Jean-Philippe Tanguy : "Bruno Retailleau s'allie avec les traites de droites !" (Sud Radio)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:17FerméeRéponse directe
Le texte instituant l'aide à mourir, votre vote ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Pourquoi avez-vous voté pour ?
- 1:12RelanceRéponse partielle
Philippe Juvin a expliqué que cette loi va d'abord s'appliquer aux gens pauvres et isolés.
- 2:10OuverteRéponse directe
Redressement des finances publiques, budget de l'État, budget de la sécurité sociale. Que comprenez-vous ?
- 2:44RelanceRéponse directe
Il a dit début juillet, plan de retour à l'équilibre des finances publiques sur trois ou quatre années.
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On va parler de la TVA sociale notamment. Est-ce qu'il faut un référendum sur les dépenses publiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« J'ai voté pour avec 19 députés du Rassemblement National et 101 ont voté contre. »
- 0:41Invité politiqueFait
« J'estime que ce texte apportait les garanties nécessaires à l'exercice du droit à mourir dans la dignité. »
- 3:13Invité politiqueFait
« Le dernier rapport de la Cour des comptes sur les comptes sociaux est très inquiétant, puisque avec quand même des mots qui sont très pesés de la part du magistrat financier, ils disent que les comptes de la sécurité sociale sont hors contrôle. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Ils ne sont pas pilotés. »
- 3:26Invité politiqueFait
« Les comptes de l'État sont hors contrôle. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, on ne sait plus où va l'argent. »
- 4:37Invité politiqueFait
« Si M. Bérou veut soumettre son budget au pays, il faudra qu'il dissoule, qu'il demande à M. Macron, par exemple, de dissoudre à l'Assemblée nationale. »
- 6:02Invité politiqueFait
« C'est Marine Le Pen qui le décidera. »
- 6:44Invité politiqueFait
« La TVA est l'impôt le plus injuste. »
- 6:50Invité politiqueFait
« Toutes les études le montrent. »
- 7:49Invité politiqueFait
« Il y a eu les augmentations sur le carburant, sur le fuel, sur l'électricité, sur le gaz. »
- 7:58Invité politiqueFait
« Les impôts sur la consommation des Françaises et des Français sont plus élevés en France, si on met tout, que le reste de l'Europe. »
- 9:25Invité politiqueChiffre
« Où sont les 40 milliards d'économies promis par M. Bérou ? »
- 10:38Invité politiqueChiffre
« 500 000 personnes sont entrées sur notre territoire. »
- 12:56Invité politiqueChiffre
« La contribution de la France à l'Union européenne va augmenter l'année prochaine de 7 milliards d'euros. »
- 12:15Invité politiqueChiffre
« Il y a 57% du PIB de dépenses publiques en France. »
- 17:41Invité politiqueFait
« M. Rotaillot trahit tout ce qu'il a promis aux Français. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy81 %
- Présentateur19 %
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Notre invité Jean-Philippe Tanguy qui est député de la Somme et membre du bureau politique du Rassemblement National. Bonjour. Bonjour M. Bourdin. Merci d'être avec nous. Je vais parler de l'actualité tout de suite, la fin de vie. Hier, le texte renforçant les soins palliatifs a été voté à l'unanimité, donc vous l'avez voté.
Le texte instituant l'aide à mourir, votre vote ? J'ai voté pour avec 19 députés du Rassemblement National et 101 ont voté contre. Donc largement un vote contre du Rassemblement National, dont Marine Le Pen qui a voté par procuration car elle est en Nouvelle-Calédonie. Et Jordan Bardella avait aussi pris position d'une tribune très intéressante contre. Mais nos dirigeants ont laissé la liberté de vote. Pourquoi avez-vous voté pour ? J'estime que ce texte apportait les garanties nécessaires à l'exercice du droit à mourir dans la dignité.
Donc moi j'ai considéré qu'il fallait le voter, qu'il y avait un large soutien populaire et une large demande à cette réforme car c'est la tragédie de la vie et que tous les efforts des soignants, très méritants, très courageux, ne peuvent parfois pas protéger les patients et les malades de souffrances réfractaires ou de souffrances que les patients ne sont plus capables de supporter. C'est la liberté de ne pas vouloir souffrir.
