Périscolaire : "Anne Hidalgo s'est beaucoup victimisée" (Elisabeth Guthmann)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Annie Dalgo vous a convaincue ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Elle s'est victimisée, selon vous ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Elle savait dès 2014 mais n'a rien fait pendant 8 mois ?
- 2:03OuverteRéponse directe
Elle refuse le terme "systémique" pour Paris ?
- 2:46RelanceRéponse directe
Elle parle d'échec collectif, pas de responsabilité individuelle ?
- 3:31FerméeRéponse directe
Elle a commenté le terme "fâcheux" ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Elisabeth GutmannFait
« elle avait euh pendant de longues années refuser de s'exprimer de la même manière qu'elle avait refusé d'exprimer des regrets euh et des excuses »
- 2:46Elisabeth GutmannFait
« elle dit qu'elle apprend qu'il se passe des choses en 2014, donc elle demande un rapport d'enquête en 2015 »
- 4:10Elisabeth GutmannFait
« elle s'est retranchée hier derrière le secret de l'enquête »
- 4:54Elisabeth GutmannFait
« les enfants, si on ne leur pose pas la question, ils ne parlent pas »
- 6:55Elisabeth GutmannChiffre
« 270 écoles maternelle à Paris et 122 maternelles ont été concernés en 2026 »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
5h 7h Europen bonjour il est 5h43 [musique] vous écoutez Europin Alexandre Lemire votre invité c'est Ellisabeth Gutman, condondatrice [musique] du collectif SOS périscolaire bonjour Ellisabeth Gutman Bonjour elle a des regrets immenses Annie Dalgot l'ancienne mère socialiste de Paris qui était auditionnée hier matin devant la commission d'enquête du Sénat sur les violences sexuelles dans le péri scolaire des regrets donc après 10 ans d'alerte 10 ans d'agression sexuelle sur des enfants par des animateurs du périscolaire parisien. Vous attendiez bien sûr ces réponses apportées par par Annie Dalgo. Est-ce qu'elle vous a convaincu ? Effectivement, on attendait euh depuis très longtemps quand même des réponses, mais surtout qu'elle s'exprime sur le sujet puisqu'elle avait euh
pendant de longues années refuser de s'exprimer de la même manière qu'elle avait refusé d'exprimer des regrets euh et des excuses. Surtout euh encore il y a quelques jours euh sur une radio euh on l'entendait dire que elle ne souhaitait pas faire des excuses aux familles. Il n'y en a toujours pas hein après ses c'est ses c'est ses son audition d'hier hein. Oui, voilà. C'était enfin en tout cas elle s'est quand même beaucoup victimisée hein. C'était c'était quand même ça fait partie de son audition cette cette volonté de se victimiser et de dire qu'elle ne savait rien et qu'elle n'a rien su pendant l'entièreté de son mandat. Euh alors qu'elle ne savait rien. Elle dit avoir compris dès le début à Nidalgo, dès 2014 qu'il y avait un sujet hein, c'est ce qu'elle dit sur les agressions
dans le dans le périscolaire, qu'il fallait qu'il soit traité professionnellement et que c'est pour cela qu'elle demande alors une inspection. Et ça est-ce que ça veut dire elle savait rien. C'est un peu contradictoire. Oui. Oui. Bah complètement. Mais son audition était était quand même assez contradictoire. Donc elle dit qu'elle apprend qu'il se passe des choses en 2014, donc elle demande un rapport d'enquête en 2015. Euh mais néanmoins, par contre, tout le temps du rapport d'enquête, c'est-à-dire sur 8 mois, elle ne met en place aucune mesure. Donc elle sait qu'il y a un sujet, elle sait qu'il y a des enfants qui se font agresser au périscolaires, mais par contre, elle ne met rien en place. Elle attend 8 mois le compte-rendu de ce rapport et les et les
préconisations pour d'ailleurs ne même pas les mettre en place. Hm hm. Alors, un sujet alors quand on lui demande à Nidalgo de dire si cette dérive des agressions sexuelles sur des petits enfants est systémique, Anniealgo refuse le terme de système. Elle préfère parler de problème national. Elisabeth Gut. Et oui, parce que ça je pense que ça faisait également partie de de sa de sa technique, on va dire d'audition de décentrer le problème. C'est-à-dire que elle dit effectivement le les agressions sur les enfants, les agressions sexuelles sur les enfants au périscolaires est une problématique systémique nationale. Mais par contre, elle ne sait pas ce que veut dire le mot systémique quand on parle de Paris. Oui. Donc c'est assez paradoxal mais à la fois on a bien compris qu'elle voulait
décentrer surtout elle parle de responsabilité collective madame d'échec collective non madame Idalgo. Au départ il y a bien l'échec de la municipalité l'échec d'une maire qui visiblement ne fait absolument pas de gestion de sa propre ville. Donc c'est-à-dire vous voyez quoi là une une une façon d'essayer de diluer les responsabilités. Oui, tout à fait. Bah là, c'est vraiment ce que les familles ont ressenti, tous les coups de fil qu'on a reçu après des familles de victimes. On sent effectivement le refus de d'endosser la responsabilité de d'un service dont elle avait pourtant la charge. Et d'ailleurs au cours de cette audition, elle dit elle-même que les directives qu'elle a donné à ce services n'ont pas été respectées. On se demande ce que faisait madame Idalgo.
