Macron - Philippe : Jusqu'ici, tout va bien ? - Les questions SMS #cdanslair 19.01.2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteRéponse partielle
Ils vont négocier ?
- 0:47RelanceÉludée
Comment peut-on être sûr que l'aéroport de Nantes-Atlantique sera agrandi ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Sur Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron n'a pas tenu sa promesse de campagne. Pourquoi ce revirement ?
- 2:12OuverteRéponse partielle
Où en sont les addistes ? Vont-ils rendre leurs terres à ceux qui ont été expropriés ?
- 2:46OuverteRéponse partielle
Comment vous vous débrouillez de tout ça ?
- 3:14OuverteRéponse partielle
D'autres projets comme Notre-Dame-des-Landes vont-ils être abandonnés là où se trouvent des addistes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11Invité politiqueChiffre
« Oui, parce que dans tous les cas de figure, de toute façon, le coût était très important. »
- 0:18Invité politiqueFait
« Il va falloir dédommager les entreprises ainsi. »
- 0:23Invité politiqueChiffre
« Alors, il y a toute une bataille des chiffres entre les pros et les antilles, mais ça se chiffre évidemment à des centaines de millions d'euros. »
- 1:52Invité politiqueFait
« Il s'est prononcé, en effet, il a répondu à la question sur le dossier, mais ce n'était pas une promesse majeure de campagne. »
- 2:00Invité politiqueFait
« Il a posé un constat, il a pris une position, il a changé d'avis. »
- 4:11InvitéChiffre
« Augmentation de la CSG, du gaz, de l'assurance habitation, de la mutuelle santé, des charges locatives. »
- 4:35Invité politiqueFait
« Cette étiquette de président des riches, elle n'est pas uniquement due aux mesures qui ont été faites. »
- 4:42Invité politiqueFait
« Elle est également due à un discours, à des phrases prononcées par Emmanuel Macron qui ont pu apparaître comme méprisantes à l'égard des personnes les plus défavorisées. »
- 5:16InvitéChiffre
« Dans l'étude de l'OFCE, ça montre en tout cas que les classes moyennes, il y aura un effet neutre. »
- 5:40InvitéChiffre
« Il va manquer de l'argent, de toute façon, pour financer les fameuses baisses de cotisations salariales. »
- 6:15InvitéFait
« Notre retraite diminue et nos impôts augmentent. »
- 6:41InvitéFait
« Après les promesses électorales et l'usage habile de la communication, le moment du jugement des Français au résultat a-t-il sonné ? »
- 7:20InvitéChiffre
« Quatre Français sur dix considèrent qu'il est encore trop tôt pour juger. »
Temps de parole
- Invité24 %
- Invité 222 %
- Emmanuel Macron21 %
- Présentateur20 %
- Invité 37 %
- ?6 %
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Allez,
on va reparler de Notre-Dame-des-Landes d'une certaine façon avec cette question. Et après ce gâchis, l'État nous demande de faire des efforts.
Oui, parce que dans tous les cas de figure, de toute façon, le coût était très important. Il va falloir dédommager les entreprises ainsi. Alors, il y a toute une bataille des chiffres entre les pros et les antilles, mais ça se chiffre évidemment à des centaines de
millions d'euros. Ils
vont négocier ?
Ils ont
l'extension, l'aéroport de Nantes.
Je
ne suis pas étonné par cette
question, parce que la thématique du gaspillage est une thématique très forte aujourd'hui dans l'opinion. Il y a le gaspillage à la fois du temps, du temps perdu, et puis le gaspillage des sommes
qu'il faudra malgré tout. Il est tellement
réparti en 50 ans auprès de tout le monde qu'effectivement c'est…
Comment
peut-on être sûr que l'aéroport de Nantes-Atlantique sera agrandi ? C
'est
vrai que c
'est
la promesse du moment, Mathieu Croissandot, mais… On
n'est pas sûr du tout. On n'engage que ceux qui les écoutent, comme on
dit. A priori, là, ils seraient
tenus de le
faire. C'est ce qu'on dit sur les résultats, la rançon du pragmatisme c'est un résultat. Quand vous mettez de côté les convictions, les principes, les valeurs, en disant on va faire ce qui marche, il faut des résultats. Si ça ne marche pas, là vous êtes mort. Donc Emmanuel Macron, à partir du moment où il essaie d'inventer quelque chose d'autre, qui est une forme de pragmatisme érigé, vraiment un totem de sa politique, il faut qu
'il
y
ait
des résultats, et à mon avis ça s
'en
fait partie.
