Luttes sociales et luttes antiracistes : débat à la Fête de l'Huma avec SOS Racisme
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on va lancer ce débat dans un contexte un petit peu particulier vous me permettrait de ne pas parler de du Premier ministre et et de ce ce ce scandale auquel nous assistons actuellement mais je voudrais revenir sur la période que nous avons traversé récemment avec avec cette formidable mobilisation mobilisation politique mobilisation citoyenne qui fait que contrairement à ce qui était annoncé c'est-à-dire une évidence que la R national l'emporterait et bien la gauche est arrivée en tête la gauche a su se mobiliser pour mettre en avant la nécessité de maintenir des piliers forts de la société une société égalitaire et une société qui permet à tout le monde de trouver sa place et d'être et de et de vivre ensemble et c'est finalement ce que je disais cette mobilisation citoyenne qui contribuer à renverser cette cette fatalité pour mettre en évidence les ressort profond de la société française que nous à racisme n nous activons depuis des années par nos combats nos combat antiracisme notre combat pour l'égalité nos combat contre les discriminations et qui aujourd'hui montre une certaine efficacité alors une certaine efficacité seulement parce que évidemment la gauche n'est pas majoritaire et euh on a assisté ces dernières années à une espèce d'évidence du discours raciste euh dans les médias mais pas seulement avec avec un RN qui s'est banalisé un RN qui a acquis une forme de légitimité et dont les discours ont acquis une forme de légitimité au point que quand on parle de nous euh les antiracistes on dit que nous sommes W on dit que nous sommes universalistes et ça devient des gros mots n traite aussi d'universaliste et ça devient des gros mots bon et voilà ce ce qui est assez aurissant parce que parce que ces combats pour l'égalité ils sont essentiels pour le vivre ensem et évidemment c'est le discours de l'extrême droite c'est le discours de la droite c'est le discours d'une partie de la macronie mais la gauche porte peut-être aussi une part de responsabilité et voilà di qui qui nous merci d'être là donc je disais la la gauche peut-être aussi une responsabilité ou en tout cas nous nous l'invitons à se à se questionner sur les combats qui doivent être menés pour l'emporter puisque on a vu finalement que la la question de l'antiracisme la question de la haine la question euh de ce qui agite quand même les électeur du du rassemblement national a parfois été euh comment dire n'ont pas vraiment misise de côté c'est pas c'est pas de cet ordre- làà mais euh laisser un peu sur le côté euh pour privilégier pour mettre en avant euh une question fondamentale qui est la question sociale voilà VO et tout l'enjeu aujourd'hui c'est de savoir comment on peut à gauche articuler les questions social qui agite la société qui agite le mond du travail qui agite les étudiants aujourd'hui et des questions liées au combat antiraciste dans leur pluralité donc comment aujourd'hui on arrive à gauche à la fois à lutter contre les contre les logiques de bouquin spère tout en portant un discours d'espoir un discours d'espoir à tous égards voilà donc il y a il y a cette idée pour nous ce faacine que la gauche ne doit pas abandonner cette lutte pour pour l'égalité et on aimerait aujourd'hui avec avec nos quatre députés invités et Dominique notre président de voir quelle réponse on peut apporter et comment mouvement social mouvement antiraciste et la sphère politique peuvent s'articuler pour porter ensemble des combats déterminants pour commencer je vais laisser la parole à Dominique qui pourra prolonger en en quelques mots et et questionner justement les députés qui ont bien voulu être là aujourd'hui al moi juste en une minute pourquoi on fait ce débat et ce qui est intéressant c'est plutôt de laisser la parole aux députés qui sont ici présents c'est parce que d'abord les deux grandes dernières séquences que nous avons vécu dans le rapport de la gauche à l'antiracisme n'a pas forcément été n'ont pas forcément été très heureuses lors du quinena de François Hollande nous souvenons qu'au début de ce quinena on pensait beaucoup à la question du droit de vot des étrangers à la question de la mise en place d'un R de contrôle lors des contrôles de police et au final non seulement ces deux éléments ont été abandonnés assez rapidement mais c'est un quinquena qui se termine symboliquement par cette question de l'instauration de renforcement de la déchéance de nationalité dans un imaginaire très douteux pour ne pas dire pour ne pas dire plus et lorsque la gauche pendant ce quinquena a fait des choses positives sur nos sujets parce que c'est pas vrai que tout a été négatif y compris sur nos sujets c'est était finalement dans quelque chose de très en retrait he par exemple la circulaire Vals sur l'immigration qui était déjà assez limitée mais enfin quelque chose qui n'était pas porté de la même façon il y a eu des lois autour du renforcement des du droit antidiscrimination mais je suis à peu près sûr que personne n'est au courant comme s'il y avait quelque chose d'un peu honteux àortter ces dynamiques qui pourtant sont des dynamiques essentielles lorsque l'on est à gauche puisque la gauche notamment pour moi a vocation à faire en sorte de rendre un peu plus effective chaque jour la promesse d'égalité notamment pour les groupes marginalisés on voit bien comment aussi sur les questions de même de police puisque sous le quinquena de François Hollande il y a eu non seulement l'affaire Adam mais aussi l'affaire Tho moi-même je me suis retrouvé à l'époque dans une réunion en face de Bernard casu qui était premier ministre où on voyait bien que en fait il y avait quelque chose d'une forme de gêne à affronter cette problématique qui est une problématique qui existe du racisme par exemple dans la police et il y a quelques mois on a les on a les loisirs qu'on peut je relisais le je relisais le programme commun et dans le programme commun il y a la question de 72 de la question de la lutte contre le racisme dans la poliis mais c'est écrit noir sur blanc or personne me semble-t-il ne se dit que dire cela c'est être contre la police moi je n'ai rien spécialement contre la police je suis content qu' dire que la police soit là lorsque il faut mettre un terme à des délits du crime et cetera mais en même temps comment peut-on interroger sans être accusé nécessairement d'être anti antiolice évidemment quand on ne l'est pas au passage le deuxè élément de façon plus récente c'est le nouveau front populaire et j'en dis juste quelques mots j'ai été par exemple très surpris et là ça concerne les différentes composantes du nouveau front populaire que par exemple dans la lettre au français