Nicolas Dupont-Aignan sur Radio Courtoisie (08/12/2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:33OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous à l'annonce de la vaccination des enfants à partir de 5 ans ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous que les communications gouvernementales n'abordent plus les comorbidités ?
- 8:28OuverteRéponse directe
Vous proposez des référendums révocatoires dans votre programme. Pouvez-vous nous en parler ?
- 11:03FerméeRéponse directe
Êtes-vous toujours pour un Frexit pur et dur ?
- 16:58OuverteRéponse directe
Où part le pognon aujourd'hui et comment le récupérer ?
- 18:03OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la candidature d'Éric Zemmour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« Je suis révolté parce que c'est indécent, c'est dangereux, c'est inutile. »
- 0:59Invité politiqueFait
« En dessous de 65 ans, il n'y a pas besoin de vaccination, sauf cas de comorbidité. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Les essais cliniques ont été faits sur très peu d'enfants. »
- 3:36Invité politiqueFait
« La vitamine D prévient davantage le Covid que le vaccin. »
- 4:23Invité politiqueFait
« Le vaccin ne protège pas de la contamination dans un sens comme dans l'autre. »
- 8:51Invité politiqueFait
« Nous sommes la plus longue période de la cinquième sans référendum. »
- 10:33Invité politiquePromesse
« Il faut un septennat avec une légitimité régulière par le peuple. »
- 11:30Invité politiquePromesse
« Il faut en finir avec l'Union européenne. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan69 %
- Présentateur13 %
- Invité11 %
- ?7 %
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Et notre invité est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Vous êtes, je le rappelle, candidat à l'élection présidentielle déjà, président de Boula France et député de l'Essonne et auteur de ce livre « Où va le pognon ?
»
aux éditions L'Archipel. Alors on va revenir sur le fond de votre livre et votre programme qui sont intimement liés, mais peut-être revenir tout d'abord sur les dernières annonces gouvernementales, parce que je sais que ça vous concerne beaucoup, vous avez beaucoup réagi à ce sujet, vous avez combattu contre les mesures sanitaires du gouvernement, et là la vaccination des enfants, je sais que c'est un sujet qui vous touche. Bon, elle n'est pas encore obligatoire, mais elle va être très certainement ouverte à tous les enfants à partir de 5 ans. Comment réagissez-vous ?
Je suis révolté parce que c'est indécent, c'est dangereux, c'est inutile,
c
'est un rouleau compresseur et je suis effaré. Je suis effaré déjà qu'on ait vacciné les jeunes. J'estime que tout le monde sait maintenant ce qui se passe.
En
dessous de 65 ans, il n'y
a
pas besoin de vaccination, sauf cas de comorbidité. Et pour les jeunes, il y a beaucoup d'effets secondaires qui sont cachés.
Et
alors pour les enfants, on part en pleine aventure,
puisque
les essais cliniques ont été faits sur très peu d'enfants.
Donc
on est incapable de connaître les effets secondaires. Et puis surtout, pour les 6 millions d'enfants français,
il
n
'y a
eu que 3 morts depuis mars 2020, qui sont liés à des cas de leucémie,
des
choses très graves. Donc, on va vacciner des enfants
qui
n'ont aucun risque de mourir du Covid. Je lisais dans un journal du matin, là à l'instant, avocat de la vaccination, et qui nous expliquait qu'il y avait 15 enfants
sur
6 millions
qui
sont aujourd'hui en réanimation. Et on ne sait pas pour quelles raisons.
Et
avec comorbidité, oui.
Oui, on ne sait pas dans quel état... Mais 15 sur 6 millions. Et on va prendre le risque
d
'inoculer un vaccin sous autorisation conditionnelle dont on ne connaît pas les conséquences et de détruire la défense immunitaire de nos enfants. Mais ces gens deviennent fous. Mais deviennent fous. Vous ne pouvez pas savoir. Et pourtant,
je
ne suis pas... Vous voyez, là, j'ai un masque, parce que je ne suis pas vacciné, tout le monde le sait. Je suis prudent. Je sais qu'il y a une épidémie. Je sais qu'il faut faire attention. À l'intérieur, on peut mettre un masque si vraiment on est très serré comme là. Mais sinon, je n'en mets pas dehors. Bien sûr, c'est ridicule. Comme les enfants dans les cours de récréation avec des masques, c'est insensé. Mais c'est dingue ce qui se passe. Et cette manipulation...
