Nicolas Dupont-Aignan invité de RTL (22 octobre 2019)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Comment aider Mayotte aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Est-ce que vous aussi, vous dites, ne mélangeons pas tout. L'islam n'est pas le communautarisme, le communautarisme n'est pas forcément le terrorisme. Est-ce que aujourd'hui, il y a une grande confusion qui vous gêne, vous aussi ?
- 3:30FerméeRéponse directe
Celle qui le porte par choix, vous l'acceptez ou pas ?
- 6:23OuverteRéponse directe
Vous êtes un républicain. Est-ce que vous êtes profond ? Est-ce que vous êtes choqué quand vous entendez des personnalités publiques dire des choses comme je déteste la religion musulmane, je descends d'un bus quand il y a une femme voilée, d'autres ont comparé le voile à un costume de SS ? Est-ce que ça vous choque ça ?
- 7:47FerméeRéponse directe
François Hollande veut toiletter les institutions de la 5e et que l'on passe à un régime présidentiel avec un mandat de 6 ans pour le chef de l'État et que les députés, eux, soient élus pour 4 ans. Rapidement, est-ce que c'est une bonne idée ?
- 9:06OuverteÉludée
Donc, ce n'est pas un problème d'institution, c'est un problème de pratique. Et vous, vous avez encore confiance dans les urnes ? Vous serez candidat à la présidentielle en 2022 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17PrésentateurChiffre
« Emmanuel Macron est à Mayotte en ce moment, département français où 84% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté »
- 0:20PrésentateurChiffre
« où un habitant sur quatre vit dans un habitat insalubre et sans eau potable »
- 0:37Invité politiqueFait
« Vous oubliez aussi que la moitié de la population est étrangère et que le car est clandestine. »
- 1:34Invité politiquePromesse
« Il faut supprimer le droit du sol à Mayotte. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Il y a eu une amélioration, mais ça ne suffit pas, puisque les Comoriens viennent accoucher à Mayotte pour avoir la nationalité et les aides sociales afférentes. »
- 4:07Invité politiquePromesse
« il faut interdire les salafistes et les frères musulmans en France. »
- 4:22Invité politiqueChiffre
« il y a 2300 sites internet qui prêchent la haine »
- 4:24Invité politiqueFait
« il y a des livres donnés gratuitement »
- 4:24Invité politiqueFait
« il y a des écoles coraniques où des petites filles sont voilées à partir de 4 ans »
- 4:29Invité politiqueChiffre
« il y a plus d'une centaine de mosquées salafistes. »
- 7:06Invité politiqueChiffre
« Vous avez à peu près un gros quart de Français musulmans qui estiment que la charia devrait être au-dessus des lois de la République. »
- 7:19Invité politiqueFait
« si on avait pris les mesures quand je l'avais demandé il y a quelques années, il y a dix ans, ferme, on ne serait pas à ce gros quart. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Présentateur20 %
- ?6 %
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Vité
actualité de RTL, soir Thomas Soto, vous recevez Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la
France.
Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Thomas Soto. Emmanuel Macron est à Mayotte en ce moment, département français où 84% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, où un habitant sur quatre vit dans un habitat insalubre et sans eau potable, où les problèmes sociaux sont innombrables et où l'immigration clandestine est un énorme problème. Comment aider Mayotte aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan ? J'ai été à Mayotte avant la campagne
présidentielle,
et
j'avais été extrêmement impressionné par le désastre
de
cette île. Vous oubliez aussi que la moitié de la population est étrangère et
que le car est clandestine. Une
carte de clandestin. Et ce qui m'avait le plus impressionné là-bas,
c
'est la soif des habitants d'un ordre républicain, d'un ordre juste. C'est-à-dire à la fois des équipements publics, et je me réjouis d'ailleurs que le président ait annoncé les équipements nécessaires.
