"Si la droite doit survivre, elle doit tout changer, tout refonder" atteste François-Xavier Bellamy
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour vous allez bien et notre invité politique ce matin c'est François-Xavier Bellamy bonjour merci beaucoup d'être avec nous député européen membre des républicains on est ensemble pendant un peu plus de 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice wesser Redon du groupe Ebra bonjour Fabrice bonjour bonjour de l'Est de la France on va évidemment parler de votre partie en François-Xavier Bellamy votre candidat Bruno Retailleau et donc qualifié pour le second tour en deuxième position mais moins de 10 points le sépare d'Éric Ciotti arrive en tête c'est une bonne surprise oui ça n'est pas vraiment une surprise pour nous parce que c'est le résultat d'une dynamique que nous avons constaté partout sur sur le terrain depuis les dernières semaines autour de Bruno Retailleau et puis avec toute l'équipe qui l'entoure nous sommes déployés dans toute la France pour aller à la rencontre des adhérents des républicains et au fond ce que je retire de ce scrutin du vote d'hier c'est que comme nous l'avions perçu comme nous l'avions entendu comme nous le pensions aussi profondément il y a aujourd'hui un besoin profond de renouvellement et si nous sommes engagé si je me suis engagé autour de Bruno Retailleau depuis le premier jour c'est pour dire que si la droite veut survivre elle doit tout changer elle doit tout refonder et que ce renouvellement est absolument impératif nous ne sommes pas dans une élection ordinaire où on pourrait imaginer continuer le travail comme d'habitude aujourd'hui les républicains sont dans un moment j'allais dire de survie encore une fois et je crois qu'ils doivent survivre et ils doivent se reconstruire pas pour eux-mêmes pas pour prolonger une étiquette une boutique un appareil mais parce que qui compte derrière la reconstruction de ce parti c'est la reconstruction de la droite pour redonner à la France une majorité la majorité politique dont elle a besoin pour pouvoir se relever et on va parler évidemment longuement de tout ça parce Bruno Retailleau quand il a pris la parole il a dit la bonne nouvelle c'est qu'il y a un second tour ça veut dire que vous en doutiez comment il a accueilli ces résultats donc on en doutait pas mais c'est vrai que jusqu'au jour même de l'élection tous ceux qui observent ce scrutin avec un peu de recul nous disait de toute façon c'est déjà fait ça va se jouer au premier tour ce sera fini et finalement cette élection elle était écrite d'avance c'est ce qu'on nous prémettait depuis le depuis le début de cette campagne est-ce qu'on voit c'est qu'il n'en est rien il y a un second tour vous l'avez dit l'écart entre les deux candidats il est relativement faible c'est un écart de 5000 voix et donc nous avons devant nous une semaine et une semaine pour convaincre et je crois surtout encore une fois si on prend en compte le résultat de chaque candidat si on si on prend en compte le résultat d'Aurélien pradique qui avait fait sa campagne sur cette volonté de changement et bien on voit qu'il y a aujourd'hui une majorité d'adhérents qui sont largement convaincus qu'il est nécessaire de de vivre ce renouvellement profond pour pouvoir se reconstruire justement Aurélien Pradier arrivée troisième quels sont les arguments qui font que vous pourriez mobiliser que Bruno Retailleau pourrait mobiliser ces électeurs là d'abord nous on parle à tous les adhérents de la droite et puis on est dans une élection interne donc on n'a pas évidemment on a des concurrents comme dans toute élection mais on n'a pas d'adversaire politique et moi je voudrais dire à la fin de ce premier tour d'abord la joie que nous avons que cette élection se soit déroulée de manière paisible de manière sereine et puis mon respect bien sûr et mon amitié pour aussi bien pour pour relier un Pradier que pour quels sont les points de programme qui vous payent je crois que ce qui compte à rassembler à refaire l'unité Bruno retailleux elle a dit hier les divisions nous ont trop coûté et je crois que c'est c'est déjà dans ce second tour aussi l'enjeu l'enjeu de ce de ce rassemblement Aurélien Pradier je crois que ce qui a fait que des électeurs se sont tournés vers lui c'est c'est ce besoin de renouvellement ce besoin d'un bar renouvellement sur le fond il l'a dit la nécessité d'une droite qui ne se qui ne se coupent pas des plus modestes et je crois que c'est aussi au cœur de notre de