"Le modèle landais est le miroir inversé du scandale Orpea !" Boris Vallaud à ICI Gascogne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ce drame dit de notre système judiciaire ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est notre département des Landes qui vous a inspiré pour votre livre ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Est-ce que l'État a les moyens de gérer ces secteurs sans marchandisation ?
- 7:30OuverteRéponse partielle
Comment la gauche va-t-elle trouver son candidat pour 2027 ?
- 10:30OuverteRéponse directe
Pourquoi êtes-vous contre la double primaire proposée par Olivier Faure ?
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Ici Gascogne [musique] 7 jours sur 7 d'ici matin. L'invité est ici Gascogne. Ce matin Lea, nous sommes avec Boris Valot, député socialiste des Landes et président du groupe PS à l'Assemblée nationale.
Bonjour Boris Valot. Bonjour. Alors vous êtes avec nous ce matin pour évoquer votre dernier livre.
Nos vies ne sont pas des marchandises, mais d'abord une question autour du drame de la disparition de Liana, c'est probablement le corps de l'enfant qui a été découvert hier dans le Gers. Le suspect avait fait l'objet de plusieurs plaintes dont certaines pour viol sur mineur, il n'avait jamais été poursuivi, jamais placé en garde à vue avant la disparition de la collégienne. Qu'est-ce que ce drame dit de notre système judiciaire ?
Boris Valot [soupir] d'abord avant de dire ce qu'il dit de notre système judiciaire et je veux dire moi l'horreur que que m'inspire cette annonce, je l'ai entendu ce matin en allumant en allumant la radio. Euh j'ai une pensée pour évidemment pour sa famille même si le corps n'a pas été identifié. Tout semble indiquer que c'est cette petite fille.
Je pense à ses à ses amis, à ses camarades de classe et c'est épouvantable. Voilà, c'est épouvantable. Qu'est-ce que ça dit du fonctionnement de notre justice ?
C'est précisément la question qui lui est posée et dont je comprends qu'elle est posée par le garde des saut lui-même qui a diligenté une enquête administrative. J'ai entendu aussi ce matin que le premier ministre convoquait à Matignon le ministre de l'intérieur et le ministre de la justice. Il y a en effet la nécessité de comprendre ce qui s'est passé, de comprendre pourquoi un homme dont manifestant manifestement les antécédents étaient étaient connu euh et bien a pu si c'est lui bénéficier encore de la présence son innocence mais récit de cette manière de la pire des manières.
Ça vous choque justement qu' enfin le drame aurait pu être évité ? Écoutez, je vous savez je je je suis incapable de le dire donc je vais pas me prononcer. Il y a une enquête administrative euh il y aura la justice qui va se saisir de ce de ce crime.
Euh et je crois que le moment est celui du deuil avant d'être celui de la polémique. Alors je le disais Boris Valot, vous êtes là pour parler de votre livre. Nos vies ne sont pas des marchandises.
Et puis l'une des clés que vous donnez dans votre livre, c'est donc ce concept de démarchandisation. Vous regrettez un dépend entiers de nos vies soient soumis aux lois du marché, la santé, le grand âge, le logement, la petite enfance, l'eau. Est-ce que c'est notre département des landes qui vous a justement inspiré quand on sait que le secteur des épates chez nous par exemple est resté dans le secteur public et c'est une particularité landaise ?
Et bien oui, je vais vous dire qu'à la faveur de la sortie de ce livre, avoir l'occasion de parler des landes et du modèle landais est pour moi une grande fierté et et un grand bonheur. Vous avez raison de dire que il y a des politiques des marchandisées dans les landes et vous avez cité l'exemple des ÉPAD, il n'y a pas d'PPAD à but lucratif dans les landes et vous savez que le modèle landais même si on sait que la prise en charge de la dépendance du vieillissement est un enjeu anthropologique majeur. la population vieille vieillir, il y a besoin et on l'attend depuis des années et des années d'une loi sur la dépendance de moyens supplémentaires.
