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InterviewManon Aubry· 12 janvier 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

Nous ne sommes pas le paillasson de Trump ! Manon Aubry sur France Info

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    La mobilisation en Iran ne faiblit pas, pourquoi ne pas manifester pour les Iraniens ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez la chute du régime iranien ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un dictateur Maduro ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France n'a pas répondu à la menace de Trump sur le Groenland ?

  • 6:30RelanceRéponse directe

    Pourquoi censurer le gouvernement maintenant ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Le budget 2024 est-il juste pour les Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Manon AubryFait
    « Donald Trump a dit "Si on frappe fort la population, moi je frapperai fort." »
  • 2:30Manon AubryFait
    « Il faut une aide extérieure pour éviter le massacre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Grenu. Bonsoir Man. Bonsoir.

Merci d'être la députée européenne insoumise. On le voyait dans le journal. La mobilisation en Iran ne faiblit pas le soulèvement, la révolte.

Peut-être demain la révolution et pourtant la répression s'amplifie. On a vu des images de tir à balle réel sur les sur les manifestants, images qui ont été vérifiées. Il y avait des manifestations vous auriez pu manifester pour pour soutenir les Iraniens, le peuple iranien qui se soulève.

Oui, bien sûr, on s'est déjà euh mobilisé à plusieurs reprises déjà en après 2019 et et la première révolte euh sous le slogan femme, vie et liberté et puis là euh cette nouvelle révolte qui est née euh à l'origine d'une mobilisation dans les bazars face au coût de la vie et qui devient une révolte politique à très juste titre qui cible le régime théocratique des Molins et dont j'espère qu'il pourra avoir sa fin et provoquer la la chute d'un régime qui répriment comme jamais un un régime à réprimé en Iran. On a vu que internet était complètement coupé. Donc les images que vous avez diffusé sont assez rares en fait.

On a à l'heure où on se parle assez peu d'images de ce qu'il se passe en Iran. Euh et une je crois un courage assez incroyable en particulier des femmes euh qui se mobilisent parce qu'on sait à quel point elles ont été euh l'objet de répression ces dernières années. Je voudrais saluer leur courage, leur dire tout mon soutien et espérer que le peuple iranien puisse retrouver sa pleine souveraineté sans ingérence internationale.

Euh parce que on assiste peut-être à un massacre à h clos. On ne connaît pas les bilances. C'est très difficile de de d'avoir des des chiffres fiables.

Donald Trump a dit "Si on frappe fort la population, moi je frapperai fort." Et on sait, on en a discuté dans cette émission que des plans militaires sont en discussion à Washington. Euh il faut une aide extérieure pour éviter le massacre.

Encore une fois, Donald Trump essaie de se placer en gendarme du monde en imposant la loi du plus fort, sa loi, la loi des États-Unis au service des intérêts des États-Unis. Donc non, je ne crois pas que ce soit la solution pour le peuple iranien. On a on a échangé on a échangé de notre côté avec des opposants au régime iraien, des opposants républicains qui nous disent et qui alertent sur le risque d'ingérence des États-Unis qui ne résoudra rien au problèmes.

Écoutez, il y a un cadre, je sais bien qu'il est bafoué ces derniers mois et ces derniers jours tout singulièrement par le régime de de Donald Trump qui est le cadre du droit international. et en droit international, on ne peut pas avoir un état qui intervient dans un autre état pour faire la police et pour faire la règle. S'il doit y avoir une décision et une éventuelle intervention internationale, elle doit se faire dans le cadre et sous l'égies.

Il devrait y avoir et je le souhaite un une réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies avec la difficulté que l'on connaît. C'est le poids prépondérant au sein de ce conseil de sécurité et le droit de véto notamment de la Russie d'un côté et des États-Unis de l'autre. Mais je crois encore au droits international comme seul vecteur pour rétablir euh la paix et je crois aussi à la force des Iraniens pour décider par eux-même ce qui est bon.

J'ai entendu d'une partie de la jeunesse qui disait euh euh ni euh le chat ni les molins. Euh alors justement Ra pas la vie le fils du chat en exil euh qui aux États-Unis est à Washington absolument aujourd'hui qui pourrait rencontrer d'ailleurs Donald Trump. C'est pas confirmé.

Ça peut pas être une une solution même transitoire. lui ne propose pas de prendre le pouvoir de restaurer la monarchie. Il dit qu'il veut accompagner une une transition.

