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InterviewLCP (sur YouTube)· 2 octobre 2026 26 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & électionsRetraites

"La France dégringole" : Ségolène Royal dans quai n°8 - LCP Assemblée nationale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous partagez ce constat comme quoi la France dégringole, que ça soit la démographie, le niveau scolaire, l'économie, sa place dans le monde ?

  • 0:42FerméeÉludée

    Vous vous mettez dedans ou pas ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'à ces crises là il y a pas aussi une crise morale en fait qui traverse notre pays ?

  • 2:04OuverteRéponse directe

    C'est quoi exactement l'ordre juste ?

  • 2:42FerméeRéponse directe

    On a une devise liberté, égalité, fraternité. Quel est pour vous le mot le plus important des trois ?

  • 3:24RelanceRéponse directe

    Et pourtant, c'est celui qui est le moins considéré finalement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Fait
    « Non, je le mets pas dedans parce que dans les responsabilités politiques que j'ai eu, ouais. Euh j'ai agi et et j'ai la preuve de mes actions, que ce soit sur le réchauffement climatique, que ce soit sur la lutte contre les maltraitants sur les enfants, sur l'exigenence scolaire, j'étais mise de l'enseignement scolaire, sur la présidence de poids toucharante euh avec l'excellence environnementale, la voiture électrique déjà vous rendez compte il y a il y a 20 ans la voiture électrique si j'avais été suivi mais c'est ça aurait été extraordinaire, on aurait été les champions mondiaux du véhicule électrique. »
  • 2:04Fait
    « Il a plus de repère. Il y a beaucoup de repères. Où est le bien ? Où est le mal ? Quels sont les objectifs à atteindre ? Où est la récompense des efforts ? Où est la justice sociale ? »
  • 2:42Fait
    « Les raffineries n'ont jamais gagné autant d'argent, les transporteurs de pétrole n'ont jamais gagné autant d'argent. Les distributeurs n'ont jamais gagné autant d'argent puisqu'ils se payent en pourcentage sur l'augmentation du prix du brut qui lui-même est la conséquence d'une d'une spéculation. »
  • 3:24Fait
    « C'est le plus important. Celui dont on parle le moins. C'est le plus important. »
  • 5:33Fait
    « Les institutions ne sont pas responsables des abus de pouvoir. »
  • 6:57Fait
    « Le référendum c'est très artificiel. Ah parce que la question va être schématique parce qu'il va y avoir une campagne électorale qui va encore épuiser les gens faire des disputes coûter cher. »
  • 8:16Fait
    « On matraque les gilets jaunes, on matraque les manifestations, ils ont envoyé les matraques sur les infirmières, ils envoyaient les matraques contre les pompiers, ils envoyaient les matraques contre les agriculteurs. »
  • 10:14Fait
    « C'est un problème que je connais bien parce que j'étais ministre de la famille et de l'enfance. Oui. Et j'étais conseillère de François Milan pendant 10 ans sur les questions de démographie aussi. »
  • 10:57Fait
    « Il y a un peu un conflit générationnel aujourd'hui. C'est honteux que des dirigeants alimentent le conflit générationnel. »
  • 13:36Fait
    « La capitalisation ou la le détournement vers le privé va coûter beaucoup plus cher aux gens parce qu'il faut payer les actionnaires des compagnies d'assurance. Vaut mieux un tarif de sécurité sociale qu'un tarif de compagnie d'assurance. »
  • 14:16Fait
    « Je suis socialiste. Oui, donc foncièrement au sens où au sens où je pense que une solidarité euh interne dans une société et est productrice de valeur économique. »
  • 17:38Fait
    « Il faut des gens d'expérience, il faut des gens d'expérience, je pense, d'expérience et qui ont déjà réalisé des choses qu'on peut juger sur leurs actes. »
  • 18:53Fait
    « Vous rendez compte que j'ai créé une usine de voiture électrique là avec Liè avec des c'est Peugeot, c'est les français qui ont inventé la voiture électrique et aujourd'hui on est quand même il y a 10 ans j'ai vu un produit la bien électrique ou et maintenant on nous dit ah bah faut relancer une voiture électrique. »
  • 19:33Fait
    « On a sous-estimé la Chine, on les a pris pour des paillassons à avec des leur bas salaire là. Puis tout d'un coup, on s'est rendu compte qu'il nous dépassait. »
  • 22:25Fait
    « Les Français sont aussi difficiles à gouverner. C'est ce que disait le général de Gaulle, c'est ce que disait Emmanuel Macron. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour, c'est Golen Royal. Bonjour. Est-ce que vous partagez ce constat comme quoi bah la France dégringole, que ça soit la démographie, que ça soit le niveau scolaire, que ça soit évidemment son économie, sa place dans le monde, vous partagez déjà ce constat avant qu'on parte vers l'avenir ? Oui. Oui, bien sûr. C'est ça qui est triste d'ailleurs et notamment pour les jeunes générations parce qu'elles se disent "Mais et nous, qu'est-ce qui va nous rester en gros Et puis même les retraités, j'en entendais hier là qui répondaiit en disant une phrase d'outre simple qui disait "Mais avant on était heureux, ça fait mal au cœur. Avant on était heureux et maintenant avec la hausse des prix, avec la dégradation de tout, le manque de repère, les guerres à nos portes, la crise climatique au