notre engagement au cœur de mon engagement depuis le début de de mon engagement en politique je crois que c'est effectivement important de de redonner à la droite le sens de sa responsabilité à l'égard de tous les Français a commencé par les plus fragiles à commencer par les plus vulnérables et puis le deuxième grand argument d'Aurélien Pradier dans sa campagne c'était le renouvellement générationnel Aurélien Pradier l'avait dit d'ailleurs d'une manière assez forte dans le débat par exemple on voit aujourd'hui autour de nous tous les partis politiques qui finalement passent le témoin de jeunes générations et Aurélien Pradier faisait de sa candidature l'occasion de se renouvellement telle responsabilité dans l'hypothèse cette dimension de renouvellement générationnel et bien je crois qu'elle est aussi présente dans la campagne de Bono retailleux Bruno c'est le seul candidat d'une certaine manière qui a fait campagne de manière déterminée depuis le premier jour avec une équipe autour de lui une équipe qui qu'il met en avant j'en fais en m'occupant de la refondation comme Othman Nasro comme Julien Aubert comme Bretagne parce qu'il en a fait son marqueur souvenez-vous dès le début de cette campagne alors que finalement on pensait que cette élection allait être déjà installée et bien Bruno Retailleau avec courage il faut bien le dire à apporter dans le débat la nécessité de faire de cette élection l'occasion de tout refonder il avait écrit un livre qui porte ce titre refondation il y a plusieurs années et je l'ai toujours vu animé par cette volonté de recommencer tout depuis les fondations il avait promis même de construire un nouveau parti et je crois que ce renouvellement profond on en a besoin il l'a montré en disant au cours de cette campagne qu'il était temps par exemple de tourner la page avec ceux qui a commencé par Nicolas Sarkozy qui la redit hier voudrait nous entraîner dans une coalition avec Emmanuel Macron nous pouvons avoir évidemment la fierté d'assumer les belles pages de l'histoire de notre famille politique qui a parfois réussi des choses importante pour la France dans dans son histoire souvent mais mais nous devons reconnaître aussi que si la droite aujourd'hui est dans une situation de crise et si la France est dans une situation de crise c'est probablement parce que la droite n'a pas non plus tout réussi quand elle était au responsabilité assumer cela faire de ce devoir de lucidité l'occasion de renouer avec les Français et de retrouver leur confiance c'est le débat responsabilité dans l'état que Bruno Retailleau a porté c'est donc non pas pour non pas pour critiquer ou pour attaquer de manière stérile mais seulement pour que nous puissions retrouver une ligne claire et cette ligne claire qui nous a parfois manqué est-ce que c'est aussi l'unité du parti qui se joue le week-end prochain oui je le disais il faut qu'on arrive à réussir ce rassemblement qui est absolument nécessaire et Bruno retailleul a rappelé hier dans son dans son intervention du parti si ericky l'emporte en tous les cas ce qui est absolument certain c'est que si nous nous divisons nous n'aurons aucune chance de survivre nous sommes dans un moment où nous sortons cette année présidentielle législative avec des résultats extrêmement marquants qui montrent l'ampleur de la crise que nous traversons si nous voulons avoir une chance de nous relever nous avons absolument le devoir de non je crois pas vous voyez moi je serai pas de ceux qui vous seriez en agitant une peur vous seriez prêt à travailler avec Éric je le redis c'est très important nous sommes dans une campagne interne nous avons des concurrents mais nous n'avons pas d'adversaires politiques nos adversaires politiques Bruno retailleux l'a rappelé nous adversaires politiques qui sont à gauche ils sont chez la majorité qui on va certainement en parler qui est tellement responsable de de la de la crise dans laquelle notre pays sans Lise aujourd'hui nous ne confondons pas nos concurrents dans cette élection interne avec avec les lignes politiques préoccupantes pour l'avenir de la France qu'il nous faut combattre à l'extérieur de notre part entre les deux pendant cette semaine d'entre deux tours ce qui va se jouer c'est une question de ligne c'est une question de personnalité qu'est-ce qui va faire l'élection second tour selon vous je crois ce qui compte c'est d'abord les idées plus que les personnes on sait trop peut-être à droite on s'est trop abîmés dans dans les dans les dans les querelles