Écoutez, par définition, c'est pas à moi française ni à nous ici de décider ce qui est bon pour le peuple iranien. Euh j'ai entendu dans les mobilisations une volonté de ne pas revenir au système antérieur à 79 avant la mise en place de du régime des Molins parce qu'il y avait déjà une répression sanglante importante. Il y avait une police politique déjà à l'époque.

Voilà. Après pour le reste, ce sera aux iraniens de décider. Souhaz vous souhaitez vous la chute du régime ?

Je souhaite évidemment la suite du régime et je souhaite plus que tout le retour de la démocratie. Je veux dire les gens de ma génération en Iran. J'ai échangé avec des camarades à moi d'origine iranienne qui ont à peu près le même âge que moi, une trentaine d'années et qui disent "Écoutez, nous dans notre vie, on n jamais connu la démocratie.

On n jamais voté, on n jamais décidé pour nous-même." Et c'est ce premier pouvoir le plus élémentaire qu'il faut rendre au peuple iranien. Rofin, j'ai vu qu'il y avait des gens qui qui vous critiquaient parce que pour des questions de vocabulaire, c'est pas vraiment ce que je pense moi, mais ils disent vous dites théocratique, un régime théocratique et alors ils vous disent mais pourquoi vous dites pas islamiste ?

Moi j'ai aucune difficulté à parler d'un vous gêne pas ? Non, j'ai aucune difficulté à parler d'un d'un régime islamiste. En plus que ça s'appelle la République islamiste.

Islamiste, diront. Tout à fait. Euh après euh je je veille à ne pas jeter l'eau propre sur euh l'ensemble des musulmans du monde entier qui ne sont évidemment pas responsables de ce régime euh politique qui a un régime politique euh barbare autoritaire euh et qui est le fait de despot.

Euh voilà. Après euh toutes celles et tous ceux qui veulent nous chercher des pou écoutez qu'ils aillent nous chercher des pou s'ils le veulent. Nous on a été au côté de ceux qui ont résisté au régime des molim tombait.

Est-ce que c'est un enjeu pour la France parce que les mouvements islamistes sont souvent euh téléguidés par l'état des des MOLA ? Est-ce que ça pourrait être pour nous un moyen aussi de en finir ou en tout cas d'affaiblir l'islamisme en Europe ? Je fais pas de de lien à proprement parler entre un régime théocratique et des mouvements terroristes islamistes qui peuvent exister en Europe.

Ce que je sais, c'est la première raison pour laquelle ce régime doit doit tomber, c'est d'abord et avant tout pour les Iraniens eux-mêmes. partout là où il y a des dictatures dans le monde. Si les peuples et on a vu un certain nombre de soulèvements partout dans le monde, je pense à des États comme le Sri Lanka, le Bangladesh, il y a des mobilisations notamment portées par la Gen Z.

Si les peuples peuvent venir à bout de ces régimes, c'est tant mieux pour eux. Et évidemment, le rôle d'État démocratique comme l'État français, c'est de l'accompagner sur la scène internationale, de l'appuyer euh pour euh assurer les garanties euh et le retour d'un régime démocratique. On va parler du Vené à présent après le raid militaire des États-Unis et la capture euh de Nicolas Madura.

Et bien Jean-Luc Mélenchon réclame qu'il reviennent au pouvoir. Écoutez, il doit se défendre et s'il le faut les armes à la main contre l'invasion nord-américaine et il faut obtenir de manière conséquente la libération du président Maduro parce que sinon ça signifie qu'on accepte l'opération qui a été faite hein. Est-ce que vous souhaitez Manon Oubr vous le retour du dictateur Madrois au pouvoir ?

Moi, je souhaite avant tout euh que le coup de force auquel on a assisté, c'est-à-dire le kidnapping euh par Donald Trump euh du président vénézuélien, je je souhaite qu'on y mette un terme parce que ça veut dire qu'il reviennent au pouvoir. Si après ce sera au vénézuezli euh de décider ce qui est bon pour eux, c'est la même réponse que j'ai pu vous faire pour le peuple iranien. Mais il faut un peu analyser d'abord ce qui est fait.

J'ai éévoqué à l'instant le droit international. en droit international des attaques d'état sont autorisées sous deux raisons. La première c'est de la légitime défense.

