Rachid Temal : « Ceux vous expliquent ce qu’il va se passer en Iran, c’est de la boule de cristal»
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Merci d'être là, sénateur socialiste du Val d'Oise, vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense des forces armées. On va évidemment longuement revenir sur la guerre en Iran, sur ses conséquences. On va d'abord regarder les unes de la presse régionale. Il y en a trois. La première, elle est consacrée à l'Iran. C'est celle de la Charente Libre, le régime iranien décapité après la mort de son guide suprême, Ali Ramenei. C'est samedi dans des frappes américano-israéliennes, Téhéran riposte massivement contre Israël et les pays du Golfe. Il y a d'autres titres ce matin à la une de la presse régionale.
Il y a des municipales, c'est la une de l'Union, menace, insulte, un climat politique sous tension. À moins de deux semaines du premier tour des municipales, le climat politique est particulièrement tendu au niveau national. Et puis un peu de légèreté dans cette actualité difficile pour le grand amateur de foot que vous êtes. Renversant, c'est la une de la Provence, menée deux fois au score, l'OM qui est parvenu à renverser Lyon et qui se replace dans la cousse au podium. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?
Alors je pense que vous auriez aimé que je vous parle de celle de la Provence. Mais dans la Provence, il y a aussi le bandeau au-dessus où on voit que Benoît Payan creuse l'écart. Et donc c'est bien la démonstration qu'il faut voter Benoît Payan à Marseille.
Il est assez proche de Franck Alizio, il creuse l'écart.
Oui, mais il est devant.
Il est devant. C'est un sondage IFOP, effectivement, pour la Provence.
Oui, mais en fait, on ne parle que de sondage. Donc oui, c'est une bonne chose pour Benoît Payan. Et d'ailleurs, comme à Paris, j'ai vu avec Emmanuel Grégoire qui creuse l'écart également sur Madame Dati. On ne va pas parler de football, même si j'aurais aimé, et vous aussi. On va parler, je crois, de l'Iran après. Donc autant parler peut-être des municipales, peut-être sur la question de la violence. Mais dire aussi que sur les municipales, je pense que le plus important, c'est de dire aussi à nos constoyens que c'est le 15 mars, c'est le 22 mars. Mais dès le 15 mars, parce qu'il y a beaucoup d'endroits où ça se jouera dès le 15 mars.
Et leur dire que finalement, ça prend, allez, 6 minutes pour aller voter pour 6 prochaines années. pour leur vie quotidienne, leurs enfants, leurs parents, leurs amis, eux-mêmes, la sécurité, que ce soit l'école, etc. Et donc, il faut aller voter, parce que je pense que c'est le premier message, on ne le dit plus cela. Il faut aller voter dès le 15 mars. Ensuite, sur le climat, c'est vrai que certains partis ont fait le choix, mais c'est le cas des extrêmes d'ailleurs, de violenter. On le voit depuis plusieurs années. Et donc, moi, je le redis, en tout cas avec ma formation politique, nous sommes là, pour le partialisme, pour un débat d'idées.
L'idée, encore une fois, c'est de faire des propositions aux Françaises, aux Françaises, chacun dans la ville. C'est, par exemple, tiens, je pensais à une commune où j'étais ce week-end, c'est notamment un repas, les repas 1 euro, les repas gratuits dans les écoles. Et ça veut dire que chaque gamin de cette commune-là peut manger au moins une fois un bon repas chaud, complet, de qualité. Et donc, je crois que c'est important pour qu'ensuite, l'enfant réussisse sa scolarité. C'est ça, les municipales. C'est ce qu'il y a de plus précieux, c'est-à-dire la vie du quotidien. Et je crois que c'est ça que je veux faire passer comme message.
On va parler de l'Iran, évidemment, longuement. Et on va commencer par ce qui s'est passé ce week-end. Est-ce que vous approuvez cette attaque de l'Iran par les États-Unis, par Israël ?
Moi, je suis, comme ma formation politique, pour le droit international et le multilatéralisme. Et donc, j'aurais préféré, j'aurais souhaité et je souhaiterais qu'il y ait une logique collective via, par exemple, les Nations Unies. Ça n'a pas été le cas, ça n'a pas été le choix. Nous en sommes là. Et donc, il faut maintenant, et je crois qu'il faut que les Nations Unies, c'est le sens d'ailleurs de la demande qui a été faite par la France, et c'est une bonne chose par le Président public, d'avoir un débat au Conseil de sécurité. Maintenant, les choses sont là. Et la question, c'est comment on en sort ? Comment on en sort ? Et d'abord, quels sont, comme toujours, ces cas-là ?
