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Podcast / conversationÉpilogue - CKIA· 11 mai 2025 15 minComplaisantDivertissementInstitutions & électionsNumériqueEurope & internationalSolidarités & famille

Entrevue avec Alexandre Duval pour l'essai "Obsession: élections!", chez Somme Toute (1ère partie)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce livre tombe à point dans le contexte électoral actuel ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Peux-tu résumer la thèse centrale du livre sur l'électoralisme ?

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Ton livre est-il une réflexion personnelle ou une commande éditoriale ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Ton expérience à l'Assemblée nationale a-t-elle influencé ce livre ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Ton approche journalistique a-t-elle évolué avec ce livre ?

  • 4:12OuverteRéponse directe

    Comment as-tu observé le fonctionnement concret des partis politiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Fait
    « la campagne électorale, elle est essentiellement permanente. »
  • 2:51Fait
    « la vitesse à laquelle les choses vont fait en sorte que les partis politiques ont intérêt à nous lancer énormément de matériel puis à le formater pour que ce soit peut-être un peu sexy pour l'auditoire. »
  • 4:51Fait
    « pour savoir ce qui se passe au COCUS du parti politique, il faut que tu sois correspondant parlementaire, tu sais, parce que normalement les discussions du COCUS sont privées. »
  • 5:33Fait
    « beaucoup de citoyens aujourd'hui, beaucoup de citoyennes qui regardent la politique et qui ne se sentent pas concernés, qui ne se retrouvent pas. »
  • 7:41Fait
    « les députés eux-mêmes l'admettent dans bien des entrevues. Souvent anonymement dans des études, ils vont dire que la ligne de parti les agace, que ça les empêche d'accomplir leur travail comme ils le voudraient. »
  • 8:23Fait
    « J'ai jamais aussi bien fait mon travail de député que depuis que je suis député indépendant. »
  • 9:02Fait
    « les citoyens ont l'impression que leurs députés ne porte plus leurs paroles, les citoyens peuvent se désintéresser, peuvent devenir cyniques, peuvent devenir fâchés, peuvent se polariser de plus en plus. »
  • 9:46Fait
    « il y a une partie de la population qui depuis quelques décennies manifeste son insatisfaction à l'égard du système. Puis là, ben il arrive un politicien comme Donald Trump qui soudainement fait plus de la communication politique de manière un peu lisse, un peu polie. »
  • 10:29Fait
    « les élus eux-mêmes pour plusieurs, il y a un malaise avec la ligne de parti. »
  • 11:09Fait
    « les journalistes eux-mêmes des fois admettent avoir le tourni, admettent trouver que ça va trop vite. »
  • 11:49Fait
    « les médias n'opèrent pas aujourd'hui comme ils opéraient il y a 150 ans. »
  • 12:26Fait
    « aujourd'hui, on est dans une nouvelle réalité où les partis politiques sont capables de passer eux-mêmes leurs messages à travers les réseaux sociaux. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

Le magazine littéraire Épilogue est une présentation de la librairie du quartier. Merci à ce précieux partenaire et à leur équipe de libraire. Vos prochaines lectures vous attendent au 1120 Avenue Quartier. Alors tel qu' on est en marge du salon du livre de Québec présentement avec Alexandre Duval. Alexandre on s'est connu comme journaliste parce que tu es toujours dans l'âme mais maintenant pour une première fois comme auteur auteur d'obsession élection. comment l'électoralisme affaiblit nos démocraties. Un livre qui est déjà qui fait beaucoup parler, qui bénéficie d'une très bonne couverture médiatique et qui tombe à point tombe à point dans un contexte où ben on est en campagne électorale. Mais la thèse en partie du livre, c'est de dire que aujourd'hui la

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campagne électorale, elle est essentiellement permanente. Le marketing politique s' m la rapidité, euh l'obsession d'une réélection, le pouvoir, l'image et le travail des médias. C'est tout ça que tu explores dans cet essai. chez Somme toutes euh ben premièrement Alexandre Duval. Bonjour. Bonjour Valérie. J'ai envie de bon je le dis d'entrée de jeu qu'on se connaît parce qu'effectivement on a vré ensemble notamment la Fédération professionnelle des journalistes. Et pourquoi je je le campe comme ça c'est que j'ai l'impression en lisant ce livreelà que je reconnaissais Alexandre le journaliste que j'ai connu en bonne partie dans la mesure où cette réflexion sur la façon que les élus que les partis politiques fonctionnent. Ce que je me trompe si je trouve que tu

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as toujours eu quand même cette réflexion, ce désir de pas de côté dans la couverture médiatique, dans la façon d'aborder ton travail et j'ai l'impression que c'était ça allait sous le sens qu'un jour tu allais nous exposer tout ça de façon beaucoup plus soutenue et très bien documentée. Mais c'est vraiment drôle que tu dises ça Valérie parce que à la base obsession élection c'est même pas mon idée à moi. Ben c'est-à-dire que c'est moi qui l'a concrétisé. OK, mais c'est la maison d'édition somme toute à l'été 2023. qui m'a approché pour me dire "On regarde ta couverture médiatique, bon la couverture que tu fais de la politique québécoise à l'Assemblée nationale puis on a l'impression que tu aachètes pas trop facilement la communication politique.

