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InterviewDominique de Villepin· 16 juillet 2025 39 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalTravail & emploiÉconomie & entreprises

ENTRETIEN AVEC @LesGrandesGueulesRMC sur @RMC (04.07.25)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Est-ce qu'on reçoit le Jean-Luc Mélenchon des beaux quartiers ? La formule est du président du CRIF hier soir.

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Vous dénoncez des propos gravissimes du président du CRIF. Pouvez-vous préciser ?

  • 4:19OuverteRéponse partielle

    Quels reproches précis vous sont faits dans les menaces que vous recevez ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    La diplomatie française est-elle affaiblie selon vous ?

  • 7:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France échoue face aux otages en Iran ?

  • 8:37OuverteRéponse directe

    Israël et les États-Unis font-ils le sale boulot pour les Européens en attaquant l'Iran ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Dominique de VillepinFait
    « Il y a un premier principe dans la République, c'est celui de la responsabilité. »
  • 7:09Dominique de VillepinFait
    « On a deux otages français en Iran qui risquent aujourd'hui la peine de mort. »
  • 9:20Dominique de VillepinFait
    « On ne peut que se réjouir que le régime iranien soit affaibli. »
  • 20:55Dominique de VillepinChiffre
    « 55 % de cette dette est dans des mains étrangères. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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RMC face aux grandes gueules. Personne ne peut donc affirmer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections. Et c'est un vieux pays, la France d'un vieux continent comme le mien, l'Europe de l'ONU. En 2003, aujourd'hui, vous êtes l'invité des GG pour parler, commenter l'actualité. Est-ce qu'on reçoit le Jean-Luc Mélenchon des beaux quartiers ? La formule est du président du CRIF hier soir. Oui, le président du CRIF aurait dû Ar aurait dû mesurer davantage ses propos et je commencerai par les propos inadmissibles qu'il a porté gravissime

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dans notre République. Quand on est président d'une institution aussi importante que celle qu'il préside, on a le devoir de respecter les principes républicains. Il y a un premier principe dans la République, c'est celui de la responsabilité. Or, il prend le risque d'établir une confusion qui est celle contre laquelle tous ceux qui se battent tous les jours contre l'antisémitisme essayent d'éviter. C'est la confusion entre la politique du gouvernement de Benjamin Netaniaahou et l'État d'Israël et la communauté juive. Il y a par ailleurs le refus d'une forme de négationnisme. Tout le monde, tous les Français ont vécu et partagé avec la communauté

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juive, avec Israël, la souffrance du 7 octobre, le caractère odieux de cet acte terroriste. Et bien la souffrance, elle est sans limite. Elle doit aussi se tourner vers les autres qui souffrent et c'est le cas aujourd'hui à Gaza. et donc ne pas établir cette concurrence entre les souffrances. Deuxièmement, au-delà de ce principe de responsabilité, il y a un principe de vérité et je m'étonne que Jonathan Narfi, qui était sur le plateau de BFM quand les propos que j'ai tenu sur le quotidien ont été falsifiés, détournés parlant de la dominan la domination financière juive, propos que je n'ai jamais tenu

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et bien n'en ai pas tiré les leçons. D'autant plus que l'Arcom qui exerce sa surveillance sur l'audiovisuel avait mis en demeure BFM et il avait mis en cause et la chaîne et l'invité de la chaîne et en l'occurrence monsieur Jonathan Harfi. Deuxièmement, le conseil de surveillance déontologique des journalistes avait lu aussi condamner ce détournement. Donc euh 2e principe, celui de la vérité. La vérité, elle vaut pour tous, elle ne vaut pas pour quelques-uns. Et lancer ainsi, comme il l'a fait hier soir, une chasse à l'homme dans un moment de rencontre républicain devant les

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représentants du gouvernement qui euh évidemment n'ont pas bougé. Ils sont habitués à être sermonés sans avoir à cœur de défendre pour tous les principes républicains. S'accompagne d'un troisème principe auquel je tiens beaucoup et il est au cœur de cet ouvrage, c'est le principe d'humanité. L'humanisme républicain, c'est un devoir pour tous et c'est le titre de c'est le nom de votre mouvement d'ailleurs. La France c'est le nom du mouvement et c'est je crois un engagement que nous devons tous prendre. Refuser les socialisations, refuser les amalgames. C'est vrai du côté de nos compatriotes musulmans, c'est vrai du côté de nos compatriotes de la communauté juive. Donc euh j'incite monsieur Harfi dans les fonctions qui sont les siennes à davantage de vigilance, à davantage de soucis de

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vérité parce que cela est le devoir qui est le sien dans un moment d'une extrême gravité dans notre pays où il y a la tentation euh de rechercher des boucs émissaires, il y a la tentation euh de critiques qui sont non seulement cruelles mais qui sont dangereuses. Vous voyez, je suis pris à partie depuis des mois. Moi personnellement, harceler menace de mort, mais aussi ma famille, mon fils, mes filles, tout ceci est inacceptable. Ils ont été menacés. Menacés absolument, mais au quotidien. Et menacé par qui ? Par quoi ? Mais je vous le demande, vous savez, les réseaux sociaux sont anonymes. Je l'ai fait et vous savez comment ça se passe. Mais on vous reproche quoi précisément dans ces menaces ? Vous savez, il y a pas le il y a pas la place pour un reproche. Ce sont des

