Meeting sur l'eau : « La Terre est notre patrie commune » - #MeetingEau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 30 %Défensif 8 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 1Fait
« le programme est d'abord candidat plutôt que moi-même »
- 4:00Locuteur 1Fait
« aucun parti politique, aucun mouvement n'est en état par lui-même d'avoir des idées sur tout et de tout savoir »
- 23:00Locuteur 1Chiffre
« 10 % du territoire européen a connu des périodes de grand stress hydrique »
- 0:15Locuteur 1Fait
« Le capitalisme, ça veut dire que les entreprises qui constituent des monopoles et elles sont toutes en situation de monopole quand on parle de l'eau pour la raison que les canalisations qui transportent l'eau, elles sont uniques. »
- 0:30Locuteur 1Chiffre
« 1 L d'eau sur 5 est perdu dans le territoire de l'hexagone. »
- 1:00Locuteur 1Chiffre
« En Guadeloupe, c'est 1 L/ 2. »
- 3:00Locuteur 1Promesse
« Nous ne vendrons pas les barrages si c'est nous qui gagnons les élections présidentielles. »
- 4:00Locuteur 1Fait
« L'Union européenne demande qu'on en ait privatisé 150 de d'ici à 2023. »
- 5:00Locuteur 1Fait
« La Terre est notre patrie commune. »
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C'est bon. Allez, c'est parti. Bonsoir, bienvenue dans ce décor qui va changer à plusieurs reprises.
C'est le nouvel épisode de la campagne présidentielle pour les élections de 2022 que nous avons commencé en novembre dernier. Alors, le décor va changer à plusieurs reprises. J'espère que vous allez être aussi émerveillé que je l'ai été moi-même.
Vous, vous n'avez rien à faire. Rester soigneusement calé dans vos canapés et vos fauteuils. Vous n'avez qu'une chose à faire comme dans Alice au pays des merveilles.
Comme dans Matrix, vous suivez le lapin blanc. Alors, vous le savez, cette campagne, elle va être longue. Pourquoi ? parce que avant toute chose, ma candidature est celle d'un programme.
Quoi que vaille l'expression, je vous dirai que le programme est d'abord candidat plutôt que moi-même. Mais je suis sûr que vous comprenez ce que cela veut dire. Dès lors, d'étape en étape, nous éclairons tel ou tel aspect de ce programme puisqu'il a été remis en travail et que nous éditons une revue qui à chaque fois ouvre un secteur du programme pour que vous soyez mis en jambe, vous ayez envie de regarder, de contribuer, de donner votre opinion en même temps que bien sûr les associations, les syndicats, les organisations politiques sont consultées pour qu'on voit comment sont ressentis les idées et ce qui doit gagnerait à être rendu plus concret ou ce qui peut-être doit être ajouté.
J'ai une très grande confiance dans ce programme parce que pour la première fois depuis des décennies, c'est un programme qui vient de la société elle-même et c'est normal que ce soit comme ça parce que aucun parti politique, aucun mouvement n'est en état par lui-même d'avoir des idées sur tout et de tout savoir. la société à travers ses syndicats, ses associations, ses personnalités, ses intellectuels qui produit des idées et qui donc nous permet d'aller de l'avant et d'être capable de penser le futur. Alors, c'est à ça que ça sert un programme, c'est à planifier l'action pour le futur.
Pour autant, ça me fait pas perdre de vue le présent. Je sais quel est ce présent et j'en dis un mot en ouvrant cette rencontre. Ce présent, c'est celui de l'épidémie, la pandémie dans le monde entier.
Alors, quoi qu'on en dise, ça fait un maximum de dégâts en un minimum de temps. D'abord un dégât humain. Et il faut jamais perdre ça de vue.
Un dégât humain, la mort, la perte de son emploi, le stress du confinement, la peur de la contamination, tout ça a déchiqueté. à chez menu souvent des familles, des couples, des communautés humaines et puis ensuite c'est en désastre social parce que comme d'habitude pendant que le très grand nombre souffre, pâtie, accepte de manière disciplinée les consignes qui lui sont données et la même petite minorité de profiteurs s'enrichit encore plus qu'avant, profite clandestinement et ainsi de suite. Si bien que la société est plus déchirée socialement qu'elle ne l'était avant la pandémie et qu'elle se déchire davantage encore du fait de la pandémie.
Des pauvres en nombre toujours plus grands, des riches petites coortes qui s'épéit de millionnaire devenant milliardaires et de quasi millionnaires le devenant définitivement. Enfin, c'est le spectacle de l'humiliation de notre pays. Humiliation parce que d'abord incapable de faire des masques, maintenant en tissu, s'il vous plaît.
Maintenant, on joue du tamtam parce que on va produire des vaccins en France. C'est faux. On va juste les mettre en flacon parce que nous sommes devenus incapables de produire ça alors que des milliards ont été distribués à des firmes, que des milliards ont été donnés en crédit impôt recherche.
Bon voilà la situation que nous vivons. Mais pour autant ça ne doit pas nous coller le nez dans le guidon et nous empêcher de penser la suite. Parce que plus que jamais, plus que jamais, il faut prévoir, regarder devant soi, imaginer ce à quoi nous allons être confrontés pour planifier l'action, l'organiser, savoir de quel côté devront aller toutes les énergies.
C'est pourquoi ce soir notre rencontre porte sur un sujet qui est dans une actualité déjà commencée mais dont peut-être vous n'aurez pas entendu parler avant ce soir, quoi qu'il y a eu. Quelques belles émissions de télévision sur le sujet déjà qui ont donné le goût de comprendre et de se demander ce qui se passe. Nous allons parler de l'eau.
L'eau. L'eau qui est à la base de tout. Mais puisqu'elle est à la base de tout, voyez-vous, d'autres avant nous avaient compris peut-être plus tôt et même parmi les miens, que ce soit ceux qui ont été à l'initiative comme Gabriel Amar, René Revol, Loï Prudom avec sa commission d'enquête sur les usages de l'eau, Bastien Lachot proposant la première proposition de loi pour la propriété collective de l'eau ou Bien Mathilde Panu en ce moment même président la commission d'enquête sur les émictions, pour ainsi dire du secteur privé dans la gestion de la ressource publique, mais toutes ces personnes elles-mêmes peut-être n'auraient pas compris à temp ne leur aurait pas permis de nous alerter à temps s'il n'y avait pas eu avant tout le monde un précurseur.
Et c'est avec lui que je vous abandonne quelques instants pendant que moi je vais aller sur le premier pont sur lequel je vous rencontre. Je veux parler d'un homme du commun, René Dumont qui en 1974 dans la conférence dans la une de ses interventions de télévision dans la campagne présidentielle nous parlait de l'eau et nous on avait la tête ailleurs. On avait peut-être pas que tort mais on a eu tort de pas l'écouter et de ne pas prendre derrière lui les bonnes mesures.
Et c'est à ça que je voudrais que serve notre campagne. Quel qu'en soit l'issue, introduire de nouveaux sujets dans le débat public. ceux qui comptent pour l'avenir fondamental pas seulement d'une nation mais de la civilisation humaine.
Allez, à tout de suite. Quand vous êtes un nourrisson, c'est 75 % de la masse de ce que vous êtes, c'est de l'eau. Et quand vous êtes adulte, c'est 60 %.
Bref, pratiquement toute la biodiversité, c'est de l'eau, de l'eau, encore de l'eau. C'est pourquoi d'ailleurs, comme cette matière est commune à tant de choses, parfois vous voyez dans les nuages à votre stupeur apparaître un visage, apparaître un coquillage, des fois un organe. Pourquoi ?
Parce que tout étant fait d'eau obéit aux mêmes lois d'organisation quant aux formes, que l'on soit un nuage ou le corps d'un être humain. C'est comme ça. C'est fascinant.
Et ça nous montre que c'est la base de toute chose dans l'existence que nous menons. Alors l'eau, c'est d'abord un cycle, pardon. Je vais faire un peu le prof, pas très bon, mais le prof quand même, c'est d'avoir un cycle.
Alors, dans les manuels scolaires, on montre le cycle de l'eau pour l'enseigner aux jeunes gens à l'école. Il va apparaître, je pense sur l'écran et vous allez voir d'abord les océans comme celui qui est derrière moi qui donne lieu au point de départ. On va il l'en faut bien, c'est-à-dire l'évaporation et ensuite la pluie.
Il est sur le côté là l'océan. D'ailleurs, moi je crois que il manque ici un élément. Avant l'océan, il y a les pôles, les deux pôles, le nord, le sud.
Pourquoi ? Parce que de la quantité de glace qui s'y accumule dépend la quantité d'eau qui est présente dans les océans et donc le niveau de ces océans et de la mer. Pour vous donner une idée, dans le passé de glaciation, la mer méditerranée à Marseille était 100 m plus bas qu'elle ne l'it aujourd'hui.
Ça n'est pas de peu de conséquences pour les êtres humains, vous en conviendrez. Alors l'océan, l'évaporation, la pluie évidemment, le ruissellement jusqu'au fleuve, jusqu'au lac et ensuite retour dans l'océan ou passage dans les napéatiques. Tout ce cycle, il est naturellement mondial parce que les océans déterminent le tapis roulant qui a lieu qui qui vont créer le climat et eux-mêmes dépendent d'épaules.
