Eric Ciotti soutient la police : "Le gouvernement n’a jamais fait de l’insécurité une priorité"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:43OuverteRéponse directe
Expliquez-nous pourquoi vous avez choisi de venir ici jusqu'à Paris pour rejoindre ce cortège ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Vous croyez que ça devrait être la priorité du gouvernement de mettre des moyens sur la police aujourd'hui ?
- 4:16OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'il faut comprendre dans cette intervention ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Quelle est la priorité ? C'est les besoins financiers, une revalorisation salariale ou une revalorisation des primes ou c'est les moyens humains ?
- 11:17OuverteRéponse directe
Quelles sont les revendications communes des policiers ?
- 15:56OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé ce matin à Fos-sur-Mer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28Éric SotiFait
« Le gouvernement n'a jamais fait de la sécurité une priorité ni de la justice. »
- 2:12Éric SotiChiffre
« Il y a quatre fois moins de procureurs par rapport à la moyenne européenne, deux fois moins de juges du siège. »
Temps de parole
- ?100 %
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Nous, on prend la direction euh de la capitale et des manifestations des policiers de à l'appel de deux syndicats donc de mobilisation euh pour revendiquer des moyens humains, des moyens financiers supplémentaires. Camille Novac, Mohamed Mezraï, Gill Papin suivent ses mobilisations. Vous êtes au côté des policiers et Camille, on va commencer avec vous parce que vous êtes aussi au côté de politiques qui sont présents dans la manifestation. Éric Soti, je crois du côté de la manifestation que que vous couvrez. Oui, en effet, on suit la mobilisation qui a été organisée par par Alliance ici. Il y a en effet un certain nombre de personnalités politique. Voyez Laurent Jacobelli, Julien Odoule et en effet Éric Si qui est juste ici le maire de Nice en effet qui est présent dans
cette mobilisation. Bonjour, merci d'être en direct sur France Info Télé. Expliquez-nous monsieur Sioti, pourquoi vous avez choisi de venir ici jusqu'à Paris pour rejoindre ce cortège ? Pour soutenir nos policiers. Je crois que la France doit être derrière ses policiers. Il constitue le dernier rempart souvent contre la violence et une forme de barbarie. Ils sont en première ligne dans notre société. On a besoin d'eux et je veux leur dire mon soutien total sans réserve. Il manque de moyens. Là où le gouvernement dépense sans compter, il mégote sur les moyens accordés à nos forces de l'ordre. à la police, à la justice, à
l'administration pénitentiaire pour les places de prison. Et ce sont toutes les causes aujourd'hui du malaise que rencontrent nos policiers. Donc, ils ont besoin de de soutien et nous sommes venus leur dire avec beaucoup de parlementaires, beaucoup de de députés du rassemblement national, de l'UDR, nous sommes venus leur dire notre engagement à leur côté. le secrétaire général de d'Alliance qui disait il y a quelques mois le vrai problème de la police c'est la justice. Qu'est-ce que vous en pensez ? B nous avons besoin d'une justice efficace, d'une justice qui réponde euh à la violence qui monte dans notre société. La justice a aussi besoin de
moyens. Euh nous manquons de procureurs, nous manquons de juges du siège par rapport à la moyenne européenne. Il y a quatre fois moins de procureurs par rapport à la moyenne européenne, deux fois moins de juges du siège. Nous manquons cruellement de place de prison. Donc c'est toute une chaîne. Vous croyez que ça devrait être la priorité du gouvernement de mettre des moyens sur la police aujourd'hui ? Je regarde le problème de la sécurité comme une chaîne dont tous les maillons doivent être solidaires. Et le gouvernement, c'est un sujet qu'il a trop délaissé selon vous la police. Le gouvernement n'a jamais fait de la sécurité une priorité ni de la justice.
