"Un jour historique" : les réactions après la reconnaissance de l'Etat de Palestine
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 34 %Défensif 31 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Dites-nous ce que vous avez pensé du discours du président Macron sur la reconnaissance de l'État de Palestine.
- 3:00RelanceRéponse partielle
Israël ne veut pas entendre parler de cette reconnaissance. Le Hamas a-t-il des pas à faire ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment la France mobilisera-t-elle le corps diplomatique pour amener Israël et le Hamas vers la libération des otages ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quels effets concrets cette reconnaissance pourrait-elle avoir pour les Palestiniens ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction en tant que diplomate palestinienne à cette reconnaissance historique ?
- 15:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que Mahmoud Abbas condamnant le 7 octobre et demandant la libération des otages change la donne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Emmanuel MacronFait
« Je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'État de Palestine. »
- 5:30Rami Abou JamousFait
« C'est un moment historique que nous vivons aujourd'hui que la France est en train d'écrire. »
- 3:00Emmanuel MacronFait
« Je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'état de Palestine. »
- 7:00Arnaud MiguetChiffre
« Selon un dernier sondage, je pense qu'une solution à deux États est tout simplement aujourd'hui impossible. »
- 10:00David RigouleroseFait
« Il y a une double incompréhension à la fois du côté français par rapport à l'idée de deux États enfin des occidentaux qui ont du mal à comprendre que même ceux qui ne soutiennent pas Netaniaou et d'ailleurs ça a été rappelé là aujourd'hui la psyché israélienne a été tellement ébranlée par le 7 octobre que l'idée de la solution à deux états est inaudible pour l'instant. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'État de Palestine, vient de dire Emmanuel Macron en ce lundi 22 septembre 2025. Philippe Étienne, vous êtes toujours avec nous, ancien ambassadeur de France aux États-Unis en en diplomate à visiser. Je vous ai vu prendre des notes durant le durant le discours du président.
Euh, on va aller à en Palestine dans quelques instants, mais dites-nous ce que vous avez euh ce que vous avez pensé de ce discours. On note qu'il l'a euh pour les téléspectateurs qui nous rejoignent, Emmanuel Macron a commencé en parlant aux Israéliens, hein, euh en en parlant tout de suite des 48 otages toujours détenus à Gaza. Absolument.
Et euh cette urgence, je crois qu'il a voulu répondre à la question pourquoi maintenant l'urgence le moment où on risque de perdre définitivement les possibilités de paix. Et effectivement, il a commencé dans cette urgence par les otages. Mais il a aussi euh quelque part répondu à la question pourquoi la France, il a parlé de la France qui a toujours été au côté d'Israël.
Il a parlé de la France frappée par le terrorisme. Implicitement, il a aussi rappelé ce que lui-même avait fait dans son discours sur le site du Veldive au côté de Benjamin Netaniau en juillet 2017 en assimilant l'antisionisme à l'antisémitisme. Il a évoqué ce thème et puis s'est adressé au Palestiniens également à la souffrance des Palestiniens.
Il a mentionné son voyage en Égypte à la frontière avec Gaza à Laarich. Je crois que c'était un moment important pour euh euh pour lui notamment pour percevoir directement la la cette souffrance. Il était sans complaisance avec l'administration des Palestiniens jusqu'à présent.
Il a parlé d'un curry. Il a surtout été très clair vis-à-vis du Hamas en disant qu'en fait le Hamas était l'ennemi de la solution de paix et ne voulait pas en fait de cette initiative parce que cette initiative allait contre ses intérêts. Mais il a surtout évidemment enfin il a surtout il a il a il a surtout adressé cet appel pour le peuple palestinien.
Et du côté des Israéliens, ce qui m'a frappé, c'est qu'il a tout de suite parlé de dès le début de la démocratie israélienne qui avait été créée par cette fameuse initiative, la communauté internationale des novembre 47 et il a lancé un appel très très ferme aux autorités israéliennes de ne pas faire de geste de pour pour bloquer définitivement ces solutions, éviter de nouveaux faits accomplis. Il a même évoqué les mesures que l'Union européenne pourrait être amené à prendre. Mais en même temps, avec la mention des otages en rappelant qu'il avait rendu un hommage notamment à 51 français citoyen français tué le 7 octobre, il a voulu lancer exprimer sa conviction que c'est profondément dans l'intérêt d'Israël qu'avoir la solution à deux États pour sa sécurité sur le long terme et donc sa conviction que le les autorités mais surtout le peuple israélien qui qui qui était Laé de cette situation effectivement finirait par comprendre que le moment était venu.
Et finalement, et c'est le dernier point qui est très important, il a bien dit que c'était pas seulement la reconnaissance. Il a présenté ce fameux plan franco-saoudien de paix et de sécurité à partir du cesser le feu de la libération des otages et il en a développé les différentes dimensions sur lesquelles on va peut-être revenir. Évidemment, on va continuer le le décryptage tous les cartes.
On va tout de suite retourner sur le terrain là où ça se passe ce soir. C'est à New York mais c'est aussi surtout en Palestine. On va à Gaza tout de suite.
On va retrouver Rabi. Rami Abou Jamous. Euh bonsoir euh Rami.
Vous collaborez euh pour France Télévision depuis Gaza dans des conditions extrêmement euh difficiles. On vous retrouve d'ailleurs avec très peu de lumière parce que je crois qu'en ce moment, il y a une panne d'électricité euh à Gaza. Mais vous êtes avec nous, vous venez d'entendre le discours d'Emmanuel Macron euh à New York.
Qu'est-ce que vous avez ressenti en tant que Gazaoui, en tant que Palestinien ? Même si on sait que à l'heure où on vous parle, vous êtes toujours sous les bombes ? Oui, c'est c'est un moment euh historique et on ait bien préféré que ce moment historique soit vraiment dans des conditions euh normal où la population palestienne sera dans les rues avec des grands écrans, en attendant tout le monde écouter euh ce euh ce discours historique pour reconnaître l'état de Palestine euh surtout de la part de la France.
Mais malheureusement, c'est pas du tout le cas. Moi, je suis parmi les chanceux queon ait un peu d'internet pour entendre écouter ce ce discours historique. Mais la majorité de la population, ils sont sous détente, ils sont sous les bombes, ils sont sous les massacres, ils ont même pas pu fêter cette cette joie là et ce moment historique.
Mais on espère que avec cette déclaration et ce moment historique va changer la situation à Gaza. Surtout arrêter ce ces ces massacres. Le président Macron, il a dit qu'il faut arrêter les massacres qui qui en train de se passer à Gaza et que la seule solution pour que tout ça ça s'arrête, c'est avoir un état palestinien qui qui vit à côté d'un état israélien.
L'occupant a été reconnu par le monde entier, mais l'occupé c'est la première fois, c'est un moment historique et c'est vraiment la un moment où la population palestinienne est très contente d'entendre ça mais malheureusement la population n'a pas pu entendre ce discours historique et surtout ils sont dans la la souffrance qui qui s'arrête pas et la souffrance de des des massacres, la souffrance des déplacements, la souffrance de de de de de portation, la souffrance de vivre sous détente, la souffrance de ne pas trouver à manger, la souffrance de la famine. Donc oui, c'est une c'est une joie pour la pour la les Palestiniens, mais malheureusement cette joie est trompée dans la souffrance qui ça s'arrête pas. On espère et la population palestinienne surtout à Gaza espère que avec cette déclaration là le président Macron va continuer jusqu'au bout et faire ce qu'il peut faire pour arrêter les massacres.
On a vu que quand il était parti en Égypte et et tout de suite, il a il a vu juste un ou quelques exemples de ce qu'ils ont vécu les Palestiniens qui qui sont sortis se se faire soigner en Égypte. Donc s'il peut voir vraiment ce qui se passe à Gaza, je crois que tout de suite il peut faire quelque chose pour arrêter cette guerre-là. Euh la France était entre guillemets les leaders de la reconnaissance d'État palestinien.
C'est c'est le président Macron qui a commencé cette initiative. On a vu après que des a des dizaines d'autres pays qui ont pris le même chemin. Il fallait juste passer cette barrière et euh et euh le président Macron, il le fait.
On espère que il va continuer jusqu'au bout et il peut l'Europe et la France peut arrêter euh ce génocide qu'on est en train de vivre et j'espère qu'il va continuer jusqu'au bout. Rami Rami, une dernière question. Euh vous avez entendu le président euh Macron qui euh a sorti cette reconnaissance de la Palestine d'un certain nombre de conditions notamment sur le Hamas, que démilitariser le Hamas, que les otages soient euh soient rendus.
Est-ce que ça vous y croyez ? J'allais dire, est-ce que vous sentez vous qui êtes à Gaza que la partie palestinienne, le Hamas, peut faire peut faire un pas lui aussi ? Oui, mais le hama c'est comme les autres factions de résistance, c'est que s'il y a plus occupation, il y a plus de résistance.
Et euh démilitariser euh la la l'État palestinien ou bien le Hamas ou d'autres autres euh résistance, c'est la résistance, c'est juste parce qu'il y a une occupation. Le jour où il a plus, il y a plus d'occupation bien sûr qu'il puis il y a plus de résistance. La résistance est toujours liée à l'occupation.
Pour la libération des prisonniers, je crois que le Hamas là récemment, ils ont ils ont proposé une initiative. Ils ont dit qu'ils veulent libérer tout le monde mais c'est juste Nin qui a changé. Et même avant en janvier, en février dernier, il y avait un accord aussi de cesser le feu pour libérer tous les prisonniers et c'est Neniaou qui a qui a volé tout ça.
On comprend très bien que ce gouvernement d'extrême droite, il veut pas la paix et c'est toujours l'épouventail du Hamas qu'il utilise pour ne pas faire la paix. Là récemment, il Abbas, le président Abbas est considéré comme l'homme de la paix qui n'a toujours cru que à la paix. il le considère comme un terroriste et Bville aujourd'hui il voulait le l'arrêter et le mettre en prison.
Donc c'est juste s'il y a une volonté de la part de ce gouvernement d'extrême droite, le problème est résolu. Reconnaître un état palestinien, c'est très bien, mais il faut avoir cet état palestinien. Il faut que ce soit euh que ce ce ce cet état palestinien soit crié et après il y a plus de résistance et il y a plus besoin de de de prendre des armes.
