Le plein emploi pour réparer la France - Meeting à Aubin
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Action Populaire, c'est le nouveau réseau social d'action de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Il est ouvert à toutes celles et ceux qui soutiennent sa candidature. Action Populaire vous permet, d'un simple coup d'œil sur votre téléphone, d'être informé des actions de campagne près de chez vous. Réunion avec d'autres soutiens, distribution de tracts, porte à porte. Vous pouvez rejoindre ces événements ou en proposer d'autres très simplement. Vous pouvez aussi rejoindre une des centaines d'équipes de soutien créées partout dans le pays. Action Populaire est la meilleure façon de se connecter avec d'autres personnes pour agir ensemble près de chez vous.
En participant sur l'appli aux discussions de l'équipe que vous aurez rejoint, vous pourrez vous coordonner et organiser les prochaines actions. Si vous le souhaitez, animez aussi votre propre équipe. Vous y inviterez les personnes que vous convaincrez tout au long de la campagne. Aidez-vous des fiches pratiques à votre disposition sur l'application et des conseils pour organiser des actions, même si vous ne l'avez jamais fait. Évidemment, Action Populaire est un réseau social entièrement indépendant. Il est construit avec des technologies libres et hébergées en France. Bref, si vous voulez vous impliquer dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, c'est sur Action Populaire que tout commence.
Vous pouvez télécharger dès maintenant l'application sur vos téléphones Android ou Apple.
On retire de la compétence, bien entendu, nous l'avons, mais ça demande aussi des financements et de l'argent. Alors une campagne, ça se finance de trois façons. Nous sommes pour 2022. Le deuxième moyen, c'est l'emprunt. Et là, on n'a pas tous les amis banquiers de nos concurrents. Donc on a développé un troisième moyen, vous connaissez déjà. On a développé des objets, des goodies que vous allez pouvoir acheter qui vont nous aider à financer cette campagne et son développement. Donc c'est l'instant téléachat. Le premier objet que nous vous proposons, c'est un mug Nous sommes pour. Splendide mug en porcelaine fait par la maison Pili 8, porcelainier depuis 1818.
Avec le mug Nous sommes pour, vous serez réveillé dès les premières lueurs du jour. Le deuxième objet que nous vous proposons, c'est le savon de Marseille, 100% naturel, hypoallergénique, sans colorant, sans conservateur, fait au chaudron à chaud par les maîtres savonniers du fer à cheval à Marseille. Pour le troisième objet, on avait pensé une clue USB, un pin's. Eh bien non, un magnète. Le magnète Nous sommes pour. 100% écologique, il est fait en bambou, fabriqué en France. Il va permettre d'aiguiller votre frigo et de vous rappeler tous les matins pourquoi nous sommes en campagne.
En quatrième objet, bien entendu, un classique, un indémodable, un incontournable, au style inimitable, le t-shirt Nous sommes pour. Bien entendu, nous en avons aussi en M, en L et en XL. Il n'y a pas que des S. Et enfin, le dernier objet, vous le connaissez évidemment, le classique de toutes les grandes campagnes, un collector qui sera conservé une fois qu'on sera réalisé. Le badge, nous sommes pour, bien sûr, que vous pourrez tous arborer dans la rue, au travail, dans le métro, enfin quand on pourra ressortir, et qui vous permettra d'afficher clairement votre soutien à la campagne qui va faire triompher l'humanisme, la solidarité et l'écologie.
Depuis ce que nous savons sur l'avancée de la catastrophe climatique, depuis que nous savons qu'une petite poignée s'empare de toutes les richesses, nous n'obstant toutes les souffrances, ce qui était une vision du monde est devenu un impératif catégorique. Alors oui, l'insoumission est le sel de l'existence. Il est son moteur, sa raison d'être, au-delà même de l'organisation politique qui porte aujourd'hui ce nom. Mes amis, quoi qu'il arrive, c'est cette forme d'amour passionné qui nous unit au plus petit grain de matière dans l'univers qui restera la raison de nous relever le matin. En face du changement climatique, tous ces mensonges sont pulvérisés, seuls comptent les faits.
Et devant ceux qui s'avancent devant nous, le choix, il sera simple. Tous ensemble ou chacun pour soi. L'entraide, le souci des uns pour les autres, la mutualisation, la fraternité, la solidarité, la coopération plutôt que l'égoïsme et la confrontation. Et ça, ça ne peut changer que si vous vous êtes l'avant-poste de ceux qui éclairent le chemin, indiquent les possibles, mais toujours gardent allumées la flamme de cette fraternité universelle. Voilà.
Merci à tous, à vous qui nous suivez par Internet. On est très très heureux de vous retrouver aujourd'hui pour le deuxième meeting en plein de cette campagne présidentielle, puisque le premier était un meeting à la Réunion. Et donc, nous nous sommes aujourd'hui à Aubin, dans l'Aveyron, sur le plateau des Forges. Et donc, je suis avec Manuel Bompard, qui est le chef de la délégation France Insoumise au Parlement européen. Bonjour, Manuel. Bonjour, Mathilde. Bonjour à tout le monde. Alors, vous avez reconnu Mathilde Pano, Mathilde Pano, vice-présidente du groupe parlementaire de la France Insoumise à l'Assemblée nationale.
On est là, effectivement, pour un meeting, un moment exceptionnel, extraordinaire. Et Mathilde, avant ce meeting, on a eu une marche. Exactement. Et une marche qui a commencé, c'est tout un symbole, au square Ambroise Croizat. Donc, avec un mot d'accueil du maire Laurent Alexandre, qu'on remercie chaleureusement pour son accueil. Et la marche est en train de se faire en ce moment. Et il y a quand même une chose qui est particulièrement agréable, c'est d'être, enfin, toutes et tous ensemble, de retrouver le goût de se retrouver et le goût d'être ensemble après toute cette période confinée. Donc, on a cette marche.
Et alors, on a quand même, on est à Aubin aujourd'hui et ce n'est pas un hasard. Ce n'est pas un hasard si on est à Aubin parce qu'Aubin est un haut lieu de l'histoire ouvrière, de l'histoire populaire, de l'histoire des luttes de notre pays. Et notamment parce qu'en 1869, ici, a eu lieu une grande grève des mineurs qui s'est soldée dans le sang avec 17 personnes qui sont mortes, dont un enfant de 7 ans. Et on va vous montrer une petite vidéo sur, justement, cette histoire que nous voulons nous rémomérer. Aubin, Aveyron, 1869. Le charbon extrait des mines du bassin d'Aubin et de qualité médiocre. Trop chargé en schiste, il est vendu moins cher que le prix moyen national.
Et depuis 9 ans, un traité de commerce avec la Grande-Bretagne a supprimé les taxes douanières sur le charbon anglais, aggravant la concurrence et faisant encore baisser les prix. Le 6 octobre, à Aubin, une cinquantaine de mineurs arrêtent le travail. Ils demandent le licenciement d'un chef de poste, accusé de baisser leur salaire. La direction refuse. Le lendemain, la grève s'est généralisée à l'ensemble des mineurs. 400 manifestants demandent maintenant le renvoi de l'ingénieur en chef de la mine. Le 8 octobre, ils sont près de 1400, dont beaucoup de femmes et d'enfants, a essayé de rentrer dans les ateliers pour allier à la grève les forgeons.
Face à eux, 30 soldats, dont la plupart sont de jeunes recrues. Soudain, un coup de feu éclate. Puis deux, puis plusieurs. Affolés, la foule se disperse, laissant sur place 17 morts, dont un enfant de 7 ans. Alors vous avez pu voir dans cette vidéo qu'Aubin, ici, c'est une terre de lutte, une terre des luttes du passé, bien sûr, mais une terre aussi des luttes du présent. Et qu'en ce moment, ici à Aubin, vous avez des salariés qui se battent, qui se battent pour défendre leurs emplois. Je pense aux salariés de la SAM, la société avéronnaise de métallurgie. Ils nous ont fait ce petit porte-clés de soutien qu'il faut que tout le monde se procure.
C'est des salariés qui se battent pour défendre les 365 emplois qui sont menacés aujourd'hui sur le bassin de Decazeville, qui ont fait 23 jours d'occupation de l'usine, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et qui ont obtenu de Renaud le donneur d'ordre des engagements écrits pour maintenir des emplois et maintenir le site ici, sur place, à Decazeville, c'est juste à côté d'ici. Mais ici, dans ce département, dans cette région aussi, vous avez des luttes à Fijac, à Fijac-Aéro, par exemple, des salariés qui se battent, là aussi, pour garder leur emploi, qui est menacé aujourd'hui.
Vous avez une pensée qu'il faut avoir aussi pour les salariés de la Boche, à côté de Rodez, 750 emplois qui sont menacés. Et ces luttes-là, c'est les luttes du moment. Et ce que nous montre la lutte de la SAM, c'est que quand on se bat, on peut gagner, que quand on se lutte, on peut obtenir des victoires. Et je crois que c'est un message qu'il faut qu'on entende tous, partout dans le pays, toutes celles et ceux qui se battent et qui se mobilisent aujourd'hui. Alors Mathilde, on a la marche qui arrive, je crois. Exactement.
Et c'est justement aussi pour montrer avec les différents slogans de cette marche que ce que nous vivons aujourd'hui, l'explosion de la pauvreté, l'explosion des licenciements, 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, 7 millions de personnes privées d'emploi, eh bien, ce sont des choix politiques qui ont mené à ça et que nous pouvons en faire bien d'autres. Et c'est ce pourquoi nous nous battons en 2022. Alors cette marche, elle est en train d'arriver et elle va s'arrêter à une stèle, cette marche. Peut-être veux-tu en dire un mot, Manu ?
La marche va arriver ici et puis on va aller déposer une gerbe devant le mémorial qui se trouve sur notre gauche, qui est le mémorial en hommage aux fusillés d'Aubin. C'est l'histoire dont vous a parlé tout à l'heure Mathilde et la vidéo qu'on vous a montrée. Et donc, en ouverture de cette marche, nous allons déposer une gerbe autour de ce mémorial et puis nous allons marquer une minute de silence. Et puis ensuite, nous allons pouvoir commencer ce beau meeting ici à Aubin. On est déjà très nombreux alors que la marche n'est pas encore arrivée. Il y a du monde.