Et notamment la
prolongation de la piste de l'aéroport,
ce qui n'est pas négligeable, ça permettra de... Tout à fait, et puis il y avait un problème d'eau potable, enfin des choses
ahurissantes que j'ai pu voir.
Mais s
'il n'y a pas le retour de l'ordre, c'est-à-dire du contrôle des migrations, ce sera de l'argent gaspillé parce que ce sera un puissant fonds pour le contribuable.
Alors il y a des choses qui ont été faites, avec notamment un plan qui a été annoncé cet été, et on sait déjà qu'il y
avait
un objectif de 25 000 reconduites pour cette année, et Emmanuel Macron a dit tout à
l
'heure que cet objectif sera dépassé.
Oui, mais pardonnez-moi, on ne traite pas la cause, parce qu'on reconduit des gens qui reviennent. Donc c'est une sorte de pont aérien permanent, ou de bateau qui n'a aucun sens. Il faut supprimer le droit du sol à
Mayotte. Le
supprimer purement et simplement,
parce qu'il est limité
là-bas depuis loin de mars. Il y a eu une amélioration, mais ça ne suffit pas, puisque les Comoriens viennent accoucher à Mayotte pour avoir la nationalité et les aides sociales afférentes.
Sauf que là, si la personne vient et n'est pas présente en situation régulière 3 mois avant la naissance, l'enfant ne peut plus devenir français.
C'est ça la limitation du droit du sol. Je sais,
mais ils arrivent avant les 3 mois. Et donc c'est tourné,
c'est détourné. En situation régulière. Oui, mais c'est
détourné. Et tant qu'on ne réglera pas le problème de l'immigration à Mayotte, cet île va exploser en vol. Et donc, je regrette une fois de plus qu'on soit plutôt dans le discours. Alors, il va y avoir 3000 expulsions de plus, mais ça ne veut absolument rien dire, parce qu'il peut en arriver plus. Il faut aider les Comores différemment, parce qu'il faut traiter la source. Et il faut renvoyer systématiquement ceux qui arrivent sur Mayotte. Sinon, on n'y arrivera pas. Et ce qui était très impressionnant quand
j'y ai été... Mais les renvoyés,
vous le disiez vous-même, la misère fait qu'ils reviennent, qu'ils retentent leur chance.
En plus,
il n
'y a
pas de distance, il y
a
70 km
entre les Comores et Mayotte. On a vraiment
traité le problème des Comores, c'est-à-dire à être beaucoup plus ferme vis-à-vis du gouvernement comorien. On déverse des aides considérables aux Comores, sans contrepartie. Donc maintenant, ça suffit. Et là-bas, je peux vous assurer que les Mahorais, tous réclament la fin de l'immigration clandestine.
En marge de ce déplacement, Emmanuel Macron s'est aussi inquiété d'un risque de coagulation, c'est le terme qu'il a employé, coagulation dans les esprits entre communautarisme et islam. Est-ce que vous aussi, vous dites, ne mélangeons pas tout. L'islam n'est pas le communautarisme, le communautarisme n'est pas forcément le terrorisme. Est
-ce
qu'aujourd'hui, il y
a
une grande confusion qui vous gêne, vous aussi ?
Il y
a
une confusion qui est très dangereuse pour le pays, parce que l'État, depuis des années,
et
ce n'est pas seulement ce gouvernement, est faible
avec
l'islam politique, et ne protège pas les Français musulmans qui pratiquent leur foi dans le respect des lois de la République, et notamment les femmes qui refusent de se voir imposer le voile. Ce qui veut dire qu
'il y a une confusion.
Celle qui le porte par
choix, vous l'acceptez ou pas ?
