Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 octobre 2016 24 minContradictoireMixteInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprisesJustice

L'émission politique : Alain Juppé, l'intégrale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous être en phase avec la société actuelle ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Être candidat de gauche à la primaire de la droite, ça ne vous gêne pas ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Nicolas Sarkozy vous accuse de voler la primaire. Vous répondez ?

  • 9:00FerméeÉludée

    Si vous l'emportiez face à Marine Le Pen, prendriez-vous des ministres de gauche ?

  • 11:00FerméeÉludée

    Un gouvernement d'union nationale est-il envisageable ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Les clivages droite-gauche sont-ils dépassés selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Alain JuppéFait
    « Je suis un homme de droite depuis très longtemps et je n'ai pas cessé de l'être. »
  • 15:00Alain JuppéPromesse
    « Si je suis élu, je ne ferai qu'un seul mandat. »
  • 19:00Alain JuppéFait
    « On ne peut pas avoir une agence qui s'appelle Frontex qui n'a ni les moyens budgétaires, ni les moyens humains, ni les moyens juridiques de contrôler nos frontières. »
  • 27:00Alain JuppéChiffre
    « Une femme meurt tous les 3 jours en France de violence. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Lorsqu'on le trouve austère, lui se dit pudique. Lorsqu'on le juge cassant, il évoque l'autorité. Lorsqu'on l'interroge sur son âge, il parle d'expérience.

Conseiller il y a 40 ans, ministre il y a 30 ans, premier ministre il y a 20 ans. Il a tout connu. Les honneurs, les défaites, les condamnations et la traversée du désert.

Tout sauf son Graal, tout sauf l'Élysée. Mais la modération est-elle une signature ? Peut-il relancer la France ?

Voici l'émission politique avec Alain Jupé. [Musique] [Musique] Bonsoir. Bonsoir.

Bonsoir. [Musique] Bonsoir à tous. Bonsoir Alain Jupé.

Soyez le bienvenu. Bonsoir. Bonsoir Léa.

Bonsoir David. Bonsoir Alain Jupé. Merci d'être avec nous.

On est donc ensemble pendant 2 heures pour tenter de mieux vous cerner, de mieux comprendre l'homme et le projet de savoir qui est vraiment à Langé. Alors le programme dans un instant vous répondrez Alain Jupé directement au français. Une juge, un ancien salarié de la poste et un youtubeur comme on dit.

Ce sera avec Karim Rissoui. Bonsoir Karim. Vous partirez en immersion dans la France du chômage.

Vous répondrez ensuite à François l'anglais sur vos propositions économiques. Bonsoir François. Puis et c'est une nouveauté, c'est un invité surprise qui viendra s'adresser à vous.

On en dit pas plus. Ce sera alors le moment de votre face-àface avec Léa. Et puis en fin d'émission avant les questions internationales, ce sera le débat le débat avec un élu local, un maire et ce soir c'est le maire de Béier Robert Ménard qui viendra vous interpeller.

Oui, pour conclure, ce sera le verdict. On verra ce que vous qui nous regardez sur France 2 et sur TV5 Mondevez pensé d'Alain Jupé ce soir à travers à travers le panel de français sélectionné par Express Haris Interactive. Vous pouvez aussi réagir, on vous le rappelle, via France info et certains de vos tweets seront publiés.

Bonsoir Jean-Daniel Lévi. La question donc la question, on a posé, on a demandé au panel de nous dire quelle est la question qu'il vous poserait. Et bien la question qu'il vous posera, elle s'affiche là.

Pensez-vous être en phase avec la société actuelle ? Réponse à la fin de l'émission sera si vous les avez convaincus ou pas. Et bien sûr, le dernier mot reviendra à Charline Vanonaker.

Elle est là, elle observe, elle écoute et elle nous rejoindra. Voilà. Et pour commencer, quelques questions d'actualité.

Léa, les questions sur le vif. [Musique] Oui, questions sur le vif Alain Jupé avec la question des migrants et les nouvelles arrivées. Mais d'abord avant les migrants, la bataille de la primaire qui se durcit.

