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interviewLa parole de Jean-Luc Mélenchon· 2 juillet 2026 78 min

Allocution de Jean-Luc Mélenchon - Écorégions et 6e République

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Vous qui nous faites le plaisir de venir nous voir et les milliers de ceux qui vont nous voir en direct ou en vidéo d'ici quelques instants. Il y aura deux mois demain que nous sommes entrés en campagne présidentielle et nous avons quelques raisons d'être satisfaits de la façon avec laquelle ça s'est passé, non pas tant pour la qualité technique de ce que nous avons engagé que pour la réponse que nous avons reçue par les rassemblements de masse que nous avons réussi, que ce soit à Saint-Denis ou Place de la République contre le racisme, qui attestaient de quelque chose de bien plus profond que ce à quoi on s'attend d'habitude dans une campagne où l'on rallie ses amis.

Il y a une sorte de ferveur populaire qui s'exprime avec l'expression à la fois d'une exaspération très avancée contre le système Macron et ses conséquences, mais je crois que ça va au-delà de même de M. Macron, c'est le monde de Macron, la manière de vivre de la période Macron, et puis en même temps quelque chose d'un peu imprévu à cette étape de campagne qui est une forme d'enthousiasme, de volonté, de changement. Bref, quand on était à Saint-Denis, on a été les premiers à, surpris, à constater qu'on était passé de la veille tout est perdu à on va gagner.

Et cette deuxième étape psychologique semble se répandre dans les milieux de gauche, mais pas seulement, dans d'amples secteurs exaspérés par la situation dans laquelle nous vivons, d'autant plus au moment où nous parlons. Le mot d'ordre de Nouvelle-France, qui au départ n'était pas un mot d'ordre, mais une analyse sociologique, anthropologique et historique sur l'histoire de France, tout d'un coup a surgi dans le rassemblement, non pas à notre initiative, ce qui montrait une attention très forte des milieux que nous influençons à tout ce que nous pouvons proposer et dire.

De même que moi j'ai eu la surprise de ma vie en faisant le discours le plus bref que j'ai jamais fait, presque trois minutes, même pas, Place de la République, et où j'ai terminé en citant l'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme, et un mastupeur, ce n'est pas moi qui ai fini la phrase, mais la foule qui se trouvait là, et j'ai découvert à cette occasion à quel point il y avait une culture collective dans la jeune génération, sur toutes les questions qui touchent au racisme et à l'égalité des êtres humains.

Alors, nous faisons une campagne d'équipe, comme annoncé, alors le mot équipe doit s'entendre au sens le plus large, c'est-à-dire que le front de campagne se déplace suivant où se trouve le lieu de l'actualité et qui s'y trouve. Pour prendre un exemple, derrière mon discours au cadre de Saint-Denis, où sont abordées toute une série de questions qu'évidemment il a fallu aborder parfois rapidement, au pas de charge, comme à cet instant, eh bien c'est l'actualité qui a mis au premier plan ceci, cela.

Ainsi, tout ce que j'ai pu dire sur la nouvelle organisation à prévoir de la République française, avec les questions de l'autonomie, comme ça a été le cas pour la Corse, ou de l'indépendance, comme c'est le cas pour la Canaqui-Nouvelle-Calédonie, c'est l'actualité qui les a mis à l'ordre du jour. La question de la Corse qui est passée au Parlement, c'est donc notre équipe à l'Assemblée nationale, mais auparavant c'était au Parlement européen, contre la loi retour, contre l'accord commercial avec M.

Trump, puisque nous aurons été le seul groupe, The Left, ça s'appelle comme ça malheureusement, la gauche, que préside Manon Aubry au Parlement européen, le seul groupe à voter 100% contre l'accord Trump, et ainsi de suite, ainsi que OGM et compagnie. Donc il faut le voir comme ça, la campagne c'est pas juste le candidat qui montre sa belle cravate, ses costards et tout ça, et l'addition de personnalités qu'on gagne à connaître en les découvrant, comme c'est le cas pour ceux qui rallient des ministres en ce moment, parce qu'on complète notre culture, on découvre qu'ils sont ministres.

C'est un ensemble, et c'est un ensemble qui, pan par pan, décrit en profondeur une transformation de la France à l'issue de la campagne de 2027, et qui évidemment touche à chaque fois à l'essentiel. Alors je dis pas qu'on réussisse à chaque fois à faire bien comprendre ce qu'on veut, mais bon, on travaille et on améliore en fonction des incompréhensions ou de l'invisibilisation qu'on observe. Évidemment, cette campagne, elle est dans la réalité, et dans le moment où nous sommes, la réalité qui s'impose à l'esprit de tous les Français, c'est l'effondrement de l'État, domaine après domaine.

La justice, il y a quelque temps, l'accueil des enfants, la police, d'autant plus inefficace et devenant de plus en plus violente, et demandant des choses aussi extravagantes que la présomption d'innocence. Bref, partout, l'échec, partout, l'exagération comme réponse à l'échec, et je pense que ça, ça marque profondément l'esprit des Français, parce que nous sommes fondamentalement une nation qui s'est construite autour de son État. Et le peuple français perçoit sa propre réalité, la satisfaction qu'il peut avoir de lui-même à travers l'efficacité de son État, de sa sécurité sociale, etc.

Donc, le renforcement ou la reconstruction de l'autorité de l'État ne passera pas par des mesures d'autorité, mais en confortant, en renforçant les dispositifs qui sont des dispositifs d'efficacité. Et je vais y venir maintenant à propos de la question de la canicule. Vous savez que sur le sujet de la canicule, nous avons toujours en travers de la gorge un échec, le nôtre, celui de 2022, et notre difficulté, pour ne pas dire pire, à introduire le débat sur l'eau dans la présidentielle de 2022. C'était le débat avec lequel on avait commencé la présidentielle, avec un meeting en réalité augmenté.

Nous étions extrêmement satisfaits de la manière avec laquelle nous avions présenté nos thèses, mais ça n'a pas eu d'effet. Et c'est très dommage. Alors, bien sûr, la responsabilité en revient à vous, mais surtout à M. Macron, qui avait décidé qu'il n'y aurait pas de débat, parce qu'il était occupé à téléphoner à M. Poutine pour la guerre qui venait de commencer. On a donc traversé une campagne entière sans parler de rien, à part des coups de téléphone de M. Macron. C'était extrêmement frustrant, et surtout, nous avons pris du retard.

Le débat national a pris du retard à percevoir que la question de l'eau deviendrait la question numéro un posée dans la civilisation humaine, et d'une manière générale, dans nos sociétés. Ce qui est frappant dans la canicule qui vient d'éclater, c'est qu'elle modifie la perception qu'ont les Français de la crise écologique, et pas seulement les Français. Pourquoi ? Parce que jusqu'à présent, les événements écologiques étaient éclatés sur le territoire. Alors, on voyait bien qu'il y avait un rapport avec la crise climatique, par exemple, quand il y avait ce qu'on appelle des épisodes méditerranéens.

On comprenait que le réchauffement de la Méditerranée, augmentant l'évaporation de son eau, provoquait ce genre d'épisodes. Mais il n'y avait pas eu encore une conscience collective, de masse et en profondeur, du fait qu'il s'agissait d'un phénomène irréversible, face auquel il s'agit de s'organiser à la française, c'est-à-dire en déployant tous les moyens de l'État et du peuple pour y faire face. Et c'est, nous sommes dans ce moment. Mais tout le monde a vu ça. Pourquoi ? Parce que c'était toute l'Europe. Et ça sera encore toute l'Europe. Et il y arrive d'autres canicules, ça n'arrêtera pas. Et les gens, maintenant, comprennent que ça n'arrêtera pas. Et que ça va être sans fin.

Et pourquoi l'Europe ? Parce que le continent se réchauffe plus vite que les autres parties du monde. Ce qui fut pour moi un moment de stupeur. Parce que pourquoi ? Eh bien, on m'a expliqué que parce que toutes les surfaces enneigées, les neiges éternelles, les glaciers, tout ça fondant, la réfraction de la lumière solaire est moins grande actuellement qu'elle ne l'était auparavant. Et donc, nous chauffons plus, que nous réchauffons plus. C'est-à-dire, la chaleur augmente plus vite en Europe qu'ailleurs dans le monde.

Et comme nous sommes pris, nous les Français, en sandwich, entre cet événement d'une part et d'autre part, le fait que la mer Méditerranée se réchauffe plus vite que les autres mers du monde, puisque c'est une mer fermée par rapport à l'océan mondial, et avec un seul point de passage de 13 à 14 kilomètres, le détroit de Gibraltar. Donc, nous avons là une mer, qui est la mer de notre monde en plus, de notre civilisation, qui se réchauffe plus vite, qui se tropise à vitesse grand V. Donc, nous serons continuellement exposés à des événements extrêmes. Et d'ailleurs, vous avez vu, c'est commencé, on passe à la saison des grands incendies.

Je pense que peut-être Manuel Bompard en parlera tout à l'heure, puisqu'il s'agit aussi de sa circonscription à Marseille. En tout cas, tout le monde a vu que c'était invivable, que ce soit dans les EHPAD, dont 90% ne sont pas équipés de climatisation, dans les écoles où rien n'a été fait, dans l'habitat où nombre de réhabilitations, même de réhabilitations, se sont passées sans qu'on mette de volet au logement, si bien que chacun dispose d'un four à domicile, autant de fenêtres, autant de fours, qui réchauffent continuellement et rendent la vie intenable. Beaucoup prennent conscience du fait que ce dont il est question, c'est de savoir si la vie est possible.

