Nicolas Dupont-Aignan invité de Dimanche en politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Va-t-il répondre favorablement à l'appel de Marine Le Pen pour faire liste commune aux Européennes ?
- 0:56OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron dit « c'est une guerre commerciale », c'est une erreur. Vous êtes d'accord avec le président de la République ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Ils veulent renvoyer des milliers de migrants. Ça pourrait être votre programme, ça, non ?
- 4:18OuverteRéponse partielle
Cette semaine a été marquée par un nouvel attentat à Liège, l'adoption de la loi agriculture-alimentation, et l'évacuation du plus grand camp de migrants à Paris.
- 6:32OuverteRéponse directe
Mahmoudou Gassama, reçu par Emmanuel Macron, naturalisé français. Certains parlent de récupération. Et vous, au fait ?
- 7:58OuverteRéponse directe
Gérard Collomb parle de benchmarking des migrants. Vous êtes d'accord avec lui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Invité politiqueFait
« c'est une guerre commerciale, bien sûr, mais le président de la République ne répond pas. »
- 1:07Invité politiqueFait
« le président de la République se couche. »
- 2:20Invité politiqueChiffre
« Ça fait 20 ans que ça dure. Ce sont des millions d'emplois délocalisés en Chine, ailleurs. »
- 3:18Invité politiqueFait
« C'est ce que j'avais proposé à la présidentielle. »
- 3:26Invité politiqueFait
« l'Union Européenne, avec le soutien de la France, a voulu bloquer ce gouvernement du peuple. »
- 3:38Invité politiqueFait
« les marchés financiers apprendront à l'Italie à voter correctement. »
- 3:57Invité politiqueFait
« la hausse de la CSG, toutes les souffrances que est en train d'imposer M. Macron aux Français aujourd'hui. »
- 7:20Invité politiqueFait
« Citoyen français déjà, on aurait pu lui donner un permis de séjour. Et puis, pas obligatoirement la citoyenneté tout de suite. »
- 8:10Invité politiqueFait
« Totalement, il a raison. »
- 8:30Invité politiqueChiffre
« La demande d'asile, la Convention de Genève pour des cas terribles de torture, oui. Mais le détournement du droit d'asile, comme c'est le cas pour 80% aujourd'hui. »
- 9:21Invité politiquePromesse
« Si M. Collomb est cohérent, il contrôle les frontières de la France. Si M. Collomb est cohérent, il fait détruire par l'armée française les barques des passeurs. »
- 10:07Invité politiquePromesse
« La première mesure, la première des premières pour éviter demain des attentats, c'est que les Français ou les binationaux ou les étrangers qui ont été combattre en Syrie, ils restent. »
- 10:43Invité politiqueFait
« Les familles se sont exclues de la communauté nationale. On ne va pas faire revenir des bombes volantes en France. »
- 24:41Invité politiqueChiffre
« Il y a 7 milliards de fraudes, le rapport de la Cour des comptes qui vient de sortir, 7 milliards de fraudes sur l'aide au chômage, sur les aides au logement. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- ?9 %
- Présentateur8 %
- Locuteur 54 %
- Locuteur 72 %
≈ 73,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour, bienvenue dans Dimanche en politique. Nous recevons aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. En ce moment, ça bouge du côté droit de l'échiquier, notamment entre l'ex-FN, puisque c'est le Rassemblement National maintenant, et Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Mais il faut peut-être se rappeler cette phrase de Clémenceau. « Celui qui quitte votre parti est un traître, celui qui rejoint le vôtre est un converti ». Signé donc Clémenceau. À la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan avait appelé à
voter pour Marine Le Pen. Va-t-il répondre favorablement à l'appel de Marine Le Pen pour faire liste commune aux Européennes
?
On va le savoir ce midi avec Nicolas Dupont-Aignan, que nous accueillons sur ce plateau. Bonjour. Bonjour. Et merci d'être ici chez nous. On va commencer, avant de parler des Européennes qui ont lieu dans un an, par l'actualité du moment. Donald
Trump, qui impose des taxes sur l'acier et l'aluminium européen. Il n
'y a
pas que l'Europe, mais on va parler de l'Europe et de la France. Emmanuel Macron dit « c'est une guerre commerciale », c'est une erreur. Vous êtes d'accord avec le président de la République
?
Écoutez, c'est une guerre commerciale, bien sûr,
mais
le président de la République ne répond pas.
Le
président de la République se couche.
L
'Europe ne défend pas les intérêts des Européens. C'est incroyable ce qui se passe. Notre allié
nous
envoie une baffe
et
Emmanuel Macron dit « je vais aller voir l'OMC ». Mais si j'avais été à sa place,
dans
l'heure,
je
taxais
les
produits américains de la même nature.
Mais la France ne peut pas le faire toute seule.
Mais la France, c'est
bien le problème.