Allan Jupé, ça ne vous gêne pas d'être le candidat de gauche à la primaire de la droite ? Ça ne me gêne pas parce que c'est complètement idiot. Je suis un homme de droite depuis très longtemps et je n'ai pas cessé de l'être. simplement, je suis un homme de rassemblement et je m'adresse à tous ceux qui ont envie de l'alternance, qu'il soit à gauche, qu' soient à centre, qui soi à droite.

Naturellement, si on commence à exclure dans la primaire, on est mal barré, hein, parce qu'on aura besoin de se rassembler en 2017, on aura beaucoup de sujets difficiles à traiter. Pas sûr que vous arriviez à convaincre Nicolas SarkoZi. Écoutez-le, écoutez-le.

Ah bon ? Je suis pas candidat à la primaire de la droite, du centre et de la gauche. On m'a dit, il faut une primaire loyale.

Où est la loyauté quand on appelle des électeurs de gauche à venir voter, à signer parjure un papier dans lequel il s'engagerait à partager les valeurs de la droite et du centre alors qu'en vérité, il n'en partage aucune. Je ne veux pas de cette primaire là parce que ça serait la primaire de la déloyauté et du mensonge. déloyauté, mensonge par jure, il vous accuse de de de voler la primaire.

Vous posiez la question de savoir qui je suis, mais vous voyez qui je ne suis pas. C'est-à-dire bon ça, je vous laisse interpréter. Non, je pense que cette espèce d'outran c'est mauvais signe.

Il y a peu de panique à bord, hein. Je regardais une étude il y a pas très longtemps là qui montre que la seule chance de Nicolas Sarkozy de gagner, c'est de capter les voix de l'extrême droite. Al voyez, je pourrais renvoyer le compliment, mais j'ai pas envie de m'engager dans cette bataille-là.

Moi, je veux parler de mon projet aux Français qui sont là, aux Français que je rencontre. C'est ça qui m'intéresse et pas du tout à la polémique politicienne de fait. Est-ce que en appelant des électeurs déçus de François Hollande, donc des électeurs de gauche à signer un texte où ils adhèrent aux valeurs de la droite, ça n'est pas effectivement un mensonge.

Ça n'est pas dénaturé la problème, c'est leur problème. Ils adhèrent aux valeurs républicaines de la droite et du centre. Voilà, c'est à eux de juger si ces valeurs républicaines leur conviennent.

Vous savez, en 2012, il y a eu beaucoup de déçus du sarcosisme qui ont voté pour François Hollande et aujourd'hui, il y a des déçus de Hollande qui s'apprêtent peut-être à voter pour moi. C'est peut-être les mêmes, vous voyez. Et pour prolonger un peu cela, si vous l'emportiez hypothèse face à Marine Le Pen au second tour, est-ce que ça veut dire que vous n'excluez pas l'idée de prendre des ministres de gauche ?

Euh, Nicolas SarkoZi m'a montré la voix, souvenez-vous, Couchner, Besson, Jouillet et quelques autres. On en reparlera on en reparlera le moment venu si vous voulez bien. Non, mais c'est c'est une question.

Oui, mais c'est une question. Est-ce que vous est-ce que vous feriez le gouvernement d'union nationale ? Une question à laquelle pardon, je ne souhaiterais pas répondre aujourd'hui parce qu'on verra d'abord si je gagne la primaire et ensuite comment se passe l'élection présidentielle.

Encore des mois devant nous. Vous nêtes pas sûr sur cette question là ? En fait, c'est une question vous hésitez.

C'est une question que je ne me pose pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je me pose la question de gagner la primaire en rassemblant le plus largement possible tous ceux qui ont envie de l'alternance. Voilà.

Et après, on verra. Derrière cette question, il y a aussi l'idée et vous l'avez quand même souvent évoqué que le clivage entre la droite et la gauche bien souvent sont un peu artificiel et qu'il ne serait pas illogique de faire une recomposition politique. Certes, les vieux clivages sont dépassés aujourd'hui.

Vous savez ma filiation vous la connaissez hein. Ma référence c'est le général de Gaulle. La France est pas la droite.

La France est pas la gauche. La France et tous les Français. C'est là-dessus aussi que je souhaite convaincre.

