Conférence de presse : mes propositions sur l'alimentation. Lundi 13 fevrier.
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« En France, comme dans l'ensemble des pays industrialisés, nos habitudes alimentaires ont beaucoup plus évolué au cours des 50 dernières années qu'au cours des siècles précédents. »
- 4:09Invité politiqueChiffre
« 41 % des hommes et 25 % de femmes souffrent en France de surpoids. »
- 5:30Invité politiqueChiffre
« Le taux d'obésité est inversement proportionnel au niveau socioéconomique. On dénombre ainsi plus de 30 % de personnes obèses parmi les femmes ayant un revenu mensuel inférieur à 450 € alors que le pourcentage chute à 7 % parmi celles qui disposent d'un revenu d'au moins 4200 €. »
- 7:35Invité politiqueChiffre
« Un tiers des agriculteurs français vit avec moins de 350 €. »
- 9:39Invité politiqueChiffre
« Chaque jour, 21 paysans se convertissent au bio dans notre pays. Le marché du bio s'élève à 5 milliards d'euros et il est en pleine croissance, plus 10 % en 2014 et il sera à plus de 20 % en 2016. »
- 25:15Invité politiquePromesse
« L'objectif sera que les cantines scolaires soient approvisionnées à hauteur de 50 % en bio d'ici 2025. »
- 30:16Invité politiquePromesse
« Je proposerai dans le cadre de la Constitution de la 6e République la constitutionnalisation des biens communs que sont le droit à respirer un air de qualité, à boire une eau de qualité. »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
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euh d'avoir accepté notre invitation ici à Châonois. Je voudrais d'abord remercier euh euh Karine et Simon Thier de qui nous ont euh offert euh cette matinée euh dans leur exploitation euh exploitation dont vous avez vu euh que les pommes de terre aux brebers aux agneaux, elle était intégralement bio. Je voudrais vraiment les remercier parce que c'est une très belle exploitation qui fonctionne en circuit court qui travaille avec l'aide d'une société coopérative d'intérêts collectifs.
une SIC une SIC dont la sociale et solidaire a modernisé le statut et permis qu'elle se développe davantage et qui a ceci au sein de l'économie sociale et solidaire à la fois les usagers, les clients, les producteurs mais aussi les collectivités locales puisqueau sein de cette cycle, il y a plusieurs départements et la ville de Paris, ce qui permet de rapprocher le client quand c'est une collectivité locale et les producteurs. Je rappelle que les circuits courts, on a tendance à confondre ou ce qui est des parfois des des confusions.
Un circuit cours, c'est pas simplement le fait de produire à proximité, c'est de réduire le nombre d'intermédiaires et euh ce qui est aujourd'hui un des grands enjeux pour le développement de euh d'une agriculture bio et de modes de consommation qui soient des modes de consommation plus respectueux de l'environnement et de la qualité des des produits.
Je voulais adresser devant vous ce que sera mon programme en matière d'alimentation et je vais donc y consacrer quelques minutes à le détailler autour de 10 propositions pour une alimentation de qualité qui s'intéresseront évidemment dans les conditions dans lesquelles on produit et mais aussi des conditions dans lesquelles on distribue et de l'impact qu'aune mauvaise alimentation sur la santé. Alors, pourquoi une politique de transition euh alimentaire ? Dans cette campagne, euh j'ai eu euh à cœur de replacer dans le débat public des questions que j'ai caractérisé comme oublié devenu invisibles sous le voile des questions identitaires ou budgétaires qui ont euh saturé euh l'espace public.
On ne parlait les ces derniers mois sinon ces dernières années que de cela et beaucoup de de questions étaient restées invisibles sous la toise et je souhaite que ces questions soient traitées dans le débat présidentiel parmi celle-ci l'alimentation à contrecourant donc j'ai fait le choix de fonder mon discours lors de cette élection présidentielle et mon projet sur trois piliers l'un social l'autre écologique et enfin démocratique avec pour seul objectif celui de montrer qu'un futur désirable et possible très loin des pensées déclinistes qui sert vertu à longueur de journée à dire le contraire.
Je pense qu'il est de notre devoir de répondre collectivement à une aspiration simple, celle de nos concitoyens, celle d'une vie meilleure. Et il est donc un sujet qui a été non pas oublié totalement mais qui n'a pas occupé la place qu'il aurait dû dans le débat présidentiel qu'il faut impérativement traiter, c'est celui de l'alimentation. Je considère que nous ne pouvons poser comme ambition celle du mieux vivre sans s'intéresser réellement à notre manière de nous nourrir. Nous devons surtout prendre conscience de l'imbation des enjeux.
La transition alimentaire participe pleinement de la transition écologique car elle interroge directement notre manière de produire et notre manière de consommer. En France, comme dans l'ensemble des pays industrialisés, nos habitudes alimentaires ont beaucoup plus évolué au cours des 50 dernières années qu'au cours des siècles précédents. Notre manière de consommer a considérablement changé. Nous passons moins de temps à faire la cuisine. Nous mangeons de plus en plus de produits transformés et nous sommes toujours plus nombreux à manger vite et à manger mal. Ces bouleversements alimentaires, s'ils ont eu des effets positifs, parfois doivent aujourd'hui nous questionner.