Elle va être déposée à la fois, évidemment, par notre président de groupe à l'Assemblée nationale et notre candidat à la présidentielle, mais aussi avec plusieurs députés qui ont fait le déplacement à Aubin pour être présents. Évidemment, je parlais du maire d'Aubin qui est avec nous. Il y a plusieurs aussi élus départementaux et régionaux qui sont là pour nous soutenir dans cette marche pour l'emploi.
Vous pourrez aller voir cette stèle juste après, mais sur cette stèle, il y a notamment un poème de Victor Hugo parce que les fusillés d'Aubin ont inspiré un poème de Victor Hugo, mais aussi il y a des passages dans Germinal de Zola qui sont inspirés directement de cette lutte qui a été menée ici pour un travail décent et des conditions de vie dignes. Alors on peut accueillir avec un grand tonnerre d'applaudissements la marche qui arrive, qui est partie d'en bas et qui arrive ici sur le plateau des Forges. Vous voyez cette marche ? Avec des modeurs dont on s'occupe avant. Et donc nous allons avoir une délégation qui se dirige en ce moment même vers la...
Alors vous avez cette marche qui se dirige vers le mémorial, mémorial pardon, en hommage des fusillés d'Aubin et qui va aller déposer une gerbe de fleurs devant ce mémorial. On est très nombreux, la marche est encore en train d'arriver. Et puis ensuite, avec Mathilde, on vous parlera un petit peu de ce meeting, de comment il s'inscrit dans une séquence qui a été ouverte depuis le mois de janvier autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Une séquence de travail sur le programme, Mathilde, d'un processus programmatique d'enrichissement de ce programme.
Parce que, comme le dit le site sur lequel vous pouvez signer, si vous ne l'avez pas encore fait, pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, notre candidature, c'est une candidature pour. C'est une candidature pour des idées, pour la Constituante et la VIème République, pour répondre à l'urgence sociale, pour faire la bifurcation écologique. Et il y a déjà 230 000 personnes qui ont signé sur le site noussommepour.fr et on vous invite à faire de même. A continuer à le faire, et bien évidemment. Donc là, une délégation se dirige vers la stèle.
Ça serait bien que tout le monde commence à s'installer, puisque l'idée, c'est évidemment de faire une minute de silence à la mémoire de ces fusillés, puisque nous sommes aussi les héritiers d'une histoire sociale longue, d'une histoire de bataille, pour dire que oui, nous voulons vivre dignement et partager les richesses. Et c'est... Nous voulons commémorer aujourd'hui, avec cet hommage aux 17 fusillés, ils avaient entre 27 et 58 ans. Un enfant de 7 ans avait été tué ce jour-là. Et je crois que symboliquement, c'est très important de déposer cette gerbe.
Et alors, on va pouvoir faire tous ensemble, si vous m'écoutez bien, s'il vous plaît, on va pouvoir faire tous ensemble une minute de silence en hommage aux fusillés d'Aubin. Allez, c'est parti. Merci. Allez, je crois qu'on peut tous s'applaudir pour cette minute de silence. Merci à vous. Alors, Mathilde, je disais, ce meeting, il s'inscrit dans le travail qu'on a engagé autour du travail programmatique sur le programme L'Avenir en Commun. Est-ce que tu peux nous en dire deux mots ? Alors, exactement.
Ce meeting-là, il s'inscrit dans une séquence programmatique que nous menons, parce que, vous le savez, nous, ce que nous voulons proposer au pays, eh bien, c'est justement un horizon programmatique, une manière de sortir de l'impasse dans laquelle les gouvernements successifs nous ont mis, et particulièrement le président Emmanuel Macron aujourd'hui. Alors, c'est ce troisième cahier programmatique, qui est le cahier programmatique sur nos propositions sociales, et notamment nos propositions sur le plein emploi.
Je le disais, ils essayent de faire croire qu'il n'est pas insoumis, vous l'aurez remarqué, les riches dans notre pays et les profiteurs de crise, et qu'ils font exactement le contraire aujourd'hui. Eh bien, dans cette séquence, on dit dat du plein emploi. Du plein emploi, on va réduire le temps de travail dans la semaine pour pouvoir travailler, j'ai payé. Et la troisième chose, qui est qu'il va falloir aller le refaire, puisqu'il y a encore peu, et que nous avons fait échouer une première fois, et nous le ferons échouer tant qu'il faudra, eh bien, c'est de dire, nous voulons la retraite à 60 ans, pas de volonté politique. C'est une question pour...
Eh bien, des besoins, il y en a de manière infinie dans notre pays, que ça soit dans les domaines sociaux, de santé, de tout ce qu'on peut appeler le soin aux autres. Eh bien, là, nous pouvons créer des centaines de milliers, voire des millions d'emplois dans ce domaine-là. Évidemment, pour la bifurcation écologique et solidaire. Là aussi, nous pouvons créer des milliers d'emplois, voire des millions d'emplois. Et ce que nous, nous disons, avec justement ce cahier programmatique, c'est que nous voulons mettre en place une garantie à l'emploi pour que tout le monde dans notre pays...
et parce que dans ce pays, nous avons besoin de toutes les énergies pour pouvoir faire face aux immenses défis qui nous attendent. Alors ça, c'est le troisième cahier. Et donc, ça s'inscrit dans un processus. Manuel, tu le disais. Oui. Alors, c'est le troisième cahier. Vous pouvez le trouver en librairie, ce cahier. Et ça vous permet à la fois de prendre connaissance de ce programme, de ses propositions, mais aussi de pouvoir y faire des contributions. Vous avez notamment un questionnaire, une page intérieure qui vous permet de nous renvoyer vos commentaires, vos propositions, vos avis, pour participer à ce processus d'enrichissement sur le programme.
Et avant ce troisième cahier consacré au progrès social et humain, au mois de janvier, nous avons sorti ce premier cahier qui s'appelle Démocratie et Liberté, vite la 6e République, qui concerne les questions démocratiques et notamment autour de cet axe très fort dans le programme L'Avenir en Commun, qui est la volonté d'en finir avec les institutions de la 5e République et de convoquer une assemblée constituante pour écrire ensemble la 6e République sociale et écologique dont nous avons besoin. Alors, bien sûr, dans ce cahier, il n'y a pas que la constituante et la 6e République. Il y a aussi qu'est-ce qui serait pour nous cette 6e République sociale et écologique ?
Quel nouveau pouvoir pour les travailleuses et les travailleurs dans l'entreprise ? Quel nouveau droit à inscrire dans la Constitution ? Par exemple, en constitutionnalisant le droit à l'IVG ? Par exemple, en inscrivant la règle verte pour faire en sorte qu'on ne prenne pas chaque année davantage à la planète que ce qu'elle est capable de reproduire directement dans la Constitution ? Voilà des mesures qui se trouvent aussi dans ce cahier qu'on vous invite à acheter. Sachez déjà qu'il a été vendu à près de 15 000 exemplaires en librairie et c'est un bon résultat, Mathilde. Et puis, il y a un 2e cahier aussi. Exactement. Et vous pouvez d'ailleurs continuer à aller l'acheter.
Je tiens quand même à vous dire à quel point c'est vraiment, vraiment un bonheur de vous voir si nombreux et si nombreuses aujourd'hui. Ça fait vraiment du bien de se retrouver physiquement et de retrouver cette force qui va nous amener jusqu'à la victoire en 2022. Alors, je continue quand même avec le 3e cahier qui est la question de la planification écologique. Donc, là aussi, on a... Alors, ça, c'est un cahier qui est sorti en mars, si je ne me trompe pas, Manu. Donc, qui, pour l'instant, a été diffusé à 10 000 exemplaires. Mais là aussi, vous pouvez continuer à aller regarder les propositions.
Et donc, ce cahier-là, c'est la méthode que nous proposons face au défi du 21e siècle qui est l'urgence écologique. Alors, l'urgence écologique, c'est quelque chose qui, notamment chez les jeunes générations, crée quelque chose qu'on appelle maintenant l'éco-anxiété. C'est terrible de voir à quel point cette urgence écologique, eh bien, elle est encore plus rapide que ce qu'avaient prédits les scientifiques.
Et pourtant, et pourtant, eh bien, cette urgence écologique, c'est aussi le moyen de dire que maintenant, il faut faire une rupture ferme avec nos modèles de société, qu'il faut rompre avec cette société de malheur et que, oui, nous pouvons faire autrement et qu'avec la planification écologique, nous pouvons justement organiser la bifurcation de nos sociétés pour aller justement vers le plan d'emploi dont je parlais.
On en a besoin, évidemment, dans l'agriculture paysanne et écologique, dans les transports et dans les transports en commun, dans les canalisations pour l'eau, dans tout ce qui répond justement à une société qui répond aux besoins fondamentaux des gens et qui ne laisse pas les multinationales décider pour nous. Voilà ce que nous proposons avec, eh bien, cette planification écologique et cette bifurcation écologique et solidaire. Mais je vous invite, là aussi, à aller regarder ce deuxième cahier, si vous ne l'avez pas encore fait.
Alors voilà, c'est déjà trois cahiers que vous pouvez retrouver en librairie et ce meeting, aujourd'hui, il s'inscrit dans la séquence qui s'est ouverte autour de la publication de ce troisième cahier. Alors vous savez, et ça s'adresse à tout le monde, mais en particulier aux gens qui nous regardent à distance, vous savez qu'organiser des événements, des initiatives, faire une campagne électorale, ça coûte cher, ça coûte de l'argent. Alors on va faire appel à vous pour nous aider. D'abord, si vous ne l'avez pas encore fait, en signant sur le site noussommespour.fr en rejoignant les plus de 230 000 personnes qui ont déjà apporté leur soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
Et puis si vous pouvez, en faisant un petit don, mais pour ça, vous avez une petite vidéo. Donc il faut bien, et dans la mesure du possible, si vous pouvez vous asseoir, mais vous êtes très très très nombreux, donc ça va être difficile, mais en tout cas, bien rester vers la scène. Et la deuxième chose, pour celles et ceux qui ont des parapluies, c'est juste pour une question, si vous pouviez juste un peu les baisser pour qu'on puisse avoir des belles images de foules. Non, vous êtes pas obligés de les enlever, parce que je veux pas vous mouiller, mais en tout cas, les baisser pour bien qu'on puisse avoir une belle image de notre meeting aujourd'hui.