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responsable politique aussi." Non, peut-être. Bien sûr. Mais bien sûr. Vous vous mettez dedans ou pas ? Non. Non, je le mets pas dedans parce que dans les responsabilités politiques que j'ai eu, ouais. Euh j'ai agi et et j'ai la preuve de mes actions, que ce soit sur le réchauffement climatique, que ce soit sur la lutte contre les maltraitants sur les enfants, sur l'exigenence scolaire, j'étais mise de l'enseignement scolaire, sur la présidence de poids toucharante euh avec l'excellence environnementale, la voiture électrique déjà vous rendez compte il y a il y a 20 ans la voiture électrique si j'avais été suivi mais c'est ça aurait été extraordinaire, on aurait été les champions mondiaux du véhicule électrique. Vous êtes de ceux qui ont plutôt anticipé. Je pense avoir anticipé et

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malheureusement d'avoir pas été souvent suivi. H h sauf quand j'avais la responsabilité des affaires publiques. C'est pour ça que là on pouvait pas me freiner de façon. C'est pour ça que vous avez toujours voulu être présidente de la République. J'ai pas toujours voulu être présidente de la République. Non, je crois que ce sont les circonstances. Ils font que ils font que j'ai pas de dégo à ce point développer de me dire je suis la meilleure et cetera. C'est alors est-ce que on a évoqué plusieurs crises là mais très très rapidement. Est-ce qu'à ces crises là il y a pas aussi une crise morale en fait qui traverse notre pays ? Si. C'est-à-dire qu'il y a plus d'autorité ? Comment ça se manifeste ? Il a plus de repère. Il y a beaucoup de repères. Où est le bien ? Où est le mal ? Quels

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sont les objectifs à atteindre ? Où est la récompense des efforts ? Où est la justice sociale ? Bien sûr qu'il y a plus de moral. Et donc les gens se demandent qui va remettre cette cette morale, ses repères. C'est ce que j'appelle l'ordre juste. C'est quoi exactement l'ordre juste ? Ben l'ordre juste c'est une morale publique justement. C'est la morale c'estàdire ben oui là aujourd'hui les gens sont confrontés à la hausse des prix des carburants et des prix de l'énergie. Oui. Donc c'est quoi l'ordre juste ? C'est d'empêcher que certains à cause de cette crise des carburants s'en mettent plein les poches. C'est très injuste. C'est très et c'est le chaos. C'est très désordonné. Alors qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'il y a une spéculation sur le prix du baril de pétrole.

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Les raffineries n'ont jamais gagné autant d'argent, les transporteurs de pétrole n'ont jamais gagné autant d'argent. Les distributeurs n'ont jamais gagné autant d'argent puisqu'ils se payent en pourcentage sur l'augmentation du prix du brut qui lui-même est la conséquence d'une d'une spéculation. Et à la fin, c'est le consommateur qui paye. C'est nos usines, nos entreprises, nos artisans qui sont en faillite et des gens qui ne se déplacent plus pour aller travailler parfois. Donc un effondrement économique qui menace aujourd'hui toute l'Europe. On a une devise liberté, égalité fraternité. Quel est pour vous le mot le plus important des trois ? C'est fraternité. Ah bon ? Oui. Je l'ai toujours dit. L'endre juste, ça fait partie de la fraternité. Bien sûr. Oui.

