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interviewRMC — Face à Face· 6 août 2021 16 min

L'interview : Julien Odoul - 06/08

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, l'interview Mathieu Rouault. Il est 8h39, vous êtes sur RMC, merci d'être avec nous. Notre invité ce matin, Julien Audoul, bonjour. Bonjour. Porte-parole du Rassemblement National, président du groupe Rassemblement National au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté. Ce projet de loi sanitaire, Julien Audoul, en grande partie validé par le Conseil Constitutionnel, extension du pass sanitaire à partir de lundi, au lieu recevant du public, les cafés, les restaurants, obligations de vaccination pour certaines professions, pour les soignants.

En rendant cette décision, le Conseil Constitutionnel, à vos yeux, a-t-il été à la hauteur de sa fonction, c'est-à-dire garant de notre Constitution ?

0:40
Julien Odoul

Le Conseil Constitutionnel, malheureusement, a été sans surprise, c'est-à-dire qu'il a été politisé, inféodé au pouvoir, et par cette décision, il a validé une société à deux vitesses. Une société dans laquelle il y aura deux catégories de citoyens qui n'auront pas les mêmes droits, selon leur statut vaccinal. Une société où on va pouvoir licencier un salarié s'il n'est pas vacciné. Une société où on va pouvoir refouler des familles en terrasse, sur une terrasse de café, terrasse de restaurant. Une société où on va pouvoir interdire une licence de football à un jeune parce qu'il n'est pas vacciné.

Voilà la société d'Emmanuel Macron, la société que nous, au Rassemblement National, nous condamnons, nous dénonçons, parce que nous considérons, encore une fois, que le principe de liberté est sacré. Le principe d'égalité est sacré, et ces principes, ils sont mis à mal par le pass sanitaire.

1:26
Présentateur

On va revenir sur la question du licenciement, parce qu'on ne pourra pas exactement licencier, en tout cas selon le texte. C'est une possibilité. C'est une possibilité in fine, Julien Audoul. Mais vous êtes donc en train de nous dire que la plus haute juridiction de France, Conseil constitutionnel, n'est pas libre et indépendante, n'est qu'une chambre d'enregistrement du gouvernement, ne tient plus son rôle.

1:46
Julien Odoul

Manifestement, quand on voit l'avis, la décision du Conseil constitutionnel, c'est assez particulier. C'est-à-dire que pour les sages, entre guillemets, pour M. Fabius et les membres du Conseil constitutionnel, le pass sanitaire n'est pas une obligation vaccinale. Alors que clairement, c'est une obligation vaccinale de fait, puisque cette disposition va rendre impossible l'avis à tout Français qui ne sera pas vacciné. Vous avez encore le test, Julien Audoul ? Non, mais le test va être rendu payant à la rentrée. Nous verrons. Oui, mais nous verrons. Même aujourd'hui, pour une personne qui n'est pas vaccinée, de faire un test toutes les 48 heures, c'est extrêmement contraignant.

2:26
Présentateur

Il faut qu'il le soit d'ailleurs payant, Julien Audoul, pour éviter ce qu'on appelle, ce que certains appellent le test de confort. Est-ce qu'il faut qu'il soit rendu payant, ce test ?

2:35
Julien Odoul

Non, mais le débat n'est pas là.

2:37
Présentateur

Mais votre position, Julien Audoul, sur CEDNES, parce qu'on dépense des milliards d'euros pour tester les Français.

2:44
Julien Odoul

Et d'ailleurs, cette crise sanitaire, cette campagne de vaccination, et ces dispositions extrêmement contraignantes vont coûter évidemment très très cher. Et vont coûter d'abord aux restaurateurs, aux cafetiers, vont coûter au cinéma, vont coûter à tous ceux qui ont souffert de la crise sanitaire, et qui vont voir leur clientèle évidemment fuir. Donc, les remboursements, c'est aux Français de payer leurs tests ? Encore une fois, il ne faut pas, avec ce pass sanitaire, qui va être profondément inégalitaire, il ne faut pas ensuite avoir des dispositions qui vont être payées par les Français. Bien évidemment.

3:19
Présentateur

Donc, proposer au déremboursement des tests par l'assurance maladie ?

3:23
Julien Odoul

Non. Donc, il reste remboursé ? Mais bien évidemment. À partir du moment où vous n'avez pas le choix, à partir du moment où, pour les activités de la vie de tous les jours, vous êtes contraints de présenter ce pass sanitaire. Évidemment, il faut que ce soit remboursé. Mais le sujet, c'est cette vaccination obligatoire. Parce que, véritablement, ce pass sanitaire la rend obligatoire. Et ça, le Conseil constitutionnel a jugé que finalement, ce n'était pas le cas.