C'est déjà bien de voir que, malgré la pluie quand même, on est très nombreuses et très nombreux aujourd'hui à Aubin pour ce premier meeting. de la campagne présidentielle en hexagone, parce qu'on avait déjà tenu un meeting à la réunion au mois de décembre dernier. Alors, en attendant, en attendant que Jean-Luc Mélenchon vienne nous rejoindre sur la scène, on va parler un petit peu de ce qu'on a fait depuis le début de cette campagne, Mathilde. Et je crois que pour ça, on a une petite vidéo. Alors ça, c'est pour ceux qui s'adressent, qui sont à distance, mais après, on revient vers vous tout de suite. Allez, petite vidéo résumée de début de campagne. En Chine, un mystérieux virus.
Le coronavirus. L'accélération de l'épidémie s'est confirmée en quelques jours. Il faudra aller probablement vers un confinement.
Nous sommes en guerre. Écoutez, quand tout va mal et que ça semble être duidoir pour beaucoup de gens qui ne trouvent pas leur compte dans la brutalité de cette société, il faut allumer une lumière pour qu'on se dise il y a un bout au tunnel. On peut faire autrement. Et mon intention est d'aider à déconfiner les esprits, à nouveau à se projeter sur l'avenir. Alors oui, je suis prêt et je propose ma candidature. Mais, il y a un mais. Je demande une investiture populaire. Par conséquent, je serai candidat définitivement si et seulement si j'ai recueilli 150 000 signatures de parrainage.
À l'heure où je vous parle, on est à plus de 46 000, on approche donc tranquillement des 50 000. Une investiture populaire, il sera candidat si et seulement si il obtient 150 000 parrainages de citoyens. À l'heure où nous parlons en 24 heures, déjà plus de 100 000 personnes nous soutiennent. Oui, c'est plié, c'est plié. Non, mais ça démontre qu'il y a une dynamique. Moi, je me souviens, j'ai parlé de 2016, en 24 heures, on en avait eu 20 000. Là, cette fois-ci, 5 fois plus. On avait eu plus de 2 mois à avoir plus de 100 000. La candidature de Jean-Luc Mélenchon non seulement est un fait politique, mais elle a de la légitimité.
Jean-Luc Mélenchon a des atouts et il ne vous a pas échappé qu'il était en tête des candidats de gauche dans toutes les enquêtes d'opinion. Et à mon sens, ce serait une folie que de ne pas se saisir de cette candidature. Vous avez dépassé, il y a quelques minutes, les 150 000 signatures de sympathisants. C'était la condition pour que vous soyez candidat. Ce soir, ça y est, vous êtes donc officiellement candidat
à l'élection présidentielle de 2022 ? Je m'y étais engagé, je le fais. Alors, c'est un truc assez nouveau qu'on fait parce qu'il y a 6 réseaux sociaux en même temps. 300 000 sans-abri, 4 millions de mal logés, 8 millions de personnes qui ont recours à l'aide alimentaire, 600 000 qui subissent des coupures de gaz et d'électricité pour un payé de facture, 2 millions de personnes qui ont des coupures d'eau. Dans le malheur qui nous frappe, il faut que l'état d'urgence sociale soit proclamé, c'est-à-dire qu'il y ait une interdiction de licenciement pendant toute la période de la pandémie.
Et ne perdons pas de vue que, pour finir, il faudra trouver une solution à la crise que traverse la civilisation humaine. et qu'à l'heure, ce sont ceux qui font, ceux qui produisent, ceux qui organisent, ceux qui s'occupent des autres qui seront les maîtres du monde. Courage dans la lutte !
Et voilà, alors pendant que vous regardiez cette vidéo ici, ça s'est mis à chanter, parce que ici, il y a des gens déterminés, il y a des gens motivés, il y a des gens qui sont heureux de se retrouver enfin, et il y a des gens qui veulent participer à cette campagne, des élections présidentielles à venir. Alors on me dit de vous redire que s'il vous plaît, il faut essayer de trouver des chaises, il y a des gens qui vous en distribuent, vous avez des petits coussins pour vous asseoir, pour faire en sorte qu'un maximum de personnes puissent être assis. En plus, vous serez plus confortablement installés pour participer à ce meeting.
Ce meeting, parce que vous avez pu voir une petite vidéo des initiatives qui ont eu lieu jusqu'au mois de janvier, mais il y a eu aussi de nouvelles initiatives depuis le début de l'année. On a parlé de la séquence sur le programme, mais on a aussi organisé, Mathilde, une votation citoyenne sur l'eau. Alors est-ce que tu peux nous en dire deux mots ? Bien sûr, alors je pense que beaucoup d'entre vous y ont participé, mais c'est une votation citoyenne qu'on a organisée en mars, du 22 mars jusqu'à mi-avril à peu près, qui a réuni 300 000 votants et votantes, avec je crois un score de 98 ou 99,6% des gens qui sont favorables à ce qu'on inscrive le droit à l'eau dans la Constitution.
Nous arrêter parce que nous sommes bien plus nombreux que les forces de l'argent. Le droit à l'eau dans la Constitution, c'est quelque chose qui a été poussé au départ par la Bolivie, qui est le premier pays à avoir inscrit le droit à l'eau comme droit humain, en résolution à l'ONU en 2010, résolution qu'à l'époque, la France avait votée, mais depuis, qu'elle refuse toujours d'inscrire dans sa Constitution. Alors qu'est-ce que ça aurait comme effet d'inscrire dans la Constitution ? Bon, bah plusieurs choses. La première des choses, c'est de reconnaître que l'eau est un commun, un bien commun, indispensable à la vie, et qu'on refuse de laisser se les approprier.
La deuxième chose, c'est de réaffirmer que l'eau doit d'abord aller en priorité, évidemment, aux habitants et aux habitantes, aux citoyens, mais aussi aux écosystèmes, et donc que c'est d'abord l'eau pour la vie avant l'eau pour le profit, et ça permettrait, grâce à ça, d'interdire des projets qui sont des projets nocifs à l'intérêt général, et nous en avons beaucoup dans notre pays.
La troisième chose, c'est de prendre conscience de l'urgence dans laquelle nous sommes, puisque vous le savez, l'eau est une ressource rare, rare, et qui va se raréfier en quantité, mais surtout en qualité, notamment du fait des pollutions qui sont dans l'eau aujourd'hui, et qui, eh bien, peuvent la rendre impropre à la consommation, donc ce qui est extrêmement grave. Donc nous devons impérativement protéger l'eau. Et puis la dernière chose, qui est quand même très importante, c'est de réaffirmer que nous refusons dans notre pays que des gens n'aient pas accès à l'eau, comme c'est le cas notamment en Guadeloupe, aujourd'hui. Voilà pour cette votation sur l'eau.
Et on peut féliciter Mathilde, parce que c'est elle qui a mené cette organisée avec, bien sûr, les Insoumis partout en France, cette belle votation. Alors sur l'eau, on a fait cette votation. On a aussi fait un meeting, en réalité augmentée. Vous avez peut-être pu le voir. C'était une belle prouesse technique. C'était une belle expérience. Mais bon, on est quand même content de se retrouver dans un meeting où on peut se retrouver ensemble, au même endroit.
On est nombreuses et nombreux et je crois que ça fait du bien parce qu'on a besoin de ces moments, ces moments de fraternité, ces moments de solidarité, ces moments où on se rend compte qu'on n'est pas tout seul à se battre pour avoir demain un monde meilleur, mais qu'on est là tous ensemble et qu'on est déterminés à le faire. Et aujourd'hui, nous sommes déjà plus de 100. Bravo et merci à vous d'être venus si nombreux. Alors, je crois qu'on vous a bien parlé de cette campagne. Je crois qu'on vous a donné quelques éléments. Bon, maintenant, il faut que chacun prenne sa part dans cette bataille. On vous a donné quelques idées pour ça.
La première chose, c'est signer, encore une fois, sur Nous sommes pour, pour EFR, c'est très important. Mais une fois qu'on a signé, on peut aussi faire signer sa famille et ses amis, faire signer ses collègues, faire signer ses connaissances, parce que c'est très important qu'on soit nombreuses et nombreux, parce que c'est une rude bataille, une grande bataille qui nous attend dans les prochains jours, dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. Et on va avoir besoin d'être nombreux à la livrer ensemble, cette bataille. Oui, et le meilleur reste toujours à venir.
Les amis, vraiment, comme on va bientôt commencer le discours de Jean-Luc Mélenchon, nous sommes même plus de 800, en fait. On le voit avec l'échelle. Et alors, aux 200 personnes qui sont debout, n'hésitez pas à trouver des... Il y a des sièges qui sont là, vous pouvez vous asseoir. Vraiment, vous serez mieux. Et vous serez là pour écouter le discours. Et nous allons maintenant avoir le plaisir d'accueillir Jean-Luc Mélenchon, notre président de groupe à l'Assemblée nationale et notre candidat à l'élection présidentielle. Bienvenue.
On se mouille, hein ? Vous voyez bien ?
Et merci à vous tous, à vous toutes.
Et des chapeaux de paille, il y aura un soleil brûlant. Eh bien, oui. C'est bien ce qui se passe. Merci à vous toutes, à vous tous qui avez compris quel est le sens de cette invitation qui vous a été faite de vous associer pour être là aujourd'hui, à Aubin, pour y porter ensemble un message du type de celui qu'il va falloir porter de ville en ville et de village en village jusqu'au moment de notre délivrance en mai de l'année 2002 et en avril de l'année 22. Voyez-vous, merci à vous de cette vallée minière, de cette vallée de la mécanique et puis les autres venus de loin, parfois même de très loin. J'en suis tellement ému et tellement reconnaissant de savoir que vous avez fait ce choix.
merci au maire que je salue pour remercier tous les habitants d'Aubin et des environs. Merci amis camarades, les députés du groupe insoumis à l'Assemblée nationale qui sont venus et qui me permettent par là même de porter un message. Non seulement nous sommes équipés d'un programme qui répond aux questions qui se posent au pays et au peuple qui le compose. Non seulement nous avons une candidature à présenter à l'élection présidentielle pour porter ce programme mais nous avons une équipe qui peut faire un gouvernement et même plusieurs à l'Assemblée nationale et au Parlement européen. Ils sont là, regardez-les.