Mais néanmoins le modèle landais, il est le miroir inversé du scandale Orpéa. Vous vous souvenez il y a quelques années pour rémunérer des actionnaires, il fallait gratter sur les couches, sur la nourriture, sur les soins, sur la surveillance et en plus de ça, tout ça coûtait très cher. Dans les landes, il y a un taux d'encadrement qui est infiniment supérieur.
Il y a une prise en charge qui est meilleure, il y a les prises journées qui sont plus faibles, même s'ils sont difficiles pour un certain nombre de familles, mais tous les épathes sont habilités à l'aide à l'aide sociale. B que vous soyez riche ou pauvre, vousz dans les mêmes conditions, dans les mêmes épades et avec une qualité de prise en charge que le privé, en tout cas lors du scandale opéra n'atteint pas. Mais j'aurais pu donner l'exemple de la politique publique de l'eau.
Voilà, maintenant plus de 30 ans que les landes ont décidé avec le SIDEC et je salue les agents du SIDEC d'une gestion publique de l'eau et pour 90 % des consommateurs. C'est aujourd'hui le cas. Et ben ça veut dire quoi ?
Un taux de renouvellement qui est l'un des meilleurs de France et un prix de l'eau qui est probablement le plus faible de Nouvelle Aquitaine. Mais mais Boris Valallo, est-ce que l'État a les moyens alors qu'on est lourdement endetté de gérer tous ces secteurs là ? D'abord, la démarchandisation, ce n'est pas l'étatisation, la nationalisation de tout.
Et pour répondre à votre question, je réponds de façon un peu différente. Qu'est-ce qui coûte cher, la marchandisation ou la démarchandisation ? Un exemple, aux États-Unis, la dépense consacrée à la santé à travers un modèle qui est un modèle marchandisé, libéral, lucratif, c'est 18 % de la richesse créée.
En France, c'est 12 % pour un système socialisé avec la SQ, démarchandisé. Euh et il se trouve queen France l'espérance de vie est supérieure à celle des États-Unis et les inégalités en santé sont plus faibles. Autre exemple, 50 milliards de dividendes ont été distribué aux actionnaires depuis la privatisation des autoroutes. 50 milliards qu'on aurait pu utiliser pour les TER, pour les trains de nuit, pour les transports du quotidien, pour la décarbonation de notre parc de véhicule.
Qu'est-ce qui coûte cher ? La marchandisation ou la démarchandisation ? Et puis par ailleurs, c'est posé la question des limites du marché.
Le marché nous colonise de façon subreptice et vous l'avez bien vu avec le marché total qui est le capitalisme numérique, nous sommes nous-mêmes devenus des marchandises. Même ce qui est subjectif, nos amitiés, nos amours, notre attention, tout ça est devenu est devenu marchandise. Et bien, il est temps de reprendre un peu le pouvoir sur nos vies parce que le marché nous impose des villes au costes.
Je vous donne un dernier exemple. Il y a 20 ans, quand vous voyagez avec votre famille, il votre famille à côté de vous et votre bagage ou votre siège. Aujourd'hui, si vous voulez voyager à côté de votre famille, il faut payer.
Si vous voulez un bagage, il faut payer. Si vous voulez une prise à côté de votre siège, il faut payer. Et comble du luxe paraît-il, si vous voulez pas d'enfant dans votre compartiment, il faut payer aussi.
Alors, Boris Vallot, vous êtes donc le chef de fil des socialistes à l'Assemblée nationale. Vous avez quitté la direction du du Parti socialiste le mois dernier. On va évoquer, on est à 1 an de la présidentielle.
On a vraiment du mal à s'y retrouver pour savoir comment la gauche va trouver son candidat pour 2027. Olivier Fort, le numéro 1 du PS a proposé une double primaire. Un vote des militants fin septembre pour désigner un candidat interne, un vote début octobre pour désigner un candidat qui représente la gauche hors Lfi.
