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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 10 octobre 2026 84 minComplaisantPortrait personnelÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleNumérique

Bruno Le Maire : "En 2024, j'ai été laissé pour mort sur le bord de la route"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu la transition entre le ministère et votre nouvelle vie ?

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a marqué dans ce changement de vie ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Quelles différences avez-vous constaté entre le quotidien d'un ministre et celui d'un citoyen ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'État français est-il moins efficace que les géants de la tech ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Vous proposez de réduire le nombre de ministres à 10. Pourquoi cette idée ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la rapidité des décisions dans le privé face à la lenteur de l'État ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:37Locuteur 1Promesse
    « Moi je propose qu'on mette ce chiffre de 10 ministres dans la Constitution. »
  • 5:40Locuteur 1Fait
    « Cette règle est totalement stupide vraiment elle est stupide, elle fait perdre des compétences. »
  • 6:23Locuteur 1Chiffre
    « Le salaire des ministres, il a déjà été baissé sous François Hollande 30 %. »
  • 7:03Locuteur 1Fait
    « Je pense qu'il y a beaucoup de démagogie à dire qu'on va baisser systématiquement les rémunérations de responsables politiques. »
  • 44:07Locuteur 1Fait
    « Il y en a pas un qui a pris sa responsabilité, pas un. Donc je le dis avec beaucoup de fermeté. »
  • 44:49Locuteur 1Chiffre
    « 2023, près de 2 % de croissance. On est en récession aujourd'hui. »
  • 45:34Locuteur 1Fait
    « 2021, 2022, 2023, on baisse la dette, on commence à reprendre le contrôle des finances publiques. »
  • 46:15Locuteur 1Fait
    « Nous étions d'accord sur l'objectif qui était de revenir sous les 3 % de déficit en 2027. »
  • 50:30Locuteur 1Fait
    « Soit les Français comprennent votre décision, monsieur le président, très bien, soit il ne la comprennent pas et ce sera une crise de régime. »
  • 56:48Bruno Le MaireFait
    « Je suis quelqu'un de direct, je suis quelqu'un de franc et je suis quelqu'un d'honnête. »
  • 57:27Bruno Le MaireFait
    « Attention à toutes ces foutaises. Ce sont des fouises. »
  • 58:12Bruno Le MaireFait
    « Le président, il dit ça surtout, je m'en fous. »
  • 1:01:04Bruno Le MaireFait
    « Le macronisme c'est d'abord Emmanuel Macron. C'est une aventure individuelle qui a été formidable. »
  • 1:01:47Bruno Le MaireFait
    « Le plus important dans la vie publique c'est de transformer un destin individuel en aventure collective. »
  • 1:02:31Bruno Le MaireFait
    « Ce qui ne va plus, c'est le fonctionnement institutionnel français. »
  • 1:06:49Bruno Le MairePromesse
    « C'est un programme, c'est la vision de la France. Voilà à quelles conditions la France peut redevenir une grande nation en Europe. »
  • 1:10:26Bruno Le MaireFait
    « Quand on vous a laissé pour mort sur le bord de la route, il faut d'abord ressusciter. »
  • 1:12:35Bruno Le MaireFait
    « La meilleure décision que j'ai prise, c'est quand vous tombez, il faut pas rester à l'endroit où on tombe. »
  • 1:13:20Bruno Le MairePromesse
    « Dans 10 ans, la France redevient la première puissance en Europe. Et dans 20 ans, vous êtes le pays prospère, généreux, ouvert, attractif. »
  • 1:15:32Bruno Le MaireFait
    « La France est un pays qui est animé par des passions incroyables, une créativité incroyable, une imagination absolument incroyable. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:04

Dans les yeux d'Agath, Bruno Lemire. Bonjour Bruno Lemè. Bonjour Agath Lambret. Bienvenue. Merci beaucoup d'avoir accepté de participer à ce podcast dans les yeux d'Agath. Ça fait 2 ans que vous avez quitté le ministère de l'économie. Après plus de 20 ans passés dans les palais ministériels, vous êtes retrouvé prof en Suisse. Aujourd'hui, vous êtes conseillé chez ASML qui produit des des enfin une boîte de semi-conducteur. C'est un peu vertigineux de quitter tout ça du jour au main. Du jour au main quoi. Vous avez plus de directeur de cabinet, de repas préparés, de chauffeurs. Ça va, vous avez vous avez tenu le choc ? On tient très bien le choc. Ça fait du

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bien d'être libre. Mais c'est vrai que c'est un c'est un grand changement. Le le véritable grand changement, c'est de se retrouver sans équipe autour de soi, sans conseiller, sans staff, sans euh fonctionnaires avec lesquels on travaille tous les jours. Vous êtes entrepreneur, vous êtes indépendant et vous basculez vers une autre grande entreprise qui est SML avec un choix qui est très simple qui est d'aller vers les nouvelles technologies, d'aller vers l'avenir pour continuer à apprendre quelque chose. Je pense que le plus important c'est ça. après euh 30 ans, même pas 20 ans, mais 30 ans dans la fonction publique, dans des fonctions ministérielles, dans des cabinets ministériels. Quotidien n'existe même plus dans quand

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on est dans ce genre de de d'univers. Vous avez pas découvert des choses qui moi peut-être me paraissent banal mais qui pour vous étaient n'existaient dans cet univers là. En fait, vous êtes pris en main du matin jusqu'au soir pour vous être totalement consacré à votre tâche de ministre. Mais réserver un billet de train, euh voir à quel point c'est compliqué de trouver tel horaire, prendre le métro, prendre les transports au commun, ce qui est dans le fond le quotidien évidemment de tout le monde, c'est quelque chose dont vous perdez l'habitude quand vous êtes ministre, quand vous êtes gouvernement et ça fait un bien fou de se retrouver un parmi les autres. Mais vous êtes libre, vous servez une autre cause qui est la cause

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des nouvelles technologies en Europe et vous voyez au passage à quel point malheureusement l'État français, le gouvernement français est devenu trop lourd, pas suffisamment rapide dans ces décisions, pas suffisamment efficace. Là où les géants de la tech qui sont désormais les grands opposants à l'État, les grands opposants au gouvernement sont agiles, rapides, puissant et avec des moyens financiers, disons les choses comme elles sont qui sont incalculables. Ouais. Et comment vous expliquez ce décalage entre cette efficacité dans le privé dans certains secteurs et cette machine si compliquée en France ? Pourquoi ils sont pas au service de l'État ces gens-là ? Pourquoi ? Une raison très simple, c'est qu'il y a trop de monde. Ouais, c'est tout. et qu'il y a pas de responsable mais vous

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avez besoin de prendre ce recul pour le voir. Je qu'il y a plein de gens qui disent mais tu pouvais pas t'en apercevoir quand tu étais ministre ? Bah non parce que vous êtes plongé dans le chauderon. Vous avez vos habitudes, il y a le quotidien, il y a les urgences et vous voyez pas à quel point tout le monde qu'il y a autour de vous ne sert pas l'efficacité. À quel point le fait qu'il ait plein de responsables fait qu'on sait jamais qui est responsable de quoi et qui décide de quoi. Mais donc il y a plein de gens qui servent à rien dans l'état dans la vie. Oui, qui font un travail qui est certainement très utile, qui est très professionnel, mais ça serait plus efficace s'il y avait une vraie chaîne de commandement qu'un ministre qui est le chef des directeurs, une

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administration très réduite, un cabinet pas de 15 membres mais de 5, pas 35 ou 40 ministres mais 10. Moi je propose qu'on mette ce chiffre de 10 ministres dans la Constitution. Il faut aller vers une forme de dépouillement, une forme de simplicité. C'est ça qui rendra l'action de l'État efficace. Cha SML, ce qui me frappe beaucoup, c'est que lorsque le directeur général de cette entreprise qui est la plus grande entreprise d'Europe désormais et la seule en matière technologique qui puisse rivaliser avec les Américains, ça devrait être une fierté. C'est un français qui la dirige et son conseiller est aussi un français. Mais quand il prend une décision, elle est exécutée dans les 24 heures et il y a une chaîne de commandement qui est extraordinairement rapide et vous pouvez

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pas faire autrement parce que sinon c'est les Chinois ou les Taiwanais ou les Américains qui peuvent vous prendre le marché ou qui peuvent vous mettre en difficulté. Donc il faut apprendre cette simplicité et ce dépouillement. Il y a la haute autorité pour la transparence de la vie publique qui contrôle ce que font les ministres à la sortie de du ministère. On vous a fermé certaines portes. Alors, ça a été difficile parce que j'ai refusé tous les postes de recage qu'on m'a proposé. Donc j'ai cherché, j'ai eu beaucoup de très belles propositions d'entreprise françaises et la haute autorité pour pas transparent de la vie publique et ils ont d'ailleurs été très bien, je le dis au passage m'a fait savoir que au regard de toutes les aides

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que j'avais apporté pendant la crise à toutes les entreprises françaises de France et de Navar du plus petit artisan jusqu'à Air France que nous avons sauvé, je ne pouvais travailler dans aucune entreprise française. Aucune. Il y a il y a plein de gens qui disent "Mais qu'est-ce que tu allais faire euh chez SML aux Pays-Bas ?" J'ai deux raisons. Un, c'est la tech et je pense qu'aujourd'hui c'est le sujet majeur et que pour bien le connaître, il faut travailler dans les entreprises hautes technologies. Ça change complètement votre regard sur le sujet. Et de ça n'était pas une entreprise française, donc je pouvais y travailler. Donc il y avait pas il y avait pas de conflit. Je dis cette règle est totalement stupide vraiment elle est stupide, elle fait perdre des

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compétences parce que j'ai refusé des propositions de grandes entreprises chinoises mais un ancien ministre de l'économie et des finances qui a travaillé pendant 7 ans dans ce ministère et pendant 30 ans au service de la vie publique peut travailler pour une grande entreprise chinoise mais ne peut pas travailler pour une PME française. C'est absurde. et diminuer le salaire des ministres. Est-ce que c'est absurde aussi ? Sébastien le cornu l' envisagé il y a quelques semaines. Bon, c'est des mago. C'est une mauvaise idée. Je sais que c'est pas populaire de dire ça. Je le dis très sincèrement, c'est une mauvaise idée. Le salaire des ministres, il a déjà été baissé sous François Hollande 30 %.

