Retraites, 49.3 : rejoignez la lutte !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Jean-Luc MélenchonFait
« nous sommes en train de vivre une journée politique historique que s'est-il passé et que faut-il vraiment comprendre de ce qui s'est passé cet après-midi »
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« une mobilisation d'une intensité incroyable du jamais vu depuis 50 ans »
- 1:30Jean-Luc MélenchonChiffre
« il n'y a pas de déficit et il n'y en aura pas si bien que des millions de gens le comprennent »
- 3:30Jean-Luc MélenchonFait
« il n'auraient pas de majorité et donc il a pris acte de la réalité politique du pays »
- 5:30Jean-Luc MélenchonFait
« à chaque étape on nous dit qu'à la suivante nous finirons par perdre or la suivante nous avons toujours trouvé les forces supplémentaires »
- 6:30Jean-Luc MélenchonFait
« la réforme n'a aucune légitimité elle se présente purement et simplement comme un coup de force »
- 8:30Jean-Luc MélenchonFait
« il y a eu cette charge inacceptable alors que nos amis étaient là avec leur écharpe tricolore »
- 10:30Jean-Luc MélenchonFait
« la motion de censure qui va être déposée n'était pas adoptée la loi serait décrétée »
- 11:30Jean-Luc MélenchonPromesse
« nous sommes prêts à utiliser tous les moyens légaux à notre disposition pour empêcher le coup de force de Monsieur Macron »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir alors à laquelle je vous parle des rassemblements spontanés sont en train de se constituer dans toute la France devant les préfectures ou sur les places centrales des grandes villes des différents départements comme vous le savez nous sommes en train de vivre une journée politique historique que s'est-il passé et que faut-il vraiment comprendre de ce qui s'est passé cet après-midi et toute la journée bien sûr mais cet après-midi en particulier à l'Assemblée nationale depuis le 7 mars en particulier une mobilisation d'une intensité incroyable du jamais vu depuis 50 ans c'est engagé dans le pays et deux jours en jours à l'appel des organisations syndicales par des mouvements de grève reconductible dans à peu près toutes les régions toutes les professions nous voyons des gens se rassemblaient pour lutter de la manière la plus efficace à leurs yeux contre la réforme de la retraite qui les oblige à deux ans de travail de plus alors qu'il n'y a aucune raison comptable de prendre une décision pareil il n'y a pas de déficit et il n'y en aura pas si bien que des millions de gens le comprennent ne voient pas pourquoi ils devraient faire le sacrifice de deux années de travail supplémentaires donnés à la société et ils ont raison et alors parce que cette mobilisation s'est faite parce qu'elle s'était tendue progressivement elle a interpellé toutes les organisations politiques y compris celles qui se tenaient le plus à distance ou bien qui était prête à accepter l'idée que cette retraite à 64 ans passe je pense à certaines organisations de la droite traditionnelle ce travail qui a été réalisé par ces millions de gens qui ont accepté de faire le sacrifice sur leur paye de ces journées qui ne leur seront pas payées de toutes ces professions raffineurs éboueurs travailleurs du secteur de l'énergie et de combien d'autres j'oublierai forcément des professions et je demande comment excuse mais tout le monde comprend que je pense à tous ceux qui sont entrés dans la lutte pour que tous les autres qui m'entendent à cet instant à leur tour pense que c'est grâce à eux que nous sommes arrivés au point où nous voici quel est ce point le président de la République était paraît-il déterminé à faire voter la loi il a donc convoqué les représentants les plus éminents de son gouvernement et des groupes parlementaires pour leur dire vous allez aller au vote et alors en faisant les comptes ils se sont aperçus qu'il n'auraient pas de majorité et donc il a pris acte de la réalité politique du pays il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale depuis les dernières élections législatives il espérait bien que le parti des républicains lui fournirait là pour un elles avaient déjà commencé à dépecer cette organisation si bien que après avoir reçu à deux reprises les représentants de la minorité présidentielle de l'Assemblée nationale la première ministre des ministres des présidents de groupe