d'ego Bruno Retailleau avait d'ailleurs dans ce livre fondation expliqué la nécessité justement de de sortir de ce tout-à-l'égo dans lequel la droite était souvent rentrée ce qui compte c'est de c'est de retrouver le sens des idées le sens d'une ligne claire d'une vision pour l'avenir de la France d'une vision aussi pour l'avenir de la droite mais une si grande différence que ça d'entre les lignes directions et entre la ligne d'érections parce que nous sommes dans le même parti mais oui je crois qu'il y a des différences d'approche et notamment dans la manière de reconstruire ce parti ce que Bruno Retailleau propose c'est de redonner la parole aux militants de de faire un parti qui soit vraiment démocratique un parti moderne un parti qui assume le débat en son sein et puis surtout en partie qui aille chercher dans ses adhérents le courage et la clarté qui ont parfois manqué à sa ligne nationale moi je suis convaincu que dans les débats passés que nous avons pu avoir ou parfois notre famille politique à montrer l'exemple de quelques incohérences qui ont coûté à sa crédibilité on aurait eu plus de clarté on aurait eu plus de force si on s'était tourné vers les électeurs de droite ce que nous voulons dire à tous les électeurs de droite c'est que c'est avec eux que nous reconstruirons ce parti en allant vraiment me tourner vers eux à travers des référendums nous sommes le parti gaulliste nous croyons à l'autorité du chef mais nous croyons aussi à l'efficacité du référendum avec des référendums internes pour trancher des débats majeurs qui permettent ensuite d'aboutir à une ligne claire qui s'impose à tous mais aussi de pouvoir à travers nos investitures associées les élus de terrain associés les cadres de terrain pour que nous puissions avoir les meilleures candidats possibles et donc demain avoir plus de victoires de candidats au bureau politique en commission d'investiture les militants seront systématiquement consultés ça veut dire que le parti va faire son travail mais nous avons été chercher avec avec Julien Aubert qui travaille avec moi sur la refondation des exemples de fonctionnement des grands partis de droite en Europe qui fonctionnent encore bien et qui ont beaucoup d'adhérents prenez la Cedeo prenez le parti de popular en Allemagne en Espagne ce sont des parties dans lesquelles il y a une commission d'investiture nationale mais les adhérents peuvent aussi apporter leur voix en décidant de soutenir un candidat alternatif et je crois que c'est la garantie pour que un parti respire pour que ce parti demain de nouveau ressemble à ces adhérents pour que ce parti respecte tous les électeurs de droite il faut qu'il les mettent au cœur de son propre fonctionnement de rester indépendants est-ce que les républicains peuvent rester indépendants où est-ce que l'avenir des républicains passe forcément par une alliance et de quel côté si c'est le cas mais on n'a pas seulement la possibilité de rester indépendante on en a le devoir le devoir de défendre la ligne qui je le crois et tout le vérifier aujourd'hui et la seule qui peut sortir la France de la crise qu'elle traverse sur les questions migratoires sur les questions d'énergie d'industrie sur les questions de politique éducative la droite dit aujourd'hui ce dont la France a j'en suis convaincu besoin et donc notre devoir c'est de ne pas renoncer à nos convictions pour je ne sais quelle arrangement électoral c'est cela qui a dégouté les Français de la politique la droite a le devoir de retrouver cette constance cette clarté et comment voulez-vous ces électeurs qui sont soit chez Marine Le Pen soit chez man Macron et bien justement en leur disant que c'est avec eux que nous allons reconstruire une famille politique qui puisse les représenter en disant nous avons perdu 10 millions d'électeurs 10 millions et donc la question c'est ce que Bruno Retailleau a dit pendant toute cette campagne est-ce que nous continuons de dire que nous avons tout bien réussi et que c'est eux qui ont mal compris ou bien est-ce que nous nous tournons vers eux pour leur demander ce qu'ils attendent de nous nous avons le sentiment que ceux qui le veulent c'est une ligne de droite clair assumée franche et je crois que c'est avec eux que nous reconstruirons cette vision courageuse et ambitieuse qui permettra demain à notre pays de se sortir de la crise parce que c'est ça l'enjeu le sujet c'est pas de reconstruire un parti je n'ai pas une vocation passionnée de d'hommes de parties ce qui compte pour moi c'est