qui a été rédigée par Lucy cast par les différents chefs des partis le mot racisme n'apparaît pas on est au mois d'août on est quelques semaines après un 7 juillet où ou le rassemblement national a été bloqué peut-être transitoirement dans son accès au pouvoir parce qu'il fait des score extrêmement important où la question du racisme elle est quand même assez essentielle on a vu quand même une libération d'une parole raciste pendant cette campagne très directement en lien avec ce que le rassemblement national a ajouté et je me dis c'est quand même très étonnant que lorsque les responsables de la gauche écrivent au fançaé il y a comme une forme de gne peut-être je ne sais pas à évoquer cette dimension qui me semble pourtant à interroger parce que moi je suis de gauche je ne m'en cache pas je suis pour l'augmentation du SMIC je suis contre la réforme des retraites de Macron et cetera et cetera mais si on a un électorat qui est convaincu que ces difficultés se régleront en frappant le noir et l'arabe ou l'immigré ou le musulman quelle que soit la figure que prend finalement le Bou émissaire comment peut-on espérer avoir un discours audible il me semble donc que la question de l'articulation entre évidemment qu'il y a des gens qui ont des difficultés sociales et que ça peut les mener au pire en terme de vote mais dans la mesure où le rassemblement national a réussi avec un certain succès à instaurer une grille de lecture qui est celle du bouquet ner comment fait-on pour justement lutter contre cette grride de lecture sans une lutte sans laquelle et bien nous risquons en tant que personne de gauche ici je pense qu'il y a personne de droite ah si là je vois quelqu'un de droite non personne donc mais en tant que personne gauche comment fait-on de gauche comment fait-on pour faire en sorte que notre discours soit audible d'autant plus que ce discours sur l'égalité est un des principes fondamentaux de pourquoi aussi la gauche existe faire en sorte que Cell et ceux qui sont frappés qui sont domin qui sont humiliés qui sont marginalisés et bien accède pleinement à tout ce que la société peut offrir d'opportunités et rentre dans la grande famille de l'humanité sur un pied d'égalité et ne soit pas sans cesse des subalternes dans nos sociétés et donc je pense qu'on est là sur des questions fondamentales qui agitent beaucoup la gauche ces derniers jours je tiens à faire remarquer puisqueil y a eu toute une série de polémiques ces dernières heures que ici à la tribu il n'y a que des personnes de gauche et que ça n'est pas la peine d'être dans des insultes vis-à-vis des uns des uns et des autres donc je pense que nous sommes entre gens entre gens de gauche qui avons tous à cœur de faire vivre l'égalité avec nos sensibilités voilà donc voilà quels étaient mais mon dire ces interrogations qui ont mené pour nous à organiser ce débat euh Elsa je je donne tout de suite la parole à Elsa qui devra quitter à à 15h parce qu'elle a un autre débat qui était qui était déjà prévu mais elle tenait à être présente et je lui ai promis qu'on allait commencer à l'heure et elle a fait semblant de nous croire donc de fait elle est ici avec nous donc mer merci à Elsa fussillon qui a un engagement constant sur les questions de lutte contre le racisme et qui notamment lors des débats sur la loi immigration a été une des voies qui ont aussi pointé le fait que cette loi était traversée par un imaginaire de rejet par un imaginaire de racisme et quand on veut lutter contre un phénomène et bien il faut commencer par le nommer et donc je tenais aussi à remercier Elsa d'avoir mis les mots sur ce qui était au moins en parti en jeu dans cette loi contre laquelle nous nous sommes tous ici mobilisés la première chose c'est que je crois que le mandat qui nous a été donné au nouveau front populaire il est assez clair sur cette question et il y a une volonté de lutter contre le racisme de lutter pour l'égalité celles et ceux qui ont voté pour le nouveau front populaire mais y compris d'ailleurs celles et ceux qui ont participé au front républicain puisqu'ils ont empêché dans un surceaut populaire et bien que les valeurs de rejet que les valeurs de fermeture que les valeurs xénophobes puissent gouverner le pays après de scrutins qui a avait vu une majorité pour ces valeurs là et donc moi en tout cas je crois que le mandat qui m'est donné comme député du NFP c'est de ne pas perdre en route dans la dans les différents choses que nous avons à faire et dans les différents combats que nous avons à mener la question de la lutte contre le racisme je pense que tous on peut dire que tout de suite après la dissolution nous avons vu dans nos circonscriptions des gens terrorisé en colère évidemment contre Macron mais terrorisé à l'idée que l'extrême droite puisse prendre le pouvoir et je dois le dire dans une circonscription comme la mienne où il y a beaucoup de jeunes euh où il y a beaucoup d'ouvriers d'employés beaucoup de personnes racisées cette peur elle s'est exprimée de manière extrêmement massive dans la circonscription et je disais tout à l'heure j'ai été frappé et forcément particulièrement ému quand j'ai vu que ces débats allaient jusque dans les cours d'école des gamins de 7 8 ans se demandent parce qu'ils étaient noirs ou arabes ou identifié comme musulmans ou enfant de Rome si l'extrême droite accédait au pouvoir si eux qui étai parfois ENF de sans papier mais qui étai parfois descendant de parcours d'immigration d'il y a 4 ou 5 générations si ils allaient pouvoir continuer à aller dans cette école et à vivre en France mais se rendre compte de la terreur que cela peut créer chez des gens et donc on ne peut pas les lâcher moi je me souviens d'un monsieur qui quand quand on a fait des portes à porte et qu'il a vu que le NFP prenait en charge cette responsabilité historique qu'empêcher l'extrême droite de prendre le pouvoir il m'a dit comme pour me rassurer il m'a dit Madame on va tenir bon on va faire face et moi ce que je crois c'est qu'on a ça cette dignité là on croit chez les gens à assumer et à prendre en charge et ça implique la lutte contre plein de choses mais y compris la lutte contre le racisme ça c'est la première chose que je voulais dire nous avons cette responsabilité elle nous incombe elle est dans le mandat que les Françaises et les Français nous ont fixé la deuxième chose que je voulais vous dire c'est que pareil dans les débats qui traversent souvent la gauche sur ces questions là il y a est-ce que le la question du racisme est-ce que la question du patriarcat est-ce que toute cette question ce sont des questions sociétales ou des questions sociales on a vu beaucoup de chercheurs et des chercheurs que je respecte venir dire finalement la gauche a abandonné la question sociale au profit des