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Et quand j'étais ministre de l'économie et des finances, j'étais le 258e salaire du ministère de l'économie et des finances. C'est-à-dire que vous aviez des conseillers, des membres de votre administration mieux payés. Effectivement, tous mes conseillers, une grande partie d'entre eux étaient mieux payés. Tous mes directeurs étaient mieux payés, les responsables des finances publiques sur les territoires étaient mieux payés et ils volent pas leur argent, ils travaillent très bien, ils méritent leur salaire. Mais je pense qu'il y a beaucoup de démagogie à dire qu'on va baisser systématiquement les rémunérations de responsables politiques qui occupent des responsabilités importantes. Je pense en plus que c'est dangereux car ça expose la corruption. Et donc je ne suis pas du tout favorable

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à ce qu'on diminue le traitement des ministres. En revanche, si vous voulez faire une vraie économie beaucoup plus importante, vous réduisez les cabinets de 15 à 5 membres. Enfin, ces cabinets plétoriques où vous avez tant de personnes chargées uniquement de la communication du ministre, faire valoir le ministre. Vous pouvez faire des très grandes écos là-dedans. J'ajoute un dernier point qui est très important à mes yeux. La plupart des ministres vivent dans des locaux qui sont désuets, couverts de dorure, complètement inefficaces pour le travail. Puis très souvent, ça monte à la tête de ceux qui occupent ces ces endroits. Ils pensent que parce qu'il y a des dorures, ils sont importants, ils le sont pas du tout. Donc, mettons tout le monde dans un seul lieu à Paris,

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ça pourrait être l'école militaire par exemple qu'on réaménagerait. Ah oui, c'est assez descriptif ça. C'est pas très français effectivement. Non, mais on peut peut-être sortir de notre mémoire monarchique. Moi, je suis très attaché à l'histoire de France, mais il y a eu la monarchie. Désormais, il y a la République. Qu'on garde un ou deux lieux pour recevoir les dignitaires étrangères dans de bonnes conditions. Oui, mais que les ministres soient logés dans les palais qui en général sont très souvent des crépis, c'est complètement inefficace, c'esté coûteux. Et ça monte à la tête. Vous dites, vous parlez peut-être d'expérience. En 2017, vous aviez eu cette phrase : "Emmanuel Macron et Jupiter et moi je suis Hermè, vous étiez comparer à une divinité grecque. Est-ce que le pouvoir vous

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était pas un peu monté à la tête ? C'était la macronique conquérante, le début du premier mandat. Vous savez, parfois on s'enflamme en politique et ça vous conduit à tenir des propos qui sont déplacés. Donc voilà, c'était pas la meilleure des formules. Ça m'a été reproché. C'est c'est très bien de faire ce genre de reproche qu'en fait céit c'était un peu couillon pour vous dire le fond de ma pensée. Un peu couillon. Mais je reviens à cette question des lieux parce que les lieux font la pratique du pouvoir et un des éléments clés de l'avenir français c'est d'avoir un pouvoir au service des français et donc rompre une bonne fois pour toutes avec ce pouvoir qui domine les Français. La vraie autorité n'a pas besoin de dominer. La vraie autorité s'impose d'elle-même

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dans la simplicité. Et je donneris un exemple qui m'a beaucoup éclairé. J'ai toujours beaucoup admiré la Merkel, même si elle est critique aujourd'hui. C'est une chance. C'est une femme pour laquelle j'ai beaucoup d'admiration etquelle je m'entends bien. Je la vois quand je vais à Berlin. Et il y a quelques années, nous avons eu une réunion en l'ambassade de France à Rome, le palais farn qui est absolument magnifique. C'est J'étais allé d'ailleurs une fois, je crois où vous y étiez avec le C'est extraordinaire et tant mieux parce que pour le coup, je trouve que c'est vraiment une représentation de la France. C'est bien madame Merkel avait rendez-vous avec le président de la République qui est arrivé en retard. Ça lui arrive donc son arrive systématiquement me demande de m'occuper

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de madame Merkel. Vous parlez allemand ou vous entendez bien avec elle, faites-lui visiter l'ambassade. Donc je lui fais visiter l'ambassade et bizarrement la chanierère n'était jamais venue au palais Farnaise à Rome. Donc elle regarde tout ça, ces gigantesques escaliers, ces salons dessinés par Michelange et puis on rentre dans le bureau de l'ambassadeur qui est tout sauf un bureau. C'est un gigantesque gigantesque pièce avec le magnifique et des fresques absolument fabuleuses sur le mur. Elle regarde, elle a un temps d'arrêt puis elle me regarde ensuite et tu vois Bruno, c'est typiquement le genre de bureau où on croit qu'on a du pouvoir alors qu'en fait on en a pas. Et c'est ça, je crois le le clé de ce

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que je veux dire par les lieux de pouvoir et ce que je vois d'ailleurs aujourd'hui. Le pouvoir, il est parti ailleurs, les Français l'ont parfaitement compris. Il est parti chez les gens de la tech et il est parti chez les géants de la finance. Donc la grande question aujourd'hui avant de dire voilà je vais faire ceci, je vais faire cela, je des candidats, vous je vais faire telle réforme telle mais comment est-ce que vous comptez retrouver du pouvoir ? Comment est-ce que vous comptez faire pour que la politique retrouve une capacité d'action ? Parce que nos compatriotes, ils sont beaucoup plus malins que nous. Ils ont parfaitement compris que nous n'avions plus réellement de pouvoir, que nous étions les marionnettes soit de la finance, soit de la tech, soit de la

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Chine, soit des États-Unis. Donc toute ma réflexion avant de proposer quoi que ce soit, c'est comment est-ce que la politique retrouve de la puissance, de la capacité d'action. Ça passe par ce dépouillement, ça passe par de nouveaux lieux, ça passe par moins d'acteurs mais qui ont plus de responsabilité et ça passe évidemment pour les grands enjeux qui sont le climat ou la tech par le regroupement des forces européennes parce que tout seul on ne pèse rien. Bruno Leer, vous avez un parcours absolument euh brillant euh normal sup sciences pot l'ENA agrégation de lettrre. Vous êtes même reçu premier si je ne m'abuse à l'agrégation de lettre. Nicolas Sarkozi vous appelé bac + 18, il avait pas tort. Il avait pas tort, c'était drôle. Ça vous faisait rire ? Ça me faisait rire. Enfin, la remarque

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de Sarkozy était drôle. La plus drôle étant quand même celle que m'a fête Jacques Chirac la première fois que je l'ai rencontré. Donc il y a maintenant 30 ans. Ça devait être en 1998. en pleine cohabitation. Donc je suis allé le voir. Le p de l'Élysée était désert. Tout le monde travaillait avec Lionel Jospin à l'époque. C'est la Dime Team et Jacques Chirac était pas du tout à la mode. Moi, j'ai toujours adoré cet homme. C'était un vrai coup de foudre. Et c'est Dominique de Villepin qui me l'a présenté. Et Dominique de Villepin me présente exactement comme vous le faites. Il est normalien majorégation machin truc chouette. Joc ch avait rien à Il me regarde, il me dit "Mais dis donc, c'est beaucoup de cheveux pour un crâne d'œuf. [rires] Oui, c'est Jacques Chirac, c'était une

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relation particulière, très particulière. Vous trouvez il était plus humain euh enfin vous avez dit qu'il avait eu des mots assez humains pour vous, très humains, très euh ce qui est la première chose en fait qu'on attend d'un responsable politique, c'est c'est quoi le le fond du fond du fond de votre engagement politique ce qui fait que vous pouvez supporter à toutes les avanies de la vie politique, toutes les critiques, toute la violence. C'est vous aimez les gens. C'est profondément les gens gens vous intéressent. Jacques Chirac, il aimait les gens. Il avait il avait vraiment cette capacité à porter une attention aux gens et je pense qu'elle était sincère. Moi, j'ai le souvenir étant jeune directeur de cabinet de Dominique de Villepin. Donc,

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on est en 2005. Dominique de Vilpin était nommé au printemps. On a passé 6 mois à travailler comme des dingues, comme on peut travailler comme directeur de cabinet. de 7h à minuit sans arrêt et je pars en vacances à la montagne avec ma femme Pauline et à l'époque je devait avoir deux enfants. J'en ai quatre aujourd'hui. Je pense que j'en avais deux à l'époque. Et le 24 au soir, on fait le réveillon 24 décembre, il est minuit et le téléphone sonne. J'ai pas mon portable, c'est un téléphone fixe avec le fil. Un de mes fils décroche et revient me voir un peu paniqué en me disant "Papa, c'est la présidence de la République. Mais qu'est-ce que la présidence de la République m'appelle un soir du 24

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décembre à minuit, soir de réveillon ? Il a dû avoir une attaque nucléaire ou un truc gravissime pour qu'on appelle le directeur du cabinet du premier ministre. Donc je décroche, je prends l'appareil, on me dit président de la République, président de la République veut vous parler. Voilà, ça c'est une catastrophe. mes vacances sont finies, je vais devoir rentrer. J'ai Jack Sherac au téléphone, il commence la conversation puis il parle vraiment de de choses et d'autres mais complètement àodine, il me demande si je passe de bonnes vacances, si mes enfants vont bien, de la mental, pas du tout. Je l'imagine tout seul dans son bureau en train de passer son coup de fil et il termine le coup de fil dont je comprenais absolument pas pourquoi il m'avait appelé. Il termine le coup de

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fil en disant voilà je vous ai appelé juste pour vous dire que si vous êtes à vos enfants avec vos enfants, il faut que vous disiez à vos enfants qu'ils ont un papa formidable. Quand vous avez quelqu'un qui vous dit ça, bah vous lui restez attaché à vie. Est-ce que Dominique de Villepin il était aussi humain et il aimait autant les gens que Jacques Sher ? Parce que c'est un peu votre mentor en politique, il est beaucoup plus humain qu'on ne le dit et qu'on ne le croit. Beaucoup plus. Et c'est aussi quelqu'un de très attaché aux personnes. On peut avoir et nous avons des divergences sur des sujets de fond mais voyez je me suis engagé, j'ai travaillé avec lui il y a maintenant près de 30 ans et je reste proche de lui et j'ai une relation amicale avec lui. Il vous en a voulu aussi après de

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devenir ministre de Nicolas Sarkozi, il voulait c'était une forme de trahison d'aller chez son pire ennemiement c'est parfaitement compréhensible ce qui est très difficile et je le dis ayant maintenant plus de sagesse parce que plus d'âge. très difficile quand vous az quelqu'un qui a travaillé avec vous, vous avez fait monter, qui a été très jeune, le voir prendre son envol, devenir indépendant, c'est toujours des moments où vous voyez en reflet votre propre pas mise à l'écart mais votre propre éloignement. Donc c'est compliqué et je comprends parfaitement ce sentiment. Mais je vais vous donner un exemple très concret. Le premier ministre actuel Sébastien Lecornu a été mon conseiller pendant 10 ans. Je suis

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très fier de ce qu'il a réussi à faire. Il est premier ministre. Il a fait un parcours exceptionnel. Il a été un très bon ministre de la défense, très bon ministre des armées. Mais je garde le souvenir de ce jeune militant de l'heure qui est venu m'aider à coller des affiches dans ma première campagne pour les élections législatives dans l'heure en 2007. Pour vous, il restera toujours un colleur d'affiche. Vous vous avez toujours du mal à faire à voir le parcours des autres, mais c'est ce qu'il y a de merveilleux dans la vie, c'est de voir grandir les gens que vous aimez. Je trouve que c'est ce qu'il y a de plus beau. Mais dans le reflet, j'en est tout à fait honnête, on voit aussi son propre vieillissement et son propre effacement. Et son propre effacement. Donc c'est

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c'est toujours quelque chose d'un peu ambivalent. Mais chez moi, ce qu'il fierté de ce qu'on accomplit les gens qu'on travaillé avec moi. Comment vous voyez la potentielle candidature de Dominique de Villepin aujourd'hui ? Il dit qu'il aura un rôle quoi qu'il arrive dans cette campagne. La question c'est juste le quand il se déclarera. Il aura un rôle. Il a déjà un rôle et contrairement à beaucoup de monde tout le monde me dit il faut un candidat unique. Je je trouve ça un peu court comme réflexion. Oui, au bout du compte, il faudra que pour centre droit, centre gauche, il y ait un seul candidat pour nous donner les meilleures chances de gagner face à des extrêmes qui seraient un désastre pour le pays. Mais avant d'en arriver là, mais que chacun défende

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sa vision du pays. Et c'est comme ça qu'on aura les meilleures chances de gagner. encore le temps de de montrer ses avant de s'il y a une certitude, c'est que si nous commençons à nous regrouper autour du minimum syndical et du plus petit commun des dominateurs, alors là l'échec il est garanti. Nous sommes dans une période révolutionnaire révolutionnaire. Un moment plus rien ne tient. Le modèle économique tient plus. Le modèle financier, on en parlera à s'effondre. Le modèle social est devenu complètement injuste et complètement inefficace. Et le plus petit dénominateur comment ? C'est Édouard Philippe. Aujourd'hui, il y a pas de leader. Édouard Philippe, c'est pas un leader, il est quand même en tête des sondage. Un leader, c'est quelqu'un qui fait que

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plus personne ne discute l'idée même que ce soit le candidat. Et là tout le monde le remet en cause aujourd'hui mais il fait sa campagne. Les idées qu'il défend sont parfaitement légitimes, sont solides. C'est quelqu'un avec qui j'ai eu beaucoup de bonheur à travailler. Mais on peut avoir des visions qui sont différentes. Vous diriez comme Gabriel Atal que Édouard Philippe c'est la politique d' Non certainement pas ça. Et là aussi j'ai une deuxième règle et je pense que c'est important dans la vie d'avoir des règles. Personne ne doit critiquer les candidats de son propre camp. Chacun amène sa vie et si vous avez confiance dans ce que vous portez, c'est pas la peine de critiquer les autres. Quand vous commencez à critiquer les autres, c'est une marque de faiblesse.