Hier matin, Philippe Juvin qui était à votre place, qui lui a voté contre, a expliqué c'est une loi faite pour des gens bien portants mais qui va d'abord s'appliquer aux gens pauvres et aux isolés qui n'ont pas d'autre solution.
J'ai un vrai respect pour Philippe Juvin, un vrai respect intellectuel, un vrai respect humain. C'est une belle personne malgré le fait qu'il n'est pas de bon parti politique. On en a discuté ensemble, je ne suis pas d'accord avec ses arguments, je l'écoute attentivement. C'était d'ailleurs le dernier orateur hier à prendre la parole. Mais je ne partage pas son analyse. Je ne vais pas polémiquer avec lui parce que j'ai beaucoup de respect pour les gens qui se sont opposés à cette loi. Mais je pense qu'il confond ce droit nouveau et malheureusement les réalités sociales telles qu'elles existent dans notre pays, évidemment.
Et il faut le regretter, il faut tout faire pour que ce ne soit pas le cas. Les personnes les plus fragiles sont les plus mal soignées dans notre pays, malgré tous les efforts du système social et des soignants. Il ne faut pas se le cacher. Donc ça correspond déjà à une réalité, ce n'est pas lié à cette loi.
Bien, Jean-Philippe Tanguy, redressement des finances publiques, budget de l'État, budget de la sécurité sociale. Hier, le Premier ministre nous a dit qu'il allait demander un effort à tous les Français. Que comprenez-vous ?
Rien. J'ai écouté hier matin, j'ai réécouté hier soir le Premier ministre pour essayer vraiment de comprendre ce qu'il voulait dire. À l'Assemblée ? Non, non, non, dans sa longue interview. Dans sa longue interview hier matin. Dans sa longue interview hier matin chez vos confrères, je n'ai pas compris ce qu'il voulait dire. Je suis désolé, j'ai entendu beaucoup de...
Il a dit début juillet, plan de retour à l'équilibre des finances publiques sur trois ou quatre années.
Oui, mais M. Bourdin, vous suivez le budget depuis des années. Oui. C'est la date des lettres qui cadrent le budget depuis la Vème République. Donc début juillet, c'est toujours la date où on envoie le budget. Donc il essaie de, comment dire, de tromper nos compatriotes qui ne connaissent pas les affres de la bureaucratie française. Donc c'est toujours la date de tout temps où on envoie les lettres de cadrage. Donc ce n'est pas une annonce. Donc en fait, il fait comme d'habitude. Il essaie de gagner un temps précieux pour lui sans doute. Précieux aussi pour les Français, car chaque jour qui passe, le déficit s'accroît.
Le dernier rapport de la Cour des comptes sur les comptes sociaux est très inquiétant, puisque avec quand même des mots qui sont très pesés de la part du magistrat financier, ils disent que les comptes de la sécurité sociale sont hors contrôle. Ils ne sont pas pilotés. C'est exactement ce que j'avais dit à votre antenne. Donc les comptes de l'État sont hors contrôle. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est que même moi, qui travaille beaucoup sur les questions financières pour le Rassemblement National, mais d'autres collègues avec qui je parle, on ne comprend pas les dépenses de la France. On ne comprend plus. C'est-à-dire qu'on a compris.
Je savais pourquoi la France était dans cet état jusqu'à 2021-2022. Aujourd'hui, on ne sait plus où va l'argent. C'est quand même très inquiétant. Vous ne savez plus où est l'argent ? Non, on ne comprend plus le pilotage des finances publiques. On ne comprend plus pourquoi nous sommes dans des écarts aussi importants.
Alors on va entrer dans certains détails et certaines propositions. On va parler de la TVA sociale notamment. Non, mais est-ce qu'il faut un référendum sur les dépenses publiques ?
Moi, je suis toujours pour... Vous êtes favorable ou quoi ? C'est-à-dire que moi, je suis toujours favorable au référendum. J'étais pour la fin de vie, par exemple. Mais là, on ne comprend pas quelles questions il faut poser. Or, un référendum, c'est une loi qui est soumise au vote des Français. On n'est pas en Suisse. Il y a des votations en Suisse. On peut voter sur des principes. En France, on vote sur un texte. Donc je ne vois pas quel texte il va soumettre. Bon, moi, en soi, ça ne me choque pas. Mais il faut comprendre que si, par exemple, c'est un texte sur le budget. Bon, le budget, c'est quoi ?
