Comprendre le mouvement lycéen - L'actu politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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- 3:23Invité politiqueFait
« Moi, je comprends pas comment dans notre pays au lycée Léonard de Vincy, on peut me parler de rat dans la cantine. »
- 4:51Invité politiqueChiffre
« Les riches euh les ultra riches et les milliardaires ont vu leur fortune doubler en disant. Ils avaient 600 milliards d'euros en 2017 au début du macronisme, ils sont passés à 1200 milliards d'euros aujourd'hui. »
- 8:09Invité politiquePromesse
« Les lycéens et les lycéennes ont raison de demander l'abrogation de parcours sup parce que la règle, ça devrait être qu'on met assez de place à l'université pour faire en sorte que tout le monde puisse accéder aux études de son choix. »
- 8:46Invité politiqueFait
« De l'argent, il y en a mais il a été capté par une petite partie de la population, les plus riches de notre pays. »
- 10:10Invité politiqueChiffre
« Il y a eu plus de mises en garde à vue dans cette séquence là que au jour des gilets jaunes où il y avait eu plus de garde à vue. »
- 21:59Invité politiqueFait
« Ils veulent geler les APL et la prime d'activité, geler le point d'indice de la fonction publique, c'est-à-dire faire en sorte que les revenus ne progressent pas, notamment ceux des fonctionnaires alors que l'inflation augmente. »
- 24:01Invité politiqueChiffre
« Ils veulent faire 600 millions d'euros d'économie sur la location de rentrée scolaire en faisant en sorte que le nombre de bénéficiaires soit réduit et ça va toucher jusqu'à 1,3 million d'enfants. »
Temps de parole
- Antoine Léaument100 %
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Cette semaine, je vais évidemment vous parler des mobilisations lycéennes et je veux avant toute chose dire un bonjour particulier aux lycéens et aux lycéennes du lycée Einstein à Saint-Jeun Viie des Bois, du lycée Paul Langevin à Saint-Jeunie des Bois et du lycée Léonard de Vincy à Saint-Michel Surange puisque j'ai participé à des mobilisations avec elle et eux. Et donc petit bonjour particulier à l'occasion de cette vidéo de la semaine. Et puis deuxième sujet dont je vais vous parler, c'est du budget puisque nous avons les premiers éléments. Je les ai ici.
C'est vraiment pas rassurant du tout ce que propose le gouvernement et ça dénote du fait qu'il ne comprennent pas la situation dans laquelle est le pays. Voilà les deux thèmes dont je vais vous parler cette semaine. Avant de commencer, je vous invite comme toujours à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche. Je vous invite à vérifier que vous êtes bien abonné à la chaîne si vous êtes quelqu'un qui regarde régulièrement les vidéos parce que 50 % des gens qui regardent les vidéos ne sont pas abonnés. C'est quand même un peu dommage. Et je commence donc tout de suite avec ces mobilisations lycéennes. D'abord, on va partir du point de départ.
Pourquoi-t-il des mobilisations lycéennes ? Parce que les conditions d'enseignement sont pourries. Pourri dans la 7e puissance économique du monde, la France. Ça part d'un lycée qui est un lycée à Créteille avec des revendications qui sont liées à l'absence de professeur puisque il y avait des professeurs non remplacés, des cours qui n'étaient pas tenus et c'est donc partie d'une mobilisation à Créteil sur laquelle ont participé notamment Clémence Gueté et Louis Boyard député du Valde de Marne. Et cette mobilisation qui a été filmée, partagée sur les réseaux sociaux, elle a fait tâche d'huile et il y a ensuite plein de lycées qui ont décidé de se mobiliser.
Ça a pris plusieurs jours, mais petit à petit, il y a des nouveaux lycées qui sont entrés dans la bataille pour l'amélioration des conditions d'étude et de travail à l'intérieur de ces lycées. Parce que je dis travail parce que les professeurs, les enseignants, les personnels administratifs sont eux aussi concernés par la question des moyens qui sont alloués au lycée et des mauvaises conditions d'étude et de travail. Donc cette première mobilisation, elle a fait tâche d'huile et les députés euh insoumis comme vous avez pu le voir ont été très présents dans ces mobilisation, en particulier Louis Boyard qui est je pense une star désormais chez les lycéens.