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Et pourtant, c'est celui qui est le moins considéré finalement. Oui, mais c'est le plus important. Celui dont on parle le moins. C'est le plus important. Oui, la fraternité c'est d'abord c'est la cohésion nationale. C'est le fait de prendre soin les uns des autres. Oui, c'est le fait qu'un pouvoir en place ne doit pas s'aimer lui-même, mais d'abord aimer le peuple qui lui a confié provisoirement le le pouvoir. C'est le sentiment que parce que en effet les efforts seront équitablement répartis, qu'on peut donner le meilleur de soi-même et que il faut refuser le repli sur soi et c'est surtout de renoncer à la gouvernance par la peur que l'on subit maintenant depuis des années. Les responsables politiques ou les ceux qui dirigent ce pays n'ont pas un discours suffisamment positif,

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suffisamment allant, enthousiasmant pour l'avenir. C'est pas seulement le discours, c'est leur posture et c'est des raisons au nom desquelles ils agissent. Ouais. Parce qu'une vraie démocratie, c'est d'expliquer au peuple au nom de quelle raison on prend telle ou telle décision. Hm. Et là, quand avec le macronisme, on a subi des décisions euh autoritaires inexpliquées, arrogantes. Quand le peuple souffre, par exemple les gilets jaunes, on on ne se remet pas en le pouvoir ne se remet pas en cause. Et pourtant, il y en a un qui avait dit il faut se réinventer et moi le premier. Oui. Pourtant la promesse n'est pas Je pense que c'est le pouvoir qui rend fou en fait. Alors alors c'est le pouvoir qui rend fou. Ah ouais. Mais vous êtes une femme de pouvoir. Oui, mais moi je j'ai jamais considéré

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si vous voulez que j'étais une femme de pouvoir parce que je suis meilleur que les autres. J'ai jamais pensé ça. D'ailleurs, j'ai inventé la démocratie participative. Oui. Le problème c'est qu' un président qui est élu, il va penser que c'est grâce à lui que qu'il est le meilleur que les que les autres et donc il a tous les pouvoirs et qu'il peut décider de tout tout seul. Mais c'est dramatique. Alors justement précisément, vous mettez le le doigt sur quelque chose de très important. Est-ce que pour réinventer notre pays, pour que ce pays aille mieux, est-ce qu'il faut aussi et ben changer les institutions pour arrêter bah qu'il y ait une espèce de personnalité, un démurge ou un tomaturge qui gouverne ce pays ? Alors, il y a beaucoup de propositions sur le changement des institutions. Oui,

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mais c'est c'est pervers parce que c'est faire porter aux institution la responsabilité des abus de pouvoir. Oui. Les institutions ne sont pas responsables des abus de pouvoir. Oui. Donc l'enjeu c'est d'habiter autrement les institutions. C'est ça. D'habiter autrement les institutions. Ce sont les hommes et les femmes qui font les institutions. absolument dans leur état d'esprit, dans leur posture, dans leur conception du pouvoir comme disait Marc Bloc, vous savez il y a un fondamental essentiel en tout cas pour moi en politique c'est notre peuple mérite d'être mis dans la confidence. C'est c'est la démocratie participative au pas que avec des mot Comment vous la traduisez cette démocratie participative ? C'est ça. Notre peuple mérite d'être mis dans la

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confidance, c'est de considérer que tout citoyen est votre égal. Un citoyen est légal du président de la République. Quel que soit son vote, il a une légitimité à s'exprimer et et par conséquent le peuple en général a la même légitimité que les dirigeants puisque c'est le peuple qui vous donne ce pouvoir qui vous le confie provisoirement. Donc vous avez la responsabilité comme disait Anna d'ailleurs merveilleusement chaque fois que vous prenez une décision c'est d'expliquer au nom de quel principe vous la prenez. Voyez quand on nous fait le sur la gestion du Covid par exemple nous avons été pris pour des enfants, pour des immatures, cette bande d'hommes là tous les matins qui nous donnait le nombre de morts pour bien nous faire peur. Ouais. Et des jeunes qui s'en sont pas remis

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d'ailleurs de l'isolement pendant le Covid. contra quié fa alors que il aurait fallu utiliser l'intelligence collective, dire au maires qu'est-ce que vous pensez, comment quelle configuration vous avez alors que là la règle a été imposée partout un bistro de campagne comme un un endroit où il y avait de de 200 personnes. Il faut gouverner avec en ayant recours beaucoup au référendum justement pour donner la parole aux citoyens. Je ne crois pas. Ah bon ? Non monsieur c'est contradictoire alors non non parce que le référendum c'est très artificiel. Ah parce que la question va être schématique parce qu'il va y avoir une campagne électorale qui va encore épuiser les gens faire des disputes coûter cher.