C'est la traduction financière de toute la politique de la nation et de toute la politique sociale. Donc, dans ce cas-là, ça s'appelle une dissolution, puisque c'est les députés qui votent ça. Donc, en fait, si M. Bérou veut soumettre son budget au pays, il faudra qu'il dissoule, qu'il demande à M. Macron, par exemple, de dissoudre à l'Assemblée nationale. Dites-moi, vous demandez la dissolution, là ? Pour le moment, elle n'est pas possible. Mais dès qu'elle est possible, nous la demandons. Oui, nous la demandons. Jean-Dame Bardella l'a toujours demandé.
D'ailleurs, le Rassemblement national est en campagne permanente, avec des meetings presque tous les mois sur le territoire national, où il y a beaucoup de gens. Quand même, à Narbonne, nous avons réunis 5000 personnes. En ce moment, il n'y a pas beaucoup de partis politiques qui sont capables de réunir autant de Français qui veulent le changement. Vous demandez donc une dissolution ? Non, mais ce n'est pas la dissolution, la dissolution. C'est parce qu'on veut une rupture dans la politique menée. On veut que les sujets... Alors, censurer !
Alors, censurer si vous voulez une rupture. Ça ne s'interdit pas du tout la censure, mais censurer aujourd'hui... Je ne comprends pas très bien. Vous voulez une dissolution ?
Il n'y a pas de dissolution possible, M. Bourdin ?
Oui, je sais, pour l'instant, ce n'est pas possible.
Ah bah oui, mais c'est quand même un élément important. Mais à partir de juillet, ce sera possible. Oui, tout à fait. Eh bien, si M. Bérou ne répond pas aux questions et aux sollicitations des Français sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, sur l'immigration, sur l'Union européenne, eh bien, le Rassemblement national sera prêt à censurer... Donc, juillet, censure ! Eh bien, on ne va pas censurer pour censurer. Il faut quand même que M. Bérou commette une erreur ou ne traite pas les problèmes. On ne va pas s'agiter comme l'extrême-gauche. C'est ce que vous dites, il ne traite pas les problèmes puisque vous ne comprenez pas ce qu'il vous propose.
Moi, j'estime qu'il ne traite pas les problèmes. Vous savez bien que, voilà, lors d'une année budget, nous avions censuré M. Barnier parce que la solution qu'il proposait était pire que le mal. Donc, si M. Bérou se trouve que ce sera en juillet, vous l'avez dit vous-même, et juillet propose des solutions qui sont pires que le mal, eh bien, nous prendrons peut-être nos responsabilités. C'est Marine Le Pen qui le décidera. Donc, censure possible en juillet. Ah, tout à fait. En tout cas, on est très attentifs à ce que M. Bérou va proposer pour le budget.
M. Bérou a évoqué la TVA sociale. Il n'est pas le premier à le faire. D'autres l'ont fait bien avant. Alors, je voudrais expliquer d'abord ce qu'est la TVA sociale pour nos auditeurs, parce qu'ils ne comprennent pas vraiment une augmentation de la TVA sur certains produits. Parce qu'il y a des produits de base qui ne seraient pas touchés. Une partie de la TVA serait affectée aux dépenses de sécurité sociale. En contrepartie, les cotisations prélevées sur les salaires baisseraient. Ce qui veut dire un salaire net plus important pour le salarié, qui serait gagnant. Vous êtes favorable ou pas à la TVA sociale ?
Nous sommes défavorables à la TVA sociale. La TVA est l'impôt le plus injuste. Il fera plus dur les classes populaires, plus dur les classes moyennes, que les plus privilégiées. Toutes les études le montrent. C'est d'ailleurs pour ça que Marine Le Pen voulait baisser la TVA. Mais c'est aussi injuste de baisser que d'augmenter. Parce que si vous baissez la TVA... Non, c'est l'inverse, M. Bourdin. C'est pas injuste. Non, puisque comme les classes moyennes et les classes populaires font plus de TVA proportionnellement à leur revenu, c'est beaucoup plus juste. La TVA est vraiment... C'est-à-dire que celui qui est très riche paiera moins cher son essence ? Ça vous paraît juste ?
