#Direct 🔴 Jean-Noël Barrot, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Musique] Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous. Bienvenue dans ce grand jury, un grand jury en direct sur RTL, également en direct sur Public Sénat.
Si vous voulez nous regarder, c'est sur le canal 8 de la TNT désormais. Bonjour Jean-Noel Barreau. Vous êtes ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Bien comprendre ce qui se passe, c'est l'ambition de ce grand jury. Bien comprendre la situation, les enjeux et les menaces de cette guerre entre Israël et l'Iran. Comment stopper l'escalade ?
Et puis Iran, Israël, Russie, Ukraine, Chine, États-Unis, nous vous demanderons si tous les ingrédients d'une guerre mondiale sont réunis. Nous vous demanderons également, vous êtes également vice-président pardon du modèem entre la fin des négociations sur la retraite et le prochain budget, comment François Baïou peut-il s'en sortir ? Bienvenue dans ce grand jury.
Jean-Noël Barreau. Merci. À mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Périne Tarnau de Public Sénat, Pauline Buisson de M6 et nous serons rejoints en seconde partie par Claire Conu du Figaro.
Jean-Noël Barreau, je rajoute au programme de ce grand jury nos questions express toujours la même promesse dans cette séquence. Des réponses courtes, ça sera tout à l'heure. Le grand jury, l'actualité de la semaine.
Jean-Noël Barreau, malgré les appels à la retenue, les frappes s'intensifient entre Israël et l'Iran. Comment qualifiez-vous cette dangereuse escalade militaire ? Israël a-t-elle déclaré la guerre à l'Iran ?
Nous avons appelé avec beaucoup de fermeté les deux parties à la retenue et ma priorité dans ce moment c'est évidemment d'assurer la sécurité de nos agents. Donc je veux reconnaître le courage et le dévouement dans cette période si difficile à Teliv àan de nos compatriotes dans ces deux pays et puis de nos partenaires de la région qui sont évidemment très inquiets. Mais ce midi votre appel à la retenue n'est pas entendu et ça n'empêche qu'il faut la qu'il faut le le porter cet appel.
Est-ce qu'on est-ce qu'on est déjà dans l'escalade que vous redoutiez quand on voit les les tirs qui s'intensifient d'un côté comme ? Je crois que personne n'a intérêt à un embrasement régional et c'est pourquoi nous avons dit clairement quelle était la position de la France. Le programme nucléaire euh iranien est une menace existentielle pour la sécurité d'Israël, mais au-delà pour la sécurité européenne.
Nous avons toujours dit que la meilleure façon de le prévenir, de le contenir ce programme nucléaire, c'était la voie diplomatique. Nous avons pris acte de la décision du gouvernement israélien de mener ces opérations militaires que nous n'avons pas soutenu, auxquelles nous n'avons pas participé et nous appelons maintenant l'ensemble des partis à la retenue et à l'ouverture de ces négociations conduisant à un véritable retour en arrière crédible de ce programme nucléaire. Est-ce que vous connaissez très exactement les objectifs recherchés aujourd'hui par Israël ?
Est-ce que c'est visé effectivement les sites nucléaires iraniens ou est-ce que c'est plus globalement renversé le régime des Molla ? Le gouvernement israélien a justifié ses opérations militaires par sa volonté euh de faire échec au programme nucléaire iranien. Et dans mes entretiens ce matin avec le ministre israélien des affaires étrangères, il l'a réaffirmé une nouvelle fois.
Et la question c'est est-ce qu'il y avait une menace imminente de la part de l'Iran pour se doter effectivement de l'arme nucléaire qui justifiait cette cette réplique israélienne ? Et non seulement elle est imminente, mais elle est existentielle. Et ça fait des mois maintenant que la France avec ses partenaires britanniques et allemands a engagé un dialogue exigeant avec l'Iran au moment où nous atteignons le 10e anniversaire de l'accord sur le nucléaire iranien que nous avons signé il y a 10 ans pour amener l'Iran à revenir en arrière de manière très nette pour préserver et préserver les intérêts de sécurité de l'Eure.
Si je suis votre raisonnement, Israël a raison de frapper l'Iran. Je vous l'ai dit, nous n'avons ni soutenu ni participé à cette attaque parce que nous considérons que la meilleure manière euh de garantir nos intérêts de sécurité, ceux de nos partenaires dans la région, c'est par la négociation et la si on vous entend bien, est-ce qu'à vos yeux, aux yeux de la France, ces frappes sont utiles contre justement les installations nuclées iranienes ? J'entends des voix assez élevées dans le débat politique français qui quasiment semble prendre le parti de l'Iran.
Faut-il rappeler que l'Iran dispose de capacités nucléaires, de missiles qui peuvent aujourd'hui toucher le territoire français ? Faut-il rappeler que l'Iran a soutenu le Hamas, le Hamas, le Esbola ? Je vais je vais terminer si vous permettez.
Faut-il rappeler que l'Iran a soutenu le Hamas, le Esbola à saluer le l'attentat antisémite du 7 octobre suite auquel 50 de nos compatriotes ont perdu la vie. Faut-il faut-il rappeler que l'Iran a livré des centaines de missiles et des milliers de drones à la Russie, faut-il rappeler que l'Iran retient en otage deux de nos compatriotes Cécile Cécile Colur et et Jacques Paris qui sont détenus dans des conditions indignes, assimilables à de la torture et depuis plus de 3 ans maintenant. Est-ce que je vous ai bien entendu, vous dites que l'Iran a des capacités nucléaires pour frapper l'Europe ?
C'est ce que vous venez de dire hein. L'Iran a violé toutes les engagementsqu elle s'était astreint lorsque il y a 10 ans, nous avons trouvé un accord consistant à restreindre sa capacité à accéder à une arme nucléaire. Aujourd'hui, l'Iran est au seuil.
Elle est en capacité du fait de développement considérable de son programme nucléaire, du fait de développement considérable de ce qu'on appelle son programme balistique, c'est-à-dire sa capacité d'envoyer des missiles à plus de 2000 km. Elle est au seuil de pouvoir frapper Israël, des pays dans la région et possiblement le territoire. Ça veut dire quoi au seuil ?
Ben, c'est-à-dire bah je crois que l'image est assez parlante. C'estàd qu'elle est ça veut dire que dans quelques mois l'Iran a la quasiment en capacité de déclencher ce Comment on explique que l'Iran soit arrivé à cette situation ? C'est l'échec de la communauté internationale.
Comment c'est possible en fait que l'Iran soit aussi près d'avoir l'arme nucléaire ? parce que euh l'Iran a refusé euh de respecter les engagements auxquels elle s'était euh euh astreinte, que euh l'Iran n'a pas voulu rentrer dans des négociations auxquelles nous l'invitions il y a quelques mois, consistant à revenir en arrière sur le volet nucléaire, sur la partie de l'enrichissement comme sur le volet balistique, c'est-à-dire la fabrication des missiles qui peuvent emporter des charges nucléaires comme sur ces activités de déstabilisation, c'est-à-dire le soutien à des groupes terroristes, les soutiens au Hamas, au Bola ou au outil et quand le premier ministre israélien Netanou dit que l'Iran a produit aujourd'hui assez d'uranium enrichi pour produire neuf bombes nucléair livré c'est l'état également de vos renseignements ? L'Iran dispose aujourd'hui de d'uranium enrichi à un niveau 40 fois supérieur à celui que nous avions fixé il y a 10 ans lorsque nous avons trouvé cet accord.