Comment
vous dire ?
Ce
qui se passe dans notre pays et dans le reste du monde occidental, parce que ce n
'est
pas le cas ailleurs, est effarant. Effarant. Et je demande aux Français de réagir.
Ce
n
'est
pas possible de rester comme ça.
Comment vous expliquez d'ailleurs que dans les différentes communications gouvernementales, il n'y
a
plus du tout
une
place pour les comorbidités
? Ça
fait pratiquement un an qu'on ne parle plus des comorbidités, alors que l'on sait,
évidemment
pour les enfants, mais pour toute la population,
qu
'elles interviennent pour 75%
dans
les cas graves et dans les décès, et que ça augmente de façon exponentielle avec l'âge.
Non, mais ce qui est complètement fou, rien sur les purificateurs d'air. Rien. Nous, on les a installés ailleurs dans ma ville, dans mes bureaux au siège. Voilà, il y a des purificateurs d'air. Ça marche très bien.
Ça
marche très bien. Pourquoi on ne le fait pas ? Rien sur la gratuité des tests. Et encore qu'il
y a
beaucoup à dire sur l'excès des tests. Rien, mais rien sur la vitamine D. Tous les Français de plus de 40 ans devraient se faire un test de vitamine D, savoir s'ils sont carencés. La vitamine D prévient davantage le Covid que le vaccin. C'est ça la réalité. Donc, on est en plein délire. Et ce que je ne comprends pas,
ce
que je ne comprends pas, je vous dis franchement, c'est où sont les syndicats ? Où sont les grandes figures intellectuelles ? Où sont les hommes politiques
?
On est combien ? Florian Philippot et moi ? Oui. Les
autres
se sont couchés.
Jean-Frédéric
Poisson.
Jean-Frédéric Poisson, il
faut
le reconnaître.
Comment vous expliquez cette
apathie générale,
ce silence ? La peur, la
peur, La peur de perdre des voix chez nos personnes âgées. Voilà la réalité. Et moi, je parle aux personnes âgées en conscience. Je leur dis, je comprends que vous vous vaccinez.
Il
y a une mortalité plus forte chez les personnes âgées. C'est un bénéfice-risque.
On
prend un risque parce qu'il y
a
un bénéfice. Et qu'il y a eu, quand on regarde les statistiques, au-dessus de 80 ans, une
létalité réelle. D'autant qu
'on
sait que le vaccin ne protège pas de la contamination dans un sens
comme dans
l'autre.
Mais
ça, ça
a été le grand mensonge de l'été.
Qu
'est-ce que vous voulez ? C'est terrible ce qui se passe. Et je crois qu'en fait, j'ai retrouvé, enfin, un député, José Évrard, me donnait une phrase de Machiavel, il
faut
vérifier si elle est dans ses termes, qui disait,
quand
on s'empare de la peur des gens, on s'empare de leur âme. Absolument. De leur âme. Je peux vous dire qu'elle n
'est
pas apocryphe. Bon, voilà. Alors, parce que je ne l
'ai
pas vérifié. Mais c'est terrible ce qui se passe. J'enrage. Je suis malheureux de voir mon pays comme ça. Alors, eux, attention. D'abord, il y a beaucoup de gens qui réagissent. Simplement, comme dans les dictatures,
elles
se croisent seules, minoritaires.
Isolées.
Puisqu'à la télévision, tout est
partiel. C
'est incroyable. Je suis interviewé, mais comme si j'étais un monstre. Mais c'est ahurissant. J'ai eu une interview lundi matin avec madame Martichoux sur LCI. 11 minutes, on a passé là-dessus. Alors qu'on pourrait aussi passer sur l'hôpital. Ils sont en train de saboter
l'hôpital.
Ils sont en train de tuer l'hôpital public. Je veux qu'on revoie la tarification à l'acte. Il faut la supprimer. Je veux qu'on retrouve un budget global par hôpitaux. Enfin, on sait ce qu'il faut faire. Donc, reconstruisons un beau service public. Recrutons les médecins qui font. Formons nos jeunes. Et puis, occupons-nous des maladies cardiaques. Occupons-nous des cancers. La moitié des blocs opératoires de Paris sont fermés.
Enfin,
c'est complètement dingue.
