KIDNAPPING DE MÉLENCHON ? LE DÉRAPAGE DE TROP DE CHARLIE-HEBDO
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Chapitres
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Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On y voit une caricature de Jean-Luc Mélenchon grimé comme Maduro après sa capture par les Américains entravé par des menottes. »
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« Le tout est agrémenté du titre suivant : Trump ne t'arrête pas en si bon chemin. »
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« Elle était grimée en danseuse de revue coloniale façon Joséphine Baker avec vous savez la jupe de banane. »
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« The Rokayadi Show ridiculise laïcité à travers le monde. »
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« Y voir une référence raciste serait une manipulation de la part donc de Rokayadi Dialo. »
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« un étudiant sur 3 n'a plus que 50 € pour finir le mois et un étudiant sur 10 n'a même plus un seul euro. »
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« les étudiants et étudiantes ont perdu plus de 2500 € de pouvoir d'achat en 7 ans sous Macron. »
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« Il dit qu'elle a dégénéré à cause de quelques éléments extérieurs et qu'elle a été instrumentalisée par les démocrates. »
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« Il parle même du 6 janvier 2021 comme du Day of Love, le jour de l'amour. »
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« Ils ont passé 1 an et 8 mois en détention provisoire pour avoir, je cite, facilité l'entrée illégale et le séjour de migrants en Tunisie. »
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Bon Marion, qu'est-ce qui se passe ? Faudrait qu'on tourne là. Oui bah oui oui je sais mais je cherche Charlie, j'en ai besoin pour ma chronique, j'arrive pas à mettre la main dessus.
Tu le vois toi ? Tu as regardé à l'extrême droite ? Ah bah oui, je suis con, évidemment.
Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 6 janvier et Charlie Hebdo a encore frappé. C'était hier soir sur X.
En réaction à l'actualité au Venezuela, le journal Satiic a publié un dessin signé SCH. On y voit une caricature de Jean-Luc Mélenchon grimé comme Maduro après sa capture par les Américains entravé par des menottes. Le tout est agrémenté du titre suivant : Trump ne t'arrête pas en si bon chemin.
Très vite évidemment la publication est devenue virale. Les allergiques pathologiques à la France insoumise et autres chentres du printemps républicain se gossent et partagent en masse la caricature, assimilant donc Mélenchon à un dictateur. Un narratif qui par ailleurs est habituellement diffusé par l'extrême droite.
Preuve en est quelques jours avant la sortie du dessin de Charlie Hebdo, le militant identitaire Damien Rilleux avait fait la même vanne sur X. Accompagné d'une photo trafiquée par Ria représentant donc Jean-Luc Mélenchon, il écrit "Cher Donald Trump, nous aussi nous avons un dictateur communiste qui défend le trafic de drogue si jamais. Alors la ficelle est évidemment un peu grosse.
Une partie de la gauche, insoumis en tête dénonce la dérive de la ligne éditoriale du journal. Surtout que ce dessin n'est pas un cas isolé. Fin décembre, Charlie Hebdo faisait déjà parler de lui avec la publication d'une caricature cette fois de la journaliste et militante antiraciste Rokaya Dialo.
Elle était grimée en danseuse de revue coloniale façon Joséphine Baker avec vous savez la jupe de banane. En légende, on pouvait lire The Rokayadi Show ridiculise laïcité à travers le monde. Cette fois, le dessin est signé de la main de Ris, le directeur du journal depuis les tragiques attentats qui ont frappé la rédaction en 2015.
Siokaya Dialo dit accepter qu'on critique ses positions notamment sur la laïcité, le dessin lui ne passe évidemment pas. Elle dénonce la mobilisation d'un imaginaire colonial, raciste et misogyne qui fétichise le corps des femmes noires. De son côté, Charlie Baleille Mollement, ses accusations sur X.
Pour lui, je cite, "Y voir une référence raciste serait une manipulation de la part donc de Rokayadi Dialo." Et quant au canard, lui, il s'estime toujours antiraciste, féministe et universaliste. Comme quoi chacun voit Midi à sa porte.