Quand on décide, par exemple, de sortir de son appartement pour aller dans la rue parce qu'il y fait plus frais, c'est que, véritablement, le problème prend des proportions dont chacun a conscience. Ensuite, il y a ceux dont on n'a pas conscience, mais pourquoi, moi, je veux avoir un mot à cet instant. Je rappelle que, quand on est puni pour un délit, quand on est puni de prison, la peine, c'est la privation de liberté. Ce n'est pas la torture calorifique.

Et il se trouve que, dans les prisons, surpeuplées, et notamment surpeuplées par une foule de gens qui sont en détention préventive, puisqu'en France, il n'existe pas l'Abeas corpus qui interdit l'emprisonnement de quelqu'un avant son jugement, eh bien, il y a des milliers de gens qui, certes, sont en défaut et règlent leur dette à l'égard de la société, mais qui ne méritent pas d'être traités de cette manière, c'est-à-dire condamnés à suffoquer, sans aucune espérance de quelque amélioration que ce soit. Au moins, ça aura été dit.

Et puis, est arrivé là-dessus, la conséquence, comme d'habitude, c'est la pagaille, le bousin, on ne prévoit rien, on laisse faire, et puis, une fois que c'est là, on jette de grands cris, on se tire les cheveux et on verse de grosses larmes, qu'il était prévisible que les élevages de masse qui ne tiennent aucun compte du bien-être animal le reste du temps se sont transformés en fournaises et que des millions d'animaux sont morts et ont été libérés par la mort de l'enfer que les êtres humains leur infligent.

Si bien qu'on a commencé par enterrer tout ça avant de se demander si c'était une bonne idée, si ça ne menaçait pas de tout contaminer, et ainsi de suite, la pagaille où, curieusement, le libre marché, la concurrence libre et non faussée et autres merveilles magiques du néolibéralisme sont absolument impuissantes à dire ce qu'il faut faire et d'ailleurs, souvent, on ne peut rien faire parce qu'il n'y en a plus les moyens. Et puis, nous allons avoir arrivé devant nous quelque chose d'imprévu qui est l'inflation parce que les productions agricoles étant ruinées, eh bien, il va de soi que les prix vont augmenter parce que toutes sortes de cultures ont été carbonisées.

On peut craindre que, voyant une telle inflation, la Banque centrale européenne continue dans ces mesures absurdes puisqu'elle a déjà augmenté les taux d'intérêt aggravant les risques de récession. On peut penser que, là, à nouveau, comme il n'y aura pas qu'en France qu'il y aura une inflation agricole, la Banque centrale se trouve confortée dans ces méthodes absurdes alors que c'est le contraire qu'il faudrait faire, c'est-à-dire réanimer l'économie pour que l'Allemagne sorte de sa récession, que la France n'y tombe pas et ainsi de suite dans le reste de l'Europe.

Alors, face à tout ça, évidemment, ce qui pour l'instant va retenir l'attention, c'est le plus grave, c'est l'augmentation de la mortalité. Et quand on regarde tout ce tableau et qu'on essaye d'y réfléchir, on voit une fois de plus que la question posée est celle de la capacité à prévoir, à rendre visible ce qu'on va faire, à ne pas se laisser enfermer dans l'instant, dans l'émotion, dans les polémiques absurdes qui sont devenues nécessaires pour animer l'intérêt de la discussion publique. Eh bien, l'électrochoc n'aura pas suffi encore à aligner les planètes des consciences. Voyez-vous, c'est quand même frappant. Le premier sommet de la Terre a eu lieu en 1992.

Alors, le président Mitterrand s'y était rendu et à l'époque, on ne réfléchissait pas aux liens qu'il y avait entre ce qu'on était en train de faire et les moyens qu'on utilisait. Il y avait été en Concorde. Il se trouve que j'étais dans le Concorde, donc je m'en souviens. Et puis, ensuite, dix ans plus tard, nous sommes en 2002, c'est Chirac qui dit « La maison brûle et nous regardons ailleurs pendant ce temps-là ». Donc, on peut dire, forcément, il devait y avoir une sécheresse. que le président Chirac, à ce moment-là, a signifié un état d'alerte qui venait de la plus haute autorité de l'État. Que s'est-il passé ensuite ? Rien, bien sûr.

Et puis, en 2023, nouvelle crise caniculaire en France et le président Macron dit « Ah, mais qui aurait pu prévoir ça ? » Ça faisait 20 ans qu'on en parlait, mais ça n'était pas arrivé jusqu'à lui. Cherchant à s'en défendre, il a dit « Non, non, mais je sais très bien, j'ai été alerté, j'avais lu les rapports du GIEC, mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que ça aille aussi vite. » Bon, très bien, alors, donc, prise de conscience. Et qu'a-t-il fait ? Rien. Ou plus exactement, il a fait moins que rien. C'est possible.

Car l'État français a été condamné à deux reprises, d'abord par la Cour de justice de l'Union européenne en 2019, puis 2023, à propos de l'incapacité à régler les problèmes de la qualité de l'air, et puis en 2021, par le tribunal administratif de Paris, qui a condamné l'État français pour une action climatique sur la base du non-respect de ses propres engagements. Vous voyez, ça c'est le cadre général, une espèce d'acharnement à nier la réalité avec la conviction superstitieuse que les choses vont s'arranger toutes seules.

Et donc, une incapacité à prévoir, non seulement à prévoir ce qui va se passer, à s'organiser, mais à comprendre que les faits qui relèvent de la transformation d'un système métastable comme le climat, ce ne sont pas des tendances qui sont linéaires et progressives, ce sont des tendances catastrophiques, c'est-à-dire que tout d'un coup, elles vont à des processus exponentiels. C'est ce qui est en train de se passer. Donc, nous sortons d'une canicule et on nous dit qu'il y en aura peut-être une la semaine prochaine. Et en tout cas, qu'on est sûr qu'il y en aura une au milieu du mois de juillet. Et en tout cas, etc. etc.

Et bien sûr, comme je l'ai dit il y a un instant, il y aura un effet retour de tout ça en termes de catastrophes. Résultant de cela, j'ai parlé de la mer Méditerranée, il y a un instant. Alors, pendant ce temps-là, les discours insensés et les votes absurdes continuent. C'est-à-dire que comme si le productivisme n'était pas interrogé dans ses fondamentaux, eh bien, on vote au Parlement européen de nouveaux OGM pour avoir une agriculture qui puisse consommer mieux et plus profondément des pesticides, ce qui ruine la terre, ruine l'eau, et ainsi de suite.

On continue à avoir des gens qui se présentent à l'élection présidentielle et qui, d'abord, n'aurait rien à dire sur le sujet, pour la plupart d'entre eux, ou quelques bonnes paroles sans aucune conséquence concrète, mais d'autres dire carrément des choses qui sont absolument ahurissantes, qu'on pouvait peut-être imaginer dans les années 70, quand le productivisme était une idéologie partagée aussi bien à droite qu'à gauche. Mais comment M.

Retailleau peut-il dire en 2026 qu'il faut supprimer le principe de précaution qui fait qu'on ne prend pas de décision quand on n'est pas sûr, ou qu'on empêche de mettre en place des dispositifs dont on n'est pas sûr qu'ils se retournent contre ceux-là même qui les mettent en mouvement ? Je parlais tout à l'heure du Concorde de 1992. Qui peut aller expliquer à M. Retailleau le rapport qu'il y a entre le principe de précaution et la prévoyance des situations que nous vivons. Alors, c'est ça, et puis alors le pompon hier, le Sénat qui vote que oui, oui, il est urgent, grâce à M.

Duplomb qui est toujours le premier pour empoisonner les autres, qu'il est urgent de remettre en circulation un pesticide qui n'a qu'un inconvénient, qui n'a pas atteint le cerveau de M. Duplomb, peut-être en est-il lui-même déjà privé, mais ce qui n'a qu'un inconvénient, c'est de détruire les cerveaux des fœtus. Et ça n'a pas l'air de lui poser problème. Donc, les mesures insensées, les comportements absurdes, la négation de la réalité continue à dominer. Il faut régler cette affaire à la française. C'est-à-dire en ne comptant que sur nous-mêmes, notre État, notre organisation et notre volonté d'agir.

C'est la raison pour laquelle j'ai proposé, au nom du mouvement Assoumis, une formule plus avancée que celle que nous avions à la précédente campagne. C'est-à-dire les éco-régions. Je n'ai pas inventé l'éco-régionalisme, je m'empresse de vous le dire à tous et à toutes. C'est une philosophie qui existe depuis déjà bien longtemps et qui part d'une philosophie qui m'a convaincu. C'est-à-dire que les reliefs, la géographie, sont fondatrices de cultures locales, de manières de vivre et de s'organiser depuis toujours. Et par conséquent, les éco-régions, les premières propositions que nous avons vues sont venues des bassins versants.

Et en 2022, nous proposions de les réorganiser autour des bassins versants. Alors, la structure éco-région est une structure qui inscrit dans l'organisation de l'État le fait qu'on prend en charge, et dans la durée, la gestion de la crise climatique et de la crise écologique. Dans la durée et dans son caractère, comment dire, multifactoriel. Tous les aspects qui participent de la crise climatique, c'est elle que nous subissons en premier lien, doit être pris en considération. Dès lors, les régions actuelles sont des régions de l'ancien monde, nous allons dire, pour ne pas dire de l'ancien régime, parce que ça ne veut pas dire la même chose, de l'ancien monde. En 2015, M.