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Il y a toujours en filigrane un espèce, je dirais pas une analyse critique mais en tout cas je me souviens plus de l'expression qui a été employée mais je dirais mettons absence de complaisance à l'égard des lignes de communication qu'on nous sert et que évidemment les partis politiques espèrent voir être relayés dans les médias. C'est un peu vrai que on peut rapidement entre guillemets se perdre là-dedans dans la couverture politique parce que ça va vite, on est bombardé de partout. les messages euh les messages ont été pensés pour être efficaces, ont été pensés pour être relayés euh et ça fait en sorte que ben des fois je pense médiatiquement on se retrouve sans le

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vouloir à servvir un peu les intérêts des partis politiques. pas nécessairement que c'est du mauvais travail, c'est absolument pas ce que je dis, mais c'est juste que dans la nature des choses, la vitesse à laquelle les choses vont fait en sorte que les partis politiques ont intérêt à nous lancer énormément de matériel puis à le formater pour que ce soit peut-être un peu sexy pour l'auditoire. fait somme tout avait perçu dans mon travail que j'achète j'achetais pas facilement le spin politique ça ça a toujours été quelque chose de vrai même dans mes interactions avec les attaché de presse souvent je disais garde tu peux me déballer ton spin tu peux me dire c'est quoi tes lignes de communication que tu souhaites que je relais mais moi je vais aller plus loin que ça je me contenterai

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pas du spin puis je pense que ça c'est notre job comme journaliste. On peut pas se contenter du spin. Donc tuas tu as raison. Je pense que le livre le livre contient un peu de cette conception là que j'ai de mon métier de journaliste. Une conception parce que tu as eu envie d'être journaliste, tu l' encore, faut préciser, il a une année sans solde à explorer, à écrire, enseigner aussi la science politique au Ségb. Donc ce pas de côté que tu es capable de faire présentement, mais justement à l'origine comme euh comme jeune journaliste au début, est-ce que ces deux années à l'Assemblée nationale ont cristallisé cette impression quand même ? Parce que là dans la bulle parlementaire, ça le grand public pu le livre s'adresse au grand public comprend

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pas toujours pourquoi ça sort comme ça. Ce que les deux années comme correspondant parlementaires pour Radio Canada m'ont permis de faire, c'est de côtoyer le pouvoir de vraiment proche et d'avoir ce contact quotidien avec les acteurs qui fabriquent les messages, avec les acteurs qui font les calculs euh politiques pour voir un peu ben la prochaine campagne électorale avec quel message on pourrait potentiellement la gagner. Donc, j'ai beaucoup appris au contact de ces acteursl parce que c'est beau avoir un bac puis une maîtrise en sciences politiques comme c'est mon cas puis c'est beau avoir été journaliste puis couvrir un peu la politique de temps en temps comme je l'avais fait dans les années précédentes. Mais là, de vivre cette proximitélà, ça m'a permis

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d'observer vraiment comment ça marche pour vrai dans le concret des partis politiques avec les congrès, les conseils. Tu sais, des fois on a des échos de ce qui se passe dans les COCUS. pour savoir ce qui se passe au COCUS du parti politique, il faut que tu sois correspondant parlementaire, tu sais, parce que normalement les discussions du COCUS sont privées. OK ? Fait faut que tu as une relation de proximité pour avoir cette relation de confiance là avec certaines personnes qui vont accepter de te divulguer du matériel qui normalement est privé. Cela dit, euh tu sais, ma perception de la politique personnellement, elle est pas importante. Puis ce que je dis dans le livre, c'est que je m'attaque pas aux politiciens, je m'attaque pas aux journalistes non plus. Je fais le

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diagnostic d'un système, un système qui a beaucoup évolué depuis 100 ans, qui fait en sorte qu'il y a beaucoup de citoyens aujourd'hui, beaucoup de citoyennes qui regardent la politique et qui ne se sentent pas concernés, qui ne se retrouvent pas. C'est ce que j'ai voulu explorer là-dedans. C'est ce que j'ai voulu explorer dans le livre. Quel facteur font en sorte que monsieur madame tout le monde a envie d'être cynique parfois par rapport à la politique ? Donc c'est un peu la jeunèse de cette augmentation du cynisme au sein de la population que j'essaie de retracer. L'histoire de tout ça pour que les gens puissent comprendre leur insatisfaction, elle vient d'où ? Puis qu'après on se pose les questions, ben c'est quoi les conséquences de peut-être pas agir là-dessus et c'est quoi les