Nous ne pouvons envisager aujourd'hui une société du mieux vivre sans nous interroger sur la manière, je l'ai dit tout à l'heure, que nous avons de nous nourrir. S'interroger sur notre alimentation n'a rien de superflu et relève d'abord une question centrale de santé publique. En effet, 41 % des hommes et 25 % de femmes souffrent en France de surpoids. Entre 97 et 2012, la prévalence de l'obésité, c'est-à-dire le nombre de cas, a augmenté de 76 %. Ces chiffres sont extrêmement préoccupants et devraient nous alerter. L'augmentation de l'obésité, plus généralement du surpoids, a un lien direct avec l'augmentation importante des maladies chroniques et autres patologies.
maladies cardio-vasculai, diabète, problèmes articulaires, troubles respiratoes, dépression ou cancer de plusieurs types, notamment du foie, de l'utérus et du sein après la ménopause. Sur cet enjeu de santé publique comme sur beaucoup d'autres, nous devons changer de logique. Soit nous continuons de considérer que l'alimentation est un sujet superflu concerne en rien la puissance publique et alors là, on laissera croître de manière exponentielle un problème majeur de santé publique. Soit nous choisissons d'être responsable et d'observer la réalité telle qu'elle est et de mener donc des politiques publiques fortes dans ce domaine afin de prévenir davantage et d'avoir ainsi moins à guérir.
C'est évidemment cette seconde option que je retiens. L'urgence est réelle et elle doit elle doit d'autant plus nous alerter que sur ce sujet comme sur le sujet écologique en général, ce sont les plus pauvres qui sont les premières victimes de ces problèmes d'alimentation. Là encore, je veux vous adresser les chiffres parce qu'ils sont très clairs. Le taux d'obésité est inversement proportionnel au niveau socioéconomique. On dénombre ainsi plus de 30 % de personnes obèses parmi les femmes ayant un revenu mensuel inférieur à 450 € alors que le pourcentage chute à 7 % parmi celles qui disposent d'un revenu d'au moins 4200 €.
Cet écart se retrouve chez les hommes avec une fourchette de 23 % pour les plus pauvres, 9 % d'obèses pour ceux qui sont les plus riches. Les causes en sont bien connues. Il s'agit d'abord de la difficulté d'accès des plus pauvres à une alimentation à la fois saine, de bonne qualité et diversifiée, donc généralement plus coûteuse ainsi qu'à des équipements sportifs. C'est un autre sujet favorisant l'activité physique. La carte de France révèle aussi de grandes disparités géographiques. Le contraste est flagrant. entre le nord où l'autobité culmine à 26 % et les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Bordeaux où ils tombent respectivement à 11, 12 et 13 %.
Là encore, il faut y voir une corrélation directe avec le niveau de développement économique et de richesse de chaque territoire. J'avais dit que la question écologique était une question sociale. Plus que jamais, la question alimentaire qui rejoint celle du mieux vivre est aussi une question sociale. De pas préoccuper est donc non seulement un non sens en terme de santé publique, mais c'est aussi une injustice d'un point de vue social. Nous ne pouvons plus accepter longtemps ces inégalités alimentaires. J'en ferai donc un enjeu central du prochain quinquena.
L'enjeu enfin est culturel à mes yeux car la France avec son patrimoine culinaire à nul autre pareil doit préserver la diversité de l'alimentation face à l'uniformisation des modes alimentaires et garantir que manger bien et se faire plaisir c'est aussi manger sain. Nous ne pouvons traiter ce sujet et améliorer l'alimentation des Français sans le penser dans sa globalité c'est-à-dire d'un bout à l'autre de la chaîne alimentaire du producteur au consommateur. Il faut faire sans complaisance le constat que le système actuel met les producteurs dans une situation intenable.
Les agriculteurs et les éleveurs produisent des denrées alimentaires pour un prix inférieur au coût de leur production, ce qui les maintient dans la misère et dans le malheur pour certains. On connaît les chiffres dramatiques des suicides chez les agriculteurs et éleveurs. Sachez, je le répète, je l'avais dit déjà depuis plusieurs semaines, qu'un tiers des agriculteurs français vit avec moins de 350 €. Comment peut-on accepter une situation pareille sans voir que il y a là une des raisons qui explique le grand malheur et la grande détresse des agriculteurs ? Le niveau de vie des agriculteurs est donc faible. Leur santé est également mise en danger par l'utilisation abusive de pesticides.
Une étude de l'INCERM de 2013 l'a montré. Il existe un lien entre l'exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l'adulte comme la maladie de Parkinson ou le cancer de la prostate. Nous nous préparons dans plusieurs territoires français à des scandales sanitaires sans précédent. Je rappelle, j'avais été visité le le vignoble du Médoc, vignoble très célèbre mais où d'ors et déjà certaines familles de viticulteur se retourne et contre l'État et contre les sociétés qui commercialisent les pesticides en raison du nombre de cas de cancer extrêmement élevés constatés sur ces territoires.