Quels sont les objectifs ? Parce que sinon, on se retrouve les uns les autres à commenter et à faire du commentaire de commentaire. Dans les objectifs, il y a plusieurs éléments. D'abord, c'est que je rappelle que le peuple iranien est, depuis très longtemps, mais en tout cas, ces derniers mois, ces dernières années, massacré, tué, torturé, violenté, emprisonné par un régime qui est une théocratie, qui est une dictature. Donc, si le régime devait tomber, et ensuite laisser le peuple iranien choisir, par des élections démocratiques, son système politique et ses dirigeants, c'est une bonne chose.
Et puis, un deuxième élément dans cette affaire-là, c'est effectivement le fait de ne pas laisser l'Iran accéder à l'arme atomique, puisque, vous voyez bien déjà ce qu'il est capable de le faire avec du conventionnel, c'est-à-dire sans arme atomique, ce qu'il serait capable de faire, et sa puissance dans ce secteur-là. Ça, ce sont deux éléments. Troisième élément...
Donc, vous dites, Emmanuel... Donald Trump, pardon, il n'a pas respecté, entre guillemets, les formes, c'est-à-dire qu'il est allé tout seul sans droit.
Non, mais non, ce n'est pas que les formes, je l'appelle, moi, à être dans une logique...
Mais que, sur le fond, vous êtes d'accord avec son but, c'est-à-dire éliminer Ramenei et empêcher l'Iran de...
Non, on n'a pas attendu M. Trump, et on ne sait pas ça. Mais est-ce qu'il y avait d'autres solutions ?
Puisque l'Iran, visiblement, les négociations entre l'Iran et les États-Unis sur le nucléaire n'aboutissaient pas.
Non, mais il y a plusieurs choses. Quand, il y a quelques semaines ici, au Sénat, on a demandé, j'ai notamment demandé, est-ce qu'on mette sur la liste des organisations terroristes le corps de la révolution islamique iranienne ? Bon, au début, on nous a dit que c'était impossible, puis finalement, on a fait un centre de courrier avec des parlementaires, et à la fin, on l'a obtenu de la France et des Européens. C'est une bonne chose, parce qu'il fallait, et ce que je disais à l'époque, ici dans cet hémicycle, il fallait démanteler de l'intérieur l'outil, en fait, qui tient le régime, l'outil policier, mais aussi économique, que sont les passe-d'arrants, les gardiens de l'évolution.
Voilà, nous, on avait des logiques plutôt pacifistes pour faire l'effondré. Bon, en sachant qu'il y a aussi de l'opposition en Iran elle-même qui combat. Ne croyons pas que les Iraniens ne sont pas à l'intérieur, dans un combat également, on le voit, ils combattent à main nue face à des gens qui les tuent. Bon, donc, moi mon sujet n'est pas, encore une fois, de faire du commentaire de Trump, je vous explique ça. Deuxième, troisième élément, si je peux poursuivre, c'est aussi éviter la régionalisation d'un conflit. Et on le voit bien aujourd'hui avec le Liban, alors en sachant qu'il faut préciser que le gouvernement et le président libanais condamnent les tirs du Hezbollah contre Israël.
Je pense que c'est important de le rappeler, c'est-à-dire qu'on voit qu'il y a une logique aussi des États de ne pas régionaliser un conflit.
On va voir ce que dit la France, c'était par la voix hier de Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement, ce qu'a dit, notamment de l'élimination d'Ali Ramenei.
Le Mola Ramenei était un dictateur sanguinaire qui a opprimé son peuple, avilie les femmes, les jeunes, les minorités, et il est encore récemment responsable de la mort de milliers de civils dans son pays. Et dans la région, on ne peut donc que se satisfaire de sa disparition, on ne peut donc que se satisfaire de sa disparition, et il appartient désormais au peuple iranien de faire le choix de son destin. Est-ce que vous aussi vous félicitez qu'Ali Ramenei ait été tué ?
Est-ce qu'à chaque fois qu'un dictateur disparaît, je ne veux pas me féliciter de la mort de quelqu'un, mais en tout cas, c'est un dictateur, et donc moi je combats toutes les dictatures, et je suis pour la démocratie partout dans le monde et le multilatéralisme. Donc oui, que cette personne-là ait disparu, que le chef des guerres de l'évolution, etc., qui ont massacré, je l'ai dit tout à l'heure, leur peuple, moi, très honnêtement, ça ne me fait rien.
Quid de l'après ? Vous en avez un peu parlé. Est-ce que vous pensez qu'avec la mort de Ramenei et de nombreux autres dirigeants, puisque les États-Unis et Israël ont éliminé une quarantaine de dirigeants, est-ce que vous pensez que le régime des Mola peut tomber ?