Alors Charlie serait donc de gauche et c'est vrai historiquement à ses débuts si l'on considère l'histoire de Charlie depuis son ancêtre à Rakyri interdit on le rappelle en 1981, nous avons évidemment affaire à une publication résolument de gauche voire même très très à gauche. tendance àart libertaire par moment mais les premiers changements de ligne sont ressentis dès le début des années 1990 pile au moment où Harquiri est René de ses cendres désormais baptisé Charlie Hebdo sous la direction du chançonnier Philippe Val. L'équipe est globalement la même.
Volinski ou encore Cavana sont toujours là mais la petite musique de fond a légèrement changé. Charlie Hebbda va se mettre à reproduire peu à peu les positions dominantes. C'est ce qu'analysait Mathias Raymond pour Akrimed en 2008.
Et dans les années 70, à titre d'exemple, Kabu était par exemple farouchement opposé à la guerre. Et en 99, avec la rédaction de ce nouveau Charlie, il soutient finalement l'intervention militaire au Kosovo. D'ailleurs, cette même année, Ris, encore lui, accuse carrément, je cite, les pacifistes, d'être des collabos.
Et au fil du temps, les méthodes du nouveau patron Val sont de plus en plus décriées en interne. Des défections au même lieu. Certains rédacteurs sont écartés, d'autres partent d'eux-mêmes, principalement les plus proches de la gauche radicale.
Et pour compenser, on recrute des plumes moins abrasives, plus consensuelles, pourrait-on dire, comme le dessinateur Johann Far, l'ex-patron de France interre, Jean-Luc S, Renault Deli et Philippe Lançon de Libé ou encore Anne Jouan du Figaro ou l'inénénarable Caroline Foureste qui se fera un plaisir, dit-on d'éradiquer toute forme d'islam gauchisme au sein de la rédaction. On se refait pas. En 2001, évidemment, les attentats de New York sont un autre tournant majeur dans la ligne éditoriale de Charlie Hebdo.
L'islamisme et le djihadisme deviennent des ennemis absolus quit à tomber régulièrement dans l'islamophobie la plus basique. D'ailleurs, à ce moment-là, Charlie se brouille avec une grande partie de la gauche. En 2004, l'autrice Mona Cholé est poussée, raconte-t-elle, vers la sortie après avoir critiqué un édito qui a affirmé que les Palestiniens, je cite, ne se conduisent pas comme des gens civilisés.
On dira ce qu'on veut, mais Charlie Hebdo, elle mérite de la Constance. En 2006, le journal satirique explose avec la publication des caricatures du prophète Mahomé, initialement diffusé par un journal danois. La une est signée en revanche Cabu.
On y voit le prophète dessiné avec la légende Mahomé débordé par les intégristes. C'est dur d'être aimé par des cons. Ce numéro cartonne, il est même réimprimé et vendu à 400000 exemplaires contre 140000 habituellement.
Trois organisations musulmanes portent cependant plainte pour un jour public à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur religion. Mais la justice donne gain de cause à l'heomadaire et estime que la liberté d'expression n'a pas été outrepassée. La même année, Charlie publie le manifeste des 12.
C'est un texte qui dénonce l'islamisme comme un totalitarisme religieux mettant en danger la démocratie dans la lignée du fascisme, du nazisme ou encore du stalinisme. La Ligue des droits de l'homme à l'époque déjà met en garde contre la diabolisation de l'islam. Cet épisode des caricatures est central dans l'histoire de Charlie Hebdo.
En s'ouvrant à d'autres cercles, le canard satirique devient un peu plus mainstream, un peu plus proche du pouvoir. Bernard Henri Lévi signe par exemple le manifeste des 12. Thierry Hardisson invite la rédaction.
Le festival de Cann aussi même le ministère de la culture adoube l'équipe du journal. Nicolas Sarkozi alors ministre de l'intérieur leur adresse une lettre et même le Front National pourtant frontalement combattu par Charlie Hebdo pendant des décennies qui a demandé leur interdiction est un fervant soutien dans cette séquence sous couvert évidemment de défendre la liberté de la presse et la laïcité. On peut donc se permettre d'être raciste et islamophobe.