Alors l'épaule c'est s'il fait froid et l'eau chaude arrive d'ailleurs, elle est entraînée, elle passe au-dessus et ainsi de suite. Donc tout ça se tient en un tout mondial. Tout ça est déréglé.
Du fait du réchauffement climatique, les pôles fonde le pôle sud de fois plus vite qu'ailleurs. Et comme les pôles fonde, évidemment, ça change le niveau des eaux. Et donc des centaines de villes sont menacées.
Sur les 20 qui sont le plus menacés, 10 sont à nos portes en Méditerranée. Ça tombe bien, j'ai la liste. Je vous la lirai tout à l'heure dès j'aurai retrouvé mon papier.
Et évidemment comme 60 % de l'eau potable du monde qui a à peine un petit pour de l'eau disponible et dans 9 pays, qu'est-ce que ça crée à votre avis ? Par la force des choses des tensions. Et donc l' phénomène naturel devient un phénomène politique de compétition pour y accéder.
Je vous ai dit 9 pays possèdent 60 % de l'eau 12 disponible. Ça veut dire que en géopolitique tout peut être bousculé par ces compétitions et ce sont des compétitions qui sont sans issu sinon qu'à s'entendre ou à se dominer parce qu'il n'y a pas d'issue au fait de boire ou d'alimenter ces cultures. 70 % aussi de l'eau est utilisée pour l'agriculture. 3 jours sans eau et vous êtes mort.
Par conséquent, vous voyez que c'est un phénomène d'accélération des conflits politiques absolument gigantesque. Regardez, ça correspond avec des zones du monde assez tendues. Par exemple, vous avez 50 % de la réserve d'eau de l'État d'Israël se trouve en 6 Jordanie et 20 % sur le plateau du Golan.
Le Nil desserre une dizaine de pays. Jusqu'à présent, deux pays possédaient tout, le Soudan et l'Égypte. et l'un avait des droits sur l'autre.
Depuis, l'Éthiopie construit un très grand barrage sur le Nil bleu. Et ce Nil bleu, ça représente 85 % de l'eau qui va dans le Nil tout court. Vous voyez que ça change les rapports de force et la géopolitique et les relations entre les nations.
Et quand on va en Asie, 95 % du cours du Mekong, ce sont les Chinois qui le contrôlent. Et puis ensuite en aval et ben il y a le Vietnam, la Birmanie, le Laos, bref toute l'ancienne zone qu'on appelait l'Indochine. Et on voit bien que dès que l'un installe des barrages là où l'eau est devenue moins abondante du fait de la sécheresse, tous les autres pâtissent.
Tout à l'heure, j'ai donné l'exemple du Moyen-Orient. La Turquie contrôle la mond du fleuve tigre Eufrat et les deux pays qui sont en dessous ont vécu les années les plus chaudes qu'ils aient eu depuis 40 ans. Je n'insiste pas davantage.
Je pense que l'idée est comprise. Dès lors, vous voyez comme moi qu'il y a une forme de carte géopolitique qui n'aura plus de sens. Quel sens ça peut bien avoir d'avoir une alliance militaire qui est construite sur l'idée de la domination des uns sur les autres à cause des flux commerciaux quand ceux qui sont inclus dans ces alliances se trouvent opposés par des conflits aussi violents et aussi irrémédiables que ceux de l'eau.
Par conséquent, il y a au moins une conséquence géopolitique et diplomatique à cette situation pour la France, c'est que nous n'avons aucun intérêt à être en brigadé dans des alliances qui ne concernent pas les tensions réelles du monde et que plus que jamais, comme nous ne sommes pas une nation occidentale, mais que nous sommes une nation universaliste présente aux portes des cinq continents ou sur ces continents comme nous le sommes en Europe et que nous le sommes en Amérique par la Guyane ou dans les Caraïbes avec la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Bart et compagnie. Notre intérêt est donc plus que jamais compte tenu de ces zones de tension qui vont apparaître d'avoir une diplomatie universaliste. Alors bon, vous allez me dire "O là, tout ça, [grognement] écoutez, on fait ce qu'on peut, c'est déjà pas mal.
La France aura sans doute de bonnes paroles. Vous y êtes pas. Ne croyez pas qu'on soit à des kilomètres des décisions que vous aurez à prendre pour 2022 et cette élection présidentielle ?
Pourquoi ? parce qu'il se trouve que votre pays, je dis votre pays parce que j'ai en face de moi un écran où je dois avoir une dizaine de jeunes gens, on va dire une dizaine ou une vingtaine et que je m'adresse à eux en passant un message et en passant un flambeau. Votre pays, la France, étant une puissance universelle présente sur tous les continents, il se trouve qu'elle est située à tous les points que j'ai évoqué tout à l'heure du cycle de l'eau.
Pôaule par exemple, je vous ai dit c'est ça qui détermine le régime des eaux qui vont d'un endroit à l'autre et les eaux déterminent le climat et le climat détermine les pluies qui eux-mêmes déterminent la quantité d'eau qu'il y a dans les nappes fréatiques et dans les fleuves. Alors vous vous dites bon bah le pôle d'accord qu'est-ce qu'on y peut ? Bah justement vous y pouvez.
Notre pays est possessionné comme on dit. C'est-à-dire que il y a des droits sur le pôle sud en Antarctique et nous y avons deux bases. Nous sommes donc en première ligne directement de la gestion de ce pôle et ce sont des Français notamment Michel Recard qui avait mené une action magnifique pour faire en sorte qu'on n'exploite pas le sous-sol minier de l'Antarctique.
Nous devons continuer à tenir cette position. Pas question d'exploiter le sous-sol minier et nous avons les moyens de faire entendre notre voix puisque nous sommes possessionnés et que donc nous avons des responsabilités. Et puis nous avons un bateau qui approvisionne nos deux bases scientifiques.
Il a été fabriqué sur le chantier Piriou en Bretagne. Je suis allé le voir avant que il soit mis à l'eau en 2016. Mais il nous faut encore un briseglace.
Bref, ça c'est un rapport très direct. Et puis le pôle nord, pareil, il y a une base scientifique française. Le pôle nord, je vous fais pas un dessin, vous savez comme moi qu'il est en train de fondre.
Et comme il est en train de fondre, ça ouvre des routes maritimes. Et les querelles ont commencé pour savoir à qui appartient le sous-sol à cet endroit-là. Nous autres français, on a quelque chose à dire.
Alors, on nous dit "Oui, mais vous n'avez qu'une base scientifique. Vous n'avez rien à dire." Si on a à dire justement parce qu'on a une base scientifique et la France étant une nation polaire, nous avons des études de haut niveau.
Alors résumé pour cet aspect, un tenir bon sur le fait que les pôles doivent rester en quelque sorte bien commun de l'humanité. Pas d'exploitation mini qui aggraverait la destruction d'épaule. Équipement et remise à neuf des deux bases françaises qui sont au pôle sud. nouvel équipement en bateau du pôle sud.
Alors ça c'est pour le pôle. Après les océans, nous sommes le 2e territoire maritime du monde parce que on a réagi à temps pour une fois et sous le gouvernement de Lionel Jospin, les dossiers ont été déposés et l'ONU a reconnu que la France avait un territoire maritime correspondante aux normes qui avaient été établies par les Nations Unies. Le deuxème territoire maritime du monde, ça deux conséquences.
Premièrement, nous sommes responsables de ce territoire, de ce qui s'y passe, des pollutions qui s'y font. Et nous avons pour surveiller ce territoire l'équivalent de ce que serait sur le territoire de l'hexagone, deux voitures de police pour faire la police dans tout le pays. Voilà l'équivalent que nous avons en navire capable de surveiller les eaux dont nous sommes responsables et naturellement les fonds qui s'y trouvent.
Mais c'est pas tout. Mais déjà c'est quelque chose, c'est une responsabilité. Vous pouvez pas dire à la fois ben je m'intéresse à la planète, le climat, tout ça.
Vous allez le samer avec une pancarte et après qu'est-ce qu'on fait de notre propre responsabilité dans les océans ? Je m'en fous, c'est pas mon sujet. Et bien si tu ne peux pas t'en tu es obligé de t'y intéresser.
Tu es directement et personnellement responsable en tant que citoyen français parce que ce territoire est sous la souveraineté de ta patrie, de ce qui s'y passe devant l'humanité universelle qui elle dépend des océans. Et c'est pas tout. Comme vous vous trouvez là que vous êtes sur ce deuxème territoire maritime du monde, et bien vous avez un voisin.
Et quel est ce voisin ? les grands fonds, c'est-à-dire cette étendue et cette masse d'eau qui en principe n'appartient à personne. Vous savez bien dans quel monde on vit.
Croyez-vous réellement que quelque chose qui n'appartient à personne ne reste longtemps dans cet état ? Souvenons-nous d'un détail. Un détail.
On avait décidé que l'espace appartenait à tout le monde, c'est-à-dire à personne, et qu'il était interdit de le militariser. Et bien, les États-Unis d'Amérique ont décidé que les objets qui sont là dans le ciel, les pierres qui sont là et roulent dans l'espace infini, les planètes, et bien on a le droit de se les approprier et vous avez même des pays qui acceptent qu'on dépose des droits chez eux pour l'exploitation de cet espace. Par exemple, une grande nation spatiale comme le Luxembourg a immédiatement accepté de loger les compagnies financière.