Hollande a créé 13 régions pour faire plaisir à la Commission européenne qui exigeait des économies, et il a lui-même abrogé la réforme qu'il venait pourtant juste de faire voter, et qui ne s'est jamais appliquée. Mais les régions, les 13 régions actuelles, n'ont aucun sens, la plupart d'entre nous le savent, et surtout, elles sont bâties sur un modèle de l'ancien monde. Ce modèle, c'est la compétitivité des territoires, dans la compétition européenne, les aides aux entreprises, et tout le charabia habituel du néolibéralisme. Il est clair que tout ceci n'est plus d'actualité. Les actuelles régions ont aussi des compétences de caractère écologique.

Mais, quand vous interrogez ceux qui ont allé manier, soit vous découvrez qu'ils ont pris des décisions à caractère écologique qui contredisent les finalités écologiques, parce que leur finalité, c'est avant tout de faire venir des entreprises, d'organiser de la circulation, bref, de ne se préoccuper que, et exclusivement que, de performances qui deviennent des contre-performances dans le cadre de la crise climatique. Ces régions sont donc dépassées. Ça n'est pas dire du mal de ceux qui se sont efforcés de les faire vivre, ou qui s'y sont dédués. C'est dire, écoutez, il faut changer.

Et il faut changer en comprenant que la défense écologique ne peut pas être simplement le résultat de structures verticales et étatiques. Ne peuvent pas être simplement une addition de bureaucratie même performante. Par conséquent, les bassins versants fournissent un modèle de base pour cette organisation. Mais, alors, j'en me permets de vous faire une demande pour les gens de médias, s'il vous plaît, ne publiez pas des cartes qui ne sont pas les nôtres. J'ai vu circuler un modèle avec six régions, il n'en a jamais été question entre nous. Il y a beaucoup de thèses du biorégionalisme. Alors, ici, vous avez deux cartes qui vont passer à l'écran sur la vidéo.

D'un côté, vous avez les bassins versants des grands fleuves français. Et vous apercevez des régions qui ne sont pas structurées autour d'un bassin versant, mais d'une arborescence de rivières. C'est le cas en particulier de la Bretagne et je crois par là-bas en bas. Alors, tout le reste est structuré sur les six grands fleuves de notre pays. Mais, aujourd'hui, sur ce plan, les bassins versants nous sommes super performants parce que nous avons des agences de l'eau qui fonctionnent super bien, qui s'autofinancent et qui animent chacune, pour leur propre compte, toutes sortes d'études et de travaux. Et eux-mêmes ont proposé une subdivision en 24 buissons fluviaux, si j'ose dire.

Et à côté, vous avez une des cartes que nous avons commencé à établir, nous. Celle-là, elle est à nous. Mais elle résulte de la première note qui vient d'être rédigée pour préparer notre travail et nos amis et les fonctionnaires, les militants politiques ont établi cette première carte comme une manière d'illustrer. Nous nous tiendrons compte d'abord de la centralité de la question de l'eau. Car à la fin, tout revient à l'eau. L'air est pollué, oui, mais comme il pleut, la pollution de l'air finit dans la rivière. Vous mettez des produits et des pesticides partout sur Terre, vous empoisonnez naturellement les gens qui sont autour, qui ont plus de cancers que les autres, etc.

Mais le ruissellement ramène tout à la rivière et de la rivière, bien sûr, à la mer. Mais c'est un autre problème pour l'instant. Et ainsi de suite. Il n'y a pas d'événement qui ne commence ou qui ne finisse par de l'eau. L'eau est le cycle central de la vie des êtres humains et de la biodiversité. C'est comme ça dans l'état dans lequel est aujourd'hui notre planète. Peut-être qu'un jour, il n'y aura plus de planète ou qu'il n'y aura plus l'écosystème dans lequel la vie humaine est possible. Mais en attendant, la vie humaine dépend d'un écosystème dans lequel l'eau est le cycle fondamental. 70% de la planète est couverte d'eau.

Et les êtres humains sont assez frivoles pour trouver plus intéressante la carte géographique quasiment au mètre près de la Lune que des grands fonds que personne ne connaît sur cette planète. En attendant, voilà deux cartes. La première vous permet de situer les bassins fluviaux et deuxièmement, la deuxième imagine des découpes. Car l'eau, nous ne sommes pas dans une perspective à propos de l'eau comme du reste qui serait une sorte de fondamentalisme bio-régional où l'on considérerait que la nature à elle seule impose une loi et que les êtres humains doivent s'y soumettre.

Parce que, bien sûr, ce qu'on appelle la nature et que l'on distingue de manière artificielle des êtres humains qui en sont pourtant une composante est à sa règle, à sa loi, à sa force. Mais nous sommes des êtres humains et nous n'avons pas dit que tout processus naturel nous convient. Je l'ai dit à quelqu'un qui un jour m'a expliqué que notre technique modifiait les règles naturelles. Je lui dis, écoutez, moi, monsieur, revenez me voir quand vous aurez trouvé la réponse à ma question. Je n'ai pas l'intention de dire oui au virus et d'encourager leur propagation qui sont pourtant un processus naturel.

Donc, les êtres humains sont des êtres sociaux et pas seulement des êtres sociaux, virgule, et culturels. Sociaux, culturels. Tout ce que vous voyez là, les cartes qui tournent autour de l'eau sont souvent en même temps des cartes politiques de l'ancien régime et du temps long. Les villes se sont toutes créées au bord de l'eau parce qu'elles permettaient de collecter des réserves sur des zones beaucoup plus larges, notamment à l'époque où personne n'avait encore inventé la roue. Et puis, elles permettaient le stockage. Il y a donc un rapport immédiat entre les grands facteurs géographiques structurants, la culture et la politique.

Il n'est pas question pour nous tout d'un coup d'effacer la culture et la politique parce que tout simplement ça ne fonctionnerait pas. On le voit bien aujourd'hui où on a inventé des régions ridicules qui unissent le centre de la France et la côte sur l'Atlantique. Tout le monde rigole en regardant la carte. donc il faut partir de cet attelage-là. Et puis, il y a autre chose qui intervient. C'est que l'eau elle-même ne prend de sens que dans un contexte. S'il y a une montagne ou s'il n'y en a pas, ce n'est pas la même chose. S'il y a des forêts ou s'il n'y en a pas, la forêt étant le climatiseur naturel de nos sociétés, eh bien, c'est différent.

Par conséquent, la carte devra prendre en compte les réalités culturelles pour comprendre comment elles se sont organisées dans le temps long, mais elles devront aussi tenir compte des paramètres physiques directement liés à l'eau. Forêt, montagne ou région côtière. Tout ça doit être pris en compte car souvent, il y a des arbitrages à rendre. Les frontières ne sont pas toujours naturellement définies. Ça ne saute pas aux yeux.

Alors déjà, j'en profite pour vous dire que je n'ai jamais été favorable à une grande région qui aille de la Corse à l'Alsace parce que je pense que ça n'a pas de réalité culturelle commune et que je ne me vois pas en train d'expliquer aux Corses qu'ils sont des Alsaciens et aux Alsaciens qu'ils sont des Corses. Donc, nous avons renoncé à ce genre de découpe qui a son sens, qui est les bassins. Je prends cet exemple. Quelqu'un m'a demandé ce qu'on comptait faire en Bretagne.

Je ne sais pas pourquoi la Bretagne d'abord, mais là, vous voyez bien qu'il y aura des moments de difficulté à dire où ça s'arrête, où ça commence et qu'il faudra trouver les agencements, les enchaînements qui fonctionnent dans cette affaire. Quelles seront donc les missions de ces éco-régions ? C'est évidemment dans le cadre de la planification écologique. Elles en seront en quelque sorte la première ligne d'alerte, la première ligne de mise en œuvre et la première ligne de proposition. Elles ont à connaître de toutes les questions qui touchent à l'eau en s'appuyant sur la structure des bassins versants.

Deuxièmement, responsables de la qualité de la terre, notamment ses capacités vivrières et évidemment de sa sauvegarde ou de sa récupération. Cette question est d'une très grande importance. Elle passe comme ça, comme si de rien n'était. Tous les fleuves de France sont pollués par les pesticides. Tous les organismes vivants sont pollués par les pesticides. La première cause d'effondrement de la biodiversité, ce sont les pesticides. Nous avons donc un immense ennemi commun, les pesticides. Il s'agit d'une part d'en arrêter la propagation, de trouver d'autres méthodes pour obtenir les résultats qu'ils peuvent obtenir aujourd'hui sans passer par eux et deuxièmement des tâches de réparation.

Personne ne peut dire de sang froid, les yeux dans les yeux, nous abandonnons les territoires de la Caraïbe où le chlordécone a été utilisé au-delà des dates auxquelles tous les autres pays les avaient interdits et que nous abandonnons la population locale à consommer des légumes ou à boire de l'eau qui contient un poison qui restera dans la terre pendant sept siècles. Il est donc temps de passer à la réparation. Comment faire ? Je n'en sais strictement rien.

Mais je sais que nous avons des laboratoires, mais je sais que nous avons des scientifiques, je sais que nous avons des agronomes et par conséquent, si nous le voulons, nous pouvons mettre en route les techniques et les moyens d'y répondre. J'ai dit l'eau, j'ai dit la terre, j'y ajoute l'air.