Quelle nouvelle ! Cette année-là, Charlie a passé un cap, si ce n'est le Rubicon, sur le plateau de l'œil de Moumou en janvier dernier en 2025, Daniel Schneederman, le fondateur d'arrêt sur image, analyser cette dérive. On l'écoute.
Alors déjà le les tests de l'immigration, ça suffit. Il faut contrôler, il faut les renvoyer, il faut faire des quotas, il faut faire des charters, euh la préférence nationale et cetera. Déjà ces thèsesl reçoivent le renfort de gens de gauche.
Hm hm. Et par là-dessus euh ces thèses-là reçoivent le renfort de gens étiquetés à gauche parce que la la persistance rétinienne fait que Charlie est une marque de gauche, on peut rien y faire, je veux dire le voilà et en plus avec un nez rouge, c'est-à-dire avec la libye de l'humour puisque voilà une des figures les plus en vues du charlisme, c'est c'est Sopia Haram he qui a une chronique tous les lundis matins sur sur France Inter qui fait des qui fait des spectacles et qui a toujours le le statut étude entre guillemets humoriste, même si euh voilà, ça fait longtemps, je pense que elle a elle a pas fait rire grand monde dans ses dans ses chronique du matin. Donc bah pour les pour l'extrême droite, ils prennent trop bien voilà qu'arrivent des renforts de gauche et des renforts des anards bouffants rigolo de gauche.
Évidemment, l'attentat terroriste qui a décimé une partie de la rédaction en 2015 n'a rien arrangé à la dérive de la ligne Laïcard de Charlie Hebo. Pourtant, à l'occasion des commémorations pour les 10 ans des attentats début 2025, Gérard Billard, l'actuel rédacteur en chef, estimait toujours que Charlie était de gauche, enfin d'une certaine gauche, puisqu'il déclarait "Je prends acte d'une fracture avec une partie de la gauche qui abandonne ses valeurs fondatrices, que sont laïcité, l'universalisme, la défense des droits de tous les opprimés. C'est elle qui n'est plus de gauche, ce n'est pas nous".
Alors, toute ressemblance avec le printemps républicain n'est absolument pas fortuite. Au contraire, mais pour en revenir à Jean-Luc Mélenchon dont on parlait au tout début de cette chronique, il n'a pas toujours été brocardé par l'hebdomadaire satirique. Bien au contraire, la rupture, elle date de 2017 avec l'élection de Daniel Obonau comme député de Paris. 2 ans plus tôt, juste après la tragédie, la future députée ose franchir un interdit ultime, surtout à cette époque, nuancer son charlisme.
Obonau dit qu'elle a pleuré les morts, mais dénonce aussi du racisme chez Charlie. Inacceptable pour les rescapés de la rédaction, compréhensible en revanche pour Mélenchon, le divorce est consommé. Et alors, ça ne s'arrange pas avec les évolutions du ténor insoumis sur le plan politique, notamment sur des sujets comme la laïcité ou l'utilisation du mot islamophobie.
Une décennie après, les ranqueurs sont tenaces et le fossé ne cesse de se creuser entre Charlie et la gauche insoumise. Le fossé, en revanche est beaucoup moins béant quand il s'agit de l'extrême droite. En fait, c'est tout bonnement la mécanique inverse.
Le RN a fait son beurre sur l'attentat contre Charlie Hebdo. Avant 2015, Marine Le Pen n'avait absolument rien de Charlie. Elle attaquait d'ailleurs même régulièrement le journal en justice.
Mais ça c'était avant avant l'attentat djihadiste, avant l'émotion collective et surtout avant une occasion en or de légitimer ses obsessions en les dissimulant derrière une laïcité que l'on qualifiera d'agressive. Alors si l'attentat n'a pas provoqué de poussé immédiate du vote RN à l'époque, il a contribué à installer durablement une islamophobie devenue l'un des principaux moteurs électoraux à l'heure actuelle. D'ailleurs, depuis 2015, chaque attentat devient pour le RN la preuve supposée d'un lien naturel entre immigration, islam et terrorisme.