de sortir la France de l'impasse dans laquelle elle est aujourd'hui de cet impact politique mais aussi de cet impact démocratique qui a abouti à ce que aujourd'hui la réalité de la France c'est ça il y a jamais eu autant d'électeurs de droite en France il y a jamais eu aussi peu d'électeurs qui ont voté pour le parti qui est chargé de les représenter parce que ce parti leur a manqué et la question qui se pose aujourd'hui c'est comment est-ce que nous allons sortir de cette situation dans laquelle un président minoritaire gouverne avec des gens de gauche un pays qui est à droite mais vous vous parlez de droite assumée est-ce que les républicains doivent rester un parti de la droite et du sang ou est-ce qu'il faut assumer la rupture et dire désormais on est un parti de droite moi j'ai aucun intérêt pour ces questions d'étiquettes qui comptent pour moi c'est de ligne aussi est-ce que vous continuez à vous tourner vers les centristes ou est-ce que pour être un parti de droite assumée il faut dire et bien les républicains ne font plus d'alliance avec le Centre encore une fois je le redis la question c'est quel est le contenu vous avez des gens qui se disent centrist et qui sont partis soutenir Emmanuel Macron je vois pas très bien d'ailleurs ce qui Emmanuel Macron a de cent triste en réalité par beaucoup d'aspects l'histoire du centrisme dans notre pays c'est par exemple l'histoire de la décentralisation c'est l'histoire de la responsabilité des collectivités locales Emmanuel Macron est celui qui aura recentralisé comme jamais en mettant presque sous tutelle les communes en les privant de leur liberté fiscale ce qui est une sorte de rupture avec un héritage presque millénaire celui de la libre administration communale je on voit pas très bien ce qu'il y a de centriste mais passons des gens qui voulaient se placer dans les allées du pouvoir ont été chez Emmanuel Macron grand bien leur face ce que nous disons c'est que aujourd'hui le débat est clair tous ceux qui pensent qu'il faut soutenir Emmanuel Macron ils ont un parti pour ça ça s'appelle la République en marche et qu'ils viennent de la droite du cendre de n'importe où ils peuvent se retrouver dans cette formation politique ça s'appelle la majorité mais nous nous resterons dans l'opposition et dans l'opposition avec tous ceux qui veulent défendre justement une éducation nationale qui ne se met pas au service des idéologies de la déconstruction tous ceux qui veulent défendre un rétablissement de nos finances publiques tous ceux qui veulent défendre le retour au principe de subsidiarité la liberté enfin rendu aux Français sur le terrain tous ceux qui veulent défendre une politique migratoire forte et ferme et d'une certaine manière d'où qu'il vienne quel que soit les noms qu'il se donnent avec eux nous devons travailler bien sûr dans notre délégation au Parlement européen nous travaillons avec évidemment des élus LR et puis sur notre liste il y avait par exemple Nathalie Colin austerlit qui est vient du parti des centristes avec Hervé Morin qui est surprenante de notre délégation qui contribue pleinement qui travaillent sur les questions qui touchent notamment à la santé et sur ces sujets là et bien je crois donc il faut garder le centre sur la ligne politique générale que nous défendons ensemble nous n'avons jamais eu de désaccords majeurs et encore une fois je le redis le vrai sujet c'est pas les étiquettes le vrai sujet c'est les idées c'est le fond c'est le contenu et moi je ne fais pas mystère du fait que je suis de droite je veux que la famille politique de la droite assume une ligne politique de droite parce que c'est ce qu'on attend d'elle et que c'est à force de zigzaguer qu'elle a fini par perdre sa crédibilité pour le reste demain tous ceux qui veulent reconstruire autour de cette ligne clair et une majorité pour la France nous travaillerons avec eux Eric Zemmour vous a à nouveau tendu la main hier il fêtait les un an de son parti reconquête en parlant de la faire Lola ou du des migrants de la chaîne Viking il a dit il fallait que Bruno retaille au Fula toute la droite aurait dû être présente l'Union des droites c'est un chemin est-ce que c'est un chemin qu'il faut emprunter selon vous j'ai du mal à comprendre en réalité je vous le dis comme je le pense j'ai du mal à comprendre j'ai lu La Tribune que que Eric Zemmour a publié il y a quelques jours dans dans le Figaro ce que j'ai du mal à comprendre c'est qu'on parle d'union des droites tout en tout en faisant vivre des