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Vous pensez que la tale est fébrile et que c'est pour ça qu'elle hausse le ton je dis simplement que la critique de son propre camp, critique des positions différentes, c'est nécessaire mais la critique de son propre campe. En tout cas, vous ne soutenez pas Édouard Philippe aujourd'hui et vous dites que il a pas réussi pour l'instant à s'imposer comme je ne soutiens pas euh aujourd'hui qui que ce soit parce que je veux porter un changement beaucoup plus radical de ce qu'est le modèle français parce que j'ai plus de recul. Gabriel Atta Philippe ont émergé dans la vie politique nationale en 2017 avec Emel Macron. J'ai émergé la vie politique nationale

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étant malheureusement plus âgé queeux bien plus tôt en commençant avec Jacques Chirac en étant ministre de l'agriculture. Et donc ce recul me permet de dire on ne peut pas continuer comme avant. Et d'ailleurs le fait d'avoir plus de recul que ou plus d'expérience que c'est pas forcément un atout. Non. Quand on voit où en est la France aujourd'hui c'est pas forcément un atout. Alors, j'entends tous ceux qui me disent "Ah bah monsieur le maire précisément, comme ça fait 30 ans que vous avez écumé les palais de la République et sillonner le pays, c'est bien la preuve que vous êtes pas la solution." Moi, j'ai un raisonnement un peu différent, c'est que je crois profondément que vous ne pouvez pas changer le modèle si vous ne venez pas de ce modèle et si vous ne

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le connaissez pas intimement. Vous ne pouvez pas changer le système tel qu'il existe aujourd'hui si vous n'en avez pas éprouvé sous tous ces aspects les limites. Moi, les limites, je les ai vu. Et donc quand j'entends l'un ou l'autre me dire je vais faire telle réforme ou telle haut, je dire ça sert à rien. C'est si vous ne bousculez pas complètement le modèle et si vous ne le refondez pas comme ça a été fait en 1958, comme ça a été fait en 1946, les Français n'auront pas les résultats qu'ils s'attendent. Vous parlez de là, mais d'où vous parlez exactement ? Bruno le maire, vous venez d'une famille assez bourgeoise, vous êtes né à Neuilli, vous avez grandi dans le 16e arrondissement, vous avez fait donc de bonnes écoles. Est-ce que vous avez été poussé par vos parents ? Vous

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étiez dans un milieu assez compétitif. Il fallait que vous fassiez J'étais dans un milieu compétitif avec beaucoup de chance au départ. Ça vous épargne pas les épreuves ? Beaucoup de chance au départ, vous dites. Oui, beaucoup de chance au départ. Ce que vous avez le plus important, c'est le capital culturel. Il y a rien de plus important que le capital culturel. On s'est beaucoup moqué de ma proposition de la maternelle à 1 an. J'avais fait exprès dans cette formule un peu provoquante pour que ça réagisse. Donc tout le monde a dit "Ah, il veut mettre les enfants de 1 an à l'école. C'est absurde. Bon, merci, j'ai eu quatre enfants, je sais ce que c'est qu'un enfant de 1 an." Et pourquoi est-ce que je me suis battu pour cette

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proposition ? c'est que mes enfants, les enfants des catégories favorisées, tant mieux, entre 0 et 3 ans, qu'est-ce qui va se passer ? On va leur parler bien le français, ils vont entendre la langue française, ils seront confrontés à d'autres enfants, ils vont être éveillés à toutes sortes d'activités. Ils vont pouvoir commencer à faire des activités physiques, on échanger avec pour leur donner ce capital culturel que vous vous avez eu par vos parents votre naissance. Pourquoi ? Pourquoi j'ai voulu à ce point faire de la politique ? pour vous ouvrir à d'autres vies que la vôtre. Mais pourquoi vouloir s'ouvrir à d'autres vies que la sienne quand on est dans un milieu où tout va bien ?

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Parce que un milieu où tout va bien, c'est un milieu très étroit et que la vie est beaucoup trop large pour s'enfermer. Je je vois et s'il y a une chose dont je suis heureux et fier dans mes choix, c'est qu'ils ne m'ont jamais enfermé. J'ai toujours pris la voix qui me donnait le maximum de liberté. Voyez, il a 56 ans, je pourrais me dire "J'ai fait 30 ans de vie publique, pendant la République me propose un poste d'ambassadeur. Bah voilà, je vais prendre ça." Non, je pense qu'on peut encore s'ouvrir. Donc je vais vers le lieu qui m'est le plus étranger. Moi je suis spécialiste de Marcel Prou. Je suis pas un spécialiste des semi-conducteurs à l'origine, mais je vais vers les semi-conducteurs, vers la tech et je

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préfère échanger avec un Samathman, avec des gens de la tech, avec des ingénieurs pour comprendre ce monde qui s'ouvre plutôt que de me recroquviller et de m'enfermer. Et vos parents vous ont pas enfermé Bruno Lemain ? Ah, je pense que ça aurait pu être leur tentation, mais d'abord, j'ai perdu mon père très jeune. Donc euh j'avais 25 ans et euh le désir le plus profond qui m'a toujours animé, c'est d'aller vers ce qui est différent de moi, aller vers d'autres horizons. Je viens de la fonction publique, je viens de l'État, je suis un littéraire, bah qu'est-ce que je vais faire après ? Bah, je vais aller vers les gens de la tech et on va voir ce qu'on va apprendre. Et c'est là qu'on apprend plein de choses. Votre père d'ailleurs, il s'était euh opposé à votre mariage avec Pauline qui

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est votre femme aujourd'hui. [grognement] Vous avez raconté ça un jour sans entrer dans les détails. Pourquoi cette opposition ? Il s'est opposé à beaucoup de choses. Il s'opposé à ce que je fasse des études littéraires et j'ai un souvenir très vif. C'était un homme remarquable hein, mais il avait une autre ch total, mais il avait une autre vision du monde, une vision un peu différente. C'est pas la même époque. Et je me souviens du jour où j'ai eu mes résultats à l'agrégation de lettrre. Donc j'avais été reçu, comme vous l'avez dit premier. Donc j'étais heureux, voilà, très très heureux de ce résultat. Je rentre, je le croise dans la rue et je lui dis voilà papa j'étais reçu premier la création de lettre, j'étais tout fier. Il me répond bah c'est bien

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maintenant tu vas pouvoir préparer Lena. Donc voilà, c'était sa conception du monde et la création de lettre, c'était pas grandchose pour lui. Ma femme Pauline, c'était pas c'est une artiste là aussi c'est un autre univers que le mien. C'estàd que je viens de la fonction publique de Lena, je la rencontre, elle est artiste, elle est peintre, elle est fantasque, elle est très très différente de moi. Et mon père était persuadé que ça ne pouvait pas marcher. Mais pourtant, elle venait quand même d'une bonne famille. Elle aussi venit pas de milieu antagoniste. D'accord. mais elle n'était artiste, elle était pas banquière, avocate, autre fonctionnaire. Et je pense que ça le déstabilisait beaucoup d'avoir quelqu'un qui soit parce que peut-être que ça révélait aussi un trait de ma

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personnalité et que lui voulait absolument m'orienter vers autre chose. Donc il m'a convoqué, il m'a dit "Cette fille vraiment je pense qu'il le faisait par amour." Fait pas [raclement de gorge] il faisait par amour. Il m'a dit "Mais ça marchera pas. Tu dois pas l'épouser, ça ne marchera pas. Ça fait 28 ans qu'on est marié, 30 ans qu'on est ensemble. Et vous y en avez voulu au début ? Oui, maintenant. Maintenant, je comprends qu'en fait, je pense qu'il a toujours fait ça par amour. Il faisait ça par amour pour vous. Oui, je pense. Vous pensez C'est difficile he de comprendre ça. Ça prend beaucoup de temps. Au début, vous dites "Il a voulu me forcer, c'est pas normal, ceci, cela". Ensuite, il

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disparaît puisqu'il est mort. d'un cancer du cerveau qui était une très longue épreuve pour toute la famille puisque à la fin il reconnaissait plus ses enfants, il reconnaissait plus personne. Donc ça vous fait évoluer et puis au bout du temps, après 30 ans, vous vous dites en fait toutes ces remarques, la remarque sur l'ENAT, la remarque sur l'agrégation, la remarque beaucoup plus importante sur Pauline, elles ont toutes été faites par amour. Vous auriez aimé qu' qu'il voit ce que vous êtes devenu votre parcours politique ? Vous y pensez parfois ? Ça m'arrive. Là, vous avez coché les cases en tout cas

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quand vous étiez étudiants. Alors, parfois on bosse dans un café, on est vendeur. Vous vous avez écrit un livre, un roman à l'eau de rose pour la collection Harlequin. C'était l'histoire du d'une infirmière qui tombe amoureuse. Tout à fait. Vous aviez été rémunéré 15000 francs à l'époque, ce qui était pas mal. Exactement. Ce qui était pas mal. Ça me permettait d'arrondir les fins de mois. Mais j'ai dit très précurseur parce que ces romances, moi j'ai toujours bien aimé ça. C'est mon côté fleur bleu. Donc vous racontez une histoire d'amour. Mais je me suis mis en relire. Je relis je lis beaucoup de romances. [grognement] Vous disz des Harlequins, c'est pas des Harlequins, c'est c'est d'autres collections. Je vais pas vous citer les noms. D'ailleurs, je me souviendrai pas des noms des

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collections, mais c'est des histoires qui sont des romances, des histoires d'amour. Pourquoi est-ce que je lis ça ? Pas simplement parce que j'en ai écrit il y a maintenant plus de 40 ans, mais parce que je regarde ce qui se vend. Et quand on dit les jeunes ne lisent pas, c'est pas vrai, ils lisent beaucoup de romances. Ils lisent moins de de romans un peu plus sérieux mais la romance ça se vend remarquablement bien. Donc quand je prends le train, j'arrive à la gare, gare de Lyon, gare du Nord, quand je vais au Pays-Bas che, je vais au relais H et j'achète en général un livre sérieux, un livre d'économie et puis j'achète une romance. Donc ça peut être une histoire d'amour d'une jeune fermière avec un avocat qui est de