C'est c'est fâcheux. C'est fâcheux à-t-elle à-elle commenté ? Oui, c'est fâcheux. Oui, bah c'est un peu plus que fâcheux quand même quand on a des centaines de victimes qui se sont fait agresser sexuellement et violer. C'est quand même plus que fâcheux. Le le mot est vraiment très très faible. Et puis surtout [raclement de gorge] elle dit que plein de chapper nous ce qu'on demandait, je veux dire, elle est quand même maire de Paris hein. C'était des actes. À partir du moment où en 2014, elle se rend compte qu'il y a un sujet, elle devait prendre ses responsabilités. Elle elle devait mettre des choses en place. Mais qu'a-t-elle fait avec votre collectif SOS périscolaire Ellisabeth Gutman, vous demandez plus de transparence pour les familles en particulier bien sûr celles qui ont été
frappées directement par les violences sexuelles. Or là Anniealgo, elle s'est retranchée hier derrière le secret de l'enquête. Les maires dit-elle, ne communiquent pas, ne doivent pas communiquer sur l'existence de plainte. Oui. Alors ce qui est totalement faux, c'estàd qu'elle elle elle mélange un peu tout. Madame Dalgo, c'est-à-dire qu'il y a le fait de donner le nom et le prénom d'une personne qui est mise en cause dans une affaire. Effectivement, nous aussi nous sommes très attachés à la présomption d'innocence et euh jamais nous demandons au maire de communiquer le nom et le prénom de la personne. C'est une évidence. En revanche, avec nos c bientôt 6 années d'expertise, on se rend complètement compte et on le sait d'ailleurs, les dialog les
dialogues avec les professionnels de santé nous utilisent. les enfants, si on ne leur pose pas la question, ils ne parlent pas. Donc d'où l'intérêt et l'obligation qu'on considère comme une obligation d'information de la part du maire, de faire une réunion à destination des familles et de prévenir lorsqu'il y a eu des signalements et des plaintes euh pour euh sur des pour des agressions au périscolaires. Ça permet aux familles de poser la question à leur enfant et donc à l'enfant de pouvoir libérer sa parole. Euh en l'absence de cette réunion d'information, les familles ne peuvent pas euh interroger leur enfant et donc l'enfant ne peut pas parler, ne sera peut-être jamais reconnu comme victime et va pourtant développer un certain nombre de symptômes et de séquel très graves.
Bien, je crois qu'il est important de rappeler quelques chiffres he Ellisabeth Gutman pendant ce scandale du périscolaire parisien. 235 enquêtes pénales en cours. Une une école maternelle sur trois concernées, une école primaire sur 10 132 animateurs suspendus depuis le début de l'année. Iness de Ragnelle était hier matin au micro deuropin. Elle est élu de Paris. je rappelle, est présidente de la mission d'information euh euh concernant le péri scolaire au Conseil de Paris. Selon elle, malgré les annonces, les mesures mises en place hein pour lutter contre contre ce scandale, rien n'a changé. De nouveaux cas continuent d'affluer, de nouveaux signalements d'agression afflu depuis la rentrée. Est-ce que c'est aussi ce que vous vous constatez ? Oui. Alors, malheureusement, on a
beaucoup de nouveaux cas. En fait, je vais vous dire, on est sous une deuxième vague euh nous depuis le début une deuxième vague depuis euh le début là de du mois de septembre. Alors, on a eu beaucoup de cas déjà pendant l'été et là, on est vraiment au milieu d'une deuxième vague. Il y a quasiment tous les jours des réunions d'information dans les écoles. Hier soir, j'étais moi-même à une réunion dans le 19e. En parallèle, il y avait une deuxième réunion dans le 18e. Nous, on est on est vraiment là effectivement dans une deuxième vague de signalement sur des animateurs périscolaires à l'échelle de Paris mais également à l'échelle nationale. Et pour compléter vos chiffres en fait, on a refait un peu les calculs avec les dernières annonces du parquet. Il y a 270
écoles maternelle à Paris et 122 maternelles ont été concernés en 2026. 2026 n'est pas terminé. Donc en fait, on est même quasiment à une école sur deux. Bon, ça ça prend encore de l'ampleur. Une peine de prison ferme a été prononcée hier contre un animateur d'une école du 15e arrondissement de Paris. Il était jugé pour des agressions sexuelles sur 9 petites filles âgées de 5 à 10 ans, 5 ans de prison avec surcis dont un enferme. C'est une première. La justice prend la mesure de la gravité des actes en prononçant une peine ferme. Alors pas complètement quand même puisque en fait ce cet animateur, je rappelle que pour agression sexuelle sur mineur, la personne a en cours 10 ans de prison et 150000 € d'amende. Le parle électronique il va porter un bracelet électronique.
Le parquet déjà avait requis la moitié puisqu'ils avaient demandé 5 ans de prison et au final il n'est cope que d'un an ferme un an sous bracelet électronique. En fait, ça fait 5 semaines par petite fille, vous voyez, puisqu'il y a neuf petites filles qui sont concernées. Donc non, oui, il y a une condamnation mais enfin non, elle n'est pas à la hauteur des actes commis. D'autant plus que l'animateur reconnaît les faits, donc c'est quand même absolument incompréhensible. Bien et nous allons entendre tout à l'heure un témoignage rare en exclusivité sur Europe 1. Dimitri Pavlenko à 7h10 recevra la maman d'une de ses petites filles victimes de cet agresseur dans cette école Vigil le brun du 15e arrondissement de Paris. Isabeth Gutman. Merci à vous. Cfondatrice du collectif SOS périscolaire.