3:48
Présentateur

Est-ce qu'il ne fallait pas, de la part d'Emmanuel Macron, du gouvernement, d'avoir du courage politique, tout de suite, et de dire vaccination obligatoire pour tout le monde ?

3:55
Julien Odoul

En tout cas, ça aurait été plus honnête de sa part, il faut bien le dire, puisque cette loi, qui est inefficace d'un point de vue sanitaire, qui va être inapplicable, qui est profondément inégalitaire, le but de cette loi, c'est quoi ? Et d'ailleurs, les ministres le disent, c'est de forcer la vaccination. Le gouvernement a échoué, a échoué pour inciter les Français. Emmanuel Macron, d'ailleurs, au mois de décembre, avait dit que son rôle, c'était de convaincre. Il n'a pas réussi à convaincre, donc aujourd'hui, il contraint.

4:20
Présentateur

Emmanuel Macron qui avait dit, jamais, il n'y aura de vaccination obligatoire des Français. Et qui, le 12 juillet dernier, nous dit, nous nous poserons la question à la rentrée. Vous y seriez favorable ? Vaccination obligatoire de tous les Français ? Au Rassemblement National, quelle est la position ? Ce n'est pas très clair au Rassemblement National.

4:36
Julien Odoul

Bien sûr que c'est très clair. Ça a toujours été clair depuis le début de la campagne de vaccination. Marine Le Pen est attachée au principe de liberté. Dès le mois de décembre, elle a demandé que ce principe sacré, qui est au cœur d'une devise républicaine, soit respecté. Liberté pour les Français qui le souhaitent, de pouvoir se faire vacciner rapidement. Et au début de la campagne de vaccination, ce n'était pas le cas, puisqu'il n'y avait pas de dose, il y avait des problèmes logistiques affligeants. Et liberté pour tous les Français qui ne le souhaitent pas, d'être respecté, sans injonction et sans obligation. Aujourd'hui, ils subissent injonction, mépris et obligation.

Liberté de choix de chacun. Quel a été le vôtre ? Vacciné ou pas, Julien Audoul ? Ça, ça me regarde. Ça tient du secret médical. Donc, je n'ai pas à dire si je suis vacciné ou pas. Je n'ai pas à donner, d'ailleurs, l'étendue de mes vaccins.

5:16
Présentateur

Et personne ne vous le demande, parce qu'en ce moment, tous les Français se le demandent. Est-ce que tu es vacciné en famille, entre amis, au travail ?

5:23
Julien Odoul

En famille, c'est différent. Mais les Français n'ont pas à exhiber leur statut vaccinal. Les Français n'ont pas à dire s'ils ont du cholestérol ou pas.

5:31
Présentateur

Pourquoi vous ne voulez pas le dire, Julien Audoul ? Parce que d'autres responsables politiques l'ont fait.

5:36
Julien Odoul

Non, mais ce n'est pas la question de tel ou tel responsable politique. La question, c'est...

5:40
Présentateur

Certains, d'ailleurs, disent que c'est de notre responsabilité d'élu de donner l'exemple.

5:45
Julien Odoul

Oui, et après, on donnera l'exemple sur quoi ? Sur le nombre de verres d'alcool que l'on consomme par jour ? Sur le cholestérol que l'on a ? Sur ses pratiques sexuelles ? Sur quoi ? À un moment donné, il faut s'arrêter de cette société de la surveillance, du contrôle permanent. Emmanuel Macron souhaite la surveillance de tous les Français. Surveillance des clients par les restaurateurs, surveillance des salariés par les employés, surveillance des médecins entre eux. Tout cela est extrêmement grave. Ce n'est pas la société dans laquelle nous voulons vivre. Et ce n'est pas la France, la surveillance de tous par tous.

6:14
Présentateur

On le saura assez vite si vous êtes vacciné ou pas, Julien Audoul. Est-ce que vous allez pouvoir continuer d'aller ? Et si je ne suis pas vacciné, est-ce que je serai toujours invité ? Mais absolument, Julien Audoul. Il n'y a aucun problème, il n'y a pas de passe sanitaire à l'entrée des RMC. Mais à l'entrée des restaurants, lundi prochain, il faudra présenter votre passe sanitaire. Vaccination ou test, encore une fois ?