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insultes, on vous traite de tous les noms et on vous condamne à une mort prochaine. Donc je crois que la responsabilité, je le redis, il ne suffit pas de mener des politiques contre l'entrisme, le séparatisme. Il faut que chacun d'entre nous s'applique ses règles et ce devoir républicain. Et ça justifie un peu plus avec cet ouvrage le combat et l'engagement. Pourquoi lorsquon évoque le conflit, il y a pas de place pour la nuance et chacun doit forcément choisir un camp et et souvent insulter celui qui ne pense pas comme je ne vous fais je ne vous fais pas dire puisque je défends la nuance et la mesure, il y a pas une phrase que j'ai prononcé depuis le 7 octobre qui puisse

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m'être reproché. J'ai en permanence cherché le point qui doit être celui de la France d'une diplomatie à la fois d'équilibre et d'initiative. Mais vous savez, la nuance, elle est terriblement agressive pour ceux qui sont des inconditionnels d'un parti. Et c'est bien cela qu'il faut condamner. Cette inconditionnalité qui crée de la confusion, de la de la confusion et surtout qui ne permet pas à la France d'être là où elle doit être. La diplomatie française, j'ai je le dis souvent, elle a vocation à être toujours en initiative parce que c'est ce qui crète de la plus là aujourd'hui suffisamment. Pourtant, le président Macron euh est présent sur tous les fronts. Mais vous voyez bien com mais vous voyez bien euh faute de mesure dans notre diplomatie ou plutôt capacité le

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matin de dire une chose et le soir de dire une autre chose que nous ne sommes pas suffisamment à notre place. Et le résultat c'est que la diplomatie qui doit jouer un rôle de bouclier pour tous les Français c'est le combat que j'ai mené quand j'étais ministre des affaires étrangères avec Jacques Chirac. faire en sorte que la diplomatie française soit un bouclier. Et dans un moment où notre pays est vulnérable, où les risques de terrorisme sont importants, et bien nous avons le devoir d'être à la tâche bien davantage, plus que nous le faisons aujourd'hui. Elle a été détruite la diplomatie française. Elle a été brouillée. Elle a été brouillée parce que les messages et les principes de cette diplomatie sont simples et ils sont constants. Depuis le général de Gaulle, une vocation

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d'indépendance, une vocation d'équilibre, une vocation d'engagement. Et c'est ça qui s'est perdu parce que il y a la volonté de faire plaisir aux uns et puis aux autres d'essayer en permanence là que vous vis bien sûr de la bien sûr c'est mais c'est c'est la diplomatie d'Emmanuel Macron. Si le quedor si le qued était davantage libre de mener la politique qu'il voudrait mener et bien le président de la République sera davantage en situation de marquer des points pour la France. On a deux otages français en Iran qui risquent aujourd'hui la peine de mort. Et nous avons aussi un écrivain franco-algérien, monsieur Sansal et un journaliste français qui sont également

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détenus en Algérie. Est-ce que c'est un échec pour la France ? Alors ça, malheureusement, euh tous euh euh les régimes, tous les gouvernements ont été confrontés euh à ces questions d'otage et je l'ai été moi-même euh à différentes reprises. Quelle doit être la doctrine face à ces autes La la doctrine c'est bien évidemment d'essayer de mobiliser tous les instruments qui sont les nôtres, les instruments de la diplomatie française, mais aussi tous les instruments de la diplomatie internationale parce que chacun sait que nous n'avons que peu de contact avec la théocratie iranienne et donc nous devons passer par ceux qui eux ont une crédibilité. Je pense que c'est ce qui a motivé pour une part le coup de téléphone d'Emmanuel Macron à Vladimir

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Poutine. Vladimir Poutine, la Russie a une relation privilégiée avec l'Iran. De la même façon. La Chine qui importe une grande partie du pétrole iranien a une relation privilégiée. L'Arabie Saoudite qui sous l'égalisé ses relations. Donc nous devons utiliser tous ceux qui sont susceptibles de faire passer un message à Terran. Le problème que nous avons, c'est que les tensions du Moyen-Orient, les combats, les guerres du Moyen-Orient ont des conséquences sur la situation et en particulier sur celle de nos otages et que euh les autorités atéantes sont divisées. Il y a des factions plus ou moins radicales et donc il y a des luttes de faction et nos otages otages

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d'État sont évidemment utilisé pour essayer d'envoyer des messages à la France qui n'est pas son moyen. Le président de la République l'a laissé entendre. Nous avons dans le cadre de la politique des sanctions la possibilité euh dans les prochaines semaines d'utiliser un retour à des sanctions massive comme celle qui existait euh avant euh euh le 14 juillet 2015 avant l'accord que nous avions signé avec l'Iran et qui a été dénoncé malheureusement par Donald Trump. Mais puisque vous parlez de ces tensions en particulier avec l'Iran, est-ce que vous diriez comme le chancelier allemand que Israël et les États-Unis font le sale boulot pour les Européens en ayant attaqué l'Iran ou pas ? Non, je ne le dirai pas pour une raison

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simple, c'est que la diplomatie ce n'est pas une matière opportuniste. On ne se réjouit pas même si il peut y avoir des conséquences positives dans le cas présent. On ne peut que se réjouir que le régime iranien soit affaibli. On ne peut que se réjouir d'imaginer que le programme iranien soit affaibli, même s'il reste beaucoup d'inconnus sur la réalité de ce programme. Mais ce que nous perdons à travers ces initiatives israéliennes et américaines est sans doute beaucoup plus important que ce que nous pourrions en opportunité gagner. Et ce que nous perdons, c'est l'affaiblissement du droit international. Et ce ceci veut dire que dans d'autres crises désormais et bien nous serons totalement démunis. Chacun peut invoquer pourra pas faire la leçon à ce qui

