Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 19 janvier 2018 8 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Macron - Philippe : Jusqu'ici, tout va bien ? - Les questions SMS #cdanslair 19.01.2017

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse partielle

    Ils vont négocier ?

  • 0:47RelanceÉludée

    Comment peut-on être sûr que l'aéroport de Nantes-Atlantique sera agrandi ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Sur Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron n'a pas tenu sa promesse de campagne. Pourquoi ce revirement ?

  • 2:12OuverteRéponse partielle

    Où en sont les addistes ? Vont-ils rendre leurs terres à ceux qui ont été expropriés ?

  • 2:46OuverteRéponse partielle

    Comment vous vous débrouillez de tout ça ?

  • 3:14OuverteRéponse partielle

    D'autres projets comme Notre-Dame-des-Landes vont-ils être abandonnés là où se trouvent des addistes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11Invité politiqueChiffre
    « Oui, parce que dans tous les cas de figure, de toute façon, le coût était très important. »
  • 0:18Invité politiqueFait
    « Il va falloir dédommager les entreprises ainsi. »
  • 0:23Invité politiqueChiffre
    « Alors, il y a toute une bataille des chiffres entre les pros et les antilles, mais ça se chiffre évidemment à des centaines de millions d'euros. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « Il s'est prononcé, en effet, il a répondu à la question sur le dossier, mais ce n'était pas une promesse majeure de campagne. »
  • 2:00Invité politiqueFait
    « Il a posé un constat, il a pris une position, il a changé d'avis. »
  • 4:11InvitéChiffre
    « Augmentation de la CSG, du gaz, de l'assurance habitation, de la mutuelle santé, des charges locatives. »
  • 4:35Invité politiqueFait
    « Cette étiquette de président des riches, elle n'est pas uniquement due aux mesures qui ont été faites. »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « Elle est également due à un discours, à des phrases prononcées par Emmanuel Macron qui ont pu apparaître comme méprisantes à l'égard des personnes les plus défavorisées. »
  • 5:16InvitéChiffre
    « Dans l'étude de l'OFCE, ça montre en tout cas que les classes moyennes, il y aura un effet neutre. »
  • 5:40InvitéChiffre
    « Il va manquer de l'argent, de toute façon, pour financer les fameuses baisses de cotisations salariales. »
  • 6:15InvitéFait
    « Notre retraite diminue et nos impôts augmentent. »
  • 6:41InvitéFait
    « Après les promesses électorales et l'usage habile de la communication, le moment du jugement des Français au résultat a-t-il sonné ? »
  • 7:20InvitéChiffre
    « Quatre Français sur dix considèrent qu'il est encore trop tôt pour juger. »

Temps de parole

  • Invité24 %
  • Invité 222 %
  • Emmanuel Macron21 %
  • Présentateur20 %
  • Invité 37 %
  • ?6 %

20,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Allez,

0:04
Invité

on va reparler de Notre-Dame-des-Landes d'une certaine façon avec cette question. Et après ce gâchis, l'État nous demande de faire des efforts.

0:11
Emmanuel Macron

Oui, parce que dans tous les cas de figure, de toute façon, le coût était très important. Il va falloir dédommager les entreprises ainsi. Alors, il y a toute une bataille des chiffres entre les pros et les antilles, mais ça se chiffre évidemment à des centaines de

0:30
Locuteur

millions d'euros. Ils

0:32
Invité

vont négocier ?

0:32
Locuteur

Ils ont

0:32
Emmanuel Macron

l'extension, l'aéroport de Nantes.