Donc oui, le programme nucléaire iranien tout le monde le sait n'a pas de vocation civile uniquement. Il a une vocation très clairement militaire. Vous nous avez dit tout à l'heure que vous vous êtes entretenu ce matin avec le ministre des affaires étrangères israélien que vous a-t-il dit ?
Combien de temps va durer leur opération en Iran ? Il m'a rappelé que les objectifs consistent à frapper les actifs du programme nucléaire iranien. Je l'ai appelé à la retenue.
Je l'ai appelé à euh s'abstenir à à ce que Israël s'abstienne de cibler évidemment des civils. Je l'ai aussi appelé à à ne pas oublier la situation à Gaza où nous où nous appelons he c'est c'est le feu immédiat à la libération de tous les otages du Hamas, à l'accès sans entrave et immédiat de l'aide humanitaire. Et quand on écoute Benjamin Nataniaou, le premier ministre israélien, il vise effectivement ses installations nucléaires, mais également le régime.
Le Premier ministre israélien qui veut faire tomber le régime iranien. Vous le condamnez ou c'est une c'est quelque chose que que vous approuvez ? Je vous le redis, le programme nucléaire iranien est une menace existentielle pour Israël, pour les pays de la région et pour nous aussi.
C'est pas et la seule manière de nous en débarrasser, de nous en délivrer, c'est la négociation. Et nous nous tenons prêt à ouvrir ces négociations que nous préparons depuis long. Vou, j'en conclu que vouloir renverser le régime iranien n'est pas une bonne idée.
Je La menace qui pèse sur nous, c'est celle du programme nucléaire iranien complété par un programme balistique, un programme de missiles de missiles intercontinentaux qui permettent de toucher bien au-delà du Moyen-Orient le territoire national et des territoires européens. Et ce sont les activités de déstabilisation de tout le proche-Orient qui se poursuivent avec le soutien à l'Iran euh ou par l'Iran, à des groupes terroristes. Des négociations étaient prévues euh entre les États-Unis et l'Iran justement sur ce programme nucléaire.
Est-ce qu'aujourd'hui la communauté internationale a perdu finalement quelque part un peu le contrôle euh de cet armement iranien ou est-ce que tant que la IEA, l'Agence internationale à l'énergie atomique continue d'avoir accès à un certain nombre de de sites, euh les choses sont encore euh maîtrisables ? Non, il faut le dire clairement. L'Iran a dissimulé ses capacités nucléaires à l'agence.
L'agence a publié un rapport il y a une semaine qu'il le démontre. Et nous avons avec euh nos partenaires allemands et et britanniques et et américains fait adopter une résolution au conseil d'administration de de l'agence qui marque le fait que l'Iran a dissimulé ses capacités nucléaires. Est-ce qu'il reste une place pour le dialogue et pour la négociation ?
Évidemment que oui. Il en reste toujours une et c'est celle que nous prescrivons. C'est celle que nous voulons saisir.
Est-ce qu'aujourd'hui la France appuie militairement ou surtout par le renseignement ces frappes d'Israël en Iran ? Le président de la République l'a rappelé. En fonction de la présence de nos emprises militaires sur le terrain, nous nous tenons prêt à contribuer à la protection euh d'Israël.
Nos emprises, nos moyens militaires dans la région, ils ont vocation d'abord à défendre nos intérêts mais aussi à participer à la défense de nos partena. Est-ce que Est-ce que ça a été le cas ? mais est-ce que ça a été le le cas dans les dans les dernières heures à ce stade et étant donné la nature et la trajectoire des attaques iraniennes contre Israël, les moyens militaires français n'ont pas été mobilisés mais tout en alerte et les armées communiqueront en alors vous voyez une accusation qui monte, c'est contre les États-Unis de participer activement ou en tout cas de donner une aide active à l'Israël pour ses attaques.
Est-ce que par exemple ravitailler un avion de chasse israélien de la part des Américains, c'est une aide active ou pas ? Je veux pas rentrer dans des débats qui appartiennent au aux officiers des armées. Ce que je puis dire, c'est que la France est indéfectiblement attachée à la sécurité d'Israël.
Elle l'a démontré lorsqu'en avril et en octobre euh Israël a été attaqué par l'Iran. Alors, est-ce que d' point de vue diplomatique est-ce que d'un point de vue diplomatique c'est une question importante de savoir l'implication des États-Unis dans l'offensive ? Ça n'est pas une question en tout cas pour ce qui concerne les positions françaises, ce n'est pas une question, c'est une évidence.
Nous l'avons démontré l'année dernière en avril et en octobre en mobilisant nos moyens militaires pour contribuer à la défense du territoire israélien. Mais est-ce que Donald Trump n'a pas joué une sorte de double jeu en essayant de négocier en ralentissant un peu ces négociations avec l'Iran ? sur leur programme nucléaires pour peut-être préparer le terrain à cette attaque israélienne.
Il y a quelques mois, le les États-Unis ont ont souhaité engager un dialogue direct avec l'Iran. Nous avons salué cette initiative puisque je le redis, le programme nucléaire iranien est une menace existentielle pour nous et nous considérons que seul le dialogue permet de contrer cette menace. Nous avons d'ailleurs fait connaître aux Iraniens comme aux Américains nos exigences. euh ils les ils les connaissent parfaitement et nous nous tenons prêts à réamorcer ce ce dialogue euh au regard de la situation telle qu'elle a évolué ces dernières heures.
Pour bien comprendre tous les enjeux de cette guerre, est-ce que Benjamin Netenahu ne mène pas aussi une guerre intérieure ? C'estàd que lui, d'un point de vue politique, le premier ministre israélien, a besoin de mener ses guerres pour rester au pouvoir. Ce qui est clair, c'est que nous tenons un langage de vérité au gouvernement israélien.
Nous réaffirmons notre attachement à la sécurité d'Israël tout en appelant le gouvernement israélien au cesser le feu à l'accès sans entrave et immédiat de l'aide humanitaire à Gaza et rien de toute la de tout ce qui était en train de se passer dans la région ne peut nous faire oublier vous y voyez une stratégie de Benjamine Netaniaou qui essaie de détourner le regard de ce qui se passe à Gaza. Vous savez, je je n'essaie pas d'interpréter euh les propos ou les gestes des uns et des autres. Nous sommes très concentrés sur euh notre seul objectif qui est la paix et la stabilité dans la région.
Cela passe par le refus du programme nucléaire iranien et cela passe par le refus de la colonisation, de l'occupation de la guerre à Gaza et en 6 Jordanie. Ce sont les deux objectifs de la France auquels nous sommes tout tout entier attachés et auquel nous obje quand même parler d'un échec de la diplomatie français. Bien, je suis désolé de vous contredire mais ce qui s'est passé la semaine dernière grâce au mouvement qui a été enclenché par la France qui préparait une conférence euh au sujet de la solution à deux états et qui clairement a initié une dynamique qui est désormais inarrêtable.
Regardez ce que Marmou Abbas, le président de l'autorité palestinienne, a dit dans une lettre qu'il a adressée au président de la République et au prince héritier de l'Arabie Saoudite pour la première fois. Il a condamné le 7 octobre comme un attentat terroriste. Il a affirmé que l'État de Palestine serait démilitarisé.
Il a également appelé à ce que des élections puissent se tenir en Palestine d'ici un an. Bref, des déclarations qui étaient inédites. Par ailleurs, vendredi à Paris et pour la première fois, les sociétés civiles israéliennes et palestinienne ont dialogué et ont pris ensemble des résolutions en lançant l'appel de Paris à une solution bar.