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passage dans sa ferme. Ça peut être une histoire d'amour entre deuxurs parce que ça m'intéressait quand j'ai vu le titre nombre de titres vendus. Je crois que ça s'appelle briser la glace la romance. Donc j'ai lu ça. Je me disais mais comment ça se fait que ça marche que ça marche aussi bien ? Voilà ça vous détend. C'est bien. Vous l'aviez pas dit à vos parents le roman Lequin c'était pas trop Non, c'était pas du tout leur truc. C'était pas le milieu. Ça vous a peu de parler de vos parents ? J'ai vu que vous étiez vous étiez très aim. D'abord, quand on perd son perd très tôt, vous dites que vous avez manqué quelque chose. Donc c'est ce qui fait que tout est négociable dans ma vie publique, sauf le temps que je passe

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avec mes enfants qui sont mon bonheur quotidien. Les quatre garçons, c'est un émerveillement quotidien. Et donc plus je passe de temps avec eux, mieux c'est c'est pas négociable parce que je sais ce que c'est de pas avoir passé de temps avec son père. Moi, j'ai passé aucun temps avec mon père. Je n'ai eu aucune discussion avec lui ou très peu. Et donc, je passe beaucoup beaucoup de temps avec mes enfants. C'est ils font vraiment mon bonheur quotidien. Tout le reste est totalement accessoire à côté. Il y a père, c'est avoir cette inquiétude au fond de soi et l'inquiétude de ce qui peut leur arriver tout le temps. Du premier jour où vous avez un enfant, vous devenez inquiet. Et cette inquiétude, elle est magnifique. C'est inquiétude de ce qu'ils vont devenir. C'est inquiétude de ce qui peut

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leur arriver. Et puis il y a ma mère qui a toujours occupé aussi une place très très importante qui est une femme qui a beaucoup de tête, beaucoup de caractère. Elle a plus de 80 ans maintenant. Elle a toujours la même énergie et j'ai une admiration sans brand pour elle parce qu'elle a vécu beaucoup beaucoup d'épreuves familiales, personnelles. Elle les a toutes surmonté et elle est toujours là aussi droite et aussi généreuse. Quand on est à Berh on peut penser à ses enfants ? Ça vous est jamais arrivé de manquer des anniversaires, oublier un appel ? Je me suis éloigné pendant 7 ans de mes amis.

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Aucun dîner, aucune sortie, rien. Notamment mon meilleur ami qui est Antonin Baudri, le réalisateur de De Gaulle que j'ai rencontré pendant mon service militaire et qui est mon ami de cœur. On est lié comme les deux doigts de la main. Mais pendant 7 ans, je crois que j'ai dû le voir deux ou trois fois. Ah oui, maintenant on se revoit tout le temps. Mais pendant 7 ans, je l'ai vu je crois deux ou trois fois. Mes enfants, il y a pas un jour où je n'ai pas eu chacun d'entre eux au téléphone ou dîner ou déjeuner avec eux. Et s'il y avait une semaine où j'étais à Washington, New York, puis en déplacement à Pékin, puis un arrêt à Berlin, je disais mon chef de cabinet, tu te débrouilles, tuannules

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n'importe quelle visite. Ça peut être le président de tel pays ou un chef d'entreprise extrêmement important. ou un banquier, je veux un dîner avec mes enfants dans la semaine. Tu te débrouilles et ça a marché. Ça a toujours marché. Euh vous avez continué à écrire des livres alors que vous étiez à Bercy notamment et quand vous avez publié l'un d'eux fugu américaine en 2023, ça a agacé. Emmanuel Macron qui a dit "Franchement, c'est pas sérieux. Euh et puis ces scènes érotiques, tout le monde va se demander comment un ministre de l'économie peut passer du temps à faire ça. Ça vous a ça vous a touché ? Vous avez dit que vous alliez peut-être changer votre façon de faire à l'avenir ou pas ?

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Non, je comprends parfaitement la remarque du président de la République. C'est une remarque d'ailleurs que me font les gens. Il faut simplement comprendre que l'écriture pour moi n'est pas un loisir. C'est c'est une part essentielle de ce que je suis. C'est une responsable politique et je suis un écrivain. Euh lorsque j'ai écrit ce livre qui est consacré à Vladimir Ourovit, je le dis parce que on pourrait croire que tu vois les extraits, mais c'est un livre érotique. Non, il y a deux pages érotiques, mais il y a 400 pages sur l'histoire occidentale et sur la place qu'occupe ce pianiste Vladimir Rovitz. Il se trouve que ça faisait à peu près 15 ans que j'écoutais Vladimir Rovitz, les archives, les enregistrement, les concerts et il y a un moment qui arrive

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où vous devez écrire le livre. C'est c'est très compliqué à expliquer mais c'est comme ça que ça se passe. Vous le murrissez pendant des années, des années et vous savez que le moment est venu d'écrire le livre. Vous avez trouvé le fil narratif, vous savez ce que vous voulez dire, vous avez les images, les personnages en tête. Et donc j'ai écrit ce livre alors que j'étais en fonction. J'ai aucun regret parce que c'était ma liberté. Il y en a d'autres qui font du jardinage, d'autres qui ont d'autres aux occupations. Moi, c'était nécessaire pour moi d'écrire ce livre. Mais pourtant, je vais vous dire, je ne le referai pas. Si demain je devais occuper des fonctions publiques, je ne le referai pas. Pourquoi ? parce que je comprends que ce soit difficile à accepter pour les gens,

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que quelqu'un qui occupe une fonction importante dans euh la vie publique, dans le gouvernement, qui est à la fois un honneur et une charge, je comprends qu'on puisse ne pas comprendre que cette personne-là écrive des livres. Donc, je ne le referai pas. Je suis très heureux, fier de ce livre. Je pense que c'est un livre important sur Vladimir Ourovit, sur la musique, sur la culture occidentale et la manière dont elle a basculé d'une chose à une autre entre le 20e et le 21e siècle, mais je ne le referai pas. Vous pensez que vous êtes meilleur politique ou meilleur écrivain ? Ça c'est les gens qui jugeront. On n'est pas bon juge de soi-même pour vous. La seule chose que je peux vous dire. Les deux sont au même niveau.

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Les deux, je les exerce avec la même passion et la même sincérité. L'écriture n'est pas négociable. C'est c'est une partie de moi-même. J'ai besoin de faire du sport, j'ai besoin de courir, j'ai besoin, je le disais, de voir mes enfants, de passer du temps avec ma femme et j'ai besoin d'écrire. Je lis beaucoup, j'écris. Ça fait partie de ma vision du monde, de ma pratique du monde. La politique fait partie aussi de ma pratique du monde et c'est une vocation, c'est pas un métier. J'ai la vocation d'écrivain et j'ai la vocation de politique. J'aurais pu choisir entre les deux. Euh j'ai décidé de mener les deux de front et je continuerai. Et d'ailleurs, vous mêlez souvent les deux parce que vos livres sont aussi des tableaux de votre expérience politique.

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Vous faites des portraits de chefs d'état. Vous racontez notamment euh cette anecdote dans un de vos livres où Donald Trump vous trouve assez beau gosse. Je crois où je sais pas s'il vous drague ou en tout cas vous pouvez nous raconter. Vous voyez, c'est une façon de c'est une façon je pense de sa part de changer complètement de thématique et d'éviter d'avoir répondre. Il était évidemment avec le président de la République et quand Donald Trump ne veut pas répondre à une question, il trouve toujours un truc. Donc il vous dit "Ah ben tiens, toi ton ministre des finances, il est beau gosse. Euh je pense pas une seconde qu'il le pense, mais peu importe, il fait ça pour ne pas répondre à la question qu'il portait. Je m'en souviens très bien, c'était à Biarit sur les tarifs doués sur le 20.

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Comme il veut pas répondre à la question de Macron, il a ben tiens ton ministre des finances il est beau gosse. Ensuite c'était pour expliquer que la table là était noire et puis toutes sortes de façons d'esquiver les sujets. Ça fait quoi quand on est face à un chef d'état qui tient ce genre de propos ? Oui, c'est très déstabilisant. Mais je pense que toute la pratique de Trump, toute son habilité, c'est la déstabilisation. C'est sa capacité à déstabiliser en permanence les autres. Donc il faut avoir éprouvé ça. Chaque chef d'État et je le dis parce que c'est très important pour la Suite, très important pour la France, chaque chef d'État a un comportement qui lui permet d'asseoir son pouvoir. Donald Trump c'est la déstabilisation

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tout le temps. Il va vous parler d'un truc tiens Gat Lambré là de t-shirt gris, il vous va bien. Un coup c'est très bizarre, c'est pas dans la conversation. Poutine c'est la menace. menace à peine voilée, menace physique qui glisse toujours à discussion. En plus, il y a une interprétation contrairement à Trump où on parle anglais directement donc on comprend. Poutine joue de l'intimidation physique. Je pourrais vous frapper. Attention, j'entends ce que vous me dites sur l'Iran, sur la guerre en Ukraine. N'oubliez pas que je pourrais vous frapper. N'oubliez pas que je suis la deuxième puissance nucléaire de la planète. Hop ! Au passage comme ça,

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ping, c'est euh l'immense distance et euh cette espèce de de froideur impériale qui est très surprenante, qui lui permet de dire des choses très brutales mais avec là aussi une grande froideur, une grande distance. Je me souviens d'un échange absolument passionnant sur le fond ça montrait bien ce qui sépare l'Europe de la Chine où le président de la République lui avait expliqué à juste titre que la liberté était essentielle pour les démocraties occidentales, que c'était pas négociable et que Pingavait répondu "Vous savez dans le fond, je crois que vous les occidentaux vous trompez. Ce qui est important pour les peuples, c'est la sécurité et c'est la

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prospérité. La liberté, c'est un luxe accessoire. Et vous l'avez dit ça avec tellement de froideur, on sentait que toute sa vision du monde tournait autour de ce principe simple. La liberté est un luxe accessoire. Et Emmanuel Macron, vous avez suivi et observé avec ces grands fauves là, c'était c'est quoi cette technique à lui ? lui euh a toujours su euh tenir tête en étant très français, c'est-à-dire avec des raisonnements très cartésiens. Et je pense que c'est euh essayant de remettre de la rationalité. Exactement. On essa de remettre de la rationalité et pour moi on a eu des

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divergences avec le président de la République sur d'autres sujets mais je l'ai toujours vu face aux autres chefs d'état et jeai vu à des dizaines et des dizaines de reprises comme j'ai vu beaucoup Jacques Chirac pendant la guerre en Irak avec d'autres chefs d'état avec Vladimir Poutine déjà avec Gerard Schroder qui était chancelier allemand avec George Bouche je l'ai vu à plusieurs reprises le point commun c'est d'essayer d'expliquer les choses de donner une rationalité face à des chefs d'état qui très souvent ne le sont pas. Il y a pile un an, quasiment jour pour jour, vous faisiez votre retour au gouvernement au ministère des armées. Un retour qui n'a duré que quelques heures, notamment parce que votre ex-collègue

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Bruno Retaillot a démissionné. Il vous a appelé l'homme aux 1000 milliards de dettes. Il a parlé de cheval de retour, ce qui est assez violent. Ça veut dire récidiviste. Vous avez digéré tout ça ? Moi, je digère tout. Je constate que je ne sais pas s'il a voulu me tirer une balle dans la tête, mais en tout cas, il s'est tiré une balle dans le pied car je ne suis pas sûr que les Français aient compris sa décision. Vous pensez que c'est lui que ça affaibli surtout il le paye encore ce sincèrement que il s'est tiré une balle dans le pied parce que les français ne comprennent pas que lorsqu'on sert ministre c'est servir. Quand je suis revenu, ça faisait un mois que on me disait il faut que tu reviennes, qu'on me faisait passer des