il a dû pour finir reconnaître que puisqu'il n'y avait pas de majorité alors il fallait brutaliser utiliser l'instrument de la confiscation de la démocratie quel est l'article 49.3 de la Constitution qui déclare qu'un texte est adopté si le gouvernement fait appel à cet article et si aucune notion de censure n'est adoptée vous avez vu et vous verrez sans doute des images de cette séance incroyable et historique de l'Assemblée nationale les nôtres à la nupesse et plus spécialement chez les insoumis ont tout au long de la tentative de prise de parole de Madame borne Alexandre très ancien qui date de la période de la Libération décidé de chanter la Marseillaise pour montrer qu'il s'opposerait jusqu'au bout jusqu'à la dernière minute jusqu'à la dernière seconde au coût de force que le gouvernement entreprenait la tradition voudrait que lorsque la Marseillaise est entonnée surtout à l'Assemblée nationale et bien les autres se taisent et tout le monde se lève ce n'est pas ce qui s'est produit au-delà d'un couplet mais puisque cette situation et là permettez-moi de vous en donner la signification symbolique aujourd'hui la majorité du peuple français de toutes les professions de toutes les régions de toutes les générations est à 60 70 % 80 % hostile à cette loi tentez si bien que nous pouvons dire que c'est par la lutte sociale que se réalise l'unité populaire de notre peuple et cette unité populaire a un contenu social dès lors qu'on engage la bataille pour avoir tous le droit à la retraite avant d'être épuisé physiquement et moralement et bien quand on le fait on ne se soucie plus de la religion du genre de la couleur de son voisin on est au coude à coude entre un d'essayer de rendre la vie meilleure c'est une grande leçon sur ce que signifie l'Unité Populaire sa capacité à rassembler le peuple tout entier tandis que l'idéologie néolibérale divise tout le monde et créer la pagaille et le désordre que vous avez sous les yeux aujourd'hui mais que résulte-t-il de tout ceci bien sûr si la motion de censure qui va être déposée n'était pas adoptée la loi serait décrétée mais réfléchissons bien qu'à chaque étape on nous dit qu'à la suivante nous finirons par perdre or la suivante nous avons toujours trouvé les forces supplémentaires pour approfondir notre unité dans le combat regardez bien que signifie le résultat de la journée il n'y a pas de majorité parlementaire donc le texte sur les retraites n'a aucune légitimité tout le monde est contre le Parlement les syndicats les associations et toutes les personnes qui sans appartenir à un parti en particulier ne veulent pas de cette réforme on m'a dit oui mais le Sénat a adopté c'est vrai oui le Sénat participe dans la Constitution dans laquelle nous nous trouvons du circuit démocratique bien sûr personne ne va dire le contraire c'est la Constitution mais à la constitution dit que le texte passe dans les deux assemblées et que le dernier mot revient à l'Assemblée nationale le dernier mot le dernier mot n'aura pas été prononcé parce que le gouvernement par le 49-3 a obtenu le silence le silence provisoire madame borne comme première ministre et scellé en face d'une troupe qui ne savait initiale devait se lever ou rester assise les applaudissaient les autres maugrés donnant un sentiment de débandade qui est la débandade politique de l'actuel gouvernement et de l'actuel minorité présidentielle à la fin de cette journée la réforme n'a aucune légitimité elle se présente purement et simplement comme un coup de force car il y avait les moyens dans décider autrement d'abord de donner un délai respectueux de la démocratie parlementaire et on aurait pu en parler au Parlement et puis tout est en bloqué on aurait pu organiser un référendum pour que à la fin le peuple français s'exprimer quoi s'il avait dit qu'il n'en voulait pas ça c'est déjà produit dans le passé d'autres présidents de la République ont accepté de comprendre la situation celui-ci s'enferme dans un pouvoir de plus en plus personnel et de plus en plus violent vous avez vu comment avait commencé la journée au dépôt dans le Val-de-Marne devant lequel s'est présentée la présidente de notre groupe Mathilde panot entouré de plusieurs parlementaires du département il y a eu cette charge inacceptable alors que nos amis étaient là avec leur écharpe tricolore