Et vous, vous êtes totalement contre. Pourquoi ? Mais d'abord dire que euh dans un parti démocratique euh la crise, elle n'est pas dans le fait de dire c'est désaccord, d'exprimer ses doutes, de proposer d'autres chemins, de chercher précisément la discussion et le compromis pour parler d'une seule voie.
Il serait dans le fait de se de se taire. Bah je préféris parler à un an de la présidentielle avant qu'il soit trop tard pour que le Parti socialiste comme le reste de la gauche soit en ordre de bataille. Je fais le constat qu'aujourd'hui ça n'est pas le cas.
Vous voyez que à peu près l'ensemble des formations politiques ont désigné leurs candidats, ont choisi leur stratégie. Nous ne l'avons pas fait et donc il est temps de le faire. Dernière la dernière proposé B.
Moi, je considère d'abord que la politique, elle doit s'occuper des gens, elle doit parler de la vie des gens, elle doit répondre à les questions simples mais qui sont urgentes. Comment aujourd'hui quand vous bossez, vous vivez de votre travail ? Comment lorsque il y a une crise à l'autre bout du monde, vous perdez pas de l'argent à remplir votre réservoir d'essence ?
Comment par l'école ? Et on sait à quel point elle est importante ici dans nos territoires ruraux avec des sujets de de démographie scolaire, de fermeture de classe et on se bat pied à pied. Non, tous les vierges, on y arrive pas toujours pour les défendre.
Comment on fait pour que nos enfants par l'école, par les études puissent espérer une vie meilleure que la nôtre ? Comment on prend charge d'abord un programme ? Mais comment on choisit le candidat ?
Non, mais ça vous vous vous sautez les étapes, pardon, un programme parce que avoir un candidat qu'on choisirait et dont on ne sait pas ce qu'il va raconter, ce qu'il va proposer, honnêtement ça n'est pas très intéressant. Moi, je souhaite que on fasse un programme ancré dans la vie dans la vie dans la vie réelle, dans la vie des gens, qu'on parle des vies difficiles. Moi, c'est ce à quoi je m'empouloie maintenant depuis des années, en puisant mes propositions et mes inspirations dans ce que je vis ici dans les langues.
Premier point, le programme commun de ce que j'appelle moi le contrat de législature. Inversons le calendrier électoral, on n'arrête pas de le revendiquer, faisons-le dans la préparation de ces échéances parce que les élections litiatives ne seront pas seulement le 3è tour de l'élection présidentielle. Voyez, il y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale.
Il y aura peut-être plus jamais de majorité absolue. On voit tous les dysfonctionnements de nos institutions. C'est l'occasion de dire la façon dont nous allons gouverner de présenter une équipe des visages et pas un seul des visages de cette gauche de cette nouvelle gauche pluriale, voilà comment je l'ai appelé.
Et ensuite, j'ai la conviction qu'une fois que nous aurons fait ça, personne se lève autour de la table en disant moi je m'en vais et que nous serons capables par une forme de consensus organisé avec des autorités morales que l'on peut solliciter des responsables politiques qui nous ont qui nous ont servi, des responsables syndicaux qui ont pu prendre de la distance, la société civile, des citoyens pourquoi pas qui nous aideront à choisir celui ou celle qui passe seul mais avec d'autres conduira cela. Et bien il [raclement de gorge] n'est pas il n'est pas trop tard. Mais moi je pose pas la question je pose pas la question en ces termes.
Je je demande à ce que l'on mette les idées en avant. D'abord, qu'est-ce que je fais ? Je mets en avant un certain nombre d'idées dont la démarchandisation qui dit arrêtons d'être des marchandises et de vivre dans une grande boutique.
Retrouvons le contrôle de nos vies. C'est vrai qui est important. Merci Boris Valotland d'avoir été notre invité sur IGCogne.
Ja.
Boris Vallaud