ALEKSANDAR NIKOLIC est face à un JOURNALISTE DE MEDIAPART sur BFM TV !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Qu'y a-t-il de nouveau dans les preuves que vous avez amenées hier ?
- 3:03RelanceRéponse partielle
Pourquoi Jordan Bardella n'a pas porté plainte dans la procédure la plus rapide ?
- 3:27OuverteRéponse directe
Pourquoi Jordan Bardella ne demande pas ses propres données Meta ?
- 7:44OuverteRéponse directe
Comment s'est passé l'accès à ces conversations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36InvitéFait
« Non seulement on a publié les fameux messages antisémites, mais je pense que c'est une surprise pour personne qu'on avait ces messages-là et qu'on était dans une nécessité de les publier dès lors qu'ils étaient contestés. »
- 0:54InvitéFait
« Et ça, vous savez, pour chroniquer régulièrement les enquêtes de Mediapart, qu'on est extrêmement soucieux de la protection de nos sources de manière générale. »
- 1:18InvitéFait
« Et donc la source que l'on révèle hier, c'est une plateforme, c'est Meta. »
- 1:43InvitéFait
« et qui a demandé le 16 août 2026, en notre présence, à Meta de télécharger ces données de conversation en 2013. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Jordan Bardella n'a jamais dit ça, n'a jamais écrit ça. Il s'agit de montage. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Jordan Bardella a porté plainte en diffamation il y a deux jours sur le premier article. »
- 2:30Invité politiquePromesse
« Il va porter plainte de nouveau pour faux et usage de faux. »
- 5:05InvitéChiffre
« depuis la première publication, d'avoir un degré de certitude qui n'est pas de 99,9%, qui est de 100%. »
- 6:55Invité politiqueFait
« le peuple qui a le moins confiance en l'avenir. »
- 10:16Invité politiqueFait
« des prises d'opposition racialistes, par exemple, en voulant des réunions non mixtes. »
Temps de parole
- Invité39 %
- Aleksandar Nikolic30 %
- Présentateur18 %
- ?8 %
- Auditeur5 %
≈ 24,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Une image suffisamment rare pour être soulignée. Merci à tous les deux. Vous avez accepté d'être assis côte à côte, RN et Mediapart. RN, c'est vous, Alexandre Nikovitch. Vous êtes député européen, Rassemblement national. Antoine Rouget, vous êtes le co-auteur de cette enquête Mediapart. Je précise que l'on vous avait prévenu tous les deux et que vous avez accepté. Vous avez d'ailleurs commencé, je crois, à discuter dans les couloirs et de manière tout à fait courtoise. C'est important de le dire. Antoine Rouget, qu'y a-t-il
de
nouveau dans les preuves que vous avez amenées hier
?
Non seulement on a publié les fameux messages antisémites, mais je pense que c'est une surprise pour personne qu'on avait ces messages-là et qu'on était dans une nécessité de les publier dès lors qu'ils étaient contestés. Mais on va plus loin dans les révélations hier.
C
'est qu'on publie l'identité d'une de nos sources. Et ça, vous savez, pour chroniquer régulièrement les enquêtes de Mediapart, qu'on est extrêmement soucieux de la protection de nos sources de manière générale. Pourquoi le dites-vous ? Là, on le fait parce qu'il y a une contre-attaque, il y
a
une mise en cause de notre travail en disant que soit on aurait été abusé, soit on serait à l'origine d'un complot, qui nous oblige finalement à aller au-delà et à faire transparence sur nos enquêtes. Et donc la source que l'on révèle hier, c'est une plateforme, c'est Meta.
C
'est des serveurs de Meta, donc la maison mère de Facebook Messenger, le réseau social sur lequel ont eu lieu ces échanges, ces conversations.