cette charge inacceptable cette violence déchaînée contre les éboueurs et contre les parlementaires vous voyez les donneurs de leçon de respectent pas grand chose il vous donne des leçons de comportement mais ils jettent des gaz lacrymo sur des parlementaires sein de leur écharpe il vous donne des leçons de tenues mais quand on chante la Marseillaise la première ministre en profite pour parler en même temps en tout cas essayer de parler retenons cette leçon maintenant que faut-il faire il faut comme on l'a fait jusqu'à présent avancer sur les deux fronts le front parlementaire le front social mais évidemment c'est le fond social qui est déterminant à l'appel des syndicats il faut maintenant entrer dans la lutte partout où on n'est pas déjà entré dans la lutte vous devez comme peuple attaché à sa liberté à sa démocratie manifester votre rejet de ces méthodes et de ses façons de gouverner vous avez commencé à le faire ce soir spontanément dans des dizaines de villes des rassemblements se sont constitués nombreux et déterminés tous seront gardés leurs sang-froid et maîtriser l'action qui est entreprises mais cette action nous devons la retrouver demain à l'appel des syndicats après demain et ainsi de suite quant à nous pour la partie qui concerne plus particulièrement le Parlement nous allons continuer la bataille parlementaire nous serons présents aux côtés des grévistes nous serons présents parmi les grévistes car les insoumis sont partout mais nous serons présents aussi à l'Assemblée nationale pour que soient déposées une motion de censure la plus rassembleuse possible c'est la raison pour laquelle les insoumis ont décidé de participer à une motion de censure commune j'en ai eu l'information tout à l'heure par la présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale cela signifie que nous sommes prêts à utiliser tous les moyens légaux à notre disposition pour empêcher le coup de force de Monsieur Macron aujourd'hui on nous dit votre mention de censure ne trouvera pas de majorité et bien ce matin on nous avait dit qu'il y avait une majorité pour adopter le texte sur les retraites et ce soir il est évident qu'il n'y en a pas dès lors jusqu'à ce que la bataille soit amenée jusqu'au point du vote sur la notion de censure elle continue et notre devoir pas à pas jour après jour et de rassembler toute l'énergie toute la force qui permet de convaincre et d'emporter la décision vous devez vous pouvez vous rapprocher d'une manière qui soit respectueuse de la dignité de leur fonction de tous les élus y compris de ceux qui jusque là avait montré peut-être l'envie de voter cette loi mais qui peuvent changer d'avis les convaincre de ne pas le faire les convaincre par le raisonnement les convaincre par le contact par la discussion convaincre s'écouter se convaincre chaque jour chaque heure qui passe doit être employé à cet objectif et alors on verra que la bataille peut être emportée quoi qu'il arrive dorénavant le manque de majorité à l'Assemblée nationale doit se convertir du négatif qu'elle formule aujourd'hui en positif demain pour une motion censure voilà l'opération qu'il faut réussir pour le compte de notre démocratie j'ai éprouvé le besoin de le dire puisque dès aujourd'hui beaucoup de gens se sont tournés vers moi pour me demander ce que je pensais de cette situation et quel conseil je peux donner agissez impliquez-vous soyez certains qu'à l'Assemblée nationale la nupesse et les insoumis en particulier font tout sur le terrain d'eux-mêmes à tous ceux qui m'accorde de l'audience ou de l'autorité je demande de s'inscrire immédiatement dans la lutte partout où il le peuvent en organisant sous toutes les formes possibles des rassemblements pacifiques devant la représentation des administrations de l'État que dirige monsieur Macron notre calendrier d'action est tout tracé il y aura ici là des initiatives locales c'est certain et il y a l'appel que nous lance les organisations syndicales Unies et que je vous demande de suivre rassemblez-vous dès ce week-end comme le demande les organisations syndicales et le 23 ce sera la manifestation nationale dans toutes les villes de France à l'appel de cet instant syndical et des organisations de la gauche de l'Assemblée nationale notamment les insoumis bon courage fermeté allant dans le combat
Jean-Luc Mélenchon