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transact mais d'ailleurs nous retrouvons aujourd'hui dans cette situation. C'est difficile de faire la leçon à Poutine maintenant. Ben c'est et on le voit bien et quand les États-Unis décident de suspendre leur aide dieu sa nécessaire puisque Kief a vécu cette nuit la nuit la plus tragique depuis 2022 et bien nous n'avons pas de principes à défendre. Nous n'avons pas de de possibilité sur la scène internationale pour défendre nos positions. Et c'est tout le problème aujourd'hui du de poids de mesure. Pourquoi est-ce que la diplomatie française, elle est plus faible ? Parce qu'elle a perdu son exemplarité. Elle a perdu sa capacité à dire le droit, dire la justice. Tout l'enjeu de la reconnaissance de l'État palestinien. C'était la possibilité offerte à la France de reprendre le leadership

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au plan de la justice internationale. Oui. Mais reconnaître un état palestinien du Hamas, est-ce que c'est possible ? Mais il s'agit pas du tout du Hamas en la matière. C'est toujours lui qui est notamment à Gaza. C'est pas le sujet. L'autorité en l'occurrence parmi les conditions qui s'opposées bien évidemment il n'est pas question de faire retour du Hamas. qui n'est pas question de donner une place au Hamas dans le cadre de la nouvelle autorité qui sera définie. Donc ne compliquons pas les choses. Le principe par contre Oui, mais Marmouabas est affaibli. Il y a pas d'interlocuteur quand même monsieur. Est-ce que vous n'êtes pas naïf ? Mais non. Ben pas du tout. Pourquoi est-ce qu'il est affaibli ? Parce que on ne crée pas les conditions pour avoir une autorité palestinienne qui soit

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capable de prendre les choses en main. Vous savez aujourd'hui c'est un vide absolu et tous les jours tout ce qui est fait par Benjamin Etanyaahou c'est pour éradiquer la question palestinienne. C'est pour éliminer toute perspective de solutions palestiniennes. Et on voit bien que ce qui s'est joué dans les dernières semaines, c'est à la fois l'éradication de la question palestinienne et bien évidemment l'éradication de la question iranienne. Zabit euh monsieur de Villepard, donc j'ai lu votre livre hein qui est très brillant et c'est un très beau livre. En tout cas merci de l'avoir écrit. Euh mais j'ai été euh euh comment dire euh interpellé par deux passages, le titre d'abord et puis un chapitre qui est le refus de l'occidentalisation, un chapitre

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de l'occidentalisme. De l'occidentalisme, pardon. Euh et donc ça veut dire quoi ça l'occidentalisme ? Ben justement, j'ai j'ai pas très bien compris. C'est la c'est le détournement de l'Occident comme puissance meilleure que les autres quoi. Qui qui c'est le détournement de l'Occident euh se repliant sur lui-même et euh et continuant à vouloir prétendre dicter le cours du monde. Voilà. Alors justement euh justement donc on comprend ce que vous voulez dire mais ce que vous vous oubliez de dire c'est que l'oppression ne vient pas que de l'Occident. D'abord qu'il y a des dictatures arabes, des régimes théocratiques, des systèmes patri patriarcaux et féodo qui broie leur propre peuple et cela bah

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vous ne les nommez pas et en plus vous voulez rompre avec la fabrique de l'ennemi. Moi je trouve ça très bien. Mais alors il faut aussi euh stopper la fabrique de l'excuse, cette manie de tout ramener à l'Occident comme si le reste du monde était sans responsabilité, sans liberté et sans cruauté. Vous nommez très peu en fait ces régimes théocratiques. On a l'impression que l'Occident enfante des injustices, des cruautés et de la barbarie dans le monde et que ses propres euh territoires ne produit pas eux-mêmes leur propres barbar. Et dernière chose, le titre la République des Lumières. C'est merveilleux, moi j'adhère 100 %. Mais lorsque l'on vous parle du voilement des petites filles, vous dites "Je ne suis pas couturier."

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Et là quand on reprend la définition des lumières, on voit qu'il y a vraiment quand même une schizophrénie qui mérite quand même une explication. Réponse à Zora. Zora. Oui. Alors sur le sur le premier point, l'occidentalisme, je souscris pleinement à ce que vous venez de dire, mais la responsabilité qui est celle de l'Occident, puisque nous dirigeons le monde depuis 1945, l'ordre mondial tel qu'il a été défini, il se fait sous l'égide des pays occidentaux, les États-Unis. et les pays européens. Donc, on ne peut pas, de ce point de vue-là se dissimuler euh la responsabilité particulière que nous avons bien sûr euh les dictatures arabes, bien sûr, et c'est pour cela que nous avons soutenu euh les printemps arabes, tout ceci est une vérité. Mais à

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l'heure de la responsabilité, ce que je soulligne c'est que notre intérêt ce n'est pas de se comporter en gendarme du monde puisque nous connaissons les conséquences et c'est en ça que je dénonce l'occidentalisme, c'est que le fait de ne pas vouloir faire partie du monde et travailler avec le monde, mais de continuer à vouloir dicter au monde ce qu'il doit faire nous place en position d'accuser. Donc mon souci tout simplement de prendre en compte le monde qui vient, de prendre en compte les changements de la mondialisation, de prendre en compte les changements d'un ordre mondial, voire même d'anticiper sur la création d'un ordre mondial qui doit être plus juste et plus pacifique. Le militarisme le militarisme c'est évidemment la conséquence de cette domination.