Mais on a essayé chacun d'entre nous d'être présent sur les mobilisations soit qui sont dans nos circonscriptions. Moi je rappelle ma circonscription c'est Saint-Jeun Viev des Bois, Saint-Michel Surorge, Grini Moran Surorge et Fleur Mogis. Et donc on a essayé d'être présent pour venir en appui, en soutien, pour venir à l'écoute surtout aussi de ces revendications. Et je voudrais vous parler d'abord de ce que j'ai vu moi dans les mobilisations auxquelles j'ai participé euh puisque je suis j'ai participé en fait à deux jours de mobilisation. Premier jour au lycée Einstein de Saint-Gevois.
2è jour, je suis allé au lycée Léonard de Vincy de Saint-Michel Church et puis il s'est trouvé que les lycéens de de Paul Langevin donc sur Saint-Je des Bois ont décidé de s'unir avec ceux de Léonard de Vincy. Et donc au final, j'ai participé à trois mobilisations lycéennes en 2 jours. Je veux vous parler de ce dont m'ont parlé justement les lycéens des des vides de ma circonscription. Le premier truc le plus choquant et je commence par celui-ci, c'est les rats dans la cantine. Moi, je comprends pas comment dans notre pays au lycée Léonard de Vincy, on peut me parler de rat dans la cantine. OK ?
On parle de tables et de chaises qui sont manquantes dans les salles de classe et qui font parfois certains se retrouvent debout ou s'assoit sur le sol. On me dit que il y a des canalisations qui sont pas réparées qui font que il y a une odeur d'excrément certains jours euh dans l'un de ces lycées. On me dit que il y a des profs absents, des profs non remplacés, des cours qui ne sont pas assurés, qu'il y a pas d'infirmière scolaire, en tout cas que l'infirmière scolaire n'a pas assez de temps disponible pour pour être là et puis que il y a pas de psychologue scolaire en nombre suffisant. Tout ça c'est des revendications, pardon, j'en oublie.
les salles de classe qui sont euh surchauffées l'été et qui sont euh euh où il fait froid l'hiver. Et puis évidemment euh la surcharge euh des salles de classe en terme de de personnes qui sont présentes à l'intérieur des salles de classe. Tout ça, c'est des revendications qui sont euh extrêmement légitimes et elles font il y a une prise de conscience chez les étudiants qui est que ils n'ont pas les mêmes conditions d'étude que dans d'autres lycées qui sont plus favorisés. Et c'est sans doute la raison pour laquelle le mouvement part d'abord des lycées de banlieu et de quartiers populaires.
C'est la prise de conscience très nette du fait que il y a un tri social qui est effectué avec le système scolaire tel qu'il existe à l'heure actuelle. Ce tri social, il a deux bouts. Vous avez le premier bout qui est tout le parcours scolaire. Les jeunes des des quartiers populaires, ils ont une moins bonne école maternelle, ils ont une moins bonne école primaire, ils ont un moins bon collège et ils ont un moins bon lycée parce qu'il y a moins de moyens qui sont mis à l'intérieur de chacune de ces étapes et de chacun de ces établissements.
Et c'est pas de la faute des enseignants, c'est pas de la faute de de des responsables d'établissement, c'est directement de la faute des décision politiques qui sont prises par ceux qui sont au pouvoir, les macronistes en l'occurrence qui font passer leur budget par 493 et qui décident ensuite de la location des moyens et qui font que bah certains lycées sont privilégiés et certains établissements scolaires sont privilégiés par rapport à d'autres.
Et vous avez donc ce premier élément de tri social ou de d'inégalité sociale, d'injustice sociale qui existe dans notre pays et qui fait que donc les enfants de notre pays n'ont pas tous les mêmes conditions d'étude et que quand il y a écrit liberté, égalité, fraternité au-dessus des frontons des écoles et des lycées et des collèges, et bien le mot égalité n'est pas assuré. Donc quand on nous parle d'égalité des chances, ça ne correspond à rien puisque ça n'existe pas dans les faits. Et en plus des inégalités qui peuvent exister à l'intérieur des familles elles-mêmes, parce que la situation sociale des parents n'est pas non plus la même pour tout le monde.
Et quand il y a des petits, des jeunes qui doivent s'occuper de l'ensemble de leur famille parce que soit parfois les parents parlent pas la langue ou parce qu'ils ont des difficultés financières et que c'est souvent les jeunes qui vont faire les démarches administratives par exemple qui assurent d'une certaine manière une cogestion de la famille avec leurs parents. Tout ça c'est des situations qu'on connaît parfaitement dans les quartiers populaires mais que il y a des gens qui ne connaissent pas où il y a pas ces mêmes situations là. Et donc cet ensemble d'injustices, il existe et malgré toutes ces injustices, il y a plein de jeunes qui se défoncent pour réussir leurs études.