Oui, mais les dépenses de consommation chez les très riches sont bien inférieures chez les plus pauvres et chez les classes moyennes. C'est ce qu'on appelle l'effort fiscal. Et l'effort fiscal sur la TVA des classes moyennes et des classes populaires est deux à trois fois supérieur que les plus privilégiées. D'ailleurs, historiquement, la gauche a toujours été contre la TVA parce que c'était l'impôt le plus injuste. Ah, c'est un impôt injuste, ça c'est sûr. Et pourquoi... Êtes-vous contre la TVA sociale ? Et pourquoi c'est encore pire que quand ça avait été proposé par M. Sarkozy, M. Fillon... M. Borloo. Et M. Borloo, puis avec M.
Rotaillot dans sa besace, c'est qu'entre-temps, les impôts sur la consommation ont beaucoup augmenté. Il y a eu les augmentations sur le carburant, sur le fuel, sur l'électricité, sur le gaz. Toutes les taxes sur la consommation indirecte ont beaucoup augmenté. Donc, non seulement c'était injuste en 2008, ça allait encore plus aujourd'hui. Car, contrairement à ce que j'entends ici ou là, les impôts sur la consommation des Françaises et des Français sont plus élevés en France, si on met tout, que le reste de l'Europe.
Oui, Jean-Philippe Tanguy, quand même, précisons certaines choses. Les syndicats, notamment la CGT, ils sont fermement opposés, comme vous. Pareil, vous êtes sur le même terrain. Le patronat, lui, y est favorable. Ben oui, comme toujours. Le patronat, c'est-à-dire comme toujours.
Le patronat, c'est la direction du MEDEF. L'UDP aussi est favorable. J'avais les petits artisans, les commerçants. Non, mais la direction. Mais les artisans, par exemple, ils ne sont pas pour... Non, parce que par exemple, les artisans, quand on va leur demander dans le détail, ils ne sont pas pour qu'on augmente la TVA sur les travaux dans le bâtiment, qui les concernent directement. Et les restaurateurs, ils ne sont pas pour augmenter la TVA sur la restauration. Donc, ce n'est pas vrai, en fait. Tout ça, il y a une grande confusion. Et il y a une erreur.
Excusez-moi, je suis franc, vous me connaissez, et c'est pour ça que j'aime bien vivre dans votre émission, c'est qu'ils veulent toujours augmenter la TVA des copains. Donc, on veut augmenter la TVA sur l'alimentation, pas sur la restauration, sur les voitures et pas sur le bâtiment. Tout le monde paiera. Donc, il faut arrêter de prendre les Français pour des imbéciles. Une augmentation de la TVA, tout le monde paie. Sauf sur l'énergie et sur les produits de première nécessité, ou la TVA est à 5,5.
Non, mais ça, c'est ce qu'ils disent, et je vous ai prouvé, vous le savez, parce que ça a été à la cause des Gilets jaunes, que les taxes sur les énergies, elles ont considérablement augmenté depuis 10 ans. Donc, en fait, c'est toujours pareil avec les annonces. On se dit, oui, il y aura des baisses. Les Français voient toujours les hausses. Et il n'y a jamais de baisse pour augmenter les salaires à la fin. Pourquoi ? Parce qu'ils ne font pas d'économie. Donc, la vraie question, c'est qu'est-ce qu'on fait comme économie ? Où sont les 40 milliards d'économies promis par M. Bérou ?
Sur l'immigration, sur la contribution à l'européenne, sur les normes, sur le millefeuille administratif, il n'y a rien, il n'y a aucune économie. Et sur 10 ans, en dehors de l'inflation, en dehors de la crise du Covid, l'État a augmenté ses dépenses de 10%. Donc, les dépenses de l'État sont hors contrôle et les Français n'en voient pas le bénéfice. Parce que j'écoute votre émission tous les jours, que ce soit la santé, l'éducation, la sécurité, vous savez très bien que les services publics se dégradent et que les fonctionnaires au service des gens en souffrent beaucoup. Jean-Philippe Tanguy, il y a des réalités tout de même.
Le salaire net, je prends une base de 100. En 1960, 69% sur 100 de salaire net. En 1990, 60%. En 2024, 54%. Donc, le salaire net baisse régulièrement.
Les travailleurs paient durement. De plus en plus.
