Que fait Macron de l'argent de la BPI ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi la BPI investit-elle avec Mubadala malgré ses scandales ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Qui décide des investissements avec Mubadala ? Le président ou ses conseillers ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi investir dans des groupes du CAC 40 qui n'ont pas besoin d'argent ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Quel contrôle éthique sur le fonds israélien de cybersécurité ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Avez-vous investi dans des cabinets de professions réglementées ?
- 10:00RelanceRéponse directe
La BPI est-elle transparente sur ses investissements étrangers ?
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Je rebondis monsieur je rappelle que vous n'êtes pas membre de la commission. Oui. Et nous vous accueillons avec grand plaisir.
Honneur. Je je suis là parce que je m'intéresse beaucoup à la BPI. H à propos de fond de fond, moi je travaille et je m'intéresse depuis plusieurs années à un fond.
Je crois que je vous en avais déjà parlé lors d'une audition que j'avais dû organiser avec vos services quand j'étais en commission des affaires économiques. Vous vous en souvenez peut-être pas mais il y a un fond de fond enfin il y a des fonds de fonds qui m'intéressent parce que ce sont des fonds de fonds qui sont montés avec le fond souverain d'Abou Dhabi Mubadala. Donc ces fonds de fond m'intéressent beaucoup parce que sont la démonstration, je suis désolée de vous le dire du contraire de ce que vous nous dites depuis tout à l'heure, le fond souverain d'Abou Dhabi pose mou problèmes compte tenu de ce qu'est Abu Dhabi, un état autoritaire limite dictatoriale où les droits de l'homme ne sont absolument pas respectés.
Mais si ce n'était que ça, vous me direz "Écoutez madame Chikirou, les droits de l'homme dans le business, on s'en fout. Vous me direz le devoir de vigilance, ça n'existe plus, ça n'existe pas, ça ne nous concerne pas. En effet, vous auriez le droit de objecter cela.
En revanche, Mubadala, c'est aussi un fond souverain qui pose d'autres problèmes puisque il en est, je crois, à son 3e ou 4e grand scandale financier en 10 ans, dont la plus grand scandale qui a pu avoir en Malaisie il y a quelques années avec des détournements de 3 milliards d'euros. Et là, tout récemment, le dernier scandale en date qui touche Mubadala, c'est un scandale au Maroc donc en 2025 avec sa filiale pharmaceutique FI [grognement] des tournements, fausse prestation, manipulation, abus de biens sociaux. Enfin, Mobadala très honnêtement, je pense que c'est pas un fond avec lequel il est bon d'aller faire des affaires.
Or, depuis plusieurs années maintenant, en réalité depuis 2014, depuis qu'Emmanuel Macron est ministre de l'économie et que la BPI a vu ses missions réorientées par Emmanuel Macron et vous en avez été un des principaux architectes en réalité, depuis 2014, le la BPI investit beaucoup avec Mubadala, beaucoup beaucoup d'argent. Euh il y a le lac d'argent 1 déjà, c'est un fond de 10 milliards d'euros alors qu'il est censé euh investir dans des entreprises côté beaucoup d'entreprises du CAC 40. Donc, ce sont des entreprises, des grands groupes euh qui sont souvent des groupes qui se portent très bien.
Moi, je me suis toujours demandé pourquoi est-ce qu'ils avaient besoin de la garantie de l'État, du renforcement de la puissance publique nationale et surtout pourquoi est-ce qu'on avait besoin de de de les accompagner dans un fond spécifique avec un un fond souverain étranger ? Et ensuite, il y a un autre fond qui est en Afrique. Alors celui-là, il est plus problématique.
C'est qui est avec Mubadala toujours. Donc un fond de fond avec Mubadala Africa coinvestment par tech Africa. Tout il a été monté en 2021, c'est 350 millions d'euros ce fond de fond.
J'aimerais savoir quelle est la part de la BPI. On m'avait dit à une époque que la BPI n'était pas au bord, c'est-à-dire que la BPI n'était pas au au conseil d'administration de ce fond de fond et donc que vous ne saviez pas dans quoi l'argent public français était investi en Afrique et notamment il y avait eu des investissements en Centrafrique qui m'intéressaient beaucoup mais vous n'étiez pas en mesure de me répondre. Donc c'est une c'est un sujet qui m'intéresse parce qu'il démontre plusieurs choses.
D'abord à mes yeux, mais peut-être que vous allez me démentir et et vous avez tout à fait le droit, je pense que la main mise et l'intervention du président de la République directement dans les liens avec le fond souverain d'Abou Dhabi pour moi, elle est évidente parce que je travaille ce sujet depuis plusieurs années. Et puis comme la donc peut-être que vous pourrez me dire, est-ce que quand il s'agit de Mobadala, c'est le président de la République ou le les conseillers économique du président de la République qui sont en lien directement avec vous pour prendre ces décisions et non pas le ministre de l'économie ou quelques autres autorités ? Moi je je vous pose la question.
