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interviewfranceinfo· 4 mai 2026 24 min

Carburant, Mélenchon, Rassemblement National... Michel-Édouard Leclerc est dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Michelard lecler, bonjour Agath. Bonjour Paul, bonjour à tous. Paul.

Merci d'être avec nous sur France Info ce matin dans ce contexte extrêmement incertain pour les Français, pour la classe politique, pour les patrons aussi dont vous faites partie. On va parler pouvoir d'achat 2027 également avec une candidature de plus, celle de Jean-Luc Mélenchon tandis que le RN poursuit son opération séduction. envers vos collègues grands patrons, mais d'abord les profits records de Total, près de 5 milliards d'euros au premier trimestre, soit une hausse de 51 %.

Est-ce que Total est un profiteur de guerre ? Alors, la guerre a profité à à beaucoup d'entreprises. Alors, on parle de Total euh parce qu'on croit que c'est très français.

Total, c'est de moins en moins français, hein. Mais toutes les compagnies pétrolières évidemment ont revalorisé leur stock au cours du du brand. Euh dans la pétrochimie, il y a d'énormes profits aussi et puis il y a beaucoup de ce qu'on appelle de brokers, de traders qui travaillent peut-être pour nos banquiers.

En fait, tous ces gens ont se sont servis du du de des du marché yoyo un peu des carburants pour gagner à la fois à la vente, à la baisse, il y a mais Total cristallise la colère. Et aujourd'hui, il y a un débat, certains les socialistes notamment disent il faut taxer total. Quelle est votre position à vous ?

Est-ce qu'il faut taxer super profit dans dans le temps qui nous est donné là et sauf procédure européenne qui n'est pas très euh je je me demande si ça marche vraiment parce que on a on l'a fait pendant la guerre en Ukraine et ça a très peu rapporté. Euh moi je sais pas, il y a un débat de droit, je ne sais pas si on peut taxer les profits de multinational là où ils payent leurs impôts ou les faire payer. Est-ce qu'on peut taxer les profits mondiaux comme le B Je crois pas.

Il faudrait il faudrait un accord international et puis donc qu'est-ce que vous demandez à Total ? Total c'est à la fois votre fournisseur et votre concurrence une position particulière. Qu'est-ce que vous demandez ?

Donc la première chose, en tant que fournisseur, on lui a demandé, le Cler lui a demandé les mêmes tarifs qu'il fait à son réseau et il nous a en rien que vous demandez à Total de vous vendre au même prix qu'à son réseau. C'est ça. Il est à la fois fournisseur.

Euh il fait il est c'est un des plus un des trois gros fournisseurs de Leclerc et c'est en même temps nos concurrents, hein. Alors d'habitude dans l'année, on est loin de vent Total. On doit être 5 centimes moins cher que Total Access et 12 à 15 centimes moins cher que le réseau Total en général.

Mais là là, il plafon leur prix et donc normalement il y a discrimination. On peut se faire une bataille juridique, de toute façon, ça va pas faire descendre les prix pour les consommateurs. Donc moi, sur ce sujet, j'ai un point de vue pragmatique.

Je laisse le gouvernement gérer ce qu'il peut demander à à total peut-être des aides aux agriculteurs, au principe, aux clients de total, aux transporteurs, aux agriculteurs que que chacun d'entre eux puisse demander une ristourne. Moi moi j'invite les consommateurs à regarder les comparateurs de prix. Quand Total est moins cher, ils vont chez Total puis ils reviennent chez le moins cher pour le reste des courses.

Mais c'est de la concurrence pour vous quand même quand quand oui oui oui. Mais c'est comme ça, je peux rien y faire hein. Face à face à Lecler, il y a d'autres commerçants qui ont des difficultés aussi de s'aligner.

Donc euh c'est que les profon que les consommateurs comparent les prix et aillent chez le moins cher. Je peux pas dire autre chose. C'est mon concurrent.

Donc vous n'attendez rien de total. Et qu'est-ce que je peux ajouter ? Bah vous vous demandez pas sur les prix peut-être.