Et
en fait, Meta... Une source indirecte, quand même.
qui
a été interrogée par la personne ayant échangé avec Jordan Bardella et qui a demandé le 16 août 2026, en notre présence, à Meta de télécharger ces données de conversation en 2013. Et donc nous avons la preuve, la certitude, que ces conversations n'ont pas été altérées, modifiées, qu'elles n'ont fait l'objet d'aucun...
Ce ne sont pas
des fausses captures d'écran.
Qu
'il n
'y a
pas d'intelligence artificielle, tout ça a été enregistré sur les serveurs de Meta en 2013.
Et pourtant, Alexandre Nikovitch, vous persistez à dire que c'est faux.
Oui,
oui.
Jordan Bardella n'a jamais dit ça, n'a jamais écrit ça. Il s'agit de montage. Nous, on fait confiance à la justice de notre pays.
On
est dans un état de droit. Jordan Bardella a porté plainte en diffamation il y a deux jours sur le premier article. Il va porter plainte de nouveau pour faux et usage de faux. Ensuite, il y aura un commissaire de justice qui déterminera la véracité ou non, et je vous le dis, ça sera non, de ces captures d'écran et de ces montages. Et donc, il y aura cette procédure qui pourra indiquer est-ce que l'adresse IP correspond ? Est-ce qu'il y a des éléments très concrets aujourd'hui qui peuvent attester de ça ? Moi, je vous le dis, évidemment,
et
Jordan Bardella, s'il en doutait, il n'aurait pas porté plainte en diffamation, il n'aurait pas porté plainte pour faux et usage de faux. Mais
il n'a pas porté plainte dans la procédure la plus rapide. Pourquoi
? Mais
il a porté plainte, justement, sur tout ce qu'il pouvait justement
faire. Sophie Dupont le disait,
il y avait la possibilité, mais je parle sous votre
concours, Bertrand,
d'avoir une réponse beaucoup plus rapide de la justice. Mais ça n'est pas la procédure qui a été choisie.
Oui, c
'est
une procédure classique, faux usage de... C'est une procédure qui n'aboutira pas avant la présidentielle. Il y avait d'autres procédures en référé qui auraient été possibles.
Mais
moi, ce qui m'intéresse, c'est de savoir pourquoi est-ce que Jordan Bardella, comme il en a la possibilité, ne fait pas la même chose que Mediapart, c'est-à-dire demander ses propres données méta, puisqu'il aurait accès ainsi à ses propres conversations, de la même façon que les sources ont eu accès à leur version de la conversation. Et ça permettrait, si c'est faux, de
déminer définitivement les
choses. Il peut fournir justement son Facebook actuel et Messenger. Apparemment, il s'agit d'un... C'est du conversation Messenger, de 2013
-2014. On a l'un côté des interlocuteurs
de Jordan Bardella. Il n'a qu'à dire, mais moi, je vais faire la même chose, je vais aller voir méta, ils vont me donner mes conversations.
Mais ce n'est... Il n'a absolument rien à voir avec le compte en question. Donc, lui, il considère... Et donc, évidemment, comme ce n'est pas son compte, il demande à la justice de faire son travail. Et donc, il y a un commissaire de justice qui va ensuite déterminer s'il y a un lien avec l'adresse IP, avec Jordan Bardella.
Et
en l'occurrence, ce ne sera pas le cas. Donc, laissons faire la justice. On est dans un état de droit, encore
une fois. Ce
compte, il est aujourd'hui fermé, on est d'accord. Mais c'est un compte qui était au nom de Jordan Bardella. Oui,
on a la certitude que non seulement il était au nom de Jordan Bardella, et ça,
c
'est pas nous qui le disons, c'est méta. Et surtout, on a la certitude que le Jordan Bardella qui s'exprime est bien le vrai Jordan Bardella, actuel président du RN. Et
je
comprends bien qu'on soit dans le registre de la croyance. Je ne crois pas que ça puisse être Jordan Bardella. Nous, on est sur le registre des faits, simplement des faits. Dans la conversation, ce qui est très important, dans notre enquête, c'est juste pour expliquer. Et je pense que c'est important pour le débat public d'expliquer comment on a travaillé. Et qu'est-ce qui nous permet, depuis le début, depuis la première publication, d'avoir un degré de certitude qui n'est pas de 99,9%, qui est de 100%. Donc, je vais juste développer pour que tout le monde le sache. C'est important dans le contexte politique actuel.