0:35
Invité

Je

0:35
Locuteur

ne suis pas étonné par cette

0:35
Présentateur

question, parce que la thématique du gaspillage est une thématique très forte aujourd'hui dans l'opinion. Il y a le gaspillage à la fois du temps, du temps perdu, et puis le gaspillage des sommes

0:43
Locuteur

qu'il faudra malgré tout. Il est tellement

0:44
Invité

réparti en 50 ans auprès de tout le monde qu'effectivement c'est…

0:47
Locuteur

Comment

0:47
Invité

peut-on être sûr que l'aéroport de Nantes-Atlantique sera agrandi ? C

0:51
Locuteur

'est

0:51
Invité

vrai que c

0:51
Locuteur

'est

0:51
Invité

la promesse du moment, Mathieu Croissandot, mais… On

0:53
Locuteur

n'est pas sûr du tout. On n'engage que ceux qui les écoutent, comme on

0:56
Invité

dit. A priori, là, ils seraient

0:58
Locuteur

tenus de le

0:58
Invité

faire. C'est ce qu'on dit sur les résultats, la rançon du pragmatisme c'est un résultat. Quand vous mettez de côté les convictions, les principes, les valeurs, en disant on va faire ce qui marche, il faut des résultats. Si ça ne marche pas, là vous êtes mort. Donc Emmanuel Macron, à partir du moment où il essaie d'inventer quelque chose d'autre, qui est une forme de pragmatisme érigé, vraiment un totem de sa politique, il faut qu

1:15
Locuteur

'il

1:15
Invité

y

1:15
Locuteur

ait

1:15
Invité

des résultats, et à mon avis ça s

1:16
Locuteur

'en

1:16
Invité

fait partie.

1:16
Présentateur

Et puis dans ces régions qui, on l'a dit, ont voté plus pour Emmanuel Macron que le reste du pays, 4 à 5 points de plus, ces régions qui ont un dynamisme économique très fort, s'il n

1:26
Locuteur

'y

1:26
Présentateur

avait pas de réponse économique, ça serait perçu comme un handicap à la croissance de ces régions.

1:30
Invité

Sur Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron n'a pas tenu sa promesse de campagne. Pourquoi ce revirement ? C'est intéressant, le terme qui est utilisé. Est-ce qu'on peut vraiment parler de promesse de campagne ?

1:41
Emmanuel Macron

Non, je pense qu

1:42
Locuteur

'on

1:42
Emmanuel Macron

ne

1:42
Locuteur

peut

1:42
Emmanuel Macron

pas parler de promesse de campagne.

1:43
Locuteur

Il

1:43
Emmanuel Macron

s'est prononcé, en effet, il a répondu à la question sur le dossier, mais ce n'était pas une promesse majeure de campagne,

1:52
Locuteur

mais c'est vrai

1:52
Emmanuel Macron

qu'il s'est déjugé. Il a posé un constat, il a pris une position, il a changé d'avis. Mais est-ce que ce n'est pas aussi ça que les Français recherchent, cette nouvelle façon de faire la politique, de se dire, voilà, au vu à l'examen du dossier, j'ai changé d'avis

2:10
Locuteur

? Le

2:11
Invité

droit à l'erreur, en quelque

2:12
Locuteur

sorte.

2:12
Invité

Où en sont les addistes ? Vont-ils rendre leurs terres à ceux qui ont été expropriés et qui sont en droit de réclamer la restitution de leurs biens ? C'est tout le sujet. C

2:22
Locuteur

'est

2:23
Invité

toute la question, c'est une question épineuse partout dans l'histoire, quand il y a eu des terres qui ont été expropriées, confiées à d'autres, qui ont bâti une vie, qui ont bâti une économie, des maisons.

2:33
Locuteur

Avec une forme de

2:34
Invité

légitimité. C'est une forme de colonisation, on va dire, à l'échelle d'un bocage.

2:39
Locuteur

Pas sûr que le terme leur plaise.

