présentateur

'il vous plaît, Laure Lavalette, s'il vous plaît, juste une chose. Vous dites, le procureur a voulu se faire Marine Le Pen. J'entendais tout à l'heure Sébastien Chenu, votre collègue, dire qu'il

5:37
Locuteur

y a

5:37
Présentateur

un système qui voulait se faire, le Rassemblement national, qui voulait éliminer le Rassemblement national. Le problème, c'est que quand on regarde les peines d'inéligibilité prononcées ces derniers mois en France ou ces dernières années, elles concernent François Fillon, Les Républicains, Jean-Christophe Cambadélis, Parti Socialiste, 5 ans d'inéligibilité, c'était au mois de septembre. Elles concernent Jean-Noël Guérini, inéligibilité également, 5 ans, c'était en mars dernier, condamnation définitive. Enfin, s'il y

6:05
Locuteur

a

6:05
Présentateur

un acharnement des juges, c'est pas contre le Rassemblement national.

6:09
Laure Lavalette

Mais même s'il est contre les politiques, excusez-moi de m'insurger aussi. Enfin, je veux dire, moi, je n'ai pas envie d'avoir un gouvernement des juges. Il faut que la démocratie vive. Et les seuls qui peuvent décider si oui ou non, quelqu'un ne sera pas président de la République, c'est le peuple français, c'est la Cour suprême. Alors voilà, moi, j'ai quand même senti, excusez-moi, vraiment qu'il y avait ce parti pris. Je veux dire, les Français aussi le ressentent. Et cette exécution provisoire aussi, elle l'interroge. Je veux dire, est-ce que les réquisitions, est-ce que l'audience, est-ce que tout ce qu'ils ont entendu nécessitait cette exécution provisoire ? Bien sûr que non.

Après, vous savez, ça ne sont que les réquisitions. Les juges vont statuer après, ils vont délibérer. Moi, je veux croire qu'il existe encore des magistrats qui ont le courage, qui sauront s'opposer aux récits médiatiques et qui auront le courage de la liberté et de la justice.

7:02
Présentateur

Alors attendez, plusieurs précisions. Je mets les choses dans l'ordre. D'abord, le récit médiatique, nous,

7:06
Locuteur

on

7:06
Présentateur

est là pour raconter ce qui s'est passé à l'audience. Il n

7:08
Locuteur

'y a

7:08
Présentateur

pas de récit médiatique, on raconte ce qui s'est passé à l'audience, notamment avec Vincent Vatigan, qui va vous poser une question dans un instant. Deuxièmement, je précise une chose de sémantique. Quand vous parlez d'exécution provisoire, exécution provisoire, ça veut dire que si les juges condamnent Marine Le Pen à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, ça veut dire que cette inéligibilité s'applique immédiatement avant même qu'elle fasse appel, avant même que la condamnation soit définitive. Patrick Monzonneuve, je vous promets que

7:34
Locuteur

je

7:34
Présentateur

vous donne la parole dans un instant. Je laisse simplement Vincent Vatigan poser une question à Laure Lavalette. Vincent.

7:39
Invité

Oui, et puis d'ailleurs, c'est une question qui peut s'adresser à tous les deux. Moi, je veux juste savoir si vous considérez qu'aujourd'hui, les élus, les hommes politiques sont au-dessus des autres citoyens français. Pourquoi je vous pose cette question ? Tout simplement parce que dans les réquisitions hier, comme dans d'autres procès, les parquets, les magistrats ont la possibilité de requérir des peines d'interdiction d'exercer. Je vais prendre le cas de Nicolas Crochet qui est prévenu aux côtés de Marine Le Pen. Il est frappé par une réquisition d'interdiction d'exercer le métier d'expert comptable.

Est-ce que ça, ça vous choque aussi au même titre que l'interdiction, enfin l'inéligibilité ? Est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui, si on est élu, on ne doit pas être frappé par les mêmes peines que les autres et on est donc au-dessus des lois qui sont soumises aux autres

8:16
Locuteur

? Non

8:17
Laure Lavalette

mais j'ai déjà entendu votre question insolente hier soir. Vous avez posé la même sur ce même plateau. Bien sûr

8:22
Locuteur

que non, à aucun moment. Sur l'insolente, je vous laisse le juge.