Au contraire, tout le monde va être en paix. La sécurité d'Israël va être là et aussi la sécurité des Palestiniens parce que nous ce qu'on cherche c'est vivre en paix et nous on est l'occupé, on n'est pas l'occupant, on est la victime, on n'est pas le bourreux et si le bourreux il il va enlever le bâton et que on sera libéré de cette cette prison de bourreau ou bien d'occupation, bah pas besoin de de résister. Merci.
Merci beaucoup Rami Abou Jamou, vous êtes l'un l'un de nos correspondants en plein cœur de Gaza. Bon courage à vous. Gaza qui est toujours sous les bombes.
Merci d'avoir été avec nous pour cette première réaction à la déclaration de reconnaissance de l'État de Palestine par Emmanuel Macron euh Adelle Bakawan sur ce qu'on vient de d'entendre parce que on précise pour nos téléspectateurs. Bon oui et alors Israël ne veut pas entendre parler de cette reconnaissance par la Palestine. Le Hamas il a aussi des pas à faire comme on en parle avec Rami.
De là à dire que le Hamas va facilement accepter de se démilitariser, de rendre les otages pour tendre la main et faciliter cette démarche diplomatique à laquelle on vient d'assister. Il y a encore il y a encore du du boulot, hein. Oui, bien évidemment, il y a du boulot.
Le Hamas est à la fois une organisation euh idéologique radicale, euh une gouvernance, n'est-ce pas, politique, un mouvement social, une base sociale. Mais ce qui s'est passé depuis le 7 octobre, c'est que les infrastructures de la branche armée du Hamas euh à 80 % détruite. le Hamas diplomatiquement très très affaibli parce que tout simplement la République islamique d'Iran est relativement à terre avec son axe de la résistance.
Israël a enregistré des succès un peu partout au Moyen-Orient. Aujourd'hui, on pourrait dire Israël n'a jamais été aussi fort militairement parlant, sécuritairement parlant au Liban, en Syrie, au Yémen, en Irak, en Iran, partout. Mais Israël n'a jamais été aussi isolé, il faut le dire, hein.
Mais si vous me permettez, 30 secondes, je reviens sur le discours du président Macron. On est là pour le décage. Voilà.
Moi, je pense personnellement, c'est un discours historique et historiquement très très important. C'est un discours qui aborde à la fois ce qui est ce qui relève de l'échelle du principe mais aussi ce qui relève de l'échelle situationnelle. En principe, la France est là.
La France était toujours là pour protéger la sécurité. et la stabilité d'Israël et il a bien signalé au moment où les drones et les missiles balistiques intelligents iranien pleuvait sur Israël, la France était au rendez-vous. Mais par contre le président mentionne parfaitement et d'une manière objective et factuelle que la politique du gouvernement de Benyamin Nathano conduit Israël en tant que population, territoire et état vers l'abîme.
Comment vers l'abîme ? Depuis 40 ans, l'Égypte a signé des accords stratégiques de Cam David avec Israël. Et ben aujourd'hui, c'est Marichal Sissi qui mobilise son armée euh et qualifie l'État auparavant qualifié comme aller l'État israélien comme ennemi il y a quelques jours.
C'est sans précédent qu'un maréchal si qu'un président égyptien qualifie Israël comme ennemi. Et les les pays qui ont signé les accas d'Abraham, le président de la République vient signaler pour dire ces accas sont en danger. À cause de quoi ?
à cause de cette politique mise en place par le gouvernement de de Benyamin Nathan. Autrement dit, vous avez un président qui euh annonce clairement et sans aucune ambigué l'alliance stratégique et historique entre la France et Israël, mais en même temps très très critique par rapport à ce qui se passe actuellement. Et ce qui est très très important désormais, c'est que comme vous l'avez dit, on avait une proposition américaine, on avait une proposition égyptienne avec la ligue arabe, mais désormais on peut parler clairement et officiellement d'une proposition d'un plan franco-soudien.
Et donc maintenant la question, je reviens à ma question du départ, c'est comment la France mobilisera l'ensemble du corps diplomatique pour amener à la fois Israël et Lo Hamas un vers la libération des otages. C'était la première condition, le premier sujet abordé par le président de la République. Ramener les otages à la maison et la le 12e sujet arrêter la guerre.
Or aujourd'hui, vous avez deux acteurs qui n'ont aucune vraiment aucune volonté pour libérer les otages et arrêter la guerre. Et justement Christophe Gascar, vous me rappeliez avant le discours de d'Emmanuel Macron que la France avait eu l'intention de reconnaître la Palestine plus tôt, c'était en juillet et là une intervention israélienne a a finalement détourné l'attention ailleurs avec la guerre des des 12 jours effectivement en Iran. ce qui a décalé le calendrier et ce qui a euh rendu euh encore plus complexe la position à la fois de MBS et de Macron dans cette positionlà de la reconnaissance de la Palestine parce que la pression, il faut savoir que la pression du côté israélien était extrêmement forte et on va voir justement dans les jours qui vont venir à quel point comment cette réaction va être prise finalement par notamment Israël.
Moi ce qui m'a marqué dans ce discours ce soir, c'est à la fois l'utilisation de l'anapfor. Emmanuel Macron adore les anapores et il avait dit au moment du Covid, nous sommes en guerre contre un ennemi invisible et là c'est le temps est venu d'arrêter la guerre contre un ennemi visible qui est le Hamas avec la démilitérisation et des hommages qui soient rendus la restituation des otages bien évidemment mais ce qui est complexe c'est qu'au-delà des mots il y a à la fois ce qu'il faut faire mais dans la mise en action ça reste extrêmement compliqué qu il y a le FATA en S Jordanie qui n'a aucun pouvoir sur le Hamas puisque le Hamas a viré justement le FATA au moment des élections législative, on le rappelle en 2006. Et puis il y a toujours les les bombes et Israël qui qui bombarde justement sur place.
Dernier un dernier point, on peut changer le on peut anéantir le ha si on veut. effectivement à 80 % vous avez raison, ils sont détruits, mais on ne détruit pas une idéologie avec des bombes. H plus de 50 % des Palestiniens qui se trouvent actuellement dans la bande de Gaza ont 20 ans.
Depuis 20 ans, on leur dit qu'il faut détruire l'État d'Israël. Donc ça va mettre du temps. C'est ça que je veux dire ce soir, c'est que il y a les mots, il y a la volonté politique, mais dans la mise en action, ça reste extrêmement compliqué.
Et ben justement justement Christophe, on va revenir sur le terrain avec un extrait d'un de vos reportages. Lila, Bellili, vous parliez de de cette jeunesse. On va regarder un extrait.
Lila, vous étiez en en février dernier euh en Israël et là vous êtes c'est un un extrait de de votre reportage. Vous êtes avec un un père et son fils sur un Belveder. Il regarde Gaza à travers des jumelles.
Regardez ce qu'il se ce qu'ils se disent et ce que ça dit de cette à la fois de cette tension de cette haine entre deux peuples et puis des générations à venir. On regarde, on en parle juste après. Tu vois Gaza ?
Tu vois Gaza ? À travers ses jumelles, Amos ne voit pas que des ruines à Gaza. Il entrevoit aussi une opportunité, celle de s'y implanter.
Ce que je vois, c'est la terre promise d'Israël. Je vois que c'est dans un état déplorable aujourd'hui et je vois surtout ce qu'il faut qu'on en fasse aujourd'hui. On va en faire un endroit magnifique.
Mais vous voyez les destructions aussi, non ? Oui, je vois les destructions, bien sûr, mais tout doit être démoli pour reconstruire. Mais pour nous, bien sûr, pour les juifs. [Musique] Lila, qu'est-ce que qu'est-ce qu'elle dit cette séquence brute, hein, là ?
Les les les phrases sont nettes. Oui, ce monsieur, il s'appelle Amos, je pense qu'il faut le rappeler, il fait vraiment partie d'une minorité en Israël. Donc, ce sont les plus radicaux.
Et lui, c'est vrai qu'il se rend souvent à la frontière avec Gaza, parfois même juste à quelques centaines de mètres. Euh, il installe sa tante, il vient avec sa famille, il plante son drapeau israélien et lui son but c'est d'aller s'installer à Gaza. Il attend juste le feu vert de son gouvernement pour y aller.
Et euh ce qui est intéressant, quand moi j'avais tourné, on entendait des tirs parce que Gaza était vraiment pas très loin et puis je lui demandais "C'est quoi ce bruit ?" "Ah, ça ce sont des tirs avec un sourire." Je disais "Mais donc là, il y a peut-être des gens qui sont morts de l'autre côté." Il semblaient n'avoir vraiment aucune empathie à ce moment-là.
On disait oui, mais si les Palestiniens se rapprochent de notre frontière, ça m'est égal. Donc voilà, ce sont des des propos glaçons qu'on a recueilli. Euh ils sont pas très nombreux.
Moi, quand j'avais tourné, il y avait une cinquantaine de familles à la frontière, mais ils ont quand même une caisse de résonance importante. Et là, on le voit juste un mot. Christophe, vous avez été à Gaza.
Moi, je me rappelle il y avir, j'ai été aussi beaucoup au moment où le Hamas arrive au pouvoir et même avant, on on les voyait ces enfants, là je parle de l'autre côté, des enfants palestiniens eux aussi qui vivent dans cette dans cette dans cette douleur avec la perte des grands frères, des oncles, des cousins. Et donc c'est un cycle de vengeance qui se transf qui se transmet de de génération en génération. Oui, puis ce sont des martyres lorsque les Palestiniens qui étaient à Gaza mourit sous les bombes israéliennes, ils étaient considérés comme des martyres.
Ils étaient rétribués justement aussi financièrement. La famille recevait de l'argent. Donc c'est ça qui est extrêmement compliqué, c'est qu'en fait dans leur jeunesse, on leur a appris que l'ennemi était de l'autre côté et j'allais dire aussi de l'autre côté depuis le 7 octobre parce que le 7 octobre aussi a montré euh que finalement euh même si Emmanuel Macron dit euh une vie vaut une vie et bien évidemment c'est la réalité, ils ont compris aussi et c'est peut-être aussi l'erreur de Benjamin Netaniaou lorsqu'il était au pouvoir que lorsqu'il a libéré Gilat Chalit, il a libéré un soldat soldat israélien contre 1200 prisonniers palestiniens.