6:33
Julien Odoul

Encore heureux, le restaurant n'est pas obligatoire. Donc je peux prendre mes repas chez moi. En tout cas, que je sois vacciné ou pas, ce n'est pas la question. Mais ce qui me gêne, effectivement, c'est de présenter un QR code avant d'aller au restaurant. C'est de présenter un QR code à une terrasse de café. C'est de présenter un QR code avant d'aller au cinéma. Oui, ça me gêne profondément. C'est les restaurateurs qui ont pourtant souffert, qui ont bien besoin de vous, Julien Audoul, à la terrasse. Et qui vont souffrir encore plus, et qui vont souffrir d'incohérences. Incohérences parce que, dans le même temps, vous allez rentrer dans le métro qui est bondé.

Chacun connaît le métro parisien. Et d'ailleurs, c'est hallucinant que M. Djébari, ministre des Transports, nous dise que les transports en commun ne sont pas des lieux de propagation du virus. Ces gens-là ne sont jamais allés dans le métro. Donc, dans le métro, il n'y aura aucun problème. Par contre, je vais aller à une terrasse de café en extérieur. Je vais être seul à une terrasse de café. Là, on va exiger le pass sanitaire. C'est totalement absurde et incohérent.

7:27
Présentateur

Julien Audoul, vacciné ou pas, ça vous regarde, effectivement. Avez-vous confiance dans les vaccins qui sont proposés aux Français ?

7:35
Julien Odoul

En tout cas, il y a un manque de recul. J'ai confiance en la vaccination. Pourquoi il y a un manque de recul ? Non, mais j'ai confiance en la vaccination. Moi, je suis un Français attaché, je dirais, à l'esprit et à notre histoire. C'est-à-dire à ce pays de pasteurs qui a fait tant de bien à l'humanité. Je n'ai pas de réserve particulière concernant la vaccination. En revanche, comme beaucoup de Français, je me pose des questions. J'ai des doutes sur ces vaccins. Lesquels ? Les vaccins ARN messagers, compte tenu du peu de recul que nous avons, effectivement.

8:05
Présentateur

Qui a inventé l'ARN messager, Julien Audoul ? Ce sont les Français. L'Institut Pasteur.

8:10
Julien Odoul

Exactement. Prix Novel, 65. Tout à fait, mais pas dans ce cadre-là. 65 ? Pas dans ce cadre-là. Il n'a jamais été dans ce cadre-là.

8:18
Présentateur

Depuis combien de temps sont-ils, l'ARN messager, sont-ils testés dans un processus de vaccination ? Vous le savez ? Pour cette vaccination ? Dans un processus de vaccination. Pour cette vaccination, c'est extrêmement court. Dans un processus de vaccination.

8:30
Julien Odoul

C'est moins d'un an et demi. C'est dix ans.

8:33
Présentateur

Depuis dix ans, l'élaboratoire travaille, élabore l'ARN messager dans un processus de vaccination.

8:40
Julien Odoul

L'essentiel, c'est d'avoir un vaccin qui soit adapté à un type de virus. Et là, nous avons très peu de recul, il faut bien le croire. Après, le vaccin est un outil formidable. C'est un outil formidable qui doit être intégré dans une stratégie globale. L'erreur du gouvernement, c'est de faire du vaccin, de ces vaccins, l'alpha et l'oméga. Et de ne tenir compte d'aucun dispositif que nous, nous avons proposé. Que ce soit le traitement, que ce soit le contrôle des frontières qui n'existent pas en France, que ce soit les purificateurs d'air.

9:07
Présentateur

Je vous arrête sur les traitements, Julien Audoul. Ça veut dire que vous imaginez que les Français seraient plus enclins à tester des traitements plutôt qu'à tester ces vaccins ?

9:15
Julien Odoul

Ce n'est pas tester des traitements. Si un traitement est agréé, si un traitement a été validé... Tout comme le vaccin ? Oui, le vaccin qui est toujours, encore une fois, jusqu'en 2023 en phase... Tout comme tout médicament qui serait testé dans le cadre de cette maladie, même si on le faisait depuis des années, tout comme l'ARN messager. Sauf que le vaccin, vous le voyez bien avec l'intrusion de nouveaux variants, n'est pas la panacée. Le vaccin est un outil pour réguler cette épidémie. Mais le vaccin, on le sait bien, n'empêche pas d'être contaminé et n'empêche pas d'être contaminant. Donc, tout miser sur le vaccin, évidemment, est une fausse bonne idée. On le voit en Israël.