Le travail paie de moins en moins.
Mais pourquoi, M. Bourdin ? Parce que les dépenses ne sont pas contrôlées. Alors, il y a des dépenses qui doivent augmenter. Parce qu'il ne faut pas non plus faire de la démagogie. La population française, elle vieillit. Donc, il faut s'occuper de nos aînés dignement. Il y a des maladies chroniques de plus en plus importantes. Il y a des prises en charge de soins importants. La santé coûte plus cher qu'avant. Donc, ça, c'est la réalité. Par contre, les dépenses ne sont pas pilotées. Que ce soit, par exemple, sur l'immigration, évidemment. L'immigration légale, les clandestines, elle n'est pas pilotée. 500 000 personnes sont entrées sur notre territoire. On n'en a pas besoin.
Et ça nous coûte très cher. Donc, je suis désolé, la France n'a plus le luxe de pouvoir accueillir 500 000 personnes par an. Donc, contrôler l'immigration, c'est contrôler la dépense sociale.
Augmenter la TVA sur certains produits, pardon, mais c'est aussi juste dans la mesure où les retraités payent de la TVA. Donc, les retraités, il faut bien les mettre à contribution.
Oui, mais ça, par exemple...
Par exemple, les touristes étrangers paient de la TVA. Par exemple, les entreprises qui exportent vers la France paient de la TVA.
Non, non, c'est les consommateurs qui paient la TVA, ce ne sont pas les entreprises. Oui, c'est le consommateur, mais enfin... Oui, mais je connais cet argument, c'est totalement faux. C'est les consommateurs qui paient la TVA, ce n'est pas les entreprises.
Oui, d'accord.
Non, mais d'accord, vous êtes d'accord. Mais regardez, on voit avec les chinois, avec les mini-colis, il ne paie rien. Aumenter la TVA sur un produit de luxe, ça vous choque ? Ah non, mais d'ailleurs, Marine Le Pen était favorable à l'augmentation de la TVA sur les produits de luxe, pour financer la baisse de la TVA sur l'énergie et sur les produits de première nécessité. Les premières nécessités sont à 5,5. Elle est à 5,5. Eh bien, nous, vous voulez qu'il soit à zéro. Désolé, 5,5. Quand il y avait une inflation à 21% sur l'alimentation, et ne faites pas semblant, je sais que vous y êtes sensible, eh bien, 5 points, c'était important. Ce n'était pas négligeable.
J'ai une autre réalité, vous allez me dire ce que vous en pensez. Le travail est taxé en France. Beaucoup trop taxé. Beaucoup trop, effectivement. 8 fois plus que l'héritage. 3 fois plus que les retraites. Et une fois et demi plus que la rente. Alors, que proposez-vous ?
Ah ben, Marine Le Pen avait une proposition très concrète de pouvoir augmenter les salaires. On taxe l'héritage plus. Il faut arrêter de taxer, il faut baisser les dépenses, M. Bourdin. Il y a 57% du PIB de dépenses publiques en France. Ça veut dire que pour 100 euros de dépenses en France, il y en a 57% qui viennent de l'État. Donc, c'est ça le problème. Et il y a parfois 47% du PIB dans les impôts. Donc, c'est trop élevé. Donc, ce n'est pas maîtrisé. Et en plus, les Français n'envoient pas le bénéfice parce que les services publics sont dégradés. Donc, l'argent des Français est mal géré. Le pilotage n'existe pas. La Cour des comptes n'a pas certifié une partie des comptes de la CAF.
Donc, les comptes français ne sont pas maîtrisés. Nous sommes dans une situation de dérive qui est plus proche de la Grèce que du contrôle de l'Allemagne. Donc, il faut arrêter de croire que toujours plus de taxes et toujours plus de dépenses, c'est la solution à tout. Il n'y a pas aujourd'hui de maîtrise des dépenses. Donc, on propose des économies concrètes. Je vais vous donner un exemple concret. Et vous pouvez vérifier. La Cour des comptes a dit que j'avais raison sur ce que je vous avais dit les dernières fois que je suis venu vous voir. La contribution de la France à l'Union européenne va augmenter l'année prochaine de 7 milliards d'euros. 7 milliards d'euros, M.