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Juste de une phrase c'est que quand on finit votre livre on a vraiment l'impression moi j'ai eu le sentiment d'un livre un peu complotiste où vous donnez un état des lieux mais vous ne nommez pas spécifiquement entre guillemets ce mal. Il y a un espèce de qui en fait moi à la fin je me dis qui qui crée le mal qui est puissant quel est cet ordre monde. Vous êtes dans l'autoflagélation aujourd'hui ? Non je ne crois pas du tout. Je crois je suis dans le dans le principe de responsabilité qui qui m'anime et ce que je constate c'est que ce que nous croyons est la solution pour répondre au mot du monde et en particulier l'outil militaire a montré qu'il n'était pas la réponse. Je tire les leçons du passé et les leçons du passé, c'est qu'il nous faut prendre un

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autre chemin. Et c'est ce que j'essaie d'expliquer, c'est qu'il y a un autre chemin qui nous permet de refuser l'essentialisation, la fabrique de l'ennemi, de sortir de cette opposition, de ce clivage entre l'Ouest et le reste du monde. Donc si vous si vous n'êtes pas président, vous pourrez toujours devenir couturier. Et ça implique de travailler sur la base du multilatéralisme. Al un mot simplement sur la couture puisque vous avez été interpellé sur cette réponse qui qui a plus loin plus loin puisque ce que j'ai voulu à travers ce terme c'est montrer le caractère absurde du débat tel qu'il est posé. De la même façon qu'on va pas s'amuser à tailler les barbes ou mesurer les barbes pour savoir ce qui est permis et ce qui n' pas. Nous sommes dans un monde,

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on peut s'inquiéter quand même de voir de plus en plus de barbu par exemple. Mais nous sommes dans un monde où nous devons avancer avec les principes qui sont les nôtres. Et le principe de laïcité, il nous donne la réponse, il nous donne les outils puisque le principe de laïcité, quand il y a contrainte dans ce domaine, et bien il permet d'agir. Nous n'allons pas engager, comme le font d'autres pays, une police du vêtement. Nous sommes sou Mais l'interdiction de la baia, vous êtes pour à l'école. Oui. Mais oui. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que ce qui est posé à l'école c'est un principe le voilement d'une petite fille on ce que je veux dire on peut s'inquiéter de signes de radicalisation quand on va

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dans certains dans certains coins de France et qu'il y a de plus en plus de jeunes hommes en barbe de de de 5 jours et là-bas et de plus en plus de jeunes filles voilées, on peut se dire que quand même on va sur une pente qui est pas forcément idéale au pays des Lumières. Ça peut se dire mais il faut savoir mais il faut savoir distinguer ce qui ressort du cadre de l'intime et ce qui ressort du cadre de la famille. Le voilement d'une petite fille de 8 ans et la République des Lumières, ça me fait bizarre quand même. Oui, mais vous allez donc établir une police ? Bah non, il faut que j'applique les lumières. Et comment vous faites ? Et ben il faut éduquer, il faut renoncer, il faut refuser, il faut refuser contrainte législé mais parce que ce n'est pas possible et nous partageons

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exactement il faut le même nous partageons le même constat. Nous partageons le même constat simplement une mesure législative dans ce domaine 1 ne serait pas praticable de ne serait pas efficace. Nous savons tous la mesure d'interdiction dans ces cas-là ne fait que nourrir la tentation de réagir par rapport à cette interieur Dominique de Ville le pouvoir de dire non le livre mais je suis totalement d'accord avec vous. Je crois que l'école est justement là pour constituer le lieu d'apprentissage de ces principes communs. Question sur la politique intérieure dans un instant. Les 40 milliards à trouver pour François Bairou. Que feriez-vous là aujourd'hui si vous étiez

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de nouveaux affaires ? Les questions de Charles Consigni, de Bruno Penset, Dominique de Villepin et l'invité des GG. Il est 11h20. Les GG les grandes gu en direct sur RMC RMC story. Euh nous recevons l'ancien premier ministre ancien ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin. Le pouvoir de dire non c'est le livre aux éditions Flo Marion. On a beaucoup parlé de politique internationale. Vous vous lancez maintenant avec votre mouvement la France humaniste avec l'horizon peut-être 2027. On va parler politique intérieure de la situation du président du gouvernement actuel Charles Consigni. Bruno Pensé Charles, maître Consigni. Monsieur le Premier ministre, vous avez déclaré que vous abrogeriez la réforme des retraites si vous devenez président de la République pour aller vers un

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système par point, j'imagine. Bon et vous vous êtes globalement sur une rhthorique, le pouvoir de dire non. À l'international, onintervient pas, on utilise avant tout la diplomatie. Et moi, j'ai un peu peur que ce soit la même chose à l'échelon à l'échelle nationale. Vous êtes vous revendiquez une forme d'héritage avec Jacques Chirac. Ce que je pense moi, c'est que la France d'aujourd'hui, je pense pas être le seul à à penser, elle a plus besoin de Margarette Toucher que de Jacques Chirac. Je pense qu'il y a un problème de travail, il y a un problème de fiscalité, il y a un problème d'efficacité des services publics, il y a un problème de réforme de l'État. Donc ma question, elle est toute simple,