On le voit en Israël. 85% de la population est vaccinée. Et ce pays met en place de nouvelles mesures restrictives. Tout ça, pourquoi ? Parce que les variants, encore une fois, passent dessus le vaccin et les personnes sont contaminées.

10:03
Présentateur

85%, c'est aussi le pourcentage de personnes hospitalisées aujourd'hui dans nos hôpitaux qui ne sont pas vaccinées, Julien Audoul. Vous avez remarqué ?

10:11
Julien Odoul

Oui. Oui, et j'ai remarqué aussi que le gouvernement n'a rien fait pour renforcer notre hôpital public. J'ai remarqué que le Ségur de la santé a été une immense escroquerie. Combien de lits de réanimation ont été créés par M. Véran ? Zéro. Rien n'a été fait. 24% de plus depuis la crise du Covid. Zéro depuis le Ségur de la santé.

10:29
Présentateur

Nous étions à moins de 5400. Nous sommes désormais à 6400 lits.

10:33
Julien Odoul

Les objectifs du ministère de la Santé, encore une fois, ne sont pas remplis. Ce qui s'est passé, en revanche, c'est qu'au premier trimestre 2018, 1800 lits d'hospitalisation ont été fermés par le gouvernement. C'est faux, Julien Audoul. Non, ce n'est pas faux. C'est faux, Julien Audoul. C'est un chiffre. Force ouvrière santé qui l'a communiquée. Tout à fait. Un syndicat qui n'est pas celui du Rassemblement national. Vous avez tout à fait la raison.

11:02
Présentateur

Et vous auriez mieux fait de vérifier cette information, parce que Force ouvrière s'est trompée. Non, Force ouvrière ne s'est pas trompée. Force ouvrière s'est trompée. Il y a bien eu 1800 lits de fermés, mais pas au premier trimestre 2021, depuis janvier 2020, sur plus de 13, 14, 15 mois. C'est un décompte, effectivement. Des fermetures qui, d'ailleurs, ne sont pas définitives, nous apprend l'adresse, puisqu'elles entrent dans le cadre de certaines fusions de services ou d'hôpitaux, qui pourraient être rouvertes après ces fusions. Et l'adresse qui donne ces chiffres définitifs de fermeture à l'hôpital, vous le savez, à l'automne, chaque année à l'automne, pour l'année précédente.

Donc, pour 2021, nous aurons les résultats à l'automne 2022.

11:43
Julien Odoul

Bien sûr, ça, c'est de la poudre de Perlin-Pin-Pin. Je sais le coût... La direction des statistiques de la poudre de Perlin-Pin-Pin ? Bien sûr, je sais le coût des politiques de rentabilité. Je sais qu'Emmanuel Macron et son gouvernement n'ont rien fait pour renforcer l'hôpital public. Au contraire, ils l'ont émietté.

11:59
Présentateur

Donc, vous ne croyez pas l'adresse, vous ne croyez pas l'INSEE,

12:02
Julien Odoul

vous ne croyez pas ces instituts français. Excusez-moi, mais je vois dans ma région Bourgogne-Franche-Comté la case de l'hôpital public. Je vois les fermetures de services. Je vois les fermetures de nuits. Ça, ce n'est pas des statistiques, c'est du Congrès. Je vois les déserts médicaux dans les territoires ruraux. Je vois que des services de chirurgie, de maternité, je vois que des urgences de nuit sont fermées. Tout ça parce que ce n'est pas rentable. Ça, c'est la politique de M. Véran. C'est la politique de M. Macron qui est mise en œuvre depuis le début de son quinquennat et qui n'a pas dévié avec la crise sanitaire. La philosophie est restée la même.

Faire de la santé une donnée marchande.

12:36
Présentateur

Julien Audoul, la contestation, on la voit. On l'entend dans la rue également. D'ailleurs, dès hier soir, sous les fenêtres du Conseil constitutionnel, à Paris, à Nice aussi, on attend 140 rassemblements dans toute la France le samedi. On ne vous voit pas. On ne vous voit pas défiler aux côtés de ceux qui, vous nous l'avez dit, vous les soutenez. Pourquoi ne pas aller manifester ?

12:55
Julien Odoul

Le Rassemblement national a toujours une politique extrêmement claire vis-à-vis des mouvements citoyens, vis-à-vis des manifestations citoyennes. C'est-à-dire que nous n'appelons pas à manifester. Nous laissons la liberté à nos adhérents, à nos sympathisants, à nos électeurs d'y participer.