Tout le monde est d'accord pour que c'est la deuxème je vais je vais au bout et la deuxième c'est une décision des Nations- Unies. En aucun cas un État souverain peut attaquer un autre état souverain à forceurie quand l'objectif numéro 1 c'est d'accéder aux ressources naturelles et au pétrole. D'ailleurs, un signe qui ne trompe pas dans son discours de Donald Trump, juste après avoir kidnappé Nicolas Maduro, il a prononcé sep fois le terme pétrole et zéro le terme démocratie.

Il est très clair que son seul objectif, c'est d'accéder aux ressources naturelles. Le Venezuela étant la le premier la première ressource au niveau international en matière de pétrole. Pour le reste euh une fois que si on prend cette hypothèse euh même si elle ne semble pas la plus privilégiée du retour de Nicolas Maduro euh au Vénézuezuela, moi j'ai jamais été une partisane de Nicolas Madura.

Il faut que les Vénézuéliens puissent décider par eux-même. Mais c'est pas à Donald Trump d'imposer le régime politique pour les Vénézuéliens. Est-ce que il y a d'autres responsables de la France à souis qui ont qui ont pas répondu au fond à la question toute simple ?

Est-ce que c'est un dictateur ? C'était un dictateur Madoro ? Je vous donc je vous la pose.

Est-ce que c'était un dictateur ? Voilà, moi je vous le dis et je tout le monde pense que oui, mais je je vous je vous l'ai dit d'emblé, ce n'est pas un modèle pour nous. Vous pouvez vous pouvez le qualifier de tous les termes que vous voulez.

Le problème, je vous explique le la raison pour laquelleous pas grand la raison pour laquelle nous voulons pas de donner de qualificatif, c'est que on ne veut pas donner prise ni de justification à l'attaque qui est faite par les États-Unis. Je vous donne un autre exemple. au moment où les États-Unis ont attaqué l'Irak.

Je vais jusqu'au bout de ma démonstration. Je vais jusqu'au bout de la démonstration. Au moment où les États-Unis ont attaqué l'Irak de Saddam Hussein, on venait pas sur tous les plateaux télé nous demander est-ce que vous pensez que Saddam Hussein est un dictateur ou non ? parce que de toute évidence l'attaque des États-Unis était illégale et que la France d'ailleurs à l'époque avait une voix forte pour dénoncer cette volation du droit international et le débat ne portait pas sur la nature du régime politique en Irak que ni moi ni euh tous les groupes politiques quel que soit leur nature ne défendaient à l'époque comprend pas pourquoi difficile pour vous vraiment de dire à l'époque il y avait pas de débat tout le monde pensait que c'était un dictateur Saddam Hussein ça ne justifiait pas forcément l'intervention améli vous ne posiez pas la question de la nature du régime il est quand même assez curieux moi je me suis posé la question j'ai répondu c'était une dictature.

Je ne crois pas à l'époque sur les plateaux télé au moment de l'attaque qu'on se focalisait sur la nature du régime politique. On se focalisait plutôt sur la légitimité pour tout le monde que c'était une dictature. Non je ne crois pas à ce moment-là qui était posé comme une évidence que ce soit une dictature pour le mais je mais je lève toute ambiguïé.

Je Nicolas Madura n'est pas mon modèle. D'ailleurs, au moment de son élection et je mets des guillemets son élection, sa réélection en 2024 au Parlement européen, on a voté un certain nombre de textes et moi j'ai voté un certain nombre d'amendements qui reprenaient les interrogations des Nations- Unies sur la transparence des élections. J'ai une question et et donc je je ne crois pas qu'on puisse le prendre pour régime pour modèle.

Par contre, vous aviez eu le modèle chaviste pendant un temps. Laurent Chavez, ce n'est pas Nicolas Maduro pour le coup. Je ne comparerai pas les les deux régimes.

Je pense que Nicolas Maduro a dévoyé ce qui était le tvisme à l'origine qui d'ailleurs avait visé avait réussi à diviser par deux le taux de pauvreté, avait réussi à diviser par deux le taux de mortalité infantile qui avait redonné du pouvoir au Vénzuélien. Il y a un truc que j'arrive pas à comprendre. Pourquoi est-ce que la France a soumise ?

C'est un peu différent, j'ai l'impression. En tout cas, la France insoumise a défendu si longtemps ce Attendez, je termine. Ce régime Maduro parce que quand on regarde le le bilan, c'est quand même une catastrophe historique.

Le le il y a une inflation épouvantable et c'est pas lié seulement au aux sanctions américaines, contrairement à ce que j'ai entendu. Le l'effondrement de l'économie vénézuezenne, elle a commencé avant que les sanctions américaines s'appliquent, notamment sur le pétrole. À quel moment nous avons défendu le régime de Nicolas Mag ?