2:41
Invité

Ils sont venus, en tout cas, dans ce bocage qui ne leur appartenait pas forcément, ils l

2:45
Locuteur

'ont

2:45
Invité

fait leur. Comment vous vous débrouillez de tout ça ? Sans doute, ça passe par le dialogue et une forme d'agriculture raisonnée. Je sais qu'il

2:51
Locuteur

y a

2:51
Invité

des agriculteurs sur place qui défendent ça. Peut-être qu'on peut trouver un système comme ça, mais ça va être compliqué. Les addistes se sont installés pour lutter. La lutte est terminée. Ils ne doivent-ils pas partir ? Ça, c'est du bon sens. Si on est rationnel, les

3:04
Locuteur

addistes, si on est rationnel,

3:05
Invité

ils n'ont plus de raison, sauf qu'ils viennent de partout et puis ils ont un combat qui est beaucoup plus grand que Notre-Dame-des-Landes. Et avec des motivations différentes

3:12
Emmanuel Macron

selon les occupants de la ZAD.

3:14
Invité

D'autres projets comme Notre-Dame-des-Landes vont-ils être abandonnés là où se trouvent des addistes ? Alors,

3:18
Locuteur

il

3:18
Invité

y a Bure aussi, je crois. Il y

3:21
Locuteur

a

3:21
Invité

quelques lieux,

3:22
Présentateur

en effet. Des grandes infrastructures. En tout cas, c'est vrai que le consensus devra être plus large et que ça va demander beaucoup plus de préparation, de concertation en amont. Mais c'est vrai que ça va être très compliqué d'engager des nouveaux grands projets.

3:37
Invité

Notre-Dame-des-Landes, pouvoir d'achat, immigration, c'est sûrement important. Mais en définitive, n'est-ce pas le résultat sur l'emploi que jugeront les Français ? Alors, vous avez dit tout à l'heure, attention, l'emploi est passé en deuxième.

3:49
Présentateur

Parce qu'il

3:49
Locuteur

y a

3:49
Présentateur

un sentiment de légère amélioration. Mais c'est pouvoir d'achat, emploi, sécurité. Donc, les questions économiques et les questions régaliennes qui dominent. Mais je pense surtout à ces questions d'impact maintenant pour la situation personnelle. Et donc, ça joue sur le pouvoir d'achat, ça joue sur l'emploi. Mais plus seulement sur les indicateurs macroéconomiques. Ça, ça ne suffit pas à apporter des réponses au sentiment de déclassement du pays.

4:11
Invité

Augmentation de la CSG, du gaz, de l'assurance habitation, de la mutuelle santé, des charges locatives. Il est où, mon pouvoir d'achat

4:19
Locuteur

? Oui,

4:20
Emmanuel Macron

c'est la question, en effet, qui va être que les Français vont devoir se poser. C'est le fameux test dont on parlait

4:27
Locuteur

du

4:28
Emmanuel Macron

mois de janvier. Mais qui va se confirmer tout au long de l'année. Le ressenti de chacun par rapport à sa situation personnelle. Et cette étiquette de président des riches, elle n'est pas uniquement due aux mesures qui ont été faites. Elle est également due à un discours, à des phrases prononcées par Emmanuel Macron qui ont pu apparaître comme méprisantes à l'égard des personnes les plus défavorisées. Donc, c'est une image globale. Ce n

4:57
Locuteur

'est

4:57
Emmanuel Macron

pas uniquement lié à sa politique fiscale.

5:00
Présentateur

Et ce sentiment, il est fort chez les classes moyennes, notamment les professions intermédiaires, les employés. Et on voit bien que c'est là où, depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron a le plus reculé.

5:08
Locuteur

C

5:09
Invité

'est effectivement la question que j'allais vous poser. Quand la classe moyenne va-t-elle arrêter d'être ponctionnée ? Et quand va-t-elle retrouver du pouvoir d'achat

5:15
Locuteur

? Dans

5:16
Invité

l'étude de l'OFCE, ça montre en tout cas que les classes moyennes, il y aura un effet neutre. Elles ne seront pas plus ponctionnées que les autres, qu

5:25
Locuteur

'il

5:25
Invité

y

5:25
Locuteur

aura

5:25
Invité

plutôt un effet neutre. Probablement que les classes moyennes s'attendaient à mieux, venant d

5:28
Locuteur

'Emmanuel Macron. Et

5:29
Invité

il a mis la barre de la classe moyenne assez bas.

