DATI, BERGÉ, DARMANIN : POURQUOI LEURS JOURS SONT COMPTÉS
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« L'antisionisme ce n'est pas la critique libre de la politique menée par un gouvernement. »
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« Il comprend notamment une simplification de la procédure et la légalisation du recours à la généalogie génétique. »
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Oh, elles vont manquer. Qui ça ? Bah Charlotte Parmentier Leco et Marie-Pierre Vedren.
Il paraît qu'elles vont sauter au prochain remaniment. Je suis deg. Ah ouais ouais de ouf.
Ouais c'est c'est Ouais ouais ouais des grandes femmes. Des grandes femmes. Ouais merci à elle.
Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mercredi 4 février et des bruits court au sommet de l'État. Ça piaille, ça murmure, un mini remaniment serait en cours de préparation.
Le premier ministre nous préparerait donc son gouvernement, le Cornu 3. Souvenez-vous, le premier avait duré 14h en tout et pour tout. Les nominations avaient aussitôt déclenché un tolet, notamment le retour annoncé de Bruno Leire que n'avait pas supporté l'autre Bruno, Bruno Retaillot.
Et c'est d'ailleurs depuis ce moment-là, en septembre dernier qu'il a quitté le gouvernement avec perte et fraca. Finalement, tout s'est arrangé quelques jours plus tard. Rotaillot n'avait pas été rappelé.
Le cornu avait trouvé des ministres, essentiellement d'illustres inconnus. Eux au moins, ils acceptent de s'associer à Macron, même si tout le monde le déteste. Et puis ils ont le précieux avantage de ne pas être trop péritant pour les quelques figures encore un peu médiatiques qui veulent bien entrer au gouvernement.
Alors on ne donnait pas très cher de leur peau à ses ministres du gouvernement. Le Cornu 2. Même le chef lui-même n'y croyait pas vraiment.
Souvenez-vous, il répétait que c'était un gouvernement de mission qui visait à faire adopter un budget et puis rien de vraiment plus qu'une fois la France dotée de ce budget, bah il aurait rempli son rôle et ses limite s'il avait pas déjà posé sa dè en avance sur le bureau de Macron. Et puis finalement, à force d'avoir les mains dans le cambouille politique, on dirait bien que le cornu s'est pris au jeu. Peut-être même qu'il pourrait envisager de rester jusqu'à la présidentielle.
En tout cas, c'est ce qui commence à se murmurer à nouveau. Ça supposerait quand même de tenir encore 15 mois en évitant les embûche et notamment les différentes motions de censure. Rien que sur les dernières semaines, dans le cadre de l'adoption forcée du budget, le cornure en a vu passer six.
À la manœuvre, la gauche sans le PS évidemment et le RN, mais à chaque fois le cornu est passé au travers des mailles et donc il garde son bureau à Matignon. Alors en revanche, certains de ces ministres risquent bien de devoir faire leur carton dans les prochains jours. On sait pas encore exactement quand, mais c'est annoncé à commencer par Rachida Dati.
La ministre de la culture tellement accaparée par sa course à la mairie de Paris, a annoncé mi-janvier qu'elle allait démissionner de son poste au gouvernement. Toutefois, sans préciser la date de ce départ annoncé, vu l'intensité qu'elle met dans sa campagne pour Paris depuis des mois, on se demande bien où elle trouve encore le temps d'être ministre. C'est quand même fou euh comme ces gens aux plus hautes fonctions de l'État ont le temps de cumuler les fonctions.
Ça me rappelle Bruno Lemè qui écrivait des bouquins à non plus finir, vous savez ces histoires de renflement brun là pendant qu'il était ministre, c'est comme Chiapa aussi euh d'ailleurs. Et pendant ce temps-là, les caissières, elle elles doivent demander pour aller aux toilettes sur leur temps de travail. Bref, tout va bien.
Revenons à Dati. Donc Rachida Dati a démissionner mais personne ne sait quand si ce n'est que ce sera avant le premier tour des municipal le 15 mars. Avec ça, on est bien avancé.
Toujours est-il que ni le Cornu ni Macron ne lui mette la pression. En revanche, le bruit court que le grand monarque qui soutient donc la candidature de Dati, bien qu'elle se présente sous la bannière LR, s'impatienterait. Macron trouverait que sa championne est handicapée par la double casquette et qu'elle ne peut pas autant labourer le terrain que ses adversaires.