Vous savez que c'est un paradis fiscal, le Luxembourg en réalité, qui euh veulent s'occuper de ces sujets. Alors, vous vous imaginez, on avait décidé qu'on narmerait pas. Résultat, dorénant, l'espace est militarisé.
Et nous autres Français, sans qu'on nous ait rien demandé, nous avons décidé d'avoir un étatmajor de l'espace et en ce moment des manœuvres spatiales, passe pour l'étatmajur de l'espace, mais des manœuvres spatiales avec les Américains et les Allemands. Je me demande bien pourquoi avec ces deuxlà et quel est l'intérêt de le faire. Mais en attendant, c'est comme ça.
Alors, la mer dont je vous parlais il y a un instant qui est au démarrage du cycle de l'eau, les grands fonds ne sont à personne. C'est-à-dire que tout le monde a déjà commencé à y mettre les mains. Et vous avez une commission qui donne des droits de forage.
Oui, mais quand je vous parle des grands fonds, vous avez compris. C'est des fonds qui pour un certains endroits, c'est juste rare. 6000 m de fond, 6 km de flotte.
Et qu'est-ce qu'il y a ? Alors, c'est pas partout à cette profondeur là. Qu'est-ce qu'il y a là-dessous ? 30 % des réserves mondiales connu d'hydrocarbure.
Vous devinez la suite ? Alors, nous autres soumis depuis déjà quelques années, on a toujours réclamé qu'on y introduise du droit du droit international. Ça c'est notre ligne de politique internationale.
Humaniser. Humaniser ça veut dire établir des rites et des relations culturelles, sociales, juridiques à l'échelle du monde. Humaniser, ça veut dire il faut qu'il y ait un droit qui régisse les grands fonds.
Ça peut pas être seulement une commission qui dans un coin, d'après des normes qui lui appartiennent, sur lesquelles nous nous n'aurions rien à dire, décide qui a le droit de faire des trous et où. car faire des trous, c'est une activité qui ensuite peut avoir des conséquences immenses. Figurez-vous, lorsque par exemple se produit un accident comme ça a été le cas dans le Golf du Mexique et où pendant des mois et des mois et des mois, le pétrole est remonté parce que l'installation qui avait été mise là avait explosé.
Vous pouvez dire "Oh, tout ça est bien loin." Non, pas du tout. C'est pas loin du tout.
Parce que à côté de ces grands fonds dont je vous parle avec le fait que la France doit intervenir en permanence pour faire en sorte que le moins possible de forage, voire pas de forage du tout soit fait dans les grands fonds. Qu'enfin on se décide à rompre avec les énergies carbonées. Enfin, on se décide à rompre avec le sacage universel de la nature et en particulier de celle qui est sous la mer où se trouve une quantité absolument inouie d'êtres vivants supérieur à celle qui existe sur la surface de la terre émergée.
À côté de ça, il y a la mer dans laquelle nous vivons, la mer méditerranée. Vous savez comme moi que vous avez entendu dire récemment qu'il y avait un conflit entre les Turcs et les Grecs qui nous concerne. Pourquoi ?
Parce que la mer Méditerranée, c'est quasiment à l'croit de Gibraltar et l'eau met 100 ans à se renouveler. Par conséquent, la première catastrophe, c'est pour tout le monde et c'est définitif. Donc on ne peut pas laisser faire que l'on aille faire des trous partout.
Alors, en face de Chypre, problème entre les Turcs et les Grecs, ou en face de la bande de Gaza, j'en passe et des meilleurs parce que il y a plusieurs autres points de cette nature. Nous avons donc nous Français une responsabilité et un intérêt direct à ce qui se passe en Méditerranée. À qui il fait des trous et comment on traite cette mer quasiment fermée, d'autant que c'est une mère qui se réchauffe plus vite que les autres.
Et dans un instant, j'en reparlerai. Alors, les océans, les mers, donc la pluie, donc les ruissellements, donc les fleuves. Tel est l'ordre du monde qui va se dessiner, qui a de l'eau et qui n'en a pas.
Et qui a de l'eau ? Peut-il la partager ? Et alors comment ?
C'est pourquoi l'eau sera un problème universel et va l'être de plus en plus. Vous pouvez penser que l'intervention de votre pays permet de régler quelques-uns de ces problèmes. Et oui, il le peut.
J'ai évoqué les pôles, j'ai évoqué les océans. Je peux je dois évoquer la question de la forêt qui est un grand régulateur de climat à l'échelle internationale. Souvent, vous entendez parler de la forêt amazonienne.
Rappelez-vous que la France a un bout de la forêt amazonienne avec la Guyane française. Dès lors, nous sommes directement impliqués et notre intérêt est de dire qu'il faut cesser les accords de type Mercossour et autres. Je cite celui-là pas parce que je focalise particulièrement sur les pays qui en sont membres, mais même si ce sont des amis qui dirigent leur gouvernement, je dis pour ma part clairement que j'y suis hostile à cet accord Mercossour comme à ces accords de libre échange.
Pourquoi ? Parce que chaque fois que vous signez un accord de libre champ, ça veut dire que vous donnez le droit de développer les cultures qui saccagent la forêt. Et vous savez comme moi que la conséquence, c'est la déforestation.
Ça pèse sur le climat, mais c'est aussi le fait que les animaux sauvages passent dans les zones occupées par les êtres humains, passent leur virus aux élevages hyper intensifs, lesquels donnent ensuite des pandémies. Depuis que la pandémie a commencé, avez-vous entendu dire qu'en seul endroit du monde, on est décidé de renoncer aux élevage ultra concentré ? Même dans notre pays où nous avons des élevages de vison, la décision avait été prise qu'il fallait arrêter.
Qu'a-t-on fait ? Rien. reporté la date.
Je l'ai vu et de mes yeux vu et voté contre à l'Assemblée nationale et j'ai voté pour notre amendement qui disait qu'il fallait arrêter tout de suite ses élevages. Donc vous voyez comment les questions se tiennent. Si on prend la question de la forêt par la nécessité de protéger le cycle de l'eau, alors on déduit toutes les mesures qui ensuite vont aller en cascade jusqu'au point qui concernent aussi les pandémies.
Toute chose se tient dès qu'on traite des intérêts communs de notre espèce, l'espèce humaine. Je pourrais dire, et je dois dire de même, pour le plastique, il y en a partout. Nous avons là aussi la capacité d'intervenir, d'abord en arrêtant nous-même d'en jeter partout, d'en produire et d'en dépendre. mais aussi parce que la France dispose d'un système de balise qui permet de suivre les courants qui portent les plastiques.
Et aujourd'hui, c'est nous qui est donc des pays qui sont victimes de la plastification de leur côte à repérer ces flux et à les prévenir. C'est quelque chose d'important pour nous tous que d'en être capable. Et autre bonne nouvelle, c'est le CNRS que la ministre de l'enseignement supérieur, madame Vidal, voulait préposer à la tâche de la surveillance politique de des islamistes de gauche.
Non, des islamogauchistes. Voilà, les islamogauchistes. Alors, elle pensait que le CNRS ça servait à ça.
Heureusement, le CNRS a dit "Nous, l'islamogauchis, c'est pas une matière scientifique, donc ça nous concerne pas et on surveillera personne. Cette blague étant mise de côté. Après tout, j'espère que ça la pique. 23000 universitaires ayant dit qu'ils avaient autre chose à faire qu'à se surveiller mutuellement.
Et bien disons-nous que le CNRS nous fait honneur parce que c'est lui qui a été désigné comme pilote d'une coalition mondiale qui regroupe toutes sortes de pays et 500 ONG pour traiter de la question des algues notamment pour tirer des algues entre autres choses des matériaux qui sont l'équivalent du plastique mais qui étant biosourcé serait capable de se décomposer. Ça nous intéresse nous les Français on sait le faire. On sait le faire.
Vous avez en Bretagne plusieurs sociétés qui ont fait des bons en avant extraordinaires dans ce domaine et peuvent nous proposer une alternative au plastique. Vous voyez, je crois que j'ai pris quelques-uns des grands sujets. Tout à l'heure, je vous ai parlé de la Méditerranée, je vous ai parlé des trous qu'on y faisait et pourquoi nous les Français, nous étions directement concernés.
Mais je vais continuer sur le sujet sur 20 villes dans le monde qui vont être prises à revers par la montée des eau dans des conditions qui vont les dévaster assez sérieusement. Et bien sur les 20 villes qui sont les plus menacées dans le monde, il y en a 10 qui sont dans la mer Méditerranée. Voilà ce que on peut dire sur notre capacité à intervenir sur la réalité.
Par conséquent, l'idée que le climat est une donnée mondiale et que c'est une donnée mondiale parce qu'il dépend du régime des EOS à l'échelle du monde. Cette idée ne doit pas nous conduire à dire et ben c'est une affaire je sais pas quoi moi de de discussion de vœux pieux. Non, ça nous concerne directement.
Nous pouvons donc faire quelque chose et je suis certain que le seul fait d'avoir abordé ce soir la question de l'eau, de l'avoir fait dans un registre politique en tant que candidat à l'élection présidentielle va obliger tout le monde à en parler parmi les autres formations politiques qui auront des candidats à l'élection présidentielle. Parce que vous qui me regardez et qui êtes en train de m'écouter et peut-être de noter des arguments, vous pourrez les interpeller. Et quoi qu'il arrive les amis, quel que soit l'issue, de toute façon, nous aurons fait entrer un débat sous un angle qui n'est pas abstrait, mais sous un angle très concret, celui de notre responsabilité comme français devant l'humanité universelle parce que nous sommes directement en contact avec les points où se joue la question de l'eau et du climat.