Non mais, enfin, là aussi, d'abord, il faut dire ce qui s'est passé depuis. Depuis, ils ont mis en place ce régime-là, ils ont mis en place les dispositions de leur constitution, c'est-à-dire qu'il y a un triumvirat, etc. Donc la question, elle est simple dans ce type d'opération. Soit une partie du régime décide de faire cession, et donc renverse et propose de donner une négociation pour arrêter la guerre, arrêter le nucléaire, et avoir un processus démocratique, c'est une hypothèse, soit, en fait, je veux dire, il y a une guerre, et là, le problème, c'est qu'aujourd'hui, pour l'instant, personne ne s'est fait effondrer ce régime-là. Bon, donc c'est ça, le débat qui est devant nous.
Donc, c'est pour ça que je vous l'ai dit, il y a tous ces objectifs-là. Moi, je ne sais pas aujourd'hui, et là, j'ai une interrogation, est-ce que Trump, finalement, avec un accord où il y aurait, notamment sur la question du nucléaire et du balistique, il ne dirait pas, bon, c'est bon, je m'arrête là.
Est-ce que vous pensez encore que l'Iran peut se remettre autour de la table et discuter d'un accord, maintenant ?
Moi, je pense qu'ils ont… La question qui est posée pour ce régime-là, c'est, est-ce qu'il préférera sauver son régime, même s'il doit faire des concessions énormes, ou aller jusqu'au bout de sa guerre ? Ça, je ne le mesure pas, je pense que personne ne le mesure. Tous ceux qui vous voient sur les plateaux vous expliquent ce qui va se passer, très bien, mais c'est la boule de cristal. Donc, aujourd'hui, personne ne mesure cela.
– Est-ce que vous pensez que le régime peut tomber sans intervention de troupes au sol, avec uniquement des bombardements ?
Il pourrait tomber si jamais il y a deux conditions, enfin, qui peuvent être cumulatives ou pas. Il y a d'abord, est-ce qu'il y a un mouvement populaire, un soulèvement populaire, mais ça suppose des armes et avec un risque de guerre civile ? Il faut être honnête, ça s'appelle comme ça, concrètement. Soit, je l'ai dit, une partie du régime, par exemple l'armée, pourrait dire, on vire ce régime-là et on accepte une transition, etc. Moi, je ne sais pas à ce stade ce qui peut se passer. Je crois que c'est encore trop tôt.
– Donald Trump, hier, il parlait d'une guerre, qui pourrait durer quatre semaines ou moins. Est-ce que vous y croyez ?
– Oui, mais attendez, là aussi, je ne vais pas commenter toutes les déclarations de Donald Trump. Le matin, il disait que ça serait une semaine, puis maintenant, c'est quatre semaines. Très honnêtement, moi, je n'en suis pas là. La question qu'il nous est posée aujourd'hui, c'est comment…
– Vous pensez quoi, qu'il navigue à vue, qu'il ne sait pas vraiment où il va ?
– Non, mais il sait ce qu'il fait, puisque la preuve, il a lancé des opérations et ça faisait plusieurs semaines que les États-Unis avaient essayé de concentrer un certain nombre de forces à proximité. Ce n'est pas une surprise, je veux dire, cette concentration de force, elle est là. Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est qu'il n'y aura pas d'intervention au sol. Donc, soit vous avez la logique, effectivement, du continuer le feu et tirer, tirer jusqu'à ce qu'il se passe quelque chose, et je crois que nous en sommes là à ce stade.
– Quel rôle pour la France dans ce conflit ? Emmanuel Macron assure que le pays n'a été ni prévenu, ni impliqué. Une base française aux Émirats arabes unis a été touchée hier par une attaque iranienne de drones. Stéphane, vous allez nous en dire plus.
– Oui, Auriane, dans sa riposte, tous azimuts, l'Iran a visé la base navale d'Al-Salam, qu'on appelle aussi Candleapé, qui est située aux Émirats arabes unis. Elle est située sur le port d'Abu Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités, a précisé la ministre des Armées. Il n'y a pas eu de victime, seulement l'incendie d'un entrepôt. Mais voilà ce qu'elle a tweeté, la ministre des Armées. Mais cet événement rappelle que l'armée française est présente au Moyen-Orient et qu'elle peut être visée, même si elle ne participe pas aux tirs américains et israéliens qui visent l'Iran.
– Combien de militaires français sont présents aux Émirats arabes unis visés par les drones iraniens ?
– Alors on compte 750 militaires aux Émirats arabes unis. Il y a aussi 150 civils de la défense. Ce sont des gens qui occupent des emplois à la fois dans le numérique, la maintenance de matériel, les ressources humaines. Une présence aux Émirats arabes unis qui est permanente pour la France depuis la signature d'un partenariat stratégique en 2008 avec les Émirats arabes unis. La France est donc déployée sur trois bases dans le pays, sur trois sites différents. La base navale d'Abu Dhabi, celle qui a été visée par les drones iraniens. Il y a aussi une base aérienne et un régiment qui sont tous les deux situés à peu près à 60 kilomètres de la capitale émiratie.