C
'est que la France doit redevenir la France. Et si la France était la France, l'Europe ne serait pas couchée comme ça. Parce qu'on ne peut pas continuer à voir notre pays humilié de cette façon. Qu
'est
-ce qu'il faut faire de plus
?
Mais il faut défendre les Européens. Mais
il faut
réunir tous les dirigeants européens ? Il faut réunir les 3-4 principaux pays, l'Allemagne, l'Italie, l'Angleterre encore, et puis dire à nos amis « maintenant, c'est très simple, si on accepte cela,
nous
allons perdre des milliers d'emplois supplémentaires. » Et Donald Trump ne connaît que le rapport de force. Est-ce que Donald Trump a raison pour les Américains de votre point de vue ? Mais
bien
sûr.
Donald Trump défend les Américains.
Mais
Donald
Trump défend les Américains. Nous avons des dirigeants français et européens qui ne défendent pas les Européens. Ça fait 20 ans que ça dure. Ce sont des millions d'emplois délocalisés en Chine, ailleurs. Mais quand est-ce que nos hommes politiques vont défendre leurs
peuples ?
Donc quelque part, vous dites « bravo » à Donald Trump. Je ne dis pas « bravo » parce que je pense
que
si chacun s'envoie des coups, on ne
va
pas y arriver. Mais je dis que Donald Trump a compris que la Chine, notamment, avait pompé tous les emplois industriels
et
que les peuples souffraient. Et que le commerce international, le libre-échange, c'est un équilibre. Et qu'il faut à un moment se défendre. Et j'aurais aimé que le président de la République, quand il a été à Washington, mette des limites. Les Américains ne connaissent que les limites.
Vous
parlez d
'Italie. Un nouveau gouvernement avec à sa tête Giuseppe Conte est en place, réunissant la Ligue et le Mouvement 5 étoiles.
C
'est inédit. Alors ils veulent mettre fin à l'austérité. Ils veulent rester dans l'euro. Et
ils promettent de renvoyer des milliers de migrants. Ça pourrait être votre programme, ça, non ? Écoutez, c'est ce que j'avais proposé à la présidentielle. C
'est ça
que je dis.
C'est vous, quoi.
Mais ce qui est terrible,
ce
qui s'est passé en Italie, qui est très grave,
c
'est qu'il
y
a eu des élections.
Ils
ont gagné les élections.
Et
pendant deux mois, l'Union Européenne, avec le soutien de la France, a voulu bloquer ce gouvernement du peuple. C
'est-à-dire
que ça révèle le vrai visage de l'Union Européenne. Il y
a
une phrase incroyable d'un commissaire qui a dit « les marchés, les marchés financiers, apprendront à l'Italie à voter correctement
».
C
'est
le
commissaire
allemand qui a dit ça. Mais ça,
c'est du passé, maintenant. Non, c'est pas du passé.
Excusez-moi. C'est pas du passé, parce que ça, c'est tous les jours en France. J'ai apporté
les
recommandations du Conseil, de la Commission Européenne pour la France,
la
hausse de la CSG, toutes les souffrances que est en train d'imposer M. Macron aux Français aujourd'hui. C'est écrit. C'est ça, une sorte de nouvel autoritarisme. Et c'est pourquoi l'affaire italienne est importante. Je souhaite
au
gouvernement italien de réussir, parce que c'est la question centrale. Est-ce qu'on est encore en démocratie ?
Nicolas Dupourgnan,
cette
semaine a été marquée par un nouvel attentat à Liège, l'adoption dans la douleur à l'Assemblée nationale de la loi agriculture-alimentation, et puis l'évacuation du plus grand camp de migrants à Paris.
Un
héros en photo sur le perron de l'Elysée. Mamoudou Gassama pose aux côtés de son frère,
puis
il est félicité par le chef de l'État
pour
le sauvetage du petit garçon.
Bravo,
merci. C'était à Paris le plus grand camp de migrants. A l'aube, près de 600 CRS l'ont évacué dans le calme. En milieu de matinée, les bus sont partis pour 24 lieux d'accueil répartis dans toute l'Île-de-France.
Le
ministre de l'Intérieur a-t-il dérapé ? Les migrants aussi
font un peu de benchmarking pour regarder les législations à travers l'Europe, qui sont, on va dire, les plus fragiles.
Dans son propre camp, certains sont un peu gênés.
Si
il
y a
un benchmark qui est fait aujourd'hui par les migrants, il est assez simple.
C
'est mourir chez eux ou survivre ailleurs.
La
Belgique découvre le visage de Benjamin Hermand, 31 ans, l'assaillant de Liège.
A
trois reprises, il a semé la mort sur l'une des artères principales de la ville. Un attentat terroriste, selon le parquet fédéral belge.
BH était en contact avec des personnes radicalisées.
Contact qui l'aurait noué en détention.
Le
scrutin est ouvert.
Il
aura fallu 77 heures de débat et l'examen de plus de 2300 amendements avant de passer au vote. Le projet de loi est enfin adopté dans la
douleur.