Mais je je vous dis je je vous ai dit je lui ai demandé, il m'a envoyé boulet. Donc Leclerc lui a demandé, il a il l'a envoyé boulet avec sourire. Et donc vous demandez au gouvernement d'inciter totale à vous vendre à meilleur prix. ce serait idéal à toute la distribution, à tous ses clients.

Il devrait faire des ristor à ses clients. Alors après, est-ce que ces autres clients lui ont demandé des ristours, je ne sais pas moi. En tout cas, le Premier ministre, je pense serait avisé euh si je peux me permettre de dire ça, de demander à Total de faire des ristourn.

Euh vous pensez qu'ils peuvent se permettre total de faire plus de ristourn encore il plafonne déjà les prix depuis le début de la guerre blocage de prix il a tellement cl total a tellement le réseau total en France a tellement cagnoté ces deux dernières années où il était bien plus cher que le clair Système Intermarché Carrefour et tout ça que aujourd'hui ce le blocage des prix euh il a déjà été financé par les marges qu'il a fait en France depuis 2 ans. Donc après, il y a les super profits et ça c'est hors juridiction je pense de de l'administration française. Donc peut-être qu'on peut si tout le monde s'y met distributeur industriel consommateur d'énergie et pouvoir public, on peut peut-être lui demander des ristournes.

Mais vous qui connaissez le système de l'intérieur, quelle est d'après vous la marge restante de Total ? Je sais pas. Aucune idée.

Non. Et le gouvernement qui demande un geste à total envisage de demander non pas de vous vendre moins cher le carburant, mais de plafonner encore plus ses prix à la pompe alors que Total les plafonnent déjà. Est-ce que ça pour vous c'est une bonne idée ?

Ça lui coûte vous dites c'est de la concurrence déloyale ? Oui, c'est de la concurrence déloyale mais ça fait pas baisser les prix. Enfin, moi je pense je suis de côté des consommateurs.

Je veux que les consommateurs ne soient pas tapés au portefeuille. Donc les les contentieux avec Total ne feront pas baisser les prix là dans la dans la dans la période présente. Donc ce qu'il faut c'est que le problème demande un plafonnement généreux.

Ouais. Ouai ouais. Voilà.

Vous y croyez pas ? Il y a un sourire pour ceux qui nous écoutent la radio. Il y a un grand sourire.

Je sais pas depuis quand une société multinationale va faire un acte généreux. C'est c'est quoi un acte généreux pour vous ? Ben je sais pas.

Qu'est-ce que vous feriez à leur place ? Ah non, moi je je si j'étais total et si je me considérais comme français et si j'étais patron français, je privilégierais euh les consommateurs français par patriotisme. Et ils le font pas assez pour vous.

B non. Ça vous coûterait combien à vous de plafonner sous les de ? Je peux pas le faire parce qu'on serait en vente à perte.

On n pas le droit de vendre à perte en France. Ça coûte très cher de vendre à perte. Et vous dites que vous faites déjà très peu de mars en fait.

On est Ouais. Je peux garantir que les Lecler et système U parce qu'on achète avec système U ensemble et et malgré ce qu'on pèse, vous voyez, on narrive pas obtenir sur ce marché là grand-chose. On est des petits joueurs au marché sur le marché mondial du pétrole.

Mais ce que je peux vous garantir, c'est que Lecler est on est quasiment à prix coûtant. En tout cas, on a 1 centime 1 centime et demi de marge de profit quoi. Donc vous mettez même ça dans le prix de carburant aujourd'hui, ça vous fait pas chuter le gasoile de 60 centimes.

Mais vous répétez ça depuis le début de la crise et pourtant le gouvernement vous pointe du doigt depuis le début de la crise. Le gouvernement qui doit recevoir aujourd'hui les distributeurs à Ber vous attendez un nouveau coup de pression de la part de l'exécutif qu'est-ce qu'ils vont Non non je pense que le gouvernement a pigé que la stratégie très politique de se trouver un bouqu émissaire pour pas avoir à répondre tout de suite aux demandes populaires. Bon ça a fait ça a fait flop quoi.

Tout le monde sait très bien que c'est pas le pompiste qui même aurait fait un petit profit sur l'augmentation de sa cuve dans la vallée de Savoie. Le garagiste ici ou un petit supermarché là. C'est pas ça qui a fait l'envolent très cher leur énergie.