Ces bases, elles peuvent permettre à la fois d'envoyer des avions de combat, mais aussi des chars ou des blindés dans la région.
Et c'est pour ça que les Émirats arabes unis, et c'est pour les Émirats arabes unis, pardon Stéphane, mais dans la région, on compte plusieurs milliers de militaires.
Oui, parce que la France est engagée dans d'autres opérations. On peut par exemple parler des 700 militaires tricolores qui participent à la finule, la force de l'ONU pour maintenir la paix dans le sud Liban. On l'a dit, un territoire où le Hezbollah, financé par l'Iran, est présent et où des missiles ont été tirés cette nuit vers Israël et où l'armée israélienne réplique. Il y a aussi 600 militaires français qui font partie de la coalition internationale anti-jihadiste à travers l'opération qu'on appelle Chamal. Dans ce cadre-là, les troupes françaises sont présentes en Irak, mais aussi en Syrie et au Qatar.
Et il y a aussi une attention particulière qui est portée sur la base H5 en Jordanie puisque sur place, les militaires français côtoient des militaires américains, cibles privilégiées des ripostes iraniennes. Signalons aussi, Auriane, la présence de quelques 1500 militaires français à Djibouti qui peuvent aussi intervenir en appui au Moyen-Orient. Rachid Temal, vous êtes vice-président, on l'a dit, de la commission défense ici au Sénat. Est-ce que vous avez eu des contacts avec des personnels ou des personnes qui se trouvent sur ces bases militaires qui travaillent pour l'armée française au Moyen-Orient ?
Alors, elles sont, les personnes sont, comme l'a dit la ministre, elles sont aujourd'hui dans une logique à la fois de défense mais d'observation des lieux de tir. Mais il faut aussi rappeler qu'à côté de tous ces personnels qu'on doit remercier chaque jour de participer à la défense collective française en étant là-bas. Il y a aussi tous les Français qui sont dans la zone, qui habitent dans la zone ou de passage et j'ai eu aussi des contacts avec effectivement des Français dans la zone et c'est vrai qu'aujourd'hui c'est de l'angoisse puisqu'ils reçoivent des alertes, ils doivent essayer de se protéger. Il n'y a pas toujours la même logique d'abri anti-ombardement.
Cette logique-là elle n'est plus présente par exemple en Israël, elle est beaucoup moins dans des pays comme Dubaï et autres et on était d'ailleurs il y a 15 jours maintenant avec Cédric Perrin qu'on avait tout à l'heure au téléphone nous menions une mission en Arabie Saoudite nous avons rencontré notamment le ministre des Affaires étrangères et c'est vrai que ces questions-là à la fois du risque d'intervention à la fois du risque de régionalisation c'est partie de nos discussions avec le ministre des Affaires étrangères donc c'est un sujet de préoccupation je crois très important on doit l'avoir en tête dans notre pays.
Là on parlait du port d'Abu Dhabi qui a été visé semble-t-il directement en tout cas la France n'est pas la cible privilégiée pour l'instant de l'Iran mais est-ce que l'armée française doit se préparer à être visée nommément par l'Iran ?
L'Iran fait le choix de tirer tous azimuts sur toutes les bases d'abord les bases et je rappelle fait aussi le choix de tirer sur des infrastructures civiles ce qui s'est passé aussi à Dubaï on l'a vu à Abu Dhabi etc.
des immeubles des hôtels ont été visés donc il y avait une logique de faire le plus grand mal possible pour les Iraniens on ne sait pas si c'est parce qu'ils n'ont pas assez de munitions ou est-ce qu'ils veulent les faire perdurer donc ça c'est un vrai sujet ensuite il est effectivement vrai que quand on est dans cette logique-là et je crois que le président de la République l'a dit hier il y a une logique d'augmentation de la sécurisation sur le territoire national effectivement il faut plus faire attention aux possibilités soit d'actes de terrorisme en France ou dans le monde donc l'ensemble de nos disciplines de sécurité l'ensemble de notre outil de sécurité est aujourd'hui à un niveau bien sûr de vigilance accrue depuis ce week-end
Alors les Etats-Unis ont autorisé hier les personnels jugés non essentiels présents au Qatar à revenir aux Etats-Unis par mesure de sécurité est-ce que vous demandez à la France de faire la même chose pour à la fois les personnes qui se trouvent aux Émirats arabes unis au Qatar au Koweït en Jordanie en Bahreïn en Israël est-ce que vous demandez d'autoriser les personnels à rentrer ?