Bourdin, c'est une augmentation de 33%. Est-ce que vous appelez ça une dépense maîtrisée ? Est-ce que l'Union européenne va rendre 33% plus de services aux Français ? Non. Donc, la dépense de l'État n'est pas maîtrisée. Donc, on fait des coupes, on fait des économies. Et après, on verra pour les impôts. Est-ce que vous dire qu'en fait, on pourra les baisser ? Et ça, c'est ce que promet Marine Le Pen. Donc, on baisse les dépenses avant de se préoccuper du financement. Bien sûr, 57%.
Bon, alors, attendez. Mais on baisse les dépenses de l'État, on est d'accord, c'est ce que vous dites. Mais on baisse aussi les dépenses sociales, on est bien d'accord. Oui, bien sûr, sur l'immigration notamment. Mais regardez ce qui se passe. Dès qu'on parle d'économie, la sécurité sociale, on met les taxis dans la rue, Jean-Philippe Tanguy.
Mais parce que les taxis rendent un vrai service, M. Bourdin, dans la ruralité. Donc, on ne touche pas, là. Mais il faut voir ce qu'il y a derrière. Ça ne sert à rien de dire que les taxis sont méchants. Qu'est-ce que font les services ?
Non, mais je ne dis pas qu'ils sont méchants. Je vous pose la question.
On ne touche pas aux transports sanitaires. On lutte contre la fraude. On ne fait pas d'économie. Les taxis, d'ailleurs, sont d'accord pour lutter contre la fraude. Mais on dit, oui, le transport sanitaire augmente. Mais pourquoi il augmente ? Parce que la désertification médicale, elle augmente, M. Bourdin. Pourquoi est-ce qu'on doit faire aujourd'hui dans la ruralité 20, 30, 50 minutes de trajet pour aller voir le docteur ou pour aller à une clinique ou pour voir le dentiste ? C'est parce qu'il y a une désertification médicale. Le problème des dirigeants français, c'est qu'ils se plaignent des conséquences, des causes, des politiques qu'ils ont menées.
Ils n'ont pas formé assez de médecins. Ils n'ont pas formé assez d'infirmiers. Ils ont désertifié la ruralité. Ils ont enlevé les maternités de proximité. Et après, ils se plaignent qu'il y ait du transport sanitaire. Donc, ce sont des gens, des chadocs, qui creusent des trous et qui essaient de les remplir. Il faut arrêter de creuser des trous. Et là, il y aura moins de trous. Il y aura moins de déficit public.
Bien. Jean-Philippe Tanguy, la proportionnelle, là aussi, François Bayrou peut-être veut vous amadouer en parlant de la proportionnelle. La question sera examinée par l'Assemblée nationale. C'est ce qu'il dit.
Vous êtes favorable, toujours. On a toujours été favorable. Et d'ailleurs, M. Bayrou reconnaît lui-même que ce système serait défavorable au Rassemblement national. Parce que Marine Le Pen, elle a des principes. Donc d'ailleurs, si M. Bayrou croit que ça nous empêchera de censurer sur le reste, il a tort. Parce que les problèmes ne sont pas les mêmes. Vous êtes prêts à la censure. Oui, mais le Rassemblement national, effectivement, même si le mode de scrutin proportionnel lui est aujourd'hui défavorable compte tenu des sondages et des intentions de vote des Français, nous soutiendrons la proportionnelle. Car les Français l'ont voulu. Et que Marine Le Pen l'a promis.
Et que Marine Le Pen n'a qu'une parole. Et je pense que les Français veulent que tous les Français soient représentés à l'Assemblée nationale. Et que chaque voix compte. Parce qu'une des causes des problèmes des Français et de notre démocratie, c'est que beaucoup de Français ont l'impression que leur voix n'est pas entendue. Que leur voix n'est pas comptabilisée. Et bien la proportionnelle, toutes les voix sont comptées.
Puisque vous parlez des voix, perte d'un quatrième député RN, dimanche en Saône-et-Loire, est-ce l'effet Retailleau ? Non, pas du tout.