C'est sans doute la plus grande faille du macronisme, il y en a beaucoup d'autres. Mais la sécurité n'a jamais été au cœur du logiciel macroniste. Merci beaucoup monsieur Soti d'avoir répondu à nos questions en direct sur France info. Des centaines de personnes, même des milliers de personnes Lucy qui sont rassemblées ici. Vous le voyez ce cortège très très conséquent. On est en tête de cortège donc avec ces personnalités politiques et ici ça va s'élancer aux alentours de 12h30 direction l'Assemblée nationale. Et c'est là-bas que les les policiers compte bien faire entendre leur voix avec un un discours qui est prévu pour notamment alerter les députés sur leur situation. Merci beaucoup Camille, merci aussi pour cette interview d'Érixoti dont on va parler euh notamment au
plateau avec Madjid qui a journaliste politique pour France Télévision. Euh Madjid, on a entendu plusieurs choses de la part d'Éric Sioti qui, je le rappelle est venu avec des représentants de l'UDR sont parti et du rassemblement euh national. Il parle d'un gouvernement qui dépense sans compter mais qui n'aide pas les policiers qui sont dans le besoin et d'un gouvernement pour qui la sécurité n'est pas une priorité. Qu'est-ce qu'il faut comprendre dans cette intervention ? Ce qu'il faut comprendre, c'est que le Rassemblement national et l'UDR, le groupe d'Éric Sioti euh veulent se montrer comme les défenseurs du des policiers et c'est pas pour rien s'ils vont au rassemblement d'alliance et pas au rassemblement de l'autre syndicat unité. Euh parce que c'est vrai que
habituellement, on voit souvent des représentants du Rassemblement national au au côté des des représentants d'Alliance sur le terrain. En fin janvier euh dernier, il y avait des des mobilisations de de policiers et là aussi l'extrême droite était représentée au côté des des policiers. Je pense par exemple à Sarah Knafo ou encore à Marion Maréchal qui était venu montrer leur leur soutien au aux policiers. Et ce qui est assez intéressant de de noter, c'est lorsqu'il aborde la question de la justice, on entend beaucoup cela de la part aussi de candidats à l'élection présidentielle sur oui, il faut donner des moyens à la police, mais il faut aussi donner des moyens à la justice. Un exemple très concret, Bruno Rotailloto, candidat LR à l'élection présidentielle,
lui il dit il veut créer massivement des places de de prison pour que le les le travail des policiers aboutisse ensuite du côté de la justice. et on va continuer bien évidemment à évoquer la mobilisation euh des policiers avec nos invités en plateau, Valentine Rama, spécialiste des questions de police et justice, notamment notre invité Christophe Fernandez euh pour unité euh qu'on interviewra dans quelques minutes, mais avant, on va aller voir Mohamed Mezraï qui est justement au côté des policiers rassemblés autour du syndicat unité. Mohamed 2è mobilisation donc du jour, comment ça se passe de votre côté ? Exactement, ils sont plus de 300 policiers à rassembler. symboliquement devant cet aéroport Rois Charles de Gaul devant le terminal de regardez cette image de Clément Hospital tous ces
policiers qui sont rassemblés ici avec des drapeaux des des banderoles pour exprimer leur colère des policiers qui sont dans la rue aujourd'hui pour dénoncer leurs conditions de travail mais aussi leur pouvoir d'achat. Nous sommes avec Guillaume Rou. Merci d'être avec nous. Vous êtes secrétaire départemental unité 91. Vous avez dans les mains justement des menottes. Il va y avoir un jeté de menotes symbolique pour exprimer leur ral des policiers. Oui, tout à fait. Voilà, c'est des menaes, c'est l'outil de travail des policiers et là aujourd'hui, c'était le côté symbolique de jeter les menotes pour montrer notre ralball. Voilà. Beaucoup de policiers qui nous disent être fatigué, épuisé, à bout de souffle, c'est aussi votre cas. En tout cas, ce que vous récoltez en tant que syndicat
auprès des policiers qui travaillent avec vous. C'est compliqué, c'est difficile d'exercer votre métier en 2026. Oui, tout à fait. Et c'est le manque de reconnaissance également puisque depuis quelques jours avec la revalorisation salariale des des commissaires et quand on entend nous tous les jours ben forcément qu'il n'y a pas d'argent de contraintes budgétaires, bah visiblement c'est pas pour tout le monde. Donc effectivement mes collègues et nous tous avons pris ça comme comme vraiment une injustice. Donc pour nous voilà, il était nécessaire de montrer aussi notre mécontentement tous les jours. Aujourd'hui, on est là, demain on sera sans doute ailleurs et on continuera de toute façon. On parien. On évoquait également le malaise depuis l'affaire Liana, le manque de moyens
humain et matériel. Et puis il y a aussi on va regarder justement en direct ce jeté de menotte symbolique. On va vous laisser le faire Guillaume Rou, merci d'être avec nous. Donc ce jeter de de menotes symboliques ici devant l'aéroport Rois Charles de Gaul pour exprimer leur colère, leur ralbol, leur épuisement et aussi la fatigue et le manque de moyens humains et matériel dans la police.