Bien sûr mais ça je crois que déjà il y a des sujets après il faut aussi avoir des moyens de rentrer vous avez vu que Air France a aujourd'hui levé et ce que je comprends parce qu'il y a la question d'espace aérien qui est posée et d'accès et bien évidemment il faut organiser dès à présent là où les Français le souhaitent ou le peuvent le fait qu'on puisse les mettre en sécurité soit en l'indicalant dans la région là où il y a des possibilités soit effectivement en rentrant et là il faut faire preuve mais la cellule de crise de notre ministère le Quai d'Orsay travaille très bien c'est y faire vous avez vu qu'il y a des numéros qui ont été déjà positionnés ce week-end une capacité nous avons une grande tradition et moi je fais confiance à la direction et notamment aux équipes de la cellule de crise du Quai d'Orsay qui est en contact avec nos citoyens
Conseil de défense hier la France n'a été ni prévenue ni impliquée a répété Emmanuel Macron qu'est-ce que ça dit ?
ça dit que c'est la logique trumpienne il y a deux choses il y a une logique de très très grand de très très grand secret et aussi il y a une forme de défiance du pouvoir américain vis-à-vis après tout ce qui n'est pas américain ou totalement aligné sur les Etats-Unis et il s'est dit que c'est bien une opération totalement individuelle et c'est regrettable
est-ce qu'Emmanuel Macron doit réunir les forces politiques pour les tenir informés c'est ce que demande notamment le patron du RN Jordan Mardella
le partialiste aussi le demande il est normal et d'ailleurs moi ici j'ai demandé à ce qu'on ait une réunion la commission des affaires étrangères et de la défense cette semaine en visio pour qu'on fasse un point notamment cellule de crise un peu les données etc donc moi je l'ai demandé au Sénat le partialiste a demandé effectivement qu'il y ait des échanges ce qui me paraît être sain dans une démocratie parce qu'encore une fois ça risque de durer avec de possibles conséquences il y a dès à présent des navigations fermées donc il y a des questions sur la question du pétrole il y aura des conséquences possiblement donc je pense qu'il est sain dans une démocratie que l'exécutif rencontre les forces au Parlement et échange donne des informations je trouve ça
plutôt simple On est en vacances parlementaires pour cause de campagne municipale pour que nos téléspectateurs comprennent bien est-ce que vu la situation il faut quand même un débat au Parlement exceptionnel ou pas ?
Le débat c'est on devait en nous-mêmes entrer dans une logique offensive ce qui n'est pas le cas aujourd'hui donc moi ce que je sais c'est que je pense qu'il faut prioriser les choses j'ai demandé ici pour mon groupe une réunion de la commission ça nous permet voilà le partialiste demande qu'effectivement au niveau national on puisse avoir cette réunion là à ce stade commençons par cela et puis ensuite en fonction de ce que nous aurons comme échange en fonction des évolutions potentiellement sur le terrain nous verrons s'il y a lieu d'avoir un débat avec la représentation nationale
Dans un communiqué commun avec le Royaume-Uni et l'Allemagne Emmanuel Macron hier soir a dit prendre des mesures nécessaires pour défendre nos intérêts il parle d'actions défensives nécessaires et proportionnées pour détruire la capacité de l'Iran à tirer des missiles est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? c'est la position que la France doit adopter ?
Oui bien sûr à partir du moment où vous êtes engagé sur le terrain vous l'avez rappelé tout à l'heure et nous avons des compatriotes qui vivent ou qui séjournent et que vous avez identifié les points de départ des tirs il n'y a qu'à passer de défense c'est normal
Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce que Charles de Gaulle par exemple doit se positionner ?
Charles de Gaulle vous savez qu'il est dans la mer du nord enfin dans l'aspect nordique autour de la Suède attendons de voir encore une fois je crois que comment dire faisons attention à ne pas tous nous transformer en chef état-major des armées donc à ce stade nous avons des capacités d'intervention présentes nous avons des échanges avec nos alliés vous l'avez dit notamment les britanniques les allemands mais également les alliés les pays de la région qui sont visés puisqu'il y a eu des échanges entre la France et tous les pays ayons d'abord cette logique de dispositif global regardons avançons protégeons nos compatriotes et faisons en sorte que tout cela s'arrête et s'il faut prendre d'autres mesures nous les prendrons mais ne rentrons pas comme cela de but en blanc en disant bonjour c'est nous il y a aujourd'hui des opérations qui sont menées et je crois qu'il faut faire attention et avoir je le redis puisque la guerre pour la guerre n'a pas de sens donc la question qui sera toujours posée c'est quels sont nos objectifs là le communiqué c'est défendre nos bases et nos troupes
et dans ce contexte Emmanuel Macron se rend cet après-midi en Bretagne pour un discours très attendu sur la dissuasion nucléaire on va justement se rendre dans la région à Morlaix dans le Finistère bonjour Samuel Petit merci beaucoup d'être avec nous vous êtes le rédacteur en chef du journal Le Télégramme Emmanuel Macron qui se rend donc dans votre région en Bretagne cet après-midi sur la base de l'île longue d'abord Samuel pourquoi ce choix de l'île longue et que représente cette base opérationnelle
c'est un choix très symbolique parce que cette base sous-marine elle est née il y a plus de 50 ans de la volonté du général de Gaulle c'est un endroit très particulier tout près de ce lieu de la marine qu'est Brest elle est nichée au cœur de la rate dans un endroit suffisamment protégé pour y stationner nos quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins alors quand de Gaulle prend la décision de construire l'île longue on est en 67 on est en pleine guerre froide aujourd'hui évidemment le contexte géopolitique a totalement changé comme l'ont montré les événements du week-end et tout à l'heure l'image du président devant l'un de ces quatre sous-marins un de ces quatre mastodontes des mers visera évidemment à montrer les muscles
Qu'est-ce qu'on peut attendre Samuel du coup de cette visite et de ce discours du chef de l'État ?