Donc aujourd'hui très clair, ils ont lâché l'affaire, ils vous demandent plus de faire des effets. Non non non, ça y est, c'est Ouais. Ouais.

Vous dites donc que les distributeurs comme vous ne gagnent quasiment rien sur le carburant. Mais pourquoi vous continuez à en vendre alors ? parce que c'est un service qu'on rend nos magasins sont à l'extérieur des villes.

Et donc depuis la création du premier magasin Carrefour en 1963 à Saint-Junevie des Bois euh au sud de Paris euh tout le monde s'est mis à mettre des stations services. Je fus le premier à à demander l'autorisation de vendre moins cher les carburants. C'était c'est une loi de monopole les carburants, une loi de 1926.

Et donc làf depuis 3 ans, Lecler était de loin le moins cher sur le marché. Mais là sur quand qu' quand total bloque quand mon propre fournisseur qui fait ses profits ne me livre pas moins cher et et bloque ses tarifs, je peux pas suivre. Alors je préfère être bon joueur et dire au consommateur allez chez Total et revenez faire votre CAD chez Leclerc et le gouvernement que les distributeurs vont voir tout à l'heure qu'est-ce que les distributeurs vont leur demander ?

Qu'est-ce que vous attendez concrètement là ? Moi moi ce que je voudrais faire passer auprès du gouvernement, c'est le coup d'après quoi. Là aujourd'hui, il y a les carburants dans les voitures mais il y a chez les les transporteurs là sont très très tapés quoi.

Et les aides gouvernementales sont encore assez faibles pour ce monde des transporteurs. Or le ils ont été aidés mais pas suffisamment pour pas suffisamment. Donc enfin c'est eux qui le disent et les taxis pas du tout je crois.

Donc en fait pas du tout aider les taxis mais le gouvernement il réfléchit. Voilà. Bon, moi je pense que on est dans une crise dont tout le monde reconnaît qu'elle dure plus longtemps qu'on le pensait, hein.

C'est pas la peine de on n'est pas des pits, mais on pensait pas queon allait être dans un marasme comme ça. Il suffit de regarder les débats télé et de les d'aujourd'hui, de les comparer au débat d'il y a 3 semaines. Tout le monde s'est trompé quoi.

D'ailleurs vous-même sur France info, vous aviez annoncé une baisse de 30 centimes du carburant. B qui n'est jamais arrivée. Qu'est-ce que vous dites ?

On a on a baissé mais on s'est fait rattraper, on a baissé autant mais on s'est fait rattraper l'après-midi par un autre mouvement de hausse et parce qu'ils se sont tapés dessus dans le dans le détroit d'Ormeuse et donc vous voyez, vous faites plus aucune prévision maintenant. Ah non, ben je sur les plateaux en tout cas. Non, ce que je voudrais dire c'est que vous voyez bien tout le lobby industriel commence à dire maintenant il va falloir revoir les négociations parce qu'on est dans l'inflation.

Alors tout le monde insiste beaucoup sur l'inflation qui arrive et donc il faut revoir les négociations. Alors moi je dis très simplement les transporteurs, oui c'est sur facture, on n' pas de problème avec eux. Le dialogue est facile.

D'ailleurs, nos propres coûts de transport, on ont pris un coup. Deuxè chose, la tout ce qui est issu de la pétrochimie, les emballages, les depuis les couches, les préservatifs, les les bouteilles de dans lesquelles on met l'eau ou le lait, tout ça, ça va ça va augmenter mais ce qui est vendu en magasin aujourd'hui ne justifie pas qu'on renégocie. Ils ont déjà été achetés avant, même les engrais qui ont été achetés avant, il pas renégocier ça.

Vous êtes en train de nous dire que ceux qui augmentent les prix le font sur un stock déjà qui en profit en fait déjà. Et donc euh je j'invite le gouvernement à ne pas laisser ouvert dans l'immédiat la possibilité d'une renégociation parce que ce serait donner des gages euh à plein d'industriels et d'intermédiaires qu'on allait laisser passer l'inflation. Ils prendraient leur gains.