Michel Larine, Bénédicte Thaurine, les voici de l'Ariège, mon compère de toujours, Alexis Corbière, Caroline Fiat qui est là, M. Catenach lui-même et les élus régionaux. Syriès, il y a un moment que je fais des réunions avec toi par ces lieux. C'est là. Myriam, où es-tu passée ? Voilà, excuse-moi, je ne te voyais pas sous le parapluie. Et toi là, tu portes lourd sur le dos en ce moment. Alors, une campagne, surtout pour une élection qui est aussi fondatrice et organisatrice, hélas, que la campagne présidentielle en France dans la constitution de 1958 et alors que l'habitude s'est prise de s'organiser autour de cette élection et parfois seulement autour de celle-ci.
Il faut pour nous que ce soit autre chose que la présentation mille fois répétée d'un personnage qui se mettrait en scène. Il faut que ce soit une contribution utile à la vie du peuple français, quoi qu'il advienne, et quel que soit le résultat. Et pour ce qui nous concerne, notre mission avant tout, c'est de faire cheminer le message que nous portons génération après génération qui est celui de l'espoir que rien n'anéantit jamais, que demain peut être meilleur pour soi-même et encore plus pour les générations à venir.
J'ai toujours commencé nos campagnes dans les bassins ouvriers comme c'est le cas ici car c'est eux qui nous ont ouvert le chemin, les premiers, en dépit de ce qu'était la misère de leur vie quotidienne, la dureté de l'existence à jamais renoncer. Toujours prêt à porter la revendication, l'idéal, l'esprit d'un monde nouveau qui serait débarrassé de la misère, de l'exploitation, de la peur du lendemain. Il faut que les lieux parlent et qu'ils parlent à travers nous et les générations à travers nous. Ainsi sont les symboles. Les symboles sont une langue comme l'est la musique qui ne comporte ni passé ni futur, qui est en présent instantané et permanent.
comme un air de musique inspire à chaque fois qu'on le joue les émotions qu'il contient. Le symbole parle dès lors qu'on se tourne vers lui. Ici, c'est celui de la mine, celui des ouvrières et des ouvriers. J'ai dit des ouvrières et des ouvriers car bien sûr, il y avait les hommes si martyrisés qu'on disait « on sait qui l'atteint à la maison » quand on entend son souffle tant la silicose faisait ici de ravages. C'étaient les enfants que l'on peut voir au musée de Cransac en photo, pieds nus, dans la mine. Et c'étaient les femmes triant à la main le charbon et remblayant avec des pelles comme m'a dit notre ami qui me guidait.
Oh, c'était pas des pelles de feignants, elles étaient larges comme ça. Il fallait soulever le remblay pour reboucher les trous. Je n'évoque pas cette image pour l'amener jusqu'au point où ces gens qui se révoltaient parce qu'ils voulaient un travail moins long dans la journée et des salaires meilleurs pour pouvoir vivre. s'avancèrent jour après jour plus nombreux dans la grève jusqu'à se présenter devant les bureaux où ils voulaient faire venir les forgerons, les ateliers avec eux. Et alors, il y avait là la troupe déployée. Réfléchissons-y. Qui étaient ces jeunes gens ? Car c'étaient des jeunes gens. C'étaient eux aussi les enfants du peuple.
C'étaient les enfants du peuple paysan qui alors étaient la majorité du peuple français. Et c'étaient les enfants du peuple à qui on avait bourré la tête. en leur disant « Ah, ces ouvriers sont dangereux. Ce sont des rouges. Et puis, il y a tellement d'immigrés, des Espagnols, des Italiens, des Portugais. Ils sont dangereux. » si bien que, plein de cette idée meurtrière, soudain, ils perdirent pieds, firent feu, tuant, comme vous le savez, 14 personnes. C'est pourquoi j'ai voulu qu'on commence ici quand bien même on me disait « Ah, c'est loin, ça dépend d'où. » Si c'est l'occasion pour quelques-uns de découvrir la ruralité, eh bien, tant mieux.
Si c'est l'occasion pour eux de se rendre compte que le jour où on invite ses amis à venir, on répare précisément la voie ferrée en sorte qu'il n'y a plus de train, comme c'est le cas aujourd'hui, qu'ils découvrent cette France abandonnée ou, pour mieux dire, cette France reléguée à qui on fait tout endurer en comptant sur son interminable patience et qui nous rappelle à chacun que pour produire notre existence et la reproduire, nous sommes tous dépendants de ces réseaux du collectif,
ceux de l'électricité, ceux de l'inutile, égale consacrée. Et c'est le message que nous portons et qu'ils ont toujours nié.
ce droit à dignité et à volonté d'égalité qui est inscrit dans la liste de la patrie, liberté, égalité... On peut nous chaud car nous savons que la France a besoin chaque fois de la fronte de grandes circonstances et c'est d'elle dont je vais vous parler. Son principal atout, c'est l'unité de son peuple, l'unité populaire. Et alors, pour que cette unité se réalise, il faut d'abord chasser le venin de la division qui peut y travailler, celui du racisme, celui de l'incolérance religieuse qui invente des motifs de combat qui n'existent pas.
Le racisme, la haine des musulmans que l'on voudrait aujourd'hui répandre partout est ce qui mine la possibilité pour le peuple français, quelle que soit sa religion, quel que soit son genre, de se rassembler pour faire face aux grandes tâches qu'il doit affronter plutôt qu'à se disputer pour les religions. Voilà le message que portent ceux qui étaient en manifestation ce jour-là. Ce n'est pas de leur sacrifice dont je veux parler, c'est de leur union. Et c'est pourquoi je veux que ce soit un symbole, un message adressé au-delà de notre petite plaine à tout le pays. Nous sommes le mouvement, le parti pris de l'Union populaire, quoi qu'il arrive pour l'intérêt général et la bonne vie commune.
Je peux le dire non seulement du fait de ce sacrifice ouvrier dont j'ai bien parlé. 1860-1880, il a fallu attendre 1906 pour que ceux qui savaient parfaitement que la mine était dangereuse, surtout celle-ci qui était grisouteuse, il a fallu attendre ces 30-40 ans et davantage pour qu'arrive un deuxième immense accident à la mine de courrières, le plus important de l'histoire, ouvrière d'Europe et de France, avec 1300 morts, parce que quand le croûte grisou démarrait, alors il mettait le feu aux poussières, c'est-à-dire à toutes ces poussières qui étaient suspendues dans l'air. Et alors tous ceux qui se trouvaient là, animal, homme, femme, enfant, tout le monde était grillé.
Il leur a fallu 40 ans et cette catastrophe pour qu'ils admettent que les travailleurs méritait d'être traités avec respect, qu'il fallait installer des coupes-feux et qu'il fallait un droit du travail. Raison pour laquelle en 1906, fut créé le ministère du travail et démarré le premier code du travail. Alors ne vous étonnez pas que nous en soyons les défenseurs implacables et qu'en ce moment même, nous crions alerte. Rappelez-vous par quoi M. Macron a commencé son quinquennat ? Par quoi sinon ? Par la réduction des droits contenus dans le code du travail.
Rappelez-vous de la résistance absolue et implacable que posèrent les députés insoumis jour et nuit à cette modification du code du travail, comme ensuite ils ont résisté à la réforme des retraites. Oui, nous avons mérité de vous qui nous avez confié cette mission et encore aujourd'hui en convoquant cette réunion ici. C'est la deuxième depuis que j'ai proposé ma candidature à l'élection présidentielle. La première, je l'ai fait à l'invitation de Mme Huguette Bellot, maire de Saint-Paul sur l'île de la Réunion dans l'Océan Indien. Et je m'y trouvais pour le 20 décembre, fête de l'abolition de l'esclavage. L'esclavage est un crime contre l'humanité qui a duré trois siècles.
Et c'est à notre honneur que ce soit le député insoumis européen Younous Omarji qui ait fait reconnaître au Parlement européen que c'était un crime contre l'humanité. Oui, vous tous qui nous avez fait confiance, vous tous qui encore êtes venus aujourd'hui ici sous la pluie, vous pouvez être fiers, hommes et femmes, du travail qui a été accompli et que vous nous aviez confié. Nous avons célébré l'esclavage aboli, comme nous célébrons la mobilisation des travailleurs des mines. Non pour parler de la souffrance en durée, mais de la résistance implacable et permanente. Jamais les esclaves n'ont été soumis, ils se sont révoltés.
Jamais les travailleurs, vos pères, vos mères, n'ont accepté le sort qui leur était fait pour votre bien. Et tel que vous voilà là, vous êtes les enfants, les petits-enfants, les arrière-petits-enfants de ce peuple mélangé et d'Avéronné de toujours, avec les Italiens, avec les Espagnols, avec les Polonais. Et ainsi en sera-t-il génération après génération, puisque chacun d'entre nous a au moins un de ses ancêtres sur quatre qui est lié à cette immigration-là et à d'autres ensuite. Tant et si bien que cela leur plaise ou non, et même si ça leur déplait, quand nous serons en 2050, 50% de la population française sera métissée.
C'est-à-dire le résultat de cette chose évidente qui est que l'amour ne consulte pas les papiers pour savoir de quel côté il peut se déployer et se donner. Tant et si bien que nous sommes ce peuple qui se créolise en ce moment même. C'est-à-dire où personne ne domine personne, et où les goûts des uns passent à ceux des autres, et où les trouvailles des uns passent à ceux des autres. Tant et si bien qu'à la fin, vous vous retrouvez, vous autres, tous autant que vous êtes, les premiers mangeurs de pizza d'Europe, et que votre plat préféré est le couscous, dont vos grands-parents n'avaient jamais entendu parler. La vie est belle, l'amour est beau, et le peuple qui en résulte est beau et grand.