des [Musique] parties des écuries là encore justement des étiquettes différentes quand il l'écrit dans le Figaro qu'il faut faire l'union des droites Eric Zemmour qui voudrait j'imagine se tourner vers les électeurs de Marine Le Pen et des républicains dit que Marine Le Pen incarne le socialisme mariniste et que les républicains sont condamnés à tomber vers la gauche donc je ne sais pas exactement dans lequel dans quelle équation s'inscrit cette cette problème c'est qu'il s'inscrit dans une dans une question de partie c'est à dire que si vous avez si il dit dans ces cas-là moi je vous rejoins vous acceptez que Eric Zemmour qui est que c'est justement le parti de la droite le parti qui historiquement à la mission de représenter la droite qui doit se reconstruire pour réunir de nouveaux tous les électeurs de droite c'est exactement ce que nous disons avec Bruno retenu sans jeter sans jeter danathème gratuit c'est la raison pour laquelle Bruno Retailleau a été le seul de tous les candidats qui effectivement n'a pas souhaité rentrer dans cette espèce de de surenchère complètement artificiel lorsque le député de Fournas s'est exprimé à l'Assemblée nationale nous nous notre but c'est non pas de rentrer dans des logiques d'appareil je le redis ça n'est pas une question d'étiquette de partie qui devrait s'additionner c'est une question de ligne claire et autour d'une ligne claire on pourra réunir tous les électeurs une ligne qui pourrait englober des élections comme des électeurs qui ont voté pour Emmanuel des républicains quel nom vous avez envie de lui donner je ne sais pas je n'en sais rien et je vais vous dire finalement c'est peut-être la chose la moins importante il faudra certainement bien sûr mais à la fin ce qui compte c'est le contenu plus que l'apparence un dernier mot avant de parler de la présidentielle Xavier Bertrand a confirmé qu'il allait soutenir Bono Retailleau vous avez il vous l'a dit je ne crois pas que ce soit exprimé publiquement c'est pour ça que je vous demande je crois pas que ce soit exprimé publiquement il y a une semaine d'entre deux tours on verra les expressions des uns des autres mais c'est pas moi de c'est pas à moi de parler au nom de qui que ce soit vous parliez de la d'organisation du parti c'était important pour une heureuse année on a beaucoup par lé de parler de la présidentielle justement fabriquée il faut s'intéresser tout de suite à la présidentielle il faut s'intéresser tout de suite à la présidentielle parce que se reconstruire maintenant c'est se donner le plus de chances de recréer demain une majorité pour la France et ça se jouera évidemment dans une élection présidentielle on peut pas se contenter d'être comme on l'est aujourd'hui un parti très fort au niveau local on doit aussi faire de cette force locale de cet atout indispensable l'occasion de reconstruire une majorité nationale en revanche je crois ce serait une très grande erreur de penser que se préoccuper de la présidentielle c'est désigner tout de suite un candidat on parle cette position là immédiatement le renvoie ne s'est pas placer aujourd'hui dans un agenda de candidature et d'ailleurs je crois que c'est très important de respecter son choix il a décidé de ne pas prendre la présidence de notre parti politique pour aller à la rencontre des Français d'une autre manière c'est ainsi qu'il le dit moi je crois et Bruno retailleul a dit à de nombreuses reprises que leur envoiier à toutes les qualités pour être demain notre candidat mais ce que nous pouvons faire le mieux pour lui c'est pas de le désigner dans trois mois alors que lui-même a souhaité prendre de la hauteur et aller sur le terrain d'une manière un peu différente si nous avons évident que ça doit être lui en 2027 pourquoi ne pas le dire clairement ce que nous avons de mieux à faire ça n'est pas de lui mettre une cible dans le dos qu'il va devoir ensuite porter pendant 4 ans ça n'est pas de le mettre au centre de toutes les tensions politiques que peut représenter le statut d'un candidat à la présidentielle ce que nous pouvons faire de mieux pour lui ce que nous pouvons faire de mieux pour gagner la présidentielle demain c'est reconstruire ce parti comme une machine de guerre qui pourra gagner des élections et il faut tout recommencer depuis le début ce parti encore une fois je le redis il doit tout renouveler ses méthodes ces manières de travailler il faut créer un média pour s'adresser aux Français il faut renforcer notre présence sur les réseaux sociaux il faut inventer