Oubliez la vidéosurveillance dans les abattoirs et l'encadrement de la publicité sur les produits trop gras, salés ou sucrés. Abandonnez surtout l'interdiction du glyphosate dans les trois ans. Sur ce point-là, on a un peu loupé notre rendez-vous. Il va falloir y revenir parce que je ne crois pas du tout, à titre personnel, à une interdiction qui serait basée sur la bonne volonté des uns et des autres. Le texte doit désormais passer l'épreuve du Sénat.
Nicolas
Dupont-Aignan, Mahmoudou Gassama, reçu par Emmanuel Macron, naturalisé français. Alors ça a divisé un peu parce que certains ont parlé de récupération. La gauche ou des associations disent que
c
'est une forme d'hypocrisie quand pendant ce temps-là, les expulsions s'accélèrent. Et vous, au fait ? Parce que vous n'avez pas tellement réagi là-dessus.
Écoutez, moi d'abord, je me réjouis qu'il y ait des gestes erroriques. Quelle que soit l'origine, la couleur, la religion, ça prouve qu'il y
a
une humanité et qu'il
y
a de très belles choses dans la vie. Et heureusement. Et c'était normal ? Pour autant, je pense qu'Emmanuel Macron en a fait un peu trop et que c'est presque paternaliste
et
assez démagogique. Je pense que tout cela, c'est un peu de la propagande pour faire oublier le drame migratoire, la situation désastreuse du pays, la submersion migratoire. Mais que Mahmoudou Gassama soit citoyen français désormais ? Citoyen français déjà, on aurait pu lui donner un permis de séjour. Et puis, pas obligatoirement la citoyenneté tout de suite.
Vous auriez
attendu, vous
?
J'aurais attendu, j'aurais été mesuré, parce que je suis mesuré dans ces affaires. Mais je veux insister sur une chose,
il
y a les cas individuels. Chaque être humain mérite le respect. Et puis,
il
y a la raison d'État, il y a le rôle de l'État qui doit garantir la cohésion nationale et qui doit éviter ce qui est en train de se produire, c'est-à-dire cette invasion migratoire. Vous
parliez tout à l'heure de submersion. Ça a été l'un
des
mots
aussi du
ministre de l
'Intérieur,
Gérard Collomb, qui lui a dit aujourd'hui, cette semaine, il parlait du benchmarking des migrants. Alors, tout le
monde ne sait pas ce que c
'est
le benchmarking, c'est une comparaison, si vous voulez. Là où il vaut mieux aller, les pays les plus sûrs, les plus rassurants, les plus accueillants. Vous êtes
d'accord avec lui ? Les plus généreux. Vous êtes d'accord avec lui
? Totalement, il a raison. D'ailleurs, quand vous regardez les demandes d'asile,
les
premières demandes d'asile, ce sont des Albanais qui n
'ont
aucune dictature, qui simplement viennent en France pour récupérer des aides sociales, pour travailler aux Noirs, c'est inacceptable. Mais ce n
'est
pas le vrai des Irakiens, des Syriens, par exemple. Mais
j'ai toujours
été clair. La demande d'asile, la Convention de Genève pour des cas terribles de torture, oui. Mais le détournement du droit d'asile, comme c'est le cas pour 80% aujourd'hui, avec la non-expulsion
des
demandeurs d'asile qui sont refusés,
qui
ne
sont
pas expulsés, c'est injuste, insupportable, et cela crée des ghettos. On voit à Paris, on ne traite pas la cause des problèmes.
Donc, j'ai
bien compris, Gérard Collomb dit vrai, mais il n'agit pas
en confiance. Mais c'est un
hypocrite.
Il
fait de la com' comme son patron, M. Macron. Alors pourquoi il fait cette com'-là
? Il a l'air sincère
quand
même. Mais il est
sincère sans doute, mais on ne demande pas aux hommes politiques de faire des déclarations, sinon on va au théâtre, au théâtre ce soir. On demande aux hommes politiques de prendre leur responsabilité, de prendre des décisions. Si M. Collomb est cohérent,
il
contrôle les frontières de la France. Si M. Collomb est cohérent, il fait détruire par l'armée française les barques des passeurs, avant bien sûr qu'elles prennent des migrants en Libye. Si M. Collomb était cohérent, il supprimerait les aides sociales, car vous savez qu'on a supprimé les aides au logement des Français et des étrangers réguliers pour donner le logement et même une carte de crédit maintenant, une carte de
paiement
aux migrants. Ça, c'est discuté.
Mais c'est la réalité.