Et à ce moment-là, le Hamas a bien compris une chose, c'est qu'il pouvait essayer de négocier et que leur guerre ce serait justement d'aller chercher les otages, d'où le 7 octobre. Allez, est avec nous Ala Abou Asira. Bonsoir madame l'ambassadrice.
Vous êtes ambassadrice de Palestine en France. Vous êtes à la mission de la Palestine à Paris parce qu'il n'y a pas encore d'ambassade. Ça viendra peut-être.
C'est en chemin. C'est le sens des propos d'Emmanuel Macron. même s'il y a quelques conditions à venir, mais on voulait évidemment vous avoir avec nous ce soir.
Quelle est d'abord votre réaction en tant que palestinienne, en tant que diplomate palestinienne à cette reconnaissance historique aujourd'hui à New York ? Bonsoir. Merci.
En fait, c'est un moment historique que nous vivons aujourd'hui que la France est en train d'écrire. La France euh par son rôle euh euh rôle de leader de leader aujourd'hui euh avec l'Arabie Saoudite qui copréside la conférence euh des Nations- Unies pour le règlement pacifique de la question palestinienne et la concrétisation de la solution à deux États. Euh c'est un moment historique car elle répond à au droit le plus fondamental, le droit à l'autodétermination de peuple palestinien. elle répond à une euh question de justice qui a duré euh un droit comme j'ai dit, mais c'est aussi un moment par cette reconnaissance, la France crée aujourd'hui les conditions qui vont préparer euh tout un processus politique et diplomatique et pacifique.
Je rappelle dans le titre de cette conférence, c'est le règlement pacifique. Derrière le président Macron et derrière l'ensemble de la communauté internationale se trouve aujourd'hui 100 59 États qui ont dit "Nous tenons notre main pour la paix, nous cherchons la paix" paix qui doit être basée sur les droits, sur la justice pour le peuple palestinien qui a été tant déshumanisé, tant invisibilisé et tant abandonné euh Par cette reconnaissance euh nous espérons que euh la France et l'ensemble des États de la communauté internationale vont investir euh dans la voie de la paix, mais aussi euh prendre des euh mesures et des euh actions concrètes pour mettre terme à l'occupation israélienne, à la colonisation israélienne et à la partaille israélien et aujourd'hui au crime de génocide israélien qui est perpétré dans la bande de Gaza. Ça c'est la commande de la Cour de justice internationale qui a ordonné l'ensemble de la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour mettre terme à la source de problème qui est l'occupation et le nettoyage ethnique de peuple palestinien où il se trouve.
Merci. Alors autre question à Abou Asira madame l'ambassadrice, on a entendu Emmanuel Macron assortir cette reconnaissance d'un certain nombre de conditions notamment vis-à-vis du Hamas. Alors, je sais très bien que vous ne représentez pas le Hamas, vous représentez l'autorité palestinienne, vous représentez notamment Ramala en en 6 Jordanie.
Euh mais quel moyen justement vous, j'allais dire Palestinien de S Jordanie, vous avez comme moyen pour faire pression sur le HAS avec qui les relations ne sont pas euh au beau fixe, loin de là, pour que le Hamas fasse lui aussi un geste, notamment libère les otages et se démilitarise. Écoutez, l'autorité euh palestinienne et l'État de Palestine et le gouvernement palestinien derrière elle euh assumeront leur entière responsabilité dans l'ensemble de territoires palestiniens occupés, y compris dans la bande de Gaza. En ses Jordanie, le gouvernement palestinien est prêt à assumer ses responsabilités en matière de maintien d'ordre, en matière de service, mais aussi tout d'abord l'urgence, il est pour un cesser le feu dans la bande de Gaza et l'entrée massive de l'aide humanitaire qui permettrait la survie de peuple palestinien.
Ça c'est l'urgence. Mais le gouvernement palestinien est prêt à assumer sa responsabilité sous euh euh les les sous la le je dirais le principe de un seul gouvernement, une seule arme et une seule loi. Ça c'est l'impératif pour euh stabiliser la bande de Gaza. aussi ça c'est l'impératif pour que Israël enfin entend aujourd'hui et ce soir le message de monde entier à message de paix pour qu'elle mette fin à son occupation et à son nettoyage ethnique.
Et c'est une justice qui dure depuis trop longtemps contre le peuple palestinien. C'est par la loi qu'on va gouverner. C'est par euh les réformes qu'on va gouverner.
Et nous sommes en train de gouverner, de mener des réformes pour que le gouvernement palestinien et les institutions de l'État de Palestine dans lesquelles on a investi des décennies à établir puissent euh euh faire leur mission principale devant les citoyens palestiniens. Mais l'État de Palestine doit être libre d'abord. Le peuple palestinien doit être libre d'abord dans son état indépendant pour qu'il puisse vivre en paix et en sécurité avec le peuple, l'État de Palestine dans ses frontières de 67 avec Jérusalem Est comme capitale.
Ça c'est la condition pour la paix. Ça c'est la condition pour la stabilité dans notre région non seulement en Palestine ou en Israël. Merci beaucoup à Abou Asira, ambassadrice de la Palestine en France.
Christophe Gascard, un mot voul réagir, on a entendu ça, c'est important hein, de la part de l'autorité palestinienne. On est prêt à assumer la sécurité sous un seul état, Gaza et S Jordanie. Est-ce que c'est crédible aujourd'hui avec ce qui reste du Hamas ?
Et c'est pas rien ce qui reste du Hamas. Le problème c'est que la division politique palestinienne, le FTA en 6 Jordanie, le Hamas à Gaza est souvent cité comme un un obstacle. Et aujourd'hui, que représente le FATA aussi en S Jordanie politiquement avec un leader qui va s'exprimer.
On le voit d'ailleurs en tout cas moi sur l'une de mes images en visoconférence qui a quand même 89 ans. Quel est l'avenir finalement de de cette organisation de libération de la la Palestine à travers ce discours ? Il faut comprendre ce soir alors que c'est Rochana que ça va être c'est c'est pris du côté et on l'entendra tout à l'heure par la correspondance notamment de de la radio israélienne qui sera sur notre plateau d'ici quelques minutes que c'est très mal pris cette reconnaissance en tout cas par une grande partie de la population israélienne ce soir que c'est un moment certes pour certains qui est un moment historique mais qui est pour d'autres ressenti.
Je parle bien d'un ressentiment comme un coup de poigné dans le dos. Alors juste on va on va voir juste avant le journal de 22h, on va voir concrètement ce qui s'est joué ce soir. Je vais retrouver Malic Miktar auub.
Bonsoir Malik. On l'a compris à la reconnaissance de la Palestine en France, c'est d'abord un symbole. Mais concrètement dans les faits, qu'est-ce que ça pourrait changer pour les Palestiniens ?
Malic et bien Loï, pour commencer sur le papier, la France pourrait avoir son ambassade en Palestine et à son tour la Palestine avoir son ambassade en France. Mais attention, Emmanuel Macron a prévenu chez nos confrères de CBS, la libération des otages israéliens sera pour la France une condition claire avant d'ouvrir par exemple une ambassade en Palestine. Deuxième effet concret pour les Palestiniens, leur passeport sera reconnu par la France qui devrait leur permettre des facilités en terme de droit au séjours, au travail ou encore aux prestations sociales en France.
Et puis surtout cela mettra fin au statut d'apatride de certains Palestiniens. 3è et dernier effet concret cette fois-ci en terme de coopération judiciaire. Là encore sur le papier, cela pourrait permettre une coopération notamment en matière d'extradition et on l'a vu, he vous allez le voir sur ces images il y a 3 jours avec l'arrestation 6 Jordanie occupé d'isham Harb, c'est un des suspects liés à l'attentat de la rue des rosiers.
Vous le voyez ici en 1982 pardon à Paris. Et c'est tout sauf un hasard. Mais là encore euh c'est sur le papier, la coopération ne sera automatique, ne sera pas automatique et il faudra attendre que des accords bilatéraux soit signés entre la France et l'État de Palestine.
Pour la Palestine, est-ce que ça peut changer quelque chose pour son statut à l'ONU ? On a vu qu'il y a 159 pays qui qui la reconnaissent aujourd'hui, mais c'est pas encore tout l'ONU. Et ben écoutez, la reconnaissance de l'État palestinien par la France ne devrait pas changer grand-chose, notamment à l'ONU puisqu'elle ne deviendra pas un membre à part entière.
On le rappelle, son statut actuel est d'observateur non membre. Cela veut dire que la Palestine peut participer au débat mais qu'elle n'a pas de droit de vote et pas d'élu à de à des postes de l'Organisation des Nations Unies. Pour que cela change, il faudrait un vote des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.
Sauf que l'allié historique d'Israël a décidé à annoncer d'ors et déjà qu'ils poseront leurs véos. Merci Malic. Allez 22h pile.
Tout de suite vous nous suivez pour cette soirée spéciale consacrée à la reconnaissance de la Palestine à l'ONU par Emmanuel Macron. 22h tout de suite le journal Cécile Barteli. Bonsoir Loï, bonsoir à tous et vous venez de le suivre en direct.
Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU. un discours d'une quinzaine de minutes pour le président de la République qui a officialisé la reconnaissance de l'État de Palestine. Fidèle à l'engagement historique de mon pays au Proche-Orient pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien.
Je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'État de Palestine. Pour cette journée très symbolique, près d'une centaine de communes en France ont choisi de hisser le drapeau palestinien au front de leur mairie. C'est le cas notamment des villes de Nant, Ren ou Lyon.
Bruno Rotaillot est opposé à cette initiative. Pour le ministre de l'intérieur, ces communes sont en faute. Quand les préfets défèrent devant les tribunaux administratifs la décision d'un certain nombre de mairies, elles sont très peu 0,25 %.
Au moment je vous parle, en tout cas à 17h 17h30, il y avait 86 mairies sur 35000 mairies quasiment tout de gauche d'ailleurs mais il y a un problème juridique parce que c'est le principe de neutralité. Et puis il y a une autre faute, c'est contraire à l'unité parce que la commune c'est un cadre commun. Ce matin, la salle d'audience était pleine pour assister à l'ouverture du procès de Cédric Jubilard.