Voilà ce jeté de de menotte qui vient tout juste de se faire ici devant la porte de l'aéroport Roissie Charles de Gaulle. Ils n'ont pas l'intention de bloquer l'aéroport, pas l'intention de perturber l'aéroport. C'était vraiment un rassemblement statique ici symbolique devant l'aéroport Roissie Charles de Gaul. qui se termine par les applaudissements donc des des policiers de ce syndicat unité qui a voulu marquer les esprits et et faire de ce de ce rassemblement justement un cri de colère des policiers, des policiers qui sont en colère et et fatigués de leurs conditions de de travail quotidienne depuis déjà plusieurs mois voire plusieurs années. Merci Mohamed Mzrey de nous avoir fait vivre cette image en direct sur France
info. Ce jeté de menotes de policiers rassemblés autour du syndicat unité dont vous faites partie. Christophe Fernandez, secrétaire régional unité en Bourgogne Franchecté. Merci d'être avec nous en direct. J'aimerais qu'on revienne sur vos revendications aujourd'hui. Quelle est la priorité ? C'est les besoins financiers, une revalorisation salariale ou une revalorisation des primes ou c'est les moyens humains ? Et ben, on va commencer d'embler par une reconnaissance. Les collègues me l'ont dit avant dans le reportage précédent, c'est une reconnaissance. Ça passe forcément par l'indicière, ça passe forcément par la grille de salaires. Évidemment, on aura besoin de moyens derrière matériel et humain. Un recrutement qui sera et qui doit être digne de ce nom dans les années à venir.
Et on sait très bien qu'on court à la catastrophe si rien n'est fait de façon urgente. Pour autant, je reviens l'indicière quand on voit nos cadres hein, les j'allais dire les grands encadrants, les grands chefs de la police nationale qui se qui se qui se gavent, il y a pas d'autres mots et qui partent sur une augmentation de 500 € à minima par mois jusqu'à au somital 1250. Excusez-moi, mais pour la prise de risque et la reconnaissance justement d'une prime de risque, on appelle ITSP, les collègues l'ont dit précédemment, pour nous, ce serait une véritable reconnaissance la dangerosité du métier compte tenu du fait qu'on a une société et on le voit bien qui devient violente, qui subit à tour de bras, j'allais dire des injustices sociales. Forcément, on a face à nous une lutte qui risque de
monter dans un contexte en plus, j'allais dire politique et de phase de campagne où toutes les récupérations seront possibles et inimaginables. Nous restons des policiers républicains [raclement de gorge] et nous serons toujours dans le combat de la justice sociale. Christophe Fernandez, j'aimerais qu'on revienne sur deux choses qui ont agacé, on va le dire de cette manière, un certain nombre de de policiers. On a un petit peu parlé de la la revalorisation pardon du salaire des commissaires de police qui peut aller jusqu'à 1350 € par mois et qui a eu lieu ces derniers jours. Il y a une autre mesure aussi qui concerne l'année 2027, la promotion au grade de brigadiers chef qui pour de nombreux agents n'aura à priori pas lieu le 1er janvier mais le 1er juillet. Ça
veut dire 6 mois plus tard. Donc 6 mois de salaire revalorisé en en moins. Ça ce sont des des choses qui ont cristallisé la colère. Ah bah notamment c'était une accumulation si vous voulez de points consécutifs depuis le protocole engagé en 2023 avec tout ce que ça comportait en terme de de peu de points d'indice, c'est-à-dire de peu d'argent par mois pour les différents corps que ce soit les gardiens de la paix du même corps pardon des gardiens de la paix au major. Et en l'occurrence on voit qu' d'une traite et d'un coup d'un seul nos cadres prennent effectivement 500 € la belle moyenne c'est 500 € par mois effectivement le somital. Donc pour autant voilà les choses sont très claires. Il nous faut un moment donné une revalorisation. Il faut du concret. Il faut quelque chose un geste fort,
j'allais dire de notre ministre qui pour l'instant bah ni plus ni moins nous nous repousse nous rejette et et après j'allais dire à tout signer pour l'ensemble de ces cadres et de ces grands managers. Mais pour autant la base le terrain elle elle lutte en permanence pour assurer pardon la sécurité des personnes et les biens. Donc effectivement ça passe par les reconnaissances. Effectivement, aller chercher des grades quel qu'il soit, ça mérite au moins de reconnaissance comme l'ensemble des autres corps et de fonctionnaires, c'est-à-dire une promotion au 1er janvier. Or là, on a des ruptures d'égalité, il y a pas d'autres mots, même si effectivement notre administration nous prouvera par qu'il ne s'agit pas d'une rupture d'égalité. Vous restez avec nous Valentine Arama. J'aimerais vous
