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InterviewRadio France (sur Site radio)· 9 septembre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJustice

Prison de Nancy-Maxéville : "Les drones ça devient un vrai fléau" assure le délégué FO de la maison d'arrêt

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Vous me confirmez ces chiffres ? 900 détenus pour 670 places

  • 0:46OuverteRéponse partielle

    Vous avez déjà connu ce type de situation à la maison d'arrêt de Maxiville ou c'est inédit

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Est-ce vrai ou pas

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Et pour vous, ça change votre façon de travailler, cette surpopulation

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça change votre façon de travailler maintenant

  • 3:51OuverteRéponse directe

    Que réclamez-vous clairement, David Rajkovic

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26InvitéChiffre
    « Un tout petit peu moins de 900 détenus, on est à 897 à peu près. »
  • 0:33InvitéFait
    « il manque 200 places, même si je ne suis pas fort en maths, ça veut dire qu'ils dorment où ces détenus »
  • 0:43InvitéFait
    « Ils dorment sur des matelas au sol et quand on n'a plus de place en cellule, on est obligé de sortir des matelas pour faire dormir les détenus en cellule. »
  • 0:51InvitéFait
    « On a déjà eu quelques matelas, mais autant de matelas, non, et ça monte très rapidement. »
  • 1:10InvitéFait
    « Oui, tout à fait. Quand les détenus sont les uns sur les nœuds aux autres, c'est normal qu'ils soient à cran »
  • 4:12InvitéChiffre
    « On est à peu près à 280 surveillants. »
  • 4:32InvitéChiffre
    « On est passé de 6 à peu près 6 drones par jour à des fois plus de 20 drones. »
  • 4:45InvitéFait
    « Qui déposent de la marchandise, de la nourriture, de la drogue et des portables, c'est ça ? »

Temps de parole

  • Invité56 %
  • Invité 233 %
  • ?7 %
  • Présentateur3 %

≈ 28,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

8h

0:07
Présentateur

moins le quart, la maison d'arrêt de Nancy-Maxiville est surpeuplée. Les détenus sont à bout, les surveillants sont à cran pour en parler. En direct, nous recevons le délégué Force Ouvrière. David

0:17
Invité

Rajkovic, bonjour. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous ce matin. Vous me confirmez ces chiffres ? 900 détenus pour 670 places

0:25
Locuteur

?

0:26
Invité

Un tout petit peu moins de 900 détenus, on est à 897 à peu près. D 'accord, donc il manque 200 places, même si je ne

0:34
Locuteur

suis

0:34
Invité

pas fort en maths, ça veut dire qu'ils dorment où ces détenus

0:36
Locuteur

?

0:38
Invité

Ils dorment sur des matelas au sol et quand on n'a plus de place en cellule, on est obligé de sortir des matelas pour faire dormir les détenus en cellule. Vous avez déjà connu ce type de situation à la maison d'arrêt de Maxiville ou c'est inédit

0:49
Locuteur

? On

0:51
Invité

a déjà eu quelques matelas, mais autant de matelas, non, et ça monte très rapidement. Oui, alors ça a évidemment des conséquences pour tout le monde. On va commencer par les détenus parce que ce sont les premiers concernés.

1:02
Locuteur

On

1:03
Invité

pense tout de suite à l'accumulation de détenus dans une cellule avec l'explosion de la violence. Est-ce vrai ou pas

1:08
Locuteur

?

1:10
Invité

Oui, tout à fait. Quand les détenus sont les uns sur les nœuds aux autres, c'est normal qu'ils soient à cran, que ça soit compliqué pour eux aussi. En fait, il n

1:22
Locuteur

'y a

1:22
Invité

pas de place. Une cellule,

1:23
Locuteur

c

1:23
Invité

'est environ

1:24
Locuteur

12

1:25
Invité

mètres carrés. Imaginez 12 mètres carrés avec un matelas au milieu de la pièce. Et puis, ça n'a pas dû être facile cet été et même à la fin de ce printemps avec cette chaleur accablante dans les cellules, évidemment, je doute qu'il acclime. Ça a dû jouer sur les méninges des uns et des autres, sur le cortex cérébral, si j'ose dire. Oui, mais la chaleur, nous, on a souffert déjà à l'extérieur. Imaginez à l'intérieur, les uns sur les autres, enfermés. En fait, ils sont enfermés toute la journée quasiment. Donc, c'est très compliqué. Donc, surtout quand on monte dans les étages, plus on monte, plus il fait chaud. Et pour vous, ça change votre façon de travailler, cette surpopulation

2:05
Locuteur

?

2:06
Invité

Oui, parce qu'ouvrir une cellule, quand on a un détenu,

2:10
Locuteur

c

2:10
Invité

'est une façon de vivre. Quand il y en a trois sur les autres, c'est plus compliqué. Le moindre truc peut dégénérer la situation,

2:19
Locuteur

c

2:19
Invité

'est-à-dire ne

2:19
Locuteur

pas

2:19
Invité

avoir des conflits pour

2:20
Locuteur

n

2:23
Invité

'importe quoi. Et quand ils sont sur les autres, ils sont très accrants. Après, mettez-vous à leur place, ce

2:29
Locuteur

n'est

2:29
Invité

pas facile de dormir par terre, de ne pas avoir de place. Et ils sont assez tendus par rapport à tout ça.