Si l'on pense évidemment aux agriculteurs qui sont les premiers concernés ou à leurs ouvriers agricoles les premiers concernés par les conséquences de cet épendage massif de pesticides, n'oublions pas que ces pesticides ne paraissent pas pour tous fixer sur les champs. Ils vont parfois il circulent dans l'air et il n'est pas rare qu'un certain nombre d'écoles à proximité de ces de ces champs soient aussi directement concerné par les conséquences de l'utilisation de ces pesticides. L'exposition d'occupesticides présente des risques pour le développement de l'enfant.
Une étude de l'UNC est venue confirmer que les agriculteurs et leurs familles sont les premières victimes de ceci et on ne pourra pas dire je le redis qu'on ne savait pas. La faute en revient aussi à un déséquilibre trop important entre le pouvoir des producteurs et celui de la grande distribution qui impose des marges beaucoup trop excessives. Le seul acte de vente induit une augmentation de près de 50 % des produits vendus. Il faut en outre toujours produire plus pour mettre des produits en vente et en quantité toujours supérieure. Quitte à jeter sans s'en préoccuper d'innombrables denrées. C'est ce modèle productiviste qu'il faut repenser.
Ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux parmi les paysans et les agriculteurs à vouloir tourner la page du productivisme. Et les agriculteurs n'ont pas attendu les pouvoirs publics pour s'engager dans la conversion de leur modèle économique et de leur modèle agricole. Ils n'ont pas attendu la conversion des dirigeants politiques pour développer une agriculture biologique et de qualité. Chaque jour, 21 paysans se convertissent au bio dans notre pays. Le marché du bio s'élève à 5 milliards d'euros et il est en pleine croissance, plus 10 % en 2014 et il sera à plus de 20 % en 2016.
de plus en plus d'agriculteurs pastoi parce qu'ils ont compris que le marché est porteur, mais aussi parce qu'ils souhaitent des prix justes. Et le juste prix, c'est d'être rémunéré au moins à hauteur du coût euh de production euh donc de de des euh de de ce que l'on produit. Et évidemment, le juste prix, c'est pas simplement d'être rémunéré à hauteur du coût de revient, mais aussi pouvoir en tirer une rémunération pour vous vivre décemment. La question donc du juste prix est central dans euh la chaîne de valeur qui va du producteur jusqu'au consommateur. L'économie sociale et solidaire peut euh aussi nous aider à soutenir le développement des systèmes alimentaires durables.
Je pense qu'une réorganisation de nos systèmes alimentaires peut s'appluer largement sur les innovations qui ont été permises par l'économie sociale et solidaire. Je pense notamment aux AMAP et au circuit courts. Mais les problèmes du secteur agroalimentaire ne se limitent pas aux producteurs en amont de la chaîne et à leur rapport à la grande distribution. C'est l'intégralité des maillons de la chaîne qu'il faut considérer. C'est d'abord de la transformation des produits dont il s'agit et de l'ajout de substances sur les chaînes de production. Colorant, exhausteur de goût, conservateur.
La liste est longue et ce sont des produits qui avec ceux destinés au traitement chimique des champs et à la nourriture des bêtes constituent ces fameux perturbateurs endocriniens contre lesquels je veux me battre avec force car ce sont eux qui demain feront et fabriqueront les cancers et les nouvelles malidies graves qui toucheront des dizaines de milliers de nos compatriotes. Il convient également de prendre en compte l'emballage des denrées alimentaires de même que leur transport source potentielle de pollution si nous n'en pensons pas intelligemment les conditions.
Enfin, il faut encourager les circuits courts et je veux favoriser des modèles alimentaires de proximité fondés sur une nouvelle agriculture bio ou agroécologique. Le partage de la valeur ajoutée en jeu central de justice sociale et économique sera évidemment beaucoup mieux exercé sur des circuits courts. diminuer les échelles, c'est mettre en dialogue les acteurs des acteurs moins hétérogènes pour des échanges et un partage sein des richesses. Je ne souhaite pas, je vous le dis, une transition qui soit punitive.
Je souhaite que nous nous engagions avec beaucoup de de volonté dans cette transition alimentaire et je veux vous en donner les 10 principales mesures qui construiront ou bâtiront la politique que je veux mener dans ce domaine. La première mesure, elle est une mesure de gouvernance. Ça n'est peut-être pas la plus fondamentale, mais elle permettra de piloter cette transition alimentaire. Je créerai un seul ministère de l'agriculture, de l'alimentation durable et de la forêt. Nous ne pouvons plus aujourd'hui traiter de la question alimentaire et agricole séparément de la question sanitaire, sociale et écologique. Notre réponse doit être globale.
Ce nouveau ministère regroupera les questions relatives à l'éducation alimentaire, aux industries qui transformment nos aliments, à ceux qui les distribuent dans les surmarchés et à ceux qui en font la publicité. C'est la seule manière d'avoir aujourd'hui une politique agricole et nutritionnelle cohérente et globale de la fourche à la fourchette. La deuxième mesure, je lancerai un plan alimentation et santé publique. En matière de santé publique, je l'ai dit, l'obésité, les maladies endocriniennes, cancer, allergie et les maladies neurodégénératives, je pense à la maladie d'Alzheimer par exemple, constitue trois fronts distincts. Dans tous les cas, l'alimentation est en cause.
