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InterviewC à vous (sur YouTube)· 28 novembre 2024 14 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Électricité : Michel Barnier cède-t-il au RN ? - C à Vous

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Le RN voudrait que le gouvernement applique son propre programme. Quelle est la stratégie du RN ?

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    Vous pourriez aussi demander plus et faire pression : 'Si vous accédez à certaines de nos demandes, on n'activera pas le bouton...'

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Vous l'accusez de former une majorité implicite. Un soutien sans participation ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Si vous obtenez la censure mercredi, ce sera avec la complicité du RN ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Une censure et après, quoi ? Le NFP n'a pas de majorité pour former un gouvernement stable.

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Vous ne souhaitez pas la démission d'E.Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00S.RousseauFait
    « Nous avions obtenu un budget, en sortie de l'Hémicycle, qui était solide et plus équilibré. »
  • 1:15S.RousseauFait
    « Il y avait une fiscalité sur les rachats d'actions pour les entreprises. »
  • 1:30S.RousseauFait
    « Il est possible que ce gouvernement tombe. »
  • 1:45S.RousseauFait
    « Je pense qu'on va entrer dans une période de crise. »
  • 2:00S.RousseauChiffre
    « Sur le 1er tour des législatives, le RN et le NFP étaient à touche-touche. Le RN était un peu devant, mais ça se jouait à très peu de voix. »
  • 2:15E.Tran NguyenPromesse
    « Fidèles à notre ligne de travailler en bonne intelligence, sans sectarisme, dans l'unique intérêt des Français, quelle que soit l'origine des bonnes propositions, nous voterons pour ce texte d'abrogation. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- A.-E.Lemoine: Le RN voudrait que le gouvernement applique son propre programme. - P.Cohen: Il aurait tort de se priver.

Comme la gauche...

Les élus du RN ont tous les moyens de leur chantage entre leurs mains. La question est de savoir si l'extrême droite en demande toujours plus pour obtenir un peu plus. - A.-E.Lemoine: Quelle est la stratégie du RN?

C'est demander toujours plus pour obtenir un peu plus ou demander toujours plus pour ne jamais être satisfait? - S.Rousseau: Il met en scène le fait que c'est eux qui décident de la chute de M.Barnier ou pas.

Ce pouvoir leur est aussi donné par le gouvernement. Dans les annonces faites par M.Barnier, il n'y a pas eu un geste en notre direction.

On avait voté cette mesure à l'issue des débats dans l'Assemblée nationale. Nous avions voté la suppression de cette taxe qui rapportait 3 milliards. C'est parce que le RN le redemandait.

Nous demandions une série de mesures, notamment sur la taxation des plus riches, mais surtout tout un tas de systèmes, notamment pour les entreprises multinationales qui leur permettent d'échapper à l'impôt. La question que j'ai envie de poser à M.Barnier, c'est: pourquoi mettre le RN au centre du jeu politique alors que votre position de faiblesse...

Il y a insuffisamment de députés qui le soutiennent. Sa situation de faiblesse pourrait l'inciter à regarder à gauche. C'est une question philosophique que j'adresse au macronisme de manière générale.

Je sors de plusieurs heures de débat sur les retraites à l'Assemblée nationale. Il y avait une volonté de ne jamais passer par le vote pour une réforme. - P.Cohen: Ca tient à l'arithmétique.

Il faudrait une masse de députés de gauche pour faire basculer, pour que M.Barnier puisse rester si, par hypothèse, le RN vote la censure. - A.-E.Lemoine: Vous pourriez aussi demander plus et faire pression. "Si vous accédez à certaines de nos demandes, on n'activera pas le bouton..." - S.Rousseau: Nous avons gagné des choses très importantes dans le débat parlementaire en toute sérénité.

En France, on n'a pas l'habitude que le Parlement fonctionne sur une démocratie parlementaire. Nous avions obtenu un budget, en sortie de l'Hémicycle, qui était solide et plus équilibré. Il l'était tellement que même les députés Renaissance ne l'ont pas voté.

Ils n'acceptent pas que nous puissions avoir des victoires. - P.Cohen: Beaucoup de fiscalités et d'impôts... - S.Rousseau: Il y avait une fiscalité sur les rachats d'actions pour les entreprises.

Les entreprises peuvent spéculer sur leurs propres actions. Elles rachètent leurs propres actions pour faire monter les cours et faire en sorte de pouvoir distribuer plus de dividendes. C'est un dispositif qui n'est pas honnête vis-à-vis des autres entreprises.