Faut dire les parents sont derrière comme dans toutes les familles. Les parents, ils disent "Travaille bien à l'école, passe d'abord ton bac et cetera et cetera". Vous connaissez ça. On a tous vécu ça. Moi le premier. Donc euh donc tout le monde connaît ça. Les parents évidemment qu'ils ont envie qu'on réussisse les études. Donc les jeunes se défoncent, font ce qu'ils peuvent avec des conditions d'étude qui sont extrêmement difficile et arrive la dernière couche parcours sup.
Et alors là, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase parce que vous pouvez pas accepter un système de triscolaire social géographique quand vous avez pas toutes les les règles du contrat républicain qui sont respectées auparavant. À la limite, s'il y avait tout qui était respecté, qu'il y avait une vraie égalité des chances, que tout le monde avait les mêmes conditions d'enseignement et qu'on était pas trié et socialement et géographiquement, peut-être qu'il y a des gens qui pourraient se dire "Bon, c'est vrai, parcours sub, c'est chiant, mais euh ma foi, bon ben je suis pas pris, je suis pas pris, c'est pas grave, on était tous à égalité." Mais là, c'est pas de ça dont il s'agit.
Là, il s'agit de faire un tri en disant à des gens, "Vous avez bien bossé jusqu'à présent, vous avez donné tout ce que vous pouviez, mais faites une croix sur votre avenir parce que de toute façon, il y a pas de place pour vous dans l'enseignement universitaire." C'est une honte. Et les lycéens et les lycéennes ont raison de demander l'abrogation de parcours sup parce que la règle, ça devrait être qu'on met assez de place à l'université pour faire en sorte que tout le monde puisse accéder aux études de son choix. Bon, c'est des revendications qui sont ultra légitimes, ultra simples, qui pourraient être réglées avec les moyens nécessaires qui sont mis.
Et pour ça, il faudrait aller chercher l'argent dans les poches de ceux qui sont gavés sous le macronisme parce que c'est ça la situation de notre pays. De l'argent, il y en a mais il a été capté par une petite partie de la population, les plus riches de notre pays. Je rappelle que les riches euh les ultra riches et les milliardaires ont vu leur fortune doubler en disant. Ils avaient 600 milliards d'euros en 2017 au début du macronisme, ils sont passés à 1200 milliards d'euros aujourd'hui. Donc eux, ils ont vu leur fortune doubler tandis que tout le reste de la population s'est appouvri.
Donc ça, on pourrait décider de régler les problèmes de l'éducation nationale, mais au lieu de ça, et bien la réponse qui est apportée pour l'instant par les pouvoirs publics, ça n'est ni l'écoute des revendications, ni la volonté de répondre aux revendications, c'est la matraque. Et là, on a vu dans plein de villes avoir lieu une répression policière qui est indigne et que vraiment je condamne fermement. Parce que quand je vois un jeune qui perd son œil, je crois que c'est à tour. Quand je vois ici ou là des gens qui se font bousculer, qui se font frappé, quand je vois qu'il y a un jeune qui s'est pris une grenade lacrymogène jetée directement dans la figure et qu'il en perd ses dents.
Quand je vois que vous avez des policiers qui passent en voiture en en mettant des gaz lacrymogènes sur les côtés au milieu d'une foule de lycéen. C'est hyper dangereux de faire ça. Quand je vois cette répression policière qui est d'une brutalité totale avec en plus de ça des mises en garde à vue de nombreuses personnes, il y a eu plus de mises en garde à vue dans cette séquence là que au jour des gilets jaunes où il y avait eu plus de garde à vue.
Et c'est une répression qui s'exerce contre des jeunes gens, contre des gens qui sont extrêmement jeunes et ça frappe très largement avec beaucoup de jeunes qui sont placés en garde à vue pour faire des exemples parce que ça c'est la méthode du gouvernement. Ils essayent de frapper fort et physiquement et judiciairement pour faire en sorte de décourager de l'entrer dans l'action un certain nombre de jeunes parce que c'est normal, ça fait peur euh ces mises en garde à vue et cette répression du mouvement lycéen. Mais ça c'est la réponse du gouvernement que le gouvernement a décidé d'apporter jusqu'à présent.
