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InterviewRadio France (sur Site radio)· 7 octobre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheBudget & impôts

Laurent Bruneau, enseignant au lycée Barthou à Pau, soutient la mobilisation lycéenne

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse partielle

    On revient sur la mobilisation lycéenne avec vous, Sophie Pirelliuch.

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Vous passez le matin au lycée ?

  • 0:58OuverteRéponse directe

    Une revendication qu'on a l'impression que le gouvernement avait eu du mal à entendre ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Les revendications vous paraissent légitimes ? Principalement, vous avez retenu quoi ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    Il y a ces problèmes de bâtiments aussi ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il y a comme type de souci, rapidement, au niveau du bâti ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25InvitéFait
    « On ne peut que les soutenir puisque nous-mêmes, en tant qu'enseignants, on est mobilisés depuis de nombreuses années sur les mêmes problématiques. »
  • 0:49InvitéFait
    « La très très grande majorité de nos lycéens sont dans une revendication structurée, claire, simple, pacifique. »
  • 2:00InvitéFait
    « On a des bâtiments qui commencent à fatiguer, vieillir. »
  • 3:01InvitéFait
    « Quand on est en avril, mai, juin et que les températures augmentent, on a des températures insoutenables en classe. »
  • 4:02InvitéFait
    « Le nombre d'adultes dans les établissements, de manière générale, partout en France, diminue. »
  • 5:00InvitéFait
    « Il y a quelques années, on parlait de recrutement, et ça continue encore, de recrutement en speed dating de professeurs qui étaient recrutés quasiment dans la rue. »
  • 5:50InvitéChiffre
    « On passe de 27 élèves en moyenne, il y a quelques années, à 35 classes en seconde. »
  • 6:16InvitéFait
    « Les autres pays dans le monde entier regardent la situation de l'éducation nationale en France, ils se posent des questions sur les choix qui ont été faits. »
  • 7:28InvitéFait
    « Ils n'ont pas de profs en phase 2. »

Temps de parole

  • Invité74 %
  • Présentateur21 %
  • ?3 %

≈ 17,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Ici Berne

0:00
Locuteur

Bigorre,

0:02
Invité

premier sur l'actu locale.

0:05
Locuteur

Et

0:06
Présentateur

à 8h moins le quart, c'est l'invité de la rédaction sur Ici Berne Bigorre. Et ce matin, on revient sur la mobilisation lycéenne avec vous, Sophie Pirelliuch. Je suis avec Laurent Bruno, bonjour. Bonjour.

0:17
Locuteur

Vous

0:17
Présentateur

êtes enseignant, professeur de sciences économiques et sociales au lycée Barthoud à Pau. Tout à fait. Vous soutenez les élèves qui se mobilisent depuis le début

0:25
Locuteur

?

0:25
Invité

On ne peut que les soutenir puisque nous-mêmes, en tant qu'enseignants, on est mobilisés depuis de nombreuses années sur les mêmes problématiques.

0:31
Présentateur

Ça veut dire que vous, juste concrètement, avant de passer aux revendications, vous passez le matin au lycée ?

0:37
Locuteur

Là, je

0:38
Invité

passe au lycée avec d'autres collègues pour essayer de sécuriser un petit peu les événements, éviter des problèmes, éloigner les éléments vraiment très perturbateurs. Il y a quelques éléments, mais la très très grande majorité de nos lycéens sont dans une revendication structurée, claire, simple, pacifique.

0:58
Présentateur

Une revendication qu'on a l'impression que le gouvernement avait eu du mal à entendre jusque-là

1:03
Locuteur

?

1:05
Invité

En fait, entendre, au-delà d'entendre, il faut aussi écouter et prendre en compte. Et donc, la difficulté, c'est que ça fait quand même pas mal d'années que les lycéens, comme les professeurs, tirent la sonnette d'alarme sur tout un tas de sujets structureaux au sein de

1:21
Locuteur

l

1:21
Invité

'éducation nationale. Et il n'y a toujours et encore que la même réponse, c'est-à-dire parler, on vous écoute. Et puis, année après année, il ne se passe rien. Voilà.

1:32
Présentateur

Les revendications vous paraissent légitimes ? On a le sentiment parfois qu'elles sont un petit peu fourre-tout. Principalement, vous, vous avez retenu quoi par rapport aux revendications de vos lycéens

1:41
Locuteur

?