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potentielles solutions ? Puis je pense que les gens en comprenant à quelle pression les politiciens eux-mêmes sont soumis, euh les gens vont peut-être avoir plus d'empathie aussi envers leur envers leurs politiciens, leurs politiciennes parce que c'est pas un job facile que celui d'être député, que celui d'être chef de parti. Puis des fois, on se dit "Bah, il y a rien qu'à faire ça comme ça, il y aura rien qu'à faire les choses différent." Oui, mais oui, mais non. parce que le système a évolué d'une certaine façon. Ils sont pris avec des règles qui n'ont pas choisi puis des façons de faire qui n'ont pas choisi. Bien entendu, la suite des choses est entre leurs mains parce que c'est eux qui sont dans le système aujourd'hui. Mais il arrive dans un système qui a dramatiquement changé

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depuis 100 ans avec la ligne de partie, la vitesse de la communication politique, le marketing politique, la campagne électorale permanente, le cycle de nouvelles en continu, les changements ont été draconiens là. Et et la la conséquence de ça c'est ben justement cette impression que le public ne s'y reconnaît plus. Une polarisation qui est mené par une perte de confiance. De toute façon, garde sont toutes pareil. La ligne de parti, on en parle d'ailleurs. Émilie Foster qui a eu vraiment une réflexion aussi là-dessus. Signe une des trois préfes faut le dire de Sylvain God, Unifoster Hélène David. trois parties distincts aussi des gens qui ont dans leur pratique politique espéré en tout cas aller un peu au-delà de ça. Cette partisanerie à outrance,

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elle est extrêmement dommageable. Ben, c'est-à-dire que il y a probablement quelque chose dans le il y a probablement quelque chose de normal dans le fait que des politiciens, des politiciennes qui ont une idéologie commune finissent par se retrouver puis se tenir ensemble. C'est c'est un peu le principe du parti politique. Tout à fait. Là où ça devient un petit peu problématique puis il y a plein d'études en sciences politiques qui le démontrent, c'est que les députés aujourd'hui se comportent beaucoup plus en genre de parti. Ça c'est le politologue Louis Mascot qui dit ça. Quand représentant de la population, or un député à la base c'est un représentant des citoyens citoyennes. Et là aujourd'hui, il se retrouve à être des ambassadeurs de la marque du parti

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politique parce qu'ils doivent défendre le bilan du parti. Ils doivent ils doivent tenir les lignes de communication du parti politique. Ça ça fait en sorte des fois que les citoyens ont l'impression que les députés ne leur parlent pas toujours vrai, ne disent pas toujours le fond de leur pensées. Les députés eux-mêmes l'admettent dans bien des entrevues. Souvent anonymement dans des études, ils vont dire que la ligne de parti les agace, que ça les empêche d'accomplir leur travail comme ils le voudraient. On a vu des députés qui sont devenus indépendants récemment à l'Assemblée nationale, donc qui ont quitté leur partis politique. Je pense à Yuri Chassin à la CAC puis Marie-Claude Nos au Parti libéral. Après avoir quitté, ils ont accordé une entrevue à Fanny l'évêque de la presse dans

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laquelle ils ont dit "J'ai jamais aussi bien fait mon travail de député que depuis que je suis député indépendant." Ouais, il y a ça quelque chose. Ouais. Puis quand les citoyens ont l'impression que leurs députés ne porte plus leurs paroles, les citoyens peuvent se désintéresser, peuvent devenir cyniques, peuvent devenir fâchés, peuvent se polariser de plus en plus. Et je pense que les attaques qu'on voit sur les démocraties libérales un peu partout en Occident ces années-ci sont pas indissociables de ça. Ce qui se passe aux États-Unis, c'est pas indissociable du fait qu'il y a une partie de la population qui depuis quelques décennies manifeste son insatisfaction à l'égard du système. Puis là, ben il arrive un politicien comme Donald Trump qui soudainement fait plus de la

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communication politique de manière un peu lisse, un peu polie. Bon, il brouille la frontière entre le vrai puis le faux, mais là il y a il donne l'impression qu'il parle enfin vrai. Et là, je dis donne l'impression que ça séduit des gens qui étaient indifférents ou des gens qui étaient en colère et là, ils se retrouvent au pouvoir. Mais on voit bien ce que ça fait quand ce type de politicien là arrive au pouvoir. C'est les fondements de la démocratie qui se retrouvent un petit peu mis en danger. Donc la là, évidemment, je dis pas que la ligne de parti mener à un effondrement de la démocratie partout. Je dis juste faut garder ça à l'œil. Les experts nous disent qu'il faut garder ça à l'œil. La population manifeste son désir de changement et les élus eux-mêmes pour plusieurs, il y a un