Sur les deux députés, il y en a deux. Il n'y a pas d'effet Retailleau ? Parce qu'on a l'impression qu'on a perdu quatre élections. Sur les quatre députés, il y en a deux que nous avons exclus pour mauvais comportement. Soit un mauvais comportement financier pour Mme Angrand, soit des propos racistes pour M. Grenon. Donc déjà, ce n'est pas qu'on n'a pas deux élections, c'est qu'on applique le principe. Non, mais parce que M. Bourdin, moi je l'écoute, vous êtes très longtemps. Quand les hommes politiques n'appliquent pas leurs principes, vous êtes le premier à les pourrir. Donc là, M. Grenon et Mme Angrand, vous savez très bien pourquoi nous ne les avons plus comptés dans nos groupes.
Est-ce qu'il y a un effet Retailleau ? Non, pas du tout.
Il émerge dans le monde politique. Malheureusement, M. Sanvert, qui a perdu l'élection, l'avait gagné en triangulaire. Là, comme il n'y a pas eu beaucoup de participation, il y a eu un duel, il n'y a pas eu de triangulaire. 31% de participation. Et donc en fait, il a augmenté son score par rapport à l'autre élection. Mais que la gauche, une fois plus, a soutenu le candidat macroniste. Donc la réalité, c'est qu'une fois plus, c'est le système qui s'unit contre nous.
L'LR, il n'est pas trop macroniste.
Je suis ici d'ailleurs, je vous invite à écouter sa question hier. Ah oui, c'était vraiment l'hypocrisie et le faux cul de service. Alors là, c'était vive. Faux cul de service. Ah oui, c'était vive. Dites-moi, il n'y a pas un effet Retailleau ? Vous le niez ou pas ? Je le niez totalement l'effet M. Retailleau. Nous, on arrive à réunir 5000 personnes pour un meeting. M. Retailleau, il a réuni 10 personnes devant la permanence des Républicains.
Oui, combien à 10 personnes ?
Il y a 10 personnes, tout le monde peut regarder. Vous ne l'aimez pas parce qu'il est en train de mordre sur vos plates-bandes ? Il n'y a pas du tout ce qu'on connaît par cœur. Il y a 5 ans, c'était Darmanin qui allait venir mordre nos mollets. Puis après, c'était M. Attal. Et puis après, c'était M. Wauquiez qui revenait à l'Assemblée. Puis on allait voir ce qu'on allait voir. Voilà, je pense que nos compatriotes... Mais ils cherchent à construire une alliance des droites, vous le pensez ? Non, une alliance des macronistes. Alors il y a un peu de traite de droite, de traite de gauche. C'est Mme Dati qui l'avait dit.
D'ailleurs, elle avait dit que les macronistes étaient des traites de droite et des traites de gauche avant elle-même de trahir pour rejoindre M. Macron. Donc tout ce petit monde essaie de sauver leur siège. M. Rotaillot trahit tout ce qu'il a promis aux Français. D'ailleurs, moi ça me fait de la peine parce que vous savez que je viens de la famille souverainiste qui était avec M. Dupour-Aignan. M. Rotaillot en était. Il était avec M. Villiers qui d'ailleurs il a planté en Vendée il y a 20 ans. Donc il plantera d'ailleurs sans doute M. Macron quand ça l'intéressera. Et il ne croit plus du tout dans ce qu'il disait. Oui, je pense sincèrement que M. Rotaillot est de ceux qui trahissent.
Voilà, on ne peut pas avoir été contre la construction européenne, contre Maastricht, contre le traité de 2005 et être avec M. Macron qui pour l'Europe fédérale est l'effacement de la France. Non mais il y a un moment, il faut un minimum de cohérence quoi. Je veux dire M. Macron au moins il assume. Il a toujours dit aux Français, je suis fédéraliste, il veut que Bruxelles prenne le contrôle sur la France, il veut que la France abandonne sa souveraineté, y compris sur l'arme nucléaire. Donc on ne peut pas avoir été souverainiste, avoir fait sa carrière politique contre ces traités européens et se mettre au service de M. Macron, être le ministre de M. Macron. Car, faut-il le rappeler, M.
Rotaillot n'est pas ministre de lui-même. M. Rotaillot est ministre d'Emmanuel Macron. Il doit lui obéir. Et sur l'Algérie, c'est M. Macron qui a donné ses ordres et c'est M. Rotaillot qui a obéi. D'ailleurs M. Sainte-Salle, pensons à lui comme tous les jours, est toujours dans les geôles, écrivain français courageux, et toujours dans les geôles du régime algérien.