L'obésité est largement d à ce que l'on appelle les calories vides, ces aliments très riches en sucre et en graisse, mais très pauvres en nutriment. Je propose donc une politique de santé alimentaire publique fondée sur les recommandations de l'étude Nutrinet de l'INCERM ainsi que le renforcement du plan national santé et la généralisation des plans territoriaux d'alimentation durable. Nous aurons besoin de la mobilisation des collectivités locales pour mettre en place les services d'aménagement durable des territoires. Les collectivités locales pourront entre autres passer jusqu'à 30 % de leur commande en privilégiant les producteurs locaux afin de favoriser les circuits courts.
Nous encouragerons la constitution de sociétés coopératives d'intérêt collectif dans le domaine agroalimentaire comme celle ici à Châois afin de développer l'agroalimentaire local et un fond de prêt à taux zéro sera mis en place avec la caisse des dépôts pour financer les investissements des collectivités locales, achat de terre, ateliers locaux de transformation, évolution de la restauration collective afin d'assurer une veille sanitaire et une meilleure homologation des pesticides.
L'homologation des pesticides sera du ressort du ministère de la santé et devra être faite non pas pour les molécules les molécules pardon, j'insiste là-dessus prises séparément mais pour les mélanges effectivement commercialisés. On sait que ce qui est dangereux en matière de perturbateurs endocriniens, c'est le la durée d'exposition à perturbateur, mais c'est surtout l'effet cocktail, c'est-à-dire le fait que plusieurs substances s'ajoutent les unes aux autres et sont euh potentiellement encore plus dangereuses.
Donc euh les mélanges effectivement commercialisés, le principe actif et les adjuvants, il n'est pas normal que des produits aussi dangereux que les pesticides ne soient pas mieux évalués d'un point de vue des conséquences sur la santé. Enfin, la France s'engagera dans une politique du mieux disant en suivant systématiquement la législation du pays européen le plus strict. Je veux dans ce domaine-là que nous regardions de quelle manière d'autres pays ont pris en charge ces politiques en étant beaucoup plus efficaces avant nous dans ce domaine-là.
Pour les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules et les pesticides dangereux, ils seront interdits dans les produits alimentaires en application du principe de précaution. Je veux le redire. Et s'ils sont interdits dans les produits alimentaires pour que cela ne mette pas en danger nos euh nos agriculteurs, j'utiliserai les dispositions des traités de fonctionnement de l'Union européenne pour interdire l'importation des produits fabriqués avec ces mêmes pesticides à l'étranger dans l'Union européenne.
Nous avons au nom de la santé publique des dispositions qui dans les traités européens nous permettent aujourd'hui d'interdire les importations de ces produits venus d'ailleurs, produits avec des pesticides que nous interdisons en France. Il ne serait pas logique d'imposer des règles du jeu à nos agriculteurs et d'accepter qu'on continue à importer sur les marchés français des produits euh maréchés, peu importe, fabriqué dans des conditions que nous jugeons dangereuses pour la santé publique.
Enfin, nous proposerons de promouvoir les alternatives aux antibiotiques dans l'élevage pour limiter les effets d'antibiorésistance chez l'homme et chez l'animal ainsi que la pollution des eaux et des sols. Troisème mesure, je propose de mettre en œuvre une politique nutritionnelle globale. La puissance publique doit protéger les estomacs des Français en contraignant les fabricants et les distributeurs à travailler de concert pour augmenter la qualité de leur proposition.
Je propose ainsi de lancer une campagne sur la nature des modes alimentaires bons pour la santé de l'homme et de la planète et de renforcer la formation nutritionniste des médecins généralistes et des pédiatres dans ce domaine. Il apparaît égal urgent de faire aboutir la loi sur l'étiquetage nutritionnel exigence de transparence indispensable à la bonne information du consommateur. Dans ce domaine, je l'ai dit, l'actuel gouvernement a pris des mesures non négligeables. La loi santé a récemment relancé le chantier de l'étiquetage nutritionnel en voulant mettre en place une signaltique obligatoire et facilement compréhensible par le consommateur de type feu, rouge, orange et vert.
La question des critères est toutefois très sensible et actuellement débattue avec les associations et des expérimentations ont déjà été lancées à la fin de l'année 2016 pour déterminer quel est le système de signalement le plus parlant pour les consommateurs. Le gouvernement actuel souhaite conclure ce chantier avant départ. Si ce n'était pas le cas, il faudra s'attacher à le faire aboutir et ne pas céder au lobby dans ce domaine. Je le redis, leur influence est importante, considérable, mais en tout cas moi je je n'aurais pas, je l'ai dit à plusieurs reprises, la main cri tremble sur ces sujets. 4e mesure, la lutte contre le gaspillage alimentaire.