Et puis dans ces régions qui, on l'a dit, ont voté plus pour Emmanuel Macron que le reste du pays, 4 à 5 points de plus, ces régions qui ont un dynamisme économique très fort, s'il n
'y
avait pas de réponse économique, ça serait perçu comme un handicap à la croissance de ces régions.
Sur Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron n'a pas tenu sa promesse de campagne. Pourquoi ce revirement ? C'est intéressant, le terme qui est utilisé. Est-ce qu'on peut vraiment parler de promesse de campagne ?
Non, je pense qu
'on
ne
peut
pas parler de promesse de campagne.
Il
s'est prononcé, en effet, il a répondu à la question sur le dossier, mais ce n'était pas une promesse majeure de campagne,
mais c'est vrai
qu'il s'est déjugé. Il a posé un constat, il a pris une position, il a changé d'avis. Mais est-ce que ce n'est pas aussi ça que les Français recherchent, cette nouvelle façon de faire la politique, de se dire, voilà, au vu à l'examen du dossier, j'ai changé d'avis
? Le
droit à l'erreur, en quelque
sorte.
Où en sont les addistes ? Vont-ils rendre leurs terres à ceux qui ont été expropriés et qui sont en droit de réclamer la restitution de leurs biens ? C'est tout le sujet. C
'est
toute la question, c'est une question épineuse partout dans l'histoire, quand il y a eu des terres qui ont été expropriées, confiées à d'autres, qui ont bâti une vie, qui ont bâti une économie, des maisons.
Avec une forme de
légitimité. C'est une forme de colonisation, on va dire, à l'échelle d'un bocage.
Pas sûr que le terme leur plaise.
Ils sont venus, en tout cas, dans ce bocage qui ne leur appartenait pas forcément, ils l
'ont
fait leur. Comment vous vous débrouillez de tout ça ? Sans doute, ça passe par le dialogue et une forme d'agriculture raisonnée. Je sais qu'il
y a
des agriculteurs sur place qui défendent ça. Peut-être qu'on peut trouver un système comme ça, mais ça va être compliqué. Les addistes se sont installés pour lutter. La lutte est terminée. Ils ne doivent-ils pas partir ? Ça, c'est du bon sens. Si on est rationnel, les
addistes, si on est rationnel,
ils n'ont plus de raison, sauf qu'ils viennent de partout et puis ils ont un combat qui est beaucoup plus grand que Notre-Dame-des-Landes. Et avec des motivations différentes
selon les occupants de la ZAD.
D'autres projets comme Notre-Dame-des-Landes vont-ils être abandonnés là où se trouvent des addistes ? Alors,
il
y a Bure aussi, je crois. Il y
a
quelques lieux,
en effet. Des grandes infrastructures. En tout cas, c'est vrai que le consensus devra être plus large et que ça va demander beaucoup plus de préparation, de concertation en amont. Mais c'est vrai que ça va être très compliqué d'engager des nouveaux grands projets.
Notre-Dame-des-Landes, pouvoir d'achat, immigration, c'est sûrement important. Mais en définitive, n'est-ce pas le résultat sur l'emploi que jugeront les Français ? Alors, vous avez dit tout à l'heure, attention, l'emploi est passé en deuxième.
Parce qu'il
y a
un sentiment de légère amélioration. Mais c'est pouvoir d'achat, emploi, sécurité. Donc, les questions économiques et les questions régaliennes qui dominent. Mais je pense surtout à ces questions d'impact maintenant pour la situation personnelle. Et donc, ça joue sur le pouvoir d'achat, ça joue sur l'emploi. Mais plus seulement sur les indicateurs macroéconomiques. Ça, ça ne suffit pas à apporter des réponses au sentiment de déclassement du pays.