Il a accepté d'être filmé à son arrivée, crâne rasé en pantalon de jogging. Il a une nouvelle fois nié le meurtre de sa femme Delphine. Une prise de parole de Cédric Jubilard qui était le moment clé de cette journée comme nous le raconte notre journaliste du service police justice, Valentine Arama.
Sa prise de parole était attendue pendant plusieurs heures cet après-midi. La cour s'est penchée sur la personnalité de Cédric Jubilard avec l'enquêtrice de personnalité d'abord qui est revenue sur les grandes étapes de sa vie puis avec l'intéressé. J'aime prendre de la place, être imposant, me montrer, c'est une certitude, admet-il.
En réaction au rapport qui vient d'être fait par l'enquêtrice, Cédric Jubilard parle d'une voix calme, posée. Il répond à toutes les questions et semble vouloir faire preuve de bonne foi. "Je suis quelqu'un de simple, extravagant de temps en temps et j'aime bien donner mon avis sur tout", résume-t-il dans un léger sourire sur son enfance difficile, il lâche "J'ai pas été un bon fils, donc on m'a maltraité sur sa consommation de cannabis." Il reconnaît qu'il pouvait dépenser 500 € par mois et ponctionner le compte de ses enfants pour payer.
S'il n'a jamais pu garder d'emploi stable, pas de chance ou pas de sa faute, il a été saqué. Interrogé par un avocat de la partie civile sur le fait que rien ne le touche, il déclare "C'est faux, la disparition de ma femme, c'est la première des choses qui me touche. Mais je n'aime pas en parler.
Je suis pudique. On achève ce parcours de vie avec sa détention. Récemment, il dit avoir développé une appétence pour les livres policiers et Cédric Jubilard de finir avec un brin de malice, c'est intriguant, j'aime bien.
Autre procès très médiactique qui a commencé aujourd'hui, celui du maire de Saint-Étienne, Gael Perdriot, lui et plusieurs de ses proches sont accusés de chantage à la sexte steppep sur son ancien maire adjoint qui aurait été filmé à son insu. Gael Perdot est également poursuivi pour association de malfaiteurs et détournement de fonds publics. L'audience a débuté avec la diffusion de la vidéo à H clos en Bretagne, une femme d'une cinquantaine d'années est décédée dans sa voiture piégée par les très fortes intempéries.
Il a plu jusqu'à 100 mm depuis en seulement quelques heures dans les côtes d'armor. Des orages qui ont fait de gros dégâts dans le département. Une collision entre deux avions a été évité inextrémiste.
Hier soir à l'aéroport de Nice, un appareil a voulu atterrir alors qu'un autre avion était déjà au sol sur la même piste. Que s'est-il passé ? élment de réponse avec Valérie le rouge et notre bureau à Nice.
L'incident rarissime aurait pu virer au drame sur l'aéroport de Nice. Hier soir 23h30, un Airbus de la compagnie Nouvel en provenance de Tunis ici en bleu s'apprête à atterrir. Au même moment, un avion Easyjet ici en orange se prépare à décoller pour Nant sur la même piste.
Inextrémiste, le pilote en approche, remet les gaz. Les passagers de l'avion au sol entendent un gros bruit avant que le commandant de bord ne leur explique ce qui s'est passé. On nous a plus dit euh voilà, il y a eu un avion qui a voulu atterrir et nous on était là quoi, prête à décoller.
En fait, on nous a juste dit que du coup l'avion il avait atterri à 3 m de nous et que le pilote il se sentait pas de repartir et après on est on a débarqué. Voilà. car les pilotes du vol Easyjet, choqués, ont refusé de décoller et les passagers ont passé la nuit à Nice.
Aujourd'hui, le scénario de l'incident commence à se dessiner. Il y a une erreur humaine, c'est à peu près certain, à bord de l'avion de Novellaire parce qu'il s'est pas aligné sur la bonne piste et qu'officiellement il était autorisé à s'aligner sur la piste de gauche. Les contrôleurs ne l'ont pas vu.
Faut dire que la météo est très mauvaise, que la proximité des pistes est très grande. Quatre enquêteurs du bureau d'enquête et d'analyse ont été dépêchés sur place. Il est trop tôt pour savoir à quelle distance c'étaient les deux avions.
Ce n'est pas passé loin, mais il faut attendre l'examen des vidéos de l'aéroport. et des données radar pour le déterminer. Les enregistrements audio de l'échange entre la tour de contrôle et les pilotes devraient permettre de déterminer rapidement la responsabilité de cet incident grave.
Et plus que quelques minutes avant de savoir si Ousman Dembélé sera sacré Ballon d'or. Pour l'instant, le PSG rafle la mise lors de la cérémonie qui est en cours au théâtre du Châtelet. Donnaruma a été sacré meilleur gardien de la saison.
Louis Enriquet meilleur coach. Et le jeune prodige du Barça, Lamignamal a lui reçu le trophée Copa du meilleur espoir. Mais c'est quand même une soirée loïque en demi-teinte pour le PSG.
Pourquoi ? Parce qu'ils ont été battus lors du classico. Le PSG qui s'incline 1 à 0 face à Marseille.
Un but du Marocain. Nayet agde tête. [Applaudissements] Merci Cécile sur ce dernier but de l'OM.
Euh on ouvre la 3e page de ce 213 depuis 21h. Vous suivez en direct sur France info la locution d'Emmanuel Macron qui vient de reconnaître l'état de Palestine à New York. On en parle sur notre plateau avec Philippe Étienne, ancien ambassadeur de France aux États-Unis.
Euh Lila Bellili, grand reporteur pour notre émission Envoyée spéciale. Euh Rina Bassiste, bonsoir. Vous êtes correspondante pour la radio israélienne Cann et rédactrice au journal américain Al Monitor et vous êtes aussi ancienne diplomate euh israélienne.
On va euh décrypter tout ce qui s'est joué à New York et en Palestine aussi ce soir et on va tout de suite prendre la direction de New York pour retrouver notre correspondant Franck Genosau. Franck, bonsoir. Vous êtes donc aux Nations- Unies à New York, vous avez suivi ce discours historique.
Vous êtes notre correspondant aux États-Unis depuis depuis plusieurs années. On sait Donald Trump, lui n'a pas vraiment goûté cette reconnaissance. Il est même mécontent.
Et aujourd'hui, les États-Unis sont le dernier, le seul des cinq pays membres du conseil du conseil de sécurité de l'ONU à n'avoir pas reconnu la Palestine. Effectivement, et c'est ça qui en quelque sorte sur la scène diplomatique est en train d'isoler l'Amérique. C'est en tout cas l'analyse que font un certain nombre d'observateurs ici à New York. et la réaction tout à l'heure de Donald Trump a été donnée par la porte-parole de la Maison Blanche.
C'était en quelque sorte de façon anticipée, hein, c'était quelques heures avant le discours d'Emmanuel Macron et je vous la reconnaissance de l'État palestinien est une récompense pour le Hamas. Ce sont les mots de la Maison Blanche tout à l'heure, des mots prêtés à Donald Trump et c'est la position de l'administration américaine depuis le mois de de juillet. l'administration américaine qui estime que cette reconnaissance renforce en quelque sorte le rôle du Hamas dans les négociations actuelles à un moment où la diplomatie américaine a fait beaucoup d'efforts en vue de l'obtention d'un cesser le feu durable entre Israël et le mouvement islamiste du du Hamas. une administration qui reste par ailleurs très fermement engagée auprès de son allié israélien et qui se retrouve donc isolé ici à l'ONU face à ce bloc de 142 pays qui ont donc désormais reconnu l'état de Palestine au cours d'une conférence qui s'est annoté loïque était tout de même menée par deux alliés majeurs de l'Amérique en la présence de la France et de l'Arabie Saoudite. la position de la France très critiquée ici par le parti républicain celui de Donald Trump mais également par les médias conservateur mais qui suscite aussi une certaine forme de scepticisme en quelque sorte dans d'autres médias des médias plus centrés plus libéraux plus traditionnels.
Et ce scepticisme et bien il prenait ce matin la forme d'un titre dans le grand quotidien New York Times et le titre était le suivant : "L'Europe parle fort mais elle peine à agir. Beaucoup d'observateurs ici sont sceptiques sur les conséquences concrètes que peuvent avoir que peut avoir cette reconnaissance de l'État de Palestine sur la suite des affaires diplomatiques du monde. Merci Franck.
Franck Genoso, notre correspondant aux États-Unis nous a rejoint sur ce plateau. David Rigouler Rose. Bonsoir.
Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orient stratégique chez l'Armatan. On va tout de suite repartir sur le terrain avec vous Lila Bellili parce que on a envie de de parsemer cette soirée de retour sur le terrain de décryptage en image. Euh il y a 2 ans, cette fois-ci, vous aviez été pour notre émission Envoyé Spéciale faire un reportage qui était absolument glaçant sur une route he l'autoroute, c'est la route 60 60 Voilà qui qui longe toute la 6 Jordanie.
Et donc on va parler là de de colonisation de tout ce qui se joue parce que bon la reconnaissance symbolique de la Palestine c'est une chose. Maintenant euh il va falloir la mettre en la mettre en ordre et c'est une autre paire de manche. On regarde d'abord cette cette séquence absolument euh euh absolument folle que vous aviez tourné dans une station service sur cette route 60.
On regarde et on en parle après tous les quatre. Les stations service sont l'un des rares endroits où juifs et arabes sont bien obligés de se rencontrer. C'est écrit quoi ?
Vengeance. Dans celle-ci, au mois de juin dernier, deux Palestiniens d'un village voisin ont abattu quatre colons israéliens. C'est les gens, ils sont en arme.
Depuis, les Israéliens viennent en armes pour faire le plein et les plaques blanches palestiniennes ne fréquentent plus la station. [Applaudissements] On est plus en sécurité comme avant. OK, c'est ça la vie ici.
C'est compliqué. Sarah Liesson est une ancienne parisienne et quand elle prend du carburant, elle aussi est armée. On doit partir.
Oui oui oui oui. Pourquoi vous avez ça ? Pour rester en V.