Il devait y avoir un rendez-vous la semaine prochaine qui n'aura pas lieu. Est-ce que le processus raisons pour des raisons logistiques et sécuritaires mais qui aura lieu dans les prochaines semaines. C'est notre volonté.
Ça coupe pas cette initiative. Non, pas du tout. L'élan est inarrêtable, je vous l'ai dit.
Écoutez les déclarations de Marbou d'abas, écoutez les déclarations de la société civile et vous verrez que nous avons réussi à réamorcer un mouvement vers une solution politique qui passe par la reconnaissance de l'État de Palestine, le désarmement du Hamas, son exclusion de l'avenir palestinien et par l'insertion d'Israël dans une architecture régionelle de sécurité. Emmanuel Macron parlait la semaine prochaine d'un moment décisif. Ce moment n'aura pas lieu la semaine prochaine.
Ce moment aura lieu dès que les circonstances le permettront, c'est-à-dire dès que les conditions sécuritaires et logistique seront réunies. Ouais, on a vu quand même que beaucoup de pays qui étaient partenaires au départ de cet accord se sont désistés sous la pression notamment d'Israël. Est-ce que vous êtes quand même toujours prêt à pousser cette solution à l'ONU ? n'est pas du tout la même analyse que j'ai vu au contraire jour après jour un un un nombre toujours plus important de parties prenante de la résolution de cette crise en Europe, en Amérique du Nord et et au-delà d'un côté mais aussi dans le monde arabe commencer à se saisir de cette dynamique que nous avons amorcé pour faire mouvement vers cette solution politique qui est la seule alternative à l'état de guerre permanent dans la région.
Il n'y a pas d'autres alternatives. Est-ce qu'aujourd'hui euh vous allez demander au Parlement français un débat pour échanger avec les députés, les sénateurs sur ce conflit ? La demande a été formulée par les parlementaires.
À titre personnel, j'y suis favorable. C'est une décision qui appartient au Premier ministre. Alors ça c'est sur le conflit euh Iran euh Israël.
Mais pour revenir un instant sur la question de l'État palestinien, est-ce que vous avez été soulagé d'abord par le retour de Rim Hassan en France ou agacé plutôt par cette flotti pour Gaza ? Écoutez, je je constate que le débat politique en France se cristallise autour de positions qui sont tout à fait éloigné de ce qu'est la position constante de la France. D'un côté, vous avez les opposants inconditionnels à Israël.
De l'autre, vous avez les soutiens inconditionnels à Israël. Mais la France, ça n'est pas ça. Et ces positions là trahissent en réalité ce qu'est la France.
La position de la France, c'est la paix, la sécurité et la stabilité dans la région. Et je le redis, cela passe par un refus très ferme du programme nucléaire iranien et cela passe par un refus très ferme du terrorisme mais aussi de l'occupation de la colonisation et de la guerre à Gaza comme en 6 journal. Donc comment vous qualifiez ce qu'a fait Rima Hassan tenter d'aller à Gaza ?
Je l'ai déjà qualifié. C'est une opération de communication. Le premier ministre a parlé d'instrumentalisation des souffrances des populations de la région.
Euh nous avons fait notre devoir, ni plus ni moins, en alertant nos ressortissants des risques auxquels il s'exposaient, en alertant les autorités israéliennes pour prévenir tout incident et en assurant une présence consulaire tout au long du processus qui a permis à un certain nombre d'entre eux de rentrer. Et nous continuons, nous continuons malgré la la difficulté de la situation dans laquelle nous nous trouvons, nous continuons à assurer cette présence consulaire auprès des deux ressortissants français participants à cette expédition qui n'ont pas encore pu être expulsés du fait de la fermeture de l'espace aérien israélien. Pardonnez-moi, mais avec le conflit qui s'ouvre ou se réouvre entre Israël et l'Iran, vous ne craignez pas que Gaza repasse finalement au second plan ?
Je l'ai dit ce matin au ministre israélien des affaires étrangères, c'est tout le contraire. C'est ces opérations qui sont menées par le gouvernement israélien doivent le conduire à accélérer dans la résolution de la crise à Gaza. Doivent le conduire à prendre la décision immédiate de cesser le feu et d'ouvrir l'accès massif de l'aide humanitaire aux populations qui en ont tant besoin.
Pour revenir sur les risques d'escalade dans la région que vous vous évoquiez par ce cette guerre entre l'Iran et Israël, Emmanuel Macron a dit "Vendredi la situation est à risque. Nous nous préparons à tout." Ça veut dire quoi ?
On se prépare à quoi quand on dit qu'on se prépare à tout ? Mais on se prépare parce que c'est la responsabilité du chef de l'État et du gouvernement de parer à toute éventualité. Pour ce qui me concerne et ce qui concerne mon ministère, nous nous tenons à la disposition de nos compatriotes à peu près 100000 en Israël, à peu près 1000 en Iran qui sont très inquiets.
Nous avons pris contact avec eux. Nous avons ouvert une ligne Nous avons ouvert une ligne Nous avons ouvert une ligne téléphonique qui est accessible 7 jours sur 7 24h sur 24 et j'ai demandé au centre de crise et de soutien de mon ministère de se tenir prêt à toute éventualité. Ensuite sur le plan intérieur, nous avons activé renforcé le dispositif sentinel pour éviter que d'être pris au dépourvu ou que des des conséquences puissent avoir lieu sur le territoire national.
Et puis nous allons veiller très attentivement aux conséquences sur l'économie française, européenne et mondiale que pourrait avoir les opérations militaires en cours dans la région. Très concrètement, quel est l'état de la menace sur le territoire français ? La menace est élevée, mais nous n'avons pas attendu les opérations militaires actuelles pour nous en apercevoir.
Ceci étant dit, euh l'Iran a montré par la paré sa capacité à frapper euh directement ou indirectement euh le territoire de certains pays européens. Et donc, nous veillons euh tout en ayant réaffirmé que nous n'avons ni soutenu ni contribué aux opérations militaires israéliennes, nous veillons à protéger le territoire national. C'est aussi simple que ça.
Est-ce que vous réussissez à voir des nouvelles de Cécile Collère et Jacques Paris, les deux Français qui sont toujours retenus en otage en Iran depuis 3 ans ? Le président de la République et et moi-même à mon niveau avons appelé nos interlocuteurs israéliens et iraniens à prendre en considération le sort de nos deux compatriotes qui sont retenus au tage et et qui aujourd'hui le dernier contact que vous avez eu avec eux. Euh nous avons eu un contact hier par l'intermédiaire du centre de crise et de soutien de mon ministère avec leur famille.
Je m'entretiendrai avec elle un peu plus tard aujourd'hui. Et quant au dernier contact que nous avons eu en direct avec eux, il remonte à à 2 semaines environ puisqueà grâce à la pression que j'ai souhaité appliquer sur le régime iranien en déposant une plainte devant la Cour internationale de justice pour violation par l'Iran de son obligation d'offrir à nos compatriotes le droit à la protection consulaire. Ils ont eu le droit à des courtes visites de la part de nos équipes sur place.
Donc je veux à nouveau saluer le dévouement et le professionnalisme. Alors l'une des conséquences immédiates et très concrètes he de ces frappe sur l'Iran, c'est la flambée du prix du pétrole. Euh si notamment le D3 d'Ormouse est fermé, par où transit, on le rappelle, un 20 % du marché mondial, ce sont les consommateurs du monde entier qui vont être impactés et les entreprises, il faut s'attendre en France à des conséquences économiques de cette guerre.