Sachant que la
mortalité, sur les 5 ans à venir, va être énorme. Elle sera lissée. Parce qu'on ne détecte plus les cancers précoces. On ne soigne plus. On déprogramme tout ça pour le Covid, qui est quand même une maladie extrêmement peu létale.
Oui,
et puis,
rappelons
que Jean Castex, dernièrement, dans ses dernières annonces, a appelé à éviter les moments de festivité. Donc, il met en berne tous les commerces. On en parlait encore il y a quelques temps. Et encore un petit peu avant, et on rejoint votre sujet, il avait dit que la meilleure façon de sauver l'hôpital était de ne pas tomber malade. Non,
mais c'est effrayant. Et
en fait, derrière ce cache, et ça fait partie des chapitres de votre livre et de votre programme, vous le dites bien, le gouvernement ferme des lits, ferme des hôpitaux, ferme des sections des services, et après nous demande de ne pas tomber malade. Et donc, pour éviter de ne pas tomber malade, finalement, de ne plus sortir, de ne plus avoir de vie, de ne plus consommer.
Non, mais c'est un suicide collectif. Un suicide collectif. Le monde occidental se suicide comme des moutons qui se précipitent de la falaise. Et encore une fois, s'il prenait des mesures de protection,
mais
non. Pourquoi on n
'a
pas distribué des masques FFP2 aux personnes immunos fragiles ?
Plutôt
que de les vacciner 3 doses, 4 doses, 5 doses.
Alors au départ, on
n'en avait pas.
Oui, mais maintenant on les a.
Pourquoi on ne fait pas attention ? Et voilà. Si on estime, et la responsabilité individuelle,
en
fait, c'est terrible, parce que cela veut dire qu'on est en train de basculer d'une civilisation à une autre.
C
'est la destruction, du libre arbitre français.
Et
puis, très prosaïquement,
c
'est un moyen pour Emmanuel Macron d'enjamber la présidentielle. Voilà. Parce que pendant qu'on nous parle de ça, d'ailleurs nous-mêmes nous le faisons là, donc on va passer à autre chose j
'espère,
on ne parle pas du pouvoir d'achat, de la misère, des délocalisations réelles qui continuent, même si on nous dit que les usines reviennent, ce n
'est
pas vrai, du problème de la conquête scientifique, de l'influence de la Chine, de l'immigration, on ne parle pas de tout le reste. Et Emmanuel Macron se prépare à la présidentielle sans débat. Et on va se retrouver
pour
5 ans avec le même.
Ou
alors avec un clone.
Est-ce que ce n
'est
pas une
façon... Ou une
clone,
si je suis votre esprit. Vous savez, je lis dans votre esprit.
Est-ce que ce n
'est
pas aussi une façon pour Emmanuel Macron de mettre à mort une forme de démocratie, puisqu'aujourd'hui, on l'a vu avec notamment le système du Conseil de défense, pas de responsabilité gouvernementale, 50 ans d'archives. Et vous, justement, dans votre programme, vous proposez qu'on revienne à des référendums, des référendums révocatoires notamment. Est-ce qu
'il
peut nous en
parler
? Oui, je pense que le problème de la France,
c
'est le problème de la place du peuple.
Et
de la démocratie,
en
fait. Et donc, la Ve République, le général de Gaulle avait prévu
des
grands pouvoirs pour le président, mais une responsabilité permanente. Et il est parti sur un référendum perdu.
Nous
sommes la plus longue période de la cinquième sans référendum. Plus de 16 ans maintenant, depuis 2005. Et puis, le dernier n'a pas été
suivi. Et le dernier
a été bafoué. Et c'est là où je suis parti de l'UMP. Donc, et on a créé debout la France là-dessus. Donc, pour moi, la clé de tout,
c
'est la place des Français dans la décision. Alors, je veux les consulter sur l'Europe, sur l'immigration, sur le réforme du code pénal. Donc, 5 référendums majeurs
pour
décider du destin de la France. Mais il faut aussi que les Français puissent décider eux-mêmes. C'est le RIC,
à
tous les niveaux. C'est le référendum révocatoire, rétablissement du septennat, et à mi-parcours, possibilité pour les Français, comme en Californie, comme dans des États américains,
de
décider un référendum révocatoire. C'est-à-dire avec un nombre de signatures, un vote, et est-ce qu'on veut continuer avec celui-là ou pas
? Il
y aurait eu, par exemple, un référendum révocatoire pour Emmanuel Macron, et on aurait pu s'en débarrasser un peu plus tôt.