Nous lancerons un plan zéro déchets qui comprendra un volet de lutte contre le gaspillage alimentaire. Je veux saluer le travail de Guillaume Garot dans ce domaine grâce à la proposition de loi qu'il avait fait adopter à l'Assemblée nationale. Il s'agit de développer l'information et l'éducation du consommateur à tout âge sur la signification des dates limites de consommation et des dates de durabilité minimale. Nous proposerons au niveau européen l'actualisation de la liste des produits à date de durabilité minimale, c'est-à-dire élargir la liste des produits sans date de consommation car ils ne périment pas réellement.
Au niveau national, je proposerai un nouveau partage dans les délais garantis client de la date limite de consommation et de la date de durabilité minimale entre industriel et distributeur. Enfin, nous favoriserons la mise en place de compostes collectifs de proximité pour faire le tri de nos déchets organiques, notamment dans les villes. 5e mesure, nous favoriserons l'installation de jeunes non issus du monde agricole sur des modèles plus écologiques et nous lutterons contre l'isolement des agriculteurs grâce au aux pratiques inspirées de l'ESS.
Il me paraît important d'approfondir les groupements d'intérêts économiques et environnementales prévus par la loi d'orientation agricole en les faisant évoluer vers une forme de société coopérative. Il constitue l'un des outils structurants du projet agroécologique pour la France. Nous renforcerons également le bail environnemental en élargissant les clauses environnementales qui peuvent être introduites dans le bail à des pratiques à haute valeur environnementale agroécologie en particulier et en permettant qu'elle s'applique y compris sur des zones qui ne sont pas concernées par une réglementation environnementale particulière.
6e mesure, nous aiderons à la structuration de filières de production bio et équitable. Nous devons aider à structurer des filières de production bio et équitable au sens du commerce équitable. J'avais fait voter dans la loi sur l'économie sociale et solidaire une réforme du commerce équitable qui permet d'utiliser cette notion y compris pour des marchés franco-français. C'est ce qu'on appelle le commerce nord-nord. Et j'avais travaillé sur ces questions avec Pascal Campfin qui était à l'époque ministre du gouvernement Jean-Marcot alors qu'auparavant le commerce équitable était réservé aux échanges nord-sud.
Conscient du fait que la pauvreté de certains producteurs français trouvent son origine dans des termes de l'échange totalement déséquilibré au profit de du distributeur et au détriment du producteur, j'ai voulu permettre aux paysans français donc d'appliquer les mêmes règles qui ont fait le succès du commerce équitable. Dans certaines filières historiques du commerce équitable, café, banane, cacao, ce mode de production et d'échange a pu améliorer le niveau de vie de petits producteurs. Les producteurs doivent donc pouvoir dignement vivre de leur production.
Une politique de ces de soutien à ces filières bio et équitables dans le commerce nord-nord sera mise en œuvre et nous éons étudierons la possibilité d'instaurer des prix planchés au niveau européen sur le modèle du commerce équitable et nous renforcerons la gouvernance des filières en permettant la réunion régulière de ces acteurs. 7e mesure, nous instaurerons un plan pêche pêcheur océan. La situation de la pêche mérite tout autant notre attention.
Même si l'Union européenne a réussi dans certains bassins maritimes à instaurer des politiques de protection de la ressource aliotique qui emportaient leurs fruits comme celle des quotas et plus récemment du rendement maximum durable, ce n'est pas le cas partout. Et je suis à l'instard des scientifiques particulièrement inquiets pour la Méditerranée. Il ne s'agit pas d'incriminé le secteur de la pêche qui n'est pas responsable de la pollution qui explique en grande partie la rare réfraction de la ressource en Méditerranée.
Mais il s'agit de moderniser un secteur laissé à l'embandon depuis trop d'années dont nous devons nous occuper en urgence à la fois pour sauver la ressource, l'emploi et protéger nos océans de la pollution. Notre inigence notre intransigence devra être sans faille contre toute forme de pollution qui pourrait affecter la bande côtière car elle est l'un des creusé les plus précieux de la biodiversité. Je pense évidemment au dossier des bouts rouges, dossiers sur lesquels des délais euh que je juge inacceptables ont été accordé euh à l'industrie, là où depuis 20 ans, on connaît euh l'impact négatif euh des beaux rouges sur la biodiversité et l'écosystème en Méditerranée.
On a euh on s'est acheté un délai en permettant que ces bours rouges soient moins rejetés en Méditerranée mais désormais stocké sous forme de résidus sec avec aussi des conséquences environnementales et sanitaires. Je considère que il faudra reprendre ce dossier et dire clairement que là où les délais depuis maintenant 20 ans étaient connus pour adapter et changer ces modes de rejet de produits toxique, il faut que des entreprises qui par ailleurs perçoivent du CICE et toutes sortes de de crédits publics cessent de continuer à produire dans des conditions qui sont des conditions dangereuses pour la santé publique. On parle d'Asonique, dangereuse pour l'environnement et la biodiversité.
Je je je le dis ici solennellement, mais pour ce qui me concerne, je suivrai l'avis qui avait été celui de la ministre de l'environnement Ségolen Royal et il faut savoir hiérarchiser à un moment les priorités. On peut maintenir l'emploi en préservant l'environnement. Il faut arrêter d'opposer l'un à l'autre. C'est je je trouve absurde cette opposition de la société du plein emploi d'ailleurs qu'on a toujours pas et et celle d'une société qui soit euh euh écologiquement responsable. Je on constate d'ailleurs dans une exploitation comme celle-ci que quand on fait du bio, on crée de l'emploi et ailleurs, les concurrents qui sont conventionnels ont moins d'emploi.