entendre aussi sur ces mobilisations. Donc deux mobilisations des policiers à l'appel de deux syndicats, des revendications qui sont communes. Il y a un mal-être qui euh s'intensifie chez le policier année après année. Oui. Et il y a cette demande commune de plus de moyens qui est une revalorisation à la fois indemnitaire mais aussi indicière parce que pour les policiers à la fois la charge missionnelle augmente mais la charge émotionnelle aussi de tous les policiers avec qui j'ai pu échanger hier en qui préparaient cette ces rassemblements et cette manifestation. Ils me disent à chaque fois il y a un nouvel événement qui fait qu'on nous enlève nos jours de repos. Euh on travaille parfois 7 jours sur 7 sans avoir de récupération. On [grognement] me citait les Jeux
Olympiques bien sûr, bientôt la venue du pape en France et ce que ça va impliquer pour les policiers qui vont voir certains de leurs jours de congé de repos supprimés. Euh voilà, il regrette aussi les propos pour certains de de Gérald [raclement de gorge] Armanin, garde [grognement] des saut qui sans le vouloir a dit qu'on manquait d'investissement dans certains commissariat. C'est quelque chose euh un reproche que eux rejettent en bloc parce que ils estiment bah d'abord que l'investissement il est total et que en revanche eux manquent de moyens pour aller au bout de leur mission. Ils ont parfois l'impression justement [grognement] de pas pouvoir réaliser leur mission de service public correctement et c'est très douloureux
pour eux. Donc ça fait partie des des revendications qu'ils ont aujourd'hui. Donc il y a le ce cet aspect sur les moyens, les moyens financiers, les moyens humains bien évidemment aussi parce que c'est lié bien évidemment, mais il y a aussi tout un tas de revendications plus matérielles. Euh les policiers, ils regrettent de d'avoir des des procédures qui se sont complexifiées depuis des années, de de d'avoir des logiciels qui parfois ne sont pas fonctionnels, ne leur permettent pas de travailler correctement. Ils ont notamment un logiciel de procédure qui ne fonctionne pas. Ils sont parfois obligés. Un policier m'expliquait ça, me donnait cet exemple très concret. Il me disait "Mais vous rendez compte, parfois vous avez une victime qui vient déposer plainte, elle est en pleur, elle vous
raconte ce qui lui est arrivé et puis vous êtes en train de rentrer le procès verbal dans le logiciel puis vous vous êtes rendu compte que ça fonctionnait pas. Vous êtes obligé de lui faire répéter." Enfin, je veux dire, c'est des situations complètement ubuesqu-à-vis d'une victime, c'est pas correct. Et eux euh c'est pas possible pour eux de telle situation. Donc il regrette aussi ces aspects très matériels, très concrets du quotidien rapidement. Mag je pense à l'état des commissariats, je me souviens avoir fait un un reportage, avoir demandé des images au aux policiers des des de l'état des commissariats parce qu'on voulait faire une compilation de tout [raclement de gorge] ça. L'état des commissariats était déplorable et à l'époque déjà ils avaient alerté,
c'était en 2018-219. Christophe Fernandez a un mot pour conclure simplement sur votre ministre dont vous disiez il y a quelques instants sur notre antenne, notre ministre nous repousse, nous rejette. On entendait ce que disait Valentine sur Gérald Darmanin et les mots qu'il a eu sur le manque d'investissement de la police. Géral Darmanin qui est votre ancien ministre, vous êtes lâché par le gouvernement. C'est ça le sentiment que vous avez aujourd'hui. On a quelque peu toujours l'impression d'être exploité politiquement à des bons à des moments por vous l'aurez compris en face de campagne ou de près campagne. Pour autant le reste du temps quand là nous avons besoin de l'appui d'un ministre digne de ce nom et on en a connu fort heureusement là on a besoin de son aide et pour le coup on
s'attendait à une aide plus marqué du ministre actuel et pour le coup bah il nous a rejeté je le répète pour le coup là c'est une forme de trahison pour nous nous ne sommes absolument pas attendus et que dire effectivement monsieur Jardin Manin sur le courrier envoyé et toute la polémique politicienne j'allais dire puisqu'on rentre dans une phase de campagne et je vous le dis nous sommes des policiers républicains indépendants face à la chose politique. Merci merci beaucoup Christophe Hernandez pour votre témoignage. Merci Valentina Harama. Magic Kiat, vous restez avec moi, on va parler d'une autre mobilisation qui peut embêter aussi le gouvernement. Ça s'est passé ce matin à Fosse surmer dans les bouches du Rô, des pêcheurs qui ont bloqué un dépôt pétrolier donc à fausse surmer avec par
ailleurs une altercation des tensions avec des CRS qui ont été dépêchés sur place. On va en parler dans un instant avec notre invité Jérôme Vernier qui est connecté avec nous, patron pêcheur à à Martig. Mais avant de vous entendre, Jérôme Vernier, j'aimerais qu'on regarde ces images, ce qui s'est passé ce matin, ces tensions des pêcheurs face au CRS.