Donc, vous
voulez remettre, finalement, le peuple au centre, au centre des débats, au centre de la démocratie. Est-ce que vous diriez que cette démocratie représentative est à bout de souffle ?
Mais nous ne sommes plus en démocratie, Didier Mélenchon. Selon vous, nous ne sommes plus. Non. Nous sommes dans un entre-deux.
On n'est pas
finalement encore en dictature,
mais on n'est
plus vraiment en
démocratie. On n'est
plus en démocratie.
Enfin,
tout le monde l
'a compris. En
démocrature.
On est dans une espèce d'entre-deux avec des médias officiels, détenus par des oligarques, voilà, et qui n'ont plus d'idées, qui n'ont que des intérêts.
Alors,
pourquoi vous défendez à nouveau le septennat ? Parce que ça vous semble un temps relativement adapté à la gestion d'un pays avec peut-être un peu plus d'horizon,
un peu plus de temps.
Oui, je pense qu'il faut un septennat avec une légitimité régulière par le peuple. Parce que 5 ans, c'est trop court pour avoir une vision. Et puis l'inversion du calendrier peut-être aussi qui
ne favorise pas les choses. Oui, mais je pense qu'il faut redonner
de l'oxygène
à
la fois une vision et une légitimité par le peuple. Et je pense que les Français sont tout à fait capables de faire les bons choix. Et je pense sincèrement qu'on aurait moins de dettes si les Français avaient géré le budget de la France. Donc,
on a des gens
incompétents.
Au niveau de la question européenne, vous proposez, on a bien compris, si vous êtes élu, un référendum sur les grandes questions, notamment l'Europe. Est-ce que vous êtes toujours pour un Frexit pur et
dur ? Non, je suis toujours pour la même chose. Je suis pour une renégociation de tous les traités. Comme le général de Gaulle l'avait fait avec l'OTAN, il avait envoyé une lettre en disant voilà ma proposition de réforme. Si on rentre dans une négociation, je reste. Si vous refusez, je m'en vais. Eh bien moi, je propose de sauver l'Europe et pas l'Union européenne. Il faut en finir avec l'Union européenne. En revanche, pourquoi pas des accords de coopération intelligents, une Europe des nations
qu
'on propose à nos partenaires. J'ai déjà écrit le traité, il est public, depuis 2006. on a rédigé ce traité pour une Europe des coopérations. On récupère nos lois, nos frontières, notre budget.
Mais on
bâtit une Europe des coopérations.
Pourquoi ne pas aller directement ?
Elle irait de l'Angleterre à la Russie. Ça serait une vaste Europe avec des règles minimums
de
coopération scientifique, industrielle, etc. Et puis, des règles aussi de concurrence loyale parce qu'on est obligé d'avoir quand même des règles. Ceux qui croient qu'on peut faire un Frexit en partant à l'aventure, pour moi, c'est absurde parce que
le
Frexit dur,
en
fait, c'est la meilleure façon de jamais en avoir parce que ça fait peur à tout le monde et personne ne votera pour ça. En revanche, dire, voilà, nous, vous savez l'Europe que je veux,
on
la propose à nos partenaires. Soit on a une vraie négociation et je soumettrai le nouveau traité au peuple français. Soit il
y
a le refus de nos partenaires et on s'en va. Mais au moins, on n'est pas parti comme ça, comme des valeurs. L'Europe nous appartient. Ce que je n'aime pas dans le Frexit dur, c'est qu'on a l'impression qu'on doit quitter le domicile conjugal sous les coups. Non, l'Europe, elle nous appartient. Et donc, on doit chasser Bruxelles, on doit mettre au pied du mur les partenaires, on reconstruit une Europe. Est-ce que cette Europe vous va ? Nous, celle d'aujourd'hui, nous ne
va
plus. On ne joue plus. On n'applique plus.