ça plus mettre de l'huile sur le feu parce qu'ils ont quand même annoncé, je vais vous en parler dans un instant quand je parlerai du budget, ils avaient quand même annoncé qu'il voulaient rendre payant les BTS et l'entrée en classe prépa et que ils voulaient limiter les le la progression des appels parce que normalement les appels elles sont valorisées en fonction de l'inflation. Bah là, ils voulaient faire une année blanche et par valoriser les APL. Ils ont renoncé d'ors et déjà à la partie sur le BTS et les classes prépa.
Il voulait faire payer 178 € en BTS et 270 € en classe prépa pour les non boursiers, c'est-à-dire pénaliser et les lycéens et les parents euh de de de la volonté de faire des études. Tout ça est un scandale. Heureusement, ils ont renoncé mais ils ont renoncé pas parce que je sais pas quoi d'un seul coup, ils sont devenus intelligents. Ils ont renoncé parce qu'il y a des mobilisations partout dans le pays qu' ont peur de ces mobilisations, qui ne savent pas comment ils répondent autrement que par la brutalité et que vous avez déjà bravo réussi à les faire reculer sur ce plan-là.
Mais donc le gouvernement sa décision c'est d'envoyer la matraque et comme il ne n'entrent pas dans les revendications des lycéens, comme ils ont pas envie de discuter du fond et de ce qu'il faudrait faire pour améliorer les problèmes, ils sont obligés de trouver un bouquet émissaire incoupable. Et comme toujours, ça nous tombe dessus à nous les insoumis puisque vous avez pu voir si vous allumez une télé, c'est pas compliqué, c'est comme si la France insoumise était responsable de tous les problèmes du lycée. En fait, c'est comme si c'était c'était nous qui étions au pouvoir depuis 10 ans et que euh si c'était le le bazar et ben c'était de notre faute.
Voilà, si vous allumez la télé, c'est ça qui se dit sur à peu près tous les plateaux télé et où il y a une volonté vraiment de d'assigner la France insoumise au comportements les plus violents parce que c'est l'autre versant de la violence qui s'exprime dans ces ces ces mobilisations. Il y a des violences policières et je précise bien des violences qui sont des violences physiques qui s'expriment sur des individus et je ne traite pas de la même manière des violences physiques et des dégradations même des dégradations volontaires type allumer un incendie ou tirer au mortier sur des vitres ou ce genre de choses qu'on a pu voir. Je ne mets pas ça sur le même plan.
Ça veut pas dire que je dis que c'est bien de mettre des feux et des incendies. Je vais en parler dans un instant. Au contraire, je dis l'inverse et je vais vous expliquer pourquoi. Mais moi ce que je condamne le plus fermement, qui que ce soit qui en est responsable, c'est les violences physiques. Je suis pas d'accord pour que des policiers tapent sur des jeunes gens, envoient des lacos, euh jette des grenades lacrymogènes à la bouche, tire au LBD et fasse perdre un œil. Je suis pas d'accord quand je vois des images d'une policière qui se fait courser et frapper au sol.
Je suis pas d'accord avec les violences physiques d'une manière générale parce que je pense que ce n'est pas comme ça qu'on résout les problèmes et que c'est pas parce qu'il y a des gens violents d'un côté qu'il faut répondre par la violence à la violence parce que ça ne provoque qu'une chose, c'est l'augmentation du niveau de violence dans la société et c'est pas ça euh le la logique des revendications qui sont posées. Par contre, dire ou dédoiner les responsables policiers de la colère qu'ils ont provoqué, particulièrement en étant violent dans les quartiers populaires, particulièrement en exerçant un comportement raciste dans les quartiers populaires, je ne suis pas d'accord.
Donc c'est bien la raison pour laquelle il faut revenir à des choses républicaines. Et d'ailleurs dans les mobilisations lycéennes, on voit beaucoup la mobilisation des symboles républicains. On voit beaucoup de jeunes qui parlent de la devise liberté, égalité, fraternité en disant qu'elle est pas respectée et ils ont raison. On voit beaucoup de jeunes qui sortent le drapeau tricolore qui disent "On est chez nous pour renvoyer aux racistes euh le message que il va bien falloir s'y faire, que tout le monde est chez soi dans ce pays qui est le nôtre à tous." Et donc la mobilisation du drapeau tricolore, c'est pareil, c'est génial parce que vous savez quoi ?
charger lancer une charge de police sur des gens qui portent un drapeau tricolore, c'est un petit peu compliqué, vous voyez, parce que charger des jeunes gens dont on prétend sans arrêt qui font pas partie de la République, qui font pas partie de la nation, qui font pas partie de la France comme on l'entend sur certains plateaux télé des racistes là. Dire ça, c'est facile quand les gens ils utilisent pas le drapeau français mais charger un drapeau français, qu'est-ce que vous voulez dire ? C'est quoi les images que ça rend ?