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c'est est-ce que vous pensez comme le pensait Jacques Chirac que la France est du cristal et qu'il faut pas trop y toucher ? Est-ce que vous pensez comme d'autres dont je fais partie qu'au loin de redouter le changement, la France l'attend ? Et est-ce que vous partagez ce constat selon lequel en France, on a quand même avant tout un problème de boulot dans une France qui est au chômage, en télétravail et en grève ? Vous avez parfaitement raison. mettre la situation est loin d'être loin d'être parfaite. Constatons d'abord la dette de la France 113 %. C'est dire que nous sommes dans une situation où notre souveraineté, la souveraineté financière de la France est menacée. 55 % de cette dette est dans des mains étrangères. Donc nous ne nous

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appartenons plus ou de moins en moins. Et par ailleurs cette dette dépasse largement la richesse nationale. Le budget principal en 2026 h sera le remboursement de la dette supérieure à au budget de l'éducation nationale. Donc dans cette situation, il y a beaucoup de choses à faire, il y a beaucoup d'actions à entreprendre mais encore faut-il créer les conditions. Pourquoi est-ce que la France est bloquée aujourd'hui ? Pas seulement parce que il n'y a pas de majorité parlementaire, c'est parce que la réforme des retraites a casser l'esprit de réforme. Les Français aujourd'hui ont une défiance vis-à-vis de la politique, ont une défiance vis-à-vis de tout ce qui vient de la part du gouvernement. Et

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donc, il faut reprendre les choses là où on les a laissé. Qu'est-ce qui a manqué au gouvernement et au président de la République ? Et bien, il a manqué de faire une réforme des retraites importantes, nécessaires mais juste. Le principe de justice, c'est le principe qui doit être au départ de l'action politique. Or, nous le savons, en 2017, c'est une démarche boîtillante qui a été celle du nouveau gouvernement. Commencer par baisser l'aide publique au logement, par supprimer l'impôt sous la fortune en rêvant d'un ruissellement qui profiterait à tous les Français. Les Français aujourd'hui euh avec le Grand Soleil qui touche toute la France et bien il ne permet aucune forme de ruissellement. Donc pour faire tout ce que vous dites, on n' pas besoin de

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madame Saatcher, on a besoin de justice. C'est la justice qui doit être au rendez-vous et donc créer les conditions. Parfois, on appelle justice égalitarisme en France et parfois on voilà. Je suis capable comme vous de faire la différence entre les deux. Ce qui est important, c'est de remettre effectivement le travail. Mais parlons du travail derrière la crise, il faut est-ce qu'il faut travailler plus en France ? Tiens, mais vous voyez, vous posez mal la question. Derrière la crise des retraites, il y a une crise du travail. Mais c'est pas seulement la question du travailler plus, c'est le fait qu'il faut constater dans notre pays et c'est pas un hasard si il y a un refus de voir la réforme passer de 62 ans à 64 ans. Pourquoi ce refus ? H parce que le travail n'est pas aujourd'hui

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à ses rémunérateurs, pas seulement. valorisant. Valorisant. Pourquoi les gens veulent partir le plus tôt possible à la retraite quitte à perdre d'une partie de leur retraite ? C'est parce que le travail est quelque chose de difficile. Il y a une souffrance au travail et donc il faut autour de la table que les patrons soient capables de l'entendre, que le gouvernement soit capable de l'entendre, il faut apporter remède à cette souffrance. Et par ailleurs, il y a une réalité. Améliorer la situation de nos retraites, ça veut dire quoi on regarde l'Allemagne ? C'est-à-dire avoir un taux d'actif plus important, travailler plus. Mais si on chez les jeunes et chez les seniors. Exactement. Et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut mettre en place une politique du travail qui ramène vers

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l'activité des gens qui aujourd'hui n'en ont pas la possibilité en réduisant les les allocations. Mais on dit seigneur seigneur seigneur. Mais les seigneurs à 59 ans, bah les entreprises souvent n'en veulent plus. Donc c'est une exigence de prise en compte de la réalité. Vous voyez bien que au-delà au-delà de tous ces sujets qui viennent et qui sont des sujets de pol Mais comment on fait ? C'est pas la puissance publique sinon ça va encore coûter de l'argent monsieur. Mais mais faisons en sorte que le patronat, les syndicats, l'ensemble des Français, il y a eu un conclave là. Mais il y a un conclave. Oui, mais vous voyez bien à quel point le gouvernement a d'emblé rétrécit l'ordre du jour du conclave. Et cette obsession d'une vision paramétrique fait que par exemple

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la souffrance au travail n'est jamais traitée et bien il appartient au patron d'entreprise de faire en sorte que les Français le matin aient davantage envie d'aller travailler. Pourquoi c'est vrai en Allemagne ? Est-ce que les conditions de travail ne sont pas meilleures ? Est-ce que la place donnée au salariés n'est pas meilleure ? Il y a un esprit, un climat qui participe aujourd'hui monsieur de Villepin pour le travail par exemple lorsque vous avez des gens qui dans le restant à vivre celui qui est au SMIC a quasiment moins que celui qui a les revenus sociaux. Je vous donne un exemple. Moi je suis contre le fait qu'on donne des revenus des minimas sociaux sur une longue durée à des jeunes qui ont 25 30 ans et qui sont en pleine forme. Là normalement la société