Il n'est pas possible que ceci soit abandonné à des plans qui peut-être aboutiront dans 20 ans, 30 ans ou 40 ans à mesure que l'on rallongera les délais de l'utilisation des moteurs thermiques pour ne prendre que cet exemple ou que progressivement on sortira, oui ou non, peut-être, mais on ne voit pas comment d'ailleurs, aujourd'hui, compte tenu des grands chantiers qui ont lieu dans le monde, on sortira de la civilisation du pétrole qui doit être l'objectif des Français. L'air, les forêts, parce que leur rôle est central dans la rétention du CO2 et central aussi dans le cycle de l'eau.

Nous avons observé qu'il y avait un rapport, comme je viens de le dire à l'instant, très direct, avec les mobilités. Par conséquent, aujourd'hui, cette compétence est attribuée aux régions. Il me semble que les éco-régions devraient les garder parce que sinon, il y manquerait une pièce absolument décisive. Et puis, il y a les agences de santé. Pourquoi ? Parce qu'à l'évidence, les pollutions et les maladies sont liées. Il y a les maladies politiques qui est désormais un phénomène connu par tout le monde. Tantôt, on les appelle maladies politiques, tantôt, on les appelle maladies écologiques.

C'est-à-dire, toutes ces maladies qui résultent de la destruction de l'environnement dans lequel nous vivons. Il me semble donc que ces deux questions pourraient y être ajoutées. Je dis, il me semble, parce qu'évidemment, à chaque fois, il va falloir développer des solutions alternatives, mais surtout parce que nous, nous commençons le travail en profondeur avec nos méthodes de travail. C'est-à-dire que nous avons commencé en constituant une commission. Mais je continue. L'émission 1. Point numéro 2, la cartographie. La cartographie n'est jamais neutre. La cartographie administrative est toujours politique.

Et il en est ainsi depuis l'Ancien Régime et son abolition par la Grande Révolution de 89 où dans le rapport CIS, on prévoit surtout comment faire en sorte que les départements ne correspondent pas aux diocèses et que les communes ne collent pas avec les paroisses car l'idée était de décrocher le système administrativo-politique de la principale source idéologique de l'époque qui était la croyance religieuse. Donc ça a toujours été comme ça. Et ce n'est pas nouveau. Nous, c'est pareil. La cartographie doit correspondre à des réalités. Les éléments physiques sont souvent aussi présents dans la détermination de la carte.

Savez-vous que la moitié des départements français ont le nom d'une rivière ? C'est dire qu'il y a beau temps qu'on a compris le rapport qu'il y avait entre le cycle de l'eau et les cycles politiques et administratifs. J'ai dit que nous avons six agences de l'eau qui fonctionnent très bien. La septième, c'est les territoires ultramarins. Les paramètres nous aideront, je vous l'ai dit il y a un instant, à fignoler, ajuster cette cartographie. C'est-à-dire que quand il faudra définir les bords de chacune de ces régions, le relief, la forêt, la côte, joueront leur rôle. Voilà comment nous nous y sommes pris et nous nous y prenons.

Nous avons désigné une équipe pour l'instant de deux personnes que voici. Le député du Rhône, Gabriel Amart, qui est le personnage qui depuis 20 ans anime toutes nos campagnes sur l'eau, il est celui qui nous a alertés, fait comprendre l'importance et qui est lié pratiquement à toutes les luttes dans le pays sur la question de l'eau.

De l'autre côté, vous avez Claire Lejeune qui, elle, est députée de l'Essonne qui est un département très important parce que, d'une part, j'en ai été l'élu, ce qui signifie quand même quelque chose et deuxièmement parce que c'est le seul département de France qui est à une rivière qui s'appelle l'Essonne et dont le numéro du département est 91, ce qui est très exactement la longueur de la rivière Essonne avant qu'elle se jette dans la Seine. Donc, cette coïncidence entre moi, l'Essonne, la longueur de la rivière et Claire Lejeune me semble digne de votre intérêt à cet instant si vous le permettez.

Donc, Claire est une doctorante sur les questions de planification écologique et c'est elle qui a amené dans la discussion et dans ma propre prise de conscience toute la culture de ce qu'était le biorégionalisme, les discussions qui ont eu lieu à son sujet, les tendances qui existent car il y en a beaucoup et je le redis, ce n'est pas moi qui ai inventé ça ni le mouvement Insoumis. Donc, ces deux personnes disposent d'un point d'atterrissage pour les suggestions qui peuvent leur être faites cette adresse mail.

Et nous appelons ceux qui, bien sûr, ont quelque chose à dire, le faire de manière aussi concise que possible parce qu'on m'en veut déjà beaucoup à l'ILB d'avoir lancé un appel à propos du programme qui a donné lieu à 26 000 contributions. Vous n'avez qu'à imaginer ce que vient de vivre ma camarade Clémence Guettet et ses petits camarades pour synthétiser tout ça. Enfin, maintenant, il y a bien des outils pour le faire mais quand même, ça reste... Mais ça montre en tout cas l'appétit qu'il y a dans le pays pour participer à des choses compliquées à organiser. Là, c'est de même.

Mais nous savons qu'il y a une réserve en profondeur de scientifiques, de géographes, de biologistes de toutes sortes qui des fois se sont déjà signalés à nous pour dire bon, pour récupérer la Terre on pourrait faire comme ci, comme ça, nous on sait faire, on pourrait ouvrir ceci ou cela. Et évidemment, ça élargit le champ parce que voyez-vous, il arrive, ce n'est pas parce qu'on est un militant politique même depuis très longtemps qu'on a une conscience spontanée des problèmes comme ils peuvent s'opposer.

J'avoue que pour ma part, j'ai mis un certain temps à comprendre que les centrales nucléaires dépendaient de l'eau froide des fleuves et que quand l'eau froide des fleuves est chaude et il n'y a plus de centrale nucléaire, on est obligé de tout arrêter.

Et vous avez vu, si vous vivez en région parisienne, que vous avez eu bien de la chance parce qu'on vient d'arrêter des réacteurs ici et là et je crois aussi dans la centrale de nos gens et vous êtes tous invités à mettre des pattes de lapin ou tel ou tel des outils qui vous paraissent appropriés pour qu'il n'arrive jamais rien à la centrale de nos gens parce que la centrale de nos gens étant située en amont du fleuve au bord duquel nous vivons tous, eh bien, si jamais il y avait le moindre incident, nous sommes 13 millions à devoir être évacués. Je doute qu'on en soit capable.

C'est pour vous dire que les questions que je suis en train d'évoquer, je tâche de le faire avec le sourire mais je vous garantis qu'il n'y a pas de quoi sourire dans des tas d'endroits compte tenu de la situation que nous avons abordée. Il faut donc impérativement changer de rythme et de méthode. L'impératif écologique n'est plus négociable, ne peut plus être reporté et il n'est pas la propriété du parti écologiste. Dorénavant, je crois que tous les partis politiques ont enfin compris que la question écologique s'appliquait à tout le monde. Chacun y a ses réponses. Il est bon qu'elles se confrontent. Rien n'est pire que le silence, l'invisibilisation ou les choses qui semblent acquises.

Vous avez vu, par exemple, démarrer, je m'en sens un peu coupable, un débat absurde à propos des clims. Je passais dans ce salon des start-up et nos discussions avec les gens que je croisais, c'était le lien entre la morale, la philosophie et la science. Est-ce que tout ce qui est possible est souhaitable et autres questions qui m'intéressaient ce matin ? On m'interrompt et on me dit « Ah, Mme Le Pen a dit qu'il fallait mettre des clims partout. » Quand même, maintenant, ma formation écologiste est suffisante pour que j'ai commencé par rigoler en me disant « On n'y connaît vraiment rien. » et en effet, évitons-nous ce genre de polémique ou de buzz qui n'a pas de sens.

Alors, évidemment qu'il faut refroidir là où il fait trop chaud et qu'on est en état de détresse physique ou biologique, là où les personnes les plus âgées se trouvent. 90% des EHPAD n'ont pas de système. Les écoles, les hôpitaux, à peine 15% sont équipés. Bref, bien sûr qu'il en faut. Mais n'allons pas faire la bêtise de dire « Ah ben ça y est, on a trouvé le moyen d'aller plus vite au Brésil et d'en revenir dès le soir parce qu'on a le Concorde. Donc il faut qu'il fasse froid.

Alors vite, mettons des clims partout parce que, chers amis, chers concitoyens, chère Mme Le Pen, si j'ose et si je peux me permettre, si vous mettez de la clim partout, vous ferez augmenter la température des villes de 3,6 degrés. Est-ce que vous croyez que la solution au réchauffement, c'est de réchauffer davantage pour que vous ayez de la fraîcheur aux alentours de votre frigo ? Évidemment que la canicule a révélé toutes ces inepties, ces absurdités, mais surtout le décalage intellectuel entre la réalité et ceux qui sont conduits à décider. Et puis, enfin, le décalage social entre ceux qui vivent sous les toits et ceux qui vivent dans le confort de demeures plus vastes et mieux aérées.

Les inégalités sociales se révèlent avec une force singulière quand il s'agit de ce type de catastrophe dont il n'est pas vrai de dire que tout le monde souffre de la même manière. Bien sûr que tout le monde en souffre, mais pas de la même manière parce que les moyens de régler le problème ne sont pas les mêmes selon qu'on en a les moyens financiers ou pas. Donc, voilà, l'émission, la cartographie, l'équipe et l'offre. L'offre, c'est aidez-nous. L'équipe qui s'est mise au travail va entrer jusque dans le détail. Pour nous, il n'y a pas de différence entre faire campagne et exercer le pouvoir. Faire campagne prépare l'exercice du pouvoir.