Ça montre la l'absurdité de cette situation que des petits français, des quartiers populaires, il revendiquent que la France soit à la hauteur des promesses de la République. C'est ça qui est en train de se passer dans les mobilisations lycéennes. Et puis moi, j'ai vu de mes yeux [rires] une marseillaise être entonnée à l'arrivée des policiers pour dire "Bah voilà, vous venez." Alors, je pense que les policiers en l'occurrence là où j'étais ne venaient pas dans une situation de violence. qui venaient pour voir pour sécuriser le le le lycée, il venaient pour faire leur travail en l'occurrence et quand c'est pas bien, je le signale. Quand c'est bien, je le signale aussi.
Mais ce qu'on fait les lycéens par sécurité d'une certaine manière, c'est de commencer à chanter la Marseillaise en mode bon bah vous allez pas charger des gens qui ça qui qui chantent la Marseillaise et ça je trouve a parfaitement fonctionné et c'est une méthode efficace de lutte que de recourir aux symboles républicains et nationaux pour faire baisser le niveau de de brutalité qui peuvent exister chez certains policiers. Ça marche très bien parce qu'ils savent plus quoi faire. Alors, ils se comportent des fois de manière odieuse. J'ai vu des policiers qui font des doigts d'honneur par exemple.
Je je me dis mais vraiment ils ont un sentiment d'impunité quand ils font n'importe quoi qui est odieux et que je vous assure quand on va arriver au pouvoir l'année prochaine on va régler ces problèmes-là et ceux qui ont un comportement qui a un comportement antiépublicain et qui s'enturme et bien sachez-le ils seront sanctionnés durement et pour les comportements les plus graves, ils seront purement et simplement chassés de la police parce qu'ils n'y ont pas leur place. Donc ça c'est ce qui est en train de se passer dans euh ces mobilisations lycéennes.
Et j'étais en train de vous dire, ils essayent donc nos adversaires de nommer un bouquet émissaire la France insoumise en disant que la France insoumise encouragerait les violences. Alors, je le dis devant vous, vous pouvez vous pouvez l'enregistrer, je le dis devant vous, à aucun moment, jamais nulle part, vous n'avez vu un insoumis encourager les violences ni du côté policier, contrairement à ce que font un certain nombre de personnes, ni du côté de ceux qui arrivent pour casser ou pour utiliser, mettre des incendies ou faire des tirs de mortiers.
Et j'en dis un mot parce que moi, j'ai vécu cette situation là au lycée Léonard de Vinc justement et puis il y a eu un peu le cas aussi à au lycée Einstein à Saint-Jeun Vieve de Bois. Saint-Jean vi des Bois, super mobilisation, hyper tranquille, arrivent des gens de l'extérieur du lycée, c'était pas du tout des lycéens qui nous tirent dessus à nous au mortier. Moi, j'aimerais bien savoir ce qui vous passe par la tête quand vous faites ça. Enfin, je sais pas si vous écoutez la vidéo, mais le les seules personnes que vous risquez de bloqu de de blesser dans ce type de situation, c'est des lycéens. C'est c'est des c'est des gens qui sont même pas majeurs pour une partie d'entre eux.
Donc, quel est l'intérêt d'aller tirer au mortier sur des lycéens ? Donc avoir ce genre de comportement, c'est extrêmement dangereux et c'est ce qui s'est passé pour le coup sur un autre lycée à Léonard de Vincy. Il y a quelqu'un qui a fait exactement la même chose et qui a blessé une jeune lycéenne dans le dos qui a eu une une brûlure alors qu'elle était mobilisée pour l'amélioration des conditions d'étude. Mais moi, je suis pas d'accord avec ça. Et quand même la personne qui a fait ça, je sais pas si elle écoutera la vidéo, mais commencer à faire ça puis laisser tomber son mortier parce qu'on a peur d'un coup et que ce soit moi qui dois aller le chercher pour l'éteindre.
Franchement, c'est félicitations pour l'activité en cours quoi. Et puis vous avez peut-être vu passer les images. Alors ça c'est pareil, il faut que je vous dise un mot de la manière dont les médias essayent de transformer la réalité de la situation. Vous avez peut-être vu passer des images où on me voit à côté d'un petit feu à côté d'un buisson. Peut-être que vous les avez vu passer. Et si vous les avez vu passer, sachez qu'elles ont été faites circuler d'abord par les médias d'extrême droite qui voulaient faire courir l'idée que la situation était hors de contrôle pour les les insoumis. et que en gros nous aurions euh euh nous auraient échappé les mobilisations que nous aurions lancé.