Qu'il apprenne à ne pas se diviser, qu'il retienne les leçons de son histoire, ici même dans l'Aveyron. Quoi ? Dans ce grand Sud-Ouest, déchiré, tenaillé, foyer par les guerres de religion, quand catholiques et protestants se sont affrontés. Et ici même, en Aveyron, à Millau, à Villefranche, et combien d'autres endroits. Et pour quels résultats, s'il vous plaît ? La France, après cela, fut-elle meilleure ? Les peuples furent-ils meilleurs ? Non ! Ils étaient seulement travaillés par ces haines tenaces qui passaient d'une génération à l'autre, et qui imputaient à l'un ou à l'autre tel ou tel crime du passé.
La haine et le racisme sont une horrible patte qui, une fois sortie du tube, ne peut plus être re-rentrée. Épargnez à la fratrie cette épreuve. Épargnez à vos enfants cette épreuve. Et souvenez-vous que la première barrière contre le crime raciste est en vous, dans votre cœur, dans votre capacité à résister implacablement sans jamais céder. Et dites avec fierté, nous n'avons pas honte de ne pas détester les musulmans. Nous ne vous demandons pas pardon. Nous ne nous excusons pas. Nous voulons que la France soit ce qu'elle doit être, une et indivisible par son peuple.
Souvenez-vous, vous autres Aveyronais, quand ce fut la rafla de 1949 à Rondeuse, pour rafla les juifs, pour les massacriques, sinon les collabos, l'extrême droite, l'occupant nazi, et qui résistait magnifiquement, et c'est sur eux qu'il vous faut prendre exemple, ces 46 Aveyronaises et Aveyronais, qui furent déclarés juste parmi les nations, parce qu'ils s'exposèrent au péril de leur vie à protéger les juifs et les enfants. Et de toutes conditions, voici un paysan, voici un pharmacien, un instituteur, des bonnes sœurs, un curé. Tout soudain, devant le malheur, le meilleur s'est rassemblé.
Et c'est à ce meilleur-là qu'il faut sans cesse se conformer, sans cesse s'éduquer, et éduquer nos enfants. La raison profonde, et c'est celle de notre message de campagne, c'est qu'il faut maintenant passer de la résistance, dans laquelle nous avons agi tant de temps et continuerons à le faire, d'une entreprise à l'autre, d'un lieu à l'autre, par une forme ou par une autre, à la libération des énergies, de l'intelligence, du dévouement, parce que le pays va en avoir besoin, comme jamais dans son histoire. Pourquoi ? Voyez ce qui vous arrive. Il pleut. On nous avait dit qu'il ferait beau.
Eh bien, maintenant, dites-vous bien ceci, nous sommes entrés dans l'ère de l'incertitude écologique absolue. Le changement climatique est commencé, nous avons échoué à l'empêcher. Mais pour l'empêcher, il aurait fallu changer le mode de production, le mode de consommation et le mode d'échange. Et cela, les maîtres du monde ne l'ont pas voulu une seule seconde, un seul jour, car c'eût été à tenter à leur cupidité sans borne, à leur volonté d'accumuler toujours et de vous donner comme exemple, non la solidarité, non la précaution à l'égard du monde qui vous entoure, mais la compétition des uns avec les autres.
Et quand vous ne vous abandonnez pas, il vous la suggère, en vous suggérant des conflits de religion. Il va falloir maintenant faire face à quelque chose d'imprévu, tout le temps imprévu. Que va-t-il se passer ? Comment ? En dépit de ce que vous voyez, vous savez que l'Aveyron a déjà eu trois alertes sécheresses. Vous savez que, alors que nous sommes au mois de mai, il y a déjà 12 départements français en alertes sécheresses. C'est-à-dire que le dérèglement est commencé et que, quand c'est la sécheresse, puis soudain beaucoup d'eau, puis de nouveau la sécheresse.
Alors, les épisodes méditerranéens, comme on dit, se multiplient et l'on voit des pluies soudaines tout dévaster et être succédés par des moments où l'on est en stress hydrique. Telles que sont les choses, la moitié des départements français seront en détresse hydrique d'ici à 2030, c'est-à-dire en état de sécheresse. Que ferez-vous ? Attendrez-vous, les mains ouvertes, que le marché dispose des ressources à vous attribuer ?
Ou bien ne pensez-vous pas qu'il faudra se retrousser les manches et se mettre au travail pour arriver à faire face à ces millions d'heures de travail qui sont nécessaires dans ce pays pour reconstruire les canalisations et d'abord pour les produire, pour enterrer les lignes électriques, pour éduquer la jeunesse, pour soigner les malades, etc. Autrement dit, la patrie va au-devant d'un mur qu'il lui faudra franchir, soit dans la logique du « chacun pour soi », et alors ceux qui en sont partisans doivent voter avec ardeur pour M. Macron ou pour Mme Le Pen qui sont les deux faces d'une même réalité.
Ou bien ils feront le choix du « tous ensemble » et alors c'est autour de nous qu'il faudra se grouper et faire front pour répondre à cette incertitude permanente, mais aussi pour réparer un pays détruit par trente ans d'absurdité quant au principe mis en œuvre tant et si bien que les destructions s'y sont multipliées et que la France qui s'est construite autour de ses services publics, autour de son État parce que tel est son génie singulier, la France a été en quelque sorte démantibulée. Et je veux vous en lire quelques étapes pour que les esprits soient assez marqués pour emporter ensuite le message.
Au cours des années qui se sont écoulées, la production industrielle et la capacité à produire abaissée de dix points dans le total de la richesse nationale, ce qui signifie non pas que nous avons la nostalgie de l'industrie, mais cela signifie que vous êtes plus défendant, moins souverain, moins libre dans vos décisions que vous l'étiez quand vous étiez capable de produire tout ce qu'il vous faut dorénavant faire venir d'ailleurs à vos risques et périls, quand vous n'êtes même plus fichu, monsieur Macron, d'organiser ou de réquisitionner ce qui devait l'être pour produire quoi, je vous prie, des masques en tissu ?
Si bien que les Français se battaient sur les tarmacs en Chine pour récupérer leur cargaison de quoi ? De masques en tissu. J'ai interrogé le patron des patrons et je lui ai dit alors quoi ? Après tout ce qu'on vous a donné, vous n'êtes pas capable de nous faire des masques en tissu ? Si j'étais moi le président de la République, je vous aurais réquisitionné et les deux mille entreprises du textile de ce pays auraient fait le nombre d'heures qu'il faut pour produire la quantité de ce dont on a besoin. Et il m'a dit, écoutez bien, qu'à cela ne tienne, personne ne nous a rien demandé.
Autrement dit, c'est cette petite équipe d'idéologues persuadés que tout ne peut fonctionner qu'avec un marché qui en est rendu à ce point de sottise de ne pas savoir que la principale qualité et aptitude du peuple français, c'est précisément d'être capable de se rassembler, de se mettre au travail, dans une activité concertée. Si c'est à moi, je veux bien qu'on me le redonne. Ça s'envole. 8000 kilomètres de voies ferrées fermées, vous en savez quelque chose vous autres ? Et puis, le reste, un tiers des maternités fermées en 20 ans. 100 000 lits d'hôpitaux fermés en 15 ans. Une école fermée par jour pendant 10 ans.
Un bureau de poste, comme on le sait si bien ici, notamment affirmé, un bureau de poste en moins par jour pendant 10 ans. Et je ne lis pas toute la liste de cette interminable série de destructions qui ont été faites d'après le mythe qui voudrait que tout ce qui est supprimé en service public soit remplacé un jour ou l'autre par des services privés. Rien de tout ça ne s'est produit, sinon que vous vous êtes souvent sentis en danger, souvent sentis isolés, parce que tout ce que vous connaissiez, tout ce qui avait été accumulé par les générations précédentes de construction et d'investissement, avait été détruit.
Alors, ces messages, il s'agit de les assumer avec force, détermination et courage, car nous avons moins d'un an pour en convaincre une majorité de Français. Et je vous dirai pourquoi, à aucun moment vous ne devez désespérer de ce que vous avez à faire et de la capacité qu'ont nos compatriotes à nous entendre. En attendant, cette campagne que nous allons faire ensemble commencera par un travail de désintoxication. Oui, désintoxication contre les mythes absurdes du libéralisme qui détruisent le pays.
Oui, de désintoxication contre l'irresponsabilité écologique de ceux qui dirigent et ne sont nullement gênés de continuer à saccager et à détruire, à répandre des pesticides partout, à n'interdire aucun de ces élevages intensifs et même super intensifs par lesquels transitent les pandémies. Et qui fait, comme vous l'avez peut-être su, qu'après nous avoir distraits avec une loi qui, paraît-il, devait s'occuper du bien-être animal, pour finir et au dernier moment, ils décidèrent que ça pouvait attendre jusqu'à 2023 pour interdire les élevages de bisons, interdits pourtant partout ailleurs en Europe.
Voilà ce qu'ils ont fait, ce qui signifie qu'ils ont eux-mêmes réuni les conditions qui font que la situation pourrait s'aggraver. Désintoxication parce que, voyez-vous, il est temps qu'au lieu de se concentrer sur cette avalanche de faits divers qui constitue dorénavant la nourriture intellectuelle qui vous est donnée pour réfléchir chaque jour. On se préoccupe de la réalité du peuple français. Je vais vous dire, n'ayez pas peur, l'islamo-gauchisme ne vous menace pas parce que ça n'existe pas plus que les zombies, le monstre du Loch Ness ou n'importe quel autre fumet de cet ordre.
Inquiétez-vous cependant que la France soit ridiculisée aux yeux du monde entier quand elle a une ministre de l'enseignement supérieur qui prétend que le Centre national de la recherche scientifique français, un des établissements les plus prestigieux du monde, elle lui assigne comme tâche d'aller courser l'islamo-gauchisme dans les universités et pourquoi pas aux agents de la RATP d'aller surveiller ceux de la SNCF. Fort heureusement, les scientifiques ont dit qu'ils s'occupaient de sujets scientifiques et que l'islamo-gauchisme n'en est pas un pour la raison qu'ils n'existent pas.