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messages, des affaires étrangères, la défense. J'avais tout refusé de écouter, je suis chez SML. L'époque, j'enseignais aussi à Lausanne, j'ai coupé, je ne veux pas revenir. Et on a employé des arguments, le président de la République, le premier ministre Sébastien Accorn qui était des arguments pertinents pour me dire il y a une situation géopolitique très dangereuse. Tu es un spécialiste de géopolitique, tu es diplomate à la base. C'était pas du tout mon calendrier, pas du tout mon envie, mais je suis revenu pour servir. Et donc je pense que on peut comprendre ma décision de revenir pour servir. Je pense que les Français ont moins bien compris la décision de Bono Roto. Vous avez raconté une scène lunaire au moment où explique que Bruno Rota ne veut pas

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de vous. Vous essayez de le joindre et vous y arrivez pas. J'ai essayé à tout prix. J'étais je me souviens très bien chez moi dans mon canapé, il y avait mes conseillers qui étaient venus très gentiment et j'ai essayé de l'appeler en comprenant que voilà, il y avait un truc qui allait pas. J'ai essayé de le joindre, impossible de le joindre. Je connais son chef de cabinet, j' arrive à le joindre mais bon, il me dit bon n'est pas joignable, il était probablement à côté. Donc voilà, c'est j'ai même appelé au standard de la place Beauaveau n'arrivant pas à le joindre peut-être que sera la place Beauaveau, ils vont me trouver le ministre de l'intérieur ou alors c'est vraiment inquiétant pour le ministère de l'intérieur. Donc je suis tombé sur le policier de garde qui

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visiblement avait ral bol, il devait être 22h ou 23h le dimanche soir et il me dit monsieur qui que vous soyez franchement c'est pas le moment de faire des plaisanteries. Et il a raccroché donc je ne l'ai pas eu au téléphone. Le policier de garde qui a raccroché au nez de Bruno Le maire. ce soir en disant que c'était un mauvais plaisant. Oui. Vous dites que vous avez à ce moment-là vous avez dit "J'ai sous-estimé la petitesse, la médiocrité, la faiblesse des partis de certains responsables politiques. Vous avez pas découvert certaines petitesses et médiocrités ?" Si ça a été le dans la petitesse, on descend toujours beaucoup plus bas qu'on ne le croit. Donc même à 57 ans, même avoir reconnu beaucoup d'épreuves et avoir beaucoup de cicatrice,

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vous découvrez toujours plus dans la petitesse peuvent aller les hommes. Mais je regarde pas ça. Je regarde ce qu'il y a aussi de grand dans l'engagement de certains, dans l'engagement des Français et c'est une question dans le fond de tempérament et de choix. Soit vous regardez ce qu'il y a de petit, les médiocrités, les avanies, vous en sortez pas, c'est sans fin parce qu'elles sont sans fin. Les avanies, les médiocrité, les attaques, les coupbas, c'est sans fin. Donc il faut les mépriser et ne même pas les regarder et tourner son regard vers ce qui vous tire vers le haut. Et je le dise que c'est vraiment une leçon de vie. On met des années, des années et des années à comprendre ça. Il faut aller vers ce qui vous tire vers le haut et ignorer le reste.

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Ça c'est avec l'âge, vous devenez plus sage et vous apprenez à Il faut de l'âge parce que je peux vous garantir que ça met du temps à rentrer. Mais une fois que c'est rentré, que vous vous apercevez que vous vivez mieux et la vie est trop courte pour vivre mal. Donc il faut apprendre à vivre mieux. Et apprendre à vivre mieux, c'est aller vers ce qui vous tire vers le haut, vers ce qui est généreux, vers ce qui est beau et le reste vous regardez même pas. Néanmoins, Bruno Rota pointe un sujet que vous ne pouvez pas ignorer. Il appuie un peu là où ça fait mal en disant l'homme au 1000 milliards de dettes parce que vous êtes resté 7 ans à Ber, vous n'avez jamais quitté Ber alors que les comptes se creusaient. Vous êtes resté. Est-ce que c'est normal de considérer que vous êtes coresponsable

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de la situation dans laquelle on est aujourd'hui ? Non, je je vous dis moi j'ai pris coresponsable. J'ai pris toutes mes responsabilités au moment de partir en disant voilà, on a eu un accident financier, j'aurais aimé laisser les comptes dans bon ordre et je n'ai pas pu parce que il y a eu la dissolution. Pour vous, tout est de la faute de la dissolution. Vous trouvez que Emmanuel Macron ne prend pas assez sa part de réponse. Je vais je vais vous répondre mais je constate que je pensais que en disant cela des oppositions et dire bah nous aussi on prend nos responsabilités. On aurait dû euh au lieu de déposer des amendements pour toujours plus de dépenses à chaque budget, peut-être faire des propositions d'économie. Peut-être que certains auraient pu dire

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"Ben pendant le Covid, on a trop tiré sur la corde, on a trop demandé au ministre des finances." Il y en a pas un qui a pris sa responsabilité, pas un. Donc je le dis avec beaucoup de fermeté. Maintenant, je vais remettre les points sur les I. Lorsque je suis parti de Ber en 2020 2021 à partir de 2021 2022 2023 la dette baissait elle baissait la dernière année pleine comme ministre de l'économie les chiffres ont été révisés par l'INC près de 2 % de croissance vous m'entendez ça cétait vos premières années à non 2023 c'est la dernière année plein je parle pas des premières années on a rétabli les comptes très bien je parle même des dernières années pour que

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chacun comprenne Bien 2023, près de 2 % de croissance. On est en récession aujourd'hui. Taux moyen d'intérêt 1,1 %. Aujourd'hui, près de 5 %, on est au bord de la falaise financière. Taux de chômage 7,5 %, on approche les 9 %. Mais la dette, elle s'est creusé aussi pendant que vous y étiez. Elle s'est pas creusée seulement, elle s'est creusé parce qu'on a fait face à la crise du Covid, parce qu'on a fait face à la crise inflationniste. Et je n'ai aucun regret là-dessus. Il fallait protéger. Ensuite, on a commencé à rétablir peut-être plus lentement que ce qu'on aurait dû faire, mais c'était le rythme que était prêt à accepter les Français, les autres partis politique. 2021, 2022, 2023, on baisse la dette, on commence à reprendre le contrôle des finances publiques et nous reprenons le

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contrôle des finances publiques. Puis arrive ce fameux accident 2024, trou dans la caisse, 40 milliards d'euros en moins de recettes. Donc, il faut combler le trou. Je prends des décisions qui sont impopulaires. Sortie du bouclier tarifaire sur l'électricité. sortie du bouquet tarifaire sur le gaz, réduction des dépenses de l'État pour 10 milliards d'euros, doublement de la franchise sur les médicaments. Toutes ces décisions, je les prends contre toutes les oppositions qui critiquent aujourd'hui. Et comme la situation était vraiment difficile, je vais voir le président de la République. Vous allez le voir directement parce que vous lui avez écrit une lettre notamment avec écrit secret. Écrit beaucoup de courriers pour que on pousse aller dans la bonne direction. Mais chacun doit

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comprendre que nous étions d'accord sur l'objectif. Si nous n'avions pas été d'accord, évidemment que j'aurais démissionné, mais nous étions d'accord sur l'objectif qui était de revenir sous les 3 % de déficit en 2027. Sauf que vous vous expliquiez au président dans ses courriers quand vous le voyez peut-être il faut changer de trajectoire parce qu'on va dans le mur et qu'est-ce qu' vous répondait ? Je lui expliquais pas qu'il fallait changer de trajectoire. Je lui disais on peut pas éviter la réalité. a été, c'est que on a eu un accident sur les recettes, c'est pas dramatique mais ça va nous demander des efforts supplémentaires. Mais qu'est-ce qu'il Comme je suis au bout des effort qu'on peut faire par la voie réglementaire, c'est par décision du ministre, on doit

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avoir une loi de finance rectificative. Ça, je lui propose au printemps 2024. Il vous répond directement ou il se contente de vous répondre indirectement en disant on échange. Mais je le redis, nous étions dans la bonne direction. C'est simplement une question d'intensité de l'effort. Je voulais aller plus loin pour qu'on tienne l'objectif qui nous était commun avec le premier ministre, le président de la République sous les 3 % de déficit en 2027. Arrive cette loi de finance rectificative et le Premier ministre et le président de la République, nous sommes en avril 2024, estiment contre la vie de leur ministre des finances que c'est trop dangereux. Si on met une loi de finance rectificative en débat au Parlement, il va y avoir une censure et le gouvernement va tomber. Moi mon

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argument c'était de dire je crois pas trop une censure à quelques semaines des élections européennes de juin 2024. Le président refuse et nous avons une discussion. C'est le weekend, j'en garde un souvenir très précis du 6 et 7 avril. Je lui ai envoyé une note juste avant en lui disant voilà pourquoi il faut une loi de finance rectificative et voilà mon plan complet de rétablissement des compte public qui me permettront de tenir l'objectif que vous m'avez fixé monsieur le président et auquel je suis attaché retourner sur les 3 % de déficit en 2027 donc 6 7 avril 2024 exactement donc nous avons cette discussion il lit la note le 6 et le 7

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le 8 il annonce qu'il refuse la loi de science rectificative et le 8 après-midi, nous avons une discussion tous tous les deux. Je va pas révéler la teneur précise de cette discussion, mais au bout du compte, il me dit "Ce que tu proposes, c'est nécessaire, on le fera cet été. Laissons passer la séquence électorale et on fera cet été, nous mettrons en œuvre le plan de rétablissement des comptes publics que tu proposes." À la place, il a il y a eu la dissolution. Vous pensez qu' il croyait ce qu'il vous disait ? pas de doute, j'ai pas de doute et je n'ai pas de motif de ne pas croire le président de la République. La était déjà dans ça de ce que vous voulez

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mais je n'ai pas l'habitude de ne pas croire ce que me dit le président de la République. J'en ai servi trois. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron. Et j'ai toujours considéré que le ministre était le ministre, le président de la République le président de la République et que celui qui a le dernier mot, c'est le président de la République. Donc le président de la République a fait ce jour-là un arbitrage qui n'appartient qu'à lui entre le plan de rétablissement des comptes et la dissolution, il a choisi la dissolution. Je considère très sincèrement que si le plan de rétablissement des comptes que j'avais proposé en avril avait été appliqué au mois de juillet, malgré tous les efforts qu'il demandaient,

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aujourd'hui nous serions liburrions pas de problème de finances publiques. que désormais ça a été l'enchaînement de renoncement sur renoncement, l'abandon de la réforme des retraites, l'augmentation des impôts, des dépenses qui ne baissent pas suffisamment et désormais nous sommes au pied de la falaise. Pour moi, le point de rupture le point de rupture c'est la dissolution. Oui, c'est la dissolution. C'est le soir du premier tour, enfin le soir, il y a un seul tour, le soir des résultats euh des élections euh européennes. Donc moi, j'ai en tête, faut bien que que chacun comprenne ça parce que c'est extrêmement important sur la pratique du pouvoir, sur la manière dont les choses fonctionnent où où chacun, j'ai aucun doute là-dessus, cherche l'intérêt général mais où tout le monde n'est pas