C'est les Français qui seraient tapés à la clé. Et donc moi je dis aujourd'hui, il faut pousser les industriels et les intermédiaires à renégocier en amont leur pétrochimie. L'inflation comme ça on n pas à l'accepter.

C'est le message que vous faites passer au gouvernement parce que pour que les auditeurs comprennent bien, tous les ans vous négociez avec les industriels. Ces négociations ont été faites pour l'année, elles sont terminé et là certains à cause de la guerre et à cause de l'inflation voudrai renégocier les prix pour que finalement les prix augmentent dans les super. Il voudrait les négocier avec les distributeurs.

Alors d'abord un un négociateur n'est pas un brigant hein, ça fait partie de des métiers de l'industrie et du commerce. Et deuxièmement, euh il faut que les industriels négocient avec leur totale pétrochimie, avec chevron, avec tous les gens qui font les emballages. Mais les prix vont pas augmenter ?

Bah, il ils vont augmenter, ils vont augmenter à long terme. Il faut essayer de de de freiner cette augmentation. Et en tout cas, nous distributeurs et nous le Cler, on entend bien aujourd'hui que ce que le consommateur perd sur le carburant, il il on lui donne au moins des garanties sur l'agroalimentaire, sur les produits de grande consommation et cetera.

Les produits les produits agricoles, les produits agricoles, on n'y touchera pas. Ils sont protégés par une loi. La matière première agricole, on n' pas le droit de la renégocier.

D'accord ? Et puis il y a des clauses de révision automatique. Mais tout le reste euh à chaque fois que quelqu'un va venir nous voir en nous disant "Mon emballage va augmenter, tout euh le transport va augmenter, je je on dira aux industriels, ben d'abord négociez avec vos propres fournisseurs et on verra après ce que vous avez avez obtenu et avec vous grande multinationale, on va voir comment on va étaler tout ça pour que les consommateurs ne soient pas impactés d'ici l'été.

Moi je pense que d'ici l'été, il y a pas de raison que l'inflation s'emballe au-delà de 2% dans ces eau là hein. On a en magasin ce qu'on va vendre, il a déjà été payé ou ça a déjà été acheté. Et donc par contre, il faut préparer le coup d'après, c'est-à-dire après les vacances.

Et là pour le coup, j'invite vraiment les pouvoirs publics à à ne pas lâcher trop vite et à revenir sur les possibilités de négociation. J'ajoute en plus qu'il y a une loi en France qui s'appelle la loi descrousaill qui limite euh nos capacités promotionnelles pour vendre des couches, pour vendre des produits qui sont souvent des produits d'entretien et des produits d'hygiène. Moi, je serai le gouvernement, je suspendrai l'application de cette loi pour que s'il y a une flambée sur ces produits-là, les distributeurs comme nous, on puisse vendre moins cher, on puisse compenser ces autres.

C'est ce que vous demandez aussi au gouvernement ce matin de suspendre la monsieur le cornu, c'est concret, ça coûte rien à l'État. C'est pour qu'on puisse s'il y avait des hausses après l'été qu'on puisse compenser par des promotions, par des baisses de marge. Mais donc vous serez à Matignon dans moins de 2 heures et vous allez aussi lui dire "Monsieur le premier ministre, si on réouvre les négociations, les prix vont augmenter.

Attendons la rentrée." C'est bien ça. Ouais.

Ne donnons pas des gages en en donnant en enfin ce sont des représentants de nos fédérations qui se rencontrent. Ce sont des réunions assez techniques. Ce que nous voudrions vraiment faire passer.

Ne lâchez pas les négociations. On a des clauses de révision dans les contrats qu'on vient de signer. Vous-même vous nous avez mis des amendes parce que quelques fois on rend en retard nos copies.

Alors faites ne venez pas rouvrir les négociations juste sur la base de la pression de lobbyan qui vont faire du fric et donc attendez attendez qu'il nous amène des factures et on on a le temps d'ici l'automne de voir l'impact réel de de la hausse des prix sur ces industriels. Il faut les obliger aussi les industriels à négocier en amont. Pardon ?