La preuve est faite que tant dans le domaine des énergies renouvelables que de l'agriculture, un modèle qui soit un modèle respectueux de notre environnement est aussi plus riche en emploi. Sur la pêche, je continue. Il est urgent de s'intéresser à l'élevage de poisson qui est la principale de ressources de poisson acheté par le consommateur. Beaucoup de ces élevages utilisent en grande partie colorant, pesticides et antibiotiques. Et il est temps de mettre de l'ordre dans la réglementation. C'est pourquoi je propose un plan de modernisation de formation et de réglementation pour la pêche qui retiendra les orientations suivantes.
L'amélioration de la formation des pêcheurs par l'intégration de modules sur la biodiversité.
la prise en compte systématique de la petite pêche française en garantissant une répartition équitable des quotas notamment par une réforme des mécanismes d'allocation des quotas et droits de pêche pour permettre un meilleur équilibre entre les flottis et éviter que la pêche côtière soit défavorisée dans la répartition des quotas en réglementant au niveau national et européen les règles sanitaires conservant l'élevage de poisson ainsi que les règles de l'importation de ces produits et en modernisant la flotte de pêche pour favoriser la sélectivité des engins, éviter les rejets, diminuer la consommation d'hydrocarbure et éviter les émissions de CO2 pour sécuriser les navires et les hommes qui travaillent d'abord.
Mesure numéro 8, je souhaite une agriculture au service de la biodiversité et de la lutte contre le réchauffement climatique. L'agriculture a une mission clé à jouer dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique. Nous améliorerons la couverture végétale des sols et la réhabilitation des ha à travers la mise en place de rémunération pour services environnementaux. Il s'agit d'instrument incitatif qui consiste à offrir une rémunération en contrepartie de l'adoption de pratiques favorables à la préservation de l'environnement. Enfin, deux dernières mesures. La 9e, un approvisionnement des cantines scolaires à hauteur de 50 % en bio d'ici 2025.
La transition des cantines scolaires vers une alimentation biologique permet de garantir à tous les enfants, peu importe leur origine sociale, un accès à des produits biologiques. L'objectif sera que les cantines scolaires soient approvisionnées à hauteur de 50 % en bio d'ici 2025. Le modèle de ce qui est fait à Paris est assez exemplaire dans ce domaine puisqu'elle se préoccupe pas simplement du bio mais de réduire la part d'alimentation carnet. Se préoccupe de toute la dimension aujourd'hui d'une alimentation de qualité et et je veux saluer le travail de la ville de Paris.
L'objectif donc de 50 % de bio dans dans la restauration scolaire aura évidemment l'avantage de soutenir le développement de la filière biologique en cas de surcoup parce qu'il existe pour les collectivités locales et afin d'éviter une hausse de prix de la cantine scolaire pour les parents, des compensations financières seront envisagées.
Néanmoins plusieurs ces expériences, celle de moins Sartou, seule ville en France dont les cantines scolaires servent des plats 100 % biologiques avec une régie agricole dédiée écoulant les 20 tonnes de sa production annuelle et la mise en place de solutions d'organisation pour réduire et recycler ses déchets sans hausse de coût démontre que le passage au bio dans les cantines peut se faire sans surcoup quand il s'accompagne de mesures effectives de lutte contre le gaspillage alimentaire.
Ladem qui est donc l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie qui à la fois analyse depuis de nombreuses années l'origine du gaspillage alimentaire, alerte sur ce sujet et forme les acteurs concernés pour accompagner les cantines scolaires et les élus locaux dans sorte des remarches en leur fournissant son expertise technique. Enfin 10e mesure, la création d'un comité national d'éthique des abattoirs. Le productivisme et la recherche du toujours plus au prix le plus bas, plus de lait, plus de porcelet, plus d'agnon, toujours plus vite. On entraîné les éleveurs dans une course sans fin.
Seul retour à un mode de production plus doux, moins productiviste nous permettra de sortir de cette spirale. On en effet une souffrance induite chez les animaux mais aussi chez les éleveurs et chez les consommateurs par les process d'abattage en abattoir. C'est pourquoi je propose la mise en place d'un comité national d'éthique des abattoirs qui réfléchissent à la manière de d'opérer aussi une transition dans ce domaine. Voilà les 10 axes de la politique alimentaire que je développerai. Ce sujet-là est pour moi un sujet tout à fait essentiel. qui s'inscrit dans une politique de conversion euh écologique de notre modèle euh de développement.