2:35
Locuteur

Oui,

2:35
Invité

parce qu'on précise que quand on est en prison, c'est de la privation de liberté, mais ce n

2:39
Locuteur

'est

2:39
Invité

pas de la privation totale de confort pour vivre dignement. C'est ce que dit sans cesse la personne qui s'occupe des droits des prisonniers. David Rajkovic, en tant que délégué Force ouvrière, je vous parlais de la manière dont vous travaillez. Est-ce que ça change votre façon de travailler maintenant ?

2:58
Locuteur

Parce

2:58
Invité

que là, on a passé le constat.

2:59
Locuteur

Est

2:59
Invité

-ce que vous avez modifié votre approche

3:00
Locuteur

?

3:03
Invité

Alors, comment ça ? C'est-à-dire que par rapport à la surpopulation ? Oui,

3:08
Locuteur

exactement.

3:09
Invité

La manière d'ouvrir des cellules, est-ce que vous êtes plus vigilant

3:11
Locuteur

? Ah

3:13
Invité

non, on l'est tout le temps. Après, on est vigilant, c'est surtout sur le fait d'ouvrir une cellule à trois personnes. Oui, d'accord. À deux, trois personnes. En fait, le fait qu'ils soient sur les uns, sur les autres, on est vigilant sur l'énervement, le comportement, par rapport à l'agression pour pouvoir changer, puis même entre eux. C'est-à

3:29
Locuteur

-dire

3:29
Invité

qu'après, il peut y avoir du harcèlement, du racket, il peut y

3:33
Locuteur

avoir

3:33
Invité

beaucoup de choses, en fait. D'autant que vous avez des profils assez lourds. Oui, oui, on a eu des profils assez lourds l'année dernière, où ça a été très, très compliqué pour nous.

3:42
Locuteur

Il y a

3:43
Invité

eu des attaques à l'extérieur sur certaines personnes, des

3:46
Locuteur

voitures

3:48
Invité

brûlées, des maisons brûlées,

3:49
Locuteur

il

3:49
Invité

y

3:49
Locuteur

a

3:49
Invité

eu pas mal de choses. Donc, avec tout ce constat que vous venez de dresser, qui est assez saisissant sur cette maison d'arrêt de Nancy-Maxéville, je suppose que vous réclamez des moyens. Alors, que réclamez-vous clairement, David Rajkovic

4:03
Locuteur

? Alors

4:04
Invité

déjà, au niveau des effectifs,

4:07
Locuteur

on

4:07
Invité

a un effectif très bas, mais on demande qu

4:09
Locuteur

'il

4:09
Invité

soit réévalué. Vous avez combien de personnel

4:11
Locuteur

? On

4:12
Invité

est à peu près à 280 surveillants. Donc, 280, ça fait 1 pour 4 détenus, en gros

4:17
Locuteur

?

4:18
Invité

En fait, on a les unités hospitalières, donc non. On a à peu près un peu plus de 60 détenus sur les unités hospitalières. D'accord.

4:27
Locuteur

Donc,

4:27
Invité

vous réclamez davantage de personnel, mais des moyens aussi financiers et matériels

4:32
Locuteur

?

4:32
Invité

Alors, des moyens financiers pour lutter contre les drones, qui est un fléau chez nous. On est passé de 6 à peu près 6 drones par jour

4:42
Locuteur

à

4:43
Invité

des fois plus de 20 drones. Qui déposent de

4:45
Locuteur

la

4:45
Invité

marchandise, de la nourriture, de la drogue et des portables, c'est ça ? Ça peut être tout et n'importe quoi. Donc, nous, on demande un investissement pour notre sécurité, pour la sécurité de tout le monde, en fait. Mais il n'avait pas dit qu

4:57
Locuteur

'il

4:57
Invité

mettrait une bâche ou quelque chose au-dessus ? Donc, nous, on avait demandé des filets anti-projection, mais tout autre moyen, en fait. On a aussi dédoublé les caillibotis ou trouvé une solution qui ne

5:10
Locuteur

puisse

5:10
Invité

pas récupérer les marchandises.

5:12
Locuteur

Ça

5:12
Invité

pourrait être des armes, ça pourrait être, comme je dis, ça peut être tout et n'importe quoi. Actuellement, c'est de la drogue, c

5:17
Locuteur

'est

5:17
Invité

de la nourriture, c'est des téléphones. Mais demain, ça peut être autre chose. On sent votre album, votre inquiétude ? Ça vous donne envie de démissionner comme d'autres de vos collègues ou pas ? Non, non, non, parce que c'est quand même un métier où on gère de l'humain.

5:30
Locuteur

Et

5:31
Invité

quand on est dans ce métier, en fait, il y a quand même ce côté, le côté humain que moi, personnellement, j'apprécie et que les agents apprécient. Donc, non, non, non, non. Mais on en a marre par rapport, on en a la sécurité. C'est difficile de gérer, d'être en sous-effectif.

5:47
Locuteur

Donc,

5:48
Invité

on n'a pas signé pour être,

5:50
Locuteur

à

5:51
Invité

chaque fois, pas de personnel, devoir trouver des solutions pour pouvoir gérer différents états, différentes choses. Et c'est là où, en fait, on a des problèmes. C'est vraiment des problèmes humains, de matériel. En fait, on n'a pas les ressources pour pouvoir faire notre travail convenablement et en sécurité, surtout. Oui, et puis vous pourriez aussi être mieux payé. Parce que vous êtes payé avec un lance-pierre. C'est un métier très, très difficile, on le sait. Merci beaucoup, David Rajkovitch. Je vous remercie. Bonne journée. Vous êtes délégué Force Ouvrière à la maison d'arrêt de Nanksy Maxiville. Bonne journée. Bonne journée.