Écoutez, moi je pense que c'est un signe, comme il y
a
eu un très bel article dans Marianne aujourd'hui, d'un appel de musulmanes, qui expriment ce que pensent beaucoup de femmes et d'hommes français musulmans, que c'est une vision rétrograde, obscurantiste, sexiste. Et il l'explique très bien, enfin, et ce que je regrette, et c'est là où le Président de
la
République n'est pas cohérent, c'est que s'il y a cet amalgame
dangereux
pour la cohésion nationale, c'est parce que l'État n'est pas ferme à l'égard de l'islam politique, et moi j'ai proposé, reprenant une proposition de loi d'ailleurs de Mme Kosciusko-Morizet, qui n'était pas de mon parti, il faut interdire les salafistes et les frères musulmans en France. Ça a été fait en Égypte, à Abu Dhabi et dans d'autres pays arabes et musulmans. On ne peut pas continuer. J'avais au téléphone un imam qui me racontait qu'il y a 2300 sites internet qui prêchent la haine, qu'il
y a
des livres donnés gratuitement, qu'il
y a
des écoles coraniques où des petites filles sont voilées à partir de 4 ans, qu'il
y a
plus d'une centaine de mosquées salafistes. Donc si on ne traite pas la cause... Toutes les femmes voilées ne sont pas salafistes, Nicolas Dupont-Aignan. Non, mais vous avez une vision sexiste, contraire à l'égalité des sexes. Est-ce qu'on accepte qu'une femme soit promenée en laisse par son mari dans la rue ? Non. Eh bien le voile est un signe de soumission. Et moi je propose, et nous avons toujours proposé à Debout la France, l'interdiction du port du voile dans les hôpitaux, dans les services publics, à l'université. Dans la rue ? Dans la rue, je pense qu'on ne peut pas le faire sans un référendum. Mais vous
savez qu'il y a des pays... Si vous étiez demain président, vous feriez un référendum pour... Je consulterais les
français. Je pense que si on veut qu'il y
ait
un islam de France,
et
que des français musulmans pratiquent leur foi dans le respect de la République, il faut absolument interdire l'islam politique. Je fais une différence très précise entre ce qui est le respect de la foi, chacun pratique sa foi dans la liberté en France, c'est la laïcité, le respect de la foi. Mais la laïcité de la loi de 1905, c'est aussi que la religion ne s'empare pas du politique. Et vous avez des français musulmans qui sont venus justement, pour certains en France, parce qu'ils voulaient échapper à une loi islamique. Et ils sont d'ailleurs, ce sont les premières victimes d'un retour de cette loi islamique dans certains quartiers. Et ça progresse parce que l'État est faible.
Je voudrais vous faire
une remarque. M. Castaner a inauguré, début octobre, l'Institut français de civilisation musulmane à Lyon, co-financé par la Ligue islamique mondiale, en présence d'ancien ministre de la Justice saoudien. Il
s
'en est
expliqué quand vous avez la parole
jeudi dernier.
Il l'a expliqué.
Mais c'est très grave. Et ce n
'est
pas moi qui le dis, c'est M. Zerky qui est secrétaire général du Conseil français du culte musulman. Les Français musulmans en ont assez. M. Zerky qui
est
en ont assez. Que l'État soit faible. Donc moi je demande simplement que l'État soit ferme.
Pour défendre les lois de la République. J'ai une question à vous poser Nicolas
Dupoignan. Vous êtes un républicain. Est-ce que
vous êtes
profond ? Est-ce que vous êtes choqué quand vous entendez des personnalités publiques dire des choses comme je déteste la religion musulmane, je descends d'un bus quand il y
a
une femme voilée, d'autres ont comparé le voile à un costume de SS ? Est
-ce que ça vous choque ça ? Oui, parce que
c'est justement ce
que je veux éviter. Et si on avait été fermes... Et vous condamnez ce genre de propos ? Oui,
mais
je condamne les propos d'amalgame, idiot. Mais en revanche, ces propos trouvent une origine dans la faiblesse de l'État qui laisse gangréner notre pays et notamment beaucoup de quartiers par un islam politique qui est en train de créer des conditions de guerre civile. Et je vous ferai une remarque. Il
y
a eu l'Institut Jean Jaurès qui a sorti un chiffre effrayant. Vous avez à peu près un gros quart de Français musulmans qui estiment que la charia devrait être au-dessus des lois de la République. Un gros quart. Si on avait pris les mesures quand je l'avais demandé il y a quelques années, il y a dix ans, ferme, on ne serait pas à ce gros quart. Parce que si on laisse des petites filles voilées à quatre ans, endoctrinées dans des mosquées salafistes en France, il ne
faut
pas s'étonner après qu'il y
ait
un drame. Voilà. Donc moi je demande juste que pour réconcilier les Français, quelle que soit leur religion, leur origine, leurs mœurs. Il faut affirmer la loi républicaine d'égalité des sexes, de respect des mœurs.