Euh ensuite, je voudrais savoir pourquoi vous maintenez ces investissements ? d'abord le choix stratégique d'aller vers pardon le choix stratégique de d'investir dans des groupes côté qui se portent bien qui n'ont pas besoin d'argent alors qu'on pourrait les mettre plus dans de l'industrie ou dans autre chose. Enfin voilà, vous avez compris le sens de mes questions, je pense.
Merci. Bon, MADA c'est une très belle maison. C'est une très belle maison d'investissement.
Ça correspond absolument pas au portrait que que vous ont dressé, je suis désolé. Ce sont des très grands professionnels, gros investisseurs dans le monde entier, reconnus comme des partenaires de confiance dans toute la professionè et par conséquent, j'ai pas j'ai j'ai pas de doute sur la la comment dire le le l'opportunité d'avoir [grognement] cette maison comme coinvestisseur de BPI France. C'est nous sommes totalement libres de décider ce que nous faisons sur sur le fond sur le fond lac.
Non, l'investissement de 1 milliard dans le fond a été décidé par le conseil d'administration de la BPI, mais une fois qu'il est mis, confiance est faite à l'équipe de gestion de la BPI. Voilà. Donc, le président n'est jamais informé.
Je termine en soulignant la dernière phrase de monsieur Dufour qui quand même nous dit en commission d'enquête que l'État donc la puissance, il y a pas de contrôle politique ni de l'Assemblée nationale ni du Sénat, pas de contrôle parlementaire, pas de contrôle étatique donc du gouvernement sur le choix des investissements de la PPI. Et donc dans le fond ce concernant le fond dont on parlait de dire 1 milliard d'euros euh de de d'argent public, d'argent des Français, vous nous dites vous décidez de son investissement sans euh consulter personne, ni ministre ni autorité parlementaire. C'est un fond de fond, hein.
Donc quand on investit 1,7 milliards d'euros par an dans des fonds, nous ne décidons rien des investissement fait par ces sociétés de gestion dans l'économie française, hein. Voilà, c'est le principe même du fond de fond. [grognement] Les fonds de proté coutil africains sont plutôt des très belles équipes qui rapportent des des taux de rendement de de bonne qualité.
Euh je pose une question qui va justement dans le sens de ce que vient de dire madame la rapporteur et qui parle d'un pays tout particulier et d'un fond tout particulier qui est justement un fond capital risque. C'est le fond capital risque israélien qui s'appelle Jérusalem Venture Partner. Il a été créé donc avec la BPI en 2022, on est bien d'accord.
Si donc dans des secteurs qui sont quand même des secteurs qu'on peut interroger et qui questionnent quand on sait de quoi il relève, c'est la cybersécurité. Bon, il y a aussi de la santé numérique, de la fintech et il y a les technologies de défense du intéressant parce que c'est une des nouvelles mission de la BPI que d'investir dans le secteur militaro-industriel, on va dire, et dans la recherche, l'innovation de défense du avec ce pays Israël dont les dirigeants sont mis en cause par la Cour pénale internationale pour crime contre l'humanité, crime de guerre et dont plusieurs ONG, des rapporteurs de l'ONU, de très nombreuses personnes et pays dénoncent le génocide qui est commis en ce moment même à Gaza, l'occupation et cetera. Donc euh aujourd'hui, on découvre, enfin on découvre dans la liste hein ce ce fond euh donc que BPI a créé là-bas, investi dans des secteurs où l'on sait que les entreprises israéliennes privées sont dans des dans le secteur de la défense et de l'innovation défense très imbriqué avec le régime israélien.
Beaucoup plus que ça en France, vous le savez parfaitement. Donc la question, je j'ai bien compris à toutes vos réponses, monsieur le directeur, que tout ce qui est éthique, moral, devoir de vigilance, responsabilité sociale, environnemental et cetera, c'est pas trop le souci de la BPI ou en tout cas des choix d'investissement que vous faites. Madame Chikou, ça n'a pas été dit comme cela.
Donc posez votre question. Oui, mais je pose donc ma question, je l'interprète comme je veux, on est d'accord. Donc moi, je vous pose la question de savoir dans le cadre de ce fond spécifique là d'investissement, de ce fond capital risque, quel contrôle euh quelle diligence éthique de devoir de vigilance pour éviter que la France contribue à financer de la recherche, de l'armement ou des des des méthodes de cybersécurité, de surveillance, de contrôle, d'élimination via les drones et cetera pour que la France évite de participer finalement à ce qui pourrait se révéler être un crime contre l'humanité qui sera peut-être être à jour jugé.
Nous n'avons pas du tout créé ce fond, hein. C'est une c'est une des plus anciennes sociétés de gestion de capital risque israélienne. Et on s'est dit, on va euh investir en fond de fond dans une société de gestion israélienne.
Donc c'était à cette époque-là hein avec l'obligation d'investir en France évidemment le fameux x 2 dont j'ai parlé à plusieurs reprises. Et on s'est fixé sur JVP, donc Jérusalem Venture Partner à l'époque mais c'était bien bien avant la guerre. Bon, entre nous, on a été très déçu par la performance du fond, hein, donc on a arrêté de le financer.
Voilà. Donc, nos affaires nos affaires israéliennes sont terminées. Oui, ça devait être il y a il y a 3 ans.