Il faut que les Français le sachent quand même. On va revenir à l'actualité. Mélina Bouguédir, 27 ans, française, ayant rejoint l'organisation État islamique. Elle vient, là, il
y
a quelques heures, d'être condamnée à la prison à perpétuité. En février, la cour pénale de Bagdad l'avait condamnée à l'expulsion vers la France. Donc finalement, le fait qu'elle soit condamnée à perpétuité, c'est une garantie qui reste en Irak. C'est la meilleure des solutions pour vous. Je le souhaite et je m'inquiète quand je sais que la garde des Sceaux a laissé revenir en France et la France a accepté le retour de certains djihadistes. La première mesure, la première des premières pour éviter demain des attentats, c'est que les Français ou les binationaux ou les étrangers qui ont été combattre en Syrie, ils restent.
Pour moi, quand on va égorger en Syrie, on n'est plus membre de la communauté nationale.
On ne doit plus revenir en France. C'est
le cas. Sauf ce cas-là. Mais Francis Letellier, vous avez plus de 300 djihadistes ou familles ou enfants qui sont revenus sur notre sol. Certains sont en prison, vont sortir en 2019,
en 2020. Les enfants sont un
peu à part.
Ils
doivent rester avec leurs parents là-bas. Les familles se sont exclues de la communauté nationale. On
ne va pas faire
revenir des bombes volantes en France. C
'est
non, non, non.
Il
y
a
un moment dans la vie, ce que j'aimerais faire comprendre aux Français qui m'écoutent,
c
'est qu'il
y a
un moment dans la vie où il faut avoir des hommes politiques qui choisissent, qui tranchent, qui les défendent.
On
ne peut pas jouer avec ça. On ne
peut
pas jouer avec ça. C'est vrai qu'on évoque la loi agriculture et alimentation qui a été votée après une semaine de débat non-stop, une bataille d'amendements. La question qui a fait le plus débat, c'est l'interdiction
du
glyphosate. Fallait-il l'inscrire ou non dans la loi ? Pour vous, est-ce qu'il fallait l'inscrire dans la loi ? Oui. Oui, il fallait l'inscrire dans la loi.
Comme il fallait l'inscrire dans la loi,
l'interdiction de la publicité
pour
les enfants, des publicités alimentaires, pour les chaînes de télévision, c'est inacceptable. C'est
pour
ça que vous avez voté contre cette loi ? Tout à fait. C'est inacceptable. Et ça, j'insiste, je suis sur un plateau de télévision. Ça me rend absolument fou quand je vois à la télévision des gamins de 3 ans regarder des pubs pour des produits dégoûtants et que la collectivité nationale n
'ait
pas le courage de dire pas de pub pour enfants, pour manger... Pourquoi
?
Pourquoi ça n
'a pas été pris, ces décisions
-là ? Parce que les lobbies ont influencé ce gouvernement. Mais lesquelles ? Parce que
les écologistes, eux, quand ils ciblent les lobbies, ils disent que
c'est
la FNSEA. Non, mais
les
agriculteurs, il faut comprendre les agriculteurs aussi, les agriculteurs, ils ne veulent pas qu'on interdise le glyphosate si on ne trouve pas quelque chose pour le remplacer. D'accord. Donc, moi, ma position est simple. On sait que ce produit est dangereux. On doit avoir une course de vitesse scientifique pour apporter à nos agriculteurs un moyen de le remplacer. Et pour ça, je pensais qu'il fallait le mettre dans la loi, parce que quand c'est dans la loi, ça force les institutions à accélérer la recherche.
Est-ce
que c'est à nouveau des aveux, à vos yeux, pour Nicolas Hulot ? Mais Nicolas Hulot, s'il avait un peu de courage, il aurait déjà démissionné depuis longtemps. C'est
à nouveau des
aveux pour lui. Mais il ne sert à rien dans ce gouvernement. C'est un trophée de chasse. Je
ne sais pas si la
comparaison lui plaira beaucoup. C'est exprès que je dis ça. Non,
mais il y
a un moment dans la vie, là aussi, tous ces gens,
ils
veulent quoi être ministre, assis dans une voiture de fonction ? J'ai beaucoup de respect pour Nicolas Hulot. Je suis sûr que c'est un homme bien. Mais alors, pourquoi il reste dans ce gouvernement ? Nicolas Dupont-Aignan, vous savez quoi ? Les élections européennes,
ce
sera dans un an. D'ailleurs, à cette date-là, on sera à dix jours à peu près du scrutin. On va en parler, parce que c'est déjà les grandes manœuvres, avec Nathalie Moré, éditorialiste politique pour les quotidiens du groupe Ebra,
de
l
'Est de la France notamment. Bonjour Nathalie.
Bonjour Francis. Bonjour Nicolas
Dupont
-Aignan. Jeudi, Marine Le Pen vous a proposé de faire une liste commune pour les européennes. Vous avez eu trois jours de réflexion. Que lui répondez-vous
? D
'abord, de quoi il s'agit
? Elle
m'a écrit une lettre,
que
j'ai lue dans la presse, où elle m'invitait à venir avec elle sur une liste de son nouveau mouvement,
du
Front National, rebaptisé Rassemblement National. Une lettre, c'est plutôt bien, c'est élégant.