La France peut alors bon maintenant après le tour du monde quelques élément sur notre propre pays parce que quand même là aussi la question se pose et vous allez voir ce que je vais vous proposer. Le cycle de l'eau, il est perturbé en France. Un coup, il y a plus d'eau et alors c'est l'horreur.
Les gens croient que c'est un événement exotique le manque d'eau. Non, c'est un événement français. Oui, mais seulement dans le sud de toute façon, il fait tout le temps trop chaud.
Non, même dans l'est. Vous savez que récemment, on a fait un petit vlog sur le sujet. Je suis allé dans le doux pour y voir quelque chose qui était inimaginable.
Nous sommes dans l'est du pays à une forêt. Que se passe-t-il ? Il y a plus d'eau dans le doux à cet endroit-là.
Il y a plus d'eau dans le doux. Où elle est ? Le géologue qui était là me dit elle est en dessous.
C'est descendu d'un cran. Ça veut dire que la nape fréatique, l'eau qui a en dessous aussi descend d'un cran. Quand elle descend cran, elle se charge davantage de minéraux.
Vous le voyez sur le film le géologue. Et voilà le doux, un grand fleuve danse qui roule ses eaux et ses pierres le reste du temps. Voilà comme il est.
Nous sommes en France, nous sommes dans l'est du pays et en cours de route, il y a quelque chose qui est glaçant. Ça s'appelle le saut du la plus haute chute d'Europe, 20 m. Un peu comme vous diriez aux Amériques, le Niagara.
Bon, c'est un petit Niagarain, mais c'est regardez plus une goutte d'eau. Imaginez-vous le Niagara, il y a plus d'eau. Voilà comment elle est d'habitude la source du doux, le le saut du vous voyez ça ?
Ça se passe sous vos yeux. Ne croyez pas que ce soit le seul endroit. 10 % du territoire européen a connu des périodes de grand stress hydrique.
L'Irlande en 2017 en plein hiver a rationné l'eau et nous en France en 2019 je crois ou 17 83 départements ont été mis en situation de de de détresse hydrique et l'année dernière encore 70. La question de la sécheresse et de la perturbation du régime des eaux est une question qui est commencée. Alors quand il fait trop chaud, que c'est sec, en plus du fait qu'il y a pas d'eau, et bien vous avez d'autres conséquences.
Les villes deviennent invivables parce qu'il y terrifiante aussi longtemps qu'on les aura pas revégétalisé. Et donc les gens mettent en route ceux qui en ont les appareils à climatiser et à refroidir l'atmosphère. Vous savez comme moi que nous sommes devenus une véritable civilisation de la climatisation.
Au début, ça a été inventé pour que les gens puissent continuer à travailler, même quand ça crevait de chaud partout ailleurs. Et puis après, c'est devenu partout. Et donc à ce moment-là, donc on tire sur l'électricité et donc on crée des pics de consommation à des périodes de l'année où d'habitude il y en a pas.
Que se passe-t-il alors ? Vous allez voir comment tout se tient. Que deviennent vos chaires centrales nucléaires ?
Et bien comme il y a moins d'eau et qu'il y en aura de moins en moins dans les rivières puisqu'au cours des 50 prochaines années, elles vont toutes baisser au moins d'un tiers de leur contenu en eau. Et bien les centrales nucléaires qui étaient censées nous fournir une énergie permanente et non pas intermittente comme les éoliennes et cetera et cetera deviennent à leur tour une énergie intermittente. Pourquoi ?
Et bien parce que il y a moins d'eau. Donc la centrale qui pompe de l'eau pour refroidir le circuit ne peut plus en prendre parce qu'elle réchauffe trop l'eau ou parce qu'il y en a pas assez. Donc elle arrête.
Et c'est comme ça que l'été dernier vous avez eu toute une série de centrales qui ont été mises à l'arrêt du fait de cette situation. Vous voyez une fois de plus comment tout se tient et part de la question de l'eau. Retenez bien parce que dans mon esprit, c'est pour vous amener à une conclusion que vous allez voir dans un instant.
Cette affaire de sécheresse, bien sûr, ça donne ça et puis ça donne autre chose. Comme il fait chaud, comme c'est sec, et bien ça devient inflammable. Donc vous avez les incendies, des incendies comme vous avez pu en voir aux États-Unis d'Amérique que plus personne ne sait arrêter pour l'instant on sait les arrêter en France tels qu'ils sont.
Mais il faut pas croire qu'on a une capacité de faire face à n'importe quoi, à n'importe quelle taille d'incendie. Et ces incendies, ils résultent non seulement de la sécheresse, mais du fait que quand la sécheresse se conjugue avec une certaine énergie du vent, 140 km/h ou 170, à ce moment-là 40° plus en vent à 170, le réseau électrique à haute tension plouf, il tombe en rade. Soit parce que les pylones des gringolent ou les fils et tout ça évidemment c'est un facteur d'incendie considérable en plus des autres perturbations.
C'est ça qui a ravagé la Californie. Alors évidemment, dans un instant, on en parlera aussi. C'est pas ça n'importe quand ni n'importe comment.
C'est ça dans le régime capitaliste qui aggrave les choses et qui les aggrave et qui en est d'ailleurs souvent la cause. Comme il est la cause du dérèglement climatique, il est la cause du réchauffement climatique parce que c'est le productivisme, c'est l'accumulation, c'est la consommation sans frein ni limite d'objets inutiles, la production de choses périssables qui est à l'origine de la catastrophe climatique. Elle vient pas du ciel la catastrophe climatique. avant d'être passé par le ciel, elle est passée par les coffres des banques et par la finance.
Alors, sécheresse et puis quand c'est fini avec la sécheresse, je vous ai dit tout à l'heure, la Méditerranée, nous en sommes rivers. La Méditerranée s'évapore plus vite que les autres mers. 1 degré supplémentaire 7 % d'évaporation de plus.
Résultat quoi ? des gros nuages. Vous savez ce qui se passe pendant la période du réchauffement climatique ?
Il pleut, on dirait le film Blade Runner. Il pleut, il pleut, il pleut et il pleut. Et là, il pleut d'un coup des trombes d'eau qui tombent sur une nature qui n'a jamais reçu de telle quantité d'eau et qui donc n'est pas disposé pour y faire face.
Là, il me manque un parapluie. He si on veut être vraiment réaliste, il me faudrait un parapluie. [raclement de gorge] Il tombe des quantités d'eau incroyables et ça a donné la dévastation de la vallée de la Roya dont vous vous souvenez peut-être.
Mais ça c'est ce qui va se passer maintenant de manière de plus en plus fréquente, de plus en plus régulière avec d'un côté les désastres, de l'autre le fait que les êtres humains se serrent les coudes pour faire face au désastre et puis ils ont à choisir entre l'efficacité de ce qui est collectif ou le chacun pour soi si le désastre s'installe dans la durée. Et c'est comme ça qu'une civilisation, une organisation de la société peut se dissoudre dans la pluie et les tempêtes parce que tout ce qui est commun explose. Et là, qu'est-ce qui explose ?
Ce sont les réseaux réseau d'eau, réseau électrique qui fait qu'on se dit la première fois, je donne le coup de main, la première fois arrivent tous les retraités de DF, la deuxième fois, ils viennent moins vite parce qu'on s'est trop moqué d'eux jusque-là. Et puis la troisième fois, vous avez des gens qui disent "Moi, j'en ai assez, je m'installe mon groupe électrogène et je capte tout seul de l'eau de pluie et après chacun pour soi." Et là aussi, nous avons à penser ces problèmes là dans le cadre général dans lequel ils interviendront.
C'est un défi et ben on va trouver des solutions. Ça stimule l'esprit. La solution ça peut pas être simplement dire chacun pour soi, mais au contraire, comment on va faire pour y faire face collectivement ?
C'est pour ça notamment que j'avais rappelé le besoin qu'il y a dans le programme l'avenir en commun d'une conscription qui soit vouée à la prise en charge des tâches de secours mutuel de coopération. Quand il y a besoin de donner le coup de main, c'est maintenant, c'est pas demain, après quand on aura parlé pendant des heures. Et puis c'est pas le président de la République qui arrive dans un hélicoptère qui bloque tout pendant une journée et après il s'en va au revoir et merci.
Comme on l'a vu dans la vallée de Laaroya. Dans ces conditions, le passage aux pluies d'illuviennes, c'est un sujet pour la France des 10 prochaines années. Ne croyez pas que ce sont des événements que vous avez derrière vous.
Ça va être des événements que vous allez avoir de plus en plus souvent dans le futur et donc auquel vous devez trouver des solution. Alors, ce cycle de l'eau perturbé, il est aussi par l'agriculture parce que c'est quand même l'agriculture qui fait les ponction mais de très loin les plus importantes par rapport à la consommation domestique. Et cette agriculture, elle a deux inconvénients.
Elle consomme beaucoup d'eau dans des conditions qui ne sont pas satisfaisantes bien des fois. Quoi qu'il y ait des solutions satisfaisantes. Vous savez l'irrigation c'est à la base de la civilisation humaine.