Si entre maintenant et notre victoire possible, il y a une prise de conscience de masse qu'il existe une solution durable, alors nous serons en état de la mettre en œuvre. Parce que bien sûr, une réforme de cette ampleur ne fait pas que des gens satisfaits. il y a toujours ici et là des pieds écrasés. Des régions qui hier vivotaient confortablement dans leurs petits clas petits et qui du jour au lendemain s'entendent dire qu'elles vont être remplacées. Mais, j'ai vu par exemple que, je ne sais plus où, que quelqu'un s'excitait beaucoup à propos du tracé. Et je me dis, tiens, pourquoi le tracé soulève une discussion comme ça ?

Parce qu'évidemment, ça ne correspond pas au tracé des actuelles régions. Donc, si on pouvait avoir un peu de bazar, pourquoi pas ? Ça ferait du buzz. C'est toujours le même raisonnement. Là, on a besoin de sérieux et de gens qui se disent qu'est-ce qu'ils sont en train de proposer ces insoumis. Sans doute, il y a des imperfections. Ça va de soi. Ça va de soi. Et, on est ouvert à toutes les critiques qui peuvent venir. Mais, il faut faire avancer. C'est pourquoi, je rêve que d'autres partis politiques adoptent l'idée des éco-régions et comprennent que c'est en transformant l'État lui-même qui ne peut pas être qu'une bureaucratie.

En transformant l'État, en y mettant ce qu'on met dans une république. L'État, c'est forcément le renfort de la démocratie. Il nous faut des assemblées élues, publiant des bilans, avec des gens qui s'engagent devant des populations, des gens qui se font engueuler ou féliciter. C'est-à-dire, il faut que les régions, les éco-régions, soient avant tout une œuvre humaine. quelque chose à la portée d'intelligence de chacun et de connaissances. Parce que c'est de là que vont venir beaucoup de solutions, mais c'est surtout de là que vont venir beaucoup de décisions. Je rêve donc que les autres partis politiques s'emparent de l'idée d'éco-régions.

Nous ne déposons pas un label de propriété sur cette idée, mais nous pensons que si la VIème République doit rompre avec l'ancien régime, l'actuel régime de la Vème République, ce n'est pas seulement parce qu'elle doit devenir vraiment sociale avec notre projet du 100% sécurité sociale, mais parce qu'elle doit devenir la première république écologique du monde mettant à l'ordre du jour un facteur nouveau qui n'était pas connu dans le passé politiquement ou qui soulevait beaucoup de critiques de toutes sortes, c'est ce qui s'appelle l'intérêt général humain. L'intérêt général humain concerne l'espèce humaine.

qui, se découvrant comme espèce singulière, réalise son lien intime avec tout le reste de la biodiversité et le seul écosystème qui soit compatible avec sa vie. Voilà. Évidemment, nous avons besoin de renforts. Des fois, des idées qui paraissent très intéressantes, le sont, mais le sont moins qu'on ne le croit. Nous aurions besoin de l'appui des écologistes pour cette idée, car voyez-vous, face à la canicule, l'idée de 5 jours de congés climatiques pour les travailleurs n'est pas l'idée la plus performante à nos yeux. D'abord, parce qu'il existe en code du travail et que le droit de retrait ne peut pas être limité à 5 jours. Si la canicule dure 12 jours, c'est 12 jours.

Et ça obligera comme ça tout le monde à réfléchir aux conséquences économiques de laisser aller le changement climatique. Je prends cet exemple pas pour créer une polémique, ce n'était pas du tout mon objectif. Mais pour dire que les organisations à caractère collectiviste, comme nous sommes nous-mêmes ou comme le sont les Verts dès lors qu'ils mettent en lumière eux aussi l'écosystème. L'écosystème, ça se défend collectivement, ça ne se défend pas seulement individuellement. Les organisations de type collectiviste ont le devoir de converger sur des réformes structurelles.

Et l'économique suivra dès lors que les régions, les éco-régions ne seront pas seulement occupées à interdire certaines pratiques en effet nuisibles, mais qu'elles seront occupées à inventer des solutions alternatives. C'est possible. J'ai reçu hier de mon ami de longue date, vétéran de la longue marche, l'ancien maire de Grabels, René Revol, qui était maire de Grabels jusqu'aux dernières élections, comment il avait mis en œuvre la planification écologique dans sa ville pour faire en sorte que les écoles soient auto-réfrigérées par différentes techniques d'isolation, ces boîtes air-paille, etc., et qui lui permettent d'avoir des différentiels de température pouvant aller jusqu'à 15 degrés.

C'est quand même pas rien quand dehors, il fait 40 degrés. Eh bien, toute cette réussite prouve que c'est possible, qu'on peut faire autrement, que ce n'est pas la catastrophe finale que nous n'appelons pas aller tous se pendre parce qu'il va faire trop chaud. Non, on peut s'en sortir à condition de changer nos méthodes. Et pas seulement en en faisant des injonctions individuelles. Ne faites pas ci, ne faites pas ça. L'écologie politique stratégique n'est pas une affaire seulement de conscience civile ou civique. C'est une affaire de réforme, de fond, et on peut même les appeler révolutionnaires tant cette réforme est radicale.

Voilà pourquoi nous avons besoin, dans la campagne qui va commencer, que cette fois-ci, nos éco-régions ne connaissent pas le mauvais sort qu'a connu notre plaidoyer sur l'eau en 2022. Si nous finissons par gagner cette élection présidentielle, eh bien, les éco-régions feront partie des premières mesures de nature à changer la constitution de la Ve République. Il y aura d'un côté davantage d'initiatives avec le référendum citoyen, le référendum révocatoire et de l'autre, une autre organisation. Je m'aperçois que je n'ai pas encore regardé une seule fois le chronomètre et que ça fait déjà 43 minutes. J'ai donc dépassé de plus de 13 la limite que je m'étais donnée.

Alors, voilà, c'est le matin où le faire, je vais encore m'expliquer à plusieurs reprises, puis la série des réunions va commencer et nous espérons pouvoir organiser au moins une réunion éco-région, eh bien, par département, d'ici au déroulement de l'élection présidentielle. Mais encore faut-il trouver, former tous ceux qui sont en état d'aller expliquer et de se renseigner département par département sur la façon avec laquelle cette question se présente. Alors, on va renouer avec d'anciennes habitudes. Je vais m'en aller.

Et puis, c'est mon camarade Manuel Bompard qui va vous expliquer la suite de notre campagne, son bilan et le reste, toute chose qu'il a bien présente à l'esprit et moi, un peu moins. Je me sens obligé par respect et amitié pour ma camarade de la présidente du groupe Insoumis de vous rappeler que les Insoumis viennent de déposer à l'Assemblée nationale cinq propositions de loi sont alors du jour en urgence sur ces questions de canicule et de vous signaler qu'une délégation insoumise part demain, je crois. Ils sont partis, là ? Ils sont partis, d'accord ? Bon, ils en ont pour 24 heures donc j'ai 24 heures de battement avant d'arriver parce qu'ils vont en Nouvelle-Calédonie.

Il y a donc la présidente du groupe et Bastien Lachaud qui est l'homme en charge du dossier avec Mathilde et ils tiendront là-bas trois meetings si mes renseignements sont bons et je ne vois pas pourquoi ils ne seraient pas bons au moment où nous venons de les indépendantistes et leurs alliés viennent de remporter les élections locales que vous interprétez fort curieusement dans vos journaux comme une victoire des loyalistes c'est-à-dire que quand il y avait deux parties qui n'en restent plus qu'un parce que l'autre a éliminé électoralement vous en concluez que c'est une victoire quand une organisation perd un siège vous considérez que c'est une victoire et quand nous on en gagne deux vous considérez qu'on n'a pas fait la démonstration.

En attendant sur 54 sièges eh bien il y en a 26 qui sont aux indépendantistes et à leurs alliés et 24 pour la droite dites assez curieusement loyalistes je ne sais pas à quoi ils sont loyaux. Voilà j'ai fini merci à tout le monde et à très bientôt Manu Merci à vous