8:24
Laure Lavalette

À aucun moment. Ben oui, merci de me laisser encore libre de ce que j'ai envie de penser. Bien sûr que non. Les politiques ne sont pas au-dessus des citoyens français. Par contre, il arrive, quand on est observateur de cette vie politique et judiciaire, qu'il y ait un acharnement sur des personnalités politiques. Et c'est exactement le cas. Encore une fois, nous, nous clamons notre innocence. Je rappelle aux Français, il n'y a pas d'enrichissement personnel. Il y a simplement un... On nous reproche d'avoir mutualisé des assistants. Enfin, je veux dire, c'est quand même hallucinant. D'avoir mutualisé des assistants

8:53
Locuteur

et

8:54
Laure Lavalette

d'avoir fait en sorte que ces assistants, de temps en temps, travaillaient et habitaient, étaient basés en France à côté de leurs assistants. Voilà. Si vous allez dans la rue

9:02
Locuteur

et vous demandez... Alors, la Valette, on

9:03
Présentateur

vous reproche... Est-ce que vous reproche le parquet, notamment, c'est de ne pas avoir trouvé trace pour un certain nombre de ces assistants du moindre travail effectué pour ces députés européens ?

9:14
Locuteur

Mais si, c'est vrai. Mais bien sûr que si, c'est vrai. C'est précisément ce qu'ont dit

9:18
Présentateur

les procureurs hier.

9:20
Laure Lavalette

Mais sinon, pas du tout. J'y étais. Sinon, ça voudrait dire qu'il

9:22
Locuteur

y a

9:22
Laure Lavalette

un emploi fictif. C'est pas du tout ça. Excusez-moi de vous dire, vous êtes à côté de la plaque. Ils ont essayé de mettre en doute un certain lien de subordination entre un député et l'assistant, mais absolument pas le fait que l'assistant n

9:35
Locuteur

'ait

9:35
Laure Lavalette

jamais travaillé. Vous voyez, c'est bien ça. Il n'y a pas d'emploi fictif. Il n'y a pas d'enrichissement personnel. Il y a simplement, effectivement, une volonté, on l'a bien sentie, de se faire Marine Le Pen, de ruiner le Rassemblement national. Marine Le Pen, elle a quand même été deux fois finaliste à la présidence de la République. Vous connaissez comme moi les sondages. Les Français donnent une adhésion à ce que dit Marine Le Pen. Elle est effectivement en passe de devenir présidente de la République. Je pense, moi, que les juges, je vous dis, ils auront le courage de s'opposer à ce risque médiatique et ils laisseront la démocratie vivre dans notre pays comme elle est nécessaire.

10:10
Présentateur

Patrick Maisonleuve, comment vous réagissez à tout ce qui va être dit ? Encore une fois, vous, l'avocat du Parlement européen. Bonjour à vous et merci d'avoir été patient.

10:17
Invité

Écoutez, je n

10:18
Locuteur

'ai

10:18
Invité

pas l'impression d'avoir assisté à la même audience. De quoi parle-t-on ? On parle d'un détournement de fonds de 4,5 millions d'euros sur plus de 12 ans dans un système qui a totalement été organisé et centralisé. C'est tout cela dont on a parlé depuis un mois et demi à l'audience et à l'issue de plusieurs années d'instruction. Je trouve absolument hallucinant qu'on vienne aujourd'hui mettre en cause les procureurs. On peut ne pas être d'accord avec la réquisition du procureur.

Mais encore une fois, vous savez, sur les peines complémentaires inéligibles, c'est de façon générale, les procureurs, en ce qui concerne les élus, quelle que soit l'infraction, quel que soit le quantum d'ailleurs de l'infraction, demandent cette peine complémentaire. En France, aujourd'hui, nous le vivons. Il n'y

11:06
Locuteur

a

11:06
Invité

rien de surprenant à cela. Alors, on vient de tenir un discours totalement politique. On fait de la communication, je comprends tout à fait. Je le perçois, mais encore une fois, je n

11:17
Locuteur

'ai

11:17
Invité

pas été surpris par les demandes qui ont été formulées par les procureurs et par la peine complémentaire qui a été requise. Les protestations aujourd'hui, elles sont de façade. Bon, voilà. Oui, maître, sur l

11:31
Présentateur

'exécution

11:32
Locuteur

provisoire, sur le

11:33
Présentateur

fait de dire qu'il pourrait y avoir une condamnation et immédiatement une inéligibilité qui s'applique immédiatement sans attendre de l'appel,

11:41
Locuteur

sans attendre de pouvoir en cassation, sans que ce soit définitif. De

11:45
Invité

façon générale et par principe, je suis hostile à l'exécution provisoire car il a une voie de recours et il faut que cette voie de recours puisse être utilisée de façon effective. Ceci étant dit, ceci étant dit, les procureurs ont motivé en disant qu'ils étaient face à des comportements totalement inédits sur une période inédite et avec des cantums, 4,5