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Alors que vous savez si vous interrogez les gens si vous faites des sondages plus élargis que ceux qui existent vous savez ce que les gens pensent hein. Il faut partir du principe que les citoyens sont intelligents. Oui. Macron nous a fait croire le contraire souvent et souvent les dirigeants général. Vous êtes des idiots, donc on va décider à votre place où vous votez contre la réforme des institutions européennes. Mais mais c'est pas grave, on va vous quand même vous taper sur la figure et puis faire le contraire. Mais non, les gens sont très réfléchis. Comment ça c'est des conférences citoyennes ? Comment ça se passe ? Mais c'est déjà quand il y a un mouvement social de se dire "Mais pourquoi il y a ce mouvement social et comment je réponds aux préoccupations ?"

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Ouais. Et je vous dis une chose, si moi j'arrive aux responsabilités, je ne sais pas, je sais pas si je vais rien, il y aura pas de mouvement social, il y aura une France en paix, il y aura une France paisible car comment imaginer avec les les problèmes que nous avons les défis à relever entre la crise climatique, les guerres, le problème de la compétitivité de la France, la dégradation de l'éducation, les problèmes sur la santé et cetera, la souffrance psychologique des jeunes, on puisse encore se permettre d'avoir des mouvements sociaux. Hm hm. Le coût économique, social et diplomatique même des gilets jaunes, des manifestations pour les retraites, des manifest tout tout ce mondelà ayant été d'ailleurs matraqué là. On matraque les gilets jaunes, on matraque les

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manifestations, ils ont envoyé les matraques sur les infirmières, ils envoyaient les matraques contre les pompiers, ils envoyaient les matraques contre les agriculteurs. Mais c'est mais c'est vous imaginez le coût économique le gilet jaunes, fallait retirer la taxe carbone. En 24 heures, c'était fini. Les retraites, fallait arrêter d'y toucher. Ce que vous nous décrivez, c'est un peu le monde des bisous nours. Il y a toujours en plus la France n'est pas seule au monde. Elle vit dans un environnement compliqué. Il y a de plus en plus de conflits, elle a moins de de partenaires. Les Américains, il y a de grosses menaces un peu partout dans le monde. Oui. Plus pour que ça soit la paix à la maison. Si en plus de tous ces problèmes que vous évoquez, c'est le bazar dans la maison en France,

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ouais, les gens sont fatigués de ces remous permanents, la paix dans la maison de France et pour réinventer la France et justement pour faire que ça aille mieux, pour sortir de toutes les crises qu'on a évoqué, faut quand même prendre des décisions. Oui. Ces décisions, il faut qu'elles soient acceptées par les Français. Oui. Et comment vous faites ? Comment c'est quoi votre méthode ? Je fais des bonnes décisions. Par exemple, si on prend la natalité Oui. la natalité qui est vraiment alors là un problème majeur puisque aujourd'hui en France, il y a plus de mort que de naissance, hein, par an mois d'aoû. Oui, ça s'est renversé. Euh, c'est tout à fait nouveau. Comment vous faites pour régler ce problème-là ? D'abord, c'est un problème que je connais bien parce que j'étais ministre

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de la famille et de l'enfance. Oui. Et j'étais conseillère de François Milan pendant 10 ans sur les questions de démographie aussi. C'est une de mes spécialités universitaires. Bon donc et je me souviens à l'époque quand je suivais trimestriellement le nombre de naissances et ce que j'observais c'est que souvent quand il y avait des chutes démographiques dans certaines régions, c'est quand il y avait eu un grave problème économique, une fermeture d'usine et donc il y avait un lien direct entre une perte de confiance une peur pour l'avenir et cetera. Aujourd'hui plus personne ne s'occupe de cela. C'est pas de c'est devenu un sujet justement. Est-ce que c'est un problème financier parce que les jeunes ménagent euh estiment qu'ils sont pas assez aidé ? Est-ce que c'est un problème de peur de