46:00
Jean-Luc Mélenchon

d'être présent et présent Colline tiens regarde parce que ça je pense que c'est utile il y a beaucoup de choses qui ont été dites sur l'actualité peut-être juste en tant que député de Marseille des Bouches-du-Rhône avoir quand même un mot ce matin de soutien de solidarité avec les sapeurs-pompiers qui sont mobilisés depuis maintenant plusieurs heures pour faire face à des incendies qui sont des incendies extrêmement violents et avoir un mot de soutien aussi pour des personnes je crois qu'il y a plusieurs centaines de personnes qui ont dû être évacuées pour faire face à ces incendies et puisqu'on parlait d'anticipation et de prévision on est malheureusement là sur la question des incendies et des moyens dont on dispose pour faire face aux incendies dans une nouvelle illustration de l'absence totale d'anticipation et de prévision de ce gouvernement parce que je dois vous rappeler qu'en octobre 2022 le président de la république Emmanuel Macron avait annoncé des investissements supplémentaires notamment l'achat de nouveaux canadaires et que malheureusement ces investissements n'ont pas eu lieu la fédération nationale des sapeurs-pompiers disait il y a quelques jours que la concrétisation de cette ambition demeurait malheureusement balbutiante et j'ai sous les yeux d'ailleurs puisqu'on parle d'une campagne d'élection présidentielle un décret signé le 21 février 2024 par monsieur Attal qui était à l'époque premier ministre je le dis parce que je vois beaucoup de candidats à l'élection présidentielle qui se présentent comme des personnes absolument nouvelles qui n'auraient pas de bilan un décret signé le 21 février 2024 par monsieur Attal qui annulait des crédits et notamment 50 millions d'euros pour la sécurité civile et qui avait donné lieu à l'abandon d'une commande de deux canadaires supplémentaires donc puisqu'on est en campagne des élections présidentielles et que monsieur Attal est candidat je crois qu'il est bien qu'on puisse éclairer tout le monde sur les bilans de celles et ceux qui se présentent désormais au suffrage des françaises et des français ceci étant dit vous avez sous les yeux un dossier de presse qui vous présente quelques éléments de bilan de la campagne depuis deux mois à la fois en termes de bilans chiffrés j'y reviens pas en détail je pense que vous les avez sous les yeux à la fois en termes de nouvelles émissions nouvelles créations nouvelles éléments de communication que nous avons produit pour la campagne et je veux citer en particulier la nouvelle émission de campagne qui aura lieu jusqu'à la fin de la campagne présidentielle qui sera animée par Mathilde Panot la présidente du groupe parlementaire insoumis à l'Assemblée nationale dont la première édition a eu lieu vendredi dernier 26 juin et qui s'ajoute à d'autres formats que vous connaissez bien notamment notre conférence à destination des nouveaux médias ou l'émission Allo Mélenchon et puis il y aura vous retrouverez dans le dossier d'autres nouveaux moments nouveaux instants nouvelles émissions qui visent aussi comme on a essayé de le faire ce matin à faire en sorte que cette campagne présidentielle elle permette de parler de débattre des questions de fond qui sont devant nous aujourd'hui nous sommes engagés vous le savez dans le travail de mise à jour de notre programme l'avenir en commun et je veux excuser Clémence Guettet qui aurait pu être avec moi ce matin mais qui préside en ce moment une séance à l'Assemblée nationale et donc jusqu'au 20 juin dernier il y avait la possibilité d'apporter des contributions citoyennes à notre programme comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon c'est plus de 24 000 contributions qui ont été reçues et je veux souligner aussi qu'en parallèle de ces contributions citoyennes nous avons organisé des auditions programmatiques une vingtaine d'auditions programmatiques qui ont été menées et tout ce matériau récolté vise à permettre qu'à l'automne on produise une nouvelle version une version actualisée du programme l'avenir en commun Jean-Luc Mélenchon vous a parlé du déplacement en Canaqui Nouvelle-Calédonie avec Mathilde Panot et Bastien Lachaud qui commencera là dans les prochaines heures une fois qu'ils seront descendus de l'avion dans lequel ils sont en ce moment et vous dire aussi que Jean-Luc Mélenchon d'ici à la coupure estivale on va dire sera aussi présent au Festival d'Avignon la semaine prochaine à l'occasion d'un déplacement et à l'occasion aussi l'opportunité d'aborder les thématiques liées en particulier à la culture qui est aujourd'hui vous le savez menacée qui sera présent le samedi 11 juillet dans une mobilisation qui est une mobilisation écologique très importante pour nous il le sera accompagné de parlementaires insoumis qui est la mobilisation qui aura lieu contre le canal Seine-Nord et donc Jean-Luc Mélenchon il sera présent et enfin que le 14 juillet il participera à une fête populaire en Ile-et-Vilaine avec la députée Mathilde Hignet ça sera à Pimpon dans le département d'Ile-et-Vilaine donc Jean-Luc Mélenchon sera présent dans ses différentes initiatives ensuite évidemment il y aura la coupure estivale vous le savez et vous savez que notre rentrée elle se fera au moment des universités d'été de la France insoumise qu'on appelle les amphis pour celles et ceux qui ne sont pas encore coutumiers de ce vocabulaire mais qui auront lieu entre le jeudi 20 et le dimanche 23 août ce que je peux vous dire pour l'instant sur ces amphis c'est que par rapport aux années précédentes les chiffres d'inscription aux amphis sont très importants puisqu'on a plus de 1000 inscriptions supplémentaires à la date et donc je peux d'ores et déjà vous annoncer que nous avons plus de 3000 personnes qui se sont préinscrites pour participer à ces amphis dans cette période estivale pour autant même s'il y aura une coupure elle ne sera pas totale puisque je vous annonce aujourd'hui aussi qu'à partir du samedi 18 juillet et jusqu'au mercredi 29 juillet nous aurons 4 parcours de caravanes populaires qui couvriront en tout 48 étapes qui seront réparties dans 11 régions partout en France et qui visent à mener un travail une campagne d'inscription en particulier sur les listes électorales puisque vous le savez qu'en 2022 selon l'INSEE c'est 11 millions de personnes qui étaient soit non inscrites soit mal inscrites sur les listes électorales ce qui représente plus de 20% des électrices et des électeurs pour nous c'est un enjeu très important cette campagne d'inscription sur les listes électorales et donc là vous avez les 4 parcours des caravanes populaires qui auront lieu entre le 18 juillet et le 29 juillet et sur certaines de ces étapes mais on vous donnera les précisions en temps voulu évidemment des parlementaires des animatrices des animateurs de la campagne seront mobilisés et enfin pour ne pas être trop long le dernier point sur lequel je voulais vous donner quelques informations c'est le travail que nous avons engagé pour la collecte des 500 parrainages d'élus vous le savez on défend l'idée qui était d'ailleurs dans un rapport qui avait été travaillé rédigé par Lionel Jospin à l'époque nous défendons l'idée d'avoir un dispositif de parrainage citoyen pour les élections présidentielles on avait repris le chiffre de 150 000 parrainages citoyens qui étaient dans ce rapport Jospin de ce point de vue là le compte est largement rempli pour nous puisque nous avons dépassé les 320 000 parrainages citoyens malheureusement ce dispositif de parrainage citoyen n'est pas encore une réalité pour permettre de voir se présenter à l'élection présidentielle donc nous travaillons sur la collecte des parrainages d'élus et donc nous avons commencé à envoyer la semaine dernière des courriers aux 36 000 maires courriers qu'on tient à votre disposition si ça vous intéresse des référents qui ont été nommés dans l'ensemble des départements et j'espère et je pourrai je crois à la rentrée au moment des amphis vous faire un premier bilan de cette campagne des parrainages d'élus qui est pour nous une étape à franchir qui n'est pas une formalité et donc on y travaille absolument sérieusement voilà quelques infos en vrac un peu mais tout est dans le détail du dossier de presse pour que vous y voyez clair sur les prochaines étapes de nos campagnes c'est une campagne c'est une campagne qui a commencé on va dire par impulsion avec des gros temps forts au moment de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon au moment évidemment du meeting de Saint-Denis dont je veux dire qu'il aura quand même réuni une affluence supérieure à l'ensemble des autres meetings de tous les autres candidats réunis que ce soit avec notre événement organisé à la fête de la musique pour laquelle je veux remercier le préfet de police de Paris pour la publicité qui a contribué je crois au succès de cette initiative et le prochain temps fort la prochaine impulsion sera au moment de la rentrée avec nos universités de rentrée voilà merci à vous et maintenant je suis à disposition si vous avez des questions qu'elles soient sur l'actualité ou sur la campagne Rachel

54:30
Invité

On a ouvert des discussions avec vous premièrement comment vous accueillez cette nouvelle et deuxièmement est-ce que pour vous il y a 20hères discussions puis ils parlent des points divers dans son programme notamment sur l'Europe ou est-ce que ça doit être un ralliement sans condition

54:52
Jean-Luc Mélenchon

Non d'abord j'ai vu effectivement que dans les débats internes des écologistes un certain nombre de figures et des figures très importantes j'ai vu la prise d'opposition de la présidente du groupe à l'Assemblée nationale Syrie de Châtelain d'un certain nombre de parlementaires défendent l'idée qu'il faut ouvrir des discussions avec nous je ne veux pas m'exprimer à leur place d'abord ce que je veux vous dire c'est que c'est des prises d'opposition que je comprends parce que étant moi-même député à l'Assemblée nationale je vois bien comment sur l'essentiel des sujets on a les mêmes positions de vote que quand on se déplace quand on se mobilise sur des luttes en particulier des luttes écologiques que bien souvent les parlementaires qui sont avec nous sur ces luttes sont des parlementaires écologistes donc qu'il y a des convergences qui sont évidentes et donc c'est une position que je comprends je trouve ça positif que le débat ait lieu chez les écologistes après moi je suis respectueux du débat interne qui va avoir lieu et qui a lieu chez les écologistes vous savez nous-mêmes nous avions mis sur la table une proposition que j'avais appelée une proposition d'une nouvelle alliance populaire qu'elle s'adressait à celles et ceux qui étaient restés fidèles au programme du nouveau front populaire c'est le cas des écologistes qui ont voté avec nous l'essentiel des motions de censure d'ailleurs on va déposer on va co-déposer avec les écologistes une motion de censure qui sera examinée dans les prochains jours donc je trouve ça très très positif et l'objectif de cette proposition de nouvelle alliance populaire c'est qu'on puisse avoir une discussion un débat sur le programme la campagne la séquence électorale présidentielle législative donc nous on reste évidemment dans cet état d'esprit maintenant ces débats sont en cours je les respecte et si les écologistes le décident évidemment que nous sommes ouverts et favorables à une discussion et à constituer cette alliance qui je pense serait très importante qui à mon avis serait cohérente du point de vue des prises de positions politiques qui sont les nôtres oui