En plus, c'était une taxe mineure. C'est pareil pour les entreprises qui délocalisent leur siège social pour échapper à l'impôt. C'est l'exit tax.

C'était une manière de relocaliser notre économie et de la solidifier. On avait obtenu un budget qui avait de l'épaisseur, qui portait un projet différent de société et d'économie. Force est de constater que M.Barnier n'a lu aucun des amendements.

Même ses députés n'ont pas voté ce budget. J'ai l'impression qu'il y a presque une attirance vers le RN. - A.-E.Lemoine: Vous l'accusez de former une majorité implicite. - S.Rousseau: Un soutien sans participation. - A.-E.Lemoine: Si vous obtenez la censure mercredi, ce sera avec la complicité du RN? - S.Rousseau: Je ne demande aucune voix du RN.

En fonction des lignes politiques que nous avons, des victoires que nous avions obtenues à l'Assemblée nationale à l'issue d'un débat parlementaire où le MoDem a voté avec nous...

Ce n'était pas que nous. On avait fait jouer cette espèce d'Assemblée étrange puisqu'il n'y a pas de majorité absolue. Nous avions obtenu des choses.

Le fait qu'il y ait un aveuglement, un déni, une absence de volonté, même une opposition à nous donner le moindre centimètre carré de reconnaissance, du travail que l'on fait à l'Assemblée, on ne peut pas soutenir ça. Dans un travail parlementaire, il ne faut pas avoir le regard qui ne tourne qu'à droite. - A.-E.Lemoine: Une censure et après, quoi?

Le Nouveau Front populaire n'a pas de majorité qui lui permette d'avoir un gouvernement qui ne sera pas renversé. Ce n'est pas possible. Qu'est-ce qu'on fait? - S.Rousseau: Ce qui s'est passé avec la nomination de M.Barnier, c'est qu'on savait dès le départ que c'est la force politique arrivée en 3e qui avait le gouvernement.

C'est contre-intuitif dans une démocratie. Il est possible que ce gouvernement tombe. Je ne sais pas quelle est la sincérité du RN dans les annonces qu'ils font et dans les demandes qu'ils adressent à M.Barnier.

Je ne sais pas s'il tombera. Il faut poser cette hypothèse. S'il tombe, il y aura la reformation d'un gouvernement.

Après, c'est à E.Macron d'entendre ce qui s'est passé dans ces législatives que lui-même a provoquées. J'ai le sentiment qu'il refuse...

C'était très flagrant aujourd'hui et dans l'Assemblée...

Les députés macronistes et E.Macron ont l'air de refuser l'idée qu'ils ne sont plus majoritaires. Ca nécessite de travailler autrement, de prendre soin de la démocratie, d'avoir un travail presque d'orfèvre.

Tout cela n'est pas fait. On se retrouve avec M.Le Pen qui dit "je veux ça" et M.Barnier qui lui répond "d'accord". - A.-E.Lemoine: 63 % des Français sont favorables à la démission d'E.Macron en cas de motion de censure.

Ca ne changera rien à la composition de l'Assemblée nationale. - S.Rousseau: On est dans une crise de régime.

Le responsable, ce n'est pas moi qui dis ces mots, c'est le député C.de Courson, qui n'est pas réputé pour être un grand gauchiste, qui dit...

Sur les retraites, il n'a pas la même position. - P.Cohen: Il avait initié la motion de censure que vous avez votée contre la réforme Borne. - S.Rousseau: Pour une raison précise.

Lui se positionne En garant du fonctionnement du Parlement, en respect de la démocratie du Parlement. Il disait qu'une Assemblée qui n'a pas voté un projet qui est aussi impactant sur la vie des personnes...

Les personnes vont devoir travailler 2 ans de plus. Il disait que ça ne pouvait pas être passé en 49-3. C'était la ligne de C.de Courson.

Il dit que la décision d'E.Macron a tellement crispé et fait tellement entrer en crise la démocratie que l'issue inéluctable, selon lui, ou raisonnable, ce serait la démission d'E.Macron. - P.Cohen: S'il démissionne, on dissout la dissolution? - S.Rousseau: On revient au peuple. - P.Cohen: Avec un président de la République...

Avec un Parlement qui n'arrive pas à s'entendre, vous vous en remettez à un nouveau président de la République? - S.Rousseau: Je suis parlementarisme. - E.Tran Nguyen: Vous ne souhaitez pas la démission d'E.Macron? - S.Rousseau: Si on en arrive à cette démission, c'est qu'on est dans une crise démocratique gravissime.