Une
lettre, alors que
son
bureau est quasiment en face du mien à l'Assemblée Nationale. J'aurais aimé qu'elle vienne m'en parler, mais qu'importe la forme, c'est ainsi, c'est la vie politique.
Le fond,
lui répondez quoi ? Sur le fond, c'est le
plus important, parce qu'il s'agit d'une question importante. Moi, vous savez, j'ai toujours pris mes responsabilités, à partir des questions de fond.
J
'ai quitté l'UMP
quand
les dirigeants de l'UMP ont bafoué le nom au référendum. C'était pas facile.
J
'étais candidat à la présidentielle face à des gros morceaux. C'était pas facile. J'ai osé
faire
barrage à Emmanuel Macron et soutenir Marine Le Pen au second tour.
C
'était pas facile. On n'était pas nombreux, je crois que j'étais le seul. Et maintenant, arrivent les européennes. Et je prends mes responsabilités, moi je vais pas me dérober, je dis à Marine Le Pen très clairement que sa proposition n'est pas du tout, même si ça part peut-être d'une bonne intention, à la hauteur de l'enjeu historique qui est devant nous. Donc attendez, c'est non. Je finis mon explication.
Quel
est l'enjeu ? Est-ce que c'est de savoir si M. Dupont-Aignan sera sur la liste de Mme Le Pen ou Mme Le Pen sur la liste de M. Dupont-Aignan ? C'est une question de cuisine politicienne qui ne m'intéresse pas. Quel est l'enjeu ?
Je vais vous répondre, mais je vais
vous
répondre.
Bon, laissez-moi finir un raisonnement. Quel est l'enjeu ? C'est de savoir comment on va refonder l'Europe et sauver la France.
Et
ça, pour moi, ça part d'un projet. Ça part du fond.
C'est exactement ce qu'elle vous propose. Ça part pas de la cuisine. C'est exactement ce qu'elle vous
propose. Elle vous propose de vous réunir et d'établir une charte commune
en vue des européennes. C'est ce qu'elle vous propose et
vous lui dites
non.
Quand je me réunis avec quelqu'un ou quand je rencontre quelqu'un, je sais déjà ce que je veux. J'ai entamé une action il y
a
un an. Les amoureux de la France. Jean-Frédéric Poisson du Parti chrétien démocrate. Bruno Norte du CNI. Des anciens députés des Républicains. Maintenant, M. Monod du Front National. Parce que nous, on veut une démarche sérieuse.
Vous voulez tout le monde sur le Front National ?
On part d'abord du projet.
Qu
'est-ce qu'on veut pour les frontières, pour les GAFA, pour l'emploi ? Une fois que ce projet
sera
achevé, c'est-à-dire à la fin de l'été,
j'enverrai
ce projet sérieux.
Parce
que moi, je pars du fond des choses. Une fois que ce projet sérieux sera élaboré, je l'enverrai à tous les responsables politiques qui se disent combattent M. Macron et l'abandon d
'Aprande. Y
compris donc Marine Le Pen. Marine Le Pen, M. Wauquiez. Mais pour l'instant,
je vais
leur
dire. Pour l'instant, vous dites
non à Marine Le Pen. Je dis non à la cuisine politicienne. Donc non à Marine Le Pen.
C'est quoi ? C'est un piège qu
'elle vous a tendu ? C'est ça la réalité ?
Attendez la suite. Je vais envoyer ce projet. Quand on l'aura achevé avec tous les amoureux de la France, on l'enverra à Mme Le Pen, à M. Wauquiez. Parce que je considère
que
nous gagnerons demain que si nous sortons du sol tête-à-tête avec Marine Le Pen. Le tête-à-tête que nous avons fait à la présidentielle n'est pas suffisant. Il était positif, il n'est pas suffisant. Je veux élargir bien
plus. Et
Mme
Le
Pen, à ce moment-là, j'espère qu'elle aura travaillé de son côté.
Et
qu'elle vous rejoindra. J'espère qu'elle aura travaillé de son côté, qu'elle aura clarifié sa position, parce que je ne la connais pas, sur l'euro notamment. J'espère que M. Wauquiez
aura
clarifié sa position. Et je leur dirai, unissons-nous tous ensemble, mais beaucoup plus large que des petites cuisines partisans. Nicolas Dupont-Aignan, pour terminer, aujourd'hui, c'est non à Marine Le Pen. Aujourd'hui, c'est non à la cuisine politicienne.
Donc non à Marine Le Pen,
pour l'instant. Et je vais vous dire une chose très claire. Personne ne fera passer, notamment aux yeux des électeurs du Front National,
que
je puisse être un diviseur, parce que s'il y a un type
qui
a été courageux,
qui
a franchi le pas, c'est moi.
En revanche, ce n'est pas parce que j'ai
franchi le pas, non, j'insiste, ce n'est pas parce que j'ai franchi le pas, que j'ai été d'une loyauté parfaite, que j'accepterai de partir aux Européennes sur un programme bancal pas
clair.