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d'accord sur la meilleure voie pour y parvenir. Moi, j'ai la conviction chevillé au corps que la seule façon de défendre l'intérêt général, c'était de mettre en œuvre un plan de rétablissement des comptes publics rapide et efficace. Et donc quand le soir des élections convoquent le premier ministre, un ensemble de ministres, la présidente de l'Assemblée nationale, nous sommes 8 ou 9 autour de la table, il est 19h15. C'est la fameuse photo où Gabriel Atal voà bien je ne suis pas sur la photo. Que font euh j'étais déjà parti. Il arrive et il dit voilà j'ai pris la décision de dissoudre l'Assemblée nationale. Donc là je comprends que çaen est fini du rétablissement des comptes publics, que mon plan tombera à l'eau et que donc je vais devoir partir du ministère des

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finances après 7 ans où j'ai travaillé le mieux possible sans avoir pu finir mon boulot. Je n'ai pas vous aviez aucun signau de cette dissolution. Vous découvrez ça mais vous tombez de votre chaise ou pas ? Le ciel nous est vraiment tombé sur la tête parce que tout d'un coup le le monde se renverse. C'est-à-dire que vous aviez devant vous les élections qui étaient pas formidables. Enfin c'était pas si dramatique que ça. On allait reprendre les choses en main, adopter ce plan de rétablissement des comptes, retrouver une bonne trajectoire, la croissance allait revenir. Voilà, c'est tout ce que vous avez en tête. Et tout d'un coup, en une seconde tout s'écroule. Et là, quand il fait le tour de T, moi la seule phrase que j'ai prononcé, sa décision était prise, il y

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avait pas lieu de revenir dessus et constitutionnellement c'est une décision qui lui revient en droit. Seule chose que j'ai dit, c'est soit les Français comprennent votre décision, monsieur le président, très bien, soit il ne la comprennent pas et ce sera une crise de régime. Et je considère que aujourd'hui, nous sommes en crise de régime. La crise de régime, c'est pas l'explosion des ministères du gouvernement. La crise de régime, c'est quand le gouvernement n'a plus les outils pour tenir le pays comme il devrait le tenir. C'est exactement la situation. Vous avez parlé de dissolution de convenance effectivement qui conduisent aux crises de régime. Vous lui en voulez toujours au président d'avoir pris cette

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décision et vous lui en avez voulu. Je n'ai pas du tout tempérament rancuné. Donc je suis très fier de ce qu'on a fait ensemble sur l'économie. Je pense qu'on a, contrairement à ce que disent les uns et les autres, nous avons un bilan économique qui est remarquable du point de vue de l'emploi, de l'industrie, de l'attractivité et je le défendrai tout le temps et je suis sûr que l'histoire donnera justice là-dessus. Oui, mais Bruno le depuis il y a eu la dissolution et vous voyez l'état dans lequel est le pays et la classe un désaccord, une incompréhension totale et je n'ai toujours pas compris les raisons de cette décision. Ça me motive pas de rancune, j'ai pas de rancune personnelle. J'étais heureux de travailler avec le président pendant 7 ans. Je sais ce que je lui dois et je

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trouve que ce serait manqué de dignité d'éprouver de la rancune. En revanche, que j'éprouve mais vraiment très très profondément. C'est une immense inquiétude ou et vous avez eu de la colère aussi. Vous avez parlé des cloportes euh vous pour qualifier les conseillers de l'Élysée à de cette distribution ou en tout cas partie de la cour de la monarchie technocratique, tous ces gens qui servent à rien, qui sont payés par le contribuable qui causent le matin, le midi, le soir, qui donnent de mauvais conseils et qui bavent sur les uns sur les autres en permanence. Ça fait partie de la vie politique. C'est un pontosane de la monarchie. Ce que je regrette, c'est que ça se soit translaté de la

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monarchie absolue à la monarchie technocratique actuelle. Donc voilà, c'est je les appelle les cloportes et je continue à penser qu'il y en a trop. Vous avez dit un jour à un interlocuteur, Macron, tout le monde me dit qu'il ne m'aime pas mais à chaque fois il me maintient. À chaque fois qu'il remanit, il me conforte. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Emmanuel Macron c'est poker face. On sait jamais ce qu'il pense. C'est un autre choix. Je vous parlais tout à l'heure la manière dont on regarde la vie et les gens. Pe regarder tous les mauvais côtés ou regarder les bons. Je regarde les bons comme ministre et je l'ai été longtemps. J'ai toujours considéré président de la

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République comme un supérieur hiérarchique et comme le chef de l'État. Et j'ai toujours refusé avec qui que ce soit de rentrer dans une relation personnelle ou amicale. Donc tous ceux qui disent "Ah, ils t'aiment pas, ils trouvent que tu fais ceci trop, ceci, bon peu importe, je ne suis pas là pour être aimé du président de la République ou de qui que ce soit. L'amour, je le réserve à mes amis, à ma femme et à mes enfants." Vous êtes quand même dans un univers où tout tourne autour du président. Vous parliez tout à l'heure de de cette France qui est encore très monarchique. Il y a une cour autour d'Emmanuel Macron. On n pas cette tentation de vouloir être le premier, de vouloir être proche du président. Non, pendant 7 ans, tout n'a pas aussi un peu tourné autour

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de ça. Je suis vacciné contre ça. C'est peut-être pour ça d'ailleurs que le président a pu me le reprocher. Je n'ai jamais voulu rentrer dans ce jeu-là. J'ai beaucoup trop d'expérience pour rentrer dans le jeu de la cour. Faut relire la fontaine. Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute. Donc rentrer dans ce jeu-là, c'est une perte de temps. Moi, je suis professionnel, donc il faut travailler, servir les orientations qui sont fixées par le président de la République. Il faut être d'accord avec ces orientations et sur l'économie comme sur les finances publiques, nous étions d'accord sur l'orientation, recréer du travail, redonner de la compétitivité aux entreprises. Vous étiez d'accord sur orientation et vous les pariez et après dans la réalisation parfois il y a

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eu des petits bugs notamment sur les finances publiques où là il y a eu des gros bugs. Le Canard enchaîné a révélé un jour qu'Emmanuel Macron vous avez traité de serpent et d'être sournois et vous avez raconté cette anecdote aussi ou je sais pas d'ailleurs si c'est vous qui l'avez raconté directement mais en tout cas ça vous a pas plu. Donc vous en avez parlé au secrétaire général de l'Élysée qui sans doute est très bien informé. [rires] Il l'a transmis au président ensuite et là Emmanuel Macron a une réponse un peu particulière. Est-ce que vous pouvez nous nous raconter ? D'abord, j'ai pas apprécié du tout, ça m'arrive rarement. Serpent, c'est pas très sympa. Et être au nom, c'est quand même il faut aller chercher ce genre de faut vraiment aller chercher ce qualificatif. J'ai

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certainement plein de défauts, mais la sournoiserie c'est franchement pas mon truc. Je suis quelqu'un de direct, je suis quelqu'un de franc et je suis quelqu'un d'honnête. Donc on peut être en désaccord avec ce que je pense, mais la sournoiserie vraiment c'est pas du tout un trait de caractère. Donc ça ne m'a pas plu et je préfère dire des choses quand ça me plaît pas. Là aussi, il vaut mieux vider son sac. Donc, j'ai appelé Alexis Colaire qui est quelqu'un pour lequel j'ai beaucoup d'amitié, avec lequel j'ai gardé une relation très forte et je dis vraiment ça c'est pas possible, c'est d'une ligne rouge absolue. Et donc comme je suis assis à côté du président de la République au conseil des ministres, il m'a fait passer un petit mou manuscrit que j'ai gardé dans écoute, ne prête pas

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attention à toutes ces foutaises. Ce sont des fouises. Et ça vous a fait du bien ? Ça solde les choses et on passe à autre chose. Mon rôle a été a toujours été pendant 7 ans, c'est long he 7 ans, c'est très long de travailler le mieux possible et travailler en bonne intelligence avec le président de la République. Donc ça a été le cas pendant 7 ans. Nous avons travaillé en bonne intelligence. Nous avons eu une fois encore un seul désaccord qui était sur le rétablissement des finances publiques, le rythme, les modalités, mais pour le reste, nous avons travailler en bonne intelligence et à un moment donné, vous devenez sourd au bruit perturbateur

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qu'il peut y avoir autour. Ah, le président, il dit ça surtout, je m'en fous. H vous passez, vous avez un autre désaccord quand même avec le président, j'ai l'impression c'est la ponctualité. Non, vous avez dit que vous l'avez jamais vu. C'est pas un désaccord. Oui. Non mais en tout cas c'est un constat plus c'est plus qu'un c'est [rires] quoi ? C'est c'est une c'est c'est quelque chose de très très dur à vivre. Moi je pense que pour vous l'avez jamais vu arriver. Jamais jamais jamais. Et comment vous l'expliquez ça ? C'est très difficile à vivre parce que quand vous êtes quelqu'un de ponctuel, les gens qui ont systématiquement 25 30 45 minutes de retard, c'est compliqué. Il m'est arrivé très souvent de devoir faire patienter des visiteurs du président de la République. Je me

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souviens très bien, mais ça pour le coup, je regrette pas trop qu'il ait eu à attendre parce que j'ai pas beaucoup de d'amitié pour le personnage. Mais je me souviens d'un déjeuner avec les géants de la tech à l'Élysée. C'était toute dernière année de mes fonctions à Ber il y avait Mus qui était là. Ah oui ! Qui était arrivé pile poil à 12h30 pour un déjeuner à 12h30. Je dis lui, il est bien naïf d'arriver à 12h30 pour un déjeuner à 12h30 avec une Macron. Il faut mieux d'arriver à 13h15 ou 13h30. Patron de Tesla patron de XR. L'homme le plus riche de la planète, un patron de SpaceX, patron de X, patron de Tesla qui fait le pied de grue dans le les salons de l'Élysée en attendant le déjeuner, en attendant le président. Donc on m'envoie évidemment à m'occuper de Elon Musch. Je

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discute un peu avec lui, je parle d'investissement, faire un investissement en France, enfin je fais mon job quoi. Puis à un moment donné euh il me dit que je voyais qu'il commençait à s'énerver. Je suis pas tellement habitué à attendre qui que ce soit, même les chefs d'état. Et là, j'ai compris que il était temps que le président arrive. Vous étiez un peu mal à l'aise ? Non, parce que je une fois encore, je trouve le gars tellement euh étrange que ça ne me dérangeait pas. Vous vous disiez qu'Emmanuel Macron était un peu non chalant de de faire attendre Elon Musk de cette façon-là. C'est sa conception du temps. Moi, j'en ai une autre. Je pense qu'on est infiniment plus euh efficace et plus respectueux en étant ponctuel. Il peut

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arriver que pour toutes sortes de raisons, surtout quand on est chef de l'État, on soit en retard, l'agenda soit bousculé, c'est parfaitement compréhensible. Mais là, c'est une quand ça devient euh une manie, je trouve que ça n'est pas propice à la sérénité du travail. Et peut-être que ça traduit un manque d'empathie, je ne sais pas. Vous l'avez revu Emmanuel Macron récemment ou je l'ai revu il y a 3 semaines parce qu'il est venu en visite chez ASML donc dans les locaux d'ASML. On a une très bonne visite avec le premier ministre néerlandais et ça nous a permis de regarder ce qui pour moi aujourd'hui est peut-être le plus grand défi pour l'Europe, c'est d'avoir ses propres semi-conducteurs et