Il y a même une langue dans lequelle le mot civilisation et le mot eau est le même. C'est la base de la civilisation la plus ancienne connue de nous autour du bassin méditerranéen, celle de l'Égypte antique. Mais c'était aussi les Mayas, les Incas.
Et tout ça était organisé, les Chinois autour de l'irrigation des cultures. Encore en France, nous savons utiliser l'irrigation des cultures à partir de la pente. C'est tout bête hein gravitaire.
L'eau descend parce que c'est sa pente. Il y a pas besoin de mettre un moteur, il y a pas besoin de dépenser une autre énergie. Elle descend et elle retourne ensuite et au fur et à mesure soit au fleuve qui se trouve au bout, soit à la nappe fréatique.
Mais justement, premier problème, ne soyons pas dispendieux de cette eau. Tâchons de contrôler ce qu'on fait. Vous étiez peut-être pour certains d'entre vous à Valence aux universités d'été, le remu ménage, les enfis à Valence.
Non, vous y étiez. Oui, non, je sais pas, peut-être. Mais moi, je sais que je suis passé trois quatre fois là-dedans et il y avait un gars qui bravement arrosait son champ de maïs à 2h de l'après-midi, c'est-à-dire sous le pire can une eau qui s'évaporait ou se perdait.
Et tout ça pourquoi je vous prie ? Pour faire du maïs, pas celui que vous avez dans votre boîte là chez vous ou comptez utiliser. Non, celui qu'on va exporter parce que c'est important d'exporter le marché mondial blabli blabla. là où au contraire on devrait faire abonder les cultures vivrières.
Il y a donc une réflexion à avoir sur quel est véritablement l'intérêt de participer au commerce mondial des céréales bien sûr que si on en a plus qu'on en a besoin, il est bon de les mettre à la disposition de ceux qui en ont besoin vitalement. Je sais très bien que 20 % du blé français 20 % 20 % sert à nourrir les Algériens. Donc je sais bien qu'on a des devoirs les uns avec les autres, mais de là en avoir un plan comme projet pour tout le monde cette cette forme d'agriculture, non surtout qu'on connaît le résultat, c'est que pour produire de cette manière, on inonde tout de pesticides.
Et les pesticides, non seulement vous finissez par en manger, en avoir dans votre corps au point que l'on pense que ça a une influence directe sur les cancers mais même sur la génération, c'est-à-dire la capacité à être fécond, c'est pas rien. Et bien cette le cycle de l'eau, il passe par là. L'eau qui ruisselle, elle emmène tout ça dans la nappe fréatique.
Donc là aussi, oui, il y a quelque chose à dire. Zéro glyphosate en 2022, plus un seul néonicotinoïde avec les conséquences. Il suffit pas de le dire, pas l'argument qu'on m'a dit.
On m'a dit "Ben, monsieur Mélenchon, c'est vous qu'on viendra chercher pour arracher les mauvaises herbes. Pardon, pendant 20 siècles, on les a arraché, on s'est arrangé pour qu'il y en ait pas." Alors ne venez pas nous raconter des histoires.
C'est pas ça qui est le plus important, c'est que évidemment si nous interdisons les pesticides chez nous, et bien nous ne laisserons pas entrer les produits qui eux seraient élevés avec des pesticides. Parce que c'est une leçon que l'on a tiré récemment du fait qu'on a interdit les produits qu'on allait mettre sur les cerisiers pour empêcher les chenilles de manger les cerises. si bien que les cerises françaises étaient moins nombreuses, elles valait plus cher que les cerises qui arrivaient d'ailleurs.
Et bien la solution c'est que il y a pas de cerise qui arrive d'ailleurs. Voilà, ça veut dire que la protection du cycle de l'eau contre les pesticides nous amène à ce que nous appelons nous les insoumis le protectionnisme solidaire. C'est-à-dire qu'on empêche certains produits d'entrée, pas tous, ceux dont on peut discuter avec les partenaires, mais on le fait par solidarité avec le reste de l'humanité et par solidarité entre nous.
Parce que ceux qui vont tomber malades ne tomberont pas malades dans les mêmes conditions suivant leur localisation, leur situation sociale, leur métier. Les premiers à mourir de tout ça, ce sont les paysans et ainsi de suite. Voyez-vous comment les questions s'enclenchent.
Et voilà pourquoi à chaque fois on gagnera à partir de l'eau, c'est-à-dire à commencer par la question de l'eau. Vient la question de la forêt aussi dans la perturbation du cycle de l'eau. Quel rapport ?
Mais enfin, depuis le 18e siècle, on sait que la forêt a à voir avec le climat. Vous avez des textes de Buffon sur la question qui racontent ça. Alors, des fois ça servait de prétexte, hein.
On disait "Oh là là, on va arriver à tel endroit, on va tout organiser parce que les sauvages qui sont là savent pas le faire." Bon, ça c'était l'argument néocolonial, mais la vérité c'est que suivant comment est la forêt, elle participe directement au cycle de l'eau. D'abord parce qu'elle humidifie, c'est une certitude.
Il y a qu'à le voir quand il y a plus d'arbre, la chaleur monte d'un coup sur les terrains concernés et donc réchauffe l'air qui réchauffe et cetera et cetera et cetera. Ça c'est le premier aspect. Puis deuxièmement, la forêt retient l'eau à condition qu'il y a quelque chose sous les arbres.
Donc si vous plantez partout la même espèce d'arbre qui acidifie les sols comme on l'a fait en plant des sapins partout. Alors moi qui suis un exjuracien, j'aime mieux vous dire qu'on trouvait ça plutôt étrange que les sapins qui étaient en haute montagne où c'est bien leur place, on les retrouve dans la plaine. Pourquoi c'est comme ça ?
Il plante ça, ça détruit tout ce qu' y a en dessous. Mais ça a un intérêt, c'est qu'au bout de 40 ans, vous coupez et vous coupez juste à la bonne taille parce que les machines accueillent des trons tout droits qui ont 40 ans. Il y a qu'un problème, c'est que le sol lui met 60 ans à se reconstituer et que au cours des 30 dernières années, le contenu en matière organique, la Terre, la Terre c'est que ça, c'est de la décomposition de matière organique abaissé de moitié.
Donc la fertilité des sols est en baisse, sauf si vous mettez du glyphosate partout. Mais si vous mettez du glyphosate partout et des engrais, pardon, plutôt des engrais, et bien vous aggravez la situation de toute cette terre, des animaux qui s'y trouvent en surface et en profondeur et cetera. Vous voyez à nouveau tout se tient et dans ces conditions, la forêt est un régulateur sur lequel il faut veiller.
Et ben justement donc si on doit veiller, il y a une chose à faire, on doit interdire les couperases. Si nous gagnons les élections comme nous interdirons les glyphosates, comme nous interdirons les néonicotinoïdes, et bien nous ne permettrons plus qu'il y ait des coupes rases. La coupe rase c'est plus rien d'un coup partout.
Alors, on prend le problème par le bout qu'on veut, on connaît le résultat. Réchauffement général, appauvrissement des sols et cetera. Et puis surtout, si on permet les coupraves, ça veut dire queon permet la plantation comme on l'a fait dans l'agriculture industrielle, la forêt industrielle.
Pouf, partout le même arbre. Et puis on en met, on en met, on en met, on en met. Et le résultat évidemment c'est qu'il y a plus qu'une espèce d'arbre.
Et quand vous avez qu'une espèce d'arbre, et ben ils meurent tous en même temps dès qu'il y a une maladie. La résistance de la forêt s'abaisse. Donc la capacité à retenir l'eau et entretenir les sols.
Là encore au point de départ vous avez l'eau. Vous avez l'eau virgule et le capitalisme parce que tout ça c'est ces modes de culture cette industrialisation permanente de toute la culture se fait pour permettre l'accumulation et l'exploitation et l'accumulation du profit. Sinon, il y a pas besoin de tout ça pour mener une vie décente et digne.
Il y a pas besoin de tout ça. Et évidemment, pour qu'on puisse tirer le meilleur partie de notre communauté de destin avec la forêt, et bien il faut qu'il y ait une filière bois qui soit organisée méthodiquement, notamment pour remplacer une partie des matériaux de construction. Franchement, planter des arbres pour faire du feu, c'est vraiment un truc de prime lamentable quoi, minable comme idée.
On a besoin de bois d'œuvre. Plus on aura de bois disponible de paille aussi d'ailleurs ou de terre et plus on pourra faire des constructions en autre chose que du béton. Le béton, il faut du sable.
Le sable, vous allez chercher, pas tous les sables qui marchent. Donc, on creuse partout pour sortir le sable et évidemment, on provoque des déformations, des traits de côte et cetera et cetera. Vous voyez, je pars de la forêt et je vous retrouve en train de vous parler du littoral et je vous parle de la construction et de l'habitation.
Tout ça se tient à condition qu'on ait un fil conducteur. Le fil conducteur, il va falloir le déterminer. C'est ça que je vais vous proposer.
C'est pas de dire en général le principe de précaution, en général ceci ou cela. Non, par rapport à un objectif, protéger l'eau. Protéger l'eau, la valoriser et l'utiliser intelligemment.