une stratégie pour renouveler notre manière de dire nos convictions pas changer sur le fond mais changer peut-être dans notre expression la façon dont nous allons parler aux Français et le jour où nous aurons fait ce travail là et bien ce jour-là nous serons prêts à propulser notre candidat Nicolas Sarkozy était évidemment très préoccupé de sa candidature à l'élection présidentielle dans le deuxième quinquennat de Jacques Chirac pourtant il ne sait pas lui-même investi candidat 4 ans avant la présidentielle il a attendu un an avant et je crois que c'est assez sage nous ce que nous proposons c'est exactement la même méthode que celle qui a conduit notre famille politique à la victoire en 2007 c'est que les militants propulsent notre candidat au moment où il le souhaitera au moment où cela sera opportun un an avant l'élection présidentielle quand nous aurons vraiment un parti en ordre de marche près à s'engager derrière lui et ça ça suppose de mettre les étapes les unes après les autres dans l'ordre le plus le plus efficace quelques questions d'actualité pour terminer François-Xavier Bellamy puisqu’emmanuel Macron de retour des États-Unis où il a critiqué le choix de Joe Biden de mettre en place une subvention dans les industries américaines en défavorisant l'Union européenne Emmanuel Macron dit qu'il faut subventionner le made in Europe est-ce que vous êtes favorable à ça est-ce que vous me soutenez mais il faut évidemment et c'est d'ailleurs l'un des points que nous avions défendu dès le début de notre mandat au Parlement européen dès notre campagne européenne il faut l'équivalent du buy American actiful un acte européen qui privilégie l'achat européen et c'est évidemment indispensable je crois que les Français ne peuvent pas comprendre aujourd'hui que alors que toutes les grandes puissances mondiales les États-Unis la Chine subventionnent leurs production industrielle alors qu'en Chine il est évidemment impossible pour une entreprise européenne de prendre un marché public qu'on autorise des entreprises chinoises à prendre des marchés publics en France dans une naïveté totale et donc ce ce choix de sortir de la naïveté il est temps de le faire enfin mais ce que j'observe c'est qu'Emmanuel Macron fait partie au Parlement européen du groupe des libéraux c'est le groupe qui a interdit par dogme de la concurrence qui a interdit pendant des années pendant des décennies qu'on sorte de cette naïveté et c'est le même Emmanuel Macron qui nous disait il y a encore quelques années souvenez-vous que le protectionnisme c'est la guerre bien je crois que encore une fois si le président de la République se réveillent c'est une bonne nouvelle non pas pour aller reprocher aux États-Unis de soutenir leur production industrielle mais pour que nous puissions nous donner nous aussi les moyens de ce travail désormais urgent dans les Yann c'est également exprimée là-dessus elle dit qu'il faut que l'Union européenne doit réagir face aux distorsion de concurrence causée par ce plan d'investissement américain mais que peut-elle faire il est encore temps d'agir pour vous mais d'abord il faut effectivement mieux protéger notre marché c'est je crois une condition absolue nous avons déjà à gagner une bataille sur ce sujet puisque là encore c'était une promesse de campagne la taxe carbone à l'entrée du marché unique elle a été votée par le Parlement européen elle va rentrer en vigueur c'est pour la première fois une protection de notre marché intérieur et puis évidemment le deuxième aspect c'est que il est temps et là c'est un message que je voudrais envoyer aussi à Ursula fan d'arlayenne et à la Commission européenne il est temps qu'on sorte de cette situation délirante dans laquelle on continue à produire des normes à produire des contraintes à compliquer la vie de ceux qui produisent en Europe alors qu'on est à la veille d'une crise économique industrielle sociale absolument majeur on voit très bien ce qui se passe aujourd'hui entre l'Europe et les États-Unis les États-Unis donnent à leurs entreprises des subventions nous leur donnons de la régulation ça ne peut pas marcher comme ça dans un moment où la crise de l'énergie va avoir un impact industriel majeur il faut absolument là encore qu'on sorte de cette impasse et justement en parlant de la crise de l'énergie le gouvernement met en place des scénaris pour faire face à d'éventuelles coupures en raison de la baisse de production électrique hier Emmanuel Macron dans Le Parisien s’évoluera sur en pas de