Je crois qu'il faut tout faire pour éviter de nous retrouver dans cette situation là. C'est pourquoi nous appelons à à la retenue, pourquoi nous appelons à la à chaque chacune des deux parties à à ne pas s'engager dans une escalade et si toutefois nous devions y faire face et bien nous y ferions face avec beaucoup de calme, avec beaucoup de lucidité comme nous avons le faire. Plus de pétrole russe, plus de pétrole iranien, ça va faire forcément une flambée des prix et des conséquences quand même très très concrètes pour pour tous les Français. pour tous les Français et pour le monde entier en réalité.
Donc personne n'y a intérêt et je dirais ni l'Iran ni Israël n'y ont intérêt. Si si on dézoome euh on a donc la Russie, l'Iran, la Corée du Nord des des alliances et en toile de fond bien évidemment la Chine. De l'autre côté, on a les États-Unis, on a Israël, on a l'Europe quelque part, on pourrait dire l'Occident.
On a au moins deux lignes de front hein entre l'Iran et et Israël et puis au prochain au Moyen-Orient. Et puis on a bien évidemment l'Ukraine toujours. Est-ce qu'il y a pas tous les ingrédients d'une guerre mondiale ?
C'est ce que dit par exemple le premier ministre polonais Donald Tusk. Je crois que la responsabilité de la France dans ce contexte c'est de rappeler les principes auxquels nous sommes très attachés depuis 8 décennies, depuis 80 ans, c'est-à-dire depuis la création des Nations-Unies. Un principe très simple qui a évité bien des conflits à l'échelle planétaire et auquel nous restons très profondément attachés.
Ce principe c'est je ne touche pas à tes frontières, tu ne touches pas aux miennes. Ce principe là, c'est le fondement du droit international, celui que nous défendons contre tous les vents contraires, contre les réveils des empires, des fantasmes de de colonisation qu'on voit émerger notamment en Russie mais également ailleurs. Mais pour le défendre, il faut le dire clairement.
Si nous voulons rester fidèles à ce principe, alors il nous faudra devenir beaucoup plus fort et beaucoup plus indépendant dans les temps qu' viennent. C'est vrai pour la France et c'est vrai pour l'Europe. Si nous n'y prenons garde, alors nous perdrons notre capacité à maîtriser notre propre destin et à peser sur les destins du monde.
Donc le moment et ça nous amènera progressivement vers sans doute un autre sujet de notre conversation aujourd'hui qui est celui des choix que nous avons à faire pour nous-mêmes. Le choix que nous devons faire pour nous-mêmes, c'est celui d'être plus fort et plus indépendant pour défendre. Est-ce que Est-ce que Donald Tusk exagère ?
Ouais. Quand il parle de 3è guerre mondiale euh à la veille d'une d'une probablement d'une 3ème guerre mondiale, nous pouvons l'éviter en défendant le droit, en faisant primer le dialogue sur la force et la justice sur la violence. C'est la ligne de la diplomatie française et j'y veille activement.
Est-ce que c'est l'échec du grand gendarme mondial, les États-Unis ? Est-ce que c'est l'échec de Donald Trump évidemment surtout qui devait régler, on sera, on le rappelle, la guerre en Ukraine en 24 heures, mettre fin au conflit à Gaza et trouver un accord avec l'Iran sur le nucléaire. Finalement, il a tout faux sur le plan diplomatique.
Donald Trump Donald Trump a a souhaité faciliter des des discussions entre les Ukrainiens et les Russes. Il a souhaité faciliter des des discussions avec marqué résultat et cette approche par le dialogue et la négociation, nous ne pouvons que la saluer parce qu'on ne résout pas les problèmes par la force brutale et par toujours est-il qu'on peut constater un échec aujourd'hui ? Vous savez, nous avons euh une tâche qui est ardue lorsque euh nous euh sommes euh en responsabilité pour porter la voie de la France et conduire la diplomatie français.
Nous avons eu des succès. Nous avons eu des succès ces derniers mois. Nous avons réussi par le dialogue à faire cesser une guerre qui menaçait de de plonger le Liban dans le chaos.
Nous allons continuer euh de vrai pour une euh négociation qui euh permett à l'Ukraine de garantir sa souveraineté, son intégrité territoriale. Nous allons œuvrer pour que la négociation permette avec l'Iran euh de euh préserver la sécurité euh de notre territoire et de et de l'Europe. Donc nous continuons à l'assembablement.
Mais est-ce que c'est faibl que ce soit plus difficile que prévu ? Il arrive aussi que nous ayons des succès Est-ce que ces faiblesses des États-Unis ces échecs vous inquiètent ? On a l'impression que Donald Trump subit les décisions de Benjamin Netaniaou par exemple qu'il se fait balader par Vladimir Poutine.
Est-ce que c'est inquiétant ? Vous savez il y a 6 mois on nous annonçait une capitulation de l'Ukraine une vente par appartement de l'Europe avec l'arrivée de la nouvelle administration aux États-Unis. Rien de tout cela ne s'est produit.
Et cela c'est grâce notamment à l'action de la France, du président de la République qui a permis d'éviter que les États-Unis choisissent le mauvais chemin. 6 mois plus tard, s'agissant euh de la la guerre en Ukraine, euh nous n'avons pas écarté tous les risques. Nous n'avons pas encore trouvé de résolution à cette crise, mais nous avons évité une division profonde de l'Union européenne et nous avons évité cette capitulation de l'Ukraine qui pour nous aurait représenté un immense danger.
Jean-Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères et notre invité. On va marquer une pause dans ce grand jury. On va continuer de parler aussi un peu de Donald Trump qui vise le Groand.
Emmanuel Macron s'y rend aujourd'hui. On en parle dans un instant. À tout de suite.
Le grand jury RTL Le Figaro Public Sénat M6. Aujourd'hui, un scandale d'une ampleur inégalée éclate partout sur la planète. Notre premier ministre a reconnu qu'il y avait eu de nombreuses adoptions illégales.
La police a mise au jour une usine à bébé. Une quantité innombrable d'enfants adoptés à l'international aurait été séparé de leurs parents biologiques de manière illégale. Ces enfants, devenus adultes, se lèvent à présent par milliers et découvrent à basourdi les mensonges qui entourent leur adoption.
On disait que les enfants sud-coréens étaient en bonne santé et si jeunes qui n'avaient aucun souvenir de leur famille d'origine ni de la Corée. On va dans ces pays-là créer des orphelins pour répondre à la demande. Lorsqu'elle est revenue me chercher, ben je n'étais plus là.
On lui a dit que je n'existais pas. Adoption internationale, un scandale planétaire. Aujourd'hui à 13h sur publicsena et sur publicsenaat.fr.
De 1941 à 1945, les caméras allemandes film Adolf Hitler jusqu'à l'effondrement total du trè Reich. Dans ces archives, Hitler et ses proches parlent librement puisque ces films sont Noël. Personne alors n'imagine que l'on pourrait décrypter ce qui se dit.
C'est grâce au spécialistes de la lecture sur les lèvres que ces images parlent pour la première fois. Jedenfalls trauen sie sich jetzt schon nicht mehr. Ich habe recht ihnen Sorgen zuiten.
Ich werde ihnen zeigen, was es bedeutet, wenn ich wütend werde. Strategisch betrachtet ist es eine schlechte Nachricht. Conversation au cœur du pouvoir les maîtres du Rich 19415 suprématie et déchéance vendredi prochain à 22h sur publicsena et sur publicsena.fr.
