19 AGENTS DES IMPÔTS SE SUICIDENT : LE MINISTRE AMIEL PERD SON PROCÈS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 25 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
19 suicides et 21 tentatives en 2025 dans la DGFIP. Le gouvernement continue-t-il à supprimer des postes malgré ces drames ?
- 2:12RelanceÉludée
Le ministre a-t-il répondu à la question sur la normalité des suppressions de postes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Chiffre
« 19 suicides auxquels se sont ajoutés 21 tentatives de suicide. En 2025, 19 agents des impôts se sont suicidés. »
- 0:44Chiffre
« La DG FIP il y a 15 ans c'était plus de 120000 agents. Ils sont 93000 aujourd'hui plus de 40000 postes évaporés depuis 2008. »
- 1:28Fait
« La Cour administrative d'appel de Toulouse a reconnu que le suicide d'une contrôleuse de pérénès oriental était directement imputable au cadre professionnel, au manque d'effectif, à la surcharge, au stress. »
- 2:12Chiffre
« votre projet de décret d'annulation a rayé 15 millions sur la mission gestion des finances publiques dont 9 sur le programme support de la DGFIP »
Temps de parole
- ?100 %
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19 suicides auxquels se sont ajoutés 21 tentatives de suicide. En 2025, 19 agents des impôts se sont suicidés. Le gouvernement continue de supprimer leur poste. Face au ministre du budget, une députée écologiste sort les chiffres et un jugement que l'État vient de perdre. Merci madame la présidente, monsieur le ministre de l'action et des comptes publics, permettez-moi de commencer par une pensée. Une pensée pour 19 agents de la DG FIP qui en 2025 ont mis fin à leur jour. 19 suicides auxquels se sont ajoutés 21 tentatives de suicide. 2026, au moins un suicide et neuf tentatives pour le seul premier
trimestre. des femmes et des hommes qui faisaient et font vivre la maison Ber qui contrôle et recouvrent les milliards que votre gouvernement dit chercher désespérément tout en sacrifiant son administration. La DG FIP il y a 15 ans c'était plus de 120000 agents. Ils sont 93000 aujourd'hui plus de 40000 postes évaporés depuis 2008. et de grâce ne me répondez surtout pas efficience car cela fait bien longtemps qu'à la DGFIP, il n'existe plus aucun lien entre l'efficience et les suppressions d'emploi. D'ailleurs, en 2026, 550 nouvelles suppressions imposées par 493. Comme s'il n'y suffisait pas, vous en escamotez plus de 2900 de plus des emplois vacants effacés par un nouveau
référentiel dans l'opacité la plus totale. Et hop, c'est magique. Des structures et des services en sous-effectif structurel sont déclarés complets d'un trait de plume. Longtemps, vous avez répété que ces drames n'avaient aucun lien avec le travail. Puis le 10 mars dernier, la justice a tranché. La Cour administrative d'appel de Toulouse a reconnu que le suicide d'une contrôleuse de pérénès oriental était directement imputable au cadre professionnel, au manque d'effectif, à la surcharge, au stress. L'inverse exact de ce que vous soutenez depuis des années, loin d'en prendre acte. Vous avez fait appel la honte et vous avez perdu. Mais rien ne vous arrête. Le 28 mai, votre projet de décret d'annulation
a rayé 15 millions sur la mission gestion des finances publiques dont 9 sur le programme support de la DGFIP séchant ainsi les moyens concrets que votre plan de prévention des risques suicidaires prétend renforcer. Merci beaucoup. Un plan d'ailleurs rejeté à l'unanimité par les syndicats. Merci madame la député. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Arigi, je voudrais d'abord commencer par avoir une pensée pour les personnes que vous avez évoqué pour leur famille, pour leurs proches, pour collectif de travail puisque à chaque fois à chaque fois madame la députée, c'est une tragédie qui s'abat sur des familles et sur des proches. Et je voudrais redire ici au
micro de l'Assemblée nationale ma solidarité avec l'ensemble des agents de la direction générale des finances publiques pour le travail qu'ils accomplissent dans des circonstances parfois extrêmement difficiles et évidemment pour l'ensemble des personnes qui ont été touchées par ces drames. Madame la député, à chaque fois à chaque fois qu'il y a un suicide, une tentative de suicide, un travail qui est conduit pour essayer de déterminer également les conditions, ce qui peut être lié au travail, ce qui peut ne pas l'être parce que vous le savez madame la députée sont des situations extrêmement compliquées mais il faut évidemment qu'on s'assure à chaque fois de ce qui s'est passé sur les lieux de travail. Il faut ensuite et
puis au-delà de ces dispositifs, il y a évidemment et ça va bien au-delà malheureusement de la direction générale des finances publiques toute la question de l'accompagnement des agents en matière de santé au travail et en particulier évidemment de santé mentale. Il faut pas éluder il faut pas éluder la question des conditions de travail et c'est une des priorités du dialogue social que je mène avec les organisations syndicales. Le ministre n'a jamais répondu à la question. Les suppressions de postes continuent. Vous trouvez ça normal ? Dites-le en commentaire.
Christine Arrighi