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malaise avec la ligne de parti. Donc clairement, c'est un point de questionnement qui est légitime et s'ajoute à ça. Je reviens parce qu'évidemment notre entretien est un peu dans la lunette médiatique qui était quand même une grande partie du livre et cette euh accélération dont on dit à un moment donné puis on très bien dit en début d'entretien, les médias sont un peu pris dans tout ça. On va aller vers les quêtes de solution peut-être en commençant par les par les médias de ce pas de côté nécessaire. On on se dit à un moment donné de toute façon tout ça est sur fond de crise des médias aussi. Moins de monde, moins d'argent pour les médias. Donc c'est à nous aussi de revoir nos façons de faire parce que la concurrence de regarder ce que le voisin a fait, la chicane entre deux élus,

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est-ce que ça vaut la peine de le publier ? Est-ce qu'on se prend cette journéel-à où on a réécrit ça pour faire des appels puis sortir quelque chose ? Alors c'est aussi unement général auquel tuappelles ? Ben, il y a beaucoup de gens qui demandent ça. Je pense que c'est bien connu dans la profession journalistique que les journalistes eux-mêmes des fois admettent avoir le tourni, admettent trouver que ça va trop vite. Euh, tu sais, on parle parfois de la machine à saucisse dans le monde médiatique. Je pense que c'est sain de se questionner là-dessus, pas juste entre nous, mais de se questionner là-dessus aussi avec le public. Oui. Parce que c'est le public qui est concerné par ce qu'on publie. C'est le public qui est concerné par l'information qu'on qu'on lui transmet.

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Donc d'avoir cette transparence là, de dire voici les défis auxquels notre industrie est confrontée au-delà de la crise des revenus publicitaires. Parce que ça, Dieu sait qu'on en parle puis il faut en parler mais il y a d'autres défis auxquels on est confronté particulièrement dans la couverture des affaires politiques. Puis moi, je pense que c'est une forme d'intégrité puis d'honnêteté de dire aux citoyens citoyennes, on est conscient que la société évolue, on est conscient que la politique a changé, on est conscient que nous aussi euh faut qu'on se questionne sur nos pratiques dans ce ce mondeelà qui est en mouvance. Tu sais, les les médias n'opèrent pas aujourd'hui comme ils opéraient il y a 150 ans. Souvent à l'époque, c'était des organes ou des partis politiques les médias. Tout à

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fait. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Euh non plus l'influence, non plus non plus le monopole de l'information. Les élus puis ça tu le mentionnes, les réseaux sociaux directement aussi. On n plus ce filtre obligatoire des médias. Ouais. Mais si la propriété des médias a changé au fil du temps puis bon avant c'était vraiment des organes des partis politiques, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Là, aujourd'hui, on est dans une nouvelle réalité où les partis politiques sont capables de passer eux-mêmes leurs messages à travers les réseaux sociaux. Euh, je pense que ça appelle à un exercice de réflexion. Est-ce que les médias doivent continuer à faire la même chose qu'il faisait dans les années 70, 80, 90 depuis le début de l'avènement du cycle de nouvelles en continu dans les

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années 80 ? Il y a il y a quelque chose qui a changé. Il y a une donne qui est nouvelle dont il faut prendre acte. On est toujours en train de s'adapter. Mais on voit aussi dans nos statistiques que les jeunes consultent assez peu les médias d'information traditionnell. Il y a lieu de s'inquiéter de ça parce que ça veut dire que le renouvellement de notre auditoire est loin d'être assuré. Si on se réveille dans 20 25 ans puis que les jeunes qui ont pas été socialisés avec nous, les médias traditionnels ont jamais embarqué dans le train, ben je vous laisse deviner c'est quoi la suite. Donc comment on parvient à être encore attirant, attrayant, pertinent pour des jeunes qui déjà sont branchés sur certains acteurs ou influenceurs qui vont retransmettre

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directement des messages très clairs, très directs, très politiques. Comment nous on est un contrepouvoir là-dedans ? comment nous on joue notre rôle de chien de garde de la démocratie parce que ça ça pour moi c'est pas du vent être un chien de garde la démocratie. C'est le seul parti prix que je prends dans ce livre là, le parti prix de la démocratie. Je m'interroge sur ce qui marche peut-être moins bien dans notre système ça vient d'où je le documente. Tout ça dans un souci de préserver la démocratie. Pu c'est pour ça que c'est important pour moi d'avoir des préfers préfacières de trois parties différents qui ont été au gouvernement PQ 4 PLQ pour démontrer que c'est pas une démarche partisane c'est tout le contraire. On est dans le diagnostic d'un système puis on se pose la question

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à savoir est-ce que là on n'est pas sur une pente glissante pour notre démocratie en fait des solutions on a évoqué justement Comment espèce de