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doit se mobiliser pour les mettre au travail. Et quand il y a des familles qui sont au SMIG et qui restant à vivre ont droit à rien ni à la CMU parce qu'il dépassent tous les plafonds à à trois fois rien et que des jeunes ou en tout cas d'autres ont des revenus de minimas sociaux à qui on demande rien, ça pose aussi un problème de la valeur du travail de ce que représente le travail de se lever. Les gens qui vous disent "Je me lève à 6h, je ne suis pas enfeignant, j'arrive au travail à 7h, je rentre chez moi à 7h et le et et à la fin du mois j'ai du mal à payer mon loyer et cetera et que les autres ont tout les tout est auvert pour eux. C'est un vrai problème. C'est pas que de la souffrance." Mais pourquoi je plaide pour la retraite à point ? C'est parce

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qu'elle est plus juste. Elle est plus juste. Quand vous avez un CAP de tourneur, il faut 44 annuités. Et quand vous êtes cadre bancaire, il en faut 43. rétablissons la justice, prenons en compte la pénibilité. Enfin, tous ceux qui ont travaillé dans une entreprise le savent. Quand vous avez des charges lourdes à porter, tout ça a été tout ça a été sorti. Mais bien sûr, quand vous traitez des produits chimiques, quand vous avez des postures qui sont des postures difficiles, et bien il faut prendre en compte cela. Moi, je vois partout dans notre pays des gens qui à 55 ans sont cassés et qui soit exigent un travail aménagé, soit souhaite partir plus tôt. On peut tous faire des constats, monsieur de Villepin. Mais après ce qui est intéressant, ce qu'il faut dire aux

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français, c'est quel projet de société, quel levier et quel marche de manœuvre. Justement, puisque nous sommes capables à partir de ce constat de nous entendre, faisons en sorte d'avoir une vision dans la durée. Vous voyez, le gouvernement essaie depuis des mois de trouver une réponse au budget. B justement, je vous il le fait pour les 40 milliards mais mais il faut le faire dans dans une vision pluriannuelle. Il y a un chemin à bâtir jusqu'en 2029. Il y a 40 milliards à trouver, 100 milliards d'ici à 202. Mais 40 milliards le 15 juillet puisqu'on a la date, François Baou va annoncer son plan de redressement des finances publiques. Est-ce qu'il doit utiliser une méthode choc ? Mais il faut il faut être sérieux et rigoureux. Mais méthode choc, prenons la situation de l'évasion fiscale dans

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notre pays. Il y a 20 milliards 20 milliards d'euros qui chaque année échappe Oui. échappe à notre à notre état et qui donc s'en vont se loger dans les paradis fiscaux. Faisons en sorte que ces 20 mais il y a pas de réduction de dépenses publiques possible par exemple. Bien sûr, mais c'est là où soit l'année blanche, soit la réduction au rabau. J'ai moi-même été confronté quand j'étais premier ministre à cette question. J'ai été le premier avec Thierry Breton, Jean-François Copé à mettre sur la table la première conférence des finances publiques et à souligner l'importance de la dette et à vouloir y répondre. nous avons réduit et les déficits et euh en pourcentage nous avons réduit la part de la dette dans

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cette période. Et donc euh l'objectif c'est bien évidemment de réduire la dépense publique. On fait comment ? Et bien on le fait pas avec un rabot, on ne le fait pas au coup par coup. On analyse mission par mission et on examine sérieusement ce qui peut être mieux fait éventuellement par d'autres et à partir de là on rapport on on a on a la cour des comptes qui fait tous les ans monsieur le premier ministre. Alors après, c'est de la volonté politique et bien que la volonté politique c'est-à mais pourquoi est-ce qu'on utilise pas le rapport de la Cour des comptes pour faire toutes les économies nécessaires ? Mais je vous le demande monsieur le premier euh r est-ce que vous pouvez prolonger de 10 minutes avec nous encore ? Est-ce que votre agenda vous le permet ? Même moins que 10 minut

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on y vient, on y vient dans un instant avec la question de Bruno Poné et de Charles Pig à tout de suite. Bruno Ponet. Alors déjà moi monsieur Premier ministre, moi quand je vous vois j'ai c'est un bon souvenir pour moi parce que vous êtes l'homme du CPE donc c'est la dernière victoire de la rue. Faut pas oublier en fait le syndicaliste. Contre le CPE bah ouais j'étais au soutien de j'étais au soutien des des gamins qui étaient dans la rue. Je me rappelle moi je travaillais à l'époque à à Levallois, je je vivais à Nanterre et je remontais les marches et je voyais des policiers. C'est c'est l'époque où c'est l'époque où le gouvernement était encore capable avec le président d'écouter les Français. Oui, ça c'est vra qu'on a retiré euh on a retiré le et l'époque l'époque où le peuple savait

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dire non aussi. Ce que j'ai ce que j'ai retenu de votre livre, c'est qu'à un moment donné, vous faites le constat que on a donné le pouvoir en France au technocrates et puis moi, je rajouterai au patron si aujourd'hui parce qu'aujourd'hui, on voit bien que la politique, on le voit aux États-Unis où c'est un milliardaire chef d'entreprise, nous c'est un ancien banquier. On voit bien qu'aujourd'hui le pouvoir est détenu par des gens qui ne sont là que pour servir leurs amis qui sont souvent des grands patrons qui les ont mis en place. Et donc en fait aujourd'hui vous vous remettez al moi je sens dans votre liv vous voulez remettre de la politique avec des valeurs un peu comme al vous dites de de Gaulle Chirag. Bon chi circonspect mais en tout cas sur de goal