Jérôme Vernier, forcément ce sont des images qui nous interpellent. Vous étiez je crois sur place ce matin à Faus sur qu'est-ce qui s'est passé ? Et il s'est passé qu'on s'est fait on s'est fait bousculer par les CRS et ils ont euh on a été euh on est allé pour leur serrer la main et quand ben bien sûr euh on s'est approché de trop près et après on a été chargé quoi. Donc sans sommation parce que vous vouliez leur resserrer la main. Euh il y a ces images et et ces tensions qui ont eu lieu. On a eu deux sommations au lieu de trois et ça a ça a déclenché de suite euh le la la charge quoi. H comment vous l'avez euh vécu ? Comment les les autres pêcheurs ont ont vécu ce moment-là ?
Euh c'est senti pris pour pour des pour des pour des pour pour des brigandes, des des black block ou des trucs comme ça qui se passent quand on voit la télé. Donc nous là, on est au cœur de l'action. Du coup, ça nous ça nous choque parce que on est des pères de famille, on est des chefs d'entreprise, on n'est pas là pour pour en découdre avec les forces de l'ordre. Donc on voulait on au début c'est un moment c'est un mouvement pacifique qu'on fait. C'est juste pour être entendu et juste et reconnu et que et que ça débloque notre situation actuelle au niveau des des aides des aides des aides de carburant que nous avons pas encore touché. Euh et voilà quoi, c'est pas c'est c'est c'est pas pour aller à la violence quoi. On est on n'est pas là pour ça. Mouvement qui a commencé donc très tôt
ce matin, je crois aux alentours de 3h du matin qui est désormais terminé mais pendant plusieurs heures, vous avez bloqué ce dépôt pétrolier de de Fos surmer pour vous faire entendre. Il y a eu des camions citernes, je crois, par dizaines qui ne pouvaient pas rentrer euh sur les lieux et donc qui ne pouvaient pas notamment ravitailler des des stations services. Euh aujourd'hui, la question du carburant, des prix du carburant pour vous, c'est c'est le problème central ou c'est la goutte d'eau qui a fait débordé levase ? C'est la goutte d'eau qui a fait des bordel vase parce que on a d'autres problèmes déjà en amont de ça. On avait déjà le plan de gestion Westmed qui nous qui nous contraint qui qui nous contraint dans notre activité. On est on est sous contrainte en fait sans arrêt.