M. Rotaillot, il l'accepte. Vous aimez les questions franches et je sais que vous répondez franchement. Alors je vais vous poser une question directe. Est-ce que Marine Le Pen est meilleure candidate à la présidentielle que Jordan Bardella ? Marine Le Pen est meilleure que tout le monde. C'est la meilleure des candidates pour vous. Oui, c'est d'ailleurs pour ça que Jordan la soutient. Au RN, c'est la meilleure des candidates. Mais oui, c'est pour ça que nous la soutenons tous. Non, je vous dis ça parce que j'ai vu un sondage, pardon, je vous dis ça parce que j'ai vu un sondage où seul Jordan Bardella était présenté comme candidat.
Vous l'avez vu le sondage ? Bien sûr, j'ai même combattu ce sondage puisqu'il fausse les conditions de l'élection, évidemment. Mais pourquoi ce sondage ? Parce que les sondages, ce sont des armes politiques, M. Bourdin. Moi, j'en ai marre aussi de cette hypocrisie qui consiste à croire qu'on pose des questions comme ça aux Français. Évidemment, les sondages sont une arme politique. Mais ce sont des lobbies qui ne veulent pas que Marine Le Pen soit présidente de la République. Mais des lobbies qui roulent pour qui ? Parce qu'elle est une femme honnête et intègre qui n'obéit qu'aux Français et il y a des gens qui pensent pouvoir mettre la zizanie chez nous. Et donc, ils se tromperont.
Jordan Bardella est le premier soutien de Marine Le Pen. Ce lobby est inspiré par qui ? Je finis. Jordan Bardella est le premier soutien de Marine Le Pen. Et donc, il n'est jamais entré dans ce genre de zizanie ridicule. Et il soutient pleinement Marine Le Pen.
Il a été financé, ce sondage, par un milliardaire que vous connaissez bien
qui s'appelle M. Sterrin. Absolument. C'est moi qui ai dénoncé ce financement. Alors, c'est moi qui l'ai dénoncé parce que j'ai repéré parce que j'ai quand même quelques, comment dire, personnes loyales et fidèles dans le petit milieu parisien qui m'ont averti évidemment que quelqu'un qui finançait un sondage de 10 000 personnes, il faut que ceux qui nous écoutent le sachent. Ça coûte très cher, un sondage sur 10 000 personnes. Voulait exclure Marine Le Pen et diffuser ce sondage le jour de notre meeting de Narbonne.
Mais quelle était l'intention, selon vous ?
Mais de mettre la zizanie et de faire croire aux Français que Marine Le Pen est hors course. Pour faire, pour privilégier quel candidat ? Ah non, ce n'est pas pour privilégier Jordan Bardella. Ah bon ? Non, c'est pour mettre la division, c'est pour mettre la zizanie. Un milliardaire qui est en Belgique et pour payer moins d'impôts. Mais non, mais ce n'est pas des gens qui veulent que Jordan Bardella réussisse. Malheureusement, ce n'est pas des gens qui veulent que le RN réussisse, que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Ce sont des gens qui veulent que Bruno Retailleau réussisse puisque M. Retailleau n'a aucun programme de justice sociale, n'a aucun programme de justice fiscale.
C'est fait pour soutenir Bruno Retailleau ?
Absolument, c'est pour affaiblir le RN, créer la division et favoriser des gens comme M. Retailleau ou d'autres. D'ailleurs, parce qu'ils se fichent aussi de M. Retailleau. Tout ce qu'ils veulent, c'est que ça ne change pas. C'est votre ennemi aujourd'hui, Bruno Retailleau. C'est un adversaire politique, mon ennemi c'est Macron. Mais je regrette que M. Retailleau se soit mis au service de mon adversaire principal qui est M. Macron. Vous ne pourriez pas travailler ensemble ? Tout est possible. Mais il faudrait quand même qu'il fasse mes à coups le pas d'avoir travaillé pour M. Macron. Mais enfin, ce n'est pas moi qui déciderais. Non. Bien, merci. Moi, je reste à ma place.
Bon, merci Jean-Philippe Tanguy d'être venu nous voir ce matin.
Je suis heureux d'être à ma place. Comment ? Bon. Merci à vous Jean-Philippe Tanguy d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio. Merci à vous.
Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous.
Jean-Philippe Tanguy