1:44
Invité

Comme je vous

1:45
Locuteur

l'ai

1:45
Invité

dit souvent, il y a des choses structurelles qui sont là depuis très longtemps. Par exemple, le bâti des lycées, je parle pour les lycées, l'effort entrepris par les régions est insuffisant, clairement, pour rénover les bâtiments. Donc, on a des bâtiments qui commencent à fatiguer, vieillir. Il y a des plans de rénovation, mais à chaque fois, c'est juste un élément du bâtiment. Mais vous avez là un bâtiment qui date de, quand même, sur la structure historique, on est sur un lycée qui date de 1600.

2:14
Présentateur

Oui, là, on

2:15
Locuteur

parle du lycée Barthoud. On a le sentiment

2:16
Présentateur

que ce n

2:17
Locuteur

'est

2:17
Présentateur

peut-être pas tout à fait la même chose qu'en Seine-Saint-Denis. Mais finalement, en tout cas, il y a ces problèmes de bâtiments aussi ?

2:22
Invité

Oui, oui, mais vous prenez des bâtiments plus ou moins récents qui ont été créés dans les vagues de scolarisation des années 80, par exemple. Et ces bâtiments n'ont pas été entretenus.

2:32
Présentateur

Là,

2:33
Locuteur

partout,

2:33
Présentateur

juste précisément, qu'est-ce qu'il y a comme type de souci, rapidement, au niveau du bâti ?

2:37
Invité

Là, par exemple, vous avez un entremêlement de choses matérielles et réglementaires. Par exemple, si vous prenez les fenêtres, les fenêtres ne sont pas forcément en état d'être ouvertes, notamment parce qu'il y

2:49
Locuteur

a

2:49
Invité

des règlements qui empêchent les ouvertures de fenêtres. Et vous avez des blocages de volets qui ne sont pas entretenus parce qu'il

2:55
Locuteur

n'y

2:55
Invité

a plus les moyens d'entretenir les volets. Voilà, donc, par

2:58
Locuteur

exemple...

2:58
Présentateur

Donc, ça veut dire qu'il va faire très chaud quand il fait chaud ?

3:00
Locuteur

Ah

3:01
Invité

oui,

3:01
Locuteur

oui.

3:01
Invité

Donc, ça a des conséquences concrètes immédiates. Voilà. Donc, quand on est en avril, mai, juin et que les températures augmentent, on a des températures insoutenables en classe. T'arriver de mesures du 32, 33, c'est pas possible.

3:17
Locuteur

Oui,

3:18
Présentateur

Laurent Brunier, je rappelle, vous êtes professeur de SES au lycée Barthoud. Là, vous parlez des problèmes de bâti. Alors, il y a ces problèmes aussi, disent les élèves, de manque de profs, de manque de profs remplaçants, de parcoursup

3:32
Locuteur

aussi. Oui, voilà.

3:32
Invité

Donc, il y a le matériel, effectivement, qui est déficient parce qu'il n

3:35
Locuteur

'y

3:35
Invité

a pas d'investissement qui a été fait. Clairement, il n

3:37
Locuteur

'y a

3:37
Invité

pas eu d'investissement dans la fonction éducative en France depuis de nombreuses années. Et puis, il y

3:42
Locuteur

a

3:42
Invité

le personnel. Effectivement, on est de moins en moins. Moi, je suis au lycée Barthoud, très concrètement, depuis les débuts des années 2000. Et oui, je commençais à être un peu âgé. Et je me souviens, on était aux environ 210 professeurs. Là, vous avez quasiment le même effectif d'élèves et on est 150.

4:01
Locuteur

Vous

4:02
Invité

voyez, le nombre d'adultes dans les établissements, de manière générale, partout en France, diminue. Contrairement à ce qu'on nous dit de manière générale. Donc, nous, on vit une réalité qui est en totale dissonance avec ce qui est dit dans les grands médias sur cette question.

4:16
Présentateur

Et qui est une réalité qui est celle que décrivent les lycéens. Bien

4:19
Locuteur

sûr.

4:19
Présentateur

Du coup, ce mouvement, ces revendications, vous pensez que ça peut déboucher sur quoi ? Là, il y a cette demi-journée banalisée où vous allez pouvoir discuter avec les élèves. Qu'est-ce que vous en pensez

4:30
Locuteur

?