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l'avenir justement avec la pollution ? Il a un problème de confiance dans l'avenir. Et comment vous resterez ça ? D'abord, j'arrête d'attaquer le service public de même de la retraite. Ouais. Paradoxalement, ils ont essayé. Vous avez vu, vous pouvez voir les les les discours. Oui, la génération des boomers qui prend au jeunes. Mais c'est une c'est catastrophique ce discours. Il y a un peu un conflit générationnel aujourd'hui. C'est honteux que des dirigeants alimentent le conflit générationnel. C'est honteux. En plus, je voyais l'ancien gouverneur de la Banque de France à qui part à la retraite et qui tape sur les boomers. Combien il va avoir de retraites lui ? C'est retraites sur complémentaires, le patrimoine qu'il a accumulé. Et il se permet de dire que

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la retraite des il faut retoucher la retraite des Français. Et donc un discours politique qui oppose les générations, ça m'a tellement choqué parce que les jeunes générations sont touchés aussi. Aujourd'hui, tous les jeunes se disent "Bon ben, c'est bon, vu le matraquage qui nous font tous les jours matin, midi, soir sur les retraites, on a'aura pas de retraite." Et donc la peur de mettre au monde des enfants à la charge desquels on sera, ça premièrement, ça c'est un frein parce que c'est un manque de confiance. Et moi, je considère que le le modèle social français qui qui est attaqué de toute part comme d'habitude, il faut le préserver mais c'est indispensable. Et on nous a dit pendant des années, il faut ressembler à l'Allemagne, il faut détruire notre modèle social. Vous avez

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vu la situation de l'Allemagne aujourd'hui ? Oui. Il faut ressembler aux autres. Donc on est au-dessus des eaux, on a une très endetté. On est plus endetté que tout le monde. C'est pas à cause du système de Mais il contient ce modèle social, il rapporte. Ouais, il rapporte le modèle social. Je vais vous dire, moi ma conviction profonde c'est que le génie français dans la créativité, dans l'imagination, dans le les inventions, il y a un génie français. Alors tous les pays peuvent dire ça, mais moi je pense fondamentalement qu'il y a quand même un génie créatif français. Ouais. Qui est en train de disparaître hélas malheureusement. Et ce génie créatif français, je suis convaincu qu'il tire une partie de son existence dans la sécurité sociale parce que les gens qui

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sont en sécurité, ils peuvent prendre des risques, ils peuvent inventer. On prend des risques, c'est pas grave, on sera soigné, nos enfants seront soignés, ils auraient une retraite. Donc cette stabilité sociale a fait une partie du génie français. on a inventé aujourd'hui des transitions et donc au lieu de nous dire bah pour inventer ces transitions, il y a il y a du déficit donc on va casser le modèle social. Au contraire, c'est le contraire qu'il faut penser. Il faut sécuriser le modèle social sans gaspillage bien évidemment, mais de toute façon la capitalisation ou la le détournement vers le privé va coûter beaucoup plus cher aux gens parce qu'il faut payer les actionnaires des compagnies d'assurance. Vaut mieux un tarif de sécurité sociale qu'un tarif de compagnie d'assurance. Oui,

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mais ça c'est une grosse arnaque de dire aux gens mais non on va sauver votre traite, vous allez vous capital. Ça fait 20 ans qu'on entend ça avoir 40 ans toujours les mêmes systèmes. Les banques, les assurances qui sont à l'affu de de de du système de retraite. Mais il faut arrêter si elles sont à l'affu du système de retraite alors c'est qu'il est rentable. Et s'il est rentable, pourquoi on le laisse pas au service public ? Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a il y a un paradoxe. Où vous situez-vous entre ceux qui disent que justement et bien on dépense trop, on dépense beaucoup trop et que c'est une des raisons pour lesquelles la France est en train de s'effondrer et ceux qui disent au contraire, il faut beaucoup plus dépenser. Il faut que tout relève de l'État, de la compétence de

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l'État ou davantage de la compétence de l'État. Où est-ce que vous vous situez vous ? Vous êtes socialiste ? Oui, je suis socialiste. Oui, donc foncièrement au sens où au sens où je pense que une solidarité euh interne dans une société et est productrice de valeur économique. Ouais. Voyez, il y a et que l'économie ne marche pas sans le social. Ceux qui pensent qu'on peut faire du développement économique en piétinant le social, un jour ou l'autre, ils vont le payer très cher. Mais dans une société ouverte, néanmoins, dans une société ouverte, mais ça n'empêche pas. O vous acceptez. Pourquoi est-ce que les artisans, toutes les artisans, je prends un exemple de la filière chaussure, de la filière cuir ou des artisans de qualité dans le ont disparu en France et sont maintenus en