Et on donne six mois. Vous souhaitez arrimer la Russie à cette grande Europe. Fondamentale. On voit pour vous, la Russie,
c
'est l'Europe. Bien sûr. L'Angleterre, c'est l'Europe. Et je pense que l'Angleterre et la Russie doivent être dans cette grande Europe de l'Atlantique à l'Oural, imaginée par De Gaulle,
pour
trois raisons. Lutte contre les migrations,
parce
que si on n'avait pas eu la Russie au Moyen-Orient, la Syrie serait Daesh. Donc, merci les Russes quand même, face à la nullité des Occidentaux. Deuxièmement, la Russie a des ressources énergétiques colossales. Nous avons la technologie.
Donc, c
'est complètement absurde de ne
pas
travailler ensemble. Et troisièmement, je pense que nous pouvons travailler sur la question écologique avec la Russie intelligemment, parce qu'on doit faire, on doit arrimer la Russie à l'Europe pour ne pas qu'elle aille vers la Chine. Et comment expliquez
-vous
?
C
'est très important. Si on veut ne pas pousser la Russie dans les bras des Chinois,
il
faut l'arrimer et nous avons la même civilisation. Donc, c'est absurde de
rejeter les Russes. Et justement, comment
expliquez-vous qu'en France, les élites, politiques et médiatiques, et aussi intellectuelles, rejettent la Russie comme si c'était le diable absolu, alors
que nous sommes très proches ? Parce qu'il y a un vieux fonds
d'anticommunisme, ils n'ont pas compris que la Russie avait évolué, que ce n'était plus le Parti communiste. Le Parti communiste, il est plus dans la tête des Français, entre nous, des élites françaises qui sont collectivistes et anti-liberté. Donc, je pense que les Russes ont beaucoup à nous apprendre. Après, il
y
a des défauts des Russes, ils ne
sont
pas parfaits. Je ne dirais pas que
c
'est un modèle de démocratie, il faut quand même être honnête. Mais, je veux dire que je suis convaincu, mais convaincu, qu
'en les arrivant à
l'Europe, ça peut à nouveau les faire évoluer vers une
démocratie. Et puis surtout,
et puis surtout que nous partageons les mêmes valeurs que face au monde de l'intégrisme musulman, ils ont une expérience aussi d'assimilation,
autrement
ce qu
'on
croit. Et ils sont très francophiles. Voilà. De
moins en moins. Que c'est un
moyen de moins dépendre de l'Allemagne aussi entre nous, de prendre un peu de liberté vis-à-vis de la Russie, de la Chine et des États-Unis qui sont les deux grandes puissances qui vont se partager le monde si on ne fait rien. Et ce qui me sidère,
c
'est que tous les européistes béats débiles, pardonnez-moi, qui passent leur vie à nous dire l'Europe c'est la force face à la Chine et aux États-Unis, c'est faux. C'est une Europe qui est soumise.
C
'est une Europe qui est achetée par
la
Chine et par les États-Unis. Sur le papier, c'est vrai, mais dans les faits, c'est absolument faux. Quand on regarde le marché européen, il est extraordinaire, mais dans les faits, de toute façon, il
n'y a pas... Il n'y a
aucune volonté.
C'est une commission
américaine et maintenant chinoise. C'est une Europe qui se couche, qui disparaît devant la Chine et les États-Unis. Donc il faut reprendre l'offensive et puis que la nation française retrouve sa liberté. L'Europe devrait servir à ce qu'on ne
peut
pas faire seul. Or, l'Europe ne fait que nous emmerder sur toutes les choses qu'on sait faire
et
ne fait pas ce qu'elle devrait faire.
C
'est complètement aberrant. Le dernier point, un grand plan de développement de l'Afrique,
parce
que je vous le signale que si on n'est pas avec la Russie, l'Angleterre et tout, on a un continent africain qui va passer d'un milliard d'habitants à deux milliards en 30 ans. Mais ça,
c
'est... On devrait en parler tous les jours.
C
'est bien plus important que le Covid, pardonnez-moi.
Alors, vous vous disiez qu'il y a une chose en tout cas que la France et l'Europe savent très bien faire tous les deux, c'est balancer du pognon par les fenêtres, on va le dire vulgairement. Mais c'est aussi le titre de votre livre Où va le pognon ? Vous reprenez une formule de Jacqueline Mouraud,
donc
grande figure des gilets jaunes. Et d'ailleurs, vous précisez après que vous auriez pu intituler votre livre Comment par démagogie, faiblesse et laxisme, 30 ans de gestion gauche-droite ont laissé filer les dépenses inutiles et les gaspillages tout en faisant des économies de bout de chandelle au détriment des honnêtes gens. On s'est sûr que ça aurait fait un titre un peu long. On n'a plus beaucoup de temps mais est-ce que vous pouvez déjà ouvrir un peu sur ces questions de où part le pognon aujourd'hui et comment on peut le récupérer ce pognon
?
