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ChroniqueFrance 24 (sur YouTube)· 21 octobre 2026 5 minActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Emmanuel Macron au Qatar, première visite d'État d'un président français depuis 2013

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Chapitres

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    « les Émirats arabes unis et Bahreïn se sont engagés à livrer au total 200000 tonnes de diesel supplémentaires par mois »
  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « l'Arabie saoudite qui fournirait 95000 tonnes mensuelles en octobre et en novembre »
  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « ces volumes représentent environ 10 % de la consommation de diesel français »
  • 1:25Invité politiquePromesse
    « une libération de stocks stratégiques à partir du 1er novembre avec en promesse la baisse de 12 à 18 centimes par litre de gazole »
  • 2:09Invité politiqueFait
    « le Qatar constitue en réalité le cœur de cette de ce déplacement et de cette tournée au Moyen-Orient »
  • 2:52Invité politiqueFait
    « La France vend des équipements militaires, dont des Rafale, le Qatar en a commandé 36 qui ont été livrés entre 2019 et 2022 »
  • 2:52Invité politiquePromesse
    « Doha s'était engagé à investir 10 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2030 »
  • 4:20Invité politiqueChiffre
    « ça pèse quand même 48 milliards de dollars d'actifs »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

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Emmanuel Macron

Le président de la République est arrivé au au Qatar, c'est probablement le cœur de sa tournée au Moyen-Orient et on en parle avec vous, Christophe Donset. Oui, dimanche lors de sa prise de parole devant les Français, le président a présenté ce déplacement comme une mission pour sécuriser des approvisionnements énergétiques et justifier donc le maintien de ce voyage alors que les émeutes étaient en cours au moment où il parlait.

Et donc il lui fallait revenir avec des annonces, c'est fait hein, les Émirats arabes unis et Bahreïn se sont engagés à livrer au total 200000 tonnes de diesel supplémentaires par mois qui s'ajoutent au au Koweït qui a annoncé vouloir fournir des territoires d'outre-mer et puis surtout aussi à une commande qui avait déjà ou une annonce qui avait déjà été faite avant, celle de l'Arabie saoudite qui fournirait 95000 tonnes mensuelles en octobre et en novembre par l'Arabie saoudite donc pour ces deux mois. Le selon les selon l'Élysée, ces volumes représentent environ 10 % de la consommation de diesel français.

Le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné qui accompagne le président lors de ce de voyage affirme que ça va rassurer les Français, il promet qu'on ne va pas manquer de gazole au mois de février, c'est important mais côté prix à la pompe, pas sûr que ça baisse vraiment si vite hein. Il y a eu l'annonce d'une libération de stocks stratégiques à partir du 1er novembre avec en promesse la baisse de 12 à 18 centimes par litre de gazole. Vous voyez la courbe là des en bleu c'est le gazole et en en vert c'est le sans plomb 95. Vous voyez que ça reste très haut et que ça ne bouge pas beaucoup depuis le mois de septembre, on est presque au au record de 2,40 € par litre pour le gazole.

Donc ça n'a pas beaucoup bougé mais vous avez raison, le Qatar constitue en réalité le cœur de cette de ce déplacement et de cette tournée au Moyen-Orient. Oui, Arpège, oui, il est reçu avec les honneurs, hein, c'est une visite d'État, hein. Oui, et c'est la première visite d'État euh pour Emmanuel Macron au Qatar depuis son arrivée à l'Élysée, hein, la première d'un président français depuis François Hollande en 2013. C'est presque étonnant, on sait que le pays est devenu important et un partenaire important.

Il y est mais Emmanuel Macron pour soutenir un pays qui a été touché par la guerre, pour tenter aussi, là aussi, de d'assurer des livraisons de GNL parce que la facture de gaz, elle aussi, elle augmente, il y a pas que le pétrole, il y a pas que le l'essence et le gasoil qui augmente, la facture de gaz, elle aussi. Euh mais il y est aussi pour renforcer un partenariat un partenariat stratégique mis en place depuis 2019. La France vend des équipements militaires, dont des Rafale, le Qatar en a commandé 36 qui ont été livrés entre 2019 et 2022. Elles vendent également, bien sûr, des produits des produits de luxe, c'est très important aussi pour la France.

Et puis de son côté, le Qatar investit massivement dans l'Hexagone. Le symbole, bien sûr, c'est évidemment le Paris Saint-Germain, en démonstration hier soir face au Barça, propriété du Qatar Sports Investments. Mais il y a d'autres types d'investissements dans dans le sport, dans dans l'énergie, dans les semi-conducteurs, dans l'intelligence artificielle, la santé, l'hôtellerie. Euh il y a 2 ans, Doha s'était engagé à investir 10 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2030, des investissements qui sont au cœur des discussions avec l'émir du Qatar, qui a qui ont déjà commencé hier soir.

Le cheikh Tamim, à côté de l'aide de la que la France peut évidemment apporter euh au Qatar en termes militaires, notamment dans ces temps difficiles. Le Qatar, où Emmanuel Macron participe aussi ce matin à une session plénière du One Planet Sovereign Wealth Fund. Expliquez-nous ce que c'est. Bravo pour vous l'avez super bien dit, c'est pas facile à dire. Un projet qui est cher à Emmanuel Macron mais et qu'il suit de très près puisque c'est lui qui avait lancé cette initiative peu après son arrivée fin son arrivée à l'Élysée fin 2017. C'était 2 ans après l'accord de Paris sur le climat.

C'est une initiative qui rassemble aujourd'hui un certain nombre de fonds souverains dont ceux du Qatar, du Koweït, des Émirats arabes unis, d'Arabie saoudite et de Norvège. Des fonds souvent de pays pétroliers qui sur le papier ne sont pas forcément les plus verts mais si on reprend l'ensemble de ces fonds au total, ça pèse quand même 48 milliards de dollars d'actifs ce qui est pas rien. De quoi investir dans la transition écologique pour des pays qui cherchent justement à se défaire de leur dépendance aux hydrocarbures.

Le Qatar notamment a beaucoup diversifié dans son économie ces dernières années avec un soft power très important et des investissements partout dans le monde, on le voit en France. Objectif justement de se défaire de cette trop forte dépendance aux hydrocarbures avec certains résultats puisque aujourd'hui il y a que il y a 70 % environ de son PIB qui n'est plus lié au gaz ou au pétrole mais c'est encore insuffisant puisque le pays en fait l'expérience en ce moment avec la crise d'Ormuz et un PIB attendu en baisse de plus de 15 et demi % cette année selon les prévisions et les dernières prévisions du FMI publiées la semaine dernière. Merci beaucoup.