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Italie. Pourquoi ? C'est c'est pas c'est pas logique ça. Il il y a plein d'exemples comme ça qui pourraient être pris. Pourquoi est-ce que on ne valorise pas suffisamment nos filières d'excellence comme l'aéronautique ? Pourquoi il y a pas eu d'avion pour éteindre les incendies ? C'est incompréhensible et ça l'état irresponsable. Il y a eu des prototypes qui ont été faits par Airbus. Il y a même pas eu de commande publique. Ça, je peux vous dire que j'aurais été au pouvoir là 4 5 ans, ils auraient eu les commandes publiques. Comment on anticipe quand on est euh justement aux affaires ? Comment vous faites pour anticiper l'avenir ? Par exemple, là, il y a un défi majeur qui est celui de l'intelligence artificielle dont on dit qu'il pourrait détruire par millions des emplois. Comment vous

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anticipez ? Comment vous vous entourez pour essayer de de prévenir tout ça ? D'abord, il faut je pense que le principal défi, c'est celui du dérèglement climatique. Ouais. et que la France était merveilleusement bien placée puisquon a fait le l'accord de Paris sur le climat que j'ai Oui. C'est parce que vous en êtes un des auteurs et c'est ça. Et donc j'ai vu les filières industrielles qu'on pouvait développer, je les ai mis en place d'ailleurs que ce soit dans l'isolation des bâtiments, tout a été cassé. Que ce soit bah dans les filières aéronautiques, dans les filières énergétiques, dans les filières agricoles, dans la qualité alimentaire, il y a il y a un potentiel énorme sur lequel la France aurait pu être très en avance. Là, il y a 10 ans, 10 ans a été perdu en fait

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parce que tout a été cassé. C'est de l'improvisation, c'est du grand n'importe quoi. Les le crédit d'impôt été supprimé. Les gens ont dû arrêter de faire les travaux d'isolation énergétique. Ils ont remplacé ça par des des chèqus en des chèqus je ne sais quoi, des chècs énergiques qui sont fraudés. Cette frénésie de changement permanent. Alors que la l'économie, c'est la stabilité qui qui est c'est ça l'économie. Les chefs d'entreprise, ils ont besoin de stabilité. Je vais vous donner un autre exemple. J'avais interdit les les sacs plastiques à usage unique à cause de la pollution de l'océan. C'est un vrai fléo hein. Et il y avait plusieurs entreprises françaises qui s'étaient positionné sur un marché d'avenir prodigieux qui est celui de la production des plastiques biodégradable

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et en plus c'était imposé au monde entier. Donc on aurait pu être les champions du monde du plastique biodégradable. Les les gens qui m'ont succédé ont supprimé. C'est-à-dire vous avez eu des entreprises qui ont investi dans l'avenir et du jour au lendemain la réglementation a changé et les sacs plastiques ont été réutilisés. Donc elles ont ruiné les entreprises qui se sont engagées sur ce secteur. Et dans tous les domaines d'activité, vous avez ça et ça c'est des emplois qui sont non délocalisables. Il faut commencer par révoltant à la fa commencer par quoi pour réinventer justement notre notre pays ? Par la confiance. Par la confiance. Par la confiance. Et ça ça passe par des actes et des discours, par une incarnation aussi. Oui, de quelqu'un qui y croit, qui écoute les gens, voyez. Oui,

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c'est l'incarnation de dire ça va on va y arriver. Il faut des gens d'expérience, il faut des gens d'expérience, je pense, d'expérience et qui ont déjà réalisé des choses qu'on peut juger sur leurs actes. À partir de quel âge on commence à être expérimenté ? Bonne question. Et oui, ça dépend en en tout cas en politique, je pense qu'il faut avoir exercé des mandats. C'est faut avoir été élu, faut avoir géré, faut avoir dirigé quelque chose, faut avoir géré une collectivité locale. On peut venir aussi d'une entreprise, pourquoi pas ? Ensuite faire de la politique, pourquoi pas ? Il faut quand même avoir une expérience de de gérer les gens enfin de d'avoir pris des coups, d'avoir de rabaisser son caquet, de de de réaliser des choses, de se dire "Bah tiens, il y a des choses