Si je suis en danger moi ou mes enfants, alors tout de suite je lesise. L'une des victimes de cette attaque était le meilleur ami de son fils. Oui.
Il y a eu un terroriste arabe qui est arrivé de là-bas de la route 60 et le terrorisme d'abord il a tiré sur toutes les voitures. Puis après il a couru ici vers là et il a rentré dans le restaurant et il a tiré sur les gens qui étaient en train de manger. Et ici il y a une balle qui est rentrée dans la vitre.
L'un des deux assaillants a été abattu par un civil israélien. L'autre a réussi à s'enfuir. Depuis le 7 octobre, le gouvernement israélien incite les civils à sortir armé.
Dès qu'il y a un arabe qui s'approche, je je peur pour ma vie. J'ai peur qu' qu'il attaque. J'ai peur qu'il tirent et j'attends pas que de de qu'il se passe quelque chose et que mes enfants ils soient il restent seul sans mère.
Est-ce que un arabe c'est un danger potentiel ? Potentiel. Oui.
Incroyable séquence. Reportage à revoir en replay sur les plateformes France Télévision. la route de la haine en octobre 2023 sur pour envoyer spécial.
Ça c'est quelques jours après quelques semaines après le 7 octobre. Lila, on voit là une station de service, j'allais dire qui ressemble à toutes celle qu'on aurait chez nous en France et on sent la cette tension des deux côtés. Et là, en l'occurrence, il y a des morts, il y a eu des morts israéliens.
Ouais. La différence, c'est qu'ils sont tous armés, on le voit avec la française. D'ailleurs, j'avais pris de ces nouvelles il y a peu de temps.
Elle a déménagé depuis mais elle a déménagé dans une autre colonie qui s'appelle Evatar. Et c'est un endroit intéressant parce que je pense c'est important de rappeler ce que veut dire aussi une colonie. Une colonie ça veut dire une implantation juive en territoire palestinien.
Donc c'est pour ça qu'on a appelé ce reportage la route de la haine parce que il y a des affrontements entre colons et palestiniens tous les jours. Là on l'a vu à la station service, il y a quatre Israéliens qui ont été tués par des Palestiniens, mais il y a aussi de nombreux morts côté Palestiniens. Il y a des attaques de colons quasiment tous les jours.
Donc c'est une situation vraiment explosive en Césurdanie aujourd'hui. Euh Rina euh bassiste, quand vous voyez ce ce reportage-là, euh on est au cœur de voilà d'une d'une haine tenace des deux côtés qui va falloir surmonter. Donc la reconnaissance symbolique de l'État de Palestine ce soir euh c'est vraiment qu'une petite partie du chemin qui est faite.
Et on peut même discuter s'il y a un schéma qui a été fait du tout parce que pour beaucoup d'Israéliens, il y a en fait deux possibilités. Soit il y a un aveuglement total de la part de la diplomatie française parce qu'il y a une crise sur le terrain à Gaza. Il y a la guerre monsieur ne veut pas en finir.
Pourtant il y a beaucoup d'Israéliens qui qui appellent à finir avec la guerre, la libération des otages. Et là, il y a des Israéliens qui vont dire "La France, comme la France est impuissante sur ce terrain là, sur cette crise là, il y avait un choix de prendre un autre chemin. La reconnaissance, c'est beaucoup plus facile, c'est beaucoup plus spectaculaire, c'est beaucoup plus théâtral." Donc là, on dit aucun chemin a été fait sur le sujet parce que ça va amener à rien parce que c'est pas les crises sur laquelle il faut maintenant se focaliser.
Ça c'est une chose. Après on peut aussi donner une autre interprétation à ce qui s'est passé ce soir et à l'ONU. On peut aussi dire oui, c'était très important ce que le président a fait mais là les Israéliens ils ont une autre interrogation qui est mise sur la table.
Il disent si c'est si important, si vraiment ça amène justement ça fait un bout de schéma, ça veut dire que la France avait une carte très importante à jouer. Et cette carte que la France a joué en fait peut-être la seule carte que la France a joué, la car la France a joué cette carte sans par exemple euh avoir les les certitudes que les otages sont libérés sans avoir les certitudes. le demandant explicitement.
Il y aura pas de par exemple il y aura pas d'ambassade à Paris ou d'ambassade en Palestine. La question la question de ouvrir un ambassade, est-ce que vous pensez vraiment vous les français, les lsé les kedis que Hamas ça l'importe ? Est-ce que ça c'est une c'est une moyenne de pression sur Hamas que la France ne va pas ouvrir son ambassade en Palestine ?
Il faut pas être naïve quand même. On sait très bien ça c'est pas du tout un levier sur Hamas. Un levier sur Hamas ça aurait pu être par exemple dans cette déclaration de New York où il y a beaucoup beaucoup d'éléments positifs et que les Israéliens n'étaient pas trop exposés parce que bon euh les Français ils ont ils ont mené les choses comme ils ont fait mais par exemple il y a pas un engagement de la part de pays arabe et déel des fonds de ramas. il y a pas des engagements de la part des pays arabes d'expulsés des militants de Hamas.
Donc il y avait certains leviers que la France a choisi de ne pas demander justement. Donc là on se retrouve avec quelque chose qui est historique d'un côté mais de l'autre côté très déclarative et avec aucune certitude que ça va nous amener ni au relâchement des otages, ni à la fin de la guerre à Gaza, ni à la fin de la crise humanitaire. Alors justement Rina Bassis, une déclaration, je vais vous faire réagir sur ce plateau.
Mahmoud Abas, donc le président de l'autorité palestinienne, vient d'appeler le Hamas à rendre les armes. Il condamne le 7 octobre et il demande aussi la libération des otages. Il condamne aussi le fait évidemment que le Hamas a a emmené à enlever des des otages.
Il ne l'avait pas fait heou depuis le depuis le 7 octobre. Alors, on rappelle pour nos téléspectateurs Mahmoud Abbas, autorité palestinienne, Anis Jordanie, Aramala, c'est pas du tout la même branche que le Hamas. Ils se sont d'ailleurs tirés dessus à de nombreuses reprises.
Mais est-ce que Philippe Étienne et puis et puis David Rigoulerose et puis vous aussi Rina, est-ce que cette déclaration de Mahmoud Abbas c'est encore qu'une déclaration Rina, je suis d'accord, mais est-ce que ça va ça va dans le bon sens ? En tout cas, Philippe Étienne. Alors, moi je voudrais rappeler, on l'a dit tout à l'heure, mais avant que vous arriviez, que cette reconnaissance n'est pas un acte isolé de l'ensemble de la problématique.
Vous avez raison de dire que si c'était une reconnaissance en ignorant ce qui se passe sur le terrain, ça n'aurait pas beaucoup de sens. Mais c'est pas le cas. Euh il y a deux il y a deux documents euh préalables, c'est effectivement les engagements de Marmoabas qui sont d'ailleurs euh des engagements euh y compris de politique intérieure qui qui concerne l'enseignement de l'histoire, qui concerne la fin de ce système où l'on donne de l'argent au soi-disant famille famille des soi-disants martyres.
Donc des engagements assez précis par rapport à ce qui se passait jusqu'à présent. Et puis a cette déclaration de 142 pays dont les soutiens du ramasse traditionnel tels que la Turquie et le Qatar qui ont pris euh des engagements euh vis-à-vis du Ramas, c'est-à-dire en particulier le désarmement. Le fait c'est pas seulement le désarmement, c'est le fait que le Hamas est exclu de toute gouvernance.
Alors après, quand faut-il jouer cette carte ? On a aussi eu cette discussion. Est-ce que le Hamas a intérêt en fait à ce que il y ait cette pression pour la paix ?
C'est pas forcément le cas. Donc si on met la libération des otages comme condition à comme première condition à la reconnaissance, euh quel est l'intérêt des du ramasse de libérer les otages ? En fait, cette initiative, elle va contre le ramass.
Elle est pour écarter le ramass. Et c'est pas seulement la France ou des pays européens ou des pays occidentaux comme le Canada ou l'Australie ou le le Royaume-Uni, c'est aussi les pays arabes, les pays musulmans. Donc c'est quand même une initiative assez forte.
Ça veut pas dire qu'elle sera facile à jouer, mais ce qui est très important par rapport à ce qui a été dit finalement, qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Est-ce que ça va rester une parole en l'air ? Dans ce plan, il y a le jour d'après, c'est-à-dire le jour d'après ce qu'on veut, c'est-à-dire la libération des otages que le président de la République a exigé sans condition et cesser le feu.
Le jour d'après, c'est une initiative à Gaza parce que l'une des difficultés de se cesser le feu, donc de la libération des otages, c'est qu'on ne sait pas ce qui va se passer après. Et là, ce plan franco-saudien, il propose des choses précises et ces choses précises, elles vont encore être travaillées cette semaine à New York par tous les pays qui participent à cette et ces choses précises sont essentielles pour la sécurité d'Israël. Et c'est normal, je trouve moi en tant que là, je parle en tant que personne que la population israël israélienne, on l'a dit, soit traumatisée par encore aujourd'hui par le 7 octobre 2023.
Et c'est normal que les Palestins, on rappelle pour nos téléspectateurs que c'est l'équivalent de de 10000 Français tués si on rapporte à la population. C'est comme si on avait eu 10000 morts en France. Don 51 citoyens français d'ailleurs.
Et c'est aussi normal que les Palestiniens n'y croient pas trop dans dans la situation désespérée où ils sont. Mais euh c'est pas c'est pas une raison pour au contraire, c'est une raison supplémentaire pour agir. Et donc on voit parler à monsieur l'ambassadeur le nombre de morts justement depuis le depuis le 7 octobre entre le nombre de morts palestiniens et le nombre de morts israélien.
Et encore une fois, une vie est une vie hein, il n'y a pas de hiérarchie dans la dans la couleur et dans la tragédie mais ça montre effectivement des des échelles de fiche. C'est un massacre épouvantable, une une tragédie épouvantable. Donc euh ce que je voulais simplement dire, c'est que euh dans cette dans ce plan, il y a des éléments qui se complètent, il va falloir les mettre en œuvre mais cette euh cet engagement de nombreux pays à soutenir une force de stabilisation en excluant totalement le ramasse, pas seulement au plan militaire mais au plan euh de la gouvernance, c'est quand même un élément concret, une proposition qui est apportée.