Alors, vous dites "La France c'est pas la droite, la France c'est pas la gauche." Quand je vous ai posé la première question de savoir si vous étiez un candidat de gauche, vous m'avez dit "C'est une question idiote." Et pour préparer cette émission, je me suis replongé dans dans vos œuvres et j'ai retrouvé ce livre là.

Il date d'il y a 5 ans. C'était d'un d'un dialogue entre vous Alain Jupé et Michel Rocard. La politique telle qu'elle meurt de ne pas être.

Débat conduit par Bernard Gua. J'ai pas dit que votre question était idiote. J'ai dit que l'accusation, il faut faire attention à ce qu'on dit.

J'ai dit que l'accusation qui est portée contre moi d'être un homme de gauche était idiote. C'est pas du tout pareil. C'est pas du tout pareil.

Non mais je voudrais le rectifier pour qu'on ne parte pas sur mais sur le fond. Le premier chapitre de ce livre là s'appelle la feuille de papier à cigarette. Vous savez pourquoi elle s'appelle comme ça ?

Parce que et vous et Rocard vous dites à plusieurs reprises il n'y a qu'une feuille de papier de cigarette entre nous. C'est la réduction du temps de travail sur le reste, nous sommes d'accord. Donc la question est la suivante.

Est-ce que finalement vous n'êtes pas moi en lisant ça, je me suis dit est-ce qu'il est pas plus proche de la gauche de Michel Rocard que de la droite de Nicolas Sarkozi ? Mais est-ce que Rocard était un homme de gauche ? On peut toujours bluser là-dessus.

Il l'était il se revendiquait comme telpè gauche. Moi, je me revendique de droite, voyez. Et entre un homme de droite et un homme de gauche non sectaire, on peut trouver des bases d'accord.

On était en désaccord sur beaucoup de sujets mais fort heureusement aussi on se rapprochait sur beaucoup d'autres. Faut essayer de sortir de cette espèce d'antagonisme et de clivage de notre âge. Essayons de trouver des bases d'accord précisément tout en gardant notre identité.

Donc un gouvernement de recomposition extrêmement curieux parce que quand j'ai publié mon livre sur l'étaphore, on a dit Juproit toute et puis c'était au mois de janvier quand j'ai publié mon livre sur mon programme économique, on a dit AJUP est hyper libéral. Maintenant on me dit que je suis de gauche, voyez bah je suis peut-être partout. On a pas dit que vous étiez de gauche, mais vous verrez que ce soir il y aura effectivement quelques allers-retours.

Encore une question politique sur le mandat unique parce que vous avez dit "Si je suis élu, je ne ferai qu'un seul mandat." Un seul mandat, ça veut dire pas de sanction électorale démocratique à la fin du mandat. Ça veut dire pas de responsabilité politique.

Est-ce que ça n'est pas étrange ? Bien sûr que non. D'ailleurs, on veut limiter le le nombre de mandats.

C'est étrange comme question. même l'idéal non parfois hein hein beaucoup de gens demandent aujourd'hui un c unique. Non non je comprends pas très très bien l'argument.

La sanction elle viendra vers ceux qui poursuivront mon œuvre. J'espère bien que si je fais un mandat et si je suis élu ensuite il y aura des continuateurs et alors l'ascension démocratique elle viendra de là. Puis on pourrait complètement retourner la question.

On pourrait se dire aussi que quand on est uniquement préoccupé par sa réélection peur de prendre des mesures courageuses. On a peur d'avoir un taux d'impopularité trop fort. Et bien je serais complètement exonéré de cette crainte.

Est-ce qu'au fond ça n'était pas une manière pour vous de couper court au départ ce mandat unique aux critiques sur l'âge ? Est-ce que vous n'êtes pas obligé de la justifier à postériori cette idée de justifier bon âge ? Non non ça c'est la nature qui a décidé pour moi en disant je ne ferai pas de secondens vous l'avez compris bien sûr c'est aussi une des raisons.

Alors Jupre sujet ça me donne beaucoup de liberté aussi pour faire ce que j'ai envie de faire. La question elle est pas là. La question est de savoir si je suis prêt si je suis déterminé.