panique dit-il ça vous a rassuré alors moi les les messages rassurants du président de la République je les prends avec recul parce que souvenez-vous quand même que en juillet dernier en juillet dernier Emmanuel Macron disait alors même que les Allemands étaient en train de préparer leur plan de délestage à eux Emmanuel Macron disait il n'y aura pas de coupure d'électricité en France d'une manière absolument catégorique en expliquant que ne vous inquiétez pas tout ira très bien si on manque d'électricité on ira chercher sur le marché européen aujourd'hui on voit que le marché européen n'est pas la solution il est même à bien des égards un problème et donc il faut absolument qu'on se prépare le grand problème évidemment le grand problème cette coupure de courant qu'on nous annonce déjà pour pour janvier qui devait se se présenter elle n'est pas liée à la guerre en Ukraine il faut le dire avec force il y a deux ans au Parlement européen j'avais dit que nous connaîtrions des coupures d'électricité en Europe et en France en particulier pourquoi parce qu'il faisait de regarder l'incurie de nos dirigeants qui ont baissé la production d'électricité pilotable depuis plusieurs années sans rien construire sans investir sans produire de solution qui puisse compléter ce qu'ils étaient en train de retirer au réseau on a fermé Fessenheim et on n'a rien ajouté on peut faire de l'éolien et de solaire autant qu'on voudra on peut même couvrir la France d'éolienne la vérité c'est que demain même si on couvre la France d'éolienne ça ne répond pas aux problèmes parce que quand il y a pas de vent et généralement quand il fait très froid il y a pas de vent quand il y a pas de vent du tout et bien il y a aucune éolienne qui fonctionne donc il faut absolument reconstruire des capacités pilotables et la France de Monsieur Macron celle dans laquelle le message du gouvernement qui est une d'une manière le bilan du macronisme résumé en trois termes je baisse j'éteins je décale c'est le message du gouvernement je baise j'éteins je décale c'est ça la France d'Emmanuel Macron c'est la France de l'imprévoyance c'est la France dans laquelle on a détruit nos capacités de production sans se donner les moyens de prévoir ce qui allait survenir comme conséquence des choix politiques qui ont été faits depuis 10 ans cette situation terrible encore une fois moi ce que je trouve catastrophique dans la déclaration d'Emmanuel Macron c'est quand il dit nous sommes tous responsables d'éviter les coupures de courant la première responsabilité elle revient à lui elle revient à ses gouvernements successifs et je crois qu'il faut quand même le rappeler dernière question rapidement sur le covid puisque la 9e vague et là est-ce qu'il faut réintégrer les soignants non vaccinés selon vous oui je l'ai dit je crois que d'ailleurs c'était tout à fait fascinant de voir il y a quelques jours à l'Assemblée nationale que tous les groupes d'opposition étaient unis et que le gouvernement a tenté d'éviter ce vote par des manœuvres de procédures toutes les oppositions le disent pourquoi parce que au fond aujourd'hui nous voyons bien à quel point nous sommes dans une situation intenable il y a un droit du travail en France soit les gens ont commis une faute et il faut les licencier soit ils n'ont pas commis de fautes et il faut évidemment les laisser travailler on a des personnels aujourd'hui des personnels soignants les mêmes que nous avons applaudi à 20h pendant des mois pour leur euroïsme dans la lutte face au covid et même qui ont été envoyés sans masse sans blues sans moyens de protection dans les moments les plus forts de l'épidémie qui sont aujourd'hui encore suspendus dans une sorte de situation que même la justice il y a quelques jours à considérer absolument un fondé et donc je crois qu'il est nécessaire de faire en sorte qu'on sorte de cette situation je je dis très simplement que le plus irrationnel c'est que des gens qui aujourd'hui sont vaccinés et qui ont le covid parce que le vaccin n'empêche pas ni d'avoir le covid ni d'être contagieux les gens qui sont vaccinés et qui ont le covid sont envoyés travailler comme soignants dans nos hôpitaux dans nos services de santé alors que des personnels qui sont absolument négatifs au covid eux sont empêchés de travailler dans le moment d'effondrement que connaît l'hôpital public c'est sans doute absolument le contraire de ce qu'il faudrait faire aujourd'hui merci François-Xavier Bellamy merci beaucoup bonne journée
François-Xavier Bellamy