Vous allez voir comment je viens d'évoquer les forêts, je dois évoquer aussi la perturbation qui se produit dans l'énergie. J'en ai parlé il y a un instant à propos des centrales nucléaires, je n'y reviens pas. Mais il y a quand même une question pour nous qui est posée.
Nous avons intérêt à avoir un régime des eaux qui soit assez bien organisé, assez respectueux de l'eau, de ces ruissellements spontanés pour qu'à tout moment on rende la quantité qu'on a pris qu'à la sortie à la fin du cycle qui est pas moins ou pire qu'au point de départ. Ah, c'est pas simple à organiser. C'est l'équivalent pour l'eau de ce qu'on a appelé la règle verte.
Vous savez, on ne prend pas davantage à la nature que ce qu'elle peut reconstituer. Je pourrais donner un exemple très simple. Je suis allé voir sur place à quoi ça ressemblait parce qu'on m'avait signalé l'affaire.
Je suis allé dans le vacluse au pied du Lubéron voir la durance he la durance c'est une un fleuve dont on a dit ah ça y est cette fois-ci on l'a domestiqué on le tient bien en main on sait quoi faire et des eaux abondantes et un peu folles de la durance en la détournant sur des barrages sur ceci sur cela, on lui a tellement pris que ça vous donne une rivière à moitié sèche. et un régime des eaux qui est devenu négatif pour ce fleuve. Alors quand je m'y suis trouvé, il y a un journaliste qui vient après qui me dit "Alors, que faut-il faire pour réparer la durance ?" Bon, moi j'étais là depuis une demi-heure.
Qu'est-ce que j'allais lui dire sur ce qu'il fallait faire pour réparer la durance ? Alors qu'il y a des gens qui sont là depuis des générations ? Et quelqu'un dans le groupe dans lequel j'étais qui est un gars du coin lui a dit "Bah, c'est très simple, il y a qu'à rendre l'eau à la durance." Alors, ça fait ricaner peut-être le technicien ou le technocrate, mais je trouve que c'est un défi, c'est ça qui est intéressant, c'est que ce soit un défi, un défi technique, on va trouver une solution technique en essayant de faire en sorte que la solution aggrave pas le mal parce que c'est souvent ça qui s'est passé.
Quand j'ai vu ça, j'ai fait le tour avec ma délégation. Il y avait dedans Mathil Panu qui était là avec moi et puis Marina Mesure de de du groupe du Parlement européen et on on a regardé pour voir comment le circuit avait été monté. Au passage, on a vu qu'il y avait plein d'idées et les gens nous ont dit "Écoutez, une des solutions que nous avons, c'est que l'eau qui descend du barrage, vous le voyez là sur l'écran, quand elle sortent des barrages là, ces barrages là, ils sont tout le long du canal.
Et bien vous voyez, il y a trois prises d'eau. Il y a trois prises pour sortir l'eau. Elle descend de de du canal qui est en haut et ça fait de l'électricité.
Et les gens qui sont là m'ont dit "Écoutez, dans le troisème tuyau, quand il y a pas besoin d'autant d'électricité, vous savez que l'électricité ou si vous le savez pas, je je vous le raconte, c'est un système qui doit être stable. Il doit y avoir tout le temps autant d'électricité qu'on en consomme. Pas moins, ça saute, pas plus, ça saute aussi.
Donc à la gestion de de l'électricité c'est continuel. Il faut faire attention à ce que ça soit jamais ni plus haut ni plus bas que la consommation. Donc quand on a besoin de moins d'électricité, on utilise l'électricité de la descente pour mettre en route la remontée et donc l'eau qui est en bas remonte jusqu'à son point de départ.
Donc on recharge la pile. Si on recharge la pile, on a moins besoin de prendre de l'eau à l'intérieur du fleuve. C'est un exemple.
Je vous demande pardon d'être rentrer dans un détail aussi technique mais c'est pour vous montrer que même quelqu'un qui n'a pas de connaissance technique comme c'est mon cas et je vous prie d'excuser d'avance peut-être les erreurs que je commets dans mes explications, mais je veux vous dire qu'il est possible de trouver des solutions qu'on nous les explique et que ce sont dans les métiers les personnes, les femmes, les hommes, les jeunes ingénieurs et techniciens qui sont en formation mais ne rêvent que de ça, qu'on leur dise "Allez, vous avez un défi maintenant trouvez la solution. Parce que c'est pas moi qui m'occupe de poésie au 16e siècle ou de politique qui suis capable de vous dire comment on va organiser pour faire remonter l'eau. Il y a en France une ou deux usines hydroélectriques où on remonte l'eau.
Je vais aller les voir pour m'assurer que ce système peut fonctionner partout où les installations sont là. Mais vous voyez que c'est possible de tenir la règle verte à propos de l'eau et donc d'avoir avec la règle verte une règle bleue, une règle qui dirait on ne prend pas et on n'épuise pas la ressource. Et nous ça nous importe beaucoup.
Pourquoi ? Parce que nous avons dit que nous interromprons la production d'énergie nucléaire mais il suffit pas qu'on le dise pour qu'on ait réglé le problème. Le problème c'est qu'il va falloir fournir de l'énergie.
Alors bien sûr, il faudrait être plus sobre, consommer moins d'énergie, c'est une affaire entendue mais il va falloir quand même en produire. Nous intéresse tout ce qui peut s'installer sur le mouvement de l'eau, énergie mécanique qui a été la première à la disposition de l'humanité. Dans ce pays, il y avait des milliers de moulins autrefois.
Il faut donc arrêter de les détruire. Alors, on me dit mais certains n'ont même plus de propriétaire. très bien confisqué, ils deviennent collectifs et nous devons installer encore d'autres milliers de moulins pour produire partout de l'électricité.
Alors en s porteur grand nom, on appelle ça des hydroliennes, appelez ça comme vous voulez. Mais de l'eau qui coule, il y en a partout. Et partout, on peut faire de la prise pour avoir de l'énergie et pour avoir du mouvement mécanique qui produit de l'énergie électrique.
Bon, je sais pas si j'ai suffisamment bien fait mon tableau pour que on soit tous d'accord sur la conclusion à laquelle je voudrais vous amener maintenant. Voilà que je me suis dit la chose suivante, la règle verte, la règle bleue, l'interdiction des glyphosates, je l'ai dit tout à l'heure, tout ça vous avez entendu, mais je me suis dit comment est-ce qu'on pourrait faire une fois après avoir gagné l'élection pour organiser ça vraiment concrètement ? Et je me suis dit, regardons comment est organisé administrativement la France.
C'est une bonne chose qu'elle soit organisée et qu'elle le soit par des décisions collectives. Aujourd'hui, vous avez 13 grandes régions. Vous savez qu'il y a des élections qui ont lieu au mois de juin prochain.
Et regardez comment elles sont faites. N'importe comment. Avant, il y en avait 22 et puis par l'Union européenne a dit "Ça fait beaucoup trop de structure administrative.
Aussitôt François Hollande s'est mis au garde à vous et a réduit tout ça. Et puis avant même qu'il ait commencé à appliquer sa nouvelle trouvaille, il s'est fait encore gronder par l'Union européenne et donc il a encore changé la carte et maintenant nous en avons donc 13. Elles ne veulent rien dire.
Soit c'est les provinces d'ancien régime au dieu ou bien ce sont des découpages folklorique qui vous mettent Clermontferrand et Biarit dans la même région qui vous groupe des choses qui n'ont rien à voir entre elles. Si bien qu'on est obligé d'inventer des mots comme paumulant des anciennes régions, des nouvelles régions. Tout ça c'est en fourbie qui à mon avis n'a gu si bien qu'on pourrait proposer, je vous demande d'y réfléchir, que l'on réorganise la carte des régions en France à partir des grands bassins versants. si bien que l'autorité administrative aurait à penser la totalité des problèmes qu'il y a à traiter l'emploi, les transports, transport en commun, transport individuel, les formations et cetera à partir de ces bassins versants et pour les respecter du mieux qu'on pourrait.
Je suis sûr que ça donnerait quelque chose de tout à fait extraordinaire pour arriver au résultats que nous devons viser et afficher. Zéro pollution, zéro pesticides dans l'eau. 90 % des cours d'eau aujourd'hui sont pollués. 90 % c'est pas rien.
Les cours d'eau aujourd'hui, il y a des agences de l'eau qui font du boulot. Ils font du bon boulot. On peut critiquer ceci cela, d'accord, tout est critiquable.
Et bien sûr, on peut améliorer les choses, mais ils font du boulot. Ils ont donc fait la preuve qu'on était capable de le faire. Et puis ces agences, elles sont elles-mêmes décomposées, subdivisées et elles vont jusqu'au plus près du terrain par des structures collectives.
C'est pourquoi le projet doit être la collectivisation de l'eau. Je dis collectivisation pour pas dire nationalisation. Pourquoi ?
Parce que souvent ces régimes d'eau doivent être confiés aux communes ou au département, c'est-à-dire aux collectivités locales qui sont sur ces bassins versant et qui sont capables de gérer ça du mieux qu'on peut l'espérer avec des gens qui connaissent qu' souvent sont là depuis quelques temps déjà et qui ont cette capacité à imaginer des détails. Un jour, je parlais comme ça avec des jeunes gens qui sont de de jeunes ingénieurs et il me racontait l'intérêt qu'il aurait à assurer une bande herbeuse au bord de toutes les rivières. Vous imaginez un gars comme moi qui vient des villes et qui a passé toute sa vie en ville, qu'est-ce que ça pouvait bien me dire à moi ?