C'est qui les lobby qui vont faire du fric pour reprendre C'est tous les les il y en a des centaines et des centaines à Bruxelles, à Paris qui auprès des parlementaires disent il faut aménager la loi. C'est un monde ça mériterait un sujet quoi. Ouais.

Dans un instant, on va parler d'un autre sujet avec vous Michel Édouard Leclerc et la présidentielle qui se profile mais pour l'instant il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Marine Sunard. 15000 soldats américains, des destroyés, des dizaines d'avions et d'hélicoptères mobilisés. Le président américain annonce le début d'une vaste opération dans le Détroit d'Ormous ce matin.

Opération pour escorter certains navires hors du D3. Opération vu d'un mauvais œil par Teran qui prévient que l'armée américaine sera attaquée si elle s'approche de ce lieu. Ce matin, Emmanuel Macron appelle une à une réouverture concertée entre l'Iran et les États-Unis.

Ils étaient encore 11000 hier soir rassemblés dans le Cher pour une free partie, une fête illégale sur un terrain militaire. Des milliers de participants ont été verbalisés. 600 gendarmes sont mobilisés pour faire des contrôles et sécuriser les abords du site.

La mesure est le fruit d'une négociation entre le Parti socialiste et le gouvernement. Le repas 1 € est généralisé aujourd'hui à tous les étudiants. C'était avant réservé aux étudiants boursiers.

Le coût de la mesure pour l'État sera de 120 millions d'euros par an. Précise sur France info le ministre de l'enseignement supérieur. Et puis la fin du championnat approche à grand pas et Lyon à un pied en Ligue des Champions de football.

L'OL est 3e de la Ligue 1 grâce à sa victoire hier soir face à Renn 4 buts à 2. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Michel Édouard Leclerc président du comité stratégique des centres Leclerc on parle donc politique maintenant avec Jean-Luc Mélenchon qui prend de vitesse ses concurrents à gauche le suspense n'était pas insoutenable. Jean-Luc Mélenchon est donc candidat une 4è fois à la présidence de la République.

Je suis candidat. La discussion s'est pas portée sur quel est le meilleur candidat du point de vue de je ne sais quoi, quelle esthétique. C'était qui est-ce qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive.

Nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde. Nous avons une crise économique et sociale qui s'avance vers nous. Alors face à tout ça et bien ça ne s'improvise pas.

Il fallait quelqu'un d'expérience. C'est ce que vous nous expliquez. Je vous laisse le l'appréciation, le commentaire.

On va dire oui. Votre œil pétille. Michel dans lecler, vous riez.

Que pensez-vous de cette candidature ? Bah, ça fait du monde sur le chemin de Compostelle. C'est ils sont 25 maintenant 25 candidats et il y a pas de moi je je profite d'être côté à la bourse des des politiques ou des candidats potentiels pour dire juste que c'est pas tellement les bons hommes et il y a peu de femmes d'ailleurs dans le dispositif et c'est les program les les projets collectifs ils n'émergent pas quoi.

Tout Jean-Luc Mélenchon vient de dire "On est dans une crise, ça va être terrible et tout ça et je ne vois pas de projet collectif." Et alors en tant qu'homme d'action et en tant qu'homme de terrain, franchement ça me conforte dans l'idée que c'est quand même sur le terrain que je vais aller plus vite que par rapport à leur capacité de s'entendre pour sortir de leur paroisse parce que là on a on a un curé paroisse, ils savent pas aller à la messe des uns des autres et pendant ce temps-là en France, il faut basculer sur l'électrique, il faut regarder la robotique ce que vous dites, c'est pas très efficace. S'il y a des personnalités qui se posent du col mais Jean-Luc Mélenchon, il dit "Moi, je suis le mieux placé pour battre le rassemblement national." Qu'est-ce que vous en pensez Peut-être que c'est moi aussi hein, j'en sais rien.

Non mais quand même Non mais battre le Front National le Oui. Rassemblement national aucun de nos enfants ne connaissent les sigles. He le modè renaissance reconquê ils vivent dans un autre monde he quelquefois et battre le Rassemblement national c'est Non mais ça dit pas le projet ça dit pas sur quoi on investit euh les les la croissance sur quoi on sur quel bouton on appuie pour relancer.