David Rigoueros justement exclure le Hamas, tout le monde comprend bien le le j'allais dire le bien fondé euh d'exclure le le Hamas mais il est toujours là le Hamas hein, même après plus de 2 ans de guerre. Oui, il est toujours là. Mais effectivement, il y a il y a dimension, il y a un paris sur le sur l'avenir qui est fait dans dans la dans la déclaration présidentielle euh qui d'ailleurs l'annonce justement de qui a été faite aujourd'hui n'aurait pas pu se faire sans sans la lettre du de Mahmoud Abbas du 10 juin dernier où il évoquait pour la première fois la condamnation de du 7 octobre, ce qu'il avait pas fait jusqu'à présent, euh la la mise à l'écart du Ramas et la perspective très hypothétique pour l'instant d'élection.
Euh ça rend explicite des choses qui étaient sous-jacentes et qui n'avaient jamais été dites et qui vont obliger pour la suite d'une certaine manière quel que soi les l'évolution de la situation même si elle demeure très très ambivalente parce qu'évidemment il y a l'hypothèque du Hamas qui demeure comme vous le soulz mais en même temps euh effectivement monsieur Ambassadeur a rappelé queil y avait quand même euh le Qatar et la Turquie qui s'étaient senti obligé quand même de se désolidariser d'un mouvement qui avait été soutenu initialement. Donc c'est pas anodin, même si pour l'instant ça prend pas encore de d'engagement euh euh coercitif, mais euh mais l'enjeu c'était euh de notamment de l'annonce du président Macron. Euh quoi qu'on puisse considérer pour les attendus incertains de la suite, c'était l'idée de prendre date probablement lorsqu'il a fait cette annonce en juillet dernier euh qu'il y aurait pas validation euh juridique d'un fait d'une politique de fait accompli, même si sur le terrain concrètement ça va pas changer de manière immédiate la situation des Palestiniens.
Et c'est là où je parlais de Paris sur l'avenir parce qu'il faut offrir une perspective qui était fermée qui était fermée et d'une certaine manière, il s'agit d'enjamber une séquence gouvernementale de Netaniau parce qu'il faudra bien qu'il y ait une perspective à un moment ou un autre justement qui validera la la mise à l'écart irréversible de du Ramas qui pour l'instant est encore là. Alors, on va tout de suite retourner sur le terrain là où ça se joue à New York. On va à cette assemblée générale des Nations-Unies, on va retrouver Pascal Confavreux.
Bonsoir monsieur Confavreux, vous êtes le porte-parole du qu d'orset, porte-parole du ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Vous avez suivi toute cette journée le discours d'Emmanuel Macron. J'avais envie de demander en quoi c'est une victoire diplomatique pour la France. vous allez nous nous l'expliquer et puis de l'intérieur, vous avez vécu cette journée.
Racontez-nous un peu les coulisses de cette de ce jour historique. Voilà, jour historique, je crois que c'est l'expression l'expression est en effet juste. C'est le sentiment qui se dégageait de la salle de l'Assemblée générale des Nations- Unies qui se trouve juste derrière moi dans lesquels le président de la République a reconnu formellement l'état de l'état de Palestine. aujourd'hui un sentiment aussi que ces 142 pays qui ont voté en faveur de la conférence des deux États sont unis derrière cette dynamique que la France a a créé a réussi à créer et il y a une dizaine de mois si on nous avait dit ça je pense que peu auraient cru que nous arrivions à créer cette dynamique.
D'ailleurs, ces dynamiques, il y a une dizaine d'états qui ont reconnu l'état de Palestine. Mais il y a aussi des engagements très fermes de condamnation du Hamas, vous en parliez. euh et d'intégration régionale de type OSCE ou ADAN qui sont ce qui vont permettre le jour d'après aussi sur la sécurité et les forces de stabilisation et la reconstruction.
Voilà, c'est tout ça euh et c'est l'honneur un peu de la France d'avoir réussi à créer cette dynamique et d'avoir un petit peu sorti la solution des deux états, de l'état du danger de mort dans lequel il se retrouvait il y a plus d'un an. Pascal Confavor, une autre question, on a entendu hein, notamment Benjamin Netaniao était très très critique sur cette reconnaissance. Donald Trump également, Israël a a menacé he de de rétorsion des menaces voilées par exemple sur le consulat de France à Jérusalem.
Que fera la France ? Que répondra la France si Israël met ces menaces à exécution ferme par exemple un consulat à Jérusalem ? Alors, nous n'avons pas été notifiés euh de quoi que ce soit par les autorités israéliennes.
Nous avons vu ça euh euh en presse. Il est bien évidemment naturel qu'il y a il y aura une réponse de très grande fermeté euh si c'était le cas. Merci.
Merci beaucoup Pascal Confavreux, porte-parole du quai d'Orset à New York. Rina bassiste, vous avez vous avez entendu tout ce qu'on vient de dire. On sait he les Israéliens y compris d'ailleurs des Israéliens qui étaient pour la paix, on les sent on les sent réticents à cette reconnaissance.
Aujourd'hui, on a parlé avec Lila Bellili de l'extrême droite israélienne, mais on a vu des reportages hein, des Israéliens en faveur de la paix sont aussi réticents. Je je me trompe peut-être mais j'ai l'impression que c'est votre cas. Vous dites que c'est un peu trop tôt.
Je dis pas que vous étiez contre cette reconnaissance mais pas maintenant. Est-ce que je Bon, je donne pas mon mon avis personnel, je donne mon analyse ici de la société israélienne. Je précise ça.
Il y a deux choses là. Euh il y a les sentiments israéliens vis-à-vis euh cette cette initiative et il y a aussi les sentiments israléliens vis-à-vis la France dans cette rôle. Là, je vais juste donner une petite note note note sur ce qui était dit par les porte-parolees de Kedors.
Quand les porte-parole de la France utilise ce genre de termes, c'est l'honneur de la France, c'est la France qui qui gagne, c'est une victoire de la diplomatie française, c'est la France qui va amener la paix du proche- Orient. Ça ça va pas bien jouer avec les Israéliens parce que ça renforce une certaine caricature de la France qui essaie de se mêler qui qui est la championne de toutes les conférences internationales qui n'ont jamais jamais marché qui n'ont rien apporté de la paix au proch. Donc ça c'est une petite bémolle juste sur la terminologie qui qui que j'attends depuis des semaines et des semaines qui n'est pas très constructive côté israélien.
Maintenant, sur le sujet même et si on regarde le les chefs de de parti politique israélien, vraiment la plupart y compris et les centres et les gauches plus proches du centre disons et ils sont tous contre cette initiative parce qu'il y a ces sentiments en Israël comme si le moment est est mal choisi. Comme c'est pas que les Israéliens sont pas pour la la solution de des deux États. Je crois que si on fera un sondage, la plupart des Israéliens acceptent cette idée que il faut vivre avec les Palestiniens en pas en paix peut-être le le mot pe peut-être n'est pas juste mais en sécurité en certain calme.
Et pour arriver à une situation comme ça, il faut avoir des étapes parce qu'il y a pas une autre solution. Est-ce que il faut pour cela reconnaître maintenant l'état palestinien ? Ça c'est une autre chose.
Et là cet enchaînement et française qui disent pour arriver à la solution des états pour entamer un dialogue nous on va forcer ça parce que on va reconnaître l'état palestinien c'est quelque chose qui évoque beaucoup de sentiments très négatifs en Israël et surtout vous avez tout à l'heure parlé de cette lettre de de Mahmoud Abbas qui était adressée à qui ? À la France et à l'Arabie Saoudite. Il s'est pas adressé aux Israéliens.
Il fallait d'abord qu'il s'adresse aux Israéliens et il y a aussi cees sentiments en Israël comme si c'est très bien après 2 ans quand il y a cette justement cette cette prix phénoménale de la reconnaissance et de la Palestine là soudainement il est d'accord là il condamne là il est d'accord de faire des élections là il va réviser l'autorité palestinienne. Or les choses doit pas dépendre l'un à l'autre. Il faut condamner le 7 octobre, il faut euh revitaliser euh l'autorité palestinienne.
Il faut arrêter avec l'incitation dans dans des livres des incitations à la haine. Ça doit pas être couplé avec cette reconnaissance de l'État de Palestine. Philippe Étienne le mot de la fin parce qu'on va avoir le rappel de titre dans dans quelques instants.
Mais vous avez été ambassadeur aux États-Unis, les États-Unis bloquent toujours. Qu'est-ce qu'il faudrait ? Est-ce que vous pensez qu'on verra quoi ?
Il faut attendre un hypothétique départ de Donald Trump pour qu'un jour peut-être les États-Unis reconnaissent la Palestine ou on en est encore très très loin. Bon, d'abord aux États-Unis, il y a différents points de vue. Moi, j'ai sous les sous les yeux l'article dans Foreign Affairs de Richard Ask.
Le titre c'est un état palestinien serait bon pour Israël tout simplement pour éviter Israël un état de guerre permanent et d'éviter Israël l'isolement. C'est ça, c'est pas un point de vue français, c'est un point de vue américain. Euh donc il y a différentes différentes opinions, mais l'administration Trump, en effet euh ça avait été dit très clairement par Marco Rubio, le secrétaire d'État, a le même discours que le gouvernement israélien qui est que cela renforce le ramass.
Alors que nous nous disons notre notre sentiment, c'est le contraire du côté de Français mais aussi du côté de tous les initiateurs parce qu'encore une fois, il y a pas que la France. Je comprends ce que vous dites sur les expressions françaises, mais mais derrière il y a quand même beaucoup de pays et il y a déjà l'Arabie Saoudite et la France. Et derrière aussi, il y a l'avenir de la reconnaissance d'Israël euh par les pays de la région.
Notamment, c'est les accords d'Abraham auquel tient. C'est aussi ce qu'a dit le président de la République. Merci.
Merci. On déborde. 22h32.
Le rappel de titre avec vous Cécile Bartoli. C'est lors d'un discours d'une quinzaine de minutes à la tribune de l'ONUC. Emmanuel Macron a officialisé la reconnaissance de l'État de Palestine.