Déjà, je rappelle que nous n'avons rien lancé du tout et que nous avons juste soutenu des mobilisations. Que dans ces mobilisations, quand nous avons dit des choses, c'était pour dire "ça sert à rien de faire des incendies parce qu'on va retenir les images des incendies et pas vos revendications." Bingo, c'est ce qui s'est passé. Mais ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est que précisément ceux qui font ce genre de choses ne sont la plupart du temps pas du lycée en question. Donc ils viennent pas euh parce que ils soutiendraient les revendications, ils viennent parce que je sais pas quoi, ça les amuse de faire des feux. Ils sont ils ont des des tendances pyoman, j'imagine.
Euh ça les amuse de tirer au mortier, mais ils viennent pas pour parler des revendications. Et donc il euh d'une certaine manière, ils abîment euh les revendications qui sont portées et ils abîment le mouvement qui est porté. Et moi sur la situation dont je vous parlais, juste avant qu'il y ait ce petit feu de buisson, j'étais en train de dire au micro puisque j'avais éteint moi-même un départ d'incendie qui avait été provoqué par quelqu'un, euh j'étais en train de dire au micro euh vous faites ce que vous voulez et vos revendications sont parfaitement légitimes.
Par contre, faire ce genre de chos et bien ça donne des arguments à nos adversaires et ça va faire qu'on ne retient que des images d'incendie, de violence. Ils appellent ça des violences mais c'est des dégradations et avec certaines qui sont extrêmement graves. Vous avez peut-être vu que à Nant il y a un lycée qui a brûlé là, enfin une partie d'un lycée qui a brûlé là. Je viens de voir que pareil il y a la façade d'un lycée à qui a brûlé. Chaque fois qu'il y a des images comme ça et benfmci france info, c'est news. Ils peuvent mettre des belles images d'incendie. Je me demande s'ils sont pas un peu pyoman aussi eux-mêmes parce que ils montrent ça à la télé.
On dirait qu'il se régale du fait qu'il y ait des incendies et puis ensuite on commande pendant longtemps les violents euh les incendiaires et cetera et cetera et on parle pas des revendications. Raison pour laquelle j'ai commencé par vous parler des revendications pour ma part et que je le ferai à chaque fois qu'on m'invitera pour parler sur le sujet des mobilisations lycènes.
Donc moi je vous dis déjà 1 bravo de tout mon courage pour ces mobilisations là et puis enfin vous dire que ça continue et que ça a tendance à augmenter dans la mobilisation puisque là il y a les les les personnels de l'université, les étudiants qui se mettent en mouvement que le mardi 6 octobre, retenez bien cette date, le mardi 6 octobre, il y a une journée nationale d'action qui est appelée et qui vise à réunir les lycéens, les étudiants, les salariés qui se mettrait éventuellement en grève. Donc il y a une journée nationale d'action autour de revendication, d'amélioration du pouvoir d'achat, du budget, des moyens de l'éducation.
Donc ça risque d'être enfin ça risque, c'est pas un risque mais ça peut être une belle et une grosse journée de mobilisation. Voilà ce que je voulais vous dire sur les mobilisations lycéennes. Tombez pas dans le panneau de l'opposition des uns vis-à-vis des autres. Le but est qu'on soit solidaire au maximum. Et d'ailleurs, je dis beau symbole que celui que j'ai vécu moi entre l'unité euh du lycée Langevin et du lycée Léonard de Vincy, parce que lycée pro, lycée euh euh général euh euh lycée de Saint-Jeun Vièv des Bois, lycée de Saint-Michel alors que parfois il y a des questions de Rix qui sont posées entre ces deux villes.
Donc là ça donnait l'image d'une solidarité entre ces deux villes, d'unité entre ces deux villes et ça c'est des belles des belles images. Voilà ce que je voulais vous dire sur les mobilisations lycéennes. Je vous invite à ce moment-là à vous abonner à la chaîne si vous ne l'avez pas encore fait. Et avant de vous laisser, je vous dis quelques mots du budget, même si je vais me faire fâcher par Matis car je suis en retard. Donc je vous dis quelques mots du budget avant de vous laisser parce que ce budget c'est n'importe quoi. Faut savoir il y a deux parties. Un budget ce qu'on appelle le projet de loi de finances et le projet de loi de finance de la sécurité sociale.