Et comme disait le philosophe Bell qui est de votre région, il n'y a rien de plus ridicule que de combattre les effets d'une cause qui n'existe pas. Et ça, c'était déjà vrai au XVIIIe siècle, alors on pourrait y penser maintenant. La vérité qui préoccupe le peuple français et qui meurt à petit feu sans avoir le droit de parler, c'est qu'un actif sur deux dans ce pays, un actif sur deux, est un ouvrier, une ouvrière ou un employé et que leur condition sociale est la première des conditions à laquelle il faut répondre pour que ce pays fonctionne. Car comme je vous l'ai dit tout à l'heure, s'ils ne sont pas là, rien ne se fait. Et il est temps que les puissants s'en souviennent.
Il est temps qu'on admette qu'il n'est pas normal, il n'est pas acceptable, alors qu'il y a tant de travail à faire, que ce soit dans la santé, que ce soit dans l'éducation, que ce soit pour la réparation écologique, qu'il y ait 6 millions de personnes qui soient au chômage et ne savent que faire et qui ne peuvent entendre le discours insupportable du petit monsieur qui dit à un horticulteur, traverse la rue et tu trouveras du travail au bistrot d'à côté. Et de cette manière, il insulte deux personnes qualifiées.
Un horticulteur, c'est un métier, et servir et préparer dans la restauration, c'est aussi un métier qui mérite la considération pour ceux qui savent le faire dans l'un et l'autre cas. Non monsieur le président, les gens ne sont pas interchangeables comme des billets de banque. Non monsieur le président, il ne suffit pas de mettre une pile de dollars d'un côté et une pile de l'autre. de taux de l'autre pour que surgissent au milieu les objets dont vous avez besoin. Il y a besoin de tous ces hommes, de toutes ces femmes qui ne demandent pas mieux que d'agir et d'être au service des autres.
6 millions, 10 millions de pauvres dans un pays où ne vous inquiétez pas, comme disait le poète Victor Hugo, il ne suffit pas de parler de la misère, vous n'avez pas tout dit quand vous parlez de la misère. Parlez des riches et alors vous verrez l'autre face, c'est-à-dire la cause profonde de la misère, de la détresse. C'est l'accumulation sans fin dans quelques mains. Si vous vous étiez, vous autres les gens, enrichis comme l'ont fait les milliardaires au cours des mois récents, où ils ont vu leur fortune augmenter de 439%, tandis qu'on vous chipote 5 euros d'APL, 10 euros d'APL. Eh bien, si votre salaire avait augmenté comme le leur, le SMIC aujourd'hui serait à 4600 euros.
Voilà ce que cela serait. Et si les milliards qui ont été répandus sur ces gens, d'une manière ou d'une autre, par les trois derniers présidents de la République française, c'est-à-dire Sarkozy, Hollande et maintenant Macron. Si c'est au total ces 100 milliards qui leur ont été donnés sous une forme ou sous une autre, en allégement, paraît-il, de cotisations sociales, c'est-à-dire que c'est tous les autres qui les payent, ou bien en crédit d'impôt recherche alors qu'ils n'ont rien trouvé, et que dans le pays du vaccin où on a inventé le vaccin, on n'est pas capable d'en produire, dit-on, car en réalité, une entreprise l'a fait dans la région de Nantes.
Voilà ce pays où les uns sont arrosés et les autres privés de temps et de temps, et à qui on dit, taisez-vous, le plus important est de démasquer les islamo-gauchistes, qui sont un danger pour tout le monde. Eh bien, il faut bien que cela une fois soit dénoncé en parlant haut et clair et en disant ce qui compte pour un pays comme le nôtre. tous ces gens, toute cette pauvreté, et sur ces 10 millions de pauvres qu'il y a dorénavant dans notre pays si riche, la moitié sont des jeunes gens de moins de 30 ans. Et parmi eux, combien de ceux auxquels nous sommes les plus attachés, nos enfants, que nous avons amenés de l'école, parfois jusqu'à l'université, et on en est tellement fiers.
Je me souviens des miens lorsque je suis revenu premier bachelier de la famille, ou bien quand je suis revenu avec mon diplôme de lettres ou celui de philosophie, comme tout le monde était fier et avait les larmes aux yeux, pensant à tout ce qui avait dû être accompli pour que je franchisse ces étapes. Et peut-être aussi, est-ce ce à quoi je pense à cet instant, avec le sentiment de gratitude que doit ressentir chaque génération pour les sacrifices de ceux qui l'ont précédé et lui ont permis d'arriver jusque-là. Vous devez tous quelque chose à votre passé. Vous devez tous quelque chose à notre futur commun.
Eh bien, ces jeunes gens, pour la moitié d'entre eux, au cours de l'année qui vient de s'écouler, ont eu comme principal problème de savoir comment se nourrir. N'est-ce pas le scandale le plus absolu, le plus total, que de voir nos jeunes faire la file pour recevoir à la soupe populaire quelques aliments dont ils ont manqué jusque-là ? N'est-ce pas une honte qu'ils ne puissent se loger, qu'ils ne sachent comment boucler leur fin de mois et qu'au lieu de se consacrer à ce à quoi nous voudrions qu'ils s'occupent, qu'ils s'occupent sans trêve ni repos à savoir leurs études, il leur faut songer à l'organisation de leur survie. Ça suffit ! Nous en avons assez de cette vie, de ce monde.
Il n'est pas juste. Il n'est pas normal. Nous pouvons faire tout autrement. Sinon quoi ? Combien de temps ça va durer ? Combien d'années encore ? Avez-vous le sentiment que ça ne se soit jamais amélioré au cours, disons, des 20 dernières années ? Non ! Pas une seule fois ! Alors, comment se fait-il que les organisateurs de ce désastre aient le front de venir nous dire comment nous devons nous comporter, ce que nous devons croire ou pas ? Et ce qu'il faudrait penser alors que tout ce qu'ils ont mis en œuvre n'a abouti qu'à ce que nous connaissons et dont nous ne voulons plus ? Réfléchissez-y profondément.
Quel genre de peuple serons-nous devenus si nous acceptons toujours de subir, de pâtir, alors que l'on peut faire tout autrement et avoir une toute autre vie ? Combien de temps laisserez-vous les fleurons de l'industrie du pays, de l'intelligence qui a été déployée, continuait à être traité dans la vente à la découpe, comme l'a été Alstom, comme l'a été G, comme l'a été Technip, comme les Bosch et combien d'autres entreprises qui représentaient l'essence du génie français ? Car ce peuple est un peuple technicien.
Voyez-vous, quand vous entendez dire G, ne pensez pas à Général Électrique, pensez à ce site qui est à Grenoble, où l'on a produit un quart des turbines qui tournent dans les barrages du monde entier ! Et quand j'ai demandé, celui que j'ai vu le premier à la porte de ces magazines, ça fait combien de temps que vous bossez là ? Il m'a répondu, M. Mélenchon, ça fait 110 ans. Comment ça, 110 ans ?
Oui, parce que ça fait 110 ans qu'on produit ici ces pelles et qu'on se transmet le savoir-faire, qui n'est pas seulement celui de la machine avec laquelle nous produisons ces pelles qu'on met dans les turbines, mais qui est le savoir-faire, l'intelligence de la forme et du geste, la compréhension des forces qui s'exercent sur une pelle et qu'on peut ensuite transformer en un objet de plus en plus performant. La technique est belle, la technique appelle tant d'intelligence, la technique appelle tant de temps pour s'améliorer. Alors il ne faut pas la gâcher, il ne faut pas tout détruire, il ne faut pas croire qu'on peut fermer une usine qu'on la réouvrira demain.
Ce n'est pas vrai, c'est ne rien connaître à ce que sont les savoir-faire professionnels de ceux qui produisent. Encore une fois, tout dans la vie est humain, tout dans le savoir est humain. Et c'est d'abord ce qu'il faut protéger par-dessus tout. Et si vous ne le faites pas, si vous ne comprenez pas qu'il faut tout réorganiser, alors que va-t-il se passer lorsque l'intelligence artificielle va se déployer en même temps que sans doute, on verra augmenter le nombre des robots que l'on mettra dans la production.
Mais c'est un bienfait que des machines remplacent le travail humain, c'est un bienfait que des machines immatérielles et numériques, comme celles qui commandent l'intelligence artificielle, viennent se substituer à d'autres efforts. Que la peine humaine soit moins grande, c'est un bien, à condition qu'on répartisse le temps ainsi économisé, de la peine et du travail de chacun, qu'on le répartisse en temps libre sur tout le monde et non concentré sur quelques-uns tout le travail et sur tous les autres, toute l'inoccupation et toute la misère. C'est donc la règle du jeu de fond en comble qu'il faut changer.
Et c'est pourquoi je vous dirais que mon message essentiel à ce moment, celui qui rompt avec tout ce que vous entendez, c'est que nous sommes des partisans convaincus et organisés du plein emploi. C'est-à-dire, mesdames, messieurs, que nous considérons qu'il y a des millions d'heures de travail à faire dans ce pays et que ce qui manque, ce n'est pas le travail à faire, c'est la décision de le rémunérer et de le répartir entre tous ceux qui sont en état de le faire.
Et que pour cela, qui est la condition pour pouvoir changer le reste, c'est-à-dire les process de production, les matériaux que l'on utilisera, les objectifs que l'on va se donner, que sais-je, par exemple, se passer du plastique et produire les autres matériaux qui ont les mêmes capacités techniques et les mêmes avantages, comme on peut en produire des plastiques biosourcés avec les algues et que sais-je encore. Si l'on veut que tout cela soit possible, eh bien, alors il faut s'en donner les moyens politiques. Après, je vous dirai pour les moyens financiers, mais d'abord les moyens politiques, nous les connaissons.