56:52
Invité

écoutez

57:00
Jean-Luc Mélenchon

il y a un congrès du parti communiste là aussi moi je n'ai pas vocation à m'immiscer à l'intérieur des discussions internes dans les autres organisations politiques ce que j'observe c'est que en tout cas sur les premiers votes qui ont eu lieu avant ce congrès la position qui est la position très solitaire en vérité de Fabien Roussel a plutôt reculé par rapport au congrès précédent que là aussi il y a des prises de position de parlementaires communistes qui défendent l'idée d'un travail commun dans un pôle de rupture là aussi je trouve que c'est une idée qui est cohérente parce que là aussi à l'Assemblée nationale nos convergences elles sont très fortes c'est plus de 95% des votes qui sont des votes communs entre les députés communistes et les députés insoumis à l'Assemblée nationale qu'à un moment quand on est engagé dans une campagne présidentielle c'est pour transformer la société et pour défendre des propositions politiques communes et je pense qu'il y a largement une base commune pour porter des propositions ensemble avec le parti communiste je crois moi en tout cas je rencontre beaucoup de communistes qui ne veulent pas reproduire ce qui pour eux a été une erreur en 2022 une forme d'entêtement sur une candidature jusqu'au bout de Fabien Roussel et qui a contribué à nous coûter la capacité de nous qualifier au second tour de l'élection présidentielle donc moi comme pour les écologistes je pense que j'espère que il y a un débat qui a lieu et si ce débat doit aboutir positivement on en sera très heureux puisque notre proposition de nouvelle alliance populaire est toujours sur la table ah oui Léo et après je veux si on en a bah en fait comme je vous le disais tout à l'heure les courriers qu'on a envoyés ils sont partis à partir de la semaine dernière ils arrivent là depuis le début de la semaine ils commencent à arriver dans les mairies donc c'est des courriers qui visent à demander des engagements à parrainer la candidature Jean-Luc Blanchon on a déjà eu quelques retours de ces courriers et puis ensuite il y a ce qui passe pas par ces courriers qui sont notamment les parrainages d'autodisposent parce que les parlementaires à l'Assemblée nationale les députés européens les maires insoumis conseillers départementaux les conseillers régionaux les conseillers élus à l'Assemblée des Français de l'étranger ont la possibilité de parrainer des candidats moi je considère si vous voulez qu'on a aujourd'hui une base à l'intérieur du mouvement insoumis comprise entre 150 et 200 possibilités de parrainage et quand je vous disais qu'on vous ferait un point à la rentrée c'est plutôt pour vous dire quels auront été les retours de notre première étape de campagne de collecte avec ces courriers qui sont envoyés dans les mairies et puis des équipes militantes qui vont pendant l'été faire ce travail l'été est souvent propice pour faire ce travail de recherche de parrainage voilà donc on y travaille encore une fois sérieusement on s'y prend tôt parce que c'est un objectif et une difficulté à franchir sur notre chemin oui

1:00:11
Invité

alors d'abord vous dire

1:00:25
Jean-Luc Mélenchon

nous on a on a pris la décision d'appuyer cette initiative et de l'appuyer avec le nombre de députés de députés nécessaires permettant le dépôt de cette motion de censure il faut 58 députés à l'Assemblée nationale pour déposer une motion de censure on va pas tous signer tous les députés insoumis pour une raison simple c'est que on a le droit au déposer une motion de censure sur la base de l'article 49 2 de la constitution pendant les périodes de cession extraordinaire donc on se garde j'allais dire une cartouche mais c'était peut-être un petit peu violent et moi je préfère une parole plus apaisée on se garde une possibilité de pouvoir déposer une autre motion de censure si c'est nécessaire voilà et pour le reste bon que monsieur Lecornu soit pas content qu'on cherche à le renverser me surprend pas totalement quand j'entends certains me dire vous croyez que ça sera mieux une canicule sans gouvernement je dois vous dire que j'ai pas vu qu'il y avait un gouvernement pendant la canicule précédente donc j'ai pas l'impression que de ce point de vue là ça soit un argument très performant mais nous en tant que parlementaire de quels outils je veux dire je rappelle à tout le monde quand même qu'il appartient il fait partie de notre rôle de nos missions en tant que députés à l'Assemblée nationale d'avoir une action de contrôle de l'activité du gouvernement et quand le gouvernement a failli en termes de lutte contre le réchauffement climatique parce qu'il a failli en termes de lutte contre le réchauffement climatique quand il a failli en termes de lutte et de préparation d'adaptation au changement climatique parce qu'il a failli sur ce sujet pardon mais quand vous avez une étude des syndicats enseignants qui vous disent que la moyenne de température dans les écoles primaires la semaine dernière a été de 32 degrés quand vous avez aujourd'hui 60% des hôpitaux qui sont des passoires thermiques vous pouvez me dire que tout a été fait parfaitement quand il a fallu attendre la deuxième canicule de l'année pour que le gouvernement se dise qu'il allait peut-être falloir commander des climatiseurs pour les mettre dans les hôpitaux quand vous avez des gens qui sont maintenant candidats à l'élection présidentielle et qui tous se sont succédés comme premier ministre et ont coupé dans le fond vert qui est notamment divisé par 4 qui est le fond qui est consacré à aider les collectivités locales à rénover en particulier les établissements scolaires bah oui le gouvernement a une responsabilité et une manière de mettre en cause la responsabilité du gouvernement ça s'appelle une motion de censure ça vise précisément à mettre en cause la responsabilité du gouvernement c'est une initiative qu'ont pris les députés écologistes on l'approuve on la co-signe et on la votera

1:02:51
Invité

non j'ai pas échangé

1:03:06
Jean-Luc Mélenchon

avec Bali Bagayoko et donc je connais pas le contenu de cette enquête mais pour vous faire une fleur et éviter que vous même vous soyez un peu ridiculisé à venir chercher des polémiques à un moment où on essaye de parler d'une conférence de presse sur les grandes questions structurantes comme celle qui consiste à savoir si l'écosystème dans lequel on vit sera encore vivable dans 30 ans j'en dirais pas davantage je rappelle juste quand même à tout le monde sans connaître les fonds exactement de cette de cette enquête c'est que même une personne même si elle a été condamnée ou si elle a eu des problèmes avec la justice dans son passé ensuite c'est un citoyen une citoyenne comme un autre et quand encore une fois sans connaître le coeur de l'affaire quand un élu un parlementaire je prends mon exemple je vais pas prendre celui de Bali Bagayoko est sollicité par des gens qui disent bah là en fait on subit un blocage administratif etc il appartient aux élus de savoir si ce blocage administratif il est justifié il est pas justifié sans forcément connaître le passé de toutes les personnes qui viennent vous solliciter en fait donc je trouve je vois bien que depuis son élection Bali Bagayoko comme d'autres insoumis d'ailleurs subit une forme d'acharnement raciste de messages sur les réseaux sociaux de gens qui lui cherchent des noises ça a commencé immédiatement après son élection où il a subi quelques-unes des gardes à vue médiatiques dont nous avons désormais l'habitude et comme il s'en est très bien sorti et qu'il a réussi à éviter tout ça je vois que certains veulent utiliser d'autres méthodes mais franchement ça me préoccupe assez peu d'autres remarques ou questions Léo oui oui oui d'ailleurs depuis le début il était prévu que cet événement et d'ailleurs si vous avez été présent au moment de cette fête de la musique et j'espère pour vous parce que c'était un moment extraordinaire vous remarqueriez que la scénographie les panneaux qui localisaient les différents espaces la scène était siglée aux couleurs de la campagne présidentielle et donc évidemment c'est un événement de campagne présenté préparé comme tel et qui rentrera dans les comptes de la campagne présidentielle nous on fait toujours les choses précisément dans les règles et telles qu'il faut les faire

1:05:30
Invité

écoutez

1:05:40
Jean-Luc Mélenchon

il y a eu une réunion lundi qui était organisée à l'initiative du ministre de l'intérieur où ces questions ont été posées puisqu'il y avait deux possibilités deux scénarios qui étaient posés sur la table bon nous ce que nous avons dit c'est que ces deux scénarios avaient des inconvénients et notamment le fait que l'élection présidentielle aura lieu pendant une période de vacances scolaires et que de notre point de vue c'était un inconvénient mais manifestant on ne pouvait pas faire autrement puisque les deux scénarios avaient cet inconvénient et donc ce qu'on souhaitait c'était que le gouvernement l'état s'engage à faire le nécessaire pour favoriser l'inscription sur les listes électorales la possibilité de déposer des procurations pour que les gens c'est un enjeu pour nous que la participation soit la plus importante possible après il y avait le débat entre ces deux dates là on a plutôt plaidé pour la date la plus tardive parce qu'on considérait qu'elle permettait d'avoir une campagne qui soit la plus loin possible qui permettait d'avoir le plus de temps de débat et surtout qu'elle permettait d'avoir une inscription sur les listes électorales qui soit la plus tardive possible au mois de mars voilà après j'ai vu que monsieur Retailleau essaye de monter une polémique sur ce sujet j'en ai déduit qu'il avait vraiment peur de notre présence au second tour de l'élection présidentielle parce que son raisonnement c'est que comme le 1er mai serait la veille du second tour de l'élection présidentielle ça nous favoriserait c'est ce que dit monsieur Retailleau alors c'est bien il a raison de considérer que nous serons au second tour de l'élection présidentielle pour le reste on n'a pas besoin des mobilisations du 1er mai pour considérer que si on est au second tour de l'élection présidentielle on est en mesure de l'emporter mais monsieur Retailleau a peur et ça ça me réjouit ouais allez-y et puis après c'est déjà