5:32
Locuteur

Les

5:33
Invité

fameuses économies ou baisses des dépenses, où sont-elles ?

5:36
Locuteur

Elles

5:36
Invité

vont venir. Elles vont venir, en tout cas, parce qu'il va falloir financer tout ça. Il va manquer de l'argent, de toute façon, pour financer les fameuses baisses de cotisations salariales, tout ce qui est prévu à l'automne prochain. Donc là, il va falloir mécaniquement, s

5:53
Locuteur

'il

5:53
Invité

veut rester dans les clous des fameux critères de Maastricht, qui baissent les dépenses publiques quelque part. On sait qu'il ne

5:58
Locuteur

pourra

5:58
Invité

pas toucher au salaire des fonctionnaires, donc au traitement des fonctionnaires. Donc ça va être dans des budgets de ministères. C'est d'ailleurs ce que lui reproche une partie de

6:03
Locuteur

l

6:03
Invité

'opposition de gauche, notamment, qui dit non seulement vous amputez le pouvoir d'achat, mais vous allez tailler dans la dépense publique, ce qui va encore compliquer la vie des gens sur place, qui vont devoir repasser des services autrefois publics et privés, donc qui va leur coter leur argent. Notre retraite diminue et nos impôts augmentent. Quelle justice fiscale

6:20
Locuteur

?

6:21
Présentateur

On voit, on a parlé des classes moyennes, l'autre catégorie qui est évidemment critique. Alors critique sur ce sujet-là vis-à-vis d'Emmanuel Macron, ce sont les retraités, mais en revanche qui reconnaît à Emmanuel Macron d'avoir redonné du statut à la fonction présidentielle. Donc on voit par exemple chez les retraités beaucoup d'oscillations sur l'image d'Emmanuel Macron d'un mois sur l'autre.

6:41
Invité

Après les promesses électorales et l'usage habile de la communication, le moment du jugement des Français au résultat a-t-il sonné ? Vous pensez, Nathalie Saint-Cric, qu'il peut y avoir

6:51
Locuteur

un

6:52
Invité

hiver, un printemps un peu plus compliqué pour l'exécutif ? Je ne pense pas pour l'instant,

6:56
Locuteur

je pense qu'il a...

6:58
Invité

Écoutez, franchement, je ne sais plus Bernard qui serait capable de répondre. J'ai l'impression qu'il aura sa bonne année d'état de grâce. Ça nous met à la fin du

7:04
Locuteur

printemps. On dit ça depuis quelques

7:05
Emmanuel Macron

mois. À

7:06
Locuteur

chaque

7:06
Emmanuel Macron

fois, on dit le prochain dossier, ça sera le

7:08
Locuteur

suivi dur, la rentrée de janvier, ça sera dur. Il a quand même une opposition, il a un Mélenchon qui est un

7:13
Invité

peu fatigué,

7:14
Locuteur

il a

7:14
Invité

une opposition qui est un peu... Donc, si vous voulez, ça lui laisse quand même encore un petit peu de l'espace pour nous laisser imaginer que ça va s'arranger. Quatre Français sur dix considèrent qu'il est encore trop tôt pour juger.

7:24
Locuteur

Vous

7:24
Invité

pensez qu'il va bénéficier de ce... 2022, 2022.

7:28
Locuteur

Jusqu'en 2022. Non, non, non, je ne veux dire

7:30
Invité

pas

7:30
Locuteur

là,

7:31
Invité

c'est là que se jugeront les résultats, bien sûr. Merci beaucoup à tous les quatre, merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Dans un instant, Anne-Elisabeth Lemoyne pour cet avou. Ce soir, la Redif est à 23h20. Très bonne soirée sur France 5, on se retrouve demain à 17h45.