Dans ce livre,
j
'explique très précisément à partir de rapports parlementaires.
Ce n'est pas moi qui le lit parce que sinon on
dirait que je raconte des faits.
Vous citez les
mêmes rapports que le magistrat Charles Pratt.
Oui mais
j'ai repris tout ce qui existe. Je n
'ai
pas fait un... J'ai essayé de synthétiser et j'ai trouvé 100 milliards par an. Remarquez sur 2000 milliards ou 1000 milliards de dépenses allez, ça fait 10%. 100 milliards par an qu'on pourrait récupérer sur la fraude à la carte vitale, sur l'Union européenne, sur l'immigration, sur la grande fraude fiscale, sur le vol des données par les GAFA, sur les éoliennes, sur les péages. Il y a 100 milliards à récupérer
et
avec ces 100 milliards on peut augmenter le pouvoir d'achat des Français, de ceux qui travaillent, récompenser le travail. On peut indexer les pensions de retraite pour que nos retraités ne soient pas complètement appauvris. On peut baisser les impôts des entreprises qui relocalisent en France et qui investissent en France et on peut reconstruire les services publics. Je trouve que c'est pas mal et je suis le seul candidat quand même
qui
dit comment il va faire les choses parce que les autres c'est open bar. Personne ne dit comment il va faire les choses.
Alors justement, une question, une séquence un peu plus politique pour conclure. Que pensez-vous de la candidature d'Éric Zemmour ? On vous a vu ne pas le rallier à la différence
de
Jean
-Frédéric
Poisson par
exemple. De Jacqueline Mouraud que vous citez dans votre livre. Qu'est-ce
qu'on a vu au premier rang ? Qu'est-ce qui vous différencie de lui ? Est-ce que vous trouvez son aventure intéressante, dangereuse pour la
France ? D'abord, bon courage à Éric Zemmour. Moi, je ne vais pas passer ma vie pendant cette campagne à critiquer mes concurrents. J'estime que la présidentielle c'est une personnalité
et
c'est un projet, une démarche. Voilà. libre à Éric de se présenter, je le connais suffisamment, je lui ai dit ce que j'en pensais sur pas le fait de se présenter, sur la manière dont il veut se présenter et les axes de sa campagne. Maintenant, moi je pense qu'il faut renouer
avec l'indépendance
de la France, mais je pense qu'il faut rassembler tous les Français qui sont là et qu'on ne peut pas courir de lièvre à la fois. On ne
peut
pas défendre les libertés, la démocratie, changer le peuple de France, revenir en arrière. Bon, je ne
veux
pas rentrer dans une discussion avec Éric Zemmour. Libre à lui de se présenter, bon courage. J'avais proposé une primaire, je suis le seul
et
je ne
veux
pas de procès en manque d'unité parce que je suis le seul au second tour de la présidentielle de 2017 à avoir soutenu Marine Le Pen et avoir été au bout. Il n
'y avait
personne derrière moi. Je suis le seul à avoir créé les amoureux de la France. J'ai demandé une primaire et si on avait eu une primaire patriote comme je l'avais demandé en même temps que la primaire républicaine, aujourd'hui, il n
'y
aurait qu'un candidat entre Marine Le Pen, Zemmour, moi, Philippot et d'autres et
on serait quand même bien
avancé.
Non mais disons-le, Nicolas
Dupont-Aignan, soyons clairs, disons-le clairement. Est-ce que Éric Zemmour, les Noirs, les Arabes, les Noirs, les Arabes, les Noirs, les Arabes, les Noirs,
les
Arabes, ça vous choque ? Est-ce que c'est limité
?
Si vous voulez, je crois
qu'il dit des vérités mais que ce n'est pas simplement en disant ces vérités qu'on fait un projet et qu'on incarne un président. C'est de l'incantation ? C
'est de l'excitation ?