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astucieuses, il faut les sous". Est-ce que vous avez un modèle en tête justement d'un d'un homme ou d'une femme qui ont relancé un pays ? Par exemple, si je vous dis en 1958, général de Gaulle, oui, tout le monde se réfère au général de Gaulle maintenant. Bien sûr, mais est-ce que oui mais avec je général de Gaulle, il y a quand même eu sur le plan industriel, sur le plan financier, sur le plan économique. Oui, il y avait Pompido aussi. Et avec Pompidou après, ils étaient pas de votre bord politique eux. Non, mais ils étaient imaginatifs, ils étaient inventifs. Et ça c'est ce que vous revendiquez. Bien. Oui, oui, c'est c'est c'est qu'il faut faire. Mais moi j'ai prouvé. En plus, j'entends parler de la voiture électrique. Vous rendez compte que j'ai créé une usine de voiture

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électrique là avec Liè avec des c'est Peugeot, c'est les français qui ont inventé la voiture électrique et aujourd'hui on est quand même il y a 10 ans j'ai vu un produit la bien électrique ou et maintenant on nous dit ah bah faut relancer une voiture électrique. Mais attendez oui tout était tout était là en fait. Et comment vous faites face à la concurrence internationale ? Parce que la concurrence, on le sait très bien, va être de plus en plus féroce, notamment vis-à-vis de la Chine, des États-Unis évidemment, le retour des empires. Comment vous faites ? Est-ce que vous prenez la tête de l'Europe ? Vous faut arrêter de les sous-estimer. On a sous-estimé la Chine, on les a pris pour des paillassons à avec des leur bas salaire là. Puis tout d'un coup, on

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s'est rendu compte qu'il nous dépassait. Mais moi je le voyais, on le voyait partout. Je vous dire même sur la voiture électrique, quand l'usine a fermé parce que les les industriels français ont pas voulu se coaliser pour construire une voiture française électrique à 10000 € un peu moins même j'étais au côté des ouvriers le jour où l'usine a fermé, je vois arriver un bus, c'était des asiatiques, c'était des Chinois qui ont tout photographié, qui ont tout vu. Voyez, ils ont observé, ils ont travaillé, ils ont fait ça dans le silence, dans l'humilité et pouf, maintenant il nous dépasse. Quel est votre rapport charnel à la France ? Ça passe par quoi ? C'est un amour de la France, je pense. C'est une enfance. C'est c'est une enfance en Loren. C'est Ensuite Dakar, ensuite mon père

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militaire, la famille d'une famille de h enfants, cette expérience, cette voilà les enfants moi-même que j'ai mis au monde, c'est une continuité. C'est la famille, c'est le important. Bien sûr, bien sûr. Bien sûr. Vous vous souvenez que comment les gens s'était moqué de moi dans le fameux meeting de ville peint où je disais que je voudrais pour les enfants de France que j'ai voulu pour mes propres enfants et c'est pour ça que j'ai écris un livre là qui va garder les enfants sous-entendus les enfants de la patrie. C'était une c'était aussi une réflexion qu'on vous avait faite assez désagréable d'un beau s'appelle Laurent Fabus. Mais c'est l'essentiel. Si on est en responsabilité politique, surtout venant de ma génération, c'est

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bien pour se dire tiens, peut-être qu'on peut être utile pour que les nouvelles générations, on s'en occupe, on on soit bienveillante avec ell, on identifie leur potentiel, on leur donne envie d'avancer, on va leur dire qu'on va y arriver, qu'on va se redresser. Vous êtes naturel optimiste. Oui. Ouais. Donc là, vous êtes plutôt optimiste pour notre pays. Oui. Pour moi, je suis toujours optimiste. Moi, je pense que la France peut se redresser assez vite. Oui. Mais que elle peut aussi s'effondrer, hein, et devenir venir sous sous-développé, hein. Oui. Très vite. Ah bah, ça peut ça peut aller très vite. Est-ce que vous estimez que ceux qui gouvernent aujourd'hui qui l'ont mis sous terre ou l'ont mis sous terre ? Oui, c'est un peu commencé avant. Faut être honnête hein, parce qu'à la fin du

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quinquena précédent, il y avait aussi des des manifestations sur la loi de travail. le CCE enfin il y a eu aussi des choses qui ont qui ont la répression les premiers mutilés dans les manifestations, c'était je me souviens à Renn c'est la politique qui peut tout tout vient la politique peut beaucoup oui je pense parce que c'est un une façon de cristalliser où vous cristallisez les énergies et vous leur dites ça va être difficile mais il y a tellement de choses positives qui peuvent reprendre la le dessus avec une autorité notamment sur le contrôle des prix ça je pense que c'est cru crucial parce que si les gens péogent sur le ont peur sur le leur leur pouvoir d'achat, c'est Ouais,