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d'avoir sa propre industrie de l'intelligence artificielle. C'est l'heure du de l'inventaire du macronisme. Pas encore totalement mais ça a commencé. Déjà rapidement, est-ce que vous pensez que le macronisme survivra au départ d'Emmanuel Macron à l'Élysée ? L'histoire le dira. Vous en êtes pas sûr parce que le sondeur de l'hop Jérôme Fourquet estime dans le monde que Emmanuel Macron en fait il a jamais consacrer d'énergie à la structuration d'un parti qu'il a débranché tous ses ministres et que finalement le macronisme c'est une aventure très personnelle dit-il. Est-ce que est-ce que vous vous retrouvez dans dans ces propos dans cette analyse ? Je crois qu'effectivement le macronisme c'est d'abord Emmanuel Macron. C'est une

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aventure individuelle qui a été formidable. qui m'a beaucoup enthousiasmé quand j'ai rejoint Nel Macron en 2017. J'étais très enthousiaste encore je suis très fier de ce que nous avons fait ensemble mais qui ne s'est pas développé en aventure collective et je pense que le plus important dans la vie publique c'est de transformer un destin individuel en aventure collective. Et pourquoi Emmanuel Macron n'a pas fait ça ? Jaatalie toujours dans dans de cette enquête du monde qui qui dresse qui commence à faire le bilan des années Macron parle d'une bulle qui s'est créé autour d'Emmanuel Macron parle de livresse qui semble abîmer aussi chaque locataire de l'Élysée. Est-ce que vous

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partagez cette analyse ? C'est c'est pas vrai. Je serais pas aussi sévère que ça. Mais bull ivress non je je pense que c'est une analyse qui est trop courte. En réalité, ce qui ne va plus, c'est le fonctionnement institutionnel français. Mais les hommes des responsabilités aussi pour Oui, bien sûr. Mais il faut que Compat ne se fasse aucune illusion. Euh dans 6 mois, on va voter pour un nouveau président de la République et je pense que tous les Français ont parfaitement compris que c'est pas lui qui avit sauvé le pays et que ce qui sauvera le pays, c'est la capacité d'un homme et de son équipe, chacun bien à son poste avec une chaîne de commandement efficace, à redonner aux Français le pouvoir de changer la France.

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C'est vraiment ce renversement là qu'il faut opérer. C'est là que j'ai un désaccord profond avec beaucoup des candidats qui par manque d'expérience parce qu'ils vont arriver, ils vont se mettre au premier étage pas l'Élysée, le beau bureau avec des dorures et vu sur le parc, ils vont appuyer sur un bouton, il va se passer quelque chose. Il va rien se passer. Il va rien se passer. Ce qui peut se passer, qui peut vraiment changer le destin de la France, c'est d'avoir un chef de l'État qui comprend qu'il doit avoir aux manettes 10 ministres opérationnels une équipe qui partage la même vision du pays et qui rend à chaque français, chaque chef d'entreprise, chaque chef d'établissement scolaire, chaque directeur d'hôpital, chaque patron de PME, la liberté de reconstruire la

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France, c'est ce changement complet, cette révolution dans l'organisation du pouvoir. voir qui nous permettra de grandir et de vivre notre destin. Le président, le futur président, il est pas parmi les candidats déclarés. Personne ne le connaît. Personne ne le connaît. Vous pensez aussi que c'est vous pensez que c'est quelqu'un qui va sortir Je pense que de l'ombre. Impossible de savoir aujourd'hui ce que cette élection a donné. Pour une raison qui est simple, nous sommes dans une période révolutionnée. Emmanuel Macron avait dit dès le début que lui, il ferait reculer les extrêmes. Aujourd'hui, ils ont jamais été aussi hautes. Est-ce qu'il a une responsabilité dans cette situation ? Notamment celle de l'affaiblissement de la droite, l'affaiblissement de la

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gauche. C'est ce qu'Emmanuel Macron a a tout fait pour tuer les parties traditionnelles et voilà. Et aujourd'hui, il récolte aussi un peu ce qu'il a semé. Nous avons tous sans exception une responsabilité à monter des extrêmes. Moi aussi. Et pourquoi vous avez LR pour rejoindre ? Je fer pas partie de ceux qui parlent l'acheter. Des faut très répandus dans la classe politique française ou par hypocrisie, défaut très répandus dans la classe politique française ne prennent pas leur responsabilité dans la montée des extrêmes. Pourquoi vous si nous avions été beaucoup plus loin dans la transformation du pays ? Si nous avions su écouter avec plus d'attention les cris d'alarme et de souffrance de

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certains des Français, si on avait eu le courage de pousser les curseurs beaucoup plus loin sur l'assurance chômage, sur la réforme du système de soins et de santé, donc si nous avions pu avoir des résultats beaucoup plus probants, nous n'en serions pas là. Et donc, je ne me dédoinerai jamais de mes responsabilités là-dessus. Autant je vous dis sur les finances publiques maintenant, stop, ces 1000 milliards qui veulent rien dire, personne qui prend ses responsabilités. Stop, c'est fini. Mais sur la montée des extrêmes, là nous devons tous faire notre examen de conscience et comprendre que si nous en sommes là, c'est parce que depuis 30 ans, nous ne sommes pas allés assez loin et que nous avons manqué de courage. Et donc si demain je reviens en politique, ce sera pas pour

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enfiler les perles, ce sera pour montrer ce courage et dire de manière très intransigente parce que je pense que l'intransigence peut-être une forme de vertu. La condition pour que le pays se relève, c'est ça et tout le reste, si on met pas ce poids là dans la machine, dans la balance, rien ne changera dans le pays. Finalement, votre stratégie, c'est un peu celle de François Hollande ou de Dominique de Villepin. Vous attendez de voir comment ça évolue et si comme vous le pensez les candidats s'écroulent. Édouard Philippe, Gabriel, j'ai pas du tout stratégie comme ça. Je n'ai jamais été implanqué. Moi j'avance découvert pas stratégie, elle est très simple. Ce n'est pas une stratégie. Je suis sorti du bois. Mais vous êtes en publié un texte qui s'appelle euh pour une autre France. Il est

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disponible sur mon site internet. C'est un programme, c'est la vision de la France. Voilà à quelles conditions la France peut redevenir une grande nation en Europe. Voilà quelles conditions elle peut encore peser et c'est à prendre ou à laisser. C'estd que c'est vraiment ma vision du pays. C'est-à-dire si vous vouz retrouver de la prospérité. Si jamais on ne valorise pas davantage le travail, si on ne travaille pas davantage et si on ne se branche pas sur la seule source de prospérité majeure de demain, c'est la nouvelle technologie, on n'y arrivera pas. L'autorité de l'État, c'est ma deuxième le deuxième pilier de ma vision, on peut pas la reconstruire si vous changez pas les institutions, si vous allez pas vers une nouvelle 5e République et si vous rétablissez pas une verticalité dans le

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commandement. Et quant à l'Europe à 27 ça marche pas. Donc il faut le faire à 6 et faire une fédération d'Étatnation. C'est pas un calcul, c'est pas une stratégie politique très complexe. J'avance à visage découvert et j'avance à nu enfin à nu à découvert moyennement Bruder parce que vous n'êtes pas candidat. Et vous aviez dit d'ailleurs que vous prendriez votre décision et que vous la rendriez publique en octobre. Nous sommes en octobre. J'ai toujours avancé à visage des quoi ? J'ai toujours pris des risques. On peut m'accuser de beaucoup de choses, ni d'être planqué, ni prendre ne pas prendre de risque. Quand il a fallu se présenter face à Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP, j'ai le seul à le faire de ma génération. Quand il y a eu une primaire, je suis allé à la primaire. Le

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résultat était pas brillant mais j'ai mené mon combat. 7,4 %. Quand il y a eu un appel de Emmanuel Macron pour me dire "Viens travailler avec nous". J'ai dit "Oui, à une condition, je me représente dans ma circonscription." Personne d'autre ne l'a fait de se présenter sous l'étiquette de En marche alors que l'on venait de la droite parce que je voulais que mes électeurs de l'heure m'adoubent et valident mon choix. J'ai toujours pris tous les risques et j'ai toujours avancé à visage découvert. Donc là, j'avance à visage complètement découvert. Qu'est-ce que vous pouvez dire dans votre candidature Bruno le vous avez dans votre entourage des proches votre famille qui vous pousse à y aller ou pas ? Ce que je peux vous dire au contraire ils vous disent arrête toujours fait bloc.

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ma famille, ma femme et mes quatre enfants, ils me disent tous la même chose. C'est pas un moment où le pays peut basculer vers le rassemblement national ou vers la France insoumise, c'est-à-dire vers deux visions qui sont incompatibles avec toutes les valeurs que tu nous as inculqué, avec tout ce que tu nous as raconté de l'histoire de France, de ses grands personnages et de ces grands moments. tu ne peux pas à un moment pareil te taire. Donc je prends la parole. Est-ce que ça permet ensuite de construire une candidature ? Chacun voit bien qu'aujourd'hui c'est pas moi le mieux placé. Donc cette candidature ne peut avoir de sens que si ce que vous

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proposez, votre vision reçoit un écho très profond chez les Français. Mais en revanche se dire "Écoutez moi je suis chez ASML, je vis très bien, j'ai une vie très intéressante, je me déplace partout dans le monde. P beaucoup mieux votre vie que quand vous étiez ministre d'ailleurs aujourd'hui beaucoup mieux. C'est c'est sans comparaison en terme de confort personnel, mais le confort ne peut pas faire une ligne de vie. Ça n'a jamais fait ma ligne de vie. La même façon que je considère que la peur avec laquelle je joue tout le monde ne peut pas être une vision de la France. Le confort ne peut pas être une ligne de vie. Mais donc vous dites je vais pas y aller si je suis à 2 % dans les sondages en gros. Enfin vous dites j'ai une certaine lucidité si ça n'a pas d'écho, j'y vais

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pas et en même temps je peux pas m'en laver les mains non plus. Quand on vous a laissé pour mort sur le bord de la route, il faut d'abord ressusciter. C'est votre cœur. On vous a laissé pour mort. Je crois la résurrection. Moi, je pense que c'est un peu près la situation dans laquelle j'étais à la sortie de Ber avec toutes des accusations qui me sont tombées dessus. La plupart, je le redis largement infondé. Mais il faut d'abord ressusciter. Alors, je crois à la résurrection donc ça tombe très bien. Mais ensuite et ensuite seulement, vous voyez si ce que vous portez peut créer un élan ou si ça ne fait qu'ajouter de la division. Si ça ajoute de la division, c'est hors de question. Si ça crée un élan, c'est une autre histoire.

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Mort sur le bord de la route. C'est à peu près l'état dans lequel on a voulu me laisser en 2024 puisque une fois encore personne n'a pris ses responsabilités. C'est l'épreuve la plus dure de votre vie politique. Bien sûr. Bien sûr. C'est une vraie épreuve d'abord. C'est une épreuve vis-à-vis des Français de ne pas avoir pu rétablir les comptes publics alors que c'était mon plan, mon intention, ma détermination. C'est terrible hein, quand on vous dit euh bah tiens, tu vas faire tel job et puis au dernier moment on te le retire, on dit bah désolé, il y a rien. Et en deuxième lieu, personne n'a voulu prendre ses responsabilités. J'ai pas entendu un responsable

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politique ni des oppositions, ni de la majorité dire "On met tout sur le dos du ministre des finances." En réalité, si on se dit la vérité, c'était le seul à prendre les décisions difficiles et le seul qui voulait vraiment rétablir les compte public. Il y en a qu'un, je l'oublierai jamais, qui l'a fait, qui l'a reconnu, c'est Gérald Armadain. C'est le seul, c'est le seul qui a eu aussi des mots un peu sympathiques pour vous dans ce moment où c'est pas une question de sympathie. Sympathie, je veux vous dire, c'est une fois encore, je ne mélange pas la vie publique et l'amour. C'est exactement ça.