Il voudrait que ça s'accélère mais en même temps hein, vous le reconnaissez bien là, le chef de l'État a bien conscience que Dati bénéficie d'un avantage considérable au niveau médiatisation avec son fauteuil de ministre. La temporalité de ce remanement pourrait donc bien s'étirer surtout c'est Rachidati qui mène la danse. Alors pour la remplacer un nom circule cependant déjà, il s'agirait de Catherine Pegar.
C'est la conseillère culture de Macron. Elle a aussi été celle de Nicolas Sarkozy en son temps avant de prendre la tête du château de Versailles de 2011 à 2024. C'est aussi une ancienne journaliste politique qui a notamment passé un bon moment au point.
Elle a les bonnes grâces du président semble-t-il et pourrait donc profiter de la défection de Dati pour lui rafler la place. Mais la ministre de la culture n'est pas la seule à être prise avec les prochaines échéances électorales. Deux autres ministres, bien moins connu, sont aussi sur un siège éjectable à cause des municipales.
Il s'agit de la ministre des sports Marina Ferrari et de son collègue à la ruralité Michel Fournier. Tous deux ont donc des ambitions municipales en Savoie et dans les vauges. Et contrairement à dati, ils n'ont pas exprimé leur volonté de raccrocher les crampons ministériels.
Pour autant, Macron et le Cornu pourrait les y contraindre, même si officiellement aucune règle n'a été dictée. Alors, les municipales ne sont pas les seules échéances qui approchent et qui peuvent justifier l'ajustement voulu par le cornu. Deux membres du gouvernement actuel ont exprimé quant à eux des prétentions eten carrément.
C'est le cas de Gérald d'Armanin qui est actuellement à la justice. Il a encore répété sur LCI ce weekend qu'il n'écartait pas une candidature en 2027. Il y songerait même.
Pour lui, il y a cependant urgence à ce que sa famille politique s'entende sur un candidat. Ça fait des mois qu'il plaide pour une primaire de la droite et du centre. Selon lui, elle devrait se tenir avant l'été, mais il reste prudent et évite de trop s'épencher sur la question de la présidentielle.
Il martelle d'ailleurs qu'il est pleinement concentré sur sa tâche de garde des sauts comme pour assurer le cornu et Macron. Alors, jusqu'ici Darmanin joue les indécis face caméra mais tout porte à croire qu'il est bel et bien dans les startin blocs en off. Et c'est loin d'être le seul pour le compte du bloc central ou ce qu'il en reste.
Pour l'instant, Édouard Philippe est le seul à être officiellement déclaré mais d'autres sont en embuscade comme Gabriel Atal, François Bairou, Ellisabeth Borne, il y a Elbron Pivet ou encore plus surprenant, tenez-vous bien, Aurore Berger. Ah bah oui, je sais, personne l'avait vu venir celle-là. Elle aussi, elle est au gouvernement comme d'Armanin, mais avec le portefeuille des solidarités.
C'est une macroniste de la première heure, mais plus on l'écoute parler, plus on se demande ce qui la différencie d'une élu RN. Exemple en date. L'antisionisme ce n'est pas la critique libre de la politique menée par un gouvernement.
Chacun est libre sur ce plateau comme ailleurs d'avoir l'avis qu'il veut et qu'il entend donner sur la politique menée par le premier ministre israélien. Et les premiers qu'ils sont critiques, c'est qui ? Ce sont les Israéliens eux-mêmes.
D'ailleurs, l'antitionnisme, c'est quoi ? L'antisionisme, c'est la négation de la légitim la légitimité d'Israël à exister en tant qu'état qui est accessoirement le seul état refuge au monde pour les juifs qui sera pénalisé. Oui, c'est l'interdiction de l'appeler à la destruction d'un état.
Mais c'est pas des inquiétudes, c'est une volonté d'instrumentalisation d'une proposition de loi par ceux qui n'ont pas envie justement que demain il n'ait plus le droit tout simplement d'appeler à la destruction l'État d'Israël. C'est quand même le seul état au monde dont on appelle à la destruction. C'est le seul état au monde où on trouve légitime que des parlementaires appellent à sa destruction.
Donc il y a une obsession. Il y a une obsession de la part de la France insoumise à l'encontre d'Israël. Et il se trouve qu'Israël est le seul état refuge au monde pour les juifs.
Je pense que les deux ne sont malheureusement pas à dissocier. Et donc si on veut combattre l'antisémitisme, on combat l'antisionnisme, on combat l'islamisme et on combat aussi dans notre pays la France insoumise. Ah bah vraiment si vous voyez encore une différence avec un Julien Odoule au hasard, mettez un commentaire parce que de mon côté c'est pas super clair.