Notre modèle de développement, il s'appuie sur des modes de production mais aussi sur des modes de consommation. Et pour cela, il ne faut pas juste parier sur la responsabilité des individus. Quand on évoque l'essort des maladies chroniques, on se rappelle que les maladies chroniques sont liées à nos modes de vie, nos choix personnels, mais aussi à notre cadre de vie. Et cela relève pour la responsabilité de l'État au moins de deux ordres.
s'assurer euh euh que euh les hommes et les femmes euh que nous sommes les citoyens euh vivent dans un cadre de vie qui soit d'un cadre de vie qui ne met pas en danger leur santé, en terme de pollution atmosphérique euh euh de consommation ou d'absorption de perturbateurs endocriniens. Mais ça relève aussi d'une autre responsabilité, l'éducation des individus, des familles, des personnes à des modes de vie qui soient des modes de vie compatibles avec une vieveillante, une vie plus harmonieuse, une vie plus longue.
Et c'est pourquoi dans ce domaine là, je mettrai en place de manière très énergique une nouvelle politique publique qui bah nous fixe d'une grande ambition, celle de faire de la France le pays qui prend le parti, se dote d'une politique en matière de bio, d'agroécologie, d'alimentation de qualité parmi les plus ambitieuses dans toute l'Europe. Je vous remercie pour votre attention et je répondrai volontiers à vos questions sur l'alimentation. hein, je le dis au journalistes. Euh si vous voulez tout autre sujet, j'ai mon porte-parole, il s'appelle Michel Pousol, il est excellent. Euh, il répondra avec joie à toute autre question qui concerne l'actualité. Merci.
Et comme je vois Et comme je vois que vous n'aviez aucune question sur l'alimentation, si pardon. Oui. Oui, bonjour les Parisiens. Je suis content parce que vous avez pas invité la FBS. Or, c'est quand même un département mais il y a quand même énormément de grandes représentationsères. Justement le qu'est-ce que j'ai rencontré parce qu'il un agriculteur et qui disait un peu en occasion que quand on va chez Malto finalement on mange local puisque semblé dans des filières qui transformation de France.
Comment est-ce que vous arrivez à convaincre justement ces plus grands producteurs céréaliers de passer à votre Écoutez les grands producteurs céréaliers c'est un peu l'aristocratie de l'agriculture. En tout cas c'est comme ça que les paysans les vivent et le la difficulté c'est qu'il donne souvent le des grands choix en matière de politique agricole notamment dans le dialogue avec les pouvoirs publics. Moi je n'ai rien contre les grands producteurs céréali en particulier.
Ce que je veux simplement dire aujourd'hui, c'est que nous ne pouvons plus fonder notre modèle agricole qui est extrêmement performant sur des logiques qui sont des logiques ultra productiviste qui se font au détriment de la qualité de ce que l'on produit, au détriment de notre santé.
J'ai oublié de le dire mais c'est une des raisons pour lesquelles je proposerai dans le cadre de la Constitution de la 6e République la constitutionnalisation des biens communs que sont le droit à respirer un air de qualité, à boire une eau de qualité de façon à ce que nous ayons une base juridique à partir de laquelle opérer des choix notamment en matière de politique fiscale qui justifient que ceux et celles qui exploitent ces biens communs soient mises à contribution pour financer les politiques publiques d'accès à ces communs. Donc exploite à titre privé. Je je je l'avais pas évoqué mais je le rajoute. Il j'ai pas euh fait un tri hein sur ce que j'invitais.
On était ici dans cette exploitation. tout le monde est est le bienvenu hein pour et comme dans ma campagne électorale, ce que je crois surtout c'est que nous avons aujourd'hui euh mon choix, mon parti prix, il est de favoriser la conversion de notre modèle agricole vers l'agroécologie parce qu'elle s'est modé plus riche en emploi et plus sain sur le plan environnemental et de la santé publique. Je n'ai aucun ennemi et aucun adversaire a priori, sauf celles et ceux qui veulent maintenir des chaînes de valeur qui se font au détriment des petits producteurs et au profit de la grande distribution.
Celles et ceux qui aujourd'hui choisissent le productivisme, l'intensification de la production, peu importe la qualité, au détriment de la santé et la qualité de notre alimentation. Moi je je le redis, j'ai été ministre de la consommation, donc j'ai été confronté à la réalité d'une chaîne de valeur où dans l'affaire de la viande de cheval, on a constaté qu'un transformateur pour continuer à faire de la marge a été obligé de tricher sur la l'espèce qu'il mettait dans les plats. Il l'a fait pourquoi ?
pour maintenir l'emploi et continuer à faire des marges pour parce qu'aujourd'hui quand vous achetez et question qu'on ne se pose pas nous consommateurs euh une barquette de Mousaka euh ou de Hashi Parmentier quand le prix est très bas et qu'on est content de le payer si peu cher, on ne s'interroge pas sur la façon dont se rémunère celui qui a fabriqué le plat, le transporteur, celui qui a abattu la bête, le transporteur, l'éleveur et encore là en en nombre onde intermédiaire, je Puis euh il y en a beaucoup plus parfois par a parfois deux ou trois transformateurs. La réalité aujourd'hui c'est que nous ne payons plus au juste prix ce que nous consommons.
Et nous avons un modèle économique qui est un modèle économique qui fait des gagnants et des vainqueurs et on il y a des vainqueurs parmi les grands céréaliers d'Île-de-France et beaucoup trop de perdants notamment une immense majorité aujourd'hui des paysans et une grande partie des consommateurs et une partie des industries de transformation. Moi, je souhaite que il n'y ait plus aujourd'hui ces gagnants, la grande distribution, quelques grands producteurs céréaliers et euh partout ailleurs des perdants à diverses échelles. C'est cela que je veux rééquilibrer.