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C'est une question d'honnêteté. Et l'honnêteté, c'est important. L'honnêteté c'est reconnaître ses erreurs, mais c'est aussi être capable pour tout le monde de reconnaître ses responsabilités. Et Gérald Armanain a eu des mots justes et honnêtes. C'est rare. Et vous qui croyez en la résurrection, vous avez des stigmates de cette période là. Vous n'en êtes pas encore totalement sorti de tout s'efface. J'en suis totalement sorti. La meilleure décision que j'ai prise, c'est quand vous tombez, il faut pas rester à l'endroit où on tombe. Je le dis d'ailleurs pour toutes celles et tous ceux qui vivent des épreuves certainement un filant plus grave, qu' on des accidents de la vie, qu' on des déceptions, déception professionnelles, déception personnelles. La meilleure

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façon de se relever, c'est de ne pas rester à l'endroit où vous êtes tombé. La meilleure décision que j'ai prise, c'est plutôt que de continuer à grenouiller dans la vie publique, de mettre complètement à l'écart, d'aller vers autre chose, aller ailleurs, voir ailleurs. Le monde est immense, le monde est vaste. La même façon que je suis convaincu au plus profond de moi-même que dans ce moment de détresse de la France, jamais j'ai autant cru dans mon pays. Je suis sûr et certain que si on a le courage de prendre les bonnes décisions, dans 10 ans, la France redevient la première puissance en Europe. Et dans 20 ans, vous êtes le pays prospère, généreux, ouvert, attractif que la France a toujours été. Mais donc vous n'êtes pas ressuscité encore ? Il y a

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encore un peu de parce que vous disiez il faut d'abord personnellement oui mais après il y a la résurrection personnelle. Je suis en pleine forme très heureux, tout va bien mais c'est pas le sujet. Le sujet c'est que les Français tout d'un coup changent de regard et se disent tiens ce qu'il dit est intéressant peut-être qu'on l'a jugé un peu trop vite peut-être que dans le fond ce qu'il nous propose est la solution et ça pour le moment c'est pas le cas. Demain on verra. C'est pas le message du Christ mais c'est le message de Bruno Lemer que vous portez avec votre bâton de pèlerin. Je crois spiritualité. Je pense que ce qui tue la politique, c'est d'être uniquement exclusivement de la gestion. Faut pas parler qu'au cerveau. On peut faire de bien plus

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grandes choses si vous parlez aussi et d'abord au cœur. Vous croyez en Dieu Bruno Lom ? Je crois que quelque chose nous dépasse. Quoi ? Je ne sais pas mais je crois beaucoup dans la spiritualité. Oui, je pense que vous croyez en la transcendance. Oui, je crois en la transcendance. Je pense même que vous pouvez pas diriger un peuple sans transcendance. Vous dirigez pas un peuple avec des chiffres et des statistiques. Genre, j'en ai fait les preuves et c'est la conclusion à laquelle je suis arrivé. Vous dirigez un peuple en donnant du sens à ce que ce peuple peut faire, à ce que ce peuple doit faire. Ol un peuple en parlant à son esprit, à son cœur avant de parler à sa raison et à son cerveau. C'est comme ça vous pouvez emmener la France. Enfin, la France est

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un pays qui est animé par des passions incroyables, une créativité incroyable, une imagination absolument incroyable. C'est à ça qu'il faut parler parce que c'est ça la force française. Mais il y a de la place en politique pour la spiritualité. Vous avez rencontré des dirigeants, des responsables politiques avec qui vous avez pu parler. Oui, je vous en citer je vais pas citer les papes, même si je suis très impressionné par la qualité de réflexion du pape Léon XIV, l'encyclique qu'il a écrit sur l'intelligence artificielle. Bon, il y a il y a 40 pages de dogmes religieux de référence auquel je comprends rien, mais il y a 20 pages sur intelligence artificielle qui sont lumineuse. Les pages sont désarmé l'intelligence artificielle, la manière dont l'Europe doit faire obstacle à la menace

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existentielle que représentent les gens de la techque, je les partage mot pour mot. Mais lui, il est pas brûl les mers. Moi, je voulais dire mais dans les personnalités bien sûr, je citerai Jacques Chirac. Jacques Chirac, vous parliez de spiritualité avec qui était une personne qui sur d'autres formes de spiritualité notamment les les arts premiers c'était pas du tox que vraiment ça ça lui disait quelque chose de ce qu'était les rapports humains. Et je citerai une autre personne qui est moins connue mais qui a beaucoup compté aussi pour moi qui est l'ancien secrétaire général des Nations- Unies, Kofianan, une espèce de de prince des relations internationales quelqu'un de tout à fait extraordinaire qui venait du continent africain et qui avait une vision très spirituelle des relations

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humaines. Et ces gens-là m'ont beaucoup marqué. Les gens intelligents, il y en a plein. Là, ça court les rues. Les gens intelligents, c'est pas ceux qui vous touchent. Ce qui vous touche, c'est quelque chose les gens qui ont un petit quelque chose de plus qui s'adresse à votre cœur et à votre âme. Pour juste un mot pour qualifier le général de Gaulle, grand George Pompidou cultivé qui aimait beaucoup l'art et la spiritualité notamment. Exactement. Valérie Giscardestin rapide. François Mitterin, Florentin, Jacques Chirac humain, Nicolas Sarkozy

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dynamique, François Hollande drôle et Emmanuel Macron à volontaire. [grognement] C'est le moment de la série de questions. Lema, si vous deviez changer quelque chose dans votre vie, ce serait quoi ? Ma voiture. Vous êtes un passionné de voiture, on en a pas parlé mais passionné de vitesse aussi. Passionné de voiture, passionné de vitesse. Dans les deux films, Anton Bauderie, je l' dit, c'est un ami de cœur auquel je suis extrêmement attaché. Je suis extrêmement fier de son succès. Pour tous ceux qui ont vu le film, dans la deuxème volet du film, ça commence par un mécanicien sur une

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voiture qui s'achinte sur un moteur et euh il y a un de ses copains qui se fout de sa gueule et qui dit "Bruno, on nen peut plus de ta passion pour les voitures." C'est un clin d'œil. C'est un clin d'œil. D'ailleurs, vous avez fait des stages de récupération de points ? J'en ai fait trois. Je pense qu'une perte de temps plus importante que le stage de récupération de points en France, ça n'existe pas. Ah oui ben alors ça faut faut pas dire ça parce que vous donnez pas un bon exemple. Mais j'ai je suis comme n'importe quel français. J'ai pas perdu quatre points d'un coup aussi. Ça m'est arrivé une fois. Enfin, en général, c'est un point par-ci, un point par là et puis pof, vous vous retrouvez sous le compte et vous êtes obligé de faire un stage de récupération

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de points. Mais honnêtement, on pourrait peut-être élever le niveau de ces stages de récupération de points parce que franchement, c'est du foutage de gueule. Et je trouve que oui, je suis désolé, mais on prend pas 2 jours de la vie des gens si le stage n'est pas d'un minimum de de qualité. Donc là, on sait pas comment s'occuper. On fait durer le temps pendant 2 jours, on vous passe des diapositives. Donc voilà, c'est c'est ça mérite d'être bien amélioré. Je pense qu'il faut d'ailleurs avoir une réflexion sur le permis à point parce qu'on même si on est très très vigilant, très attentif, qu'on fait attention à tout, on peut et c'est mon cas parce que j'utilise beaucoup mon véhicule personnel, perdre son permis. Votre mot préféré ? Est-ce que je peux être d'une banalité concernante ?

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Bien sûr. Amour. Ah oui ! [rires] C'est c'est très harle hein ça comme réponse. Oui mais je vous dis j'ai un côté fleur bleu donc voilà je l'assume. Est-ce que vous êtes heureux ? Très que dirait le petit Bruno du grand Bruno le maire 1,91 en face de moi tu es dans la bonne voie mais tu n'es pas encore arrivé. Le chemin est long. Le chemin est long. Est-ce que vous avez peur de la mort ? Oui. Vous croyez dans la vie la mort ? J'ai surtout peur de la mort de mes enfants. Je pense qu'il y a pas une journée ou comme n'importe quel père

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de famille ou n'importe quelle mère de famille, je pense qu'il y a pas une journée où ça ne me traverse pas l'esprit. Quel rapport vous avez au temps qui passe ?

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Surpris. C'est une grande surprise de voir à quelle vitesse ça passe. Pendant longtemps, vous le dites et à un moment donné, vous le vivez. J'ai beaucoup dit le temps passe vite, faut profiter de la vie. Bon, tous ces trucs qu'on dit comme ça en passant. Et je suis arrivé à un moment où je le vis. Vous courez moins vite, vous êtes moins résistant, faites le Mont Blanc avec votre fils qui a de 17 ans et vous sentez que il vous tire et que c'est vous qui traînez et là vous voyez le temps qui passe et vous le vivez. C'est plus simplement du discours. Donc on est surpris. Qu'auriez-vous aimé que votre mère vous

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dise et qu'elle ne vous a jamais dit ? Je lui poserai la question la prochaine fois que je la verrai. Je lui demander à elle. Ça devrait arriver assez vite. Et votre père, qu'auriez-vous aimé qu'il vous dise ? J'aurais aimé qu'il me dise ce que je dis à mes enfants. Suis ta voix. Dis-moi que c'est la tienne, c'est la bonne. Là où lui m'a dit cette voix et peu importe que ce soit pas la tienne parce que c'est cette voix là qu'il faut suivre. C'est deux conceptions très différentes de l'existence. J'aurais aimé qu'il me dise "Suis ta

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voix, si c'est celle-là, c'est la bonne." Finalement, vous avez un peu suivi les deux voix. Vous avez suivi votre voix, mais c'est une voix qui correspondait aussi à celle de votre père parce que Lena et la politique non parce que Lena Oui, être au fonctionnaire. Oui. Je pense que la politique c'est quelque chose qui n'est pas du tout dans l'ADN de ma famille. Je suis le seul à faire de la politique et ce n'est pas dans l'ADN de ma famille. L'ADN de ma famille, c'est la discrétion. C'est pas se mettre en avance, c'est pas faire de la politique. Mais pour le coup, n'étant pas du tout un homme de regret, je suis très fier de m'être engagé dans cette voie. Je trouve que c'est un c'est une pas un métier, c'est une vocation

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formidable la politique. Faut pas s'arrêter à ce qu'elle est devenue, ce qu'elle est aujourd'hui, ce qu'elle peut avoir parfois de de médiocre et surtout de très violent. C'est quelque chose de formidable de s'engager pour les autres. C'est vraiment ce qu'il y a de plus beau dans la vie. S'engager pour les autres. Vous le souhaitez pour un de vos fils aujourd'hui ? Et pourtant, je ne le souhaite pas du tout pour un de mes fils parce que je ne souhaite pas à mes enfants la violence qui fait partie de la vie publique. Mais s'engager pour les autres, on peut être médecin, on peut être soignant, on peut être responsable associatif. Il y a rien qui donne plus de sens à l'existence. Rien. Mais vos enfants plutôt loin de la politique. Ah, le plus loin possible. Oui, c'est trop violent.

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Trop violent. Merci beaucoup Bren Merci à vous.