questions sociétales parce que la droite et la droite réactionnaire ont pris en charge finalement de s'attaquer à la question de l'identité plutôt que de l'égalité c'est vrai ce que dit la droite enfin ce qu'il disent sur la droite la droite a tenté de de dévier pour une part la question sociale en revanche je réfute l'idée que la question de la lutte antiraciste serait une question sociétale regardons comment le patriarcat le racisme le validisme par exemple structure les rapports de pouvoir dans la société et maintiennent dans la précarité dans la pauvreté dans la vulnérabilité des millions de de personnes vous voyez pour citer un exemple qui peut-être frappe plus à l'oreille je crois qu'on est tout est tous d'accord ici pour dire que le patriarcat fait en sorte de continuer à plonger des millions et des millions de femmes dans la pauvreté parlons par exemple du temps partiel subi de toutes ces femmes aujourd'hui qui sont dans le temps partiel subi parce que elle n'accède pas à l'égalité et bien le patriarcat a une responsabilité évidemment sur cette question pourquoi nous avons tant de mal à voir que le racisme de la même manière agit sur les rapports de pouvoir et les rapports de force dans la société donc la question du racisme est une question éminemment sociale que nous ne pouvons pas désarticuler du reste des autres questions donc ça c'était la deuxième chose que je voulais vous dire et il m'en reste deux à vous dire pour être rapide la troisième c'est que parfois aussi dans la gauche veut-elle lutter contre le racisme on explique que cette questionl elle va être très présente par exemple dans ma ption et qu'elle ne va pas l'être dans d'autres circonscriptions ou en tout cas pas de la même manière et qu'il faudrait parfois l'aborder de différentes façons d'abord je dis que nous faisons tous de la politique ici à gauche à partir de ce que nous disent les gens moi quand je vais en initiative bien sûr il y a des fois j'ai des phrases toutes faites on va pas se le cacher faut être très transparente mais en fait la discussion et je suis profondément làdessus communiste même si j'ai débat aussin de mon parti mais en tout cas dans la pratique militante ce que je crois c'est qu'on partle des aspirations des citoyens et des citoyennes et que nous avons besoin beaucoup de raccrocher à ça et ce que je me rends compte c'est que finalement parfois on dit c'est compliqué de parler de la question du racisme parce que souvent elle est corrélée parce que la droite l'a corrélée y compris l'extrême droite à la question de l'immigration mais qui peut dire ici que dans des débats compliqués avec les citoyens et les citoyennes c'est pas aussi compliqué de leur expliquer qu'on va faire les poches des actionnaires tout est compliqué c'est compliqué dans les discussion quand on est de gauche et que les gens sont pas convaincus de leur dire que oui c'est possible qu'il y a de l'argent qu'on va aller chercher que il fautevoir les traités tout ça est très compliqué pour autant est-ce qu'on se coupe un bras en disant on va pas aborder la question sociale on va pas aborder la question de comment on va faire les poches des actionnaires comment on partage autrement les richesses moi je considère que un ne pas aborder la question de l'antiracisme pour nous c'est se pouper un bras euh mais ensuite euh disons-le on a un travail compliqué sur ces questions-là euh à faire et il faut l'assumer et aussi ce que je crois c'est que euh la bataille euh pour lutter contre la racisme bien sûr elle se mène avec toute la bataille que nous avons amené pour lutter contre l'extrême droite mais on ne peut pas limiter la bataille contre le racisme uniquement euh à la bataille contre l'extrême droite y compris parce que nous voyons bien à gauche aussi que nous avons en nous-même parfois à traiter la question du racisme non pas que nous serions individuellement raciste mais parce que si la gauche n'est pas toujours à la hauteur sur cette question là comme tu disais c'est parce que aussi il nous faut analyser et moi ce que je reproche la plupart du temps au mien c'est que souvent nous analysons la question raciste raciste uniquement d'un point de vue moral comme si c'était uniquement une question morale alors même que comme je vous le disais en deè point et bien il y a bien une question structurelle sur la question parce qu'elle structure des rapports de pouvoir dans le pays et que donc elle est une question sociale à traiter comme telle et à part entière et puis la 4è chose c'est que on le voit on peut pas nous-même organisation politique de gauche dire que nous avons en nous-même la CAP cé aujourd'hui à être celles et ceux qui prenont totalement en charge la bataille contre le racisme d'abord parce qu'il existe aujourd'hui plein de collectifs d'associations de citoyens qui se sont eux-mêmes chargés de porter cette question et ils l'ont souvent fait de manière autonome parce qu'il ne retrouvaient pas la gauche suffisamment à leur côté pour pouvoir porter la question pas simplement de d'aller dénoncer quand il y a une attaque raciste d'aller dénoncer quand il y a un mort par la police mais par parce qu'il fallait prendre en charge cette bataille comme étant une bataille profondément structurelle alors on peut se chipoter à dire oui il faut pas dire que la police tue parce que ça passe pas dans le débat mais est-ce qu'il y a un problème de racisme dans la police oui affirmons-le est-ce que pour autant ça veut dire que nous ne pensons pas qu'il faut une police de proximité nous le disons mais il faut que nous soyons en capacité d'affronter cette question si nous voulons pouvoir travailler en confiance avec celles et ceux qui depuis des années travaill et lutte dans plein d'endroits sur ces questions et qui nous demande de les prendre en charge je pense par exemple à tous les collectifs qui se sonté et qui nous demande de porter à l'Assemblée nationale comme député la question pour abroger cette loi sur les refus d'obtempérés alors il faut le faire si nous voulons travailler avec toutes les personnes qui aujourd'hui dans des quartiers mais pas simplement dans des quartiers partout dans le pays nous attendent au rendez-vous de la bataille antiraciste alors il nous faut prendre courageusement ces question présent et qui nous sont qui sont en tout cas des batailles sur lesquelles d'ailleurs la jeunesse se politise mais d'abordci aussi Domini d'avoir réuni cet aéropage on conna bien tous fait inqute pas on travailleensemble on va continuer à travailler ensemble parce que des fois ce qui priori nous separe dans les médias n'est pas aussi fort de ce qui n rassemble cur et dans les corps je pense que c'est important de se le dire on est ici à la Fête de l'Humanité a priori quand on vient qui n'est pas de la gauche