Donc là, ils sont en train de nous on a on a encore un peu de nos souous dans le fond d'avant qui est en extinction. Nous sommes de tout côtés, nous sommes attaqués par des puissances et il faut qu'on joue le jeu de la puissance. On peut pas on peut pas continuer de penser qu'en restant éclaté, atomisé en multiples petites professions défendues par encore une fois des codes euh des règlements et on va résister à la marée de ceux qui veulent nous envahir.
Vous savez, il nous faut des gros acteurs. Il faut il nous faut des acteurs de puissance. La BPI elle est elle est fondamentalement productrice de puissance.
Permettez-moi de vous dire qu'il y a des ordres, je pense qu'au commissaire au compte par exemple qui résistent en fait, qui refusent cette financiarisation, qui résiste et qui y arrive. Les cancérologues sont en train de notamment les jeunes générations de cancérologues sont en train de et de radiologues sont en train de s'organiser justement contre la financiarisation, l'accaparement par des fonds d'investissement et ça fonctionne en fait. Ils ont des cabinets qui fonctionnent très bien et d'ailleurs même leurs usagers, leurs patients se rendent compte qu'ils sont mieux soignés dans ces dans ce cadre là.
Donc vous voyez, c'est effectivement deux visions de l'économie [raclement de gorge] différente. Mais j'avais une autre question. Est-ce que vous avez d'autres investissements dans des cabinets de profession réglementés ?
On a investi dans dans un groupe qui s'appelle IJ euh qui est un groupe de pharmacie hein. C'est les de en particulier avec la marque Pharmacie La Faillette hein [grognement] [soupir] qui est un un un un très bel ensemble entrepreneurial. Euh on a investi dans un groupe de radiologues, je ne saurais vous donner le nom.
Euh et on Non, directement Oui. Et on a investi également directement dans euh dans Laborison qui était un groupe de laborantin. Merci monsieur le président.
Non, très rapidement. Du coup, vous savez que maintenant on peut aller chercher très vite les informations. Vous nous avez dit que BPI avait investi dans une entreprise biomédicale euh et en fait oui, c'est vrai, céit en 2016 mais BPI a revendu ses parts entre-temps à Biogroupe.
Donc euh bah bon, c'était juste pour vous faire la remarque des exemples que vous citez. Vous citez des exemples qui ne sont plus d'actualité en réalité. Alors, peut-être que vous ne pouvez pas vous souvenir de tous les investissements faits par BPI, mais celui-là est quand même très ancien.
Il date de 2016. BPI a revendu ses part en 2020 et donc BPI n'est plus dedans depuis 2020 et nous sommes en 2026. Cela ne vous aura pas échappé.
Donc, on faudra vérifier certainement un peu toutes les entreprises dont vous parlez. Moi, j'avais une toute dernière question, mais je crois que c'est plus parce que ce qui m'intéresse, c'est de comprendre comment BPI France est est critiqué pour servir finalement d'instrument un peu opaque, un peu secret d'une politique macroniste qui vise à répondre à de l'attractivité d'investissement étranger où ne c'est pas le problème c'est pas d'attirer des investisseurs étrangers, le problème c'est où on les attire et pourquoi faire. Et nous ce qu'on reproche à la politique qui est mise en œuvre et que vous contribuez à mettre en œuvre vis en via BPI, c'est justement d'attirer des investisseurs dont on ne contrôle pas finalement ce qu'ils vont faire de de nos entreprises.
Mais c'est aussi les investissements qu'on va faire à l'étranger où vous dites vous-même, c'est le taux de rentabilité en gros pour que les gens qui nous regardent comprennent qui vous intéresse le plus. Et même si vous avez une sorte de du villigience, devoir de vigilance en réalité, c'est pas non plus, on l'a bien compris, la grande priorité. Et donc que les Français sachent que le fond souverain français, enfin la banque publique française ne s'applique pas les règles euh qu'elle prétend défendre partout.
Et voilà, c'était le point de vue que je voulais exprimer en guise de conclusion. Ça me permet, si les Français nous regardent, ils ont la patience de nous regarder, de leur dire droit dans les yeux que pas du tout euh pas du tout. Euh il y a pas d'inquiétude à avoir.
La BPI est absolument transparente. Quand quand bon puis généralement dans la politique T France d'attractivité, on attire des capitaux étrangers, on sait très bien où ils vont. Il y a absolument rien d'opaque, hein.
Les les les capitaux typiquement de MADA qui sont mis au service de la cause, nous savons où nous les mettons. Nous les mettons dans Alstom, nous les mettons dans Arquema, nous les mettons dans les choses les choses sont je pense très très propres. Tiens, je vais vous le dire. les quatre valeurs de la BPI, toutes les entreprises ont des valeurs optimisme, volonté, simplicité, proximité et et et la baseline c'est servir c'est servir l'avenir.
Donc on est on est vraiment une entreprise qui se lève tous les matins pour retourner toutes les pierres possibles pour que tous les entrepreneurs français puissent réussir. Je vous assure.
Sophia Chikirou