Sur le projet de loi de finance, je vous ai parlé de ce dont ils ont des qu'ils ont déjà abandonné. Donc ils voulaient faire payer les BTS et les prépas. Ils ont déjà abandonné grâce au succès euh de la lutte. Mais ils veulent encore une fois épargner les plus riches de notre pays. C'està-dire ils veulent geler les APL et la prime d'activité, geler le point d'indice de la fonction publique, c'est-à-dire faire en sorte que les revenus ne progressent pas, notamment ceux des fonctionnaires alors que l'inflation augmente. Ils veulent un plafond d'abattement de 10 % sur les retraites et abaisser à à 3000 €.
c'est-à-dire faire payer plus cher les retraités, fiscaliser les indemnités journalières pour les affections de longue durée, c'est-à-dire fiscaliser l'argent que reçoivent les personnes qui ont des maladies de longue durée. Ils veulent asphyxier les collectivités territoriales puisqueils veulent faire 7 milliards d'euros de restriction budgétaire. Donc ceux qui sont dans des communes vont souffrir les maires à qui j'apporte tout mon soutien. Et puis de l'autre côté, baisse de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises 2 milliards d'euros de cadeaux au multinational.
Mais est-ce que vous vous rendez compte d'à quel point ces gens sont des incendiaires de dire il y a plus d'argent et de faire 2 milliards d'euros de cadeaux aux plus riches alors même qu'il demande à tous les autres de faire des efforts. Même là, ils ont pas compris que la situation était tellement tendue que s'ils font ça, ils jettent eux-mêmes de l'huile sur le feu. Ça, c'est pour le projet de loi de finance. Et alors le projet de loi de finance de la sécurité sociale, accrochez-vous parce que c'est complètement dégueulasse. Découpe sur les retraites d'abord avec le gel partiel ou total des des pensions de retraite à partir de 1260 € par mois.
1260 € par mois, c'est en dessous du seuil de pauvreté. D'accord ? Donc ça veut dire que même les retraités pauvres vont être mis à contribution. Et ça veut dire que les 2/ tiers des retraités vont perdre du pouvoir d'achat. Pourquoi ? Parce que si vous gelez les pensions alors qu'il y a de l'inflation, et bien ça leur permet de faire 4,1 milliards d'euros d'économie. C'est ce qu'ils disent. Mais ce qui se passe c'est que vous appuvrissez des gens dont certains sont déjà sous le seuil de pauvreté.
Et puis ensuite, il y a les familles qui s'en prennent plein la tête et les enfants, ils veulent faire 600 millions d'euros d'économie sur la location de rentrée scolaire en faisant en sorte que le nombre de bénéficiaires soit réduit et ça va toucher jusqu'à 1,3 million d'enfants. C'est-à-dire la location de rentrée scolaire, c'est pour permettre d'acheter des fournitures et notamment pour les familles les plus pauvres. Et là, les familles les plus pauvres, il va y avoir 1,3 million d'enfants qui vont plus avoir de d'allocation de rentrée scolaire pour l'année prochaine. Ils veulent geler les allocations familiales, ça représente 500 millions d'euros d'économie.
Mais s'il y a une inflation à 3 % qui est à peu près euh le niveau dans lequel on est, ça veut dire 125 € perdus par an et par famille euh qui aurait trois enfants. Et ça représente des sommes considérables pour des familles qui sont à l'euro près euh dans le budget. Et puis enfin, je veux vous parler de la santé puisqu'il prévoit des coupes massives dans la santé. Ils veulent faire 1,1 milliards de coupes supplémentaires pour l'année 2026, c'est-à-dire l'année en cours et y ajouter 5,5 milliards pour l'année 2027, en particulier dans les hôpitaux et les ÉPADes. Alors qu'il y aurait justement besoin d'augmenter les moyens dans les hôpitaux et les ÉPAD.
Et puis à l'inverse et ben ils essayent de nous faire payer en euh revenant sur une taxe sur les mutuels qu'on avait réussi à battre la dernière fois. Là, ils veulent faire une taxe sur les mutuels. Donc les mutuels, c'est déjà un impôt privé qui est prélevé plutôt qu'on soit au 100 % sécurité sociale. Et là, ils veulent prélever 1,2 milliards d'euros en taxes supplémentaires sur les mutuels. Bref, vous l'avez compris, c'est un budget qui est inacceptable. Et quand il y a un budget inacceptable, on vote contre, si on nous donne la possibilité, mais vous savez très bien comment ça va se passer. Ils vont faire semblant qu'il débattent, il va y avoir un 493.