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on peut voir un peu que c'est un homme d'état mais effectivement aujourd'hui moi ce que je vois mais sauf que vos vos vos solutions des ne sont pas assez radicales à mon goût en fait à un moment donné si vous voulez remettre des valeurs là-dedans va falloir quand même faire le ménage he bah reste fidèle à sa vocation et j'ai toujours plaidé dans le sens de l'équilibre et de la mesure donc je n'entends pas en changer mais là où je vous donne un bon point c'est que le monde se durcit le monde se durcit la mondialisation s'est inversée au début des années 2000 elle est donc plus difficile. Et il y a donc deux chemins. Celui où on sert la vis de plus en plus et toujours au même aux classes moyennes et aux classes populaires et celui où on essaie de d'avancer dans une répartition juste

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de l'effort. Et on l'a bien vu, Emmanuel Macron a fait le pari des élites. Il a fait le pari de faire confiance à ceux qui sont les plus aisés dans notre pays et sa politique de l'offre a échoué. Et donc il faut aujourd'hui en tirer les conséquences. Il s'agit de trouver un moyen d'embarquer tout le monde. Il faut que tout le monde puisse avoir le sentiment d'avoir un avenir. J'étais hier à à Château d'in et et avanthier dans le vexin français. Ce qui revient en permanence dans l'inquiétude de nos compatriotes, c'est le sentiment très profond que leurs enfants n'auront pas la même vie que la nôtre. Et ça, c'est quelque chose qui les angoisse. Ils ont le sentiment que l'avenir se dérobe sous leurs pieds. Et je pense que la politique est justement là pour rétablir, redonner un choix. Moi, je

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refuse cette logique qui est celle de la surenchère dans tous les domaines. Surenchère dans le domaine budgétaire ou financier, sur et cher dans le domaine de la sécurité où on croit qu'en prenant encore une nouvelle loi et une nouvelle mesure, tout sera réglé. Tout ceci est parfaitement fantaisiste surenchère dans ce qui est l'une des plus grandes crises françaises, c'est dans le domaine d'identitaire où en permanence les uns contre les autres, c'est eux contre nous. Je pense que il faut être capable de euh retrouver le sens de l'unité nationale et de parler à toutes les Françaises et à tous les Français. Le président de la République, c'est pas un super premier ministre. C'est quelqu'un qui doit être au-dessus des partis et qui doit donc s'adresser à tous les Français.

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Le président de la République, il a un pouvoir celui de dissoudre l'Assemblée nationale. Vous connaissez bien la dissolution. On vous prête beaucoup de choses là-dessus. On dit que vous avez influencé Jacques Chirac comme je suis très généreux, je n'ai jamais éprouvé le besoin de démenti. Voilà, vous l'avez jamais démenti. Mardi prochain, Emmanuel Macron retrouve son pouvoir de dissolution. Est-ce qu'il faut dissoudre à nouveau l'Assemblée nationale ? L'instabilité fait des dégâts considérables dans notre pays. Le fait d'avoir des gouvernements qui viennent, font trois ronds dans l'eau et qui repartent, c'est un un drame pour un pays qui a des décisions à prendre. On le voit en matière nationale tous les jours. La canicule, voilà un drame euh pour tous les Français et notre jeunesse

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s'inquiète de voir euh la maison France qui brûle et de la même façon euh on voit la situation d'apéricie budgétaire, on voit euh l'inquiétude sociale. Donc face à tout cela, nous avons besoin d'un gouvernement pour prendre des mesures. On ne peut pas se mettre en pilotage automatique et c'est exactement ce vers quoi on se destine. L'idée d'une année blanche, c'est la fin de la politique dans le fond. aurait même pas besoin d'un gouvernement puisque on reconduirait les dépenses de l'année précédente l'année suivante donc pas de politique automque deè de manière automatique sans avoir de choix à faire c'està-dire que face à cette décision ce point critique François Berrou n'est pas l'homme de la situation mais François Berou il joue la balle il joue la montre et il privilégie le temps

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passé à Matignon mais un premier ministre a bien sûr la nécessité de faire tenir son gouvernement Mais il a aussi des devoirs à rendre c'est un homme d'action François ou pas de cour échappé mais je ne suis pas candidat pour le moment ni au poste de premier ministre ni au poste de ministre du budget. Ce qui m'intéresse de restaurer la République de restaurer l'État. Vous voyez beaucoup des mots qu'on dénonce tiennent au fait que l'État craque. L'État ne tient pas. et et ce que nous constatons en politique internationale puisque tout est aujourd'hui lié, c'est la conséquence d'un pays qui n'a plus confiance en lui et donc le le aujourd'hui le spectacle politique est assez euh assez affligeant. On a un

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gouvernement où les ministres disent un peu ce qu'ils veulent. Euh ils se contredisent. Euh là c'est sur le sujet de l'écologie en ce moment même entre Bruno Rotaillot d'un côté, Panier Runacheté de l'autre. à à l'Assemblée nationale, c'est quand même particulièrement violent les échanges. Beaucoup de députés ne viennent même plus voter. Donc ce qui fait qu'il y a des textes qui doivent passer qui ne passent plus, d'autres qui devraient être retoqués et ben finalement qui sont adoptés. Donc j'imagine que les Français ne comprendent plus très bien quelle est la stratégie. On est quand même dans un dans un moment très particulier. On est dans un moment de désagrégation politique et de désert de la mission politique. Vous avez des ministres, et je ne citerai que le ministre de