Marine Le Pen et Jordane Bardella convoquent d'ailleurs régulièrement l'esprit Charlie pour légitimer leurs obsessions sécuritaires et migratoire, transformer la mémoire des victimes en argument d'autorité et disqualifier toute critique qu'elle soit médiatique ou politique avec en bonus la possibilité d'accuser leurs adversaires de mettre une cible dans le dos des journalistes. Avec le temps, l'expression être Charlie a profondément changé de sens. Elle n'est plus un étendard. universaliste, encore moins un principe de liberté d'expression.
C'est un mot d'ordre identitaire, presque un test de loyauté obligatoire. On se souvient d'ailleurs de cette séquence en janvier dernier toujours avec Miss France sommet de prendre position sur la question. Vous êtes charni ?
Je ne me prononce pas. Non, c'est juste pour la liberté d'expression. Vous pourriez vous pourriez dire oui, c'est est-ce que est-ce que vous pensez qu'en France on a le droit au blasphème ?
Hm, ça ça veut dire non. Ouais, je préfère pas je je préfère pas pron ça veut dire non pour par rapport au blasphème ou je préfère pas me prononcer. Vous voulez pas répondre ?
Non. Ça aurait été cool de dire oui. Non.
Non. Désormais, être Charlie ce n'est plus défendre la liberté d'expression pour tous, mais c'est accepté sans broncher une ligne éditoriale devenue compatible avec les obsessions de la droite et de l'extrême droite. Ce n'est plus protéger le droit au blasphème, mais tolérer qu'il s'exerce toujours dans le même sens.
Ce n'est plus rire contre les puissants, mais frapper à répétition les mêmes cibles. Minorité racialisé, musulmans, militant antiraciste, gauche radicale et le tout sous couvert d'impertinence. Le plus troublant, c'est que cette MU s'est faite au nom de valeurs prétendument de gauche, la laïcité, l'universalisme, la liberté. des principes pourtant vidé leur substances émancipatrices pour être transformés en outil de tri, de soupçon et d'exclusion.
Dans cette configuration, refuser le charlisme, c'est-à-dire refuser l'injonction à applaudir et à se taire voir à se coucher, devient presque un acte de résistance politique. Être fidèle à l'histoire populaire, libertaire et antifasciste de Charlie Hebdo, ce n'est donc pas répété mécaniquement je suis Charlie comme un mantra vide. C'est au contraire de revendiquer le droit de ne plus l'être.
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Eménager dans un logement insalubre, sauter des repas, laisser le chauffage éteint ou encore éviter d'aller chez le médecin, c'est le quotidien de nombreux étudiants en France. Une étude publiée aujourd'hui par l'Union étudiante révèle qu'après avoir payé son loyer, ses factures et son alimentation, un étudiant sur 3 n'a plus que 50 € pour finir le mois et un étudiant sur 10 n'a même plus un seul euro. Ce midi, mes collègues du journal des luttes ont reçu Léa Jules Clément, coecrétaire général de l'Union étudiante.
Elle explique que la précarité étudiante a explosé depuis la crise post Covid et a été aggravée par la politique d'Emmanuel Macron. On l'écoute. Quand on lit ce rapport, on a le sentiment que la précarité étudiante, c'est plus simplement une crise ponctuelle, c'est un système quasi installé.
C'est exactement ça. Après, c'est quelque chose qu'on savait déjà nous. On a notamment sorti plusieurs dossiers les dernières années, un l'année dernière qui mettait en exerg que les étudiants et étudiantes ont perdu plus de 2500 € de pouvoir d'achat en 7 ans sous Macron.
Et donc là, l'idée de cette enquête-là, c'était de pouvoir montrer concrètement à quel point aujourd'hui la précarité elle est protéiforme. Surtout que ces formesl elles sont cumulatives et que donc on se retrouve dans des situations de précarité extrême de plus en plus récurrentes. Mais effectivement, ça fait tout à fait système et ça fait système depuis un moment déjà quand on voit notamment les politiques menées par Emmanuel Macron.
On voit par ailleurs que dans ces fils de d'aide alimentaire, il y a une grande représentation aussi d'étudiants et étudiantes qui sont pas boursiers par boursière, ce qui montre bien que ça concerne tous les étudiants, toutes les étudiantes. Il y a aussi une surreprésentation des étudiants étrangers, étudiantes étrangères qui ne font pas partie du système de bourse aujourd'hui. Euh et ça, il y a un vrai sujet là-dessus et nous, c'est une grosse revendication qu'on a évidemment au côté de du fait de leur supprimer notamment les frais d'inscription différenciés et cetera.