Pour aller vers ce plein emploi, eh bien, c'est d'abord la réduction du temps de travail. Est-ce que ça n'a pas été l'objectif séculaire des nôtres ? Est-ce que ce triangle rouge que vous me voyez porter ne fut pas porté pour la première fois par les ouvriers pour le 1er, 1er mai de l'existence du mouvement ouvrier ? Il signifiait 8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures de loisirs. Cela, tout le monde peut le comprendre, que si l'on veut travailler tous, peut-être qu'il faut que chacun travaille moins et que, donc, il faut revenir aux 35 heures, qui ne sont plus qu'une ligne sans objet dès lors que la 36e heure coûte si peu cher et que M.
Macron les réduit à ne coûter que 10 % plus cher. Ce qui veut dire que tous les faits qu'on attendait a été dissipés, alors que quand ont été décidés pour la première fois les 35 heures, je ne discute pas des conditions dans lesquelles cela fut fait dans mes endroits. Je pars du principe, eh bien, souvenez-vous tous que ce fut la période où l'on créa dans ce pays plus d'emplois qu'on n'en avait jamais créés dans tout le siècle. Le résultat est là pour témoigner du succès qu'est la diminution du temps de travail.
Et donc, il faut passer à nouveau aux 35 heures et commencer l'expérimentation de la semaine de 4 jours, comme elle se passe déjà dans 3 ou 4 pays en Europe et qui ne sont pas des pays en voie de sous-développement. La deuxième cause et le deuxième levier du plein emploi, c'est la garantie emploi. Il n'est pas acceptable que quand quelqu'un sait faire quelque chose qui est utile à tous, et c'est le cas de la plupart d'entre nous, d'entre vous, et bien qu'il reste désœuvré, ne sachant que faire, ruminant sa solitude et son malheur. Car, pour ceux qui font mine de ne pas le savoir, le chômage tue, il tue 10 000 personnes par an, de chagrin, de maladies, d'isolement, de dépression.
Et par conséquent, c'est une raison de plus de dire tout le monde doit pouvoir prendre sa part. Et c'est là ce que nous avons appelé la garantie emploi. Donc vous savez qu'il y a déjà des expérimentations. Cela signifie que toute personne volontaire qui le demanderait serait prise en charge financièrement et son travail serait sollicité pour des entreprises d'intérêt général. Cette formule est déjà mise en œuvre dans un certain nombre d'endroits. Elle fonctionne financièrement d'une manière assez simple, on prend toutes les aides, on les met sur une personne et la différence jusqu'à un salaire digne et décent est prise en charge par l'État.
Ah, aussitôt, on entend, ah mais comment allez-vous payer tout ça ? Ah mais quelle folie, vous rappelez-vous ? La dernière campagne, j'ai dit on va investir 100 milliards. Mon Dieu, il s'évanouissait. 100 milliards, M. Mélenchon ! Ben on leur disait, ben oui, c'est la somme que vous n'avez pas mis en investissement pendant le quinquennat de M. Hollande. Ben on rattrape quoi. Ah non, non, non, c'est impensable. À qui allez-vous les demander ? Devinez. Devinez. Devinez à qui on va aller le demander ? Ben à ceux qui peuvent, hein, on ne va pas le demander à ceux qui ne peuvent pas. Eh bien, mais qui se demande ce qu'on aurait pu faire avec les 100 milliards qu'on leur a donné ?
En dégrèvement et en crédit de toutes sortes. Savez-vous ce que ça représente ? 2 millions d'emplois. 2 millions de chômeurs de moins. Ah ! Et maintenant, cette année, le CAC 40, ils viennent de faire 51 milliards de bénéfices qu'ils ont distribués à leurs actionnaires. 1 million de postes de travail, 1 tiers du déficit de la Sécu. Si vous ajoutez à ces 100 milliards, les 100 milliards qui disparaissent du fait de la fraude fiscale, facilitées par le fait qu'on diminue sans cesse le nombre des agents chargés de surveiller. Vous voyez la somme que ça représente ? Il n'y aurait plus de déficit de la Sécurité sociale. Il n'y aurait plus de déficit du budget de l'État.
Parce que l'année dernière, c'était 200 milliards. Ah non ! S'il vous plaît ! Mesdames, Messieurs les puissants donneurs de leçons, pas le coup de la finance avec nous. Parce que nous savons où aller trouver ce dont on a besoin. Et nous aurons le front de dire, quand le pays va mal, tout le monde doit s'y mettre pour venir à la rescousse, à la rescousse des pauvres, à la rescousse du travail, à la rescousse des hommes et des femmes qui méritent tous votre considération. Je vois depuis peu qu'on s'intéresse beaucoup à ceux qui meurent au travail. Je pense aux policiers. Et bien sûr, un mort est toujours un mort de trop.
Et nous sommes toujours soulevés de dégoût quand on voit comment peut-être lâchement assassiner un homme, une femme qui fait juste son devoir et qui tâche de bien le faire. C'est pourquoi c'est le moment de se rendre compte que la mort au travail, c'est 733 personnes l'année derrière et qui méritaient également notre attention, notre intérêt, notre affection. Ce sont les ouvriers du bâtiment. Manque-t-il de courage, ceux qui montent sur les échafaudages ? Celui qui passe avec le vibreur pour que le béton soit plus compact et qu'il n'y ait pas de porosité qui humidifie ensuite vos immeubles ? Manque-t-il de courage, ceux qui portent les étés ?
Manque-t-elle de courage, cette femme qui se lève à 5h du matin pour arriver à temps dans les bureaux ? Est-elle une ombre furtive, réparée, nettoyée, pour que quand commence la journée de travail des autres, tout soit propre et en état de fonctionner ? Quand elle quitte son domicile et qu'elle se demande si l'aîné va correctement s'occuper des plus petits pour le petit-déjeuner et pour ensuite aller à l'école ? Manque-t-elle de courage, cette infirmière, cette aide-soignante, épuisée par un an de lutte, comme c'est le cas aujourd'hui, contre la maladie, se dévouant sans limite ?
Oh, pas pour la paie, j'aime mieux vous le dire, mais parce que c'est son devoir, parce que c'est son métier, parce que c'est le sens de son existence que de faire les choses correctement ? Manque-t-elle de courage, cette caissière qui soulève une tonne dans la journée ? Bref, tout cela mérite qu'on se pose la question de savoir pourquoi tant de gens meurent au travail ? Et si l'on doit parler ? Aussi, parce qu'il faut en parler, des raisons pour lesquelles des policiers meurent, alors nous ferons ce constat terrible que s'il en est mort dix dans une année passée, il en est mort trois fois plus par suicide, comme les gendarmes.
Et que, devant ces morts silencieuses, où l'on se réfugie derrière l'idée de la complexité, car bien sûr, le suicide a des causes complexes, mais enfin, est-ce que ça ne vaudrait pas la peine de savoir ce qui se passe vraiment ? Qui l'a proposé ? Sinon Hugo Bernalicis et Alexis Corbière, qui est là devant moi, en déposant une résolution pour une commission d'enquête sur le suicide des policiers ? Les syndicats qui nous insultent toute l'année et qui ont des comportements de factieux en allant menacer des juges ou mettre le siège devant notre mouvement ? Quand ont-ils dit merci à Alexis Corbière ?
Quand lui ont-ils dit, nous vous appuyons, monsieur Corbière, nous sommes avec vous, nous allons vous aider à faire avancer cette motion ? Jamais ! Alors pourquoi ? Je vous prie. Non, à nos yeux. Toute souffrance est digne de considération, quel que soit le métier qui est fait. Donc vous dis-je la garantie d'emploi ? Donc vous dis-je la diminution du temps de travail ? Et enfin, le tapis roulant du progrès social ? Le progrès social engendre le progrès économique et non pas l'inverse. C'est parce que vous allez mieux que vous pouvez mieux vous nourrir et que si vous vous nourrissez mieux parce que vous êtes mieux payés, vous aidez l'agriculture vivrière, l'agriculture bio.
C'est parce qu'on augmente vos salaires que vous pouvez le faire. Alors oui, augmenter les salaires, c'est une cause écologique. Oui, diminuer le temps de travail qui vous donne du temps pour vous occuper de la manière de nourrir votre famille, c'est une cause écologique. Le tapis roulant veut dire que l'on met des sommes considérables. Oh, considérables, m'entendez-vous ? Voici M. Mélenchon qui veut dépenser les sous des autres pour les donner aux gens qui ne sauraient qu'en faire. Ça coûte 65 milliards tout ce que nous proposons. Augmentez le SMIC à 1 400 euros. Augmentez les embauches dans l'éducation et dans la santé.
Parce que tous autant que vous êtes, vous savez comme moi, que la pandémie que nous venons de vivre n'est pas la dernière que vous aurez à subir. Parce que toutes les conditions pour qu'il y ait d'autres pandémies sont toujours là et qu'à chaque fois, il faudra se protéger. Cela signifie qu'au lieu de faire des ordres et des contre-ordres ridicules comme nous l'avons vu faire par ceux qui nous gouvernent, il est temps de prendre à pleine main le défi que représente la santé publique.
Et pour ça, d'embaucher les gens dont on a besoin, sans attendre le dernier moment pour constater qu'il n'y en a pas assez, qu'il n'y a pas assez de tenues, qu'il faut s'habiller avec des sacs poubelles, parce qu'on n'a rien d'autre. Comme Caroline Fiat, députée insoumise de la Moselle, nous a si bien décrit la situation. Oui, bravo à elle. Si vous aviez vu la tête des autres, comment ils lui parlaient, eh bien ils en ont rabattu maintenant, parce qu'ils ont bien vu où est le courage et qui apprend à faire et qui ne se dédie pas de ses engagements. Le tapis roulant, c'est 65 milliards que l'on met en route sous forme de salaire, sous forme d'investissement.