Alors le Cornu a reparlé du logement, il a bien fait. Il manque 2 millions de de logements en France. C'est pas un problème de dette puisqu'il y a un actif de l'autre côté.

Mais il a un projet Jean-Luc Mélenchon. Est-ce qu'il fait peur au patron ? Je connais pas son projet.

Est-ce qu'il fait peur au patron Jean-Luc Mélenchon ? On entend cette petite musique. Euh je je fréquente pas le monde patronal tous les jours.

Euh non mais il y a les patrons et les entrepreneurs. Les entrepreneur pour les entre Ce qui ce qui me fait peur c'est que la France est déclassée. C'est que on voit la Pologne qui on a des centres lecler en Pologne qui qui ça booste énormément.

D'ailleurs sur l'armement beaucoup un 5 % du PIB mais c'est un pays qui monte très très vite plutôt qu'en Pologne il pe mélang et donc ouais mais vous voyez c'est vous qui me ramenez à des personnes. Moi ce que je vois aujourd'hui en tant qu'homme d'action avec 180000 salariés on continue d'embaucher chez Leclerc 3000 on part sur le la décarbonation les énergies électriques. Franchement, on sera en 2030, on sera pratiquement autonome en production d'électricité et donc maintenant c'est à qui je vends avec quelle voiture les constructeurs automobiles ils sont où et tout ça.

Donc il faut il faut un Ça c'est un message que vous faites passer au au potentiel candidat aujourd'hui. Mettez-vous à la place d'un consommateur tout simplement. Moi je me mets toujours du côté des consommateurs.

Je parle à l'erno moi et à l'enderno des jeunes qui se disent "Est-ce qu'il faut que je passe mon permis ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Et si j'achète une voiture j'achète quoi ? entre les constructeurs français qui disent "Faut continuer le thermique", les constructeurs allemands qui sont moins sûrs et les Japonais qui arrivent pas cher euh hein, vous voyez, c'est comme ça.

Après, est-ce que j'aurai les moyens d'acheter un appartement ? Est-ce qu'on ils vont libérer la trappe à bas salaire ? Euh est-ce que je rentre sur le marché du travail ?

Voilà, c'est question. Non, chacun a un petit bout sur le 1er mai, vous avez vu, chacun avait son truc. Gabriel voulait élargir le travail.

Sébastien la vo. Alors la la question c'est la société de demain euh où il y aura des robots du numérique de la de l'IA qui va prendre le boulot de plein de gens et alors que c'est le boulot des gens qui payent les cotisations sociales, patronales ou salariales pour financer le système social, tout ça va casser. Donc reprenons l'ensemble et il faut avoir un projet collectif et après on se bat sur les voies et les moyens par lequels on y va.

Et là aujourd'hui, c'est incroyable vu de l'entreprise, c'est comme si c'était la France c'était une boîte qui était dirigée par des comptables ou des gestionnaires de dette mais qui n'a pas euh qui dit pas qu'est-ce qu'il veut faire de sa marque sur le marché international sur vous-même vous entretenez un flou éventuel sur une éventuelle candidature. Vous avez parlé de la cotation en bourse de votre propre candidature. Vous en avez parlé deux fois quand vous interrogez sur Jean-Luc Mélenchon.

Où en êtes-vous de vos réflexions ? Ouais. Moi, je veux m'associer à des gens de bonne volonté qui veulent tirer la France vers le haut, reasser la France et il y en a plein des écrivains, des entrepreneurs et tout ça.

C'est simplement que je me rends compte que en étant c'est pas moi qui me suis mis dans les sondages, en devenant dans les sondages, mieux encore qu'en étant premier distributeur français, on me parle, on vient me demander ce qu'il faut faire. Alors voilà, puisque vous me posez les questions, je reste sur le marché et j'y réponds et j'essaie de nourrir la réflexion sur la croissance française. Michelard lecler, est-ce que vous avez déjà rencontré Marine Le Pen ou Jordane Bardella ?

Vous me l'avez déjà demandé. Oui, je vous demande aujourd'hui. Et je les ai rencontré dans les studios de télévision parce que ça moi ça me fait marrer.