on pourrait croire que c'est le commercial de la gauche parce que tout le monde a sa boutique mais en fait c'est pas ça en fait laête de l'humanité qui en plus est fa par journal qui hisire avec derrière uneganisationtique Parti communiste a parl tout à l'heure je crois que c'est le se endroit en France où toute la famille réun et c'est important de dire qu' y a des endroits qui sont aujourd'hui non pas des espaces de résistance mais des espaces de réflexion parce que c'est improbable de venir réfléchir entre les NGZ et Morito quand même et vous êtes là on est là et et c'est important de se le dire parce que on sait que tous les ans la rentrée politique de la gauche ESP ici moi j'aiété avant dirigeant d'une d'une association on a beaucoup travaillé avec d'hom des dirigeantes qui sont là bénévoles de parents d'élèves et notre entrée politique c'était la d'ailleurs on avait un stand avec des lycéens qui avaient aussi l'organisation et on tenait à être là parce que parce que c'est là qu'on se voit c'est là qu'on se croise c'est là qu'on on s'engueule aussi et c'est important il s'engueuler parce que à gauche on a bien s Gueu mais c'est la famille je vous dis ça parce que tu l'as dit il y a beaucoup de jeunes aujourd'hui qui décident de partir de France parce qu'ils se sonent pas les bienvenus s bien les bainus et il quitte la France moi il s'avère que j'ai quitté mon pays d'origine qui est Chili ça pas été volontaire parce qu' un coup d'État que mon père qui é considéré comme un terroriste international A D partir viteit on les a c'est l'oire de plein de gens dans ce pays qui suivent leurs parents soit parce subissent une violence politique dans le Pay dans lequel ils sont mais aussi parce que parfois ilent des VI parce qu'ils peuvent pas vivre le famille là où ils habitent et que la France une responsabilité pas une responsabilité coupable une responsabilité aujourd'hui culture et je à ça comme beaucoup j'ai subi le racisme quand j'étais gamin moi j'ai grand coco qui s'appelle champ sur pour ceux qui ont 50 ans c la ville de George marchel autant dire que c'était la MEC du Parti communiste j'ai vécu le racisme parce que comme je dis je su chilien d'origine mais mais il s'avère que je porte les 6 mat des Portugais je suis 1 m 65 je suis Bran j'avais du poil sur les bras quand j'étais gamin donc forcément dans une ville où il y avait le plus grand bidonville d'Europe qui était composé exclusivement de portugais et ben ouais gamin j'ai souffert le racisme pas le racisme des Noirs par le racisme des Arabes par le racisme des Romes faon les Romes il à l'époque ils étaient encore en Roumanie tu vois ils étaient pas vraiment encore ici on avait g par contre les gens du voyage par que maintenant faut être politiquement correct j'ai souffer ça et la question qui se pose aujourd'hui c'est comment est-ce que quand tu es gamin tu crées les conditions pour ça n'arrive plus et tu as raison c'est pas un problème moral et je pense que la gauche on a eu on a fait une erreur je dis ça parce que jeite depuis longtemps donc j'ai participé de cette erreur lài de vouloir faire en sorte d'expliquer un rapport de domination qu'on s'autorise sur des personnes qui à T nous considérons comme inférieur soit par la couleur de PE soit par lere soit parce que c'est les enfants BES particul on sautorise à avoirpport de domination etonériorise mais non pas point vueacurance que pour faire face à cela si on explique que pour lutter contre le racisme il faut augmenter les salaires il faut bien vivre on se trompe ça veut pas dire que ça n'existe pas je ça veut dire que ce n'est pas déterminant je donner TR exemples pour ça le premier c'est que il y a un pays qui s'appelle le Japon dans lequel les inégalités de revenus et de patrimoine sont les moins inégalitair au monde c'est un truc s'appelle l'indice de G qui ve faire ça c'est pourtant un pays qui est considéré comme un des pays les plus racistes au mond donc le niveau du patrimoine n'est pas suffisant pour expliquer le racisme culturel quiiste au J et vous avez des pays qui assume ça par exemple le Canada le Canada a mis en place ils ont mis la main au portefeuille c'est l'état du Canada qui alerté par les associations qui alerté par les ONG qui alerté par les collectifs don parlasa on dit mais au Canada il y a du racisme quoi c'est pas possible en particulier envers les Indiens ce qu'on appelle d'Europe les peup donc ils ont mis des millions d'euros pour expliquer quels étaient le ressort du racisme culturel au Canada ça a pris du temps les chercheurs les associations les politiques la société C les citoyens tout le monde a été unet mais d'où ça sort votre et par rapport à ça il y a des politiques publiques alors ça coûte du pogon c'est c'est avec c'est avec l'argent des impôts qu'on fait que ça c'est pas c'est sérieux c'est l'État qui s'est emparé de ces questions là ça veut dire que quand les associations excusez-moi cass le cul comme Dominique pour expliquer au politiques quand est-ce que vous allez enfin mettre le racisme dans la lettre d'intention de la première ministre si les politiques ne se saisissent pas de la question et s m pas la main au portefeuille m pas un plan sur plusieurs années alors ça peut pas marcher le deè pay qui ça c'est le Mexique le Mexique a 40 ans a 40 ans on était pas jeune al qui était même pasé ils ont mis en place de la même façon une politique d'État qui a interrogé comment ça se fait que dans un pays dans lequel la grande majorité de la population est d'origine indienne il y a un racisme culturel envers les peuples orgim ça veut pas dire que le racisme a été aboli au Mexique pour cellci qui le connaissent ceux qui s'intéressent par exemple au Chapas et cetera beaucoup parce que je suis un grand fan sous commmandant Marcos mais au-delà de ça on VO l'État s'est emparé de la question et c'est l'État qui s'en empare ça peut pas être laissé à la charité ça peut pas être laiss au bonnes initives parce que parce que c'est pas suffisant alors en France la France s jamais attaqué Domini dit à gauche on a plus de roncementutre chose moi je me suis battu comme toi comme comme fris comme j'espère si tu es là quei pour faire en sorte par exemple des résidents étrangers aux élections locales c'était une promesse moi je me suis engagé comme ça j'étaé jeune on est les premiers V renoncer à ce que nous avons pré à ce sur quoi nous avons fait campagne nous-même donc comme nous sommes les propres instruments de notre relanement nous ne pouvons plus incarner l'espoir du changement et je pense aujourd'hui au moment où je vous parle moi qui est en tant que parent d'élève uvrait dans une fédération de parents qui s'appelle la FCPE que il n'y a que l'école cep parce que quand on veut changer une mentalité c'est le temps long