Augmentation de la CSG, du gaz, de l'assurance habitation, de la mutuelle santé, des charges locatives. Il est où, mon pouvoir d'achat
? Oui,
c'est la question, en effet, qui va être que les Français vont devoir se poser. C'est le fameux test dont on parlait
du
mois de janvier. Mais qui va se confirmer tout au long de l'année. Le ressenti de chacun par rapport à sa situation personnelle. Et cette étiquette de président des riches, elle n'est pas uniquement due aux mesures qui ont été faites. Elle est également due à un discours, à des phrases prononcées par Emmanuel Macron qui ont pu apparaître comme méprisantes à l'égard des personnes les plus défavorisées. Donc, c'est une image globale. Ce n
'est
pas uniquement lié à sa politique fiscale.
Et ce sentiment, il est fort chez les classes moyennes, notamment les professions intermédiaires, les employés. Et on voit bien que c'est là où, depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron a le plus reculé.
C
'est effectivement la question que j'allais vous poser. Quand la classe moyenne va-t-elle arrêter d'être ponctionnée ? Et quand va-t-elle retrouver du pouvoir d'achat
? Dans
l'étude de l'OFCE, ça montre en tout cas que les classes moyennes, il y aura un effet neutre. Elles ne seront pas plus ponctionnées que les autres, qu
'il
y
aura
plutôt un effet neutre. Probablement que les classes moyennes s'attendaient à mieux, venant d
'Emmanuel Macron. Et
il a mis la barre de la classe moyenne assez bas.
Les
fameuses économies ou baisses des dépenses, où sont-elles ?
Elles
vont venir. Elles vont venir, en tout cas, parce qu'il va falloir financer tout ça. Il va manquer de l'argent, de toute façon, pour financer les fameuses baisses de cotisations salariales, tout ce qui est prévu à l'automne prochain. Donc là, il va falloir mécaniquement, s
'il
veut rester dans les clous des fameux critères de Maastricht, qui baissent les dépenses publiques quelque part. On sait qu'il ne
pourra
pas toucher au salaire des fonctionnaires, donc au traitement des fonctionnaires. Donc ça va être dans des budgets de ministères. C'est d'ailleurs ce que lui reproche une partie de
l
'opposition de gauche, notamment, qui dit non seulement vous amputez le pouvoir d'achat, mais vous allez tailler dans la dépense publique, ce qui va encore compliquer la vie des gens sur place, qui vont devoir repasser des services autrefois publics et privés, donc qui va leur coter leur argent. Notre retraite diminue et nos impôts augmentent. Quelle justice fiscale
?
On voit, on a parlé des classes moyennes, l'autre catégorie qui est évidemment critique. Alors critique sur ce sujet-là vis-à-vis d'Emmanuel Macron, ce sont les retraités, mais en revanche qui reconnaît à Emmanuel Macron d'avoir redonné du statut à la fonction présidentielle. Donc on voit par exemple chez les retraités beaucoup d'oscillations sur l'image d'Emmanuel Macron d'un mois sur l'autre.
Après les promesses électorales et l'usage habile de la communication, le moment du jugement des Français au résultat a-t-il sonné ? Vous pensez, Nathalie Saint-Cric, qu'il peut y avoir
un
hiver, un printemps un peu plus compliqué pour l'exécutif ? Je ne pense pas pour l'instant,
je pense qu'il a...
Écoutez, franchement, je ne sais plus Bernard qui serait capable de répondre. J'ai l'impression qu'il aura sa bonne année d'état de grâce. Ça nous met à la fin du
printemps. On dit ça depuis quelques
mois. À
chaque
fois, on dit le prochain dossier, ça sera le
suivi dur, la rentrée de janvier, ça sera dur. Il a quand même une opposition, il a un Mélenchon qui est un
peu fatigué,
il a
une opposition qui est un peu... Donc, si vous voulez, ça lui laisse quand même encore un petit peu de l'espace pour nous laisser imaginer que ça va s'arranger. Quatre Français sur dix considèrent qu'il est encore trop tôt pour juger.
Vous
pensez qu'il va bénéficier de ce... 2022, 2022.
Jusqu'en 2022. Non, non, non, je ne veux dire
pas
là,
c'est là que se jugeront les résultats, bien sûr. Merci beaucoup à tous les quatre, merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Dans un instant, Anne-Elisabeth Lemoyne pour cet avou. Ce soir, la Redif est à 23h20. Très bonne soirée sur France 5, on se retrouve demain à 17h45.
Emmanuel Macron