Il y a quelque chose d'un peu obsessionnel. Ouais. chez des dessinateurs, des dessinatrices.
Moi par exemple, si je suis en vacances, je c'est il faut accepter le fait que moi moi si je travaille pas, si je dessine pas, je suis vite de mauvaise humeur. Si j'ai pas de quoi dessiner, j'ai une espèce de malaise. Ouais.
Il est le bédéiste des coulisses, coulisses de campagne, coulisses de parties, coulisse du pouvoir. Aujourd'hui, il nous propose une immersion Place Bovau. Son nouvel album s'appelle À l'intérieur, police, gendarmerie, opération spéciale, 5 saisons au cœur du plus secret des ministères aux éditions d'Argot.
Mathieu Sapin est notre invité dans un monde, un regard. Un monde, un regard vendredi prochain à 17h30 sur Publics Sénena et sur publicsenaat.fr. faire pourvu que ça dure, c'est l'émission qui rend l'écho responsable et cette semaine, on vous parle d'Europe de la défense.
Car face à une Russie belligérante et une Amérique de moins en moins fiable, l'Europe a décidé de se réarmer. Mais comment s'affranchir de notre dépendance américaine en matière militaire ? La France a-t-elle vraiment les moyens de se réarmer ?
Réponse avec notre invité spécial Éric Trapier, le PDG de DAO Aviation. Pourvu que ça dure, vendredi prochain à 18h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. [Musique] Au début des années 80, une petite main fleurit sur les vestes en jean de milliers de jeunes.
Elle devient bientôt le symbole de toute une génération. Un signe de rallim contre le racisme et la montée de l'extrême droite. Le début des années 80, c'est une époque pendant lesquelles les crimes racistes sont fréquents.
Tout d'un coup, ils ont crié à mort les arabes, la France libre. C'est aussi bah la percée, la première percée électorale du Front National. Mais à Dreu, il y a un accord entre la droite républicaine et le FN.
En octobre 1984, Julien Dray et Harlem Désir déposent les statuts d'une nouvelle association SOS Racisme est né. SOS racisme amène une pierre qui est extrêmement importante qui est de fédérer l'opinion publique la plus large possible autour de la gauche contre les relant les plus xénophobes dans la population. Touche pas mon pote, ça veut dire c'est halte quoi.
Un slogan choc très court, des mots simples mais forts. La recette miracle, l'idée dont rêvent tous les publicitaires. Et on est très content pour le racisme et on espère qu'il y en aura encore un petit peu pour qu'on fasse encore une belle fête.
Touche pas à mon pote. Samedi prochain à 21h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. les faire [Musique] l'image idylique d'événements qui font rêver des millions de spectateurs, le sport de haut niveau cache une réalité tragique.
Le nombre de blessures augmente chez des patients de plus en plus jeunes. 86 % des sportifs et sportifs de haut niveau ont dit oui, nous avons subi au moins une fois de la violence psychologique et la plupart avant l'âge de 18 ans. Insulte, humiliation publique, châtiment physique.
Dans le monde entier, une vague de dénonciation se propage dans le sport d'élite. J'étais un objet qui rapportait aux organismes puis qui divertissait le public. Je savais plus ce que je faisais.
J'étais exténuée. J'avais les mensons. J'en ai parlé à personne parce que la première règle était ce qui se passe sur la glace reste sur la glace.
Si vous attaquez le CO, il vous dit "Attendez, ce sont les fédérations internationales qui fixent les règles. Tout le monde se renvoie la balle. C'est le système parfait pour créer de la maltraitance." Futur champion, le prix de la gloire.
Dimanche prochain à 13h sur Publicsena et sur publicsena.fr. Voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr. [Musique] Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.
Jean-Noël Barrea le ministre de l'Europe et des affaires étrangères et notre invité. À mes côtés pour vous interroger, Perine Tarnau de Public Sénat et Claire Conruit du Figaro. Le grand jury, l'actualité de la semaine.
Jean-Noël Barre, Emmanuel Macron se rend aujourd'hui au Groenland. Il a dit que c'était pour se réinvestir pour pas qu'il y ait de la prédation. Alors le prédateur, c'est évidemment Donald Trump.
Mais se réinvestir, ça veut dire quoi ? Donald Trump, je suis pas tout à fait sûr parce que vous savez l'article l'Arctique fait l'objet de toutes les convoitises de la part de la Russie, de la part de la Chine et oui, le Groenland est un territoire européen et donc il est tout à fait naturel que l'Europe et en particulier la France l'investisse. Lorsque la question de l'intégrité territoriale du Groenland a été posée, j'ai moi-même exprimé que les frontières européenne n'était pas négociable.
Mais au-delà de ce de cette position de principe, il y a aussi un certain nombre de coopérations que nous avons déjà avec le Groenland et que nous voulons renforcer sur le plan scientifique comme sur le plan économique. C'est tout cela qui justifie la présence dans quelques message à Donald Trump quand même, il faut pour se dire les choses, c'est un message clair à Donald Trump. Oui, c'est un peu de provocation de la part d'Emmanuel Macron qui dit "Je veux envahir le Groenland ou l'acheter c'est un territoire européen et de toute évidence c'est un territoire convoité.
On peut s'agiter sur des plateaux de télévision en donnant des leçons aux uns ou autres ou alors on peut agir, se rendre sur place, renforcer les coopérations, répondre aux enjeux de sécurité, de développement économique." C'est dans cette ligne là que s'inscrit la France. Il y a une règle sur un territoire européen, c'est que s'il est attaqué, il y a une solidarité de fait de la part de tous les Européens.
Est-ce que ça veut dire que si demain il y a une opération militaire sur le Groenlande, la France par exemple interviendrait pour défendre le Groenland ? Mais la question ne se pose pas puisque la solidarité entre les pays européens au sein de l'Union européenne comme la solidarité entre les pays membres de l'OTAN est suffisamment dissuasive pour que personne ne vienne la tester. Personne n'est jamais venu la tester jusqu'à présent.
Alors attention, ça n'est pas éternel et ça n'est pas parce que nous sommes nombreux que nous sommes abrités de toutes les menaces. Et c'est pourquoi les discussions qui vont se tenir juste après ce voyage du président de la République au Groenlande à l'autant s'agissement du relèvement de nos dépenses militaires, du relèvement de nos capacités dissuasives est si importante parce que lorsqu'on n'est pas dissuasif alors on devient une proie pour tous ceux qui veulent tester la la résistance et la robustesse de ces alliances de sécurité mais jusqu'à présent elles sont si solides que personne n'est venu les tester. Nous parlions dans la première partie de toutes ces guerres irrésolues pour l'instant par Donald Trump.
Il y a bien sûr la Russie et l'Ukraine, ce conflit. Vladimir Poutine a-t-il une seule raison d'arrêter cette guerre ? Je crois qu'il en a assez peu à moins que nous nous décidions de lui en donner quelques-unes.
Et c'est ce que nous avons décidé de faire en incitant la Commission européenne à prendre l'un des paquets de sanctions les plus puissants depuis le début de cette guerre. Et je suis très heureux qu'elle ait retenu nos propositions. Propositions qui vont viser euh certains des acteurs majeurs de l'industrie pétrolière russe.