pourquoi on fait confiance à l'école pourquoi je fais confiance à l'école parce qu'on est tous obligé deener qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas qu'on soit riche ou qu'on soit pauvre qu'on soit noir ou qu'on soit blanc con Blin portugais qu'on soit dans la son dans le valdearne à Paris ou ailleurs tous les enfants de ce pays sont obligés d'aller à l'école et donc il n'y a que les enseignants qui peuvent avec une pédagogie adaptée parce que c'est un métier que fait de toi ai ça beaucoup de coupable ici qui peuent expliquer aux enfants que quand ils sontés dans une famille raciste on explique que la discrimination envers les personnes qui ont une peau noire c'est interdit c'est illégal quand on explique dans une famille que un garçon sa place n'est pas à l'acusine parce que c'est la place d'une femme ça a été mon cas parce que je viens d'un pays patriar s'appelleou quand on explique aux enfants qu'on peut tabasser une jeune fille ou un jeune garçon parce que il fait son coming tout ces discrimination ces rapport de domination où on s'autorise de porter atteinte physiquement ou moralement à personne parce qu'on se sent supérieur il n'y a qu'école qu'on peut leur expliquer que ce n'est pas légal que ça ne se fait pas et que finalement ce n'est pas comme ça qu'on vit en société et pour ça il y a deux disciplines qui existent la première s'appelle la philosophie et ce n'est pas un Odom qu'une des premières mesures d'Emmanuel Macron et était de supprimer la philosophie dans les lycées professionnels c'est-àdire qu'on retire la discipline qui permet précisément d'expliquer aux jeunes le rapport à eux le rapport aux autres et le rapport au monde avec un chemin qui intellectualise qui donne des concept pour comprendre pourquoi c'est pas une question morale comme ela de bien ou mal c'est une question ce n'est pas comme ça que se construit l'ité et qu'une fois qu'on a trouvé le chemin philosophique que chacun d'entre nous a trouvé le chemin philosophique il y a des principes de droit des principe de droit qui explique pourquoi c'est interdit d'être raciste d'être antisémite d'être misogyne dans ce pays qui s'appelle la France c'est pas une évidence c'est pas une rité dans tous les pays que je suisexliquer alors une fois qu'on a dit ça il faut accepter le tlon parce que pour apprendre ça par définition on va à l'école de façon oblig jusqu'âge de 16 ans c'est-à-dire que c'est au minimum 13 ans et en général 15 ans dire que en 15 ans l'école publique l'école de la République à travers ses enseignants et à travers les équipes éducatives et pédagogiques qui composent l'école y compris des personnes extérieures à l'école comme des associations qui doivent être invité à l'école parce que quand un enseignant est en difficulté par rapport au racisme il a Dominique qui peut venir en cours pour expliquer comment on lutte contre ça lui et ses collègues antiracistes qui sont organisés qui sont formés avec c'estes militants pour expliquer cela parce que c'est un métier parce que c'est un travail que d'expliquer l'antiracisme c'est un métier c'est un travail que d'expliquer l'antisémitisme c'est un métier c'est un travail que d'expliquer que le que l'homophobie c'est un dél et que ce n'est pas normal de taper quelqu'un parce qu'il a choisi sa propre orientation sexuelle tout ça est difficile et ça prend du temps long et on a l'espoir un petit espoir mais l'espoir quand même parce que nousincarnons que ces élèves là quand ils sortiront de l'école à l'âge de 16 ans ou de 18 ans et qu'ils décident de fonder une une famille en ayant des enfants qu' transmettent à leurs propres enfants le fait que le racisme l'antisémitisme l'homophobie le patriarcat c'est quelque chose qui ne convient pas pour faire société ensemble et se projeter un avenir commun et quand vous faites ça vous vous projetez aussi sur 15 ans dire que pour changer une mentalité et ben il faut 30 ans notre projet est 30 ans mais il commence maintenant il commence pas demain et c'est pour cette raison que quand on dit une école gratuite c'est pas juste un slogan c'est pas pour redonner du pouvoir d'achat ch aux parents qu'est-ce que c'est que cette idée c'est parce que un enfant a un droit inaliéable un enfant a un droit universel c'est celui d'avoir une puissance publique incarnée par ces institutions et ses acteurs qui disent que tout enfant quelle que soit la famille dans laquelle il est né quel que soit le territoire dans lequel il habite quelle que soit l'éducation qu'il reçoit dans sa famille a le droit à une éducation pleine et entière prise intégralement en charge par la puissance publique comme en Finlande afin qu'il puisse devenir un sit de ce pays parce que l'école française ne produit pas des travailleurs elle produit des citoyens et je pense que c'est précisément ce qui nous rassemble aujourd'hui au NFP c'est c'est pour ça que nous avons répondu positivement à l'invitation de Dominique et c'est pour ça que nous sommes ici pour nous interroger comment est-ce que nous faisons en sorte que tout ce qui nous rassemble c'est uneersalisme ces droits humains qui sont indépendamment du pays dans lequel nous habitons soit l'avenir de la France soit l'avenir de l'humanité parce que quel que soit nos orientations quel que soit notre choix nous avons la responsabilité et le devoir de trouver ensemble des solutions pour les enjeun de la planète qui s'expriment ici qui s'exprime en Algérie qui s'exprime en Chine quiprime en chiliie parce que nous sommes une seule et même humanité rien n'aurait été possible si je n'avais pas eu la chance de voir déferler mais vraiment des brigades de personnes que je ne connaissais pas et qui sont venus faire ma campagne dans cette circonscription de 88 communes découpé par Charles PASC en 1986 pour qu'elle soit destinée vraiment à ne jamais tomber aux mains de la gauche et d'ailleurs je suis la première députée de gauche à avoir emporté cette circonscription jamais [Applaudissements] avant un rassemblement national qui était doné gagnantè le départ et en fait ça ça a été possible parce que il y a eu C formidable élan qui est venu non seulement des des militants de gauche mais aussi de tous ces gens qui à un moment donné se sont dit c'est pas possible on peut pas avoir un député RN dans cette circou on veut pas de l'extrême droite comme étant majoritaire dans notre pays au moment où on devait accueillir le monde et on devait avoir les gios parce que c'était ça aussi moi je me disais vous imaginez la honte d'avoir une cérémonie d'ouverture où on a Jordan Bardella qui accueille le monde au nom n de la France heureusement on on a on a échappé à ça et c'est grâce notamment à la gauche mais aussi à toutes celles et tous ceux qui ne sont pas encartés qui peut-être aussi sont peut-être