J'entends ça tout le temps. Je je vous invite à m'écouter, à nous écouter attentivement. Je ne crois pas que j'ai écouté attentivement mais M mais l'enchant je vous invite à trouver je vous invite à trouver des paroles venant de sa part.

Il n'a pas pris je vais vous dire assez clairement parce qu'on s'est posé c'est la question la dernière fois que Jean-Luc Mélenfon s'est rendu au Venezuela cit en 2012. C'était avant l'élection, la première élection de Nicolas Maduro. Depuis, nous avons été très prudents pour la simple et bonne raison que nos camarades en Amérique latine avec qui on entretient aussi des liens étroits, je pense au président de la Colombie, je pense au président du Brésil, eux-mêmes nous ont dit attention les conditions de son élection et y compris ce qu'il l'a fait quand il était au pouvoir.

Nicolas Maduro par exemple a emprisonné l'ancien ministre de la justice, l'ancien procureur général sous Chavez. Donc je je là aussi je m'inscris en faux, je ne pense pas. Par contre je pense pour terminer d'un mot là-dessus, je pense que ce qui devrait tous vous choquer et ce sur quoi on passe très peu de temps, c'est le la volonté impérialiste de Donald Trump et le paillasson qui est qui est en train de constituer l'Union européenne qui ne dit rien, qui ne proteste pas et qui laisse le Groenland, c'est-à-dire un territoire européen, être menacé.

Je pense qu'on devrait passer un peu plus de temps làdessus parce que sur la nature du régime politique de de Cuba qui est peut-être précipité avec ce qui se passe à au Venezuela. Qu'est-ce que vous répondez à Donald Trump qui dit "Vous acceptez mon accord" ou sinon il y aura plus de pétrole, plus d'argent ? Il y aura plus rien à destination de Cuba.

Écoutez, le régime américain déjà pressurise le peuple cubain depuis un certain nombre d'années et qui vit sous des sanctions extrêmement importantes, qui produit qu'une seule chose, c'est de la pauvreté à Cuba. Et on voit très bien que la seule volonté là aussi de Donald Trump, tant qu'on lui met pas un stop, il va continuer à faire sa loi de parlement. Prends le du du Grand Lord, la première ministre danoise a été le plus claire possible.

Pour l'instant, euh personne n'a parlé d'envoi de troupe. Personne ne parie sur une invasion militaire de des États-Unis, du Groenland, mais personne n'arrive à apaiser, faire baisser son projet réaliste au Groenlande. Alors, vous qui êtes député européenne, qu'est-ce que vous lui répondez ?

Le problème c'est que personne ne dit rien. Pire au moment où Donald Trump, laissez-moi répondre monsieur Geoffrein. Au moment où Donald Trump a attaqué le Venezuela, Emmanuel Macron a dit "Bravo et merci de nous débarrasser de Nicolas Madurau, lequel tweet a été repris en fanfare par Donald Trump." Donc, on voit bien que tant que les États européens s'agenouillent devant les États-Unis et à aucun moment ne prennent la moindre sanction des sanctions à l'égard du régime américain.

Euh, on a à juste titre pris des sanctions contre le régime de Vladimir Poutine au moment où il a envahi l'Ukraine. J'ai voté pour ma part des sanctions. Je pense je pense que des sanctions ciblées contre Donald Trump et un certain nombre de milliardaires milliardaires qui l'entoure serait à même de dissuader Donald Trump.

Faute de quoi ? Aujourd'hui, moi je suis Donald Trump, je vois que personne ne réagit en Europe. Ça veut dire que j'ai un blanc sein pour envahir le Groenland.

Aujourd'hui, le Groenland, demain qui peut-être d'autres États européens. Ce qui est une certitude, c'est que Donald Trump recherche les États qui possèdent des ressources naturelles. Donc vous pouvez regarder tous ceux qui ont des ressources naturelles, ils sont les prochains sur la liste rien.

Si et si les Danois décident de résister de manière symbolique évidemment, mais avec des soldats en déployant des soldats danois au Groenland en disant bah si vous voulez envahir le Groenland, il il falloir déjà désarmer ou battre ces soldats. Est-ce qu'il faut les soutenir ? D'abord, je souhaite qu'on en arrive pas là et c'est précisément la raison pour laquelle il faut réagir dès maintenant avec des sanctions parce que si on arrive à ce niveau-là, vous arrivez dans le cadre d'un conflit direct.