13:08
Présentateur

Je me souviens de Sébastien Chenu devant l'Assemblée nationale pour soutenir les policiers.

13:14
Julien Odoul

Il n'y a pas si longtemps. Mais les policiers, ce n'était pas une manifestation citoyenne. Ah bon ? Oui, les policiers, c'était une manifestation. Et là, qui sont dans les rues ? Là, vous avez des Français divers. Vous avez des soignants, vous avez des restaurateurs, chefs d'entreprise. Et policiers, ils sont moins citoyens que des policiers ? Je ne comprends pas. Non, mais ça n'a rien à voir. Là, vous avez un mouvement citoyen spontané qui se lève parce qu'il y a des inquiétudes légitimes, qui se lève aussi parce qu'il y a eu des réuniments terribles de la part du président de la République et qu'il y a eu une brutalité aussi pour le temps.

13:44
Présentateur

Vous les soutenez, mais vous n'allez pas avec eux dans la rue ? Vous ne voulez pas être associé peut-être à certains débordements ?

13:50
Julien Odoul

Non, mais pas du tout. Vous savez, des débordements, malheureusement, il faut dire qu'ils sont extrêmement marginaux. Extrêmement marginaux. Et heureusement, nous les dénonçons quand ils ont lieu. Nous l'avons fait très clairement dernièrement. Vous savez, des débordements, malheureusement, aujourd'hui, dans toutes les manifestations, il y en a. Dans tous les mouvements sociaux, malheureusement, il y a des éléments violents, il y a des dérapages. Vous en voyez tout le temps. Pour autant, il ne faut pas faire l'amalgame avec ce mouvement qui est légitime compte tenu des inquiétudes et de la colère qui s'exprime.

14:19
Présentateur

Ni Marine Le Pen, ni vous dans ces rassemblements, si j'ai bien compris. En attendant, d'autres y vont. La France insoumise, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau. Ils sont plus au contact de cette population, de ces électeurs potentiels pour la présidentielle ?

14:36
Julien Odoul

Vous savez, nous, on a été au contact dans l'Assemblée nationale, au sein de l'Assemblée nationale, pour les débats parlementaires. Marine Le Pen a été en première ligne pour s'opposer à ce pass sanitaire. Nos députés ont été en première ligne avec des amendements, avec des interventions extrêmement nombreuses, extrêmement pugnaces pour s'opposer à ces mesures liberticides. Et nous continuons le combat, évidemment, parce que l'alternative, c'est quoi ? C'est une autre politique. Évidemment qu'il faut soutenir les manifestants aujourd'hui qui s'inquiètent et qui s'insurgent contre le recul de leur liberté individuelle.

Mais on se sortira de cette crise et de cette situation qui, encore une fois, est gravissime puisqu'elle insort une société de la surveillance généralisée. On s'en sortira avec une alternative, une alternance qui est portée par Marine Le Pen.

15:18
Présentateur

Julien Oudoul, si vous ne voulez pas participer à ces cortèges, ça vous regarde d'ailleurs. Mais vous nous parliez tout à l'heure de ces soignants et de ces fermetures de lits en Bourgogne-Franche-Comté. Il y a eu une manifestation hier, d'ailleurs, à l'hôpital en Bourgogne-Franche-Comté. Vous n'y étiez pas non plus. Là, vous ne soutenez pas les soignants de votre région.

15:36
Julien Odoul

Ça fait cinq ans que je participe aux manifestations de soignants dans ma région. J'ai été à Dijon devant l'Agence Régionale de Santé. J'étais à Tonnerre contre la fermeture des urgences de nuit. Vous savez, je n'ai pas de leçons à recevoir. Je suis sur le terrain. Ce n'est pas une leçon, c'est une question. Hier, vous n'y étiez pas. Hier, vous n'y étiez pas. Hier, je n'y étais pas. Oui, je ne participe pas à toutes les manifestations comme les cadres du Rassemblement National ne peuvent pas participer à toutes les manifestations. Pour autant, nous les soutenons. Pour autant, nous avons surtout des positions et des solutions pour eux.

parce qu'encore une fois, nous, notre rôle, c'est d'apporter des solutions politiques.

16:11
Présentateur

Merci beaucoup, Julien Audoul, d'avoir été notre invité ce matin. Porte-parole du Rassemblement National. Vous êtes sur RMC, 9h05.

L'interview : Julien Odoul - 06/08 — Julien Odoul · Pourquijevote