de droite mais qui disent moi ma limite c'est quand même cellelà moi je veux pas de l'extrême droite au pouvoir dans notre pays et je crois que ça il faut pas il faut pas l'oublier et comme vous dites est-ce que la gauche elle veut vraiment lutter contre le racisme je vais dire que moi je suis un des exemples et un contreexemple j'exlique elle veut lutter contre le racisme c'est vrai parce que la gauche elle s'est construite aussi sur ses valeurs d'égalité de fraternité Dominique l'a rappelé mais moi je peux vous dire que en tant que fille noire ayant grandi au quartier au Murau connu un peu pas seulement pour le fait d'être ma viille de naissance mais qui était connu pour être un des les plus chaud des i pendant des années moi plusieurs fois je me suis dit comment aujourd'hui un jeune il des quartiers populaires il se reconna dans la gauche va prendre un exemple tout simple prenez nos représentants politiques prenez celles et ceux qui nous défendent non seulement à l'Assemblée national mais aussi dans d'autres assemblées excusez-moi mais des gens comme moi sur les doigs d'Ain on est très peu nombreux moi c'est une des choses qui m'a beaucoup alerté quand je suis rentré à l'Assemblée et la couverture médiatique don j'ai bénéficié sur cette élection au-delà du fait que cette que cette circonscription a été promise à la droite à l'extrême droite on va se dire très tranquillement entre nous c'est que je suis une des rares femmes noir issu des quartiers populaires de confession musulmane à être parlementaire française et ça ça pose un problème que moi je sois un phénomène médiatique doit toutes et tous nous interroger sur le fait que ça ne devrait pas rentrer en ligne de compte on devrait juste se dire super cette circonscription elle a pas basculé à l'extrême droite et la gauche a été capable de la gagner mais au-delà de ça tout le monde est venu dire ouais c'est un truc de fou quand même parce que tu te rends compte tu es une femme noire et tu rentres à l'Assemblée nationale et je salue par exemple NAD jaab Mongolie qui est la première vice-présidente femme noire à l'Assemblée nationale posons-nous cette question là moi elle aa dit c'est la première fois depuis 26 ans que je suis pas une rentrée des classes j'étais prof au valfouret au lycée à Rostan au lycée lycée professionnel depuis 23 ans ça m'a fait tout bizarre de me lever de me dire je vais pas aller au lycée aujourd'hui j'ai pas préparé mes classes mes cours et je peux vous dire que la la fierté de mes élèves lorsque je gagne et qui débarque à la mairie des Mureau en train de crier en disant wesh madame job c'est un truc de fou vous avez gagné ça aussi c'est une fierté parce qu'ils se sont dit en fait c'est possible ces mêmes gamins que j'avais du mal à regarder droit dans les yeux lorsqu'ils arrivaient parfois en retard ou parce qu'ils avaient été absent j' dit mais tu il me disent mais madame j'aiéta un garde à vue parce que pour la 150e fois je me suis fait ramasser par les flics et moi je suis quelqu'un qui a toujours dit on peut pas dire la police tu mais on ne peut pas dire aussi qu'il y a pas un problème de racisme dans la police française c'est vrai on n pas ce qu'on appelle un racisme systémique comme on peut en avoir aux États-Unis c'est vrai mais il y a certains cas qui posent question et qui doivent toutes et tous nous interroger moi je lu dis la question aussi j'ai l'impression de la lutte contre le racisme c'est une question qui nous gêne pourquoi parfois parce que elle nécessite une introspection à gauche qu'on a pas toujours envie de faire parce qu'il faut balayer dans sa porte aussi il faut aussi se dire où est-ce qu'on a merdé excusez-moi du terme pour qu'aujourd'hui celles et ceux qu'on est censé représenter protégés ne se sentent pas suffisamment épaulé par les politiques à gauche elle l'a rappelé et tu l'as rappelé souvent c'est les associations comme celle de Dominique comme d'autres collectifs qui font le boulot à la place des politiques parce que il faut être en capacité aussi de se dire bah là on n pas été à la hauteur moi mon père il a 80 ans il est arrivé en France en 1966 mon père depuis que je fais des élections il a jamais pu voter pour moi jamais et il a passé le plus clair de son temps en France bien plus que Sénégal effectivement en 200 12 on y accru moi j'ai fait campagne en me disant ça va être trop bien mes parents ils vont pouvoir voter toutes celles et ceux qui sont arrivés en même temps queeux toutes ces femmes et ces et ces hommes qui sont dans des associations qui font partie de ceux qui font tenir dans nos villes notamment dans nos quartiers populaire on va pouvoir enfin leur donner cette possibilitélà de participer en étant des citoyens à part entière VO non on l'a pas fait et euh je peux vous dire que 12 ans après on nous le reproche ensemble encore surtout moi qui suis socialiste vous inquiétez pas ça et la déchance de nationalité tout le monde me le rappelle mais je le dis ça c'est une des fautes que nous avons commis sous le CA et moi je l'assume oui là on n pas été à la hauteur si on veut vraiment lutter contre contre le racisme je pense qu'il y a aussi cette question du récit euh moi j'ai l'impression que parfois à gauche on on agit comme si on avait perdu la bataille culturelle c'est-à-dire que on a nous-même parfois ingéré intérioriser des discours d'extrême droite qui en fait en disant ouais c'est vrai que quand même c'est un peu compliqué ce qui POS le plus de problèm c'est quand même les Arabes et les Noirs c'est un peu compliqué de dire que quand même on a pas une certaine responsabilité non en fait c'est pas ça le sujet c'est que si vous mettez des personnes qui ont exactement les mêmes problèmes sociaux les mêmes difficultés et que vous les entassez au même endroit ah bah oui la probabilité que ce soit les mêmes avec le même profil qui se retrouve embarqué par la police elle augmente elle explose même alors que si effectivement vous avez dans ce quartier de la mix cité scolaire comme moi j'ai pu en en connaître dans les années 80 la probabilité elle descend et puis on va se dire aussi à gauche la mixité scolaire c'est trop bien mais pour les autres pas pour ses enfants moi je suis sû que si on fait le calcul le nombre de personnalités à gauche dont les enfants sont dans le privé où on fait des petits coups de d'évitement de la carte scolaire en tant prof on conna ça aussi moi j'étais un sont àécole publique ell étai dans la même école que les gens que je croisais et moi je crois qu'il faussi ça et tu parlais de la place de l'école et de cette éducation je crois ment et ça passe effectivement par le fait de se donner les moyens quand vous avez les heures de cours en français en histoire géographie qui ont été divisé par de en lycée professionnel