Certaines mesures qui vont aussi viser des pays tiers. Pays tiers qui permettent à la Russie en facilitant le contournement de nos sanctions et de continuer à financer son effort cette ce paquet qui n'a pas encore été adopté. nous allons continuer à à le renforcer en allant au-delà, en contraignant la circulation des diplomates russes sur le sol européen.
Mais peut-être de manière un peu différente de ce que nous avons fait jusqu'à présent, ce que je recommande et ce que j'ai recommandé à la Commission européenne, c'est que ce paquet de sanctions, contrairement au précédent, soit utilisé pour contraindre Vladimir Poutine à l'atteinte d'un objectif simple, le cesser le feu. un cesser le feu d'au moins 30 jours peut-être au-delà et qui permettent la tenue de discussion de négociation en bonne et du fort parce que voyez bien à quel jeu joue Vladimir Poutine. Je ne fais pas de cesser le feu et j'esquive les négociations de sanction entre les sanctions européennes et la voie diplomatique que vous privilégiez naturellement.
Est-ce que tout cela c'est assez fort quand on écoute le négociateur de Vladimir Poutine qui a déclaré en mai dernier que la Russie est prête à une guerre sans fin ? Mais ça, pardon, qui en doutait ? Vladimir Poutine n'a fait aucun mystère de ses intentions.
Ces intentions sont des intentions coloniales. Ce sont des intentions impérialistes. Ce que veut faire Vladimir Poutine, c'est reconstituer en réalité l'Union soviétique de jadis et donc il ira jusqu'au bout à moins qu'il ne soit arrêté.
Et comment l'arrêter ? et bien en asphixiant son effort de guerre par des sanctions extrêmement lourdes des sanctions européennes. Les Européens doivent s'engager aujourd'hui à ne plus du tout plus du tout hein acheter de gaz et de pétrole russe.
Bien sûr, c'est l'objectif nous délivrer de nous délivrer intégralement de notre dépendance aux énergies fossiles russes. Nous allons le faire pour le gaz d'ici l'année prochaine et nous devons le faire dès aujourd'hui pour le pétrole. Mais j'ajoute un point à cela, c'est que les sanctions européennes, c'est bien.
Si si à ces sanctions s'ajoutent des sanctions américaines, c'est encore mieux. Mais ça tombe bien parce que vous avez vu que dans leur immense majorité, les sénateurs et les députés américains ont décidé eux aussi de prendre des sanctions massives contre Vladimir Poutine parce qu'il voit bien que si nous ne l'arrêtons pas et bien il ira jusqu'au bout de son fantasme colonial. C'est quoi ?
C'est quoi ces sanctions massives ? parce que on a eu 17 17 paquets de sanctions jusque là. C'est quoi les sanctions massives qui vont faire plier Vladimir Poutine ?
Parce que jusque là ça n'a pas fonctionné. C'est justement et c'est l'intuition des sénateurs et des députés américains et c'est l'intuition que nous allons retenir nous aussi européens lorsque dans quelques jours nous adopterons ce paquet. c'est de c'est d'appeler les pays tiers, ceux qui sont parfois nos amis et nos partenaires et bien à tenir compte du fait que la Russie présente pour l'Union européenne aujourd'hui un un danger de vie ou de mort et que si ils ne viennent pas nous aider à freiner et même à mettre à l'arrêt machine de guerre de Vladimir Poutine et bien tout cela aura des conséquences parce que lorsque nous disons que c'est une question de vie ou de mort, nous sommes sérieux.
Ça veut dire que les conséquences parce que vous êtes pas très concret là. Ça veut dire quoi les conséquences ? Je vous invite à à regarder les propositions qui ont été faites par la commission.
Il s'agit d'embargo sur les certains produits et notamment des produits énergétiques en provenance de pays qui continuent d'importer. Vous voulez par exemple demander à l'Inde de ne plus acheter de pétrole russe. Mais Olivier Bost si comme nous le pensons, la Russie présente pour l'avenir de l'Union européenne et pour la France un danger de vie ou de mort, alors il faut joindre les actes à la parole.
C'est une question de crédibilité et d'efficacité. Est-ce que paradoxalement les échecs diplomatiques de Donald Trump au Proche-Orient sur le dossier également ukrainien pourrait finalement l'amener à se tourner vers la Chine d'un point de vue commercial ? Est-ce que vous voyez possiblement finalement une alliance commerciale qui pourrait se nouer entre les deux géants chinois et américains ?
Je vois surtout une grande confrontation en préparation à laquelle nous ne voulons pas prendre part. Et le moment que nous vivons, c'est celui où le l'Union européenne, l'Europe peut montrer la voie en refusant les logiques de BL, en refusant le réveil des empires, de ce qu'on appelle les sphères d'influence qui consistent pour des grandes puissances à décider du sort des pays de leur voisinage. Tout ça, nous le refusons.
Nous voulons préserver cet héritage que nous avons reçu des générations qui nous ont précédé, celui d'un monde ouvert, d'un monde qui fonctionne grâce à des règles universellement reconnu qui repousent sur ce qu'on appelle le multilatéralisme qui n'est ni plus ni moins qu'un qu'un qu'un qu'un autre mot pour pour parler de dialogue et de négociation. Et c'est dans cet esprit que nous voulons relever le gant. Et beaucoup de pays dans le monde, en Afrique, en Asie du Sud-Est, euh en Amérique latine regardent avec beaucoup d'intérêt les initiatives que nous pourrions prendre pour ne pas se laisser entraîner dans cette confrontation entre les États-Unis.
Jeanel Barreau, vous êtes également ministre de l'Europe. Est-ce que l'Europe a a saisi l'ampleur de ce retour des empires comme vous dites ? Je le crois.
La guerre est à nos portes. La planète est en ébullition. Notre économie décroche.
Nos démocraties sont prises d'assaut. Si nous n'y prenons garde, nous perdrons tout ce que nous avons patiemment construit. Mais nous avons tous les atouts pour réussir.
Nous avons la force pour réussir. Nous sommes un continent extrêmement riche, extrêmement puissant, extrêmement ingénieux. Si nous nous donnons les moyens et bien nous pouvons garder la maîtrise de notre propre destin et continuer à peser sur le cours des choses.
Le sommet des océans, c'est HP à Nice, alors un peu dans l'indifférence parce qu'il y a eu les événements qu'on a évoqué, le bilan de ce sommet est-il positif ? pas d'accord contraignant pour réduire la pollution plastique, pas d'accord pour empêcher l'exploitation minière des grands fonds et puis des zones protégées notamment françaises qui finalement en fait sont encore très peu protégées notamment contre la la pêche dans les grands fonds. Est-ce que il reste quelque chose de Nice ?
Cette conférence de Nice est un immense succès, un immense succès diplomatique mais aussi un immense succès populaire puisque c'est la plus grande manifestation jamais organisée sur l'océan. L'océan qui est notre meilleur allié dans la lutte contre le dérèglement climatique qui produit la moitié de l'oxygène que nous respirons dans ce studio. On a parlé des héberge un/art des espèces sur la parlé des océans.
Mais est-ce que ça va changer quelque chose ? Nous avons réuni 100000 personnes autour de cette conférence des Nations- Unies. La dernière édition, il y a 4 ans, c'était 7000 personnes et nous avons pris des engagements contraignants euh qui euh vont changer la donne et en particulier le traité sur la haute mer qui couvre 50 % de la planète et qui aujourd'hui n'est soumis à aucune règle et aucune loi.