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l'intérieur qui aujourd'hui ne se sentent pas liés par les devoirs de leur fonction et qui se sentent beaucoup plus en situation de représenter leur mouvement politique que de défendre les intérêts des Français. Regardez la situation de l'insécurité en France qui monte. regarder l'ensemble des grands défis euh qui pourtant font partie de ceux de ce Donc Bruno Rota il devrait choisir entre sa fonction de président de parti et sa dignité. C'est une question de dignité. Il n'est pas là pour représenter euh la contreévolution ou une droite réactionnaire au gouvernement. Il est là pour tenir le manche de la place Bovau et c'est-à-dire pour servir tous les Français quel que soi leur couleur politique. Alors quand on est là soi-disant pour servir les zones de

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gens, parlons-en. De quelle zoné de gens parle-on ? Est-ce que on distinguerait dans les Français les uns et les autres ? Moi, je ne fais pas mon marché quand j'ai eu mes fonctions ministérielles ou premier ministère de premier ministre. Je ne distingue pas selon les Français et je ne stigmatise pas pour rejeter ce slogan de Bruno Rotaillot. Mais il se situe sous l'égide de François Fillon et de Nicolas Sarkozy. Je veux bien mais la France des honnêtes gens monsieur de Villepin a pas de couleur. Il quand on dit honnêt elle a pas de couleur. Et bien oui mais je crains que pour monsieur Raillot elle elle en est elle en est très clairement. Elle est quoi ? Elle est quoi la France de Ret Blanch ? Non mais attendez, c'est intéressant ce que vous dites. Manifestement, elle est

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en permanence, en distinction les uns des autres et notamment en distinguant tous ceux qui pour lui n'ont pas leur place dans la communauté nation. Monsieur le premier ministre, ça répond quand même, je comprends très bien ce que vous voulez dire, ça répond quand même à une une tendance de fond dans le pays qui est quand même une exaspération par rapport à une certaine dérive sur le plan de la sécurité, sur le plan de l'immigration et on parlait encore là tout à l'heure et je trouve que c'est une vraie question. Je pense d'ailleurs que vous pouvez avoir une une réponse singulière là-dessus, mais on parlait des jeunes racaill qui investissent les parcs aquatiques qui il y en a un là qui vient de qui a dû fermer parce qu'il y a des ordes de jeunes qui débarquent et qui foutent un

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bordel hallucinant et il y en a pas un qui est interpellé, il y en a pas un qui est sanctionné et ça c'est quelque chose qui met les gens dans un état d'expération, elle est partagée par tous nos compatriotes. C'est pas une catégorie cont c'est la France des honnêtes gens on veut la France des hê gens quel que soit leur nom malheureusement cette France des hê de gens elle n'est pas dans la bouche du ministre de l'intérieur la France de tous votre inter vous dites très justement il faut qu'on trouve le moyen d'embarquer tout le monde. C'est c'est vrai que en France on le fait de moins en moins. C'est pour cela qu'il faut des principes et des règles par rapport à ces jeunes qui en gros sont désœuvrés. Moi, j'ai dit tout à l'heure, un peu par provocation, mais

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en le pensant un peu, j'ai dit il faut les envoyer à Toulon, nettoyer le porte-avion, se lever à 7h du matin et saluer la levée du drapeau au son de la Marseillaise. Qu'est-ce qu'on fait de cette jeunesse française ? Cette partie de la jeunesse française qui sombre dans la racaillisation, le trafic de drogue et ce vous qu'est-ce que ce serait votre feriez d'abord rétablir rétablir un parcours à l'école qui permet véritablement d'accrocher une bonne partie de ces jeunes qui ne sont jamais accrochés à l'école et jamais accrochés à la République. C'est-à-dire que l'accompagnement reste très insuffisant. Donc il y a beaucoup pas faire sur le parcours scolaire. Deuxièmement, je prends l'exemple d'une politique qui a bien marché euh d'une politique d'Emmanuel Macron. qui est celle de

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l'apprentissage. L'apprentissage a bien marché mais malheureusement elle ne s'adresse pas à ceux à qui elle devrait s'adresser. On s'adresse aux jeunes des grandes écoles sortant de l'ESSEC de Polytechnique qui font de l'apprentissage mais que ne s'adresse-t-on pas aux filières professionnelles, aux bac pro, aux IUT qui eux mériteraient d'avoir cette perspective de l'emploi ? Quand j'ai fait le CPE à l'époque dont on parle, c'est à travers le constat que j'ai fait au moment de la crise des banlieux. c'est qu'il y a dans notre pays quantités innombrables de jeunes qui n'ont pas d'avenir, qui n'ont pas de place dans la République. Et c'est en ça que le défi qu'il faut relever, c'est pas eux contre nous, c'est la mise en place de politiques publiques qui donne

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une place à chacun et qui rétablissent la République des règles, la République des principes, la République des valeurs. D'où d'où la France humaniste. Merci Dominique de Villepin. On se revoit après les municipales au moment où vous lancerez votre campagne présidentielle. Alors, je suis votre homme et à disposition. Merci.