Moi, je pars des idées. Et après les idées,
on
aura l'occasion de rassembler beaucoup plus large. En tout cas, ça bouge beaucoup. Notre équipe vous a rencontré auprès de l'Assemblée Nationale, là,
récemment. C'est ce qu'on peut appeler les vases communicants.
Mon tour de la présidentielle a échoué. Parce que le projet n'était pas assez clarifié.
Ce
qu'on veut faire aux Européennes, c'est de partir d'une base solide.
Et
c'est le sens dont on est arrivé.
Vous
êtes la personne à courtiser
? Non,
moi, je
ne
suis pas un courtisant, moi. Je suis la tortue. Vous connaissez la fable de la tortue et des lièvres. Monsieur Monod m'a appelé en me disant qu'il quittait le groupe au Front National, mais qu
'il
ne savait pas encore s'il allait venir. Et puis, il a sauté le pas, je l'accueille. Monsieur Betati est venu aux Amoureux de la France, il est aussi émis, lui, vient de Nice.
Il t'a marché ?
Non, justement, je ne débauche pas. Vous savez, dans ce bistrot, le nombre de républicains qui sont venus me voir, de députés, c'est incroyable. Républicains qui me disent, sur l'Europe, tu as raison.
Bon,
on attend de voir si tu grossis un peu. Moi, je pense que le coup-là Dupont-Aignan est le mieux placé aujourd'hui en opposition et comme rempart, justement, à la destruction du régime Macron.
On
m
'a
reproché de prendre parti au second tour de la présidentielle alors que tout le monde prenait parti pour Macron. Donc, on avait le droit de prendre parti pour Macron,
mais
on n'avait pas le droit de prendre parti pour Le Pen. J'assume. En revanche, j'ai toujours dit que je restais indépendant. Non, nous, on va avoir plein de choses parce que, quand même, le ralliement de Mono
fait
qu'il y a plein de conseillers régionaux du Front National qui veulent me voir. Il faut quand même les recevoir. S'il y en a qui veulent venir...
J
'en ai un autre, là, de Jean-Centre. Ah oui ?
Ça,
c'est mon petit livre. C'est le livre que j'adore. C'est mon meilleur livre.
En
fait, c'est le plus court, comme quoi. Les 100 premiers jours, mon agenda de président. Et quand on le relit a posteriori,
on
se
dit
que ça aurait été quand même mieux
qu
'aujourd'hui.
Non, ça n'était pas elle. Nathalie.
On a vu dans le sujet Bernard Monod,
donc
ex-député européen FN qui vous rejoignait. Est-ce qu'il a vocation à avoir une place éligible sur votre liste européenne ? Parce qu'on a bien compris qu'il y
en
aurait une.
Mais je ne
fais
pas de mercato de joueur de football.
Mais
vous n'avez pas compris qui je suis. Si, si, tout à fait. Non, mais il
faut
faire le
dire. Mais
on
n'en est pas là.
Attendez, on n'en est pas là.
On
fait une liste quand on a un projet parfait.
Est
-ce que vous réalisez à quel point les Français n'en peuvent plus
?
Monsieur Wauquiez
défend
sa boutique. Madame Le Pen veut rénover sa boutique.
Je
leur dis depuis des mois, arrêtez. Les Français de droite et au-delà de la droite, patriotes, qui ne veulent pas de Macron, qui ne veulent pas de Mélenchon, attendent une entente, une coalition, mais sur du fond du solide.
Alors, moi, je suis au temps de
la réflexion.
Justement, Nathalie, il y a une question. Je veux
des réponses aux problèmes des Français.
Mais Nathalie, il y a une question.
Vous parlez de la rénovation de la boutique du Front National, qui, depuis vendredi, s'appelle le Rassemblement National. Est-ce que vous croyez qu'avec ce nouveau don, avec ce nouveau parti, est-ce que vous pensez que Marine Le Pen a plus de chances, justement, de rassembler
? Je
lui souhaite bonne chance. Mais nous sommes en liberté. L'union,
ce
n
'est
pas la soumission. L'union, c'est le rassemblement. Et le rassemblement, ce n
'est
pas changer un mot. Le rassemblement, c
'est travailler. Donc, pour elle, c'est que de l'affichage
? Non, peut-être pas. On verra. Je n'en sais rien. Je ne
suis
pas devin, je ne
suis
pas Madame Soleil. Ce que je sais, c'est que moi, je fais mon travail. Politique, parce que je considère
qu
'on est à la veille d'une crise de régime à la fois européen et français. Que M. Macron est une illusion
et
que les électeurs de droite attendent qu'on sorte des questions de la vieille politique, des appareils politiques. La question, ce n
'est
pas de sauver le Front National, ce n
'est
pas de sauver debout la France, ce n
'est
pas de sauver les Républicains. La question, c'est de sauver notre pays
et l'Europe. C'est tellement plus
important. Pardonnez
-moi, Mme Moret.