Ce traité grâce à la mobilisation de la diplomatie française va entrer en vigueur d'ici la fin de l'année puisque nous avons rassemblé 55 ratifications à ce traité. Il en faut 60, c'est-à-dire 5 de plus. Et nous savons parce que des processus sont en cours dans un certain nombre de pays que nous y parviendrons.
En 2 ans, nous aurons fait entrer en vigueur un traité pour protéger la haute mer. La dernière fois que la communauté internationale s'est mobilisée pour protéger l'océan, ça a pris 12 ans pour le faire rentrer en vigueur. Avant d'aborder les dossiers politiques français notamment budgétaires, un petit mot quand même sur l'écrivain franco-algérien Boam Sansal qui est détenu depuis 7 mois maintenant à Alger.
Est-ce que euh vous avez des nouvelles quant à une libération prochaine ? On sait qu'il attend un jugement en appel le 1er juillet prochain. Nous avons des nouvelles d'abord euh de sa santé par euh sa famille qui lui rend euh visite.
Elles sont préoccupantes. Nous attendons euh le jugement en appel qui interviendra le 1er juillet et nous continuons d'appeler les autorités algériennes à un geste d'humanité. Le grand jury question express avec des réponses toujours le même principe par oui ou par non pour ou contre tout d'abord fallait-il retirer sa légion d'honneur et son titre de grand maître à Nicolas Sarkozi c'est l'application d'une règle ne revient pas de la commenter ce n'est pas une décision politique.
Je note qu'il y a un recours contre la la décision de justice que cette affaire n'est donc pas encore tout à fait terminée. Père internant, est-ce qu'il faut interdire le réseau social X euh ou pul notamment du contenu pornographique euh accessible à tous les enfants ? Euh l'in é chargé du numérique hein dans un gouvernement précédent il y a il y a il y a des moments quand on est engagé en politique ou ailleurs où on a d'immense satisfaction.
Euh ce sentiment, je l'ai ressenti la semaine dernière lorsque la loi que j'ai porté a conduit les plus grandes sites pornographiques, a décidé de quitter la France plutôt que d'appliquer une règle simple, vérifier l'âge de leurs utilisateur également fermer des réseaux sociaux. Il faut vérifier l'âge des utilisateurs, il faut protéger nos enfants sur les sites pornographiques comme partout sur internet en réalité. Donc ça passe pas par l'interdiction quand quand une une plateforme comme X ne fait pas de contrôle euh qu'il y a des un certain nombre de de contenus qui sont plus que problématiqu la règle la règle c'est vérification d'âge à l'entrée.
Si vous n'y si vous ne vérifiez pas l'âge à l'entrée, c'est le blocage du site. C'est ça la loi que j'ai portée. Je suis content qu'elle puiss pas aux réseaux sociaux.
Il faut qu'elle s'applique et il y a pas de raison qu'elle ne s'applique pas. Vous avez pardon pour ou contre la fin des peines avec surcis. C'est une idée que va défendre votre collègue Gérald Armanin à la rentrée dans une loi.
Je salue en tout cas l'initiative qu'a pris Gérald Armanin de consulter largement toutes les forces politiques du pays pour apporter pour inventer les réponses pénales dont nous avons besoin. Mais attendez, vous répondez pas à la question par oui ou pardon sur le surcis sur je veux pas préempter ce dialogue qu'il a initié. Je crois qu'il faut le laisser aller jusqu'à son terme.
Clair qu'en vite. Faut-il supprimer les allocations familiales lorsqu'un enfant devient délinquant ? C'est une idée défendue par un autre de vos collègues au gouvernement.
Bruno Rota encore ce matin dans les colonnes du JDD. Ce qui est clair, c'est que face à l'explosion de la violence que nous voyons, il y a une partie de la réponse qui se trouve du côté judiciaire, mais il y a une partie de la réponse qui inévitablement se trouve dans les familles et à l'école. La responsabilisation des parents, la restauration de l'autorité parentale est absolument indispensable si nous voulons contenir ces phénomènes comme celui comme le drame que nous avons vécu une tyrannie d'effet d'hiver comme le dit Emmanuel Macron.
Je crois en tout cas qu'il faut aborder ces questions, ces drames, ces tragédies en appréhendant en les appréhendant dans leur complexité. Le grand jury, ça se passe au Parlement s'attachant à à au je dirais aux causes profondes de cette de ce surgissement de la violence dans nos sociétés. Alors, vous l'avez entendu, ça se passe au Parlement.
On on va parler du parlement. Mais quelle est la plus grande qualité ? D'abord, je voulais demander vous vous demandz de François Baou.
Savoir rester au pouvoir ou tenter l'impossible pour le budget. La plus grande qualité de François Baïou, c'est d'avoir toujours voulu associer très largement les Françaises et les Français aux décisions qui les concernent. Est-ce que ça permettra de faire 40 milliards d'euros d'économie l'année prochaine et de ne pas augmenter les impôts ?
Je le crois. En tout cas, je crois que c'est la seule solution et c'est la manière dont il s'y est pris le 15 avril lorsqu'il a rappelé que la vérité permet l'action et qu'il a joué carte sur table en montrant l'ampleur du des efforts qui nous attendent. Euh c'est aussi ce qu'il a suggéré en mettant sur la table l'idée d'un d'un référendum qui consisterait à confier aux Françaises et aux Français euh la la décision des des efforts qui sont devant nous et qui sont indispensables.
C'est son approche. Elle a ça a toujours été la sienne. Il l'a rappelé au premier jour de son entrée à Matignon et je suis très heureux qu'il y reste fidèle.
Et est-ce que votre propre ministère euh le ministère des affaires étrangères euh vous avez déjà contribué he aux efforts budgétaires, mais est-ce que vous êtes prêt encore à faire un effort ? Est-ce qu'il y a encore de la marge dans le contexte international qu'on a décrit ? Nous avons l'année dernière très largement contribué à à l'effort s'agissant de l'État puisque mon ministère a porté 10 % de l'effort alors qu'il ne représente qu'un % du budget de l'État.
Il y a sans doute des efforts qui peuvent être faits par l'État cette année encore. Mais je crois que la question fondamentale qui est posé pour l'État, c'est c'est celle de de l'efficacité, de son organisation, de sa capacité à se tourner vers ses missions. C'est d'ailleurs ce à quoi François Bairrou nous a demandé de réfléchir.
Je l'ai fait, j'ai suivi la consigne et j'en ai tiré des leçons. Je m'apprête je m'apprête à à à continuer à transformer mon ministère pour qu'il soit toujours plus efficace dans la manière dont il offre un service public de qualité au français de l'étranger de la manière dont il défend les intérêts de la français français baisser votre budget la voie de notre pays concrètement vous allez proposer des économies est-ce que votre budget vend ces 40 milliards baiss ce sont des efforts considérables que nous devons faire parce que nous refusons de surendetter les générations à venir ils doivent être équitablement répartis donc Et je crois qu'il ne faut pas il ne faut pas se tourner constamment euh vers l'État et ses dépenses qui ont déjà été très largement contenues. Chacun doit contribuer à cet effort.
Si je vous écoute bien. Donc l'État fait sa part d'effort l'année dernière et là cette année pour l'année prochaine plus précisément pour faire les 40 milliards d'euros d'économie. Il y avait un peu plus de nuance dans ce que je vous ai dit.
Mon ministère a fait un effort considérable l'année dernière. L'État doit continuer à faire des efforts agissants de sa dépense. Mais j'attire votre attention sur le fait que notre problème principal, la préoccupation des Français et des Français, c'est d'abord un service public de qualité pour l'école, pour la santé et que cela ça passe par des mesures d'organisation, on dit aujourd'hui de gouvernance et c'est cela ne faut pas perdre de vue au moment où s'engage des discussions budgétaires.