Clairement à l'île longue il doit nommer ce que doit être notre force de dissuasion nucléaire dans ce contexte nouveau alors que les tensions internationales sont extrêmement fortes les questions sur lesquelles on l'attend elles sont simples quelle est notre doctrine de dissuasion nucléaire notre arsenal est-il aujourd'hui suffisant quelle peut être la place de cette dissuasion au sein de l'Europe aux côtés d'alliés historiques que sont le Royaume-Uni et l'Allemagne ces questions on a tenté d'y répondre ce matin dans le télégramme selon nos informations Emmanuel Macron devrait confirmer que notre dissuasion doit contribuer à la protection du continent mais hors de question de partager avec qui que ce soit la décision de mettre en oeuvre cet arsenal il devrait également insister sur la forte relation qui existe entre les deux États nucléaires d'Europe le Royaume-Uni et la France derrière ces enjeux de dissuasion il y a la question des moyens et du poids de notre arsenal on s'attend à ce que le Président nous en dise plus sur cette troisième génération de sous-marins nucléaires ceux qui vont prendre la place dans une dizaine d'années de nos actuels redoutables et c'est là ma question à Rachid Temal derrière ce volontarisme présidentiel est-ce que la France aura les moyens financiers du renforcement de cette force de dissuasion sans de sévères économies dans d'autres secteurs
Rachid Temal
alors d'abord il faut rappeler que chaque président de la République dans son mandat enfin chaque mandat présidentiel pour être plus précis il y a un discours du Président sur la question de la dissuasion nucléaire parce que vous le rappelez depuis le général de Gaulle c'est effectivement c'est comme disait François Mitterrand la dissuasion c'est une matière inerte c'est la montagne d'un homme donc c'est un discours que nous attendons donc oui effectivement il faut aller continuer à renforcer notre dissuasion nucléaire parce qu'on le voit bien dans ce monde tel qu'il est aujourd'hui il y a le conventionnel mais il y a aussi le nucléaire et le nucléaire fait que la France c'est sa meilleure garantie de défense donc oui il faut moderniser notre outil c'est ce qui est prévu dans la loi de programmation militaire actuelle il y aura des moyens pour la prochaine il faut garder nos deux composantes océaniques et bien sûr aéroportées et faire en sorte qu'on puisse là dessus se renforcer donc avec ma formation politique bien évidemment nous sommes dans un héritage gaullo militaire en 10 et nous sommes pour la dissuasion militaire comme clé de voûte dans le système de défense bien évidemment
Samuel vous avez votre réponse tout est bon pour vous
oui la réponse est complète
merci beaucoup merci Samuel petit la une du télégramme c'est l'île longue un bouclier pour qui juste un mot Rachid Temal parce que c'est vrai qu'il y a eu un débat peut-être un petit peu de fou de la part d'Emmanuel Macron ces derniers temps sur la dissuasion nucléaire hier la porte-parole du gouvernement Maude Bréjean a clarifié les choses il ne s'agit pas de partager notre dissuasion nucléaire Emmanuel Macron qui avait lancé un peu une discussion stratégique avec ses principaux partenaires sur comment la France peut les protéger vous attendez des clarifications sur ce point-là ?