Une bande herbeuse, rien du tout. Et ben, eux, ils m'ont exprié, ben écoute, on a qu'à mettre de l'herbe parce que ça fait des racines et les racines nous enlèvent les métaux lourds et toutes les cochonneries qui vont sinon sans limite dans la rivière. Des petites solutions comme ça sont à la portée évidemment de corde d'inspection.
Mais si, comme pour la forêt, vous laissez détruire l'ONF, c'est-à-dire les gens qui savent le faire, si vous mettez une personne pour 1000 km de rivière, alors évidemment vous connaissez le résultat d'avance. Ça va être la catastrophe que personne n'est capable d'empêcher. Chaque poste de travail qui serait affecté à la surveillance pour valoriser la ressource en eau, c'est un investissement.
Ce n'est pas un coût de fonctionnement comme ils disent, c'est un investissement parce qu'il protègerait la ressource et il la valoriserait. Voilà. l'idée que je veux amener sur la table à cet instant en vous disant tous les instruments existent pour procéder au changement que je viens d'évoquer.
Alors, je finis parce qu'il faut bien finir. Si c'était qu'une affaire de pluie, si c'était qu'une affaire de ruisseau, de nappe fréatique, bon mais on dirait on y peut rien. Si on y peut tout ça, la principale source du désastre est la cupidité, l'indifférence à l'égard de la nature qui fait que le capitalisme externalise tous ses coûts.
Les coûts sociaux, la santé des gens, l'éducation des gens, c'est pour l'État. Les coûts environnementaux, c'est pour les gens. Débrouillez-vous avec.
Ils prennent, ils pillent, ils ne sont responsables de rien. Et vous venez de voir dans la pandémie à quel point en voyant ceux qui se sont enrichis sur le dos de tous les autres, c'est-à-dire seulement les salariés, mais les petits commerces, les petites entreprises, ce système économique est un système amoral. Il ne peut pas avoir de moral parce que ce qui l'organise de l'intérieur, c'est juste un objectif et vous pouvez reprocher à personne de ceux qui s'en occupent d'essayer de le servir.
L'accumulation du profit. Par conséquent, le capitalisme est responsable de la crise, mais ça on s'en fout est responsable, mais c'est surtout qu'il va l'aggraver parce qu'il ne sait pas s'arrêter parce que comme on a dit, c'est une grande force qui va mais elle ne sait pas où elle va. Ben justement, c'est le problème.
Elle ne sait pas où elle va. Ce système est incompatible et toutes les stratégies productivistes sont condamnées à l'échec pour le futur. Pendant des années, vous le savez, j'ai été membre du Parti socialiste et je partageais l'idée que on corrigerait les inégalités progressivement en répartissant de manière inégale les fruits de la croissance.
Ça ça veut dire une croissance infinie dans un monde fini. Cette stratégie est condamnée, elle n'a aucun avenir. Je ne parle pas des partis qui croient la représenter, qui d'ailleurs ne représentent rien parce qu'ils sont devenus aussi libéraux.
Je dis seulement que cette stratégie qui avait son sens à une époque, peut-être avant qu'on soit 7 milliards d'êtres humains à prélevés sur la planète, on ne peut pas imaginer dans le futur une stratégie politique et organisatrice de la société qui repose uniquement sur l'idée de croissance. C'est la réorganisation de la société. C'est le fait qu'il y a des millions et des millions et des millions d'heures de travail nécessaires dans ce pays et que donc on a besoin de tout le monde.
On a donc besoin du plein emploi avec évidemment cette idée qu'on ne va pas épuiser les gens au travail et qu'il faut donc répartir le travail pour qu'on travaille tous dans des conditions qui n'usent ni les hommes ni la nature. Bref, au fond, c'est cette formule que je vous ai proposé comme étant le cœur de notre programme qui apparemment comme ça est banal. C'est l'harmonie des êtres humains entre eux.
L'inalité est source d'injustice, de pillage et de sacage. L'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. Et quand je dis harmonie, j'en parle comme de la musique, c'est-à-dire la concordance des cycles.
C'est pas une idée abstraite. Il faut que les cycles du prélèvement humain s'adaptent au cycle de reproduction de la nature. C'est cette harmonie là qu'on doit viser.
Il n'y a pas de société possible dans le futur sans cet objectif d'harmonie. Les stratégies basées sur la croissance sont condamnées à mort et elle nous condamne à mort. C'est surtout ça qui est le plus important, voyez-vous, le capitalisme au quotidien, ça veut dire pour des milliers de gens des coupures d'eau.
Et bien oui, on doit redire les premiers mètres cubes doivent être gratuits et le tarif de l'eau doit pas être le même selon que l'on remplit sa piscine ou que l'on boit ou que l'on se lave. Le capitalisme, ça veut dire que les entreprises qui constituent des monopoles et elles sont toutes en situation de monopole quand on parle de l'eau pour la raison que les canalisations qui transportent l'eau, elles sont uniques. On les met pas en double.
Par conséquent, il faut collectiviser l'eau et donc être capable de faire venir dans le système collectif les employés des sociétés privées parce que elles ont aussi un savoir-faire. Il ne faut pas le nier. Il n'y a pas que les coopératives et les régies publiques qui ont la compétence et la capacité.
Il faut donc que personne n'y perde dans cette affaire, sauf peut-être les actionnaires, mais les sociétés en question, ne vous inquiétez pas, seront bien trouvé d'autres occasions de faire du profit ici ou là. Il faut que les réseaux détruits soient reconstruits. 1 L d'eau sur 5 est perdu dans le territoire de l'hexagone.
On peut dire "Ah bah tranquille, ça retourne à la nape fréatique peut-être bien mais auparavant ça se sera passé à travers des terres remplies de pesticides. Il faut arrêter ce gâi." Et je dis 1 L/ 5 en parlant de l'hexagone.
En Guadeloupe, c'est 1 L/ 2. Et nous avons une situation terrible dans ces départements et territoires français. en Guadeloupe ou plus du tiers de la population n'a plus l'eau potable.
Et vous autres qui m'écoutez, imaginez-vous à leur place, lisez comment ils en parlent. Tous les jours, vous posez le problème de savoir s'il y a assez d'eau, s'il faut aller en chercher, où on va la trouver. Dépenser des sous pour avoir de l'eau potable parce que quand vous ouvrez le robinet, il y a rien qui sort.
C'est vrai pour la Guadeloupe, ils n'en peuvent plus. Mais c'est vrai aussi à la Réunion au premier coup de sécheresse et à Mayotte où la population s'est développée comme vous le savez et les gens vivent sans eau courante sans accès à l'eau. Enfin c'est la France, c'est pas supportable.
Il faut remédier à ça partout tout refaire. Si on continue au rythme auquel on est aujourd'hui, il y en a pour 150 ans à changer les canalisations qui sont dans l'état que je viens de vous décrire. Il faut donc retrousser chez Manches et s'y mettre.
On a les usines capables de produire ces tuyaux, vous le savez. Et à la fin, je vais finir par demander à Saint-Gobin de verser une prime à la France insoumise parce qu'elle n'arrête pas de parler de l'usine de Saint-Gobin à Pontousson. Mais nous savons les faire avec des conduites qui ont des peut-être que vu de loin ça vous dit rien, mais c'est une spécialité technique de fabriquer des conduites.
Les produits qu' a dessus, comment c'est organisé, comment ça se moule, comment ça s'installe, tout ça c'est de la technique, c'est passionnant. Bon enfin moi ça me passionne. La technique me passionne peut-être parce que c'est pas ma branche de départ mais nous savons faire tout ça nous autres.
Alors si nous savons le faire, il y a qu'à le faire. Il y a aucune raison qu'on ne le fasse pas et qu'on continue ce gaspillage. Alors le capitalisme pour terminer avec lui, sa dernière trouvaille est européenne comme d'habitude.
Ils ont eu une idée, ils ont dû se mettre à plusieurs pour trouver ça, ça a été de privatiser les barrages. Alors en ce moment, ils sont en train d'essayer de désosser EDF avec le projet Hercule, mais ça commencé par les barrages. Alors ça c'est une trouvaille.
On va privatiser les barrages. Vous avez bien compris que celui qui achète un barrage, c'est pas pour faire de l'électricité qu'il achète le barrage, c'est pour faire de l'argent. Et je vais vous montrer comment il fait.
Une fois qu'il a le barrage, vous payez. C'est absurde. D'abord pour une chose, d'abord c'est vous qui avez payé le barrage.
Deuxièmement, il y a 200 barrages où il faut faire des investissements pour les mettre en bon état. Et je sais pas lequel d'entre vous fait confiance au capitalistes pour réinvestir dans les barrages alors qu'ils les ont acheté pour faire des sous. Ils le feront pas.
Ils ne les répareront pas. La puissance publique doit s'y mettre. Et puis regardez cette histoire absurde.
Les barrages, ça mouline des fois plusieurs fois l'eau. Une fois, je suis allé dans un barrage dans les haut de Pyrénées. C'était très intéressant à faire.
Aujourd'hui, on pourrait plus faire ça. Ils avaient fait cinq retenus dans la montagne. Il passent tout par des tuyaux à un endroit et à cet endroit la pression est extraordinaire et produit une électricité du feu de Dieu.