Mais il n'y a pas que l'État, tout le monde doit participer. Il y a évidemment les collectivités, les dépenses sociales, toutes les Françaises et les Français. Le constat, il était clair et clairement posé.
Nous sommes trop endettés parce que nous ne produisons pas assez. Nous ne produisons pas assez parce que nous ne travaillons pas assez. Et nous ne travaillons pas assez parce que nous ne sommes pas assez nombreux à travailler.
Ce constat, il est implacable. Soit nous y restons sourds et alors nous perdrons ce qui fait l'identité de la France, sa force, sa grandeur, son indépendance. Soit nous faisons cet effort collectif dont je sais que le premier ministre s'assurera qu'il soit équitablement réparti et alors nous pouvons dans faire en sorte que la France reste fidèle à elle-même.
Justement après-demain, c'est la fin des négociations sur les retraites entre les syndicats patronau et les salariés. Est-ce qu'un accord qui maintient l'âge de départ à 64 ans, c'est le plus important pour vous ? Je suis sûr que les organisations syndicales et patronales trouveront un accord parce qu'elles savent le faire lorsqu'il s'agit de gérer euh les retraites complémentaires des salariés du privé à GIRC Carco.
Elles ont cette responsabilité, elles savent faire et prendre des choix difficiles lorsqu'ils s'imposent. Et donc bien sûr que cette réforme à la marge euh et dans certains de ces paramètres, s'agissant de carrière longue, pénibilité et cetera, peut-être amélioré. Mais je leur fais confiance et je crois que c'est une opportunité assez historique pour elle euh pour trouver un accord qui à la fois la rende plus juste tout en préservant les équilibres financiers de ce système à laquelle auquel nous sommes tous attre dans une loi c'était l'engagement du premier ministre.
Aujourd'hui, il semble dire que on verra si c'est vraiment nécessaire cette loi donc de repasser par le parlement. Je crois que ce que le Premier ministre a dit, mais contredisez-moi si je me trompe, c'est que si les partenaires sociaux s'accordent sur des modifications à apporter à la réforme et si ces modifications sont de nature législative et c'est-à-dire qu'elles nécessitent une loi pour rentrer en vigueur alors qu'il n'aurait pas de difficulté à les présenter au parlement. Vous pensez pas que le le Premier ministre craint quand même avec une loi de retrouver le sujet des 64 ans que le Parti socialiste par exemple si les partenaires sociaux si le dialogue social conduit à un accord équilibré qui rend cette réforme plus juste tout en préservant l'équilibre financier du système, il serait absolument irresponsable de la part de quelque formation politique que ce soit de s'y opposer de s'opposer à un accord trouvé par les parents.
Oui, mais les parlementaires peuvent amender, ils peuvent modifier, ils sont pas obligés d'adopter une loi dans les termes tel qu'elle est tel qu'elle est présentée. Bien, ce serait une très mauvaise manière faite au dialogue social. Et si ce conclave échoue, c'était quand même la grande idée du premier ministre.
Est-ce que au-delà d'un échec personnel et politique, cela voudrait dire qu'il faudrait qu'il songe à démissionner ? Je ne crois pas qu'il échouera ce conclave parce que je vous le redis euh les partenaires sociaux ont l'occasion de montrer devant tous les Français euh qu'ils savent se saisir des responsabilités lorsque on les confie sur ce que nous avons de plus précieux, c'est-à-dire notre régime de retraite par répartition. Est-ce que vous prenez au sérieux le les socialistes qui commencent à reparler de censure et notamment sur ce sujet des 64 ans et de de la retraite.
Il faut les écouter. Donc personne n'a oublié le coût démesuré de la censure pour l'économie et la société française au mois de décembre dernier. Celui qui aujourd'hui prendra la responsabilité de fragiliser, diviser la France et les Français avec une motion de censure qui évidemment nous replacerait dans les les gouffres d'incertitudes dans lesquelles nous sommes trouvés il y a quelques mois, le payerait cher dans les prochaines échéances.
Le premier ministre souhaite instaurer la proportionnelle aux prochaines législatives. Un texte de loi devrait être examiné par le Parlement normalement à l'automne prochain. Vous y croyez vraiment à cette adoption ? parce que les partis politiques sont très divisés, le gouvernement n'est pas sûr d'avoir une majorité.
Est-ce que ça vous semble urgent et vraiment prioritaire pour les Français ? Il est prioritaire de revitaliser la démocratie française. Tout ce qui permet d'associer plus étroitement les Françaises et les Français à leur avenir, aux décisions qui proportionnelle est l'un des moyens d'y parvenir. référendum aussi la banque de la démocratie, le vote à distance, tout ce qui permet de revitaliser la démocratie et de rendre le pouvoir aux françaises et aux français nous permettra de contrer, de résister contre la grande vague populiste à tendance autoritaire qui est en train de déferler sur tout l'Occident jusqu'en Europe.
Jean-Noël Barre, merci pour ce grand jury. Je vous souhaite un bon dimanche à tous. On se retrouve la semaine prochaine.
Le grand jury RTL Le Figaro public Sénat M6. [Musique] Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.
Tout de suite sur Public Senat. [Musique] Pourvu que ça dure, c'est l'émission qui rend l'écho responsable. Et cette semaine, on vous parle d'Europe de la défense.
Car face à une Russie belligérante et une Amérique de moins en moins fiable, l'Europe a décidé de se réarmer. Mais commence à franchir de notre dépendance américaine en matière militaire ? La France a-t-elle vraiment les moyens de se réarmer ?
Réponse avec notre invité spécial Éric Trapier, le PDG de DAO Aviation. Pour vu que ça dure, vendredi prochain à 18h sur Public Sénena et sur publicsena.fr. [Musique] Så meddelade regeringen idag att en utredning nu tillsätts för att gå igenom hur Sverige har skött adoptionerna från länder som Chile och Kina.
La police a mise au jour une usine à bébé. Elle a libéré 19 jeunes filles enceintes dont les enfants devaient être vendus. De Indiase politie bestempelt de adoptie van ruim 50 Indiase kinderen naar Nederland als premier ministre aonnu qu'il y avait eu de nombreuses adoptions illégales dans notre pays.
Aujourd'hui, un scandale d'une ampleur inégalée éclate partout sur la planète. Une quantité innombrable d'enfants adoptés à l'international aurait été séparé de leurs parents biologiques de manière illégale. Ces enfants devenus adultes se lèvent à présent par milliers et découvrent à basourdi les mensonges qui entourent leur adoption. [Musique] Nous avons tous ces ex-enfants qui ont aujourd'hui 30 40 ans et qui partent à la recherche de leur identité.
Et c'est une vague. C'est une vague qui est en train de déferler. Les investigations menées par ceux que nous rencontrons incriminent le système tout entier.
Certains sont devenus des spécialistes de la question et des lanceurs d'alerte. Je découvre chaque jour de nouveaux cas, mais tous ont le même point commun. Nous sommes bel et bien sur des trafics d'êtres humains en Corée du Sud, Colombie, Chili, Pologne, Éthiopie, Vietnam.
Leurs papiers ont été falsifiés. Toutes les institutions de l'État étaient impliquées dans ce trafic. Tout le monde savait ce qu'il se passait.
Tout s'exige à présent la vérité et demande réparation. ti.
Jean-noël Barrot