Ah oui ! Euh et vu le nombre de conflits qu'on a déjà à l'échelon international, je ne sais pas dans quelle mesure onentre pas qui attaque onentre pas dans le cadre d'une troisème guerre mondiale. Pour le reste, il y a un principe de solidarité dans les traités européens.

Ce principe de solidarité, je ne le remets pas en question, mais ce principe de solidarité pour qu'il vive, il faut qu'il y a un principe de solidarité y compris en amont. Et quand on voit à quel point les réponses ont été extrêmement éparces et diversifiées au moment des menaces qui ont pesé sur le Groenland maintenant, mais elle ne date pas d'aujourd'hui. Vous souvenez peut-être il y a quelques mois déjà euh Donald Trump avait menacé le Groenlande et à ce moment-là, il y avait pas eu de réponse unies de l'Union européenne et de réponse ferme.

Donc, il faut d'abord de la fermeté dans les réponses, dans les sanctions avant d'arriver à un conflit armé. Il y a un principe aussi qui est la décision démocratique en Europe. Le traité du mercour a été entériné par une large majorité démocratie large majorité de des pays au sein des de l'Union e 27 des de l'Union européenne à 27.

Vous étiez vous étiez contre. Il va être mise en œuvre. Ursula Vandalyenne l'a dit, vous l'acceptez.

C'est la démocratie. Alors c'est un scandale vraiment sur toute la Nine et je veux qu'on mesure bien ce qui est en train de se passer. D'abord, cet accord sur le fond, c'est le pire accord de libre échange jamais signé par l'Union européenne qui va mettre nos agriculteurs face à une concurrence déloyale, qui va nous empoisonner.

Un tiers des pesticides qui sont autorisés au Brésil par exemple sont interdits dans l'Union européenne et qui va être une catastrophe écologique. Pourquoi importer de l'autre bout du monde du bœuf, du soja, du maïs de les clauses de sauvegarde, tout ça c'est clauses de sauvegarde, c'est du vent. Elles n'ont aucune chance d'être activée.

Mais c'est avant tout un scandale démocratique. Écoutez, je suis la seule française qui siège dans l'équipe de négociation du Parlement européen sur cet accord. Nous n'avons même pas été informés de la mise en œuvre provisoire de cet accord contre le droit européen puisque dans le droit européen, les Étatsmembres, donc le Conseil et le Parlement européen, sont ce qu'on appelle codécisionnaire, c'est-à-dire qu'on a le même niveau de pouvoir et c'est la première fois dans l'histoire qu'un accord de libre échange entrerait en vigueur sans même le vote du Parlement européen.

On peut empêcher de contourner ce vote du parlement peêcher à plusieurs niveaux à plusieurs niveaux. Premier niveau, un recours devant la Cour de justice de l'Union européenne que j'ai initié et qui a été signé par 145 députés issus de cin groupes politiques différents et de 21 nationalités différentes. C'est important pour montrer que c'est pas que un sujet pour bloquer la mise en œuvre.

Alors ça normalement si la présidente du parlement qui est du de droite du groupe de François Xavier Béami arrête de bloquer le met à l'agendas ce qui en toute vraissemblance sera le cas à la fin du mois de janvier si ce recours est voté par une majorité du parlement alors il est ce qu'on appelle suspensif. Ça veut dire que l'accord ne pourra pas être mise en œuvre tant que la cour de justice n'aura pas rendu son avis ce qui peut prendre un an ou de ans. Ça c'est la première éta il y a une chance que il soit voté.

Il y a une forte chance qu'il soit voté pour plusieurs raisons. La première, c'est qu'il est issu de c groupes politiques différents, pas uniquement de mon groupe. La deuxième, c'est que la dernière fois que j'ai déposé un amendement contre l'accord avec le mercosour, ça date d' il y a de ou 3 mois, il a été adopté à 15 après.

Majorité, il a quand même été macroniste pour soutenir ce Oui, il est même signé par certains députés macronistes. Pourquoi déposer une motion de censure si l'histoire n'est pas finie ? Vous vous allez peut-être tous ensemble pour une fois qu'il y a quelque chose qui crée de l'unité dans le pays.

Là c'est contre le mercos. Pourquoi censurer maintenant alors qu'on a un peu besoin d'un budget de stabilité et que vous pouvez faire cause commune au Parlement européen ? Parce que la vérité c'est qu'Emmanuel Macron n'a rien fait pour enterrer cet accord.