moi ça fait 26 ans que je ça fait 10 ans que je vois mon nombre d'hees devant élève qui a été divisé par de quand il vous reste plus que 5 he don 1 heure de cour intervention pour expliquer un gamin faire de l'c d'éducation morale et civique pour l'aider à réfléchir à construire un citoyen éclairé ça fait pas beaucoup là où j'en avais 10 quand j'ai commencé ma carrière donc ça aussi il va falloir se poser la question et puis le lycée professionnel moi il me tient à cœur parce que on en fait des bons petits exécutants et on estime qu'ils ont pas besoin de réfléchir qu'ils ont pas besoin de se construire et qu'ils ont pas besoin d'avoir cette conscience là et puis jeirit par là 23 ans au valfouré j'ai vu passer un certain nombre de gamins don des gamins qui arrivaient avec des positions très très comment dirais-je des postures très arrêtées sur le rôle de la femme moi j'en ai un qui m'ont dit si vous étiez une bonne musulmane vous seriez chez vous à vos enfants vous avez rien à faire ici donc j'ai regardé je dis ok quelle sourate quel verset non parce que moi je suis pragmatique je lui dis non mais on m'a dit non mais on m'a dit é un donc non il y a pas de on m'a dit je crois qu'il faut aussi lutter sur ça sur ce type de discours et si on veut lutter sur ce type de discours l'école est le meilleur endroit moi j'ai eu des germins avec lesquels ça a été dur mais qui à la fin de l'année viennent me voir en me disant merci parce que vous m'avez remis des idées en place mais ça c'est possible quand on a du temps effectivement je suis d'accord il faudra du temps long mais il faut aussi qu'on réaffirme des choses très simples oui la lutte contre le racisme doit c'est un de nos fondamentaux et on doit l'écrire noir sur blanc oui il ne faut pas avoir peur de dire on a un problème de racisme dans la police oui il faut pas avoir peur de dire quand vous êtes une femme noire de confession musulmane c'est beaucoup plus difficile que quand vous habitez effectivement commei dans les ivines mais quand vous êtes à versaill que vous êtes une jeune fille avec des parents CSP plus et même danss propres par poliqu il faut le dire quand on regarde les on peut aussi se poser la question de savoir à quel moment nous aussi on prend notre part pour donner de la représentativité et pour aussi lutter contre racisme parce que lutter contre racisme c'est aussi offrir des personnes des représentations les gens se disent bah moi aussi en fait j'appartiens à cette grande famille qui est la gauche et je crois que si déjà on se pose ces questions là et ben on pourra être crédible pour aller discuter avec les gens et dernière chose c'est moi j'ai une circonscription vous avez des endroits où ils ont voté à 60 % pour le RM dans certains villages je peux vous vous dire que les noirs et les Arabes il les voi à la télé mais c'est par prévention ils ont dit on va voter r parce qu'on sait jamais il pourrait peut-être un jour venir jusqu'à chez nous et nous poser des problèmes donc vous imaginez leur tête quand ils ont vu ma tronche F partout et quand j'arrive ils disent on dirait la dame sur les affiches bonjour je suis su notre candidate mais je peux vous assurer que beaucoup qui votaient RN parce que en fait il se disaient c'est la solution quand vous leur parle logement quand vous leur parlez sécurité quand vous leur parlez aussi identité parce que ça aussi c'est un c'est c'est c'est un débat qu'on doit pas abandonner à l'extrême droite et bien je peux vous assurer qu'à la fin ils vous disent bon bah finalement je vais vter pour vous alors qu'ils ont voté Bardella et ils ont voté Marine Le Pen donc n'abandonnons pas le terrain allons discuter et n'ayons pas non plus de préjugés envers celles et ceux qui peuvent parfois effectivement voter pour l'extrême droite parce qu'en fait ils ne connaissent que ça et qu'ils ont le sentiment qu'ils sont les seuls à avoir des des solutions et encore merci pour vre si vous voulez il y a un petit échange avec la salle il me semble après je reviendrai sur comment combattre le rassemblement national c'estàd une tradition racisme et d'aut ch mais la question qui m'a été posé y a des échanges avant c'était est-ce que pour la gauche lutte sociale et lut antiraciste son irréconciliabl pour parler comme Manuel jeis j'aur points comm pour moi lutte sociale et lut anacist ne sont pas irréconc contraire es vont de prière chose on défend par exemple l'industrie en Picardie il est évident que parmi les ouvriers qu'on défend il y a bon nombre d' assisés et quand on sauve l'usine mettex comme dernièrement à Amien c'est au côté de mon camarade leader de la CFDT Samir Ba qui est francoarocain et qui nous aide puisque concrètement le fait à2 à virer les militants rassemblement national du parking et je le dis dans le programme du rassemblement national il y a le fait que sabir ba ne puisse plus être délégué syndical le fait que les bationaux ne puissent plus accéder à les fonctions associatives politiqu ou syndicales quand on défend les métiers populaires femm de ménage auxiliaire de vie assistante maternelle et ainsi de suite on sait que on cumule pardon on défend des personnes qui ont un cumul de fragilité populaire femme et pour beaucoup et notamment dans les métropoles d'origine étrangère donc à nouveau lutte sociale et lutte antiraciste se se cumulle et avec par exemple la fin du film de boule et femmes où on met dans une même assemblée Aline qui est accompagnante d'enfant en situation de handicap à avien et les femmes de ménage de l'Assemblée nationale pour qui on a arraché le 13e mois et évidemment c'est ça cette idée de ce que devrait être la véritable assemblée et de faire France ensemble je le dis le racisme est à combattre dans les classes populaires parce que par que si on veut les classes populaires Unies et pour gagner pour renverser l'oligarchie il y a pas le choix que d'opérer un double de casser un double divorce un divorce entre la classe intermédiaire et les classes populaires et un divorce interne aux classes populaires ça n'est pas nouveau chez Marx il y a des pages qui sont magnifiques sur comment le la bourgeoisie anglaise fait se diviser les ouvriers anglais les ouvriers irlandais à l'époque et il dit voilà c'est il faut combattre ça parce que c'est une division à l'intérieur de la classe et on pourra pas avoir de grandes victoires s'il y a cette division à l'intérieur de la classe dire deuxème point autre chose euh il me semble que ce rassemble lutte sociale et lutte antiraciste dans le but c'est l'égalité cétait répété les hommes naissent libre et égau en droit article 1 de la Déclaration des droits de l'homme et dire que c'est sur cette déclaration là sur cet article là que les révolutionnaires blancs comme l'abé Grégoire mais les révolutionnaires