Et une fois qu'elle ressort de là, elle est remoulinée cinq fois. cin fois. Alors, on va vendre les barrages à la découpe, un coup à celui-là, celui-là, un autre.
Au début, on vous dit "Non, non, non, pas question. Non, non, non, on les vendra en paquet. Je n'en crois pas un mot." Et le premier qui a capitulé, parce que jusque-là les Français traînaient les pieds, ne faisaient rien, tant mieux.
C'est monsieur Vals qui évidemment était le premier à privatiser du barrage. Et maintenant, l'Union européenne demande qu'on en ait privatisé 150 de d'ici à 2023. Je demande à ceux qui s'en occupent, s'ils sont un temps soit peu patriotes, de traîner les pieds comme jamais.
Embrouillez tout, rendez tout compliqué, on arrive. En 2022, je vous garantis que la France désobéira. Nous ne vendrons pas les barrages si c'est nous qui gagnons les élections présidentielles.
On n'en vendra pas un nulle part dans le pays. Et l'inverse, nous mettrons un plan pour les remettre en état. Mais vous voyez là encore, c'est le capitalisme le problème.
Et je termine sur ce sujet des barrage en vous racontant le pire. Tout à l'heure, je vous ai dit l'électricité, il faut que ça soit à bon niveau, pile poil comme il faut. D'accord ?
Donc de temps à autre, vous arrêtez de produire. Vous êtes d'accord ? Pour qu'elle est l'électricité au moment où on en demande moins.
Alors qu'est-ce qui se passe quand vous avez une société privée ? Vous téléphonez, vous dites "Bon, le barrage de machin chose, vous arrêtez parce que les centrales nucléaires, faut plusieurs heures pour les arrêter. en barrage 20 minutes.
Le gars va dire "Mais attendez ou la fille ou je sais pas qui qui sera là derrière. Moi j'ai des actionnaires monsieur, j'arrête rien du tout. Donc vous allez me payer les kilw que je n'ai pas produit et sinon j'arrête pas parce que c'est le droit de la propriété qui a le droit d'user et d'abuser comme chacun le sait.
Par conséquent, nous allons payer dans le futur l'électricité qu'on ne produira pas, qui aujourd'hui ne nous coûte rien. Donc nous allons avoir des dépenses supplémentaires pour la sécurité du réseau. Évidemment que si on ne le fait pas, il tombe en rade, ce qui s'est produit aux États-Unis d'Amérique.
Et puis des fois, faut savoir qui c'est qui est dans la ligne. Tout à l'heure, je vous ai parlé de mon barrage dans les Haut de Pyrénées. C'est lui qui fournit l'électricité si jamais il y a un problème à la centrale de Blaï, la centrale nucléaire de Bla.
Un problème à la centrale de Blaï, monsieur Mélenchon. Mais oui, mais oui, mes amis à la centrale de Bla parce que l'eau monte et la centrale de Blaï, elle est dans l'esire de la Gironde. Vous voyez encore une fois l'eau au point de départ, l'eau dans les problèmes que nous rencontrons, l'eau comme incitation à inventer et à imaginer un autre futur.
C'est pour ça qu'on a choisi ce thème de l'eau parce que c'est celui qui rend l'écologie politique le plus concrète possible et qui montre la nécessité d'une écologie de rupture avec le capitalisme, d'une écologie qui comprend que le point de départ et le point d'arrivée des problèmes écologiques sont sociaux pour la raison qu'on parle des êtres humains qui sont des animaux sociaux. Bon alors ça ça veut dire que nous nous disons merci aux Boliviens qui ont inscrit à l'ONU et fait passer cette résolution de l'eau comme bien public et nous voulons qu'elle soit dans la Constitution. C'est pourquoi en achevant mon propos, je commencerai d'abord par vous rappeler que nous sommes en ce moment dans une votation citoyenne sur l'eau.
Vous pouvez tous voter en ligne directement. Par conséquent, vous n'avez pas d'excuses à ne pas le faire et moi je suis bien mauvais professeur si je ne vous en ai pas convaincu. Il faut voter à cette votation citoyenne.
Je voudrais qu'on atteigne les 300000 signatures. Mathilde Panot et la douzaine d'associations et de mouvements politiques qui se sont coalisés pour faire cette votation. Je dis Mathilde Panu parce que à un moment donné le travail est fait par quelqu'un.
C'est pas moi qui l'ai fait et c'est elle. et avec elle peut-être un certain nombre d'entre vous qui ont participé personnellement au point de votation ou qui vont inciter d'autres gens. Jusqu'à demain, on peut encore voter.
Et c'est pourquoi cette rencontre a été organisée ce jour-ci, c'est-à-dire la veille de la clôture du vote. Faites-le. C'est un geste simple mais qui nous permet d'avancer et qui nous permet de faire prendre conscience, de prendre la mesure des événements dans lesquels nous commençons à être impliqués.
Mathilde Panu pendant ce temps aussi dirige une commission d'enquête sur le rôle du secteur privé dans l'accès à la ressource. Je dis une commission d'enquête parlementaire officielle de la République française. C'est un document, vous pouvez suivre ça quand il y a des audiences qui sont publiques.
Vous avez d'autres documents qui sont disponibles en ligne qui sont les rapports de commission d'information qu'a mené Loï Prudom sur les conflits d'usage de l'eau notamment. C'est pour vous dire qu'on ne ch pas dans le travail qu'on entreprend. Et puis bon, la campagne va continuer comme elle est là en essayant d'introduire des thèmes.
Bon, ça ça va être jusqu'à peu près la fin de l'année 2020. Évidemment qu'à partir de janvier 2022, on va être disons une cadence plus accélérée sur tous les points du programme. Dans cette première phase, nous essayons d'appeler à réfléchir aux grands problèmes transversaux.
Premièrement, la démocratie de notre pays, ça a été le premier livret. Deuxièmement, les questions de l'écologie politique et à partir du mois de mai, la question sociale. Puis nous viendrons à la question internationale.
À chaque étape, des événements auront lieu et je forme le vœu que vous nous accompagniez, que vous soyez ou non d'accord avec nous, ne serait-ce que pour entendre ce que nous disons, qu'il y a des propositions, qu'il y a de l'idée, qu'on peut faire un autre monde, qu'un autre futur est possible. Quant à moi, je participerai à cette campagne encore d'abord par un meeting présentiel. Présentiel, maintenant que tout le monde sait ce que ça veut dire.
Avant, ça faisait un peu pédant, hein. Présentiel, ça veut dire j'y serai et j'espère que vous y serez aussi. On va faire ça dans le sud du pays.
Je crois que l'endroit qu'on a trouvé, c'est l'Aviron parce que ce qu'on va mettre en avant c'est la bataille sociale. Ceux qui ont fait avancer ce qui comptait le plus, le droit du grand nombre à accéder à la santé, à l'éducation. Oui, à l'éducation.
Parce que de même qu'il n'y a pas de République sans républicain, il n'y a pas de peuple humain sans des êtres humain conscience d'appartenir à la même espèce d'un bout à l'autre de l'univers sous toutes les couleurs de peau, sous toutes les religions, sous tous les régimes politiques. Et donc ce meeting portera à ce moment-là sur la question sociale. J'achèverai le cycle de ce que je suis en train de faire à cet instant avant de le reprendre à un autre moment de la campagne électorale par la publication d'un petit livre qui s'appelle député du peuple humain et ça donne juste le discours et quelques éléments qui vont avec que nous avons fait à l'Assemblée nationale le jour où a été présentée la loi prétendument déduite de la convention citoyenne. si bien que ce peuple humain, je vous appelle à vous en sentir les représentants et les parties prenantes.
La Terre est notre partie commune. La Terre est notre partie commune. Nous sommes des terriens d'une espèce qui défend le seul écosystème dans lequel elle peut survivre.
La nature continuera sans nous, mais nous on peut pas continuer sans elle. Et il faut donc la protéger telle qu'elle est et rendre notre existence possible. C'est-à-dire solidaire de toute la biodiversité, du moindre arbre, du moindre animal, du moindre insecte.
Parce que eux peut-être peuvent vivre sans nous et peut-être même vivrait-il mieux, mais nous on peut pas vivre sans eux. La terre est notre patrie commune. Nous sommes le peuple humain appartenant à la nation terre.
Évidemment que pour appartenir à la nation terre, il faut d'abord il faut d'abord que nous y prenions notre part la place que nous occupons. France, notre patrie, avec laquelle nous pouvons intervenir sur tous les plans qui concernent l'humanité, à la condition d'être autre chose que le bagage accompagné des États-Unis d'Amérique ou de je ne sais quelle grande puissance à condition d'être indépendant, souverain, capable de prendre nos décisions et de les voir appliquer parce que nous en aurons la capacité technique, scientifique, intellectuelle et l'enthousiasme qui va avec. La France peut beaucoup, bien plus que ce que ne laisse d'abord penser le fait que nous ne soyons que 67 millions d'habitants.
Nous pouvons par notre culture collective, par notre niveau d'éducation et parce que nous sommes la patrie d'une formule liberté, égalité, fraternité qui peut être mis en partage avec l'humanité entière, avec qui que ce soit sur cette terre, quelque langue qu'il parle, nous sommes en fraternité d'humanité. Allez, à bientôt. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Jean-Luc Mélenchon