Enfin toujours est-il que la jeune ministre semble se sentir apte à la fonction suprême. On est rassuré, elle n'a pas de syndrome de l'imposteur. C'est déjà ça.
Tant mieux pour elle, mais tant pis pour nous. En attendant la course à l'Élysée, il se dirait dans les couloirs des ministères que Berger rêverait de remplacer Date. Décidément, la place est particulièrement convoitée.
Reste cependant à voir si ces deux-là vont faire long feu dans leur ministère respectif. Lors de son arrivée aux manettes, Sébastien Lecnu avait exigé de la part de ses ministres de ne pas avoir ce type d'ambition. D'ailleurs, Darmanin, lors de son maintien dans le gouvernement en octobre dernier avait dû donner quelques gages pour rassurer son nouveau chef.
Il avait notamment mis en sommeil son microparti populaire et c'était mise en retrait de ses fonctions à Renaissance. Mais tout ça, on ne sait pas vraiment jusqu'à quand ça tiendra. Et puis euh comme dans tout bon remanement, il y aura évidemment des dommages collatéraux.
Alors déjà, il y en a une qui a tout bonnement annoncé son intention de quitter le gouvernement. C'est Charlotte Parmentier Lecoq, la ministre chargée de l'autonomie et des personnes handicapées. Elle voudrait retrouver les bandes de l'Assemblée.
Officiellement, c'est parce que son suppléant est engagé dans les élections municipales. Encore un. Et donc, ce dernier ne pourra pas cumuler le poste de député et de maire s'il est élu.
Donc la titulaire préfère reprendre sa place. Et puis il y a aussi les ministres qui n'ont pas vraiment les bonnes grâces des deux patrons. C'est le cas par exemple de Marie-Pierre Vedren.
Alors oui, je sais, vous avez aucune idée de qui c'est, mais figurez-vous que ce n'est rien de moins qu'une exodéputée et l'actuel ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz. Alors, elle elle a pas vraiment fait le plus grand effet au sein du gouvernement parce qu'elle s'est permise de pas être d'accord. Imaginez un peu.
En l'occurrence, elle a critiqué la naturalisation de George Clounet en fin d'année. Pour elle, ça n'envoyait pas le bon message. Manque de bol, c'était une grande idée de son collègue Jean-Noel Barreau, le ministre des affaires étrangères au nom de, je cite, l'action émérite de l'acteur américain au rayonnement de la France.
Voilà. Bon forcément l'is-Pierre Veddren n'est pas très bien passé et pour ne rien arranger, il semblerait qu'elle ne fasse pas non plus le poids face à la représentation nationale notamment lors des questions au gouvernement. Ces réponses sont régulièrement perçues comme légères au point d'avoir provoqué les railleries du député RN Sébastien Chenu.
Et ça sent le roussi à très court terme pour Marie-Pierre Vedren. On pourrait aussi voir valé Monique Barbu en charge de la transition écologique. Vous savez c'était la caution de gauche du gouvernement le Cornu 2 soi-disant parce qu'elle est passée par WWF.
Bon bah, comme prévu, on s'est pas vraiment rendu compte de son apport ni de sa soi-disante inclinaison à gauche. Il semble d'ailleurs qu'elle ne soit pas très à l'aise dans sa fonction de ministre puisqu'elle dit à qui veut bien l'entendre qu'elle serait plus utile en coulisse. Alors nous on n'avait pas vraiment remarqué qu'elle prenait une quelconque lumière ces derniers mois mais enfin soit.
Voilà pour le tour d'horizon de ce remaniement à venir, non pardon, de cet ajustement comme l'appelle le cornu en coulisse. D'ailleurs, le premier ministre s'apprêterait aussi à faire le ménage dans son propre cabinet et à se séparer de quelques conseillers. Encore un indice que le premier ministre qui a eu la démission facile à ses débuts semble désormais bien décider à s'installer durablement à Matignon au point de se projeter jusqu'en 2027 avec une feuille de route réduite à quelques sujets consensuels semble-t-il souffler et surtout une ligne de conduite claire ne prendre aucun risque pour tenir jusqu'au bout de l'air Macron mais gar au ministre distrait le chef du gouvernement les vœux concentrés, investis, ancrés dans le présent, pas déjà en campagne ni le regard tourné vers l'avenir.
Point positif pour lui, plus le temps passe, plus le risque d'être éjecté par les oppositions s'enuisent. Ça, c'est ce que disent certains observateurs. Ces derniers estiment qu'une dissolution qui viendrait percuter les municipales ou la présidentielle serait un paris un peu trop explosif. 15 mois, ça passe vite.