1:07:24
Invité

bah si on veut pas

1:07:39
Jean-Luc Mélenchon

que cette campagne soit violente le mieux c'est qu'on relève pas ce type de prise d'opposition qu'est-ce que vous en pensez question suivante

1:07:44
Invité

j'ai déjà des premiers

1:07:52
Jean-Luc Mélenchon

moments forts mais à vous dévoiler pas encore non on vous peut-être qu'on refera le point avec vous ou on vous enverra des éléments avant le départ on a encore quelques éléments sur lesquels on travaille ce que je peux vous dire pour votre organisation à vous c'est que le dimanche il faut être là voilà non mais parce que parfois certains disent est-ce que le dimanche on est obligé de rester alors je préfère vous dire prévoyez-vous ah bah non il faut être là jusqu'à jusqu'à 13h 14h comme d'habitude pas de problème et puis après ça commence le jeudi et le jeudi il faut être là aussi voilà et le mieux c'est d'être là entre le jeudi et le dimanche est-ce que vous avez d'autres questions non franchement on vous donnera des informations quand on en aura davantage oui qui vous a dit que c'était dans le programme de 2022 l'idée mais je pense qu'on l'avait pas qualifiée comme telle ou alors c'est moi qui dois avoir un doute c'est possible ça c'est vrai vous avez raison ça c'est vrai oui

1:09:06
Invité

bah qu'est-ce qui a changé

1:09:15
Jean-Luc Mélenchon

je pense que tout le monde voit à quel point la question climatique environnementale écologique on a perdu du temps et donc elle devient de plus en plus pressante de plus en plus criante et elle va nécessiter des réponses qui sont des réponses de plus en plus ambitieuses à la fois pour limiter le réchauffement climatique dont je rappelle à tous les gens qui parlent de dette écologique que le principe du changement climatique c'est un processus irréversible donc en fait on ne le rembourse pas ce qui est perdu est perdu et de ce point de vue là il y a un caractère assez criminel dans l'inaction politique de ces dernières années parce que c'est du temps qu'on ne pourra pas récupérer donc je pense que ça nécessite pour nous que la question écologique soit pas juste c'était pas le cas pour nous je pense qu'elle était déjà assez centrale mais je crois qu'il faut le renforcer encore davantage soit pas juste un chapitre d'un programme et qu'elle soit vraiment au coeur du pilotage de l'organisation de toutes les politiques publiques on avait surtout insisté en 2022 sur ce qu'on a appelé la règle verte dans la constitution c'était l'idée qu'on ne prend pas davantage à la planète chaque année que ce qu'elle est capable de régénérer on avait abordé je crois qu'on a gagné plutôt une bataille culturelle sur ce sujet le principe de la planification écologique en tout cas le mot a été repris ça ne veut pas dire que les politiques ont suivi et je pense qu'en mettant les éco-régions en lui donnant plus de force je pense qu'on complète ce tableau qui vise à ce que l'écologie soit vraiment au coeur de toutes les décisions politiques qui sont prises et y compris dans l'organisation administrative du pays voilà peut-être pour vous dire pourquoi on insiste davantage sur ce sujet aujourd'hui d'autres remarques ou questions oui vous avez raison il y a une échéance électorale évidemment pour nous dans des modalités qu'on vous précisera le travail comme l'a montré Jean-Luc Mélenchon débute sur ce sujet même si on a déjà des réflexions bien engagées mais pour nous ça doit être des mesures qui sont prises dans les premiers mois de l'exercice du pouvoir précisément parce qu'elles ne peuvent pas avoir ce caractère de centralité dans la nécessité de la planification de la bifurcation écologique et attendre un milieu de mandat ou une fin de mandat donc ça doit faire partie des décisions qui sont prises immédiatement voilà je peux vous répondre sur le timing moi sur les modalités précises et concrètes ça fera partie du travail qui est engagé par le groupe de travail animé par Gabriel Amard et Claire Lejeune et qui vous précisera ces éléments quand ce travail aura avancé pas d'autres remarques ou questions ?

oui

1:12:09
Invité

ça change

1:12:21
Jean-Luc Mélenchon

non moi j'ai pas de d'abord j'ai pas de préférence et honnêtement j'ai pas de préférence à exprimer nous notre objectif vous le savez dans cette campagne c'est de proposer une bifurcation pour ce pays et surtout de tout faire pour à la fois le sortir des mains de la Macronie qui l'a amené au point catastrophique auquel il est aujourd'hui et d'empêcher que l'extrême droite s'empare du pouvoir en essayant de capitaliser sur cette situation de crise multiforme que l'on connait aujourd'hui de ce point de vue là nous qu'elle que soit l'adversaire à l'extrême droite on considère qu'on est en mesure de le battre dès le premier tour ou au second tour évidemment si Marine Le Pen est candidate elle aura des formes de vulnérabilité et des angles d'attaque pour nous dans la campagne qui seront peut-être pas les mêmes que si Jordan Bardella est candidat mais en tout état de cause on considère qu'on est en mesure de venir à bout de ses adversaires et je voudrais quand même remarquer que depuis maintenant plusieurs semaines on voit à quel point le Rassemblement National est un parti qui est profondément fracturé qui est profondément divisé de point de vue de la ligne politique qu'il va proposer aux Françaises et aux Français que sur une question aussi fondamentale que celle des retraites qui est quand même une question centrale qui a occupé une grande partie du quinquennat qui vient de s'écouler ils ne sont pas capables d'avoir une position qui est une position commune et quand j'entends maintenant qu'ils se mettraient peut-être d'accord sur le fait qu'on va supprimer l'âge de la retraite à 67 ans à taux plein quel que soit le nombre d'années de cotisation etc je voudrais quand même dire à tout le monde que cet âge de 67 ans qui est l'âge auquel même quand on a eu une carrière trop hachée pour avoir les trimestres de cotisation on se retrouve avec quand même un minimum pour pouvoir vivre c'est un âge qui concerne en particulier les personnes les plus précaires les personnes qui ont alterné des périodes d'emploi et des périodes de non-emploi les femmes et que si ça c'est un parti qui prétend défendre les catégories populaires les plus exploitées les plus précarisées paupérisées de ce pays franchement c'est qu'ils n'ont vraiment rien compris et que je pense que les pauvres les femmes les gens au carrière hachée n'ont pas vocation à servir de chair à canon aux arbitrages internes du rassemblement national et ça c'est le cas sur la question des retraites mais je vous rappelle ces derniers mois que ça a été le cas sur la question des retraites cette division et cette fracture interne que ça a été le cas sur la question de la taxe sur les super profits des pétroliers que ça a été le cas sur la suppression de la flat tax à l'époque c'est à dire l'imposition sur le capital on parle de mesures à plusieurs milliards d'euros de recettes pour l'état et je vous passe la dernière étape de la mise en scène du grand prix de formule 1 de monaco qui je crois quand même est la consécration d'une tentative qui est engagée de transformer ou d'assumer radicalement quel est le vrai visage du rassemblement national c'est à dire un parti pro-MEDEF pro-Jetset pro-ultra-rich et c'est ça maintenant qui apparaît aux yeux de tous et de ce point de vue là je pense que les français ne veulent pas de ça à la tête de l'état

1:15:48
Invité

alors on a déjà

1:16:00
Jean-Luc Mélenchon

un site en ligne qui permet de faciliter la vérification de l'inscription sur les listes électorales après il se trouve que pour des raisons extraordinaires alors que le gouvernement devrait normalement agir pour faciliter l'inscription de toutes et tous sur les listes électorales il y a deux ans ils ont modifié le dispositif qui permettait à n'importe qui de vérifier s'il est bien inscrit ou pas sur les listes électorales et ils ont mis ils ont imposé une nécessité aujourd'hui qui est maintenant de valider son compte vous savez avec le dispositif France Connect c'est par les impôts etc je ne suis pas sûr qu'à un moment où on ça fait des années et des années que moi je parle et qu'à la France Assoumise on parle du problème d'inscription sur les listes électorales et je trouve ça stupéfiant que personne ne se dise qu'une démocratie dans laquelle vous avez un électrique un électeur sur cinq ou une électrice sur cinq qui est tout simplement dans l'incapacité de pouvoir voter que ça ne pose pas un problème à tout le monde donc faciliter moi je dis au gouvernement faciliter l'inscription sur les listes électorales faites une campagne publique sur le sujet nous on avait même envisagé ça fait partie des préconisations du rapport qu'a fait Antoine Léomand dans une commission d'enquête à l'Assemblée nationale il y a quelques mois qu'on passe à un système comme il en existe dans d'autres pays dans le monde d'inscription automatique sur les listes électorales on devrait quand même être capable on est capable quand une personne se déplace de savoir où elle s'est déplacée peut-être qu'on pourrait déplacer son inscription sur la liste électorale en même temps donc voilà ça fait partie effectivement et il y aura des outils numériques pour faciliter cette inscription sur les listes électorales on y travaille mais honnêtement ça ne devrait pas être à nous de faire ce travail ça va c'est bon pour tout le monde et bien merci de votre présence et belle journée à vous et bien merci de votre présence

1:17:40
Locuteur

et bien merci de votre présence et bien merci de votre présence