Et
voilà, c'est ça l'enjeu.
J'ai une dernière question. Nicolas Dupont-Aignan, vous revendiquez en permanence votre attachement au gaullisme en plus d'être républicain. François Hollande veut toiletter les institutions de la 5e et que l'on passe à un régime présidentiel avec un mandat de 6 ans pour le chef de l'État et que les députés, eux, soient élus pour 4 ans. Rapidement, est-ce que c'est une bonne idée ? Non, parce que cela
va dresser... On va retrouver le face-à-face qu'on voit aux États-Unis et qui est paralysant. En revanche, je pense qu'il
y a
un problème de la coupure, non pas entre le Parlement et le Président, entre la classe politique et le peuple. Et le général de Gaulle avait voulu de grands pouvoirs pour le chef de l'État. Mais il y avait une condition essentielle qui a été dévoyée par les successeurs. C'est qu'il y avait le référendum. Il est d'ailleurs parti quand le référendum a été négatif. Eh bien, réintroduisons le référendum. Je l'ai proposé dans un de mes livres, Résistance, pour aérer la démocratie. Et si le peuple était respecté, nos institutions se porteraient beaucoup mieux. Donc,
ce
n
'est
pas un problème de 6 ans, 4 ans, 5 ans, retrouver le système américain. Ne compliquons pas tout.
On a un
référendum pour vous.
Référendum sur les grands sujets. Et vous verrez que les Français retrouveront le chemin des urnes. Mais en revanche, pour étouffer le Parlement avec le Parti unique, d'ailleurs,
il
y a En Marche, avant, c'était socialiste, avant,
ça a été
RPE, UMP. Et puis, de l'autre côté, on ne consulte pas les Français. Et quand on les a consultés, on a violé la parole des Français. Ça,
c
'est
2005. Mais vous n
'étonnez pas que les Français n
'aient
plus confiance dans les urnes. Donc, ce n
'est
pas un problème d'institution, c'est un problème de pratique. Et vous, vous avez encore confiance dans les urnes ? Vous serez candidat à la présidentielle en
2022 ? Je n'en sais
absolument rien. Et ce n
'est
pas l'enjeu. L'enjeu, c'est... Alors, d'un coup, vous ne me
regardez
plus dans les yeux, dis non
?
Non, ce n
'est
pas ça où vous voulez me faire dire ce que je n'ai pas envie de dire. Je vais vous dire, les Français n'en peuvent plus. Ils veulent des solutions. Moi, ce qui m'intéresse, c
'est de travailler.
Comment dire ? Tirer le leçon des échecs.
Eh bien, on vous laisse aller travailler et puis vous viendrez nous dire quand vous aurez pris votre décision. Merci, Nicolas Dupont-Aignan. 18h28 à suivre dans RTL Soir Thomas Soto. Eh bien, le rappel des titres, Virginie. Et puis juste après, ce sera l'œil d'Andréa Bescon comme tous les mardis. Après l'emballement sur Dupont-de-Ligonnès, l'emballement sur le voile, je crois qu'Andréa n'est pas loin de penser que nous, les médias, ne comprenons rien à rien.
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Nicolas Dupont-Aignan