Surtout quand on n pas moins de trois échéances électorales déjà au programme entre les municipales, les sénatorial et la présidentielle, le calendrier s'emballe et les prochains mois s'annoncent particulièrement intense politiquement. Et pendant ce temps-là, à défaut de transformer le pays, tout indique que l'exécutif sera surtout occupé à sauver sa peau. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité.
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Hier, lequet a requis 4 ans de prison dont 3 ans avec surcis, 100000 € d'amende et 5 ans d'inéligibilité à l'encontre de Marine Le Pen. Si ces réquisitions étaient suivies, la présidente du RN à l'Assemblée nationale ne pourrait pas se présenter à l'élection présidentielle de 2027. Les juges ne s'intéressent pas au sort des hommes et des femmes politiques.
Ils jugent d'abord les faits pour savoir si ces faits sont susceptibles de recevoir une qualification pénale et si tel est le cas de prononcer une peine", a déclaré ce matin sur France Interre Marie-Suzanne Lequo, procureur général à la cour d'appel de Paris. Alors pour rappel, Marine Le Pen avait été condamnée en première instance en mars 2025 à une peine de 4 ans d'emprisonnement dont deux enfermes aménageables et à une peine d'inéligibilité de 5 ans avec application immédiate. Les avocats de la défense doivent plaider à partir de demain et jusqu'à mercredi prochain.
À Paris, les aides à domicile de l'association privée Antinea sont en grève reconductible depuis 8 mois. Les travailleuses et travailleurs dénoncent leurs conditions de travail indigne et de graves manquement. Parmi les problèmes soulevés, les salaires versés avec retard lorsqu'ils le sont, l'absence de bulletin de paix, les cotisations sociales non déclarées, les titres de transport pris en charge ou encore les documents administratifs jamais remis.
Malgré leurs alertes répétées, la direction semble rester silencieuse. Ce matin, mes collègues Lisa Lap et Andre Manivit sont allés à la rencontre des salariés dans le 20e arrondissement de Paris. Dans notre métier, comme vous pouvez constater, c'est l'aide à la personne dont tout genre de personnes en difficulté, en handicap ou plus.
Donc euh le problème de notre travail depuis août 2024, notre directeur ne nous déclare plus aux impôts et on a à l'USAF d'ailleurs et on a même plus le binaire normalement. Donc c'est pour cela qu'on s'est mis en grève pour que cette pour que ça change parce que là ça devient de plus en plus difficile pour nous de vivre ainsi avec un directeur qui même les rendez-vous ne veut même pas nous recevoir. Donc c'est un peu compliqué pour nous.
On continuera évidemment de suivre la mobilisation dans notre émission le journal des luttes tous les jours du lundi au vendredi en direct à 13h. Et ce matin, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a annoncé sur RTL qu'il allait présenter deux projets de loi pour réformer le système judiciaire. Son premier texte vise à réduire les délais de jugement des crimes.
Il comprend notamment une simplification de la procédure et la légalisation du recours à la généalogie génétique. Quant au second texte, il porte sur l'exécution de la peine. Il comprend la restriction du surcis au prima délinquant, la suppression de l'aménagement de peine obligatoire, l'expérimentation des ultra courtes peines de prison ou encore la mise en place d'un numérus claus dans les maisons d'arrêt pour palier la surpopulation carcérale.
Une première partie des mesures pourrait être ainsi définitivement adoptée avant le 14 juillet. Et on termine ce récap par l'actualité internationale avec un point sur la guerre en Ukraine. Une deuxième série de pourparler entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis a débuté ce mercredi à Abu Dhabi pour tenter de trouver une solution au conflit.
Malgré les discussions en cours, les bombardements russes se poursuivent. Cet après-midi, une attaque dans l'est de l'Ukraine a fait au moins 7 morts et 15 blessés. Tant queè n'acceptera pas les conditions imposées par Moscou, les frappes continueront, affirme le Kremelin.
À la suite de cette nouvelle attaque, Donald Trump a affirmé hier qu'il voulait que Vladimir Poutine mette fin à la guerre. De son côté, le président ukrainien a dénoncé ce qu'il considère comme une hypocrisie diplomatique de Moscou. Chaque frappe russe de ce type confirme que l'attitude de Moscou n'a pas changé.
Il continuent de miser sur la guerre et la destruction de l'Ukraine et ils ne prennent pas la diplomatie au sérieux, affirme Volodimir Zelenski. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.
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