Et la réponse là, elle est claire, c'est oui. Alors, Jupé, question sur les migrants. Alors qu'il y a plus de 10000 migrants qui ont encore été euh repêché au large de la Libye cette semaine.

Si vous aviez été président de la République au pic de la crise migratoire il y a un an et demi, est-ce que vous auriez suivi Anguela Merkel qui a accueilli largement les migrants ? Angela Merkel a fait une erreur, hein, en donnant le sentiment que elle allait ouvrir tout grand les bras à tous les migrants de la terre. et aujourd'hui elle le paye chèement d'ailleurs dans la sanction électorale dont elle est l'objet élection après élection.

Une bonne politique des migrants, elle repose sur deux pieds. L'accueil de ceux qui doivent être accueillis, en particulier les demandeurs d'asile. C'est la tradition de la France, c'est la tradition de notre démographie, c'est notre engagement international et puis le refus de ceux que nous ne pouvons pas accueillir parce que nous ne sommes pas en situation de les traiter convenablement.

Ce qu' fait François Hollande, ce qu'a fait François Hollande, je sais pas trop ce qu'a fait François Hollande dans la matière parce que sa voix était à peu près inaudible. C'est madame Merkel qui a donné le temps. C'est pas François Hollande ce qui fait Fran a dit "Je ne suis pas je ne suis pas madame Merkel et j'accueille 30000 personnes." Écoutez, si vous voulez me faire dire que j'approuve la politique de François Hollande, ça va être très difficile hein.

Va être très difficile parce que très très peu de non pas sur ce point en particulier. Qu'est-ce qu'a fait François Hollande pour bousculer le jeu à Schengen et obtenir que ce qui se passe enfin aujourd'hui se passe un peu plus tôt ? Je veux parler du contrôle des frontières extérieures.

Là, la France aurait eu un rôle à jouer pour secouer le cocotier en disant ça ne peut pas continuer comme ça. On ne peut pas avoir une agence qui s'appelle Frontex qui n'a ni les moyens budgétaires, ni les moyens humains, ni les moyens juridiques de contrôler nos frontières. Il a fallu presque non, puisque c'est au mois de décembre dernier que la commission a enfin décidé de constituer un corps de garde frontière pour qu'on s'y mette.

Voilà, si monsieur Hollande avait été décidé et surtout entendu à Bruxelles, voilà ce qu'il aurait fait bien avant. Vous dites qu'elle fait une erreur. Elle a fait une erreur historique Anguela Merkel.

Une erreur qu'on va payer longtemps. Je n'aime pas les mots excessifs. Le problème, c'est qu'on va être confronté longtemps à ce défi que constitue les migrations pour deux raisons.

Tant que la guerre dévestera le Proche-Orient, tant que le chaos continuera en Libye, tant que aussi les inégalités de développement avec l'Afrique seront encore ce qu'elles sont aujourd'hui, faut pas se faire d'illusion. On va être confronté à un défi considérable. Et donc au-delà des mesures de court terme, je viens de parler de la nécessité de contrôler nos frontières, de la nécessité aussi, il faudrait en parler de faire jouer le joie le droit d'asile correctement.

En France, il faut aujourd'hui plus d'un an pour décider si un demandeur d'asile y a droit ou pas. Un Allemagne, moins de 6 mois. Donc nous pourrions là aussi nous peut-être.

Donc au-delà des mesures de court terme, il nous faut aussi engager une bataille de long terme et nous avons un destin commun avec l'Afrique. Donc investir en Afrique, c'est aussi préparer notre avenir. Mais alors avant cela, lorsque vous évoquez ce que serait votre politique dans cette crise des migrants Calais mais pas seulement d'une manière générale, vous parlez bien sûr des frontières extérieurs de l'Europe dans la jungle en janvier, j'y suis revenu d'ailleurs.

Mais vous dites aussi, c'est assez simple, ceux qui ont droit à l'asile, ils ont droit à l'asile. C'est sacré, c'est la vocation de la France. Ceux qui n'ont pas droit, ils sont reconduits à la frontière.