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ils sont fragilisés si vous voulez, c'est très compliqué mais les Français sont aussi difficiles à gouverner. C'est ce que disait le général de Gaulle, c'est ce que disait Emmanuel Macron. C'est compliqué de réformer ce pays aussi. Je crois pas moi. Non non, c'est pas compliqué. Ils sont pas réfractaires les Français. C'est pas compliqué, faut leur expliquer. Donc faut avoir du courage. Il faut que les décis les décideurs politiques aient du courage. Non et c'est pas le courage parce que le problème c'est pas de réformer pour réformer. La thématique de la réforme des gens mieux ça aille mieux. Voilà, c'est pour faire de bonnes réformes. C'est pas pareil parce que quand vous avez tout le discours, non mais il faut dégraisser la fonction publique, faut être courageux,

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faut baisser les retraites, soyez cour c'est idiot. Ah oui, c'est complètement idiot ça. C'est totalement idéologique. Pourquoi est-ce qu'on va faire peur aux gens ? Mais puis c'est la retraite. Déjà si on faisait l'égalité salariale homme-femme, les cotisations sociales permettraient d'équilibrer le régime de retraite. Donc faut faut arrêter de faire peur aux gens avec les retraites. Franchement ou c'est n'importe quoi ça. C'est c'est faut fautut faut faire des économies ailleurs. Et où est-ce que vous les faire ? Mais partout sur le fonctionnement de l'État, sur les structures, sur les les les bidules qu'il y a à l'intérieur des ministères. Mais partout, on peut faire des économies. C'est pas forcément des milliards, mais c'est donner l'exemple. Et voyez par exemple ceux qui ne se

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rendent pas compte euh de la chè du prix de l'essence, je les vois tous parler là, les mini, ils payent pas leur essence, il ils se rendent même pas compte. C'est pas pareil d'aller à la à la pompe et puis de sortir son argent que de véhiculer dans les voitures officielles où on paye même pas son essence pour les déplacements privés. C'est pas possible ça. Je trouve assez scandinave dans votre état d'esprit. Je suis assez scandinave. Moi, je suis pour la sobriété. Et c'est la sobriété qui sauvera la France ? Non mais c'est la sobriété qui donnera l'exemple d'un pays qui ne gaspie pas parce qu'il faut le consentement à l'impôau. Tous les jours on entend parler de taxes nouvelles. Mais c'est extravagant. Est-ce que vous diriez que notre personnel politique n'est pas

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suffisamment exemplaire justement et c'est ça qu'il faut réhabiliter ? Oui bien sûr. Il est pas exemplaire. Ça met du temps à réformer un pays comme ça ? Non non ça met pas de temps. C'est des règles. Vous faites ça et puis c'est tout. Voilà comment vous allez vous comporter. Vous êtes exemplaire, vous êtes au service du pays, vous êtes pas là pour bagnoder ou je ne sais quoi. Non, il faut être exemplaire. Mais bien sûr. Et vous avez l'espoir de pouvoir le faire de Paris, de changer la France. Mais c'est les électeurs qui vont en décider. Oui, bien sûr. Toujours les électeurs qui en décident. Toujours les électeurs qui en décident. Ceux qui ont raison. D'accord. Si vous étiez aux affaires, qu'est-ce que vous diriez aux Français ? Quelle formule vous auriez pour eux ?

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N'ayez pas peur. Ah, vous On va y arriver comme le pape. On a du potentiel. Et vous, je vais vous dire dans quel domaine on a du potentiel. Donc vous voulez réconcilier les Français avec eux-mêmes, leur redonner l'estime d'eux-même parce qu'à force de les de les dénigrer, de leur taper sur la figure, ils se demandent encore quel peuple il ils sont. Vous voyez, c'est comme quand vous élevez un enfant, si vous lui tapez sur la figure, si vous le critiquez tous les jours, ben l'enfant il va échouer, il va être malade et ça sera un adulte fragilisé. Si vous lui dites tous les jours là c'est c'est pas terrible mais enfin tu vas y arriver, tu es le meilleur, tu es pas le meilleur mais tu vas y arriver c'est c'est bien regarde ce que tu déjà réussi à faire. On va on

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va avancer. L'enfant il ça y est, il se déploie, il donne le meilleur de lui-même. Mais si vous le critiquez tous les jours, c'est fini l'enfant et c'est pareil pour un peuple. France Mercioline Royal. Merci