Non mais là aussi ne faisons pas semblant j'ai bien compris que le macronisme tout est nouveau mais notre dissuasion c'est la défense du territoire et des intérêts vitaux dans les intérêts vitaux et je rappelle la défense du territoire c'est l'hexagone mais partout dans le monde puisque nous avons des territoires d'outre-mer ça c'est un premier point deuxième point nous avons des intérêts vitaux et troisième point il y a depuis maintenant de très nombreuses années une logique européenne là aussi nous n'en passons pas de découvrir c'est-à-dire que dans nos intérêts vitaux l'Europe est aussi dans nos intérêts vitaux donc là-dessus il n'y a pas de nouveauté là où le président a ouvert un espace de dialogue avec d'autres puissances c'est une bonne chose mais bien évidemment jamais il faut que nous soyons indépendants de la conception jusqu'à la bombe elle-même et que bien sûr que la décision soit prise uniquement par notre pays par la République là-dessus il n'y a pas de sujet par contre qu'il y ait des échanges des discussions oui qu'il y ait demain la question de la garantie de sécurité offerte à d'autres États ça pose d'énormes questions notamment en nombre de production en termes de sécurité en termes de tout ça est posé alors là vous avez j'ai 10 secondes donc je ne veux pas aller beaucoup plus loin mais il n'y a pas de nouveauté aujourd'hui si ce n'est que nos intérêts vitaux sont européensisés depuis bien longtemps déjà sous Mitterrand ou sous François Hollande ou sous Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy là aussi de grâce notre disposition nucléaire et sa doctrine elle est posée clairement posée elle évolue au gré bien sûr des choses mais structurellement elle est posée depuis un nombre d'années et c'est une bonne chose
et le discours d'Emmanuel Macron sera donc cet après-midi
le centre de commandement des forces aériennes qui s'occupe de ces questions-là sont interdits dans mon département dans ma ville puisque c'est la base des frères Mahé
cet après-midi en Bretagne Emmanuel Macron Stéphane on se retrouve dans une vingtaine de minutes pour la revue de presse
et on parlera sans surprise de l'Iran qui est à la une de beaucoup de quotidiens les quotidiens régionaux qui donnent la parole aux Iraniens en France et aux Français bloqués au Moyen-Orient
dans quelques instants on verra l'analyse du général Vincent Desportes analyse sur ce qui s'est passé ces dernières heures mais d'abord à Chittemal on va aller à Jérusalem bonjour Charles Anderlin merci beaucoup d'être avec nous journaliste, écrivain, spécialiste du Proche-Orient auteur de nombreux ouvrages sur Israël et le Proche-Orient le dernier c'est le grand aveuglement d'Israël face à l'islam radical Charles Anderlin je le disais vous êtes à Jérusalem vous y vivez depuis plus de 50 ans quelle est ce matin la situation à Jérusalem et autour de vous ?
Eh bien d'abord je vous parle depuis la pièce renforcée de mon appartement c'est du béton armé autour donc effectivement je n'ai pas besoin d'aller à l'abri mais simplement de rentrer dans ma pièce à chaque alerte ce matin à 7h oui il y a eu une alerte il y en a eu plusieurs la matinée a été assez agitée dans la région et à Jérusalem hier soir effectivement un blessé pas très loin d'ici un missile des fragments de missiles sont tombés à côté d'une voiture voilà à peu près la situation pour le reste l'aéroport Ben Gurion l'aéroport international de Tel Aviv est toujours fermé et le restera au moins jusqu'à mercredi pas de vol civil en tout cas et le pardon et le gouvernement a décidé de prolonger l'état d'urgence au moins jusqu'à 12 mars
Quel est l'état d'esprit de la population israélienne Charles Landerlin ? Est-ce que vous vous attendiez à ce qui s'est passé samedi ? Est-ce que vous vous attendiez à cette attaque sur l'Iran ?