Ça fait 8 ans qu'il est président de la République. Croyez-vous pas que en 8 ans, il aurait pu se donner les moyens utiliser des outils, des leviers du rapport de force pour faire en sorte que cet accord ne voit jamais jour. Ça aurait été impensable.

Laurent Geofrin, vous êtes un enfin analyste de la vie politique de ces dernières dizaines d'années. Je je on aurait jamais imaginé il y a 15 ou 20 ans qu'un tel accord si important puisse être adopté sans l'accord de la France qui est un membre fondateur de l'Union européenne qui est la deuxème économie européenne c'est une capitulation voire même une humiliation ou mais juste au moment où il vote non vous le censurez mais la vérité c'est qu'Emmanuel Macron quand je vous dis qu'il n'a rien fait vous souvenez peut-être son dernier déplacement au Brésil dit qu'il voyait d'un œil positif cet accord on voit qu'il a eu des allées des allersretours et que il vote non par opportunisme au dernier moment, mais qu'il n'a jamais rien fait pour créer cette minorité blocage. Minorité de blocage, c'est pas si compliqué.

C'est quatre États représentant au moins 35 % de la population, il aurait pu utiliser des outils du rapport de force. Tout le monde le fait en Europe. Menacé de la contribution en attendant la France a voté.

Non, il y a pas grandchose de plus à faire quand on arrive. Il aurait pu menacer avant utiliser des outils du ne l'a pas fait. Il a baissé la tête.

Il a capté. Il a essayé de constituer une coalition avec les pays qui étaient cont Georgia Méloni elle-même qui a retardé le vote d'ensembe de minutes seulement pour évoquer la intérieure la dissolution le budget parce que à cause de votre censure peut-être que ou grâce à votre censure voilà donc brandit à nouveau la menace de la dissolution coup de bluff ou coup de pression j'y crois pas vraiment pour être honnête c'est un peu grossier c'est vraiment Sébastien lecorn premier ministre qui a peur de passer à la trrappe et qui fait fuiter de manière très opportune dans les médias que peut-être peut y avoir des nouvelles élections législatives. L'fficielle est grosse, c'est juste pour faire pression sur le Parti socialiste qui honnêtement n'avait même pas besoin de cette pression là pour s'agenouiller devant le premier ministre et garantir qu'il qu'il ne votera pas la censure.

Non, qui garantir qu'il ne votera pas la censure sans rien obtenir. La première chose d'ailleurs qui avait revendiqué le Parti socialiste, c'est le fait qu'il n'y ait pas de 493 et puis là je vois des dirigeants du Parti socialiste qui demandent eux-mêmes l'utilisation du 49. Et la raison pour laquelle on veut censurer ce gouvernement si tout est écrit d'avance comme vous dites à quoi sert votre censure elle va pas être adopté c'est pas un jeu en fait la raison pour laquelle on veut censurer ce gouvernement c'est à la fois parce qu'il n'a rien fait pour bloquer l'accord de libre échanger avec le maireour parce qu'il nous humilie sur la scène internationale et parce que le budget en lui-même il fait la poche des Françaises et des Français.

Je veux dire, ce budget euh il euh l'effort fiscal pour les plus pauvres est deux fois plus important que le budget barnier qui était pas déjà euh le budget qui faisait la plus grande redistribution des richesses. Il faut donner à la il faut en sentir pas avec un budget qui baisse les allocations familiales pour les ménages qui ont des enfants de plus de 14 ans qui augmente la les taxes sur les auto-entrepreneurs, qui augmente plein de petites taxes taxes sur les vapoteuses. Il est fait de plein de petites taxes qui touchent les plus pauvres plutôt que de s'en prendre au plus riches.

La vérité c'est que ce gouvernement n'a jamais cherché le compromis. Je vous donne un autre exemple que le Parti socialiste avait brandi qui était la taxe Zukman. À aucun moment, le gouvernement n'a envisagé de mettre à contribution les milliardaires dans notre pays.

Je regrette que le Parti socialiste à la fin soit prêt à accepter un budget sans avoir ce qu'ils avaient eux-mêmes demandé, ce qui à mon sens était insuffisant. Donc oui, c'est pas surprenant qu'un groupe d'opposition comme le nôtre s'y oppose et veuille tourner la page du macronisme. Merci beaucoup.

Merci à vous. Merci Man. Merci à vous Laurent Geofrein.

On se retrouve vendredi prochain pour un nouveau tout est politique du weekend.