12:09
Locuteur

millions,

12:10
Invité

c'est également inédit, ont dit les procureurs. Maintenant, moi j'entends bien souvent les élus du Rassemblement national lorsqu'il s'agit d'un voleur qui a 50 euros, de dire que la justice doit être rapide, elle doit être ferme, elle doit être sévère. Alors, lorsque l'on a détourné, parce qu'il s'agit bien de cela, 4,5 millions d'euros au préjudice du Parlement européen, donc des contribuables, et notamment des contribuables français, qu'on ne crie pas au scandale en ce qui concerne les réquisitions, les demandes du procureur. On verra ce que fait le tribunal. Mais encore une fois, cette audience a montré quoi ? L'existence effectivement d'emplois fictifs, le fait qu

12:49
Locuteur

'il

12:50
Invité

n'y

12:50
Locuteur

avait

12:50
Invité

aucune pièce, aucun justificatif qui a été fournie au tribunal pendant un mois et demi, avec bien souvent des déclarations totalement absurdes. Là aussi, les procureurs en ont également tenu compte.

13:04
Locuteur

Bon,

13:04
Présentateur

alors Lavalette, qu'est-ce que vous répondez notamment à l'argument de dire que l'ERN systématiquement réclame de la fermeté en justice ?

13:10
Locuteur

Et

13:11
Présentateur

là, quand les procureurs font preuve, effectivement, peut-être d'une certaine fermeté, ça vous pose un problème

13:16
Locuteur

?

13:16
Laure Lavalette

Non, mais on ne demande pas de la fermeté pour la fermeté. On demande de la fermeté quand c'est juste. Sauf que là, ça ne l'est pas. La démocratie française ne peut pas s'arrêter là où commence la mauvaise foi du Parlement européen. Enfin, ce qu'oublie de vous dire, Maître Maisonneuve, que nous avons en duplex, c'est qu'il a produit des faux, par exemple. Le Parlement européen a produit un faux. Voilà. Je veux dire, ça n'a pas fait les gorges chaudes.

13:39
Locuteur

Mais

13:39
Laure Lavalette

vous

13:39
Locuteur

voyez bien que... Exact. Bon, c'est totalement

13:41
Invité

inexact.

13:42
Locuteur

Vous n'étiez pas là à l'audience. Vous n'étiez pas là à l'audience. Vous avez relaté, vous évoquiez

13:47
Invité

un article du journal Le Monde qui a fait l'objet d'un rectificatif. Alors, arrêtons de raconter

13:52
Locuteur

absolument... Vous parliez sur une audience à laquelle vous étiez totalement absente.

13:56
Présentateur

Vous

13:57
Locuteur

êtes les premiers

13:58
Présentateur

à demander...

13:58
Locuteur

On

13:58
Invité

a du mal à vous entendre tous les

13:59
Locuteur

deux. ... que la justice

14:00
Invité

soit sévère. Bon. Laure Lavalette. Vous êtes les premiers à demander à ce que la justice

14:04
Locuteur

soit sévère et intransigeante. Et c'est ce qu'elle

14:07
Laure Lavalette

est dit.

14:08
Invité

Acceptez-le. Allez

14:09
Locuteur

-y. Éventuellement,

14:10
Laure Lavalette

si. La vraie question, et c'était tout l'enjeu, et c'est la raison pour laquelle Marine Le Pen avait hâte de ce procès, c'était d'expliquer notre conception du travail de l'attaché parlementaire d'opposition, enfin, d'un député d'opposition. Il faut savoir que le député d'opposition n'a pas juridiquement la possibilité de proposer des textes au Parlement européen. Il ne peut pas amender des textes. Il a été élu par le peuple français, finalement, pour s'opposer à cette politique de Bruxelles. C'est peut-être ça qui dérange. De s'opposer, et donc de faire de la politique. Mais

14:41
Locuteur

exactement

14:42
Laure Lavalette

comme nous, en tant que députés français, faire de la politique est intrinsèquement lié à notre mandat. Et la vraie question, elle est là. Bruxelles aimerait que les députés soient des fonctionnaires du Parlement européen, soient des bons petits soldats. Il se trouve que nous avons une conception politique qui est différente. Je pense que tout l'enjeu était là. Et du coup, il y a évidemment une sévérité très grande, disproportionnée envers ma famille politique. et envers les prévenus.