Pour le président, il y a urgence. Emmanuel Macron qui a ajouté que l'établissement d'une ambassade de France dans le futur état palestinien sera conditionné à la libération de tous les offtages détenus à Gaza et à un cesser le feu dans ce territoire. Fidèle à l'engagement historique de mon pays au Proche-Orient pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien.
Je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'état de Palestine. Ce matin, la salle d'audience était pleine pour assister à l'ouverture du procès de Cédric Jubilard. Il a accepté d'être filmé à son arrivée.
Crâne rasé en pantalon de jogging. Il a une nouvelle fois nié le meurtre de sa femme Delphine dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Une enquêtrice de personnalité est revenue sur le profil du couple.
Cédric Juubilard, c'est quelqu'un qui est très volubile, très exubérant, pas toujours adapté, qui peut être pour certains froids autoritaire, qui aime se mettre en lumière, qui peut être dominant face à une épouse qui est très effacée, qui est très taiseuse. On sait qu'elle gère en fait Delphine, Delphine Jubilard, elle gère le foyer, elle gère les dépenses. C'est une sorte de pilier invisible.
Autre procès très médiatique qui a commencé aujourd'hui, celui du maire de Saint-Étienne, Gael Perdriot. Lui et plusieurs de ses proches sont accusés de chantage à la sexte step sur son ancien maire adjoint qui aurait été filmé à son insu. Gael Perdrio est également poursuivi pour association de malfaiteurs et détournement de fonds publics.
L'audience a débuté avec la diffusion de la vidéo à Hlot. Plus que quelques minutes avant de savoir si Ousman Dembélé sera sacré Ballon d'Or. Pour l'instant, le PSG rafle la mise lors de la cérémonie qui est en cours au théâtre du Châtelet.
Donnaruma a été sacré meilleur gardien de la saison. Louis Enrique meilleur coach. Le jeune prodige du Barça, la minamal a lui reçu le trophée COA de meilleure espoir.
Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Merci Cécile. On poursuit, on termine cette soirée d'édition spéciale après la reconnaissance de l'État de Palestine à New York par Emmanuel Macron il y a il y a 1h30 très précisément.
Toujours sur notre plateau, Lila Bellili, bonsoir. Grande reporteur pour notre magazine envoyé spécial. On va revoir des extraits de vos reportages en Israël et en et en 6 Jordanie qui sont édifiants.
À vos côtés, euh Christophe Gascar, grand reporteur pour notre rédaction euh à France Télévision et aussi euh vous avez été à de très nombreuses reprises en Israël euh et à Gaza. David Rigoulerose, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orient stratégique chez l'arrmatan. Et puis Rina Bassiste, rebonsoir, correspondante pour la radio israélienne Cann et rédactrice au journal américain Al Monitor.
On retourne tout de suite sur le terrain, on va aller voir notre correspondant Arnaud Miguet en Israël. Justement Arnaud, on vous retrouve à Tel Aviv. Quelle est l'atmosphère ce soir Arnaud après cette reconnaissance et le discours du président Emmanuel Macron qui n'a pas forcément plu aux Israéliens ?
Ce soir le les Israéliens sont chez eux, il n'y a personne dans les rues. C'est le repas de fête, celui du nouvel an juif et l'on parle beaucoup plus de la vidéo d'un otage à Noël détenu à Gaza. Une vidéo a été envoyée par le Hamas aujourd'hui beaucoup plus que du discours d'Emmanuel Macron sur la reconnaissance de l'État palestinien.
De toute façon, la position française est bien connue depuis longtemps et décriée. Elle fait même l'unanimité contre elle. Que ce soit au sein de la population qui a 80 %.
Selon un dernier sondage, je pense qu'une solution à deux États est tout simplement aujourd'hui impossible. Cet après-midi, d'ailleurs dans les rues de Jérusalem, on nous expliquait que la France n'était plus une alliée ou encore que la France faisait le jeu du Hamas dans la classe politique israélienne, de l'opposition jusqu'au gouvernement qui n'a jamais été aussi à droite de l'histoire du pays. Il y a aussi largement consensus et c'est suffisamment rare pour être noté.
Reconnaître un état palestinien revient à récompenser le terrorisme dit-on ici 23 mois après les attaques du 7 octobre 2023. Arnaud, on en parlait il y a quelques instants avec le le porte-parole du du qu d'ors qui était en direct avec nous depuis New York. Israël menace la France de rétorsion.
On parle de d'une fermeture du consulat de France à Jérusalem. Qu'en est-il de ces de ces menaces de rétorsion contre la France ? Des mesures de rétorsion, Loï qu'il y en aura.
C'est une menace et une promesse du premier ministre israélien qui ne décolère pas contre l'initiative française. On aura la réponse après la rencontre. entre le Premier ministre israélien et le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, c'est-à-dire après le 29 septembre.
La vengeance est un plat qui se mange froid. Alors, il y a tout un éventail de mesures. Ce pourrait être ce pourrait être le renvoi de diplomates ou la fermeture du consulat français de Jérusalem.
Et puis pour le nouvel état reconnu par Israël prévoit une intensification de la colonisation en 6 Jordanie et probablement aussi une intensification de la guerre à Gaza. David Rigoulerose euh ce que nous dit euh Arnaud. Oui, Israël va j'allais dire monter en puissance sur les sur les rétorsions.
Peut-être pas contre que contre la France d'ailleurs puisquon rappelle he nos téléspectateurs le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie ont reconnu la Palestine ces 24 dernières. C'est vrai qu'il y a des relations interpersonnelles entre le président français et le premier ministre qui sont devenues très mauvaises entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanou qui reproche le premier ministre israélien qui reproche tout particulièrement la France initiative qui probablement parce que à l'époque de l'annonce en juillet dernier il y a eu une forme de sarcasme et une sous-estimation d'une potentielle dynamique qui est avérée aujourd'hui et donc qui avait été peut-être sous-estimé par le gouvernement israélien. ce qui explique la vehémence actuelle.
Euh il y a une forme un peu de dépit et donc il y aura probablement effectivement des des des réactions. Notamment on parle du consulat justement français de Jérusalem et d'autres. Il y a il y a une une incompréhension aujourd'hui qui est qui est réelle et qui euh qui fait fi des des liens étroit qu'il y a entre les deux pays depuis très longtemps et qui est en partie lié justement euh au passif des relations interpersonnelles euh en cause aujourd'hui.
Faut pas présager de l'avenir mais en tout cas là pour l'instant il y a effectivement c'est un vrai problème et parce qu'en fait il y a une double incompréhension à la fois du côté français par rapport à l'idée de deux États enfin des occidentaux qui ont du mal à comprendre que même ceux qui ne soutiennent pas Netaniaou et d'ailleurs ça a été rappelé là aujourd'hui la psyché israélienne a été tellement ébranlée par le 7 octobre que l'idée de la solution à deux états est inaudible pour l'instant et puis du côté côté effectivement israélien l'idée que l'annonce présidentielle française était susceptible de finalement donner une prime au terroristes du Hamas, ce qui n'est évidemment pas le cas. Donc il y a une double incompréhension qui s'autoalimente et qui explique aujourd'hui évidemment les les relations très difficiles qui qui se manifestent avec des risques de mesures de rétorsion parce que il y a un passif qui pour l'instant voilà prévaut. Rina Bassiste, on a d'ailleurs consacré une émission sur ce plateau il y a il y a quelques jours à à ce sentiment.
Ça nous donnait l'impression qu'Israël se disait se sentait seul contre tous et puis tant pis. Est-ce que c'est ce que vous sentez vous dans la société israélienne ou seul presque contre tous puisqu'on le voit évidemment les États-Unis euh sont toujours un très très fidèle allié d'Israël, mais quand même euh est-ce que les Israéliens se voilà se sentent un peu seul contre tous et puis euh et puis c'est pas grave, on se défendra seul. En tout cas, c'est ce que Benjamin Nathan lui-même a dit juste il y a quelques jours que il a admis que la situation, l'isolement d'Israël grandissent de jour en jour qu'il faut faire face.
Mais pour lui, faire face, qu'est-ce que ça veut dire faire face ? ça veut dire euh se trancher dans ses positions, continuer avec la guerre contre les Hamas juste bout aller conquérir Gazaville et c'est pas du tout pour lui une incitation de de de de changer de méthodes ou de changer de politiques. Donc si on demande Benjamin Etanya absolument c'est Israël contre tous sauf les États-Unis qui est notre grande allié qui reste notre grande allié et tant pis pour tous les autres.
Euh il se trouve que que la France comme la France a cette consulat euh à Jérusalem, c'est une consulat très particulière parce que cette consulat à Jérusalem qui est en fait dans l'ouest, pas dans l'Est mais qui sert d'abord comme un ambassade de facto vis-à-vis Palestiniens et ça fait quelques années que la France n'a pas vraiment un bureau et Aramala c'est qu'il y avait peut-être il y a 20 ans. Maintenant, on a juste un sorte de institut culturel avec les Allemands. Donc, c'est pas exactement un bureau diplomatique.
Donc, on a ce consulat à Jérusalem qui sert comme un comme un ambassade, mais c'est aussi un consulat qui sert pour des affaires consulaires pour les juifs israéliens qui habitent à Jérusalem, notamment pour des bin nationaux, des franco-israéliens. Donc là, on sera dans une situation très voilà dans une situation très bizarre où et Israël risque justement de fermer ces consulats. Ça va heurter aussi les citoyens israéliens mais et comme on l'a dit tout à l'heure pour Netaniao, tant pis, tant pis pour tout.
Et si la France veut la guerre, on va donner la guerre. On va retourner justement sur le terrain avec vous Lila, Lila Bellili, voir, on va aller en Israël. Vous aviez tourné une autre séquence assez édifiante avec des des colons des colons israéliens qui venaient camper près de la près de la frontière, près du mur de Gaza.
On regarde cette séquence donc tournée pour pour envoyer spécial. C'était il y a quelques mois, février 2025, vous y étiez. On regarde et vous nous racontez après ce qu'il en ressort.
Un peu plus loin sur cette route que les civils désertes, nous rencontrons ce petit groupe, une cinquantaine de colons radicaux qui s'installent en face de l'enclave palestinienne en ce jour de shabbat. [Musique] Malel, sa femme Adar et leurs hfants viennent dormir à la frontière plusieurs fois par mois. J'ai besoin d'un coup de main.