Et là, il y a plus que deux possibilités. Soit vous dites "D'accord, youi ! On est d'accord avec cette situation, c'est un budget inacceptable, mais c'est pas grave, on laisse passer, on réglera ça l'année prochaine. Soit vous êtes cohérent politiquement et vous faites ce qu'il faut, à savoir déposer une motion de censure. On peut pas être d'accord avec ce budget-là. S'ils font un 493, on dépose une motion de censure et on vote la censure du gouvernement parce que c'est le seul moyen de repousser un texte quand il y a un 493 qui est utilisé. Voilà ce à quoi il faut se préparer avec ce budget-là.
Moi je vous dis les amis, je suis très enthousiaste sur la période parce que les macronistes, ils ont perdu la bataille idéologique sur la question du budget. Tout le monde sait maintenant que du fric, il y en a plein dans les poches des riches et que s'il y a une situation euh telle dans les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, chez les pompiers, partout, c'est de la faute de ce gouvernement qui a décidé de ne pas mettre les moyens où il le fallait pour faire des cadeaux au plus riches comme ils le font encore une fois cette année. Donc, ils ont perdu la bataille idéologique du budget.
Ils ont face à eux des mobilisations sociales d'ampleur, lycéennes, étudiantes, salarié et ils ont face à eux des dates qui commence à s'aligner. Il y a euh la date du 6 octobre dont je vous ai parlé et puis il y a la date du 17 octobre qui est une date qui est appelée de longues dates qui est un peu auto-organisée puisqu'elle vient essentiellement des réseaux sociaux. Je crois qu'il y a des gens qui disent qu'il faut ressortir les gilets jaunes. Et bien pourquoi pas, c'est une bonne idée de ressortir les gilets jaunes. Mais ce 17 octobre, ça peut aussi être une date d'unité des revendications.
Lycéen, étudiant, salarié, chômeur, retraité, ce que vous voulez pour dire qu'on en a rat le bol de cette situation économique qui n'a eu qu'un seul effet dans les dernières années. Gaver les riches. Ah, là, ils en peuvent plus. Ils savent même plus quoi faire de leur argent. Gaver les riches et appouvrir tout le reste de la population. On peut pas être d'accord avec ça. Et donc je vous appelle où que vous soyez à vous mobiliser au côté des lycéens, des étudiants, des salariés, des retraités si jamais retraités décident de s'y mettre, des chômeurs s'ils entrent dans la lutte. Et c'est comme ça aussi qu'on peut gagner.
C'est en montrant notre unité, en montrant qu'on est soudé, en montrant qu'on laisse pas euh les racistes essayer de nous diviser sur la base de la religion, de la couleur de peau, euh de je ne sais quoi, de l'origine, de ce que vous voulez, parce que ça c'est le grand objectif euh des capitalistes quand on arrive dans ces périodes-là. Quand le capitalisme est en crise, son objectif, c'est de cliver à l'intérieur du peuple. Il va dire "Oh, regarde ton voisin, il t'a pris quelques miettes.
Euh, donc si tu as pris des miettes, c'est lui qui est responsable du fait que toi tu n'as plus qu'une niche de pain." Mais on regarde pas euh le boulanger qui est en train de de produire le pain et de s'enrichir sur notre dos. C'est ça qu'il faut regarder. Pardon, j'ai rien contre les boulangers. Je prenais une métaphore qui est une métaphore un peu générale sur la nourriture. Mais ce que je veux vous dire, c'est que euh la les grands capitalistes qu'ils essayent de faire, c'est de nous diviser en disant "Regarde celui qui est en dessous de toi, regarde celui qui est à côté de toi, regarde ton voisin, regarde ton ami et vois-le comme un concurrent.
Parce que dans le monde capitaliste, il faut être concurrent les uns avec les autres. C'est pas comme ça qu'on fonctionne quand on est le peuple français. On fonctionne uni, soudé sur nos revendications. C'est exactement ce qu'on est en train de faire en ce moment. C'est pour ça qu'ils ont peur. Et c'est pour ça aussi qu'ils ciblent la France insoumise, c'est parce qu'ils ont bien compris que nous nous avions un programme qui répond au revendication de l'ensemble de la population. Gardez bien ça en tête. Je vous dis à la semaine prochaine.
Antoine Léaument