Ben écoutez vendredi matin l'ambassadeur des Etats-Unis à Jérusalem a fait une annonce qui m'a immédiatement envoyé faire des provisions au supermarché à côté de chez moi il a déclaré au personnel de son ambassade toutes les personnes parmi vous qui veulent partir doivent partir maintenant tout de suite aussi longtemps qu'il y aura des avions donc ça veut dire qu'il y aura bientôt plus d'avions civils sur l'aéroport à Tel Aviv donc il fallait se préparer et puis le ton montait on discutait depuis quelque temps est-ce que Trump allait dire oui ou non on avait plutôt l'impression qu'en coulisses l'accord a été conclu ce sera et c'est arrivé une opération conjointe israélo-américaine où l'armée israélienne est complètement intégrée dans le système américain ce sont des avions ravitailleurs américains qui fournissent en l'air le ravitaillement des appareils israéliens il y a une répartition des tâches en Iran les américains s'occupent d'un secteur les israéliens d'un autre les israéliens ont également procédé à des attaques contre le régime ce que les américains n'ont pas fait
comment elle a été accueillie cette opération en israël par la population est-ce que les israéliens attendaient espéraient cette attaque et la mort de Raménaï
écoutez la mort de Raménaï bien entendu n'est pas condamnée bien au contraire à l'exception d'une toute petite minorité de gauche qui pensait qu'on avait la possibilité de conclure un accord mais vous savez depuis pardon depuis 1979 et l'arrivée de l'ayatollah Roménie à Téhéran le fondamentalisme iranien le fondamentalisme le chiite n'a cesse de répéter qu'Israël doit être détruit matin midi et soir dans une place de Téhéran vous avez une horloge qui tourne pour les ayatollahs Israël doit être détruit d'ici l'an 2040 entre parenthèses pour le Hamas le calcul du Coran de prévoyer la destruction d'Israël en 2027 vous savez le fondamentalisme c'est une lecture actuelle du livre saint pour qui ce qui est écrit est en fait de la prophétie et par exemple une sourate décrit le combat du prophète Mohamed avec les tribus juives du Hejaz et évidemment Dieu a punu les tribus juives les juifs ont été dispersés dans le monde et pour les fondamentalistes musulmans ce n'est pas une histoire passée c'est une histoire qui doit se dérouler maintenant qui est prévue donc tout cela effectivement on le sait et vous avez ces grands discours où depuis Téhéran au cours des dernières décennies vous avez le grand Satan c'est l'Amérique le petit Satan c'est Israël et puis les autres petits Satan c'est la France et les autres
Charles Anderlin vous qui connaissez parfaitement Israël jusqu'où selon vous ira Benyamin Netanyahou et jusqu'où les Israéliens vont soutenir cette opération
écoutez d'abord on est en plein dedans maintenant c'est Netanyahou et Donald Trump si Donald Trump qui a la main sur le robinet de l'approvisionnement en munitions et l'opération dans le secteur si Donald Trump décide on arrête et bien tout le monde s'arrêtera y compris Netanyahou pardon en tout cas le public aujourd'hui suit avec assez de résilience entre deux alertes on va au supermarché tout est fermé à l'exception des administrations indispensables quelques dispensaires magasins d'alimentation un peu de transport en commun les gens sont chez eux font du télétravail ça peut durer encore 10 15 20 jours pour le reste à quel moment le public israélien ou au moins l'opposition à Netanyahou qui aujourd'hui soutient l'opération à quel moment ils se poseront des questions sur les décisions qui ont été prises par le gouvernement le gouvernement et les américains parce que d'après ce que l'on sait un accord était possible avec les iraniens avant le déclenchement de l'offensive en Iran
Charles Anderlin le sénateur a une question pour vous
Bonjour monsieur Anderlin ma question au vu de votre connaissance de la région et vous avez raison de le dire c'est quand Trump décera d'arrêter que cela s'arrêtera je parle de cette opération de bombardement mais quel est pour vous ce que serait pour vous le lendemain parce que si le régime s'effondrait il y aurait une option s'il ne s'effondrait pas comment voyez-vous finalement l'après de cette guerre si à ce stade là c'est possible
écoutez avec le fondamentalisme iranien la seule chose qui est possible c'est un cessez-le-feu plus ou moins longue durée ce que pardon ce que le prophète appelait à l'époque à Hudna un cessez-le-feu de plus ou moins longue durée et à certains moments par exemple le Hamas a proposé un cessez-le-feu avec Israël 10, 15, 20 ans mais c'est tout ça n'ira pas plus loin en parallèle il peut y avoir des accords commerciaux ou autre c'est vers ça que l'on va si le fondamentalisme chiite reste au pouvoir à Téhéran sinon ben écoutez tout peut tout peut tout peut à devenir vous avez une grande jeunesse formidable en Iran qui eux qui elle veut vivre différemment maintenant aussi longtemps que ceux qui ont larmes dans les rues de Téhéran et ailleurs sont des fondamentalistes la seule chose possible c'est à cesser le feu maintenant je crois que les services de renseignement occidentaux américains et même israéliens n'ont pas compris le résultat possible les conséquences possibles de l'assassinat de Khamenei Khamenei est un grand chef religieux l'homme qui au nom du chiisme donnait des fatwas pour l'ensemble de la région et on va vers quelques semaines extrêmement difficiles d'un véritable combat avec le fondamentalisme chiite dans toute la région depuis la nuit dernière le Hezbollah au Liban a lancé des missiles sur Israël et maintenant l'armée israélienne se prépare à des opérations beaucoup plus importantes au Liban et ce n'est qu'un début on attend également du Yémen les Houthis et les milices chiites de l'Irak donc on va vers la région alors que l'Iran et les autres ne se contentent pas d'attaquer Israël
Merci Merci beaucoup merci infiniment Charles Anderlin d'avoir été avec nous depuis Jérusalem pour nous livrer votre précieux éclairage et votre témoignage de la situation sur place merci à vous également Rachid Temal merci d'avoir été notre invité
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Rachid Temal