Ramène-moi ça, ça va me servir. C'est le truc pour dormir. On a pris de la nourriture, des vêtements, des sacs de couchage, des tentes, tout ce qu'il faut pour faire shabbat ici.
Un shabbat très politique. Depuis l'attaque terroriste du 7 octobre, ces colons camp devant Gaza régulièrement. Il y a écrit quoi sur le capot ?
Ça veut dire Gaza est à nous pour toujours. La bande de Gaza doit revenir à Israël. Ça appartenait, ça appartient et ça appartiendra pour toujours.
Vous avez conduit avec cet autocollant pour venir ? Vous n'avez pas peur de conduire comme ça ? Non non.
Non. Peur de quoi ? De qui ?
Les Palestiniens par exemple. Pardon ? Mais c'est notre pays.
Je dois avoir peur de conduire dans mon pays. Non. Allez, viens, on va poser les affaires.
Planter sa tente et son drapeau Gaza est à nous en face de l'enclave. Même si ce n'est que pour une nuit, c'est un symbole pour marquer ce qu'elle considère comme son territoire. Lila, Belili, on voit bien là sur votre reportage ça c'est Israéliens encore une fois c'est une c'est ce sont des Israéliens de plutôt de d'extrême droite donc c'est une mouvance radicale mais quand même minoritaire mais enfin sont là ils ont beaucoup de soutien politique et ils ont pas du tout l'intention de partager cette terre.
Donc là on parle aussi de la un peu de la de la colonisation qui qui bat son plein je crois. Oui. Et je pense que pourquoi on les appelle colons dans le reportage ?
Je pense c'est important d'expliquer la définition. Un colon, c'est une personne qui a la nationalité israélienne de confession juive et qui va s'installer en 6 Jordanie, donc en territoire palestinien où là eux ils ont envie d'aller à Gaza. Eux ils ont envie d'aller à Gaza et eux ils vivent en 6 Jordanie.
On est allé tourner à Eviatar par exemple qui est une colonie qui est illégale au regard du du droit international. Et c'est ça qui est important à montrer, c'est qu'en fait les gens qui sont là, ils ont appliqué une méthode en 6 Jordanie. Donc en général, ils installent des campements en haut des collines.
Donc ça surplombe les villages palestiniens et ils disent que la stratégie qu'ils ont appliqué en 6 Jordanie, là ils ont l'intention de faire exactement la même chose à Gaza. Christophe, vous avez été aussi à de très nombreuses reprises en Israël. La colonisation quand on est en Israël, ça se voit notamment en 6 Jordanie.
Donc c'est la solution à deux états là dont on parle à nos à nos téléspectateurs depuis le début de la soirée. La 6 Jordanie c'est un c'est un gruère aujourd'hui. Il y a euh un petit bout palestinien, un petit bout une colonie israélienne.
C'est c'est colonies euh mais vous avez raison de le répéter. À la fois ils sont minoritaires mais en même temps majoritaires dans le gouvernement d'extrême droite dans le sens où de Benjamin Netaniaou. C'est vraiment une très courte majorité euh ce qu'il a Benjamin Nathan l'acné 720 députés.
Ils sont à 61 62 à chaque fois ça se joue à un ou deux prêts et les finalement ceux qui lui ont permis de rester au pouvoir de faire cette guerre et il est là depuis bien avant le de 7 octobre, ce sont justement ses ministres d'extrême droite Don Smotric qui a dit il y a quelques jours seulement cette terre à Gaza elle doit nous revenir et voir même si effectivement les Américains dans leur volonté de faire une rivière et de reprendre tout cela voire même il devrait avoir une compensation financière. Vous imaginez à quel point la provocation elle est à la fois terrible, humiliante pour ceux qui vivent sur place et qui ont qui vivent sous sous les bombes. Parce que à l'heure où l'on se parle, il y a encore des victimes palestiniennes, malheureusement tous les jours dont on ne voit pas.
Parce que encore une fois, on le rappelle puisque c'est sur le terrain et bien nous on ne peut pas aller sur le terrain à Gaza. On peut voir ce qui se passe effectivement en Si Jordanie ou où c'est extrêmement compliqué mais moi qui suis journaliste depuis plus de 25 ans, je me souviens et je m'en souvenais tout à l'heure en essayant de préparer cette émission. C'était déjà l'une des questions que j'avais lors de mon concours à l'école de journalisme.
Est-ce que finalement cette colonisation c'est pas la poursuite de la guerre perpétuelle ? Et finalement, ce qui se passe ce soir aussi dans cette déclaration euh onusienne d'Emmanuel Macron, c'est cette volonté de dire "On n'en peut plus de cette guerre, il faut trouver les chemins de la paix." Il a donné les voix, il a donné des perspectives.
Reste à savoir si euh ça va pouvoir s'appliquer. On l'espère tous bien évidemment. Dans dans les dernières minutes qui nous restent, Rina et puis et puis David, je vais vous montrer un un dernier reportage parce que maintenant une autre des questions, c'est qui pourrait gouverner la Palestine ?
On a entendu les déclarations de Mahmoud Abbas tout à l'heure, mais bon, Mahmoud Abbas est extrêmement âgé, 89 ans, je crois. Il n'est pas dans le dans l'avenir de la Palestine. On regarde d'abord ce ce reportage de Bastien Valeron et vous nous donnez vos éclairages après.
L'équation est aujourd'hui un castet. Après sa reconnaissance, qui pourrait légitimement incarner ce futur état palestinien ? Une chose est sûre, le Hamas, maître de Gaza depuis 2007, ne fait pas partie des prétendants possibles.
La France a obtenu vendredi 12 septembre dernier pour la première fois que les Nations- Unies condamnent le Hamas pour ces crimes, appelle à son désarmement et à son exclusion de tout futur rôle dans la gouvernance de Gazal. Une alternative crédible pourrait se trouver du côté de l'autorité palestinienne installée en SJordanie et de son président depuis près de 20 ans Marmou Abbas. Mais son âge, 89 ans et sa légitimité très controversée, y compris chez les Palestiniens, fragilissent sa candidature.
Il n'est également pas reconnu comme un partenaire fiable selon les États-Unis. Si Abas n'incarne pas l'après-CONlit, comment alors se choisir un nouveau représentant ? Comme promis par le président de l'autorité palestinienne à Emmanuel Macron, des élections présidentielles et législatives devraient avoir lieu dans l'année.
Des élections inévitablement conditionnées à la fin du conflit à Gaza. Selon la ministre des affaires étrangères palestiniennes. Comment voulez-vous que l'on organise des élections si ce génocide et cette guerre continue ?
Comment la population de Gaza peut-elle voter ? Est-ce que la France accepterait que seulement la moitié du pays participe à des élections ? Autre solution, celle menant à Marwan Bargouti, 65 ans.
Emprisonné depuis 20 ans en Israël pour son rôle dans la seconde inifada, il est un symbole pour la quasi-totalité des Palestiniens. Opposant de Mahmoud Abbas ainsi que du Hamas, il appelle à une résistance politique et structurée. Difficile toutefois d'imaginer l'État hébreu libérer un tel leader capable d'incarner une voix populaire et légitime.
David Rigulerose, le mot de la fin. Puis après avec Rina euh difficile une autorité palestinienne aujourd'hui. Euh l'incurie hein incurie de l'autorité palestinienne disait Emmanuel Macron tout à l'heure.
C'est le problème de l'interlocuteur puisque cette autorité païestinienne elle est totalement dévaluée, démonétisée, y compris par rapport à sa propre population. C'est le problème. C'est pour ça que Joe Biden lorsqu'il était encore président avait parlé du de la nécessité de revitaliser une autorité palestinienne, de la réformer en profondeur d'après la terminologie du président français.
Mais évidemment, c'est un enjeu crucial parce que c'est la question de l'alternative au Ramas. Il faut qu'il y ait une alternative crédible sinon euh sinon effectivement il y a pas c'est une impasse et là c'est un vrai un vrai problème de fond d'où la question des élections mais qui sont pour l'instant pas envisageables pratiquement parlant. Donc c'est un peu le la quadrature du cercle pour l'instant même si c'est évidemment une question centrale.
Rina bassiste. Le mot de la fin. On entendait là dans le reportage par exemple Marwan Bargout euh est-ce que il y a Israël a a accepté de faire la paix avec un palestinien qu'elle qu'elle détestait ?
Il s'appelait Yasser Arafat. C'est en 1993 les accords d'Oslot. Puis après, il y a eu l'assassinat dit saakrabine.
Est-ce qu'aujourd'hui les Israéliens seraient prêts à parler à à un Palestinien, j'allais dire fédérateur malgré ce qu'il a fait, Marwan Margouti en prison en Israël ? Voilà. Est-ce que les Israéliens seraient prêts à à parler avec un Palestinien ?
Je vois pas sur le gouvernement de Netaniao que Marwan Bargout qui a quand même été rendu coupable de de l'assassinat de beaucoup beaucoup de personnes qu'Israël va qu'Israël va qu'Israël va le libérer comme ça. Il y avait pas la question de libérer à Sarrafat. On était dans une autre constellation donc on peut pas comparer je crois les les deux cas.
Et là vraiment, il faut libérer quelqu'un qui était condamné pour beaucoup d'assassinats. Donc c'est c'est une autre chose. Mais après le problème défon c'est pas tellement la personne, je pense.
Le problème c'est la société palestinienne elle-même. Parce que si les sondages maintenant disent que Hamas aurait primé aujourd'hui aurait gagné les élections, qu'est-ce que ça veut dire sur la société ? Il faut que la société même c'est pas juste il faut trouver une personne qui va soi-disant fédérer parce que s'il y a pas qui fédérer, comment on peut faire la paix ?
Ça sera pas un vrai paix. Allez, on poursuivra la discussion évidemment demain dans un prochain sur le terrain. On parlera encore évidemment demain de cette reconnaissance de l'État de Palestine que vous avez pu suivre en direct sur France info ce soir dans quelques instants, le journal Météo Climat et dans 7 minutes vous retrouvez Julien Benedetto pour le 23h.
À demain pour un nouveau sur le terrain.