Je ne
veux
pas donner... J'ai dit que je ne commenterais pas et que je ne critiquerais pas. Donc, je pense que ce n'est pas suffisant pour être président de la République. Et je pense que les Français,
après une
fracturation du pays par Emmanuel Macron, n'attendent pas de nouvelles divisions. Au contraire,
il
faut rassembler.
Et
j'ai été très impressionné dans les manifestations contre le pass sanitaire. Il y avait toutes origines. Il y avait tous les prénoms. Il y avait... Voilà. Il y avait la France telle qu'elle est.
Et
je prends la France telle qu'elle est. Et je veux bloquer l'immigration, bloquer, revenir complètement. Mais je ne peux pas changer le peuple de France. Je peux le conduire vers un autre idéal, le rassembler, empêcher qu'il y
ait
des autres qui arrivent, assimiler. Mais je ne crois pas aux films qu'on rembobine. Et je
pense que
pour gagner, il faut rassembler les Français sur une vision et sur une indépendance. Voilà. Et que la priorité, c'est de rendre aux Français nos libertés.
Nicolas Dumont-Aignan, une dernière question. On a l'impression quand même que la droite a gagné la bataille des idées. La droite patriote, notamment. Et il est possible quand même quand on voit les sondages, et je sais qu'il ne faut pas faire confiance aux sondages, il faut surtout ne pas leur faire confiance d'ailleurs. mais malgré tout que cette droite ne gagne pas la bataille électorale.
On verra. Je vais vous dire, ce sera le premier tour qui décidera. D'abord, on ne sait même pas qui sera sur la ligne de départ. Donc, qui sera sur la ligne de départ ? Moi, je me souviens de décembre 2016, tout le monde partait chez Fillon. Les gens venaient me voir en me disant, voilà, et puis on a vu ce qui est arrivé. Donc, de grâce, les sondages, je n
'y
crois pas un moment, je n'y crois pas un instant.
je
suis candidat avec ma personnalité, mon projet, ma démarche, et puis je serai le candidat de la liberté
et
de la démocratie. Voilà. Après,
vous avez des problèmes avec les signatures, ça
avance bien ? C'est dur, c'est dur. Je fais appel aux maires si vous connaissez des maires et que vous m'aimez bien.
Les maires sont sous
pression et ne veulent plus parrainer.
C'est encore un problème de démocratie, d'ailleurs. Oui,
un autre problème de démocratie. Parce que dans les intercommunalités, ils ont des pressions
et parce que leurs noms sont publiés. Et je dis à ceux qui m'aient
bien, si vous voulez que je sois candidat, aidez-moi. S'il y
a
des maires qui
écoutent, j'ai besoin de vous.
Écoutez, message reçu, et non seulement Nicolas Dupont-Aignan,
mais
dont la démocratie a fonctionné normalement.
Tout à fait. ce n'est
pas que moi. D'ailleurs, je dis aux maires
quand je
les ai au téléphone, j'ai passé ma journée hier, j'aurais dit que
vous me disiez je parraine
quelqu'un d'autre, mais libre à vous,
au contraire, parrainez mes concourants.
Et puis, il
y
a le choix. Arrêtons cette idée qu'il faudrait se disputer entre candidats, des petites phrases. Moi, je me réjouis qu'il
y ait
Marine Le Pen, Zemmour, d'autres. Et puis, les Français choisissent.
Ils vivent
le débat. 47 millions de Français doivent aller aux urnes.
Je
voudrais expliquer aux Français qu'ils disent je m'abstins, bien fait pour eux, que c'est la plus grande connerie qui soit. Pardonnez-moi de parler vulgairement ce matin. Parce que ça me met en rage. Parce que s'ils ne votent pas, ils auront Macron ou un clone. S'ils votent, ils peuvent bouleverser le jeu. Donc, il y a 47 millions de Français qui doivent aller aux urnes. Moi, je vais me battre surtout, vous voyez, je préfère me battre pour la participation que contre mes concurrents.
D'ailleurs, dans les quartiers
populaires, chez les jeunes,
malheureusement, on ne vote plus.
Que le meilleur gagne et en tout cas, moi, je veux battre Macron et je veux que les Français se réveillent.
Bon,
sur ce, je pense que beaucoup de Français sont d'accord avec vous.
Merci beaucoup, Nicolas Dupont
-Aignan, candidat à l'élection présidentielle et je rappelle votre livre Où va le pognon ? aux éditions L'Archipel.
Nicolas Dupont-Aignan