Parce que les messages antisémites, depuis lundi, ils sont doublés d'un mensonge. Et c'est ça la difficulté aujourd'hui pour Jordan Bardella. Pourquoi on sait que c'est Jordan Bardella dans cette conversation avec certitude ?
C
'est que, mêlés aux échanges et aux contenus antisémites, qui sont d'une gravité sans nom, il y
a
énormément, une quantité énorme de données
personnelles,
qui sont ensuite confirmées, alors qu'en 2013, Jordan Bardella n'était pas une personnalité publique. On a toutes les informations sur sa vie qu'il commente lui-même, évidemment, à la première personne.
Donc, il ne peut pas y avoir
d'usurpation, il ne
peut
pas y avoir de modification de la conversation. C'est Méta qui nous le dit. C'est Jordan Bardella, actuel
président du Rassemblement national, qui a tenu ses propos. La justice
le
déterminera. Mais sa
difficulté, c'est qu'il l'a nié et qu'aujourd'hui, il est pris par un mensonge.
Vous êtes dans un combat aussi qui est politique. Vous êtes exprimé il y a quelques jours, justement...
On n'en a pas allé en
loge, vous me disiez que non.
Non, on est dans un travail d
'information. Monsieur Rouget. Il y a quelques jours, vous vous êtes exprimé, dans une interview, en disant que cette affaire était un espoir. Vous disiez, justement, le début de la campagne était apathique. Si vous trouvez que ce qui est évoqué sur la crise du carburant que peuvent vivre les Français, le logement qu'on a pu évoquer sur ce lancement de campagne, était apathique. Sans vos mots, que cette campagne était apathique et que, du coup, cette affaire était un espoir. Je comprends qu'aujourd'hui, nos adversaires politiques ont du mal à nous attaquer sur le fond parce que tout ce qu'on peut évoquer est majoritaire dans l'opinion, ce qui fait qu'aujourd'hui, on est favori de
l
'élection présidentielle parce qu'on représente cet espoir pour un peuple français qui, je le rappelle, dans une enquête de l'Ipsos il y a quelques semaines, et le peuple qui a le moins confiance en l'avenir. On représente cet espoir pour beaucoup de Français. Vous, vous êtes dans ce combat politique, Mediapart ne se cache pas d'être engagé, justement, dans un combat contre le Rassemblement national.
Vous faites
cette accusation contre Jordan Bardella sur quelque chose de... sur la forme, parce que...
La réponse est politique. On l'a bien compris. Non, non, on l'a bien compris. Parce qu'il y a aussi
un avis et un a priori politique exprimé par M. Rouget lui-même, encore une fois, dans une interview il y a quelques jours. Et donc, je pense qu'on doit tous se dire que de manière factuelle, lui a une opinion.
Nous,
on
a
la certitude aussi que Jordan Bardella n'a pas tenu
ce propos. J'ai bien entendu, et vous l'avez dit. Et l'État de droit jugera.
Antoine Rouget, il y a aussi une question, c'est que vous parlez de vos deux sources. Vous dites qu'il y a deux personnes, qui d'ailleurs n'ont rien à voir entre elles, dites-vous, qui, toutes les deux, vous ont donné accès à ces conversations. Comment ça s'est passé ? C'est-à-dire, est-ce que ce sont... Ça dépend d'ailleurs des enquêtes que vous avez menées dans de très nombreux champs divers, que ce soit économiques ou politiques, notamment. Est-ce que c'est vous qui avez contacté ces personnes ?