C'est tellement plus important que toutes ces questions, je n'en ai rien à faire.
Ceux qui viennent, qui veulent venir, viennent. Et on va
bosser, c'est tout.
J'ai une question sur les électeurs. Marion Maréchal réunissait jeudi soir à Paris l'électorat de plusieurs droites, il y avait notamment des fillonnistes. Est-ce que, selon vous, elle est plus en capacité que vous de faire le trait d'union entre toutes les droites ? Dit autrement, est-ce qu'elle est une rivale ?
Mais pas du tout.
Mais
depuis des mois, je ne cesse d'appeler les uns ou les autres à sortir de leur boutique pour défendre le pays. Marion Maréchal est une jeune femme de talent, elle a 28 ans, elle a décidé de prendre du recul pour parfaire sa formation. Dit-elle. Mais pourquoi je ne la croirais pas
?
Bon, d'accord, d'accord. Mais pourquoi ? Vous croyez que tout est histoire...
Non, non, mais d'accord. Vous vous
sentez plus proche d'elle que
de Marine Le Pen ? Non, je ne me sens pas
plus proche. Elle aura son rôle à jouer. Car, encore une fois, je ne veux pas qu'aux élections européennes, et en 2022,
il
y ait un monopole sur la France d'un M. Macron et d'un M. Mélenchon. Et je dis à toutes ces personnalités, arrêtez de penser à vous, arrêtez de vous dresser des pièges. Moi, je ne tomberai dans aucun piège, ça ne m'intéresse pas. Je veux offrir aux Français
un
programme de sortie de crise. Dernière question, Nathalie.
Entre Marine Le Pen, Marion Maréchalne Le Pen et Laurent Wauquiez, quel est votre espace politique
? La
base, les électeurs. Vous savez, nos électeurs en ont ras-le-bol des boutiques politiciennes, de la vieille politique, des petits pièges. Alors, tu es un diviseur, tu n
'es
pas uni, tout ça. On s'en fiche complètement. Je m'en fiche complètement. Ils peuvent dire ce qu'ils veulent. Je veux les amener à une coalition, comme en Italie, mais je les amènerai à une coalition sur un projet de fond. On commence, on ne met pas la charrue dans les bœufs, moi, on me disait ça quand j'étais petit. On ne
met
pas la charrue avant les bœufs. D'abord, on travaille sur un projet et puis après, viendra qui veut. Et d'ailleurs, il y
en
a beaucoup qui arrivent. Et ça me réjouit.
Vous avez
des noms
?
Eh bien, là, il y
a
déjà eu M.
Bonneau. D'autres noms, vous demandez. Non, il y a des républicains.
D'autres noms. Mais il y en aura d'autres parce qu'ils voient
que ma démarche... Vous dites qu'il y a
beaucoup de gens, mais
vous ne citez pas souvent de... Mais laissez du temps au temps,
ils verront qu'il y a beaucoup de gens qui apprécient ma façon, peut-être plus sérieuse de faire de la politique, peut-être moins flamboyante. Je ne ferai aucune attaque contre les autres. Je veux rassembler, mais sur du solide. Sur du
solide. Moi, je suis un terrain. Et pour l
'instant, c'est non à Marine Le Pen. On a
compris. Merci, Nathalie, d
'être
venue sur le plateau de dimanche. En politique, les aides sociales, au cœur du débat aussi, évidemment. Le gouvernement envisage des coupes. Voyons ce que les Français que nous avons rencontrés en pensent.
Trop
d'aides sociales en France.
C
'est-à-dire que... Le problème, est-ce que ça aide les gens à chercher du boulot ou pas
? Le
vrai problème, c'est qu'il y a de moins en moins de travail. Et donc,
beaucoup
de citoyens ne peuvent pas gagner leur vie en travaillant. Donc, s'ils restent sur le carreau,
on
ne
va
pas les laisser mourir de faim non plus.
Il faut
des filets de sécurité. Ben oui.
Parce
que ce n'est pas tout d'avoir des aides. Il faut encore les avoir justifiées. Moi, je pense qu'en travaillant,
on gagne sa vie. Même en ayant un master, je me suis retrouvé justement au chômage suite à un changement professionnel. Donc, c'est aussi important d'avoir des ressources pendant ces quelques mois où l'on recherche du travail.
Nicolas Dupont-Aignan.
Gérald Darmanin a dit il y a trop d'aides sociales en France. Est-ce que c'est votre avis
?
Il y a trop d'abus.