Est-ce qu'on ne se paye pas de mots ? Vous savez très bien que ça n'est pas en claquant dans les doigts qu'on arrive à reconduire les déboutés du droit d'asile à la frontière. Une personne sur 10, moins d'une personne sur 10 est reconduite en moyenne.

Donc la question c'est comment ferez-vous pour qu'on arrive à appliquer la loi ? Comment voulez-vous que je rentre dans ce raisonnement ? Ça s'appelle du fatalisme et du renoncement.

C'est vrai qu'aujourd'hui, pardon lain jupé, ça n'est pas ça. Ça veut dire ne pas se contenter des principes, mais comment on fait ? D'abord, aujourd'hui, il faut bien poser le problème.

Euh une grande majorité des demandeurs d'asile sont déboutés parce qu'ils n'y ont pas droit. La première chose à faire, ce serait peut-être d'examiner la question à l'arrivée. Quand on voit arriver des demandeurs d'asile qui viennent de pays sûr, qu'on devrait inscrire d'ailleurs sur une liste de pays sûrs, et bien on ne devrait pas leur donner un titre de séjour provisoire et engager une procédure de droit des îles.

On devrait tout de suite les reconduire dans leur pays d'origine. Ensuite, lorsque la procédure s'était achevée, on sait très bien que une grande majorité est déboutée. Je l'ai dit, 5 % à peine des déboutés sont recondu à la frontière.

Il faut que l'Europe prenne des résolutions pour pour négocier des accords de réadmission avec les pays d'origine. Je prends l'exemple d'un pays. P ça se passe au niveau européen on peut pas faire s d'accélérer choses.

On peut le faire. On peut d'abord accélérer la procédure de l'asile. Vous avez raison.

Et on peut aussi négocier des accords de réadmission avec les pays d'origine. On l'a fait à certaines époques. L'Espagne l'a fait avec le Sénégal et est arrivé à maîtriser les fruits migratoires qui l' concerné par exemple au Canaris.

Nous nous ne faisons rien dans ce et l'Europe devrait le faire aussi. Je prends un autre exemple qui est très illustratif, celui du Kosovo. C'est un pays des Balkans.

Nous lui avons donner beaucoup d'argent pour qu'il se prépare éventuellement à entrer dans l'Union européenne. Nous avons même fait une intervention sur place pour rétablir la démocratie. Et bien, nous avons eu une période où il y avait énormément de Kosovars qui venaient en Europe pour demander en Europe à l'Union européenne pour demander le droit d'asile.

Ça n'est pas acceptable. Il fallait négocier avec le Kosovo un accord permettant de faire rentrer ces personnes chez elle. Mais vous savez aussi qu'il y a beaucoup de problèmes.

La place dans les centres de rétention, l'embouteillage aux audiences, le refus d'embarquer. Est-ce que vous êtes par exemple favorable à des charters comme le plaidet Eddie Cresson en son temps ou Charles Pasquis ? Le gouvernement en fait en ce moment hein très peu mais on renvoie des gens en avion bien sûr, il faut s'en donner les moyens naturellement.

On va passer à la séquence des Français. On va passer aux Français euh c'est nos citoyens, nos Français qui vont s'adresser directement à vous. Vous allez pivoter sur votre fauteuil Alain Jupé et ils vont s'adresser directement à vous.

C'est Français, ils sont trois à vous interpeller ce soir Alain Jupé et c'est Karim Risouli qui vous les présente. Karim, j'arrive pas complètement à mettre devant vous. Voilà, regardez, regardez-moi, je suis là pour l'instant.

Trois Français Alain Jupé, deux ici et une qu'on retrouvera en direct de Nancy tout à l'heure. Ils vont vous interroger sur des propositions concrètes que vous avez faites sur des positions politiques ou sur des aspects de de votre personnalité. On va commencer avec une question que je voudrais vous poser monsieur Jupé.

Est-ce que vous savez ce que c'est qu'un youtubeur ? Oui, absolument. J'en ai même rencontré deux il y a pas longtemps.

Vous pouvez m'expliquer ce que c'est parce que pour les gens qui nous regardent ne savent pas forcément. Ce sont des internautes qui mettent des vidéos sur le net, voilà, sur YouTube et qui vivent sur YouTube naturellement qui vivent de ça et c'est le cas du premier français qui est en face de vous et qui va vous interroger ce soir. Il s'appelle John Rachid.

Je fais beaucoup de vidéos moi aussi. Ouais, j'ai bien on va voir quelquesunes. Cré un compte YouTube.

John Rachid, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes donc comédien et vos sketchs postés sur votre chaîne YouTube ont déjà été vu plus de 100 millions de fois.

C'est un chiffre assez hallucinant. Vous avez 820000 abonnés sur votre chaîne YouTube. C'est colossal et ça fait de vous quelque part l'un des l'un des pores-paroles de votre génération.

Même si je me définis pas comme ça. Oui. Et il y a une chose qui ne vous a pas échappé et qui nous a pas échappé non plus à l'injupé, c'est la manière de vous essayez parfois en ce moment bah de de parler jeunes comme on dit.

Regardez. Travaillons, cherchons, créons, jouons. J'avais prévu de vous dire allons chercher des Pokémon dans ce territoire mais il paraît que c'est plus à la mode déjà.

On m'a dit l'autre jour à la Réunion que j'étais swag. Vous voyez, faut peut-être avoir une pensée pour Jacques Chirac ce soir parce que je suis sûr qu'il nous écoute sur YouTube. Bon, John Rachid, vous nous direz ce que ce que vous en pensez mais plus sérieusement, vous avez 32 ans aujourd'hui et vous m'avez dit en préparant l'émission, c'est incroyable Alain Jupé, il est là depuis que je suis né et c'est vrai, vous aviez 2 ans quand ?

Bien avant évidemment, mais moi fait partie de mon paysage. Ah oui, mais quand même. Monsieur Jupetier John Rachid, il avait 2 ans quand vous avez été nommé ministre la première fois, 11 ans quand vous êtes arrivé à Matignon.

Et ce manque de renouvellement de la classe politique pour vous, John Rachid, c'est aussi l'une des raisons qui pousse les jeunes à ne plus aller voter. Euh oui, une des nombreuses raisons. Ouais, effectivement, on a l'impression de voir les mêmes têtes depuis tout le temps.

On a l'impression que c'est des échanges de pouvoir plus que des vraies motivations. Et il y a aussi un un grand manque de confiance. On a enfin moi je sais que moi je parle pour moi et je vois ce que quand je mets un politique sur internet, je vois les commentaires, c'est toujours la même chose.

Euh on n' pas confiance en aux politiques, ça fait ça fait phrase toute faite mais c'est c'est c'est vrai. Euh aujourd'hui, on a on nous demande de on demande pas de de confier son Labrador au voisin au voisins pour le weekend. C'est c'est la France à qui on doit confier nos voix.

Et vous, d'ailleurs vous ne votez plus he ? Moi je vote plus. Moi non, pas du tout.

J'ai j'ai plus aucune confiance. à chaque fois c'est des beaux discours, sont très séduisants des enfin même quand je vous écoute, moi j'ai bossé là avant de avant de venir, j'ai regardé des reportages sur vous. Je sais que vous adorez vous allonger, écouter B, je sais tout sur vous pratiquement là et euh et je sais que à chaque fois c'est très séduisant et au final on se retrouve avec des gens au pouvoir qui font absolument rien de ce qu'ils ont dit ou ou très peu et on se retrouve totalement déçu et à force c'est enfin faut arrêter de nous demander de de voter pour pour vous alors que qu'au final souffre et et qu'on a l'impression qu'on qu'on nous écoute même pas.

Enfin, je parle de moi et Jup ce ce manque de confiance des jeunes dans la politique de John Rashid en particulier, qu'est-ce que vous y répondez ? Je le comprends d'abord hein et il est exprimé par une grande partie de vos contemporains, même des moins jeunes aussi, il y a ce fossé qui s'est créé qui n'est pas nouveau, hein, hein, mais qui aujourd'hui s'aggrave et pour nous, c'était un véritable défi pour nous les hommes politiques. Alors, vous me dites que ce que je vous dis, ce que je dis, pardon, est intéressant.

Bon, je vais essayer de vous convaincre que je vais le faire. En 1995, j'ai été élu maire de Bordeaux. J'ai dit au Bordelais, voilà ce que je vais faire, hein.

On va changer la ville, on va construire un réseau de tramoué, on va rénover lesqu et cetera. Je l'ai fait hein, je l'ai fait. Et s'il m'ont réélu en 2014 avec 62 % ou presque des voix au premier tour, c'est parce qu'ils ont vu que je tenais parole.

Vous allez me dire "La France n'est pas Bordeaux." C'est vrai, je veux bien l'admettre. Mais euh c'est je crois une façon de vous dire que il y a des hommes politiques qui tiennent leurs engagements.

Quant au renouvellement, j'essaie de m'entourer euh d'hommes et de femmes nouveaux, hein. Je ne sais pas s'il est là dans la salle, mais le plus jeune des sénateurs de France, monsieur Lemoine, qui n'a pas 40 ans, je crois, est venu m'apporter son soutien récemment. Égénie Mels qui était à mes côtés à Bordeaux, elle a 40 ans et elle est fait de la politique depuis 2 ans.

Donc, vous voyez que ce renouvellement, il est en cours et que je vais essayer de de le poursuivre. Moi je veux m'entourer évidemment d'une équipe de jeunes. Jeachide vous êtes convaincu par ces argum serait toujours pas conv trop facile une fois de vous az encore quelques minut quand vous me dites que vous vous essayez de vous entourer de jeunes 40 ans, c'est vieux pour nous.

Ah oui d'accord. C'est carrément vieux c'est déjà trop vieux. Mais c'est même pas c'est même pas la question quand pareil quand vous dites que qu'à Bordeaux ça se passe bien, j'en doute pas.

Moi aussi je viens de Lyon et je trouve que ce que le maire fait c'est génial. Oui, bien sûr, mais évidemment, mais à l'échelle de la France, j'ai l'impression que plus on va loin dans le pouvoir et plus on a des lobbyes, plus on a des des pressions qui font qu'on qu'on peut pas on peut pas tenir ses engagements. Donc c'est c'est sur où on a un manque de confiance et c'est pour ça qu'on a pas très envie de voter.

Monsieur Jup, je précise je précise pour ceux qui nous regardent que les 18 24 ans et même les moins de 30 ans votent beaucoup moins que les autres dans ce pays et qu'ils n'ont plus du tout confiance en la politique. Oui, je ne veux pas relativiser les choses parce que c'est un vrai problème. C'est ça date pas d'hier hein.

C'est toujours très difficile d'intéresser cette classe d'âge à la politique parce que ils sont pas encore vraiment dans la vie de la cité, ils ont d'autres préoccupations. C'est dommage hein, il y en a qui s'engage, j'ai toute une équipe de jeunes avec Jupé, les JJ qui m'accompagnent et qui ont 18, 19, 20 ans et qui sont très passionnés et très enthousiastes. Donc vous voyez, il faut pas non plus complètement généraliser.

Mais je les ai vu dans le reportage les jeunes avec Jupé et Oui, mais ils sont jeunes, il y a pas de problème. Mais ces jeunesl on les voit nulle part. Moi c'est 2 % de la population.

J'ai jamais croisé l'histoire de grandes écoles. Ils sont derrière vous. C'est plus un fan club que des jeunes vraiment. toujours.

Oui, mais heureusement que j'étais un fan club. Alors si si j'ai j'ai limité les fans club, heureusement qu'il y a des gens enthousiastes qui viennent vers moi et puis ils sont pas tous dans les grandes écoles. He on a l'impression c'est ce que après c'est un jugement de valeur bien entendu.

J'ai vu ça dans un reportage mais ça fait vraiment moi je je je connais aucun jeune qui ressemblait à ce qui était derrière vous dans dans le QG des fa on va en faire venir à vous deux pour voir s'il vous ressemble ou pas. Derrière vous je vous je vous je vous plaisir mais moi dans mon quartier je les vois pas existent pas. Dans mon équipe municipale, j'ai un jeune conseiller municipal, il a pas 40 ans lui.

Alors, on va prendre un vrai jeune. Il doit avoir une trentaine d'années. C'est encore un vieux peut-être.