Ou est-ce que ce sont ces personnes qui vous ont contacté en vous disant, voilà, j'ai des révélations à faire sur mon ancien collègue du RN, puisque semble-t-il, ce sont des conversations qui avaient lieu donc dans un cadre de conversation entre personnes qui veulent se convaincre « je suis plus RN que toi », enfin Front National en l'occurrence. Est-ce que ce sont ces personnes qui vous ont contacté d'elles-mêmes ou est-ce que c'est vous qui avez télécharché ?
Il
y
a un élément très important dans votre question sur lequel je rebondis et après je répondrai vraiment sur le fond, qui est les nombreuses enquêtes politiques et économiques que l'on mène. Parce que c'est vrai qu'à entendre M. Nicolich, on a l'impression qu'on enquêterait que sur le RN. Je pense que l'historique de Mediapart depuis 18 ans
confère l
'affaire
Calisac et
prouve que nos informations concernent l'ensemble du champ politique et je note d'ailleurs que ces dernières années...
Je vous propose la question parce
que c
'est
la fin de cette émission qui a
contacté
qui ? En
fait, on a fait une enquête mais classique dans l'histoire de Mediapart,
c
'est-à-dire qu'on a fait 18 entretiens.
Oui,
mais le premier entretien c'est qui ?
Pardon ?
Le premier entretien c'est
qui ? Mais c'est nous qui travaillons. Est-ce
que c'est quelqu
'un qui vous
appelle et qui vous dit bonjour
?
Je vais vous donner le point de départ exact de cette enquête. C'est une des précédentes révélations que nous avions faites qui n'avaient pas été commentées sur les plateaux télévision mais qui rejaillissent aujourd'hui concernant l'actuel directeur de cabinet de Jordan Bardella, François Paradol, qui était lui-même militant d'égalité et réconciliation. Nous révélons ces informations, il
s'en l'explique,
il l'a reconnue, il a eu une stratégie totalement inverse. Et c'est lui ? Et nous avions évidemment tous les documents et à partir de là, en fait, on va tirer le fil. C'est comme ça qu'on travaille à Mediapart. On tire le fil et on découvre de nouvelles informations. On interroge des témoins. Certains témoins ont des documents, d'autres n
'en
ont pas. En fait, c'est un travail classique. Mais la différence, c'est qu'à
l'heure de l'intelligence artificielle, nous sommes allés voir
la plateforme. C
'est vraiment la fin.
Allez-y,
un dernier
mot. Non,
non, juste, je confirme ce que j'ai dit depuis tout à l'heure, que Mediapart a assumé être dans ce combat contre le Rassemblement National. Comme nous également, je le dis, on est dans une opposition de fond contre ce que peut évoquer le journal Mediapart, c'est-à-dire des prises d'opposition racialistes, par exemple, en voulant des réunions non mixtes. Des prises d'opposition obsessionnelles contre l'État d'Israël qui frôle avec l'antisémitisme et la bien réelle. On se souvient que le créateur de Mediapart et de Viplenel...
Je pense
que vous allez évoquer les propos d'Edoui Plenel sur
la question de Mink. Mais il vous a reconnu,
il s'en est excusé, il fait tout l'inverse que votre actuel président, qui ment
à l'ensemble des Français. Mais sincèrement, vous en êtes encore là. Mais monsieur Rouget, vous en êtes encore là. Edoui Plenel, il est plus président du journal. Ce que
j'évoque
précisément sur le combat... Vous êtes en train de
glisser, mais revenez sur le sujet.
Je
dis que vous avez des prises
de position très claires contre le Rassemblement national à la
fois contre notre parti, mais aussi sur le fond, en étant un journal qui prône le racialisme.
Je propose que vous
poursuiviez cet échange dans le couloir, n'hésitez pas. En tout cas, merci d'avoir accepté
de jouer le jeu.
Aleksandar Nikolic