Ceci dit, je pense que c'est lui qui nous y a mis. A un moment, cette obstination à ne pas entendre le fait majoritaire, à ne pas vouloir entendre le vote des Français, ça pose question. - A.-E.Lemoine: Vous pensez que c'est inéluctable? - S.Rousseau: Oui.

Je pense qu'on va entrer dans une période de crise. Il y a une autre solution: qu'il nomme un Premier ministre ou une Première ministre issu de la gauche, ce qui est le résultat des urnes. Je cite Churchill: "La démocratie est le pire des systèmes à l'exclusion de tous les autres." Le peuple s'est exprimé.

Il est souverain. - P.Cohen: Le peuple n'a pas voté en majorité pour la gauche. - S.Rousseau: En premier pour la gauche. - P.Cohen: Non.

Il a voté en premier pour le RN. - S.Rousseau: Ce n'est pas vrai. - P.Cohen: Le 1er groupe, c'est la gauche, mais il a voté en premier pour le RN. - S.Rousseau: Non.

Sur le 1er tour des législatives, le RN et le NFP étaient à touche-touche. Le RN était un peu devant, mais ça se jouait à très peu de voix. De mémoire, c'est 1,7 % de différence.

Au 2e tour, nous sommes arrivés en tête. Il s'est passé quelque chose entre le 1er et le 2e tour. - P.Cohen: Le front républicain. - S.Rousseau: Il y a eu aussi une mobilisation dans les urnes.

Entendons cette mobilisation. Si on regarde les enquêtes sociologiques, la société est bien plus progressiste que ne le laisse penser le débat parlementaire et le débat politique, qui tournent à vide face à une société qui avance. - E.Tran Nguyen: En attendant cette éventuelle chute du gouvernement, une discussion vise à supprimer la réforme des retraites.

Le RN a rejoint dans son combat le Nouveau Front populaire. - Fidèles à notre ligne de travailler en bonne intelligence, sans sectarisme, dans l'unique intérêt des Français, quelle que soit l'origine des bonnes propositions, nous voterons pour ce texte d'abrogation. - E.Tran Nguyen: Avec le RN, une majorité se dégage, mais encore faudrait-il pouvoir avoir le temps de la voter vu le nombre d'amendements que le gouvernement a déposés.

C'est un peu la stratégie de la Nupes. Ca se retourne contre vous. Ils font la même chose que ce que vous avez pu faire. - S.Rousseau: Nous n'avions pas déposé près de 100 amendements sur simplement le titre de la loi.

Les amendements que nous avions déposés portaient sur les différents articles. Nous nous appuyons, dans la stratégie parlementaire, sur 3,5 millions de personnes qui étaient dans les rues, sur 10 manifestations, d'une ampleur supérieure à ce qui s'est passé en Mai 68. Nous avions un front uni de syndicats, une mobilisation dans la rue qui n'a jamais été atteinte.

Juppé disait qu'il retirerait sa réforme s'il y avait 1 million de personnes dans la rue. Pour cette réforme, il y en avait 3,5. La question se pose de savoir comment on représente ces personnes à l'intérieur de l'Assemblée.

Si elles ont fait obstruction, c'est parce qu'elles savaient qu'il n'y a toujours pas de majorité pour maintenir le système à 64 ans tel qu'il est actuellement. A quel moment on entend le peuple? - A.-E.Lemoine: A.Hidalgo ne briguera pas un 3e mandat à la Mairie de Paris.

Elle a adoubé un dauphin, R.Féraud, avec lequel elle était en déplacement aujourd'hui. - A.Hidalgo: Tout le monde doit avoir une place, mais à certains moments, il y en a qui peuvent plus rassembler que d'autres.

C'est le cas d'E.Grégoire. De... - Le lapsus! - A.Hidalgo: C'est le cas de R.Féraud. - A.-E.Lemoine: Vous soutenez qui?

A.Hidalgo a l'air perdue. - S.Rousseau: Ni l'un ni l'autre à ce stade.

Nous n'avons pas encore défini notre stratégie sur Paris, nous, Les Ecologistes. Je respecterai les décisions collectives de mon parti là-dessus. Ce lapsus est incroyable. - P.Cohen: Depuis des années, vous faites une liste au 1er tour... - S.Rousseau: Ca me rend triste, ce lapsus d'A.Hidalgo.

Ca dit tout des jeux politiques et des petites politiques qui se jouent à l'intérieur des partis. Les Français et les Françaises ne comprennent plus ça et n'y adhèrent plus. - P.Cohen: Vous voulez parler de la guerre de succession d'A.Hidalgo au sein du PS.

Les Ecologistes ont toujours fait des listes autonomes au 1er tour