Il y a aussi à considérer que si nous demandons à l'industrie demain, je vais prendre un exemple, si demain je me tourne vers l'industrie automobile et je dis plus un véhicule diesel ne sera mis en circulation en 2025, le message est clair et ils s'adapteront pas simplement parce que l'État est actionnaire chez Renault et chez Peugeot parce que nous considérons que c'est un choix de de politique de conversion écologique de notre économie au sens où il faut plus de véhicules hybrides, plus de véhicules électriques et développer la recherche dans ce domaine. là et parce que le diesel ce sont les particules fines et que cela produit de la pollution atmosphérique.
Première chose et bien il n'y a pas de raison que des secteurs industriel soit en capacité de se transformer et que les plus riches des céréaliers ne soient pas en capacité de se transformer. J'avais une question sur Je voulais juste savoir voilà vous ça fait plusieurs fois que que vraiment vous mettez en avant votre programme notamment sur l'aspect écologique aujourd'hui. Est-ce que cette musique elle aurait pu être fait avec monsieur Jon ? Ça c'est c'est une manière c'est on va parler d'im c'est pas mal. Non mais c'est pas mal. Non mais je vais la prendre celle-là parce qu'elle est elle est elle est créative et il faut soutenir la créativité.
Non, mais évidemment qu'elle aurait pu être faite avec Yannick, mais euh euh ce que je veux simplement dire, c'est que moi, je ne conçois plus parler d'économie ou parler de justice sociale sans y intégrer la dimension environnementale et écologique. Donc, n'y voyez pas. Quand je en fait ça va venir tout le temps que j'en parlerai systématiquement pas parce que à raison d'une d'un commerce électoral quelconque, c'est que je suis intimement convaincu aujourd'hui, j'ai essayé de le démontrer là, que la question sociale et écologique sont intimement liées, que vouloir créer de la richesse, c'est bien, mais si la richesse c'est plus d'huile de palme, plus de déforestation, ça n'a pas de sens.
Par contre, si c'est plus d'éolienne, euh plus d'hydroélectricité, euh là, ça a du sens. Euh la croissance, si c'est pour avoir euh un salarié, euh beaucoup de machines sur des exploitations agricoles où il y a un emploi, beaucoup de technologies de la du des pesticides, euh bref, on produit, on produit, on produit. Là, ça n'a pas de sens. Si par contre on bascule dans l'agroécologie et que sur une exploitation de chou-fleurs et de poireau, on a gagné 40 % ou 30 % d'emploi en plus parce qu'on a fait la conversion du conventionnel vers le bio. Je trouve que ça a du sens la croissance dans ce domaine là, en tout cas de la richesse. Mais donc ma conviction, elle est là.
Donc aujourd'hui, vous retrouverez cette dimension là systématiquement et si vous la trouvez si présente, c'est parce qu'elle est au cœur du projet que je propose aux Français. La question pour PHM TV, vous avez beaucoup de points communité B. Attention, il y a des quelques points plus dans les cantines 100 % des B dans les cantines 25. Est-ce que vos deux programmes sont si comples que cela ? Et sinon pourquoi ça n'avance pas assez vite ? Ouais mais bon si si la seule différence c'est entre 50 et 100 % de bio entre Jado et Amon, ça va être facile de on coupera pas la pouvoir en deux en mettant 75 % mais ce que je veux dire c'est que et Non mais je vois bien où vous voulez en venir.
C'est c'est écoutez on travaille c'est la présidentielle c'est une chose sérieuse. Le projet politique que je porterai il m'engagera. Je lis d'autant plus que face à moi, il y a Marine Le Pen et que euh c'est je l'ai déjà dit mais c'est mon nom qui sera sur le bulletin de vote et et je ne veux pas que mon nom, celui de mon grand-père, de mon père et de mes enfants soient associés à un naufrage historique de la gauche face à l'extrême droite. Donc je prends au sérieux cette élection. Je ne manifeste aucune brutalité, aucune agressivité vis-à-vis d'un quelconque de mes partenaires potentiels.
Que s'agisse de Yannick Jad, de Jean-Luc Mélenchon, du Parti communiste, du parti radical de gauche, de qui que ce soit. Donc voilà, je je prends cela au sérieux. Je prendrai le temps de de construire ce projet, mais rien dans ce projet euh qui m'engage ne sera euh impossible à mettre en œuvre ou relèvera de l'accord de coin de table entre appareils politiques. Donc s'il faut prendre le temps, mais si toutes les virgules sont importantes. Voilà. et euh et je je prends cela trop au sérieux pour pouvoir pour vouloir aller plus vite que la musique, ce qui n'empêche pas que nous travaillons de manière très intense euh avec Yannick Jado et ses équipes.
Merci Michel, tu peux tout le reste si vous avez bien. Bah bonjour. Donc si vous avez des questions sur le programme alimentaire de Benoît, ben c'est trop tard.
Benoît Hamon