C'est c'est ce sont ceux qui les rencontrent qui me demandent si je les rencontre. Ben nous nous on est journaliste donc on les reçoiv les reçoit sur le plateau. Vous vous êtes patron au moment où le Rassemblement national s'est lancé dans une op une opération séduction.

Non, vous vous trouvez pas qu'il y a une opération séduction en ce moment ? J'ai pas je lis pas trop ça mais parce que je vous dis je suis pas dans les querelles de paroisse, je suis vraiment sur le projet France quoi. Et est-ce que vous êtes prêt à rencontrer des dirigeants du Rassemblement national pour discuter ?

Oui. Il y a pas pour vous d'isation à voir ? Non non non.

Puis vous savez, on a cette sens entre Leclerc, ils sont répartis sur le territoire français. Il y a plein d'él je demande pas leur carte aux élus que je rencontre de dans chaque zone de même que nos salariés, je demande pas aux collaborateurs leur carte politique. Je suis sûr qu'il y a la même chose que la représentation nationale.

Donc mais vous dites ça comme si c'était évident mais vous vous savez bien que pendant longtemps, il y avait une digue entre les patrons et le Rassemblement national aujourd'hui mais je fais pas partie. C'est c'est je suis vraiment indépendant. Les Lecler sont vraiment indépendants.

Euh, d'abord par rapport à nos salariés, il y a 180000 salariés, je me garde bien d'aller me euh m'associer à un courant politique particulier et cetera. Je porte des valeurs, je porte des engagements et et c'est moi qui interpelle la classe politique en disant "On y va, on y va pas quoi." Sur la transition écologique, la décarbonation euh et si vous venez pas, nous on y va.

Donc vous dites vous en avez jamais fait partie en tant que breton. Al l'anarneau, vous parlez de Lecler, on a bien compris mais la cellule d'investigation de Radio France a enquêté justement sur le rapprochement en coulisse entre le RN et les patrons. Euh est-ce que vous constatez autour de vous un changement de mentalité, une digue qui est tombée ou pas du tout ?

Non, mais d'abord euh c'est peut-être une particularité, je suis breton, il y a pas un député Ern. Nous, on est entre le le Drillant, on est social-démocrate et chrétien coupable. Mais voilà, c'est un peu notre Alors après, il y a des prurites, on a on a eu nos gilets jaunes, on a nos beret rouges, on est assez tiseux mais on sait se mobiliser.

Mais si je prends le territoire qui est qui est ma Bretagne, il y a des thèmes évoqués par Joan Bardella qui méritent d'être discutés. Ouais. Qui qui mérite d'être discuté et puis il y a des thèmes de Jean-Luc Mélenchon qui méritent d'être discutés.

Après, c'est pas des partis de gouvernement justement, ils ont pas de projet. Ah, vous dites "Ce ne sont pas des partis de gouvernement. Il y a pas de projet.

C'est le moment de la question qui vote justement entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Vous vous votez pour qui vous ? Euh d'abord, je je dis jamais pour qui je vote.

Ça c'est par convention pour les salariés des centres Lecler. Et puis puis j'incarne une marque, hein. Donc je Non, mais vous voyez, être contre quelque chose, être contre le service public, être contre les surprofits, ça fait pas un programme.

Et quand vous êtes un homme d'action et que vous endettez des gens, vous les vous fédérez des entrepreneurs qui vont s'endetter pour aller quelque part, vous avez besoin non pas d'être contre, mais d'être pour. Et vous savez pas pour gouvernement. Vous ne savez pas pour qui voter.

Euh là c'est compliqué hein. Ouais ouais parce que je suis comme tous les Français oui. Et je choisirai des gens qui veulent porter la France en Europe, reprendre un leadership européen, se redonner même sur le long terme les capacités de se reasser sur le plan des technologies, sur le plan du bien-être aussi, de la santé.

Je suis un libéral militant du service public qui t'a réformé le service public ce qu'il faut faire mais je suis un militant du service public. Voilà ce je dis pour vous. Merci beaucoup Michelard lecler d'avoir répondu aux questions de France info.

Merci. Merci. À demain.

Vous restez avec nous les informer avec Renault Blanc tout de suite.

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