4:32
Invité

Un peu de méfiance. Parce que, bon, vous voyez, on a une expérience en matière de plateforme participative, de remontée d'informations. La question, c'est quand on remonte les informations, qui les écoute, qui les prend en compte et quelles décisions sont prises. Or, ça, ça existe depuis de nombreuses années. C'est-à

4:50
Locuteur

-dire

4:50
Invité

que ce n

4:51
Locuteur

'est

4:51
Invité

pas nouveau, les revendications des lycéens sur la cantine, sur les toilettes, sur les professeurs non remplacés. On le sait. On le sait depuis très longtemps. Il y a quelques années, on parlait de recrutement, et ça continue encore, de recrutement en speed dating de professeurs qui étaient recrutés quasiment dans la rue, en l'Académie de Créteil. Donc, évidemment, les élèves le voient. Il y

5:11
Locuteur

a

5:11
Invité

un problème de professeurs absents. Voilà. C'est une question qui n'est pas nouvelle. Le ministère est parfaitement au courant de tout cela. Et à chaque fois, bon, c'est pour ça qu'on est un peu méfiant. Parce qu'à chaque fois, les questions qu'on nous pose, c'est peut-être aussi une manière de gagner un peu de temps, d'apaiser les affaires. Et ensuite, on reprend comme d'habitude.

5:29
Présentateur

Alors, du coup, comment ça peut se débloquer si ça se débloque ? Puisque je crois qu'on le verra certainement dans le journal de 8h, parce qu'on s'en dirait que les blocus vont continuer. Il y a de nouvelles mobilisations prévues aussi pour

5:39
Locuteur

demain. Voilà,

5:40
Invité

oui.

5:41
Présentateur

Comment vous voyez les choses, vous, en tant qu'enseignant ?

5:43
Invité

En tant qu'enseignant, moi, j'aimerais bien être en salle de classe, dans une salle de classe correcte, avec des collègues assez nombreux pour encadrer le nombre d'élèves, et pas des classes pléthoriques, où on passe de 27 élèves en moyenne, il y a quelques années, à 35 classes en seconde. Le seul paramètre, c'est la taille des classes, pour limiter. Sinon, on pouvait passer à 40, on passera à 40. Donc voilà, comment sortir de ça ? Déjà, une chose importante, c'est se rendre compte vraiment, objectivement, de la situation de l'enseignement en France, de l'éducation nationale en France,

6:13
Locuteur

clairement,

6:14
Invité

est totalement à la traîne des pays développés.

6:16
Locuteur

C

6:16
Invité

'est-à-dire, les autres pays dans le monde entier regardent la situation de l'éducation nationale en France, ils se posent des questions sur les choix qui ont été faits. Voilà, là, ça fait une vingtaine d'années que l'éducation nationale est totalement abandonnée. Donc

6:29
Locuteur

il faut un grand

6:29
Présentateur

plan, pour que ce mouvement aussi s'arrête,

6:32
Invité

peut-être

6:32
Locuteur

?

6:32
Invité

Il faut être réaliste, il faut être réaliste. Le grand plan,

6:35
Locuteur

c

6:35
Invité

'est, oui, peut-être, mais simplement d'abord, se rendre compte, objectivement, et arrêter de diffuser des mauvaises informations. C'est-à

6:42
Locuteur

-dire,

6:42
Invité

quand vous avez des responsables qui nient la réalité, bon, ben là, on ne peut pas avancer. Donc commençons par un constat. Le constat, on l'a fait, il est fait depuis une vingtaine d'années. Année après année, il y a des rapports, des commissions, tout est expliqué en détail.

6:56
Locuteur

Et

6:57
Invité

puis, il ne

6:57
Locuteur

se

6:57
Invité

passe rien. Parce que derrière, il faut effectivement prendre des choix, faire des choix, pardon, décider. Et donc décider, bien souvent, ça passe par des questions budgétaires, et on est

7:06
Locuteur

en

7:06
Invité

pleine actualité budgétaire. Donc, vous voyez, et quand on regarde le budget qui se prépare, on se pose vraiment des questions. Parce que, ben, depuis des années, on dit,

7:14
Locuteur

il

7:14
Invité

manque des profs. Et qu'est-ce qu'on nous annonce ? Encore des suppressions de profs. Donc, évidemment, là, je parle en tant que représentant de professeur, mais ça rejoint vraiment les revendications de lycéens, parce qu'ils sont très inquiets pour leur propre avenir, parce qu'ils n'ont pas

7:29
Locuteur

de

7:30
Invité

profs en phase 2.

7:31
Présentateur

Merci beaucoup, Laurent Bruneau. Je rappelle que vous êtes enseignant au lycée Barthoud, et vous allez passer là devant le lycée, aller voir vos élèves, c'est ça ? Ben

7:38
Invité

oui, oui, oui, comme chacun de matin depuis quelques jours. Donc là, je suis un peu inquiet parce qu'il pleut. Et j'ai oublié mon parapluie, vous voyez, c'est des choses très... Mais

7:46
Locuteur

le blocage normalement

7:47
Présentateur

continue.

7:48
Locuteur

Oui, le blocage continue,

7:49
Invité

voilà.

7:50
Présentateur

Merci à vous.

7:51
Invité

Merci. Merci.