Il
y
a
trop de gaspillages. Pas trop d'aides sociales. Non, il y a trop d'abus. Et je n'aime pas la manière dont le gouvernement agit. Parce que quand on a un coup dur dans la vie, eh bien, on est heureux d'avoir un filet de sécurité. En revanche,
il
y a trop de fraudes. Et pourquoi le gouvernement ne lutte pas contre les fraudes ? Il y a 7 milliards de fraudes, le rapport de la Cour des comptes qui vient de sortir, 7 milliards de fraudes sur l'aide au chômage, sur les aides au logement. Donc, moi, je ne comprends pas cette manière de faire de la politique. Là aussi, c'est de la com. C'est diviser les Français. Le gouvernement a voulu diviser les Français sur la SNCF. Il a voulu diviser les Français sur beaucoup de sujets. Et
maintenant, on dit qu
'il
y
a trop d'aides sociales. Oui, il
y
a trop de gaspillages.
Donc, faisons le ménage. À propos
de la
SNCF.
Attendez, avant, excusez-moi. L'argent qu'a pris le gouvernement sur la CSG, sur nos retraités, il l'a donné à qui
?
Aux migrants,
aux
fonds européens, à la bureaucratie de l'Europe, et aux plus riches. Donc,
en
fait, ce gouvernement, il prend de l'argent dans la poche des classes populaires et moyennes pour le donner aux très riches. C'est pas bien. À propos
de la
SNCF, le conflit se poursuit, là, actuellement. Il y
a
une grève, là, en ce moment. Alors, le gouvernement dit qu'il est temps de terminer la grève. C'est votre avis aussi ? Je demande aux cheminots et aux syndicats, surtout, d'arrêter, d'embêter les Français.
Donc, d'arrêter la grève, c'est ça ? Non,
de faire grève autrement.
Qu'ils fassent la grève
de la gratuité. Mais oui !
La grève
de la gratuité,
l
'égalité,
ils
se retrouveront
en prison. Eh bien,
on les aidera. Parce que, je pense que le gouvernement mène une réforme qui va aboutir à la fin des lignes en province, des lignes SNCF, et ça va être un drame d'aménagement du territoire. Mais il faut que les syndicats arrêtent de prendre en otage les citoyens.
Jeudi, le Premier ministre a lancé la consultation sur la réforme des retraites qui est attendue pour l'automne 2019. Alors, le gouvernement retient le système à point, le maintien du départ de l'âge à la retraite à 62 ans. En gros, c'est ce que vous proposiez à la présidentielle. Donc,
ça ne fout pas, ça.
Sur le système à point, oui. Maintenant, je ne voudrais pas qu'il nous fasse le coup de la CSG, c'est-à-dire qu'il utilise la réforme pour encore davantage réduire les pensions de retraite. Car il y a le point. Ce n
'est
pas
prévu pour l'instant.
Attendez. Il n'a pas revalorisé, là, les retraites.
Il
n
'a
pas revalorisé les retraites.
Ça
veut dire que nos retraités, non seulement, ils ont eu la CSG, mais en plus, les retraites ne suivent pas l'inflation. Donc, d'accord
pour la retraite à point à condition de la revaloriser. Pour la retraite
à point, si on revalorise le point chaque année, parce que sinon, ça sera un piège terrible, un nœud coulant autour des retraités. Donc, oui, il
y a
une réforme d'égalité. Il faut l'égalité entre tous les Français. C'est ce que j'allais proposer. Mais attention à ce qu'on arrête de considérer que les retraités sont des nantis parce que les retraités,
ils
ont bossé.
Et
ils n'ont pas bossé 35 heures, ils ont bossé beaucoup plus. Pour terminer, Nicolas Dupont-Aignan, un bruit qui court, le loto du patrimoine.
Il a été lancé jeudi à l'Elysée pour financer les travaux de 18 monuments. Il y
avait
une longue liste qui sont en péril. Ce sera 15 euros le ticket. Est-ce que vous en achèterez un ? Oui,
j'aimerais en acheter un.
C'est une bonne idée. Je l'avais proposé aussi. Mais attention,
il
ne
faut
pas en même temps réduire les crédits au patrimoine
parce
que c'est typique, symbolique de la méthode Macron. Super coup politique. M. Berne est très gentil.
Il
passe à la télé. C'est une bonne initiative. Mais au même moment,
il
réduit les crédits des ministères au patrimoine. Alors, il y a 18 monuments qui vont être sauvés ou plus. Et puis,
il
y en a des milliers qui ne vont plus avoir d'argent. Tout ça, en tout cas, c
'est
sous l'équipe de la Française des Jeux. L'État veut ouvrir le capital. Jamais. C'est une honte de privatiser la Française des Jeux. En quoi ? 10%
?
Parce que ça veut dire que des intérêts privés vont utiliser les Jeux. Ce n
'est
pas bien. Mais s'ils sont minoritaires. Il faut contrôler ça parce que derrière, il peut y avoir après beaucoup de fraudes et beaucoup de drames. Il doit y avoir un contrôle public de la Française des Jeux. C'est l'argent des Français. Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir accepté notre invitation dans Dimanche un politique à retrouver sur le site France Info,
France TV et le compte Twitter de l'émission. Et Stéphanie Paire arrive pour l'actualité de la mi-journée. Sous
-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan