Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseParti socialiste (sur YouTube)· 6 septembre 2026 100 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

École publique, école privée : pourquoi la séparation progresse-t-elle ? - #CamPuS2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 26 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:55non_speechChiffre
    « Dans les collèges privés, il y a environ 42 % d'élèves très favorisés et à peine 16 % d'élèves boursiers. »
  • 1:00:36Fait
    « il voulait il me semble les revoir pour mieux intégrer la question d'éloignement géographique. Enfin vraiment ça n'a pas de sens. »
  • 1:01:19Fait
    « juste avant nous, c'était Luc Châtel qui était ministre de l'éducation sous la période SarkoZi et il avait mené une réforme du lycée »
  • 1:02:04Fait
    « On passait d'une scolarité qui se faisait en 4 ans à une scolarité qui se faisait désormais en 3 ans. Trois petits points sans changer le programme. »
  • 1:06:40Fait
    « l'école française quand on dit qu'elle peine à faire réussir les enfants au milieu populaire, c'est qu'elle est hyper inadaptée. »
  • 1:07:00Fait
    « elle est complètement construite pour en gros des enfants qui sont très adaptés au système »
  • 1:07:38Fait
    « il y a rien dans les programmes sur cette question. Ni à droite ni à gauche. »
  • 1:09:52Chiffre
    « 0,3 seulement des personnels se sentent confiant dans la lumière du système que le personnel n'a pas confiance en bloquel en matrique »
  • 1:10:11Fait
    « il y a dans de nombreuses écoles des enseignants qui sont qui sont à la nu par rapport à la l'arrivée de certains de certains enfants qui mettent à mal le mot de place »
  • 1:12:43Fait
    « l'éducation nationale est vécue comme une institution très à part »
  • 1:14:05Chiffre
    « on a pris énormément de retard mais je crois que c'est des milliards déjà un point »
  • 1:15:30Fait
    « ils iront au collège du secteur »
  • 1:16:48Fait
    « en 3 ans, ce collège est sorti du dispositif et qu'en perme d'unicité, je suis pas sûr que cétait vraiment une réussite »
  • 1:17:30Fait
    « Les courbes s'inversent de façon assez inquiétante »
  • 1:28:28Fait
    « il faudrait pouvoir avoir des critères beaucoup plus précis que besoins scolaires reconnus pour pouvoir laisser des implantations d'école privée »
  • 1:29:13Fait
    « plus aucun personnel, c'était ribadiant n'écoute un ministre qui parle »
  • 1:33:15Fait
    « cette carte a conduit à rebrasser tout cela, à remettre en gros une espèce de justice dans tout cela »
  • 1:33:59Fait
    « j'avais fait en sorte que l'allocation des moyens aux établissements scolaires qui jusqu'à présent reposait uniquement sur le nombre d'effectifs deviennent progressive et prennent en compte la composition sociale des établissements »
  • 1:36:06Fait
    « les AVSH qui sont censés être là pour les accompagner dans tout cela ne sont pas là. ne sont là que de façon fragmentée, ne sont là que de façon non formée, payé aux lance-pires »
  • 1:36:48Fait
    « il faut aller vers cela. Nous avons pour le moment donc les AESH »
  • 1:37:29Fait
    « il nous faut maintenant la fonction d'ESH qui fasse partie et donc ça veut dire que c'est à l'éducation nationale de faire ses prévisions, d'embaucher le nombre d'ASH qu'il faut »
  • 1:37:54Chiffre
    « c'est environ 5 milliards d'euros »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour. Euh merci euh d'être venu participer euh avec nous à ce à ce débat euh un débat qui est euh évidemment euh dans l'actualité et que nous espérons conserver euh dans l'actualité et que nous allons conserver dans l'actualité et notamment dans la période qui s'ouvre à nous. Alors pour les camarades que je ne connais pas, donc Yan Crian, je suis secrétaire national chargé des questions d'éducation, Parti socialiste et conseiller régional Île-de-France, nos intervenantes euh vont se présenter.

Nous avons souhaité, nous venons faire un premier grand débat sur les questions d'éducation, notamment sur la question des inégalités scolaires et nous avons souhaité également aborder un autre sujet, celui de l'enseignement public et de l'enseignement privé. Euh c'est un sujet, je le disais il y a quelques instants, qui est au cœur de l'actualité, qui renvoie également à un véritable projet de société et puis qui nécessite que notre parti soit force de proposition pour les Françaises et les Françaises dans la période qui vient. C'est pour ça d'ailleurs que dans le projet euh il y a des propositions extrêmement précises dont nous allons euh reparler.

Très vite avant de donner la parole à nos intervenantes que je remercie toutes d'être venu euh aujourd'hui. Peut-être trois trois éléments pour illustrer la question euh que nous abordons aujourd'hui, à savoir école publique, école privée, pourquoi la séparation progresse-t-elle ? Premier élément euh sur les 200 collèges euh qui ont euh en France les indices de position sociale euh les plus élevés sur les 200 collèges qui ont les indices de position sociale les plus élevés. Les indices de possison sociale, c'est le profil sociologique des des élèves. 78 % sont des collèges privés.

Et dans le même temps, sur les 200 collèges qui ont les indices d'opposition sociale les plus bas, la moyenne en France, elle est de 102. Sur les 200 collèges qui ont les les IPS les plus bas, 98 % sont des collèges publics. Donc on voit tout de suite la photographie de la problématique. Deuxème élément, dans les collèges privés, il y a environ 42 % d'élèves très favorisés et à peine 16 % d'élèves boursiers. dans les collèges publics, on est sur le le la proportion inverse, c'est-à-dire majoritairement dans les collèges publics des élèves boursiers et à peine 20 % d'élèves très favorisés. Enfin, dernier élément sur la question des écarts. Les écarts ne cessent de s'accentuer.

Un exemple, la la proportion pardon d'élèves très favorisés en 6e, elle était en 1989, elle était de 11 points supérieur dans le privé par rapport au public. Ça c'était en 1989, un écart de 11 points. Aujourd'hui, cet écart est de 23 points. On voit donc que cela a doublé et que la question que nous posons aujourd'hui est éminemment d'actualité dans le dans le contexte. Et et encore une fois, j'insiste là-dessus, enfin insister parce que je l'ai pas encore dit. Euh nul ici n'a dit l'enseignement privé sous contrat doit être je parle de l'enseignement privé sous contrat doit être définitivement éradiqué et cetera.

On peut avoir le débat, je l'ai eu l'année dernière d'ailleurs Njatuy était avec les jeunesses socialistes. On avait eu ce débat. Bon, la question qui va se poser aujourd'hui à nous, c'est bien évidemment et je vais tout de suite donner la parole à nos intervenantes en ce sens, c'est la question du financement, la question des conditions de ce financement et puis la question du contrôle. Là euh contrôle, vous le savez, c'est aussi dans l'actualité contrôle qui euh jusqu'à ce jour n'existe euh quasiment pas. Donc voilà un petit peu les termes posés de notre discussion. Je vais tout de suite euh donner la parole à nos invités que je remercie à nouveau d'être là.

Euh elles vont chacune euh commencer par une une intervention et ensuite on vous donnera la parole pour que vous puissiez à la fois réagir, poser des questions et nous nous redonnerons et nos intervenantes réagiront. Et pour commencer, je vais tout de suite donner je vais retrouver ça dans voilà je vais tout de suite donner je l'ai trouvé la parole. rigole parce qu'elle regarde toutes mes notes, il y en a partout. Euh la parole à Marie Lor Tirel qui est secrétaire général du comité national d'action laque. Tu as la parole et je te passe le micro. Merci.

Euh oui, donc le comité national d'action laïque euh que je représente que vous devez connaître euh puisque il a lutté depuis 1953 sur le financement et notamment la loi de bray en 1956 et c'est le PNAL qui avait toujours la pétition qui a recueilli le plus de pétitionnaires puisquelle avait regroupé près de 11 millions de voix enfin de en tout en tout cas de signature contre cette loi de vrai. Alors moi, j'ai choisi euh j'avais proposé à Yannick d'intervenir sur justement ce financement mais au travers un focus historique sur la législation parce que aujourd'hui à l'heure actuelle on hérite finalement d'une situation qui ne date pas d'hier ou d' 10 ans.

C'est une construction longue de la législation qui n'a pas été revue depuis longtemps sur certains points. Et donc je vais prendre trois points. Le premier point et donc vous allez voir qu'on revient très très en arrière, c'est la loi Falou qui date de 1850. Alors, vous devez la connaître puisque les collectivités territoriales du fait de cette loi euh ont la possibilité et justement je tiens à ça, c'est que c'est facultatif de financer à hauteur de 10 % les investissements pour les collèges et les lycées privilés sous contrat.

Euh, on voit largement dans les collectivités, donc dans les départements, qu'il y a des différences entre les collectivités, entre celles qui les financent à hauteur de 10 %, celles qui les qui regardent un petit peu et qui vont un peu moduler ou ceux qui ne donnent rien. La deuxième loi, c'est la loi gobelet de 1886. Elle elle a interdit le financement public des écoles privées en primaire pour les communes et elle est toujours en vigueur puisque c'est cette loi qui permet que enfin qui permet on peut voir d'une certaine manière en tout cas qui permet aux écoles hors contrat de ne pas bénéficier de financement par les communes.

Par contre, cette loi, il y a aussi quelque chose qui n'est pas connu et qui est toujours également en vigueur, même s'il y a une petite modification en 2000, c'est qu'elle oblige les communes dès lors qu'elles ont 15 enfants en âge d'être scolarisé d'avoir une école publique. Et cette donc c'est l'article L212-2 code de l'éducation qui alors si il y a pas 15 enfants en âge des déscolarisés dans une commune, on a le droit de faire un regroupement de communes. on les connaît bien sûr euh pour pouvoir créer cette école. On voit bien que cette loi, cet article, il est pas respecté.

Et enfin, le 3è point, c'est la loi Astier de 1919 euh qui permet le financement des établissements techniques privés sur l'investissement également et à hauteur de 100 %. Donc complètement.

Et c'est la même chose pour les lycées agricoles et aujourd'hui c'est la même chose pour les écoles de production qui sont peut-être des choses dont vous n'avez pas entendu parler mais qui sont des écoles hors contrat qui sont souvent sous l'ég d'une entreprise qui va former des jeunes alors qu'on dit souvent en décrochage scolaire qui va donc les former sans forcément les payer mais qui par contre va en tout cas ses élèves vont produire pour l'entreprise et en parallèle, ils vont aussi passer un diplôme. Et donc ces écoles peuvent être financées à très à de très haut niveau et euh et elles sont en fort développement depuis quelques années alors que la loi date de 1919.

Euh quel est le point commun entre ces trois lois ? Bah finalement c'est bien l'argent. C'est l'argent. Et ces lois n'ont jamais enfin personne les a revu en tout cas depuis longtemps. L'argent donc c'est un peu le nerf de la guerre, on le voit souvent puisque dès qu'on commence à vouloir toucher à l'argent aux établissements privés, il y a une levée de bouclier et Colomb d'ailleurs essayé hein au Sénat il y a très peu de temps sur justement en conditionnant les financements à de plus de mixité et on a bien vu que cette proposition de loi a été rejetée par la droite sénatoriale.

Donc on voit euh et on pourrait également parler de l'échec de la loi Savari bien sûr en 1984 qui a à ce moment-là finalement scellé, on pourrait dire en tout cas un acte définitif sur la remise en question du privé et de ce qu'il est aujourd'hui et qui permet aujourd'hui au privés de finalement euh négocier toujours plus pour avoir toujours plus d'argent puisque je l'ai pas cité mais on a eu suite à à 84, on a eu la loi de 2004 qui demande qui donne l'obligation au mairie euh de la répartition de financement qui ensuite c'est aussi acté dans la loi Carl que vous connaissez tous de 2009 bien sûr la loi blancaire qui a enfin qui a avec les maternels finalement rendu le financement encore plus important pour les collectifs territorial et puis les accords les dernières en date les accords MDI avec le SGEC en 2023 où là il y avait vraiment une volonté initiale de justement contraindre les écoles privées à plus de mixité et qui au final s'est soldé par encore plus d'argent possible pour les écoles privées à travers des aides sociales pour le transport ou pour l'accueil d'élèves boursiers pour donc les la restauration scolaire.

chose aussi que les élus, on reviendra bien sûr dessus puisque là je pense que j'ai déjà dépassé longtemps, mais il y a énormément de sujets sur lesquels le privé s'appuie et fait pression sur les élus alors même que la législation protège les élus et ils se font souvent rouler dans la farine pour toujours plus d'argent. Donc on pourra en reparler. Merci

11:59
Non speech

[applaudissements]

12:07
Locuteur

de micro. Bien, merci Marie Lore pour ces ces éléments. C'est vrai que c'est c'est important historiquement de retracer cette histoire là qui finalement nous amène à une situation aujourd'hui qui politiquement nous pose un certain nombre de questions et qui nécessite pour nousistes. Et c'est d'ailleurs dans le projet parce que dans ce projet là, ça n'a pas été le cas dans les projets précédents mais sur cette question là d'avoir des propositions extrêmement concrètes. Je vais tout de suite donner la parole à notre camarade et complice en ce qui me concerne Colomb Russell qui est sénatrice qui travaille ces questions là. La question de la PP, elle était évoquée.

Tu tu l'as porté et là tu souhaitais euh porter l'éclairage sur un rapport euh donc qui est sorti tout récemment. Euh et je te donne la parole. Quel teasing. Bonjour à à toutes et tous. Ravi de vous revoir à à Blois en ce début de rentrée politique d'une année incroyable. Euh alors, pourquoi la séparation progresse-t-elle école publique, école privée ? Pourquoi la séparation progresse-t-elle ? Et bien parce que la progression est organisée, structurée et y compris financé et y compris financé par l'État directement ou indirectement.

Et j'avais envie là-dessus en en quelques minutes de vous parler alors je fais un tout petit pas de côté par rapport à à l'intro de Yannick de vous parler d'établissement privés hors contrat ce dont on parle jamais en tout cas pour ce qui est pour ce qui me concerne et pourtant militante socialiste, élu local, élu national, je travaille sur les questions d'éducation depuis longtemps et j'en parle après avoir été pendant 6 mois rapport rapporteur d'une commission d'enquête du groupe socialiste au Sénat qui s'est intitulé à la fin qui finance l'intérêt général.

Et le point de départ de cette commission d'enquête pour les élus socialistes au Sénat, c'était d'arriver à comprendre, mettre à jour euh la façon dont tout l'écosystème de financement autour de Pierre-Edouard Sterrain, ce milliardaire exilé et fiscal d'extrême droite, il aime pas qu'on dise qu'il est d'extrême droite, alors je vais le dire quand même.

avait et ça a été notamment révélé par le journal l'humanité il y a de cela 2 ans choisi et organisé de mettre sa fortune personnelle au profit de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir en 2027 en investissant et en finançant un certain nombre de politiques publiques et du coup on a souhaité travailler sur qui financent les politiques publiques, quels sont l'ensemble de ces organismes de droits privés qui financent les politiques publiques et quelles sont les stratégies d'influence qui sont derrière quand un organisme de droit privé décide de financer la culture, la formation des élus ou en ce qui concerne la table ronde de ce matin, le champ éducatif.

Alors évidemment, on a élargi nos travaux et donc pour ceux qui sont passionnés par le financement de l'intérêt général, je vous engage à à aller lire sur le site du Sénat ce rapport. Et je dois avouer que moi, j'ai découvert un univers dont j'ignorais à peu près tout, qui est l'univers de des établissements privés hors contrat.

Euh alors peut se dire et c'est une réalité que les établissements privés hors contrat c'est très peu d'établissements de 1000 établissement dans notre pays c'est très peu d'élèves et on est très loin des sujets du privé sous contrat sur lesquels le nombre d'enfants scolarisés est massif le financement public est massif à tel point qu'on s'est d'ailleurs pas encore complètement l'évaluer mais enfin on est sur entre 10 et 12 milliards d'euros par an là on n'est pas du tout dans cet étiage mais par contre on fait face à une offens offensive extrêmement organisé, politiquement organisé et extrêmement financé, y compris indirectement par l'État, ce qui a été pour moi, je l'avoue, un vrai élément de surprise.

J'ai grandi en effet Marie Lor dans l'idée que le privé hors contrat n'était pas financé par l'État. Et bien force de constater que ça n'est pas totalement le cas. Euh d'abord et en style télégraphique, on assiste à une croissance continue de du nombre d'établissements privés hors contrat qui ouvre sur le territoire et du nombre d'enfants qui sont euh scolarisés. une croissance continue dont on pourrait si on était un peu taquin ce qui peut parfois être mon cas se dire qu'elle est un peu à rebour de la baisse démographique qu'on entend et qu'on vit dans tous les territoires.

Là baisse démographique ou pas, le nombre d'établissements privés hors contrat ouvre tous les ans avec une mécanique tout à fait haussière mais haussière parce que organisé avec une stratégie coordonnée d'acteur y compris en terme de financement. Alors, on a tous enfin on est filmé, on est filmé, faut pas dire trop de conneries. Non, mais on a tous eu autour de nous euh des copains, des voisins qui à un moment donné dans la scolarité de leurs enfant parce que enfant a besoin particulier, parce que très pour une pédagogie alternative X ou Y, je ne citerai pas de nom parce que des enfants parfois malmenés euh à l'école ont fini par inscrire leurs enfants dans une école privée hors contrat.

pas de ça dont on parle, c'est pas de ça dont je parle aujourd'hui. Aujourd'hui, je parle de réseau de financement coordonné, structuré. Je parler de Pierre Édouard Sterrain. Il peut y avoir d'autres types d'écosystèmes de financement avec des idéologies extrêmement réactionnaires, avec des idéologies dangereuse pour ce que nous essayons de faire ensemble, de faire du comment, de faire nation et qui voit la croissance de ces établissements ne pas être le fruit du hasard mais le fruit d'une stratégie délibérée d'investissement de leur point de vue et et c'est peut-être là les deux points saillants pour terminer cette intervention préliminaire qui sont marqués finalement par deux éléments.

qu'on a montré dans le rapport.

Le premier, c'est que dans un certain nombre de ces établissements et on le sait grâce au KNAL parce que le KNAL s'est battu pour récupérer, je vous passe les détails mais enfin ça a pris du temps et de la décision administrative, s'est battu pour récupérer des rapports d'inspection fait par les inspecteurs de l'éducation nationale dans ses établissements privés hors contrat et ces rapports ont été analysés par Pierre Merle qui est un des grands sociologues de l'éducation dans notre pays et qui démontre très bien, il a écrit plusieurs articles et et un ouvrage qui démontre très bien que dans un certain nombre de ces réseaux d'influence et qui sont structurés comme réseau d'établissement privé hors contrat, les manquements, je reprends ces mots, que ce soit en terme de sécurité des enfants ou que ce soit en terme de manquement pédagogique grave sont extrêmement plus nombreux, statistiquement beaucoup plus nombreux que dans d'autres types d'écoles privées hors contrat, on va dire.

D'ailleurs, il y a des réseaux de d'écoles privées en contrat laïque ou avec des pédagogies dites alternatives. Euh je vous donne un exemple, hein, euh parce que celui-là je m'en remets pas et je l'ai cité à chacune des auditions euh de la commission d'enquête. C'est l'enseignement de la seconde guerre mondiale sans parler de la choa. Non mais enfin je veux dire quand on parle de manquement pédagogique grave les amis, on parle pas juste d'avoir sauté une partie du programme, on parle de ça. Deuxième élément qui caractérise c'est que les contrôles existent dans le privé hors contrat.

Les contrôles existent et ils existent notamment depuis le vote de la loi dit d dit pardon loi Gatel une sénatrice centriste qui l'a initié en 2019. Les contrôles existent mais il n'en est pas fait grand-chose et l'État n'assume pas ses responsabilités en terme de suivi d'évaluation, d'observation et donc de régulation. Et puis le 3è et dernier point, et je termine par là, vous l'aurez compris, les travaux de la commission d'enquête ont beaucoup parlé des questions de financement et forcé de constater que vous pensiez peut-être, en tout cas moi je le pensais naïvement, ne pas contribuer comme contribuable au financement du privé hors contrat. et bien vous le faites.

Vous le faites par la défiscalisation des dons aux associations qui portent des écoles privées hors contrat. Mais vous le faites également parce que et c'est l'une des nouveautés dans le paysage des écoles privées hors contrat qui n'existait pas à ce point lorsque la loi Gatel a été votée sont adossé à ces écoles privées et hors contrat des fondations et des fonds de dotation dont l'ensemble des fonds sont là aussi soumis à une défiscalisation à hauteur de 2/ tiers. Ce qui veut donc dire que l'État se prive de ressources.

Ce qui veut donc dire que l'État indirectement finance lui-même le développement dans l'ensemble du territoire d'écoles privées hors contrat, y compris celle dont l'objectif est clairement de faire chuter la République. Il est temps que nous agissions.

21:15
Non speech

[applaudissements]

21:22
Locuteur

Merci. Merci Colomb. Tu as évoqué les questions de de financement et l'évaluation à peu près financement. sur les deniers publics de l'enseignement privé sous contrat. On est effectivement entre 10 à 13 milliards euh d'euros. Je voudrais quand même préciser que du coup on est le seul pays au monde seul pays au monde où l'État finance à ce niveau-là son principal concurrent parce que c'est une réalité. l'État finance sont principal concurrents à hauteur de ces sommesl sans aucun contrôle administratif ni pédagogique ni financier. Vous l'avez vu, ça a commencé ça a commencé ça a commencé lorsque j'étais inspecteur du premier degré.

Je peux vous dire que dans ma vie d'inspecteur euh j'ai pas pu aller euh contrôler les écoles d'enseignement prévu sous contrat parce que j'avais déjà j'avais déjà tellement d'enseignants dans le public à aller voir que sur une année alors il y a eu des progrès mais enfin on part quand même de très très loin par rapport à la à la réalité et surtout par rapport à un financement public de de cette nature là.

Je voulais aussi préciser que dans les établissements privés sous contrat alors que l'enjeu, on en parlera vous en parlerz peut-être tout à l'heure mais l'enjeu ça reste quand même d'abord et avant tout la qualité euh de notre école de la République parce que le jour où chaque parent sera persuadé que en bas de chez lui, en bas de chez elle, et bien son enfant trouvera dans cette école tout ce dont il a besoin pour réussir, la question du public et du privé peut-être se posera un peu différemment.

et que aujourd'hui on a tous des copains, parfois même des camarades euh qui militent pour l'école euh publique euh mais qui font le choix, on va se le dire entre nous, de mettre leurs enfants dans l'enseignement privé. Enfin, c'est c'est aujourd'hui une réalité. On va pas voilà et que cette question de la qualité de l'école de la République, elle est absolument fondamentale parce que l'enseignement privé sous contrat quelque part se nourrit des carences. de l'enseignement de l'enseignement public et on n'est plus non plus en tout cas pas dans de grandes proportion.

Moi j'ai des copains, on va se parler franchement qui sont de confessions musulmanes et qui mettent leurs enfants dans l'école Cateau de ma ville. Donc on n'est pas à chaque fois dans une question voyez de de confession religieuse. C'est c'est le sujet c'est aujourd'hui en tout cas dans pas mal d'endroits. Ça n'est ça ça n'est plus celui-là. Dernier élément, c'est euh sur l'accueil des élèves, parce que tu évoquais les élèves à besoins particuliers. Je pense que ça aussi, il faut qu'on ait ça euh bien présent à l'esprit. Aujourd'hui, dans les il y a en France euh les classes de SEPA, il y a 94 collèges privés qui accueillent une SEPA et il y a 1494 collèges publics qui en accueille, hein.

Sur les unités pédagogiques des élèves àophones, on est à 16 collèges privés et à peu près à 1500 collèges publics qui accueillent des classes à l'ophone. Et enfin sur les unités locales localisées pardon pour l'inclusion scolaire, les Ulisses, c'est 90 % des élèves qui relèvent de ces structures là sont dans le public.

Donc qu'on vienne pas nous dire que l'enseignement privé sous contrat il accueille, moi j'ai entendu et lu des déclarations, on nous dit "Mais si on accueille la diversité Non, enfin aujourd'hui il y a une réalité et que en ce sens il est normal que l'exigence par rapport à l'enseignement privé sous contrat et bien qui perçoit de l'argent public que cette exigence soit relevée hein pour pour faire que finalement elle remplisse ses obligations qui par exemple sur la question de l'amicité sociale et scolaire, c'est un sujet que tu connais parfaitement Najat. et bien l'article L11 du code de l'éducation soit enfin respecté.

Alors peut-être que là au niveau du législateur, il y a à voir parce que la phrase de mémoire c'est veiller. Il faut que les établissements veillent. Donc veiller à la mixité sociale, bon ça peut être un terme un peu faible mais en tout état de cause il y a ce sujetl aussi sur lequel on doit se pencher. Je vais maintenant donner la parole à Louise Touret que je remercie de d'être là. Louise Touré, vous la connaissez peut-être sans doute. Euh elle est productrice radio et elle a produit euh notamment aux édition de l'atelier en 2025 un ouvrage, mais je crois que vous l'avez là, il est là et et vous avez bien fait, intitulé Le meilleur pour nos enfants.

Et il nous a semblé aussi intéressant d'avoir votre approche de cette question parce que on a participé ensemble à un débat il y a quelques mois avec des parents d'élèves de Paris euh sur cette question de la sectorisation et de la mixité sociale. Vous avez la parole. J'ai un peu trop de choses à dire. Donc je vais essayer de faire du tri. Euh je suis très impressionnée euh d'intervenir donc en tant que journaliste spécialiste de l'éducation depuis 16 ans. Je m'intéresse aux questions scolaires en général, aux questions de la parentalité et je vais vous en parler dans un instant. Euh petite remarque sur la mixité sociale dans l'enseignement privé.

Attention hein parce qu'ils vont pas prendre tous les élèves. Ils vont prendre les élèves, les meilleurs élèves et cette mixité sociale, elle risque de se faire au dépend de l'école publique, en tout cas de la mixité scolaire. Il y a la mixité mixité sociale et la mixité scolaire. En général, on dit sociocolaire. D'ailleurs euh je m'intéresse aux représentations de l'école publique à la fois euh historiquement puis au présent et je suis je suis très surprise de voir dans le discours de mes collègues mais aussi dans les représentations qui circulent dans la société. Alors moi je suis parisienne et à Paris c'est très très aigu hein les questions du public et du privé.

À quel point bah l'école privée avait acquis une légitimité incroyable depuis je dirais les années 90. dans les années 90, on pensait encore qu'on avait la meilleure école du monde. C'était à l'époque où j'étais au lycée. C'est pas la même pour mes enfants. Il va y avoir le rapport Pizar dans qui va être qui va être publié. Donc c'est une enquête qui est publiée tous les 3 ans qui en général fait très très mal à l'école française. Et quand on fait mal à l'école française en mettant en avant combien elle effectue un triocial, combien elle est dure aux élèves de milieu populaire et combien les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes voire baissent, on fait du mal à l'école publique.

En tout cas, on dit du mal de l'école publique. Mais ce qui m'intéresse aussi, c'est de voir à quel point dans les médias, y compris les médias publics, y compris des journaux comme Libération, quand on parle de la meilleure école, des gens qui voudraient avoir une bonne école pour leurs enfants, on parle assez facilement de l'école prévue et oninterroge pas ses représentations. C'est c'est dit comme ça. Or, et je sais pas qui était au débat précédent, mais Agat Kaget l'a l'a rappelé, à milieu ça c'est des faits moi je passe beaucoup de temps à lire les rapports. Évidemment, à milieu social égal, l'école publique fait mieux.

C'est toujours un plaisir de dire que le service public, moi je suis salariée du service public, fait mieux. Par exemple, Radio France fait mieux.

28:47
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

28:53
Locuteur

J'étais contente d'entendre qu'on revenait au bah aux lois à la fois du 19e siècle et du 20e siècle. Je pense que 84 ça a représenté un énorme tournant et un énorme tournant pour les socialistes. C'est peut-être là que je vous je vais vous embêter un peu parce que je pense que ça a stérilisé la gauche et particulièrement les socialistes et tout ce qui en est s'en est suivi. J'ai fait une émission sur Jospin récemment sur la défaite de 2002. Vous savez que Jospin il a aussi perdu parce qu'il a perdu le vote des enseignants. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi est-ce que les socialistes pas pas vous directement on arrê de défendre de défendre l'école publique ?

que peut-être l'électorat enseignant des socialistes s'attendait à ce qu'il le fasse. Qu'est-ce qui s'est passé et comment est-ce qu'on pourrait dire pour vous, bah à mon avis c'est dans votre intérêt mais moi je suis pas socialiste, de de la défendre un peu mieux et de défendre et de défendre les enseignants qui sont, on le sait tellement mal payé, ça s'est pas arrangé ces dernières années, mais c'est pas Jean-Michel Blanquer et Emmanuel Macron qui ont inventé cette situation et qui ont fait que les profs sont mal payés et que depuis le début des années 80, on a vu un écroulement mais un écroulement de leur rémunération si par exemple on la compare au SM en début de carrière.

Qu'est-ce qui s'est passé pour que euh on ait des minissocialistes qui parlent de mamouth, enfin fait référence à Claude Allègre. Alors, vous êtes pas fan de Claude Allègre peut-être, mais à quel point ce tir n'a pas été rectifié en quelque sorte. Donc ça c'est vraiment mon premier point face à un privé, on l'a dit, qui est très offensif, un secteur privé qui sait très bien défendre ses intérêts.

Bah évidemment l'école publique, c'est un service public avec beaucoup aussi de de professeurs qui alertent, qui alarment sur des situations qui sont en fait aussi celles du privé hein, les clastures chargées, les absences de prof, les les le privé, il a aussi à faire face à ces situations mais il en fait beaucoup moins la publicité.

Donc sous ces représentations ça compte et le privé et le privé hors contrat ben joue un peu là-dessus en et j'en viens à mon au point de de mon livre en jouant sur l'inquiétude des parents parce qu'il y a quelque chose qui a changé énormément parce que maintenant on sait qu'on a plus la meilleure école du monde, c'est les représentations de ce qu'est l'enfance, le rôle des parents. La parentalité puisque c'est le terme consacré aujourd'hui, c'est devenu pour beaucoup de parents et particulièrement dans les catégories favorisées mais pas seulement quelque chose d'inquiétant.

on est inquiet pour et d'ailleurs on a raison d'être inquiet pour l'avenir, crise climatique, crise économique, euh système éducatif sur lequel on n'est pas sûr de pouvoir s'appuyer bien. Et cette inquiétude, je pense qu'elle nourrit euh la guerre, enfin la guerre en tout cas le le la concurrence privée publique si on veut l'avoir comme ça parce que mince, mon temps est terminé, ça me rappelle fait cuire des alors le cette cette albeté cette inquiétude des parents, moi je la vois et on aura beau leur dire que le public fait peut-être mieux que le privé, en fait les parents ils calculent euh avenir des enfants, réseau, connaiss même des gens pas si riches.

Évidemment, c'est vraiment devenu un sport très pratiqué par les élites puisqu'on voit les les dans des grandes villes et pas que à Paris, même dans l'Ouest de la France, cette ce côté embourgeoisement du privé, il est très très fort statistiquement. Et donc les gens ils pensent parcours sup, ils pensent mon master et derrière et ben il y a tout un marché qui se développe et intéressez-vous à ce qui se passe. Bon c'est pas totalement le débat mais dans le supérieur c'est extrêmement impressionnant.

Et donc quand on met ses enfants dans dans le privé pour qu'ils aient accès à un meilleur lycée et parfois public parce que les gens vont beaucoup de l'un à l'autre, on pense à ce qui va se passer après et les gens sont prêts à payer très cher et c'est les classes populaires et moyennes qui vont payer le plus cher et faire confiance à des écoles qui délivrent des diplômes en carton. Je reprends l'expression de Claire Marchall qui a publi un très très beau une très belle enquête sur les écoles privées à but lucratif. Donc ça pose bah la question du marché et d'un marché qui est pas très bien qui a été dérégulé et qui est pas très bien régulé.

Et pour terminer, ben j'ai encore 5000 choses à dire mais je suis pas là pour faire un discours. Donc intéressons-nous à non seulement la dépense de l'école publique mais de l'université publique parce que au bout du chemin pour beaucoup et de plus en plus de gens [applaudissements] il y a ça. Il y a des choses que pas mais les diplômes sient de même que le bac ça donne une espèce de tonalité même si tout le monde ne va pas jusqu'au bac et encore moins jusqu'au bac général, il y a quand même du monde et ça donne un peu la note. On est dans un système qui a cet héritage élitisme. Je vais pas m'étendre là-dessus. Et donc l'université publique, elle a quand même été définancée.

C'est pas une opinion que je vous donne, c'est ce sont des faits, hein. Il y a il y a il y a moins de place. Par exemple, 100 % des universités sont en déficit. Donc ce qui est en train d'arriver à à l'université, un grand service public éducatif, ça va ça arrive à l'école en fait avec le problème des classes prépa avec on peut c'est un autre débat et peut-être il est tellement intéressant.

Et enfin euh euh je vous conseille évidemment de lire mon livre, je parle beaucoup de parentalité, d'inquiétude parentale et euh je vous conseille de lire ce livre de Yan Kenel qui sort à la rentrée, qui en raconte aussi ce que produit l'école publique et ce qu'elle a produit aussi pour ses propres pour les parents et pour les enseignants, c'est-à-dire en négligeant et en maltraitant une partie, pas tous les profs mais souvent un peu, particulièrement les les jeunes enseignants et en quelque part en nétant pas à la hauteur de ce que doit être un bon service public. Et là, je reprends ma casquette de salarié du service public.

Mais c'est important, je pense, et ça c'est un grand chantier pour l'école d'être un meilleur employeur et d'être un peu exemplaire parce que ça ça donnera aussi, je pense, une meilleure image de ce que de ce que c'est que cette grande école publique qui reste quand même l'école qui scolarise le 80 % des élèves. Donc c'est quandme très important. [applaudissements] Merci. [applaudissements] Oui, ben la la transition est toute trouvée. Vous évoquiez l'État employeur et on a la chance d'avoir ce matin et je la remercie également qui représente du coup le le travers de l'organisation syndicale du syndical des enseignants UNSA. Et je te donne tout de suite la parole.

Bonjour à toutes et à tous ou rebonjour à toutes et à tous.

Vous êtes plusieurs àir suivre les deux débats et je trouve qu'ils sont très complémentaires he celui qui précédemment sur les inégalités scolaires et je vais m'inscrire effectivement comme tu l'as dit Anick pleinement dans la suite des propos de Louise mais avec un regard et actrice et représentante des acteurs de l'éducation nationale parce qu'effectivement je vais dire le le vote enseignant à gauche qui a nettement chuté et rien que de le dire ça me fait mal ventre euh ces dernières années, il ne date pas effectivement que de 2017 et que la question du financement du privé, elle y est aussi en partie responsable, il faut qu'on le regarde avec beaucoup de lucidité parce que c'est sans doute aujourd'hui plus que jamais la nécessité de cette prise de conscience pour pouvoir un petit peu aller rechercher de nouveau la confiance et le vote enseignant pour les parties de gauche.

je vous le dis en tant que porte-parole des enseignants euh parce que y compris les les l'évolution du vote extrême droite chez les enseignant nous inquiète énormément. Voilà. Mais je ne vous apprends rien évidemment. En tout cas pour nous c'est un combat de tous les jours. Tous les jours. Tous les jours. Donc j'en viens sur pourquoi justement cette augmentation enfin cette évolution pardon hein de de la séparation public privé. Euh ben sans aucun doute parce que les défis et on l'a dit sur la table ronde précédente, les défis que nous avons à l'école publique, on accueille tous les élèves et heureusement, c'est la seule école de tous d'ailleurs, il y en a pas d'autres.

On accueille tous les élèves sans distinction parce qu'on leur doit, parce que c'est la promesse de notre pays. Donc avec des défis qui sont de plus en plus élevés, des conditions et des contraintes de plus en plus élevées et des moyens et des conditions d'exercice de plus en plus dégradé. Ce que ne connaît pas l'école privée. Donc forcément la séparation elle augmente. C'est évident. Par contre, après, il faut aussi le traduire concrètement et c'est là où je je vais parler avec dire ma qualité de d'enseignantes et représentants des enseignants, les moyens et la gestion des ressources humaines dans notre ministère.

Nous, ce que l'on constate depuis 2017, c'est un réel désengagement de l'État à maintenir un service public d'éducation sur tout le territoire, partout où il y a un enfant français. qui donc les chiffres, on peut toujours les faire dire ce qu'on veut mais par contre il y en a qui sont quand même incontestables. Vous savez que ces dernières années, on a connu beaucoup de fermetures, prétexte démographique mais pas que évidemment. Donc sur les fermetures que l'on a pu connaître à l'école, il y en a 95 % qui concernent le public et 5 % qui concernent le privé. Alors que le public représente 80 % des écoles et le privé 20 %.

Donc on a [raclement de gorge] deux fois plus de fermeture qui touche l'école publique que l'école privée et c'est quelque chose qui s'est accéléré sur le second mandat d'Emmanuel Macron. Donc il y a bien une volonté, un projet politique derrière. Donc quand on dit que les parents ils font le choix de l'école privée parce qu'ils ont plus confiance, parce que ça les rassure, parce que les résultats sont meilleurs sans doute en partie parce que Louise l'a dit, il y a des représentations et je vais je vais y revenir mais aussi parce qu'il y a un choix par défaut. C'est-à-dire que là aujourd'hui, il y a en France 536 communes qui n'ont pas d'école publique mais qui ont au moins une école privée.

Donc quand on est parent et qu'on habite dans ces communes et bien on n pas le choix que de mettre son enfant dans l'école privée. Et ça il faut le dire et il faut le dénoncer. Et c'est une carte que Marie Lore justement a publié récemment sur le site du Knal.

39:50
Non speech

[applaudissements]

39:54
Locuteur

Et c'est un chiffre qui augmente évidemment. Alors nous au niveau du SC, on est membre, on est membre du KNAL avec notre Fédération à éducation, avec la FCPE, avec la L de l'enseignement et avec la Fédération des EDUN. Et justement, on essaie d'allier un petit peu les portes pour dénoncer, voilà, pour un petit peu parce que je pense que les enseignants ont aussi besoin justement euh d'avoir des éléments concrets pour pouvoir aider à lutter contre les représentations.

On subit tout le temps un petit peu ces critiques euh véhiculé en particulier par aussi des forcément les les décideur qu'on a actuellement le prophine que tu citais Yannick les critiques de on fait moins de gamme non on fait mieux avec moins de moyenne c'est pas tout à fait pareil et les chiffres le prouvent et j'en viens maintenant à la gestion de nos ressources humaines là aussi il y a un vrai désengagement de l'État à réunir les meilleures conditions pour les personnels de son service public d'éducation ne serait-ce qu'au niveau du recrutement, le nombre de recrutements ont chuté drastiquement ces dernières années pour les concours publics, beaucoup moins que pour les concours privés et on sait les effets derrière que ça crée sur l'abaissement des viviers.

Quand on passe son concours dans le public, on a une affectation plus éloignée aussi de son domicile. Donc on a aussi des candidats qui vont aller passer un concours du privé par défaut et pas par choix ou par conviction. On prend, on regarde la carte hein, la Bretagne, elle est toute remplie au niveau des écoles privées, des communes qui n'ont que des écoles privées. Je suis pas bretonne mais imaginons, je suis bretonne. Ça s'entend. un je pas imaginons bretonne si je passe le concours dans le public je vais jamais avoir la Bretagne.

ultra demandé dans le second degré et tout à fait et pour l'avoir dans le premier degré, je vous dis pas les les années qu'il faut attendre, je le passe dans le privé avec le nombre d'écoles privées qu' làbas, j'ai beaucoup plus de chance d'être affecté.

Vous voyez un petit peu les mécaniques un petit peu euh presque malsine qui s'installent sur y compris sur le recrutement bien sûr et la formation la formation la formation elle est beaucoup plus exigeante dans l'école publique étant donné que les défis sont plus élevés et pourtant il y a pas une formation qui est davantage financée ou plus qualitative et je terminerai par la rémunération se dit bon on est tous agents du service public d'éducation puisque les enseignants de l'école privée que l'on respecte puisque ce sont des collègues aussi qui font leur dire comme nous au quotidien et qui voilà ont pas de meilleur traitement par l'employeur he faut pas s'imaginer qu'il y a une meilleure gestion des ressources humaines dans les écoles privées hein euh mais par contre il y a des choix derrière rémunération ces dernières années complètement en il y a pas de revalorisation ce qu'on appelle nos revalorisation c'est sans condition et de façon pérenne et pour tout le monde.

Et là, on était plutôt sur des primes, les indemnités, le fameux pacte, vous savez, s'épuiser plus pour gagner plus. Et bien ces enveloppes qu'on a appelé le pacte ont été beaucoup plus utilisées par les écoles privées, par les collèges privés que par les écoles que par les collèges publics. Donc, indirectement, il y a eu davantage d'argent qui est parti. Pourquoi ? parce que il y a une pression de la part des chefs d'établissement de le préser pour effectuer les heures de remplacement parce qu'il y a quand on veut faire des projets éducatifs avec les enveloppes pactes, on a des familles qui peuvent davantage financer les sorties scolaires que dans le public. Donc forcé et ça ça se voit pas.

Tout ça c'est invisible. Et je terminerai par euh des chiffres complémentaires à ceux de Louise qui sont issus d'une enquête famille justement le plein l'année dernière. Euh c'est qu'il y a 70 % des familles qui ignorent que le public fait mieux réussir que le privé à condition sociale égale. C'est énorme. Donc on a un boulot pour le faire savoir et il y a 57 % des parents qui choisissent le privé parce qu'ils n'ont pas soit l'école publique à côté, soit la filière ou l'option ou l'orientation pour le projet de leur enfant à côté. Et c'est un chiffre là aussi énormissime.

Voilà, je serai pas plus longue parce que beaucoup de choses ont été développées parce que je vais quand même avoir le plaisir d'entendre de la chatte comme vous tous. [applaudissements] Bien mes camarades, je vais donner tout de suite la parole à Najad que je remercie une nouvelle fois d'être venu parce qu'à chaque fois que je la sollicite, elle est toujours venue. Et je voudrais aussi, c'est l'occasion pour moi devant vous, certes, entre 2012 et 2017, les socialistes, nous n'avons pas tout réussi, nous n'avons pas tout bien fait. Mais franchement, mais franchement mes camarades bien l'a fait [rires] et on a ressenti les effets.

Mais franchement, s'il y a un domaine s'il y a un domaine dans de ce quinquena dans lequel nous n'avons pas à rougir de ce que nous avons fait, c'est bien dans le domaine de l'éducation.

45:30
Non speech

[applaudissements]

45:34
Locuteur

Je le je le dis parce que [acclamation] on a souvent tendance à apprendre un peu les critiques et à se recreviller. Mais mes camarades, on peut restons fiers de ce que nous avons fait et nous l'avons fait parce que nous avons eu de grands ministres de l'éducation nationale. Je le dis sans flagornerie aucune mais c'est une réalité. Vincent Payon, Vincent [applaudissements] Payon. Benoît le temps qu'il y a été. Bon et Najat qui est là aujourd'hui [applaudissements][acclamation] et je tiens à le dire parce que le sujet qu'on évoque ce matin à mon sens il relève d'abord et avant tout d'une volonté politique. Il y a pas de fatalité mes camarades. Il y a pas de fatalité.

Et le sujet euh sur lequel le Naj tu as travaillé quand tu é ministre, tu t'es coleté avec cette question que nous évoquons depuis ce matin. Tu vas en parler évidemment euh bien mieux que moi, mais sur la question de euh la mixité sociale. J'en profite d'ailleurs pour dire que tu as publié avec François Dubé euh un livre à la République des idées que je vous invite à lire qui s'appelle Ghetto scolaire pour en finir avec le séparatisme. Voilà. Puisque d'ailleurs on est sur l'amicité sociale et scolaire. J'ai publié aussi un petit livre sur l'adicité sociale et scolaire. Voilà, c'est fini pour ce matin làdessus.

Mais tu tu voilà, tu t'es emparé de ça et mes camarades, c'est un véritable combat politique parce que vous avez une partie euh de la société qui et Agath en parlait ce matin aussi dans le débat précédent qui ne veut pas de cette mixité sociale et scolaire. Et donc voilà, moi je voulais le dire parce que euh encore une fois euh les socialistes, cette question de l'école, nous l'avons abordé au temps où nous étions en responsabilité.

Je vais pas revenir à ce qu'a fait [raclement de gorge] aussi Lionel Jospin sur la loi de 1989, mais je voulais aussi le dire parce que c'était aussi une grande loi comme la loi de refondation de l'école et comme évidemment le travail que tu as mené parce que tu t'es attaqué à cette questionlà et ça n'a pas été simple. Ça n'a pas été simple et y compris d'ailleurs parfois avec certains de nos camarades, c'est c'est des sujets qui naturellement nourrissent le débat. Donc voilà. Donc, je voulais vraiment rendre hommage à ton action Najat et te remercier à nouveau d'être là ce matin et on est très heureux maintenant de pouvoir t'entendre sur le sujet. Merci.

48:08
Non speech

[applaudissements]

48:11
Locuteur

Merci beaucoup et merci à toi Yannick à la fois d'avoir organisé ce ce débat, d'avoir créé les conditions de ce que j'appellerai du woman's planning. Voilà, les femmes expliquent la vie. [rires] C'est parce que vous êtes c'est parce que vous êtes les meilleurs. Euh non non mais c'est vrai que c'est frappant. Euh je suis ravie de vous revoir chers camarades et et d'évoquer ce ce sujet. Il y a beaucoup de choses qui ont été dites et puis on a un temps contraint. Alors je vais essayer de de résumer mon propos aussi. Moi je dirais qu'on est quand même dans une année présidentielle. Donc la question qui se pose évidemment aux socialistes, c'est comment aborder le sujet de l'école ?

Quelle priorité mettre en avant ? Je sais bien que chaque candidat est toujours tenté d'aller vers une forme de d'évidence qui est la question des conditions de travail des enseignants et c'est vrai que la plupart en fait s'engage dans ce sujet [raclement de gorge] et il faut qu'il le fasse.

Mais je serais tenté de dire que le vrai courage, la vraie force de conviction consisterait à se saisir à fond de la question de l'amixité et que derrière [applaudissements] cette question d'amixité, comme ça a été très bien dit par mes collègues autour de la table, bah en fait évidemment apparaîtront les questions des conditions de travail des enseignants notamment dans le public parce que c'est aussi en les revalorisant qu'on donnera plus de moyens pour que le public soit plus attractif et cetera et cetera.

Mais la question de la mixité, c'est une question absolument politique au sens noble du terme puisque en fait la question derrière c'est est-ce qu'on accepte que l'accès à une école perçue, je dis perçue parce que comme vous l'avez dit en vérité le public est plus efficace mais bon bref est-ce qu'on accepte que l'accès à une école perçue comme protectrice et efficace dépendent du capital des parents ou de leur capacité à contourner les règles. Est-ce qu'on accepte ça ? Est-ce qu'on trouve ça normal ? Non. Bon ben alors le système tel qu'il fonctionne actuellement, nous le rejetons, nous n'en voulons pas et nous voulons de nouvelles règles.

Nous voulons réguler le fonctionnement en effet de ce séparatisme organisé, de cette compétition que l'État a laissé croître en son sein et qui est terriblement délétaire. Et elle est délétaire notamment pour une chose qui est rarement évoquée. Alors, je me laisse noter parce que je voulais vous le dire en fait. ce qui se passe quand on a le système qui a été décrit, c'est-à-dire que ben certains parents peuvent faire le choix de quitter certains établissements publics pour aller vers le privé notamment.

Ce qui se passe quand ces catégories les plus favorisées quittent ces établissements publics, c'est que elles emportent ces catégories favorisées, elles emportent avec elles une part de leurs ressources, c'est-à-dire notamment leur capacité à mobiliser les institutions, à défendre des projets, à les financer, à exiger de la stabilité. Et en fait, c'est de cela qu'on parle moins souvent, c'est que en fait, c'est ainsi que les établissements deviennent plus vulnérables.

C'est pas seulement parce qu'ils se mettent à concentrer beaucoup plus de population socialement défavorisée, c'est parce que ils deviennent moins visibles auprès des institutions et des pouvoirs publics parce que ils ont perdu en capacité de bah d'élever la voix, de se faire entendre et cetera. C'est malheureux à dire mais c'est ainsi que ça fonctionne. Vous savez bien que quand une classe ferme dans en plein cœur du 7e arrondissement de Paris, ça n'arrive jamais. De manière générale, ça n'arrive jamais. S'il y avait une béléité, très vite les parents savent se faire entendre, ce qui n'est pas le cas de la Saint-Esie ou d'ailleurs.

Donc en fait c'est une espèce de cercle vicieux puisque ayant quitté ces écoles et bien ils les ont rendu plus vulnérables. Et du coup cette vulnérabilité ben fait que les familles favorisées craignent de mettre leurs leurs enfants dans ces écoles. c'est vraiment en quelque sorte plus la ségrégation progresse et plus elle paraît rationnelle à l'échelle individuelle. Donc en fait, moi je pense que c'est un sujet absolument majeur cette question de la mixité et que derrière en fait la question qui se pose c'est est-ce que l'école c'est un service comme un autre ou est-ce que à l'instar à mon sens de la santé elle devrait obéir à d'autres règles que le marché le marché le marché.

Or, ces dernières années, la plupart des réformes qui ont été conduites, on a parlé de parcours suite notamment, ont organisé, développé, accru l'emprise du marché sur l'école. Et donc en fait, moi j'estime que l'école n'est pas un service comme un autre dans lequel chacun choisirait l'offre qui lui convient. C'est l'école, une institution qui doit faire société. C'est un des rares lieux où des enfants d'origine sociale, culturelle, territoriale différente peuvent apprendre ensemble, se connaître et faire l'expérience de l'égalité républicaine.

Si on enlève ça, si on enlève cette capacité là, c'est pas simplement sur les résultats scolaires que ça pèera, c'est sur le devenir de notre société tout entière. La situation franchement elle est très inquiétante et je voudrais quand même revenir sur deux trois points qui ont été évoqués par mes collègues. D'abord quand Marie Laore évoquait l'argent, elle disait le point commun à toutes ses vèles historiques et cetera, l'argent et la façon dont le privé cherche toujours à en obtenir davantage. Faut toujours que vous ayez en tête que le fameux ratio de 75 % de financement, en fait c'est un ratio à minima de financement par les pouvoirs publics.

ration à minima parce que on ne considère pas le le financement qui vient des collectivités locales. Moi, je viens d'une région, la régionnurale dans laquelle Laurent Voquet depuis qu'il est aux responsabilités, c'est-à-dire 2015, il a augmenté de 300 % le financement de la région au lycée privé du territoire. Donc, vous imaginez ce que ça signifie et je pense que c'est pareil en l'Île-de-Fance, Yannique pourra nous le dire. Donc en fait et puis je crois que c'est Colombe qui évoquait le mécanisme des fondations de la dépiscalisation et cetera. Donc l'argent public qui vient servir le privé est beaucoup plus important qu'on ne le croit.

La deuxième chose, c'est que pour rester sur Colombe un instant, elle a évoqué la question de la démographie. Et c'est vrai que la question de la démographie est importante parce que en fait on est à un moment instrumental où grosso modo la situation va finir par se figer de telle sorte qu'on ne puisse plus changer la donne. C'est-à-dire que bientôt dans quelques années à peine, Julien Grenet, le chercheur l'a montré s'agissant de Paris par exemple où il estime que d'ici 2035, nous aurons une majorité plus que la majorité de collégiens qui seront dans le privé plutôt que dans le public. Donc une fois que la situation se sera figée à ce point-là, il sera très difficile de revenir en arrière.

Donc en fait la question de la démographie scolaire, elle est essentielle et les pouvoirs publics peuvent parfaitement agir dessus notamment en faisant en sorte en effet qu'on ne ferme pas de façon complètement indistincte des classes dans le public sans considérer du coup la réalité du privé. Julien Drené pour rester sur lui, ce chercheur que je vous invite à lire parce qu'il est très intéressant propose par exemple que pour deux classes fermées dans le public, on enferme une dans le privé. [grognement] En fait, ces raisonnements là qui paraissent sur le papier extrêmement logique, forcé de constater que bah ça n'a quasiment jamais été réalisé comme ça par le passé.

Moi quand je suis arrivée comme ministre de l'éducation, quelle en a été ma surprise quand j'ai découvert par exemple que vous vous souvenez de l'époque où Nicolas Sarkozy supprimait 80000 postes dans l'éducation nationale ? On l'a tous en tête. Vous savez que ces suppressions de poste, je me suis rendu compte qu'elles avaient affecté donc en gros elles étaient montées en terme de de d'impact s'agissant du public à 20 % des effectifs. Impact s'agissant du privé, 5 % des effectifs. Donc en fait tout est toujours le contraire de ce qu'il faudrait faire.

Et donc la démographie est telle aujourd'hui qu'il faut vraiment considérer d'ici à peine allez 5 8 ans le fait que nous allons arriver dans une situation où en effet dans de nombreux territoires le privé l'aura emporté sur le public et il faut réagir évidemment avant. Il faut réagir avec des règles simples qui n'existent pas aujourd'hui comme par exemple le fait que le privé contrairement au public puisse recruter en dehors de sa carte scolaire.

C'est ça qui fait que bah finalement alors même qu'on a moins d'élèves à Paris, les établissements privés eux continuent de fonctionner parce qu'ils vont aller par exemple prendre des élèves, je sais pas moi à Créteille en Saint Saint-Y et cetera, les meilleurs comme le disait je crois Louise. Attention à cette questionlà euh de de la diversité socio-scolaire. Évidemment, il faut euh encore une fois porter l'exigence auprès du privé ce contrat que dès lors qu'il est financé par l'argent public, il obéissent à ce que nous considérons être l'intérêt général, la mixité, la composition sociale et les résultats scolaires, le niveau scolaire.

Il faut pas qu'il puisse se débarrasser comme il l'a trop longtemps fait évidemment sur le public de toutes les difficultés. Et je ne reviendrai pas ici sur quelque chose qui a été dit tout à l'heure. Enfin, je vais y revenir quand même, ne serait-ce que pour vous donner un chiffre. Le public, en effet prend sur lui un ensemble de nécessités, j'ai pas envie de dire contraintes, je les vois pas comme ça, mais de nécessités comme par exemple l'accueil des enfants en situation de handicap que le privé ne fait pas. 9 enfants sur 10 en situation de handicap sont dans le public. Euh donc tout ça euh doit vraiment nous pousser à à agir à agir vite.

Et pour se faire euh porter ce sujet en répétant une chose simple, c'est que c'est pas sur les parents que le pro est jeté. Parce que c'est vrai que depuis le début en fait, je vois bien que c'est ça qui coince, c'est que à chaque fois qu'on tombe dans le piège d'en faire une question de vous êtes bon citoyen ou bons parents, honnêtement, les parents, ils choisiront toujours d'être bons parents plutôt que bon citoyen. La question c'est mais pourquoi est-ce que l'État semble avoir renoncé à faire réussir tous ses enfants ? Et donc s'il y a bien un sujet politique qu'il faut porter dans cette campagne présidentielle, c'est celui-là. Je invite franchement à y aller.

Je invite à réclamer de la transparence au privés. Je sais que une proposition de loi sénatoriale a été déposée et que ça a été difficile mais c'est à ça que servent une élection présidentielle. C'est apporter ça comme un projet absolument majeur. Euh je rappelle que toutes les expériences que nous avons faites où la mixité sociale des élèves avait enfin lieu ont été couronnés de succès. Je reviens pas sur ce que nous avons fait entre 2015 et 2017, mais j'insiste là-dessus hein. Les chercheurs qui les ont évalué ces expériences ont montré à quel point les élèves au meilleurs résultats scolaires ne se mettaient pas à baisser soudainement.

Les élèves en difficulté, au contraire, améliorer leurs résultats. Euh le climat scolaire était bien meilleur dans des établissements fait de mixité. Euh les compétences psychosociales des élèves tellement importantes de nos jours s'en trouver amélioré, notamment la confiance en soi, la capacité à se projeter dans le monde, la coopération et cetera. Donc en fait, nous avons tous les éléments. Le seul sujet, c'est d'avoir le volontarisme politique pour porter ça dans le débat qui vient. Je m'arrête là et puis on reviendra dans les questions. Merci. [applaudissements] Pardon, j'ai oublié, je je relie mes notes, j'ai oublié de vous dire une chose importante.

Il faut évidemment, comme d'habitude, veiller comme le lait sur le feu à tout. C'est-à-dire que au-delà du fait que ça n'avance pas assez vite, il y a aussi des choses qui sont en risque de recul puisque je notais il y a quelques mois, peut-être que Colombe l'a vu aussi, les véléités de l'actuel ministre de l'éducation de revenir sur les fameux indices de positionnement social. Euh qu'évoquait Yannick tout à l'heure. Certains d'entre vous dans la salle savent que c'est un indicateur que j'avais créé quand j'étais ministre de l'éducation précisément pour pouvoir mesurer la composition sociale de chaque établissement et en tirer des conséquences.

Et donc il a dit au Sénat qu'il voulait il me semble les revoir pour mieux intégrer la question d'éloignement géographique. Enfin vraiment ça n'a pas de sens. Donc il faut faire extrêmement attention à ça. De manière générale, moi j'ai été toujours frappée euh comme ministre de voir le nombre de décisions qui passaiit sous les radars. Euh je vous en raconte juste une, même si on sort à peine hein de la médicité sociale, mais elle est importante pour comprendre les choses.

Quelle n'a été ma surprise quand je suis arrivée de découvrir que juste avant moi, c'était Luc Châtel à enfin juste avant Vincent Payillon, plus exactement juste avant nous, c'était Luc Châtel qui était ministre de l'éducation sous la période SarkoZi et il avait mené une réforme du lycée, vous vous en souvenez tous, qui avait fait couler beaucoup d'ancre et cetera, mais l'encre qui avait coulé avait concerné le lycée euh général. [grognement] Euh et donc quelle n'a été ma surprise de comprendre que s'agissant du lycée professionnel, la réforme l'avait aussi englobé. Simplement personne n'en avait parlé. La réforme l'avait englobé pour aboutir à la situation suivante.

On passait d'une scolarité qui se faisait en 4 ans à une scolarité qui se faisait désormais en 3 ans. Trois petits points sans changer le programme. Lorsque je découvre ça, je me dis mais comment est-il possible que ça n'est pas fait l'objet des polémiques incessantes qu'on connaît habituellement sur la question éducative ? Parce qu'en fait sous les radars, on s'en fout, ça intéresse personne et cetera. Comment est-il possible de faire le même programme à votre avis en 3 ans qu'on faisait en 4 ans ? Bah non, en fait, on le fait pas, on le fait mal, les profs sont sous pression, euh on se contrefiche des élèves.

Donc en fait, il faut toujours faire attention aux choses qui sont sous les radars. J'espère que vous êtes suffisamment aguéri pour comprendre que ça n'est pas la l'agenda médiatique des polémiques éducatives qui vous dit où sont les vrais sujets importants. C'est un peu plus compliqué que ça. Donc, il faut faire attention à cette histoire d'IPS parce que ça me semble ressembler à ça. Merci.

1:02:39
Non speech

[applaudissements]

1:02:44
Locuteur

Merci. Merci Najat. Deux remarques et nous allons tout de suite ensuite vous vous donner la parole. La première remarque c'est sur la question de l'amicité sociale et scolaire et tu évoquais tout à l'heure le travail que tu avais courageusement engagé. Euh il y a des choses et tu l'as dit, qui se sont mises en place euh dans notre pays. Euh d'un point de vue un peu plus politique, je dirais que ce sont très souvent euh des communes ou des territoires de gauche qui ont mis en place ces dispositifs. Je pense notamment à une expérimentation qui aujourd'hui est installée, celle de la Haute Garonne, de notre camarade Sébastien Vincini et de son prédécesseur.

Et c'est très important de dire que il y a des endroits où ça a été mis en place et où ça fonctionne pour euh tout le monde parce que ça relève évidemment d'une d'une volonté politique. Et et le deuxième élément que je voulais souligner, c'est que dans nos discussions, je le disais tout à l'heure dans le débat précédent, c'est parfois un peu compliqué dans nos échanges avec avec les parents de faire passer et c'est là-dessus qu'il faut aussi qu'on travaille, de faire passer cette idée que le mélange des élèves aux performances scolaires et aux origines sociales diverses, ça n'est pas une menace pour la réussite individuelle et que l'hétérogénéité, elle est bonne pour tout le monde.

Elle est bonne pour les élèves qui sont en difficulté parce que ça les tire vers le haut. Mais les élèves qui ne sont pas en difficulté, ça met aussi en jeu d'autres compétences de coopération, de tutorat parfois sous des formes diverses et que cette idée de l'hétérogénéité comme une chance pour une opportunité pour tous les élèves, elle est éminemment importante parce qu'elle renvoie aussi à cette idée d'une société que nous défendons, que nous voulons, qui est une société de l'altérité, qui est une société de la coopération.

tion qui est une société aussi, je vais utiliser un mot qu'on utilise peu à l'école et pourtant il est inscrit au fronton de toutes les mairies, c'est la fraternité et c'est aussi ça qui est en jeu dans cette question de la mixité sociale et scolaire. Et dernier élément là-dessus, je pense que et c'est pas une expression qui est de moi, donc je vais la la rendre à son auteur, c'est une expression de Philippe Merieux qui dit souvent que nous devons rester jacobins sur les objectifs. On ne lâche pas sur cette idée et sur ce principe même d'une école de la République qui permette à tous les enfants de réussir.

On est jacobin sur les objectifs mais on est girondin sur la manière d'atteindre ces objectifs là parce que bien évidemment il y a autant de situations différentes et la question de la mise en place de l'adicité sociale et scolaire le montre en Haute Garonne c'est pas la même chose qu'à ils l'ont pas mis en plat de la même manière que à Paris ou qu'à Nant et je pourrais citer Montpelier et cetera et donc cette idée vraiment de s'adapter à la réalité de nos territoires sans perdre ces objectifs qui font que euh nous nous continuons à militer et à porter cette idée d'une école de tous pour tous. Euh voilà, je on va maintenant vous donner la parole. Donc euh oui bien sûr.

Je je prends pas la parole longtemps mais j'ai quand même oublié un j'allais dire un éléphant au milieu de la pièce mais je sais pas si ça se dit quand on est si on toujours le terme d'éléphants. Il y a plus d'éléphants au PS les IP il y a plus d'éléphants. Les IPS ils sont connus grâce à un journaliste qui s'appelle Alexandre Lchney hein. C'est pas c'était pas public donc merci la presse. Il faut quand même qu'on parle de pédagogie. Je sais pas s'il y aura des questions sur le sujet, mais l'école française quand on dit qu'elle peine à faire réussir les enfants au milieu populaire, c'est qu'elle est hyper inadaptée.

Et que si on peut réussir dans des écoles même très populaires quand on est enfant de diplômé, c'est bien parce que l'école, elle est mal enfin, elle est complètement construite. Je sais pas si vous avez lu B pour Dieu mais vous en avez entendu parler.

elle est complètement construite pour en gros des enfants qui sont très adaptés au système et si nos enfants peuvent réussir quoi qu'il arrive, c'est quand même, je parle de mes enfants, je suis moi-même plutôt diplômé, c'est parce que on fait beaucoup on effectue un grand travail à l'extérieur et que l'école de la République ne sait pas, aujourd'hui c'est statistiques, c'est pas une opinion, ne sait pas faire réussir les enfants de milieu populaire. En tout cas, pas du tout suffisamment, pas autant que je sais pas en Angleterre ou aux États-Unis, je sais pas si on se rend compte hein collectivement de ce que ça veut dire.

Et là, il faut qu'il y ait une réflexion politique, pédagogique et qu'elle soit aussi présente dans les programmes parce qu'il y a rien dans les programmes sur cette question. Ni à droite ni à gauche. À droite, il disent à droite, ils disent qu'il faut un un diplôme obtenir un le certificat d'étude ou un équivalent pour rentrer au collège et cetera. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Donc qu'est-ce qu'on fait pour que l'école soit accueillante et soit exigeante et fasse réussir davantage d'élèves de de milieu populaire ? Parce que c'est trop facile de parler de mixité si c'est toujours les mêmes qui réussissent, je pense. Voilà. Je [applaudissements] bien le camarade.

On va donc prendre les interventions. On on va alterner Camarade 2 et Camarade 2. Vous m'avez compris ? Euh voilà euh pas à la tribune mais [rires] ça me dérange pas du tout. Je t'en prie. Euh on va vous nous dites de quelle région vous êtes et puis on va vous demander pour essayer de prendre un maximum d'intervention tout en respectant les horaires et là je je dois veiller au respect des horaires qu'on puisse en prendre un maximum. donc de veiller dans vos interventions, vos questions euh à être au concil et puis ensuite nos intervenantes, c'est agréable de dire nos intervenantes euh réagiront au premier rang. Tu as la parle.

Alors, je suis désolé, je la m'a dit qu'il y a pas de il y a pas de micro. Parle for mais parler fort normalement ça devrait le faire. Alors, je suis zéroique des donc et je suis aussi. Alors, j'avais deux choses de question.

démographie dural c'est le fait qu'il y a le fait qu'il y a des baisses démographie a des conséquences beaucoup plus importante dans le mural et ça pose aussi la question dans le parce que quand on a un enfant qui est dans une classe regroupée en C1 là un enfant dans une classe regroupée en là c'est compliqué pour la et donc il y a toutes des questions là-dessus et est-ce que ça et la deè question que je reprends un peu ce qu' dit euh c'est sur aussi le résultat du baromètre S qui disait que 0,3 seulement des personnels se sentent confiant dans la lumière du système que le personnel n'a pas confiance en bloquel en matrique ça c'est clauch et qu'est-ce va Vous avez 3h alors euh on va prendre un ben le premier rang aussi puis après on va monter.

Moi je laisse passer alors je veux dire du territoire de la Vandé. Alors la Vé c'est c'est particulier sûr on a une concentration de l'école privée mais c'est c'est pas de ça que je voulais parler. Moi, je voulais parler au sens un peu plus général, c'est la politique d'inclusion qui existe et qui a permis effectivement d'intégrer de de nombreux enfants en ayant un certain nombre de difficultés. Il faut savoir que ces enfants auparavant ont été accueillis dans le milieu médicociale avec des professionnels formés et des institutions qui ont depuis très longtemps travaillé sur un certain nombre de ces difficultés.

Alors certes, le le le bien fondé de de l'inclusion personne et euh et ça a été défendu effectivement par les différents gouvernements sur ce principe que effectivement qualité autour de la rencontre entre plusieurs enfants c'est bien entendu c'est c'est la contrepartie c'est que la plupart des enseignants se sont retrouvés avec des enfants en très grande difficulté pouvant mettre en à mal le classe. On a pensé que en avec l'aide d'une d'une assistante, je je suis en train de chercher la la euh ça pouvait effectivement permettre de compenser cette difficulté.

On voit bien aujourd'hui euh le résultat, c'est que il y a dans de nombreuses écoles des enseignants qui sont qui sont à la nu par rapport à la l'arrivée de certains de certains enfants qui mettent à mal le mot de place euh qui créent des d'énormes difficultés aussi qui ont des des difficultés comportementales qui font peur aux autres enfants donc aux parents. Et ça aussi ça contribue ça contribue à ce que ben les enfants sont retirés d'école privées d'école publiques pour aller dans les écoles privées parce que parce que là aussi il y a une concentration d'arrivée de ces là sans nécessairement la pas qu'il faudrait.

Donc cette politique d'inclusion elle ne peut marcher bien entendu que si derrière il y a effectivement des équipesciplinaires qui soutiennent dans cette et ce n'est absolument pas. Voilà. Merci. une camarade en plus je suis héros de l'héros. Donc moi, je voulais intervenir rapidement pour dire que le problème de l'éducation nationale, moi je suis mariée à l'éducation nationale depuis très longtemps mon mari profant au rectorat et je suis je tracale. Je pense qu'il y a un problème avec l'éducation nationale, c'est que souvent l'éducation nationale est vécue comme une institution très à part. Cette institution très à part, vous avez tous par je suis d'accord avec tout ce qui a été dit.

Il y a une grosse difficulté, c'est après l'éducation nationale. Et quand vous dites que par rapport à la parentalité, aucun parent ne souhaite que son enfant échoue. Il y a on connait pas de prof non plus qui souhaitent que leur allou. Mais qu'est-ce qui se passe une fois qu'on a quitté le système de l'éducation nationale le soir quand on rentre chez les soirs ? Les temps scolaires qui pour moi ne sont pas du tout adaptés aujourd'hui ne serait-ce que par rapport auicul qu'on peut vivre avoir des gamins pendant 2 mois voir 3 mois.

On a pu arrêter dès le mois de mai et des parents complètement démunis parce qu'on se retrouve à plusieurs dans une chambre parce que il y a pas de centre de loisirs parce qu'il y a pas d'aide à domicile et cetera pour les devoirs ou pour ne ser que ça je ne sais quoi. Moi je pense que ce que ce que l'éducation nationale c'est la crise du service public en général.

Moi tous les profs que je rencontre aujourd'hui, en tout cas tous ceux qui travent dans l'éducation nationale et pas les profes, je parle bien sûr du financier parce que c'est important et qu'on a pris énormément de retard mais je crois que c'est des milliards déjà un point mais il y a aussi le mépris le mot mépris revient régulièrement en disant parfois on va plus écouter l'élève qu'écouter le le prof et ainsi de suite et avec un système qui pour moi est un long de souffle de la même manière que la santé que la même manière que l' sociale de la même manière aujourd'hui en tout cas Moi travailleur social de formation, j'entends aussi des travailleurs sociaux qui me disent on va voter parce que parce que parce que parce que donc pour moi la question de l'éducation nationale avec la crise qu'elle vit aujourd'hui quoi qu'il se passe quoi qu' fasse même avec la décélération démocratique qui va avoir lieu ne peut pas se régler hein sur les territoires en tout cas qu' soi rura ou urbain sans qu'il prise de conscience un peu tout le monde parce que au sein même de notre commune quelle qu'elle soit et quelle que soit la taille et même dans les métropoles comme celle de Montpelier mis en place de voir fait autre chose ça peut pas se régler si les services publics ne retournent pas au pied des immeubles que moi j'étais jeune il y avait pas difficulté de ce côté là on trouvait toujours quelqu'un à qui parlait quelle que soit la difficulté qu'on trouvait alors qu'aujourd'hui une fois qu'on a quitté l'école à 5h 5h30 4h on se retrouve seul avec ses enfants à la maison et parfois totalement merci najad François, j'avais dans scène une anecdote et une question et sauf que je suis arrivé à tour pour pendant 6 ans à tour il y a quelques années.

L'agence qui m'a loué la la maison me dit mais en plus il a de très bonnes équipes dans le quartier bah de toute façon ils iront au collège du secteur. Ah non non non ce qui voulait dire qu'il est bien entendu.

J'ai été parents d'élèves dans ce collège et j'ai le plaisir de voir quand mes enfants sont arrivés au lycée où j'ai aussi été parents d'élèves qui était le bon lycée de la vie le lycée descart pour cité Michelet pour celles et ceux qui connaissent Michel c'est un collège qui aurait dû être en z qui n'a pas voulu l'être mais quand je suis arrivé au lycée dans la classe de mon fils en seconde les élèves qui posaient le problème donnaient du privé ça m'a en fait dans quel commune tour ah tour ok d'accord oui ils ont été virés du privé et la question maintenant parce qu'avant d'habiter à tour j'ab Antonie mon fils est allé dans un collège qui était en R en Z et il s'est trouvé que il y avait des décisions de la part du ministère à cette époque là pour modifier la répartition des financements pour des raisons que j'ai compris c'est de concentrer les financements sur les collèges les plus en difficultés.

La conséquence, c'est qu'en 3 ans, ce collège est sorti du dispositif et qu'en perme d'unicité, je suis pas sûr que cétait vraiment une réussite. Donc la question c'est est-ce qu'on peut revenir sur cette sur cette décision de la ministre de Rico et elle a commenté avec le recul sans aucune accusation mais de manière nuancée. OK, merci François. On va en prendre encore une et par la suite nos intervenantes réagiront. Donc on va prendre une camarade. Alors non, je peut-être tout là-haut pour et je reviendrai après vers vous. Vas-y. Tout là, là-haut. Bien, bonjour. Ben alors, je prends le relais, je suis au Tourel aussi. Moi, je suis élu régionale avec François Bonau. Une région de gauche.

Je voulais revenir sur deux sujets. Vous m'entendez pas ? Si si, toi deux sujets. La question de l'enjeu démographique que vous avez que vous avez évoqué pour dire que alors je partage 1000 fois mais je pense qu'on y est déjà en fait. C'est que la bascule elle est déjà actuellement à l'heure et nous on l'observe dans les départements, les six départements de la région. peut-être encore plus enréir, on parlait de tout à l'instant. Les courbes s'inversent de façon assez inquiétante. Euh et donc là, on a maintenant au niveau des lycées, voilà, la la baisse commence à s'amorcer et ben cette baisse, elle s'applique davantage à l'école publique dans un contexte où en plus on retient les moyens.

Donc finalement, voilà, le contexte est assez propice à ce que le privé, voilà, progresse de façon significative. Je voulais dire à ce sujet que évidemment il faut un projet politique socialiste à l'échelle nationale mais que les élus locaux peuvent aussi agir. On parlait de des régions à l'instant. Moi, j'ai été vice-présidente à l'éducation pendant 6 ans.

Dans des collectivités de gauche, on peut choisir d'avoir des approches un peu contracifiques où on soutient dans les territoires ruraux des des filières d'excellence dans des dans le sud du cher, des filières de joyerie qui créent de l'attractivité et que c'est aussi parce que on portera ça dans nos collectivités, des politiques éducatives qui produisent de l'ouverture au monde pour les familles et cetera qu'on réussira aussi à redonner de la fractivité à l'école publique. Je pense que les responsabilités sont vraiment à différents nouveaux niveaux.

Et deè deuxème élément, je pense vous l'avez évoqué un petit peu, c'est pas le sujet du jour, mais je pense qu'il faut l'intégrer, l'enjeu de l'enseignement supérieur.

Je pense que si on traite pas dans notre problématique là, le postback et la progression très significative des écoles privées très cher qui exclut de fait beaucoup beaucoup d'enfants de progression dans dans les études supérieures, on rate une partie du sujet et puis voilà la façon dont l'université aujourd'hui publique est abîmée dans sa capacité à pouvoir accueillir tous les étudiants, elle elle a aussi un petit peu beaucoup à voir même avec nos capacités de recherche publique, ce qui est aussi une problématique dans un compte contexte où la société de la connaissance a un peu tendance à reculer.

Donc voilà, donc merci beaucoup de vos interventions et je voulais faire ces petits témoignages en tant qu'élure et jeunesse. Merci.

Merci à toi [applaudissements] national de l'enseignement supérieur Alexandre Riou a d'ailleurs organisé pendant ses journées un certain nombre de débats et sachez aussi qu'on travaille ensemble he il y a pas de saisure entre évidemment le le lycée et l'enseignement supérieur tout ceci étant extrêmement lié et surtout cohérent en terme de parcours éducatif alors là on a eu plusieurs sujets qui ont été soulevés Donc s'il y a des réactions colombe et puis ensuite allez je prends l'enseignement supérieur euh parce qu'en fait Louis Tourab tu viens de me dire c'est c'est le sujet on a je suis maniaque sur la commission il y a tout un tout un chapitre sur les questions du sup et puis je me permets de répondre parce que on a examiné au Sénat le projet de loi porté par le ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et de espace euh sur la régulation.

Euh cette régulation, on l'appelle de nouveau vu depuis extrêmement longtemps comme socialiste. Je veux voilà envoyer un petit coup de chapeau aux copains. Je pense évidemment à à notre collègue sénatorianne Chanel qui avait sur le sujet mais il y a d'autres copins dans l'assemblée parce qu'en fait on a accepté de déréguler totalement et dans la dérégulation il s'est passé la même chose que dans toutes les formes de dérégulation. fait maintenant quand tu dis le sujet c'est aussi l'ensemble des autres services publics. Najat, on a dérégulé totalement. Ce sont donc engffrés dans cette dérégulation par ailleurs là aussi extrêmement financé indirectement par les mécanismes de défiscalisation.

Enfin, je veux dire, on revient exactement au même sujet et avec la mane de l'apprentissage qui a été spectaculaire et on a donc aujourd'hui un épinant sur quolarisé dans l'enseignement privé euh supérieur. Et je reprends la phrase, elle n'est pas de moi, elle est du ministre. Il est aujourd'hui plus facile d'ouvrir un un établissement d'enseignement supérieur privé qu'un savon de coiffure. Non mais ouais. Non mais vous rendez compte la force c'est le ministre qui dit ça. Et ben oui aujourd'hui ah ça va il va encore cette fonction. Euh non, mais vous vous rendez compte de la force de ces propos.

Et donc il y a enfin eu mais il aura fallu des alertes, il aura fallu une mobilisation des acteurs de l'éducation euh supérieur, il aura fallu des scandales parce qu'il aura fallu des scandales. Et en effet, vous faisiez référence Louise à l'enquête menée par l'une de vos confrères pour que enfin enfin commence à être posé dans ce PJ des premiers éléments de régulation. Je n'ai prends un. Je préfère des premiers éléments de régulation que pas de régulation du tout. Et y compris, et je termine d'un mot là-dessus, mettre fin à des scandales absolu parce que aujourd'hui, tant que le projet de loi n'est pas passé à l'Assemblée nationale, il ne se passe pas grand-chose.

Euh enfin en tout cas, rien n'a changé plus exactement. Aujourd'hui, on a des scandales absolus de pomp de de boîtes Afrique qui pompent de l'argent mais des des milliers d'euros, des dizaines de milliers d'euros à des gamins pour fermer en cours d'année pour prendre des inscriptions qui ne sont pas remboursables, même quand le gamin a trouvé une place ailleurs. avec des cours qui sont assurés par des gens qui n'ont aucune qualification avec des cours qui sont tous en essentiel UKID UKIDA avec des compressions sur le coup et cetera et cetera. Et finalement c'est pour ça que tu as raison, c'est quand même exactement le même sujet.

Le sujet c'est est-ce que on met en place une régulation ou est-ce qu'on considère que la la concurrence libre et non faussée, elle est ce qui permet de faire progresser. Alors, on a je crois la belle démonstration que ce soit sur l'enseignement que ce soit sur le supérieur que oui, il faut de la régulation. Et moi je crois je termine de cette phrase Yannick, je crois qu' socialiste, on doit l'assumer. Moi je n'ai pas honte de de de mon socialisme.

1:23:23
Non speech

[applaudissements]

1:23:24
Locuteur

Je n'ai pas le socialiste. [acclamation] Oui, il faut assumer une part de régulation parce que sinon il y a des acteurs qui en profitent et qui en profitent de façon très lucrative au définiment des enfants. Merci.

Euh Marie euh moi je voulais rebondir sur la baisse démographique et le maillage territorial des école la la question parce que c'est un vrai sujet et une vraie différence entre le public et le privé sur justement euh les ouvertures et les fermetures d'école euh et un vrai risque justement effectivement dans les territoires notamment Raux où on a peur forcément qu'il y ait des fermetures d'école publiques dans les prochaines années étant donné la dette géographique, mais qu'en parallèle, on est des écoles privées notamment hors contrat et c'est déjà le cas euh qui qui poussent comme des petits comme des champignons. Pourquoi ?

Euh ça, je l'avais expliqué je l'avais expliqué il y a l'année dernière sur une sur une émission pour le Figaro justement où j'étais avec le président de la TMOC qui qui demande 900 millions d'euros si vous vous souvenez de plus aux collectivités territoriales parce que vous connaissez vous enfin les élus calculent mal le forfait. et ils ont besoin de plus d'argent. Il faut savoir quand même que le privé euh finalement a très peu de contraintes sur le choix d'implantation de ces écoles.

Euh à partir du moment où ils ont des locaux où ils les trouvent en fait, ils peuvent ouvrir une une école et en plus ils ont un système sur le privé sous-contrat qui est formidable, c'est qu'il crée des antennes. C'està-dire qu'ils ont une école dans une commune qui est déjà sous contrat. Euh parce que quand on crée une école, normalement en fait, on doit passer par le hors contrat et ensuite attendre 5 ans pour passer ce contrat pour avoir des financement public he des enseignants notamment. Euh et bien non, ils font des antennes.

Ce qui fait qu'il y a une école là, on va on va créer une enquête, une antenne pardon pour créer une école dans la commune où peut-être par hasard, il y a une école publique qui ferme et donc ça fait un appel d'elle. Ça c'est quelque chose qu'on voit très régulièrement. Et on a aussi là, on l'a vu sur la carte scolaire dernière des écoles publiques qui ferment dans certaines communes alors même que il existe une école privée dans la commune, mais l'école privée, bien sûr, elle se maintient. Je l'ai j'ai un exemple dans la Loire par exemple.

Et donc pour les parents, ils vont devoir aller faire plus de kilomètres s'ils veulent mettre leur enfant dans une école publique alors même que c'est ballonné et cetera. Donc c'est vraiment ça un un sujet. Alors et et alors même que la loi demande à ce que l'existence même du privé soit conditionné au besoins scolaire reconnu. C'est un petit peu le pendant du caractère propre si vous voulez. C'est le l'ovenni quelque chose qui est non identifié et donc qui ne permet pas réellement à l'État d'avoir une une condition. Euh enfin le privé va dire "Nous, on va ouvrir là une classe ou une école et le rectorat finalement doit acter hein bien sûr doit doit valider cette ouverture.

Euh mais nous ce qu'on demande c'est qu'il puisse y avoir un regard sur la carte scolaire du public en parallèle de celle du privé pour pas que le privé puisse se saisir d'une fermeture dans le public pour justement permettre d'avoir d'aspirer pour dire entre guillemets certains élèves. Et puis on a aussi les dérogations du public au public ou du public au prix enfin qui n'existe pas. Ça c'est aussi un sujet, c'est que normalement un une famille qui alors c'est hyper technique, je suis désolée.

[raclement de gorge] Une famille qui souhaite scolariser son enfant dans le privé hors commune, il y a les mêmes critères que les dérogations dans le public parce que la l'article de loi a été en fait mis en parallèle. Euh or euh souvent le privé pour demander le foret d'externe à la commune de résidence va justifier par la fraterie. Je pense que les élus qui savent qui connaissent le forfait, c'est toujours le caractère de Fratri. Or le caractère de Fratri, il est lui-même conditionné à d'autres critères. Et donc les OGC et cetera demandent à régler la facture pour un tel un tel un tel sous critère de frapri.

Déjà l'îné on paye pas parce que l'aîné c'était un choix des parents de maître dans le privé. Donc normalement les né c'est pas un caractère de frais pour c'est un choix personnel en dehors des autres critères médicaux professionnels et cetera où là c'est c'est conditionné mais il y a beaucoup de mairies qui ne vérifient pas ces critères qui permettraient en fait de réduire le financement aussi aux écoles privées. Donc je enfin toutes ces ces chosesl justement l'année dernière qui est paru avec le collectif de défense de l'école publique pour justement alerter les élus sur le financement comme quoi il était pas automatique.

C'est comme une antibiotique et donc il faut bien savoir lire la législation. Et donc je voulais juste dire donc par rapport au rural, il est vrai qu'il faudrait pouvoir avoir des critères beaucoup plus précis que besoins scolaires reconnus pour pouvoir laisser des implantations d'école privée et permettre grâce à l'article que je vous donnais sur le L212 comme quoi à partir du moment on a 15 élèves ou 15 enfants en âge d'être scolarisés de pouvoir avoir une école publique dans un territoire.

Je suis désolé d'être très je vais venir sur le 03 % effectivement parce que vous doutez bien que au-delà de cet empile il a interpellé énormément quand les chiffres de notre baromètre sont ont été partagés. Euh alors je vais faire une différence entre crédit et confiance parce que effectivement pour se dire la confiance elle est perdue en bancaire jusqu'à suivi. Euh ça c'est plutôt la perte du crédit de la par ministre aujourd'hui. Il se sont enchaînés. Aujourd'hui, plus aucun personnel, c'était ribadiant n'écoute un ministre qui parle.

en ce qu'elle est pas trop mais qui nous dit il y a plus de crédit accordé du tout et même là Édouard Grey qui pourtant il a ni le temps ni l'argent donc il peut pas annoncer grand-chose même lui pourrait se faire désinguer alors qu'en fait il a rien dit de particulier parce que il y a une totale perte de crédit et en presque un rejet. Par contre, la confiance autre chose effectivement et je suis d'accord avec vous, la perte de confiance dans l'avenir du service public d'éducation, elle doit vraiment nous alerter.

C'est pour ça que j'avais insisté là-dessus sur la première table ronde et je pense que si on pose la question la même question en enlevant éducation, la perte de confiance dans l'avenir du service public tout court, peut-être qu'on sera sur quelque chose de très très bas aussi parce que c'est vraiment ce modèle de société qui s'est installé et qui inquiète au-delà de l'éducation et pas uniquement pour des conditions d'agent public. C'est-à-dire qu'on n'est pas juste là en disant ben on est fonctionnaire et on est inquiet pour nos salaires. C'est parce que on sait ce que représente la chance d'avoir un service public en France dans notre pays pour tous les citoyens.

Et c'est ça qui est traduit par cette par ce chiffre très très bas. Donc là, ce que il y a pas de fatalité euh heureusement parce que parallèlement à ça, il y a toujours plus de 90 % des personnels de l'éducation nationale qui aiment leur métier et qui y croi qui croient en l'utilité au rôle essentiel que les personnels de l'éducation nationale jouent dans notre pays.

1:31:09
Non speech

[applaudissements]

1:31:15
Locuteur

C'est une c'est pour ça que je disais faut pas trop attendre et ce que dit Najat aussi c'est une c'est encore un contexte c'est une chance sur laquelle il faut s'appuyer parce que ce sont les acteurs eux-mêmes qui vont pouvoir aussi faire retrouver de la confiance et dire à tout le pays un réengagement dans tout le service public et pas que dans l'éducation une reconnaissance des acteurs à travers le salaire les conditions de travail évidemment euh et justement de réinverser un petit peu le fonctionnement dans notre système. La refondation, c'est aussi cesser d'avoir une politique descendante et inadaptée.

Les réalités différentes, elles partent du terrain, pas de par et donc c'est nécessairement en associant les acteurs qu'on va pouvoir non seulement leur redonner confiance mais surtout les rendre promoteurs de l'école publique et laïque. Aujourd'hui, on nous a mis dans la condition de devenir les plus mauvais promoteurs de notre emploi. C'est grave. Mais par contre, il y a largement les moyens que tous les personnels de l'éducation nationale redeviennent les premiers et les meilleurs promoteurs de notre service public d'éducation.

[applaudissements] Ça aurait pu être une conclusion formidable pour cette table ronde si je n'avais pas eu quand même deux questions au moins sur lesquelles je voulais revenir rapidement. Euh où est le monsieur qui me l'a posé ? monsieur euh qui évoquait ce collège qui était sorti de la carte de l'éducation prioritaire et et vous vous demandiez enfin voilà si ça avait pas créé plus de troupes qu'autre chose. Je voudrais juste repréciser une chose à tout le monde.

Ce dont on est en train de parler donc à travers cet exemple, c'est d'une réforme de la carte de l'éducation prioritaire que j'ai mené en été en 2014 qui était une réforme attendue de longue date parce que ça faisait très longtemps que n'avait pas été réactualisé les réalités socio-économiques du territoire français et et donc il y avait des établissements qui s'étaient appauvris qui ne faisaient pas partie de l'éducation prioritaire et vice-versa. Et donc cette carte a conduit à rebrasser tout cela, à remettre en gros une espèce de justice dans tout cela.

Mais j'ai eu conscience aussi à ce moment-là comme ministre et parce que des personnels enseignants étaient venus me voir au sujet de d'établissement qu'on faisait sortir de la carte en me disant c'est vrai que là ça semble aller un peu mieux mais on nen sait rien dans 3 ans si ça se trouve ça va redevenir vulnérable. C'est cette conversation là parce que il arrive qu'un ministre des conversations [raclement de gorge] et qu'il en tire des des leçons et des conclusions. C'est cette conversation là qui m'avait amené précisément à créer le fameux indice de positionnement social que j'évoquais tout à l'heure, l'IPS. Pourquoi ?

parce que l'idée c'était d'avoir un indicateur qui me donne la composition sociale de tous les établissements en France pour que même quand on ne faisait pas partie de l'éducation prioritaire, dès lors qu'on était un établissement avec vulnérabilité, c'està-dire beaucoup de compositions sociales défavorisées, on puisse avoir une allocation des moyens qui soi progressive et qui soit plus importante qu'un établissement qui n'aurait pas les mêmes vulnérabilités.

Et donc c'est à ce moment-là que j'avais fait en sorte que l'allocation des moyens aux établissements scolaires qui jusqu'à présent reposait uniquement sur le nombre d'effectifs deviennent progressive et prennent en compte la composition sociale des établissements. Donc un établissement qui sortait de l'éducation prioritaire ne se retrouvait pas sans rien. Mais je précise juste ça pour le contexte. Cette réactualisation de la carte de l'éducation prioritaire adoptée donc en 2014. Tenez-vous bien, il était décrit sur le papier. qu'elle devait être réactualisée à nouveau puisque la situation est changeante tous les 4 ans.

En d'autres mots, il aurait fallu qu'il y en ait une en 2018, 4 ans plus tard, une en 2022 et nous en serions même à la 3e réactualisation en 2026. Je vous donne dans le 1000 évidemment, il y a eu aucune réactualisation et pas de bilan non plus. Et pas de bilan non plus. Donc monsieur, vous êtes parfaitement légitime d'être plus qu'irrité par le fait que si ça se trouve le collège qui euh bah ce serait redégradé avec le temps aurait dû être remis dans cette carte. Mais le problème c'est que pour ça il faut une réactualisation de la carte.

Donc ça on dit quand même long sur le fait que depuis 10 ans, enfin 8 ans 9 ans, je sais pas de de Emmanuel Macron au pouvoir, malheureusement sur la question éducative comme je le disais hein, les vrais sujets sont passés quand même beaucoup sous sous les radars. Je je voudrais revenir aussi sur une autre question qui était posée par monsieur sur la question des enfants en situation de handicap. Euh les enfants enfin je je dire votre constat, je votre constat je le connais, je le partage. Je sais que beaucoup d'enseignants, notamment en école primaire se retrouvent en situation délicate, difficile.

Non pas dans absolu parce qu'ils accueillent des enfants en situation de handicap, mais j'allais dire dans le contexte parce que les AVSH qui sont censés être là pour les accompagner dans tout cela ne sont pas là. ne sont là que de façon fragmentée, ne sont là que de façon non formée, payé aux lance-pires et cetera. Et ça c'est une situation absolument terrible. Et j'ai envie de dire de la même façon que tout à l'heure je disais pour un programme politique socialiste dans une année présidentielle, il faut mettre la question de la mixité mais vraiment en gros comme ça. Je mettrai la question de l'inclusion et de l'accueil des enfants en situation en toute sid

1:36:47
Non speech

[applaudissements]

1:36:48
Locuteur

pour moi c'est le deè sujet absolument. Alors moi personnellement, j'adhère enfin je je crois à une solution, même si évidemment on va me répondre tout de suite que ça coûte cher et cetera, mais je pense que à minima quand même, il faut aller vers cela. Nous avons pour le moment donc les AESH que vous avez évoqué tout à l'heure et encore c'est un progrès d'avoir les AESH par rapport qui sont là et qui connaissent le sujet savent que c'est un progrès par rapport à précédent ASH. Mais nous avons des AESH qui fonctionnent comment exactement ? aux familles une fois qu'elles sont reconnues MDPH d'aller chercher leur AESH.

Ce sont des personnes dont je disais qu'elles étaient quand même moyennement bien considérées, traitées financièrement et cetera. Et euh bon, ça parie d'un établissement à l'autre naturellement, mais il arrive que elle ne fasse pas vraiment partie du collectif enseignant de l'établissement. Enfin voilà, qu'elles sont un peu des pièces rapportées parce qu'elles sont des pièces extérieures, des personnes extérieures. Moi, je pense qu'il est grand temps pour l'école de la République française d'internaliser la fonction d'ESH, d'en faire un

1:37:54
Non speech

[applaudissements]

1:37:56
Locuteur

c'estàd que de la même façon de la même façon qu'à un moment donné ben on a des personnels enseignants et des personnels non enseignants hein, on a des CPE, on a des psychologues scolaires et cetera. Euh il nous faut maintenant la fonction d'ESH qui fasse partie et donc ça veut dire que c'est à l'éducation nationale de faire ses prévisions, d'embaucher le nombre d'ASH qu'il faut, c'est pas par an de se taper, d'aller se chercher quelqu'un et cetera, de les former, de les faire partie du collectif enseignant de l'établissement. Alors c'est l'évaluation aujourd'hui pour faire ce genre de choses. C'est pour ça je disais, je sais que ça coûte de l'argent, c'est environ 5 milliards d'euros.

Mais honnêtement, je pense que ça ça [applaudissements] Voilà, c'est je je j'insiste juste sur ce dernier point parce que ma ma grande inquiétude si vous voulez c'est que on finisse par avoir des gens qui finissent par être contre l'inclusion scolaire. Ouais parce qu'on l'a mal géré, c'est ça qui est inquiétant. Voilà, je

1:38:58
Non speech

[applaudissements]

1:39:01
Locuteur

merci à toutes et tous pour votre participation et un grand merci à nos intervenants [applaudissements] et à très vite porter ce qui vient. Merci.