Ça c'est et puis ça s'empile chaque fois. Euh d'année en année, de mois en mois, on nous impose de nouvelles contraintes européennes et bien sûr françaises. fait, on est on est on est enseveli par par toutes ces contraintes normatives et en plus par-dessus maintenant la goutte d'eau qui fait des bols bas comme vous avez dit, c'est justement le ce ce carburant qui ne cesse de monter et surtout aussi on a on a des aides que on remercie bien sûr l'État de nous avoir attribué ces aides mais le mais le le le truc qui se passe c'est que on est on a trop de retard de paiement et du coup nos trésoreries ont fondu. On n'est plus capable aujourd'hui de mettre du carburant dans nos navires pour aller pour pour sortir en mer quoi. On a plus de trésorerie, on a plus rien et et
doucement doucement, il il va en découler que nos équipages vont vont abandonner le navire et on va se retrouver tout seul et forcément ben tout seul, on pourra pas on pourra pas aller on pourra plus aller en mer quoi. Jérôme Vernier, on va revenir dans un instant plus en détail sur la question des normes. Mais avant cela, j'aimerais qu'on écoute ensemble le ministre de l'économie qui ce matin à l'issue d'une réunion sur les questions financières qui concernent la France a été interrogée par les journalistes notamment sur votre mouvement, celui des pêcheurs, sur la question des aides. Voilà ce qu'il en a dit. Je souhaite être très clair auprès des pêcheurs. Nous allons continuer à vous accompagner. Il est hors de question que cette crise internationale qui nous affecte mais dont nous ne
sommes pas responsables et dont à Forcei ne sont pas responsables affectent leur capacité à aller faire leur métier. Ce sera le cas pour les agriculteurs et si on doit faire des choses pour les grands rouleurs, on le fera aussi. Nous sommes au côté des Françaises et des Français qui souffrent souffrent pardon et nous évacuons ceux qui cherchent à nourrir la colère. Madjit qui a ton entend ici Roland l'escur qui répond à la colère des pêcheurs. On a entendu aussi Jérôme Vernier qui qui est pêcheur. On le sent un peu gêné quand même aux entourn Roland l'escur là sur la question des aides. Oui, parce que d'abord ces aides elles vont aller jusqu'à fin octobre. Ce qu'on comprend c'est qu' il veut pas s'engager totalement. Le le ministre de l'économie dit "On sera là pour ces ces
professionnels, mais il ne dit pas pendant encore 6 mois ils auront ces ces aides aide de de de 25 centimes par par litre. Et puis ces images euh ces images elles sont pas bonnes, elles sont même désastreuses pour le gouvernement. C'est des marins pêcheurs euh comme on peut le voir, ils ont pas d'armes par destination. Ils sont venus se mobiliser parce que leur situation économique est extrêmement compliquée et ils se retrouvent face à des on leur envoie entre guillemets les CRS parce qu'il faut débloquer ce dépôt pétrolier mais ces images elles sont pas bonnes. Et puis un autre élément que je voulais aborder, c'est ces retards de paiement sur ces aides. C'est le deuxème jour. Hier, on avait des transporteurs routiers. Ces pêcheurs aujourd'hui qui nous disent la même chose sur ses
retards, sur ces aides, ça met en danger leur trésorerie. Et donc, c'est pas bon aussi pour l'économie d'avoir des des des pêcheurs qui sont dans dans la difficulté dans cette difficulté là. Des difficultés financières très importantes, notamment liées à la question des prix du carburant. Vous nous le disiez Jérôme Vernier, très rapidement sur la question des normes que vous avez abordé. Est-ce que vous pourriez nous donner concrètement un exemple de de ces normes qui vous empêchent au quotidien ? Qu'est-ce que ça provoque ? Mais ça provoque manque qu'à gagner une perte de chiffre d'affaires parce que c'est des contraintes qui sont sur notre production directement liées à notre production. Euh c'est-à-dire que on a une baisse de production liée par exemple au maillage qui est une norme
bon qu'on a accepté de d'appliquer et que voilà mais on n pas eu de compensatoire sur ce sur ce sur ce problème là. Et après maintenant euh en plus par-dessus le maillage, on nous ferme des zones de pêche. Donc on nous restreint, on nous réduit notre espace de pêche. Euh et par conséquent, on fait un report de l'activité de de pêche sur des zones restreintes et on se retrouve avec plus sur les mêmes zones et euh et excusez-moi difficulté. On est on est on est on est on est on est pris en on est on est pris en ét entre le gasoile, les norme et les zones de maillage qui qui s'agrandissent quoi.
Et là on est enfin on a plus de on a plus de ressources pour s'en sortir. Nous on peut plus, on est on est bloqué de tous les côtés, on a plus de ressources pour s'en sortir et ça va aller de pire en pire. On pourra pas enfin euh là pour l'instant, imaginez bien que c'est un mouvement pacifique. Euh les armements, on va pas les tenir longtemps quoi. Mais ça veut dire quoi ça ? Pardon Jérôme Berni, ça veut dire que euh le mouvement peut se durcir, il peut y avoir de la violence. C'est ce que vous craignez. Oui, si si on n'est pas si si excusez-moi encore si euh et que les aides ne sont pas versées dans un délai de qu'on va mettre au point dans l'in dans l'intersyndical des pêcheurs parce qu'il faut qu'on mette un délai au point pour que pour qu'on puisse repartir en
mer parce que là actuellement nous ne pouvons plus repartir en mer, on ne peut plus mettre de gasoil dans nos cuves. M.
Éric Ciotti