Et euh il y a une mobilisation notamment euh tout décembre parce que dans le PLF, il y a eu le sujet de pouvoir euh bah supprimer les APL pour ces étudiants et étudiantes-là. Euh donc euh oui, effectivement, il y a de longues fils en tout cas de pour les distributions alimentaires. Nous-même, en tant que syndicalistes, on fait ce genre de distribution là, que ce soit alimentaire ou de protection périodique par exemple.
Et c'est désespérant parce que c'est pas à nous de le faire. Nous-même, on est étudiant étudiante. Par ailleurs, les associations, c'est la même chose.
En réalité, c'est pas elle de devoir remplacer l'action gouvernementale. Donc c'est il y a un vrai problème là-dedans évidemment. Et forcément, la précarité a de lourdes conséquences psychologiques.
Ne9uf étudiants sur 10 estiment avoir vécu des périodes de détresse psychologique et le système de santé est évidemment largement insuffisant puisqu'on compte seulement un seul psychologue conventionné pour environ 1000 étudiants. Vous vous souvenez sûrement de ces images ? C'était il y a à 5 ans jour pour jour.
Le 6 janvier 2021, Donald Trump appela partisans à prendre d'assaut le Capitol à Washington pour protester contre sa défaite à l'élection présidentielle. Plus d'un millier de manifestants avaient alors envahi le siège du Congrès, symbole de la démocratie américaine où les élus étaient en train de valider justement la victoire de Joe Biden. Porte forcée, vitre cassées, cinq morts dont un policier, plus de 140 policiers blessés, 2,7 milliards de dollars de dégâts matériels.
Le bilan de cette attaque a été évidemment très lourd et a choqué le monde entier, mais pas Donald Trump qui tente depuis de réécrire l'histoire. Il présente l'assaut du Capitol comme une manifestation pacifique, une simple opposition au résultat d'un vote. Il dit qu'elle a dégénéré à cause de quelques éléments extérieurs et qu'elle a été instrumentalisée par les démocrates.
Il parle même du 6 janvier 2021 comme du Day of Love, le jour de l'amour. Et ce n'est pas tout. Plus de 1500 assaillants devaient être condamnés pour avoir commis des dégradations, voler des objets, porter des coups aux policiers ou menacé de pendre des élus.
Mais dès son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a décidé de gracier tout ce beau monde. Bref, 5 ans après cet assaut qui aurait pu lui coûter sa carrière politique, non seulement Trump a été réélu, mais en plus il a tiré d'affaires tous les responsables et il irronise même sur un troisème mandat. Ils ont passé 1 an et 8 mois en détention provisoire pour avoir, je cite, facilité l'entrée illégale et le séjour de migrants en Tunisie.
Trois travailleurs humanitaires de l'ONG française terre d'asile ont été libérés cette nuit au terme de leur procès. Il s'agit de l'ancienne directrice Sherifa Ri et de deux salariés de l'ONG. La Tunisie se trouve sur la route migratoire de l'Afrique vers l'Europe.
Le président Kessayed a dénoncé en 2023, je cite, les ordes de migrants sahariens qui menaçaient de changer la composition démographique du pays. Depuis, les autorités ont durci la répression contre les migrants. Des milliers d'entre eux ont fu où ont été rapatriés à la frontière, parfois en plein désert.
Au moins une centaine d'entre eux sont d'ailleurs morts et les associations qui leur viennent en aide sont poursuivies. En mai 2024, trois bureaux de l'ONG Terre d'asile ont donc été perquisitionnés et les trois humanitaires interpellés pour aide illégale et hébergement de migrants. Il risquait jusqu'à 10 ans de prison.
Ils ont finalement été condamnés à 2 ans de prison à sortie d'un surcis pour les 4 mois qu'il leur reste à purger. De responsables de la municipalité de Sous poursuivis pour leur avoir prêté des locaux ont été condamnés à la même peine. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.
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Ah.
Jean-Luc Mélenchon