noir comme tout ça ouverture se sont appuyés pour abolir une première fois l'esclavage pendant la Révolution française avec au cœur cette notion d'égalité cette notion d'égalité qui est bien sûr retrouvée dans les années 80 la marge des beurs qu'on va quelque part pour moi minimiser euh en appelant la Marche des beurs en vérité c'est la marche pour l'égalité et la la demande que j'entends quand je suis dans les quartiers est une demande simple c'est une demande d'égalité c'est une demande d'égalité une demande d'égalité évidemment devant le logement une demande d'égalité devant l'emploi une demande d'égalité devant l'école puisque vous êtes enseignant là et j'ai beaucoup entendu parler des lycées professionnels dire que l'orientation subit et davantage subit évidemment dans les classes populaire et encore davantage subi dans les classes populaires racisé et que c'est un problème systémique qu'il faut combattre mais égalité et c'est là que ça blesse sans doute aujourd'hui le plus la République égalité devant la police égalité devant la police parce que même sans violence je un animateur du quartier Nord Damien qui rentre chez lui qui part pour jouer au foot avec son gamin et qui se fait contrôler devant sa femme devant ses gosses même s'il y a pas de violence il en reste une humiliation et j'ai entendu pas mal d'histoires de gens qui partent notamment pour les rapport avec la police je je dis ça c'est un constat de terrain mais quand on regarde ce qui se passe sur la question de la police en vérité la France est un pays où on fait davantage usage du contrôle d'identité premièrement et où deuxièmement le l'identité est davantage ciblé sur les personnes racisées que dans les pays qui nous entourent donc un double problème moi je suis plus maximaliste que le récipicé je veux dire le récipicé c'est quoi c'est la police qui va faire des papiers des papiers des papiers je suis plus maximaliste que ça je suis pour la fin des contrôle d'identité quand aucun délit n'est constaté je le dis je l'ai porté avec clarté dans ma campagne c'était le 5è point il sur pied 10 mesures c'était la fin des contrôles d'identité quand aucun délit n'est constaté et je l'avais mis sous la rubrique égalité simplement vous savez j'ai fait des rubriques sociales sécurité la rub sécurité c'est évidemment pour le retour de police de proximité mais voilà euh enfin il y a un combat de antiraciste je dirais d'en bas là je parle de l'antiracisme et d'en haut de ce qu'il pourudrait faire pour que l'école euh fe moins d'orientation subie de ce qu'il faudrait transformer dans la police mais il y a un antiracisme pratiqué dans bas je vous donne un exemple je suis sur la fermeture de whpool en 2017 pendant ma première campagne législative et le la linge qui part en Pologne pardon le sècheelinge qui part en Pologne et les les ouvriers qui se mettent à me dire réfugiés immigrés et cetera mais attendez est-ce que c'est c'est les réfugiés est-ce que c'est les immigrés qui font que la boîte est loocalisée vous perdez votre boulot évidemment non mais ça suffit pas de dire ça derrière je viens avec un tract je mets Jeff ftig sur le tract je pense que vous connaissez pas Jeff ftig mais les ouvriers connaissaient pas non plus jefftig était pourtant leur PDG et il avait 5000 km d'Amien sa baraque aux États-Unis avec 17 chambres avec de cours de de tennis avec un accès direct à la plage ainsi de suite et j'avais pris la photo de ça pourquoi parce que évidemment si quand les ouvriers sortaient de leur usine ils avaient un rapport direct avec Jeff ftig ça passait pas par le directeur qui est missionné pour être là et on sait pas qui est au bout et que il voyaient en face cette espèce de château moderne et ben ils sauraient vers quoi canaliser leur colère or aujourd'hui c'est pas montré je pense qu'il y a un enjeu pour la gauche de faire qu'à la pass que que la question soit latéralisée ou qu'on regarde en dessous qui est-ce qu'il a de plus pauvre de plus malheureux que nous et là-dessus qu'on aille marcher de faire relever le nez regarder vers le haut et vers des gens que qui sont invisibles c'est là des gros soucis que nous avons euh je termine d'un mot euh on peut pas mener aujourd'hui ce débat sur l'antiracisme sans évoquer la situation de la Nouvelle-Calédonie qui de mon point de vue est au croisement de la lutte sociale et de la lutte décolonial et de des luttes antiracistes et évidemment si jamais c'était pendant le conflit sur les retraites qu'on avait eu 10 morts ici à Paris et dans les villes de province tout le monde trouverait ça inacceptable il y a 10 morts en France sur un conflit social qui se déroule certes à l'autre bout de la planète mais qui est la où doivent se dérouler les mêmes lois or là il y a une atteinte il me semble aussi à la République et qui pour moi euh est aussi traversée par un racisme voilà les PIST je je le dis si vous voulez je reviens sur euh comment faire France ensemble et comment faire pour que les gens se sentent à mon sens embarqués dans une histoire je pense qu'aujourd'hui il y a ce qui estavant un espèce de vide d'espérance euh que quand depuis 40 ans le but qui est donné à la société c'est d'être dans la compétitivité euh et de s'adapter à la mondialisation et de réduire les déficites ça fait un espèce de vide au cœur de la société et que si on fixe pas un but commun un horizon commun au pays vous savez c'est la phrase d'Antoine de saintexuperri qui dit simer ce n'est pas se regarder la note c'est regarder ensemble dans la même direction mais ce qui est vrai pour un couple qui s'il a pas d'horizon commun s'il regarde pas ensemble dans la même direction c'est-à-dire les vacances qui arrivent où est-ce qu'on va partir les enfants qu'on va faire le pavillon qu'on va acheter enfin à ce genre de choslà et ben il risque de se bouffer le nez et de sombrer dans la jalousie on est pour moi dans un pays qui aujourd'hui n'ayant pas d'horizon commun euh on vient à se regarder le nombril et sombrer dans dans la jalousie et la première des galousies étant évidemment la couleur de peau l'origine et ainsi de suite donc je pense qu'il y a la nécessité d'un horizon commun que je situe dans les deux défis que nous avons affrontés un défi démographique avec de moins en moins de personnes euh en âge de travailler de plus en plus de personnes âgées dont il faudra s'occuper et avant tout un défi climatique puis que nous devrons uvrer à faire ensemble à transformer notre société à transformer son industrie son énergie sa culture son agriculture ses logements ses déplacements et que quand les gens font quelque chose ensemble on voit très bien que ça les rapproche mais aujourd'hui c'est comme si on était dans le statique et ce statique fait que on se bouffleé [Applaudissements]
François Ruffin