Non, non, c'est bon, c'est mon s'appelle Assine Wimi. Et bien, je sais pas, il ressemble vachement. Il a même la même barbe, voyez, c'était pas forcément que ce soit que ce soit un jeune qui me ressemble, c'est un jeune qui qui qui soit plus contemporain quoi.

Enfin, que moi les jeunes que je connais vraiment, il y en a aucun qui ressemble au jeune avec Sarkozy, ou jeunes avec Jupé ou je ave un peu injuste pour eux parce que aussi ils y croient hein. Ils y croient vraiment. Ils se ils sont bénévoles, ils s'engagent parce qu'ils me font confiance et ça me fait plaisir.

Euh voilà et ça me ça donc il faut pas non plus c'est d'essayer que ce soit contagieux. Alors moi tout mon programme il s'adresse à vous. J'ai proposé aux jeunes là à Châou trois grandes grosses.

Voyez je peux vous proposer. Je ne sais pas si ça ve vous convaincre. Premièrement engagez-vous pour la cause d'égalité entre les femmes et les hommes parce que peut-être que vous êtes moins bloqué que ma génération sur cette question de l'égalité.

Engagez-vous. Il y a en particulier un scandale en France qui est la violence faite aux femmes. Une femme meurt tous les 3 jours en France de violence.

Engagez-vous pour faire ça. La deuxième euh proposition que je vous ai faite, la deuxième cause que je vous ai proposé d'embrasser, c'est d'inventer une nouvelle croissance durable pour qu'on laisse à nos enfants une planète vivable à vous et à vos enfants à vous. Et ça, ça veut dire beaucoup de choses.

Ça veut dire changer les comportements dans nos villes. Ça veut dire recycler. Ça veut dire inventer une économie circulaire.

Et puis le troisème défi que je vous ai lancé, il devrait vous parler hein de façon plus générale, c'est de réussir la transformation numérique du monde qui est devant nous. C'est enthousiasement ça. Tout va changer, le commerce, l'éducation, la santé et même la démocratie.

Vous voyez que je m'adresse à vous et que j'essaie de vous convaincre qu'il faut qu'il faut y aller. France est un grand pays, il faut y aller. C'est vous qui le mot de la fin sur ce cette bon, je m'engage.

C'est bon, c'est fait. Non, c'est bon, c'est bon. Non, non, non, c'est dans les jeunes avec Jupé, c'est parfait.

Non non, c'est pas ça. C'est que c'est que il y a plein de propositions, c'est c'est super bien, mais c'est souvent quand on veut s'engager, quand on veut faire des choses, c'est souvent récupéré de manière de manière ridicule et et politiquement et et ça nous dégoûte et au bout d'un moment, je vous assure que c'est ça le ressenti. On est dans le moins pire.

Moi moi personnellement, je vous trouve moins pire. Je vous trouve pas super moins déjà. C'est déjà un message positif pour moi mais engagez-vous hein, bousculez les choses.

Allez-y hein. Bouc les anciens et les aînés. Allez-y.

Merci Jeun Rach et on retrouve vos exploits entre guillemets bien sûr sur internet. Carbim on enchaîne. On va maintenant prendre la direction de Nancy Alain Jupé où on va retrouver une juge qui a lu en détail vos propositions pour améliorer la justice.

Bonsoir Fabienne Nicolas. Bonsoir. Vous êtes aujourd'hui la vous êtes aujourd'hui la présidente du tribunal pour enfants de Nancy.

Regardez ici, vous la verrez. Vous avez aussi été longtemps juge d'instruction et vous présidez parfois des audiences en comparition immédiate d'ailleurs toutes les semaines. Bref, Alain Jupier, vous allez discuter avec une magistrate expérimentée.

J'ajoute Fabienne Nicolas que vous êtes adhérente au syndicat de la magistrature plutôt marqué à gauche mais que vous à titre personnel vous vous dites centriste comme je précise tout. Vous avez d'ailleurs été encarté au PS puis au modè de François Bairou et vous n'avez plus de carte politique aujourd'hui. Alors Alain Jupé, ce qui frappe Fabienne Nicolas, c'est que quand vous parlez de justice, ben vous tapez fort.