Car il est temps de dire que dans ce pays, ceux qui investissent, ce ne sont pas le secteur privé et ceux qui les entourent. C'est le secteur public, c'est l'Etat, c'est les collectivités locales qui sont les premiers investisseurs de ce pays et qui font ce goutte-à-goutte précis, parce que dans les communes, on ne dépense pas n'importe comment, parce que si on le fait le coup d'après, eh bien les gens ne sont pas contents et changeurs élus, comme cela s'est produit ici même, à Aubin. Et ils en mettent d'autres.
dont ils se disent, ouh, celui-là, le Laurent Alexandre, c'est un ouvrier, c'est un gars d'une production moderne, il doit savoir comment s'y prendre pour que ça aille mieux pour nous tous. Eh bien, cet investissement-là, il doit être favorisé. L'Etat doit mettre la somme dont il a besoin. Quoi ? Qu'est-ce que c'est ? C'est 3% de la richesse du pays. Alors on ne peut pas faire transiter 3% de la richesse du pays des proches des uns à ceux des autres. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Il faut faire un cours d'économie politique partout où on passe, pour expliquer pourquoi, quand l'Etat met 100 euros ou que ce soit, il en récupère, même pas un jour après, 18, parce que c'est le taux moyen de TVA, parce que si l'on vous donne des payes, vous payez des dépôts, si l'on vous donne des payes, vous payez des dépôts, et donc vous bouchez les trous qui sont partout, le résultat de la politique absurde dans laquelle vous vivez. Il faut faire des dettes, et comme il y a des dettes, il faut payer des intérêts, puisque l'Etat n'a plus le droit de se lancer par lui-même. Alors, vous avez bien compris, vous pouvez choisir de nous donner raison. Et alors, cela sera fait.
Je l'ai dit, moi je ne suis pas en train de faire une carrière. Cette année, je vais avoir 70 ans. Vous croyez quoi ? Que comme certains le disent, c'est pour ma satisfaction personnelle ? Vous plaisantez, vous avez vu comme il fait froid ? Et combien d'autres choses de cette nature ? C'est une bataille, et sous une forme ou sous une autre, comme beaucoup qui sont ici jusqu'à mon dernier souffle. Je m'y vouerai. Alors ne comptez pas sur moi pour avoir peur. Ne comptez pas sur moi pour faiblir. Ne comptez pas sur moi pour me demander quel genre de conférence je ferai après. Si vous votez pour ce programme, il sera appliqué du début jusqu'à la fin.
Parce qu'il ne peut pas y avoir plus grande gloire pour moi et pour les miens que d'avoir mis en œuvre ce à quoi on se sera engagé. Alors, si vous n'en voulez pas, eh bien, je vais vous dire ce qui va vous arriver. A chaque élection, je le fais, il ne me croit pas. Il dit, il exagère. Ah oui, j'ai exagéré. Oui ou non ? Ce type ne vous a-t-il pas ruiné votre code du travail ? N'a-t-il pas fait que dans chaque entreprise dorénavant, on peut modifier le code du travail ? Vous n'avez plus le droit de vous plaindre parce que si vous n'acceptez pas les nouvelles conditions, vous êtes virés.
Alors qu'avant, c'était une modification du code du travail et c'était les autres qui avaient des problèmes avec l'inspection du travail. Et combien d'autres choses comme ça ? On ne vous avait pas dit pour la retraite ? Il n'a pas surpris qu'on l'avait dit, mais qu'est-ce qui s'est passé ? On pouvait le faire. Et nous, nuit et jour. Là, il va vraiment tomber beaucoup d'eau, hein. Nuit et jour. Alors maintenant, je vais vous plier, c'est pas de la pluie qui va vous arriver. Cet homme a déjà écrit son programme. Notez bien que dans ce pays, il n'y en a que deux qui ont un programme. Nous, l'Avenir en Commun, qui est encore au travail, et eux. Mais vous ne le disent pas.
Mais ils l'ont déjà écrit. Ils l'ont déjà mis dans une enveloppe. Ils ont mis un timbre et ils l'ont envoyé à la Commission européenne. Et à la Commission européenne, il vient de déposer son plan de stabilité pour cinq ans. Et qu'est-ce qu'il y a dedans ? Eh bien, il y a que vos retraites doivent être acquises plus tard. Vous cotiserez plus longtemps. Il a écrit, il l'a signé. Il a prévu la pire cure d'autorité que ce pays est méconnu. Puisqu'il prévoit de diminuer et d'augmenter le pourcent de déficit de normes. qui signifie qu'il faut faire ça. Encourager les formules alternatives à l'hôpital public. C'est-à-dire, débrouillez-vous avec moins de lits, comme on a fait jusqu'à présent.
Avec moins de soignants. Avec moins de matériel. Voilà ce qu'il a prévu de faire. Alors que tous ceux qui nous écoutent cherchent, cessent de me chercher pouille à des querelles de bac à sable. Parce que c'est de ça dont on parle. Protéger le peuple français contre ce régime terrible qui va lui être infligé. Encore moins d'États. Encore moins de services publics. Encore moins de travail. Encore moins de soins. Encore moins d'éducation. Voilà ce qu'il se prépare à faire. Et alors ? Si lui s'est lepennisé sur bien des sujets, et l'autre, elle s'est macronisée. Et ils sont d'accord tous les deux pour venir vous dire, la bouche en cœur, « Oui, nous rembourserons la dette.
» Ah oui, vous allez rembourser la dette ? Et comment, s'il vous plaît ? Pourquoi ne le dites-vous pas aux gens à qui vous prenez cet air si important pour dire « Une dette », a dit Mme Le Pen. Ça doit être payé. On va voir comment elle paye les siennes. Mais déjà, mais déjà, comment le peuple français va-t-il faire ? Et je vous demande, quand 18% de la dette de la France se trouve dans les coffres de la Banque Centrale Européenne, ce qui est une absurdité, car cette banque est censée être à nous, quand 18% de la dette des Français est là-bas, Cet argent, je vous demande de le comprendre et de l'étudier pour bien le comprendre. Cet argent n'est dû à personne.
Il n'y a pas d'investisseurs privés dans cette affaire. Il n'y a pas vos économies. Il y a juste la Banque Centrale Européenne qui peut écrire la somme qu'elle veut. Eh bien, il faut annuler cette dette pour que le peuple français puisse respirer. Et je démontre quand on veut, pas maintenant sous la pluie, je le ferai bientôt dans une émission où je vais aller. Je démontrerai pourquoi c'est possible et pourquoi c'est la seule solution rationnelle. Ça n'a pas de sens de rembourser une dette en étranglant un peuple pour le bénéfice unique et exclusif d'un jeu d'écriture qui ne rapportera rien à personne.
Alors oui, moi je le ferai parce que je n'ai pas peur et je n'ai pas peur d'aller voir autant de pays européens qu'il le faut pour le dire. la solution du bien-être de nos peuples est là. N'ai-je pas entendu une fois le gouvernement italien le dire, tout d'un coup il s'est tu. Je ne me tairai pas. Et j'attends de voir ce que va faire ce petit monsieur Macron qui va présider l'Union Européenne à partir du 1er janvier de l'année 2022. Alors, il va sauter dans des cerceaux enflammés. Il fera des sauts périlleux avant et arrière. Il vous promettra tout et son contraire parce que de toute façon ça ne sert à rien et personne ne s'en soucie de ce qu'il raconte.
Vous rappelez-vous comment il est venu vous dire ah le travail détaché maintenant ce n'est plus comme avant. Si monsieur c'est comme avant. Et c'est pourquoi comme c'est comme avant il faut l'interdire comme avant. Et la madame Le Pen qui elle s'est abstenue le jour où on a voulu interdire le travail détaché et qui ensuite vient vous faire des leçons sur les immigrés. rappelez-vous-en. Quand elle dit une dette doit être payée elle va nous dire comment elle compte le faire. Quelles économies elle compte faire. Quand il est question de la retraite sur laquelle nous nous engageons car réduire le temps de travail c'est dans la journée, c'est dans la semaine et c'est dans la vie.
Et que le bon régime de retraite c'est le régime de la retraite à 60 ans. Parce que vous vivez plus longtemps parce que vous arrêtez à 60 ans. Et qu'est-ce qu'elle a dit ? Comme elle vous prend pour des imbéciles qui ne suivez pas. Elle dit ah ben nous on va faire la retraite à 60 ans si c'est possible. Ah ! Seulement si c'est possible et qui va décider si c'est possible ou pas ? Et bien c'est elle. Elle dit si on s'aperçoit que c'est pas possible on dira aux gens on ne peut pas le faire. Voilà, vous avez monsieur Hollande en madame Le Pen. On vous raconte une chose, la finance est mon ennemi et à la fin c'est mon meilleur copain.
Je ne veux pas faire de rapprochement abusif entre les deux personnages même si l'un des deux a dit qu'il ne voyait pas de différence entre moi et madame Le Pen ce qui prouve que sa vue ne s'est pas améliorée. Rires Ni même son intelligence politique. Bref. Voilà qui sont ces gens et voilà le programme qu'ils vont appliquer. Je vous ai présenté celui que nous, nous allons appliquer. Alors on me dit et comment comptez-vous gagner ? Je vais vous le dire. En rassemblant une majorité. Mais comment voulez-vous faire autrement ? En démocratie on ne peut pas faire autrement. Alors comment allons-nous rassembler une majorité ?
Il y a toutes sortes de gens qui m'agacent et qui me proposent en quelque sorte des martingales électorales. Si l'on faisait ceci ou cela le problème serait réglé. Non, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Notre stratégie c'est l'union populaire. Pour créer l'union populaire il faut que les gens, quelles que soient leurs opinions par ailleurs, quelles que soient leurs religions, quelles que soient leurs genres, quelles que soient leurs affinités, leurs amitiés politiques dans le passé et dans le présent, puissent se retrouver pour faire des choses concrètes, des choses que tout le monde comprend et qui sont capables de vous rassembler. Donc il s'agit de fédérer les demandes.
Il s'agit de bâtir une union autour d'objectifs communs. Nous proposons le programme l'Avenir en commun. Croyez-vous que je l'ai inventé dans mon bureau avec mes camarades qui sont là ? Non ! Nous l'avons écrit à partir des consultations, des rencontres, des échanges avec les ONG, avec les syndicats, avec les associations de citoyens. Voilà comment ça s'est fait. L'Avenir en commun n'est pas une élucubration, une invention d'experts dans un bureau. Non ! C'est le produit de la réflexion, de l'action, de l'expertise sociale du peuple français lui-même. Alors, vous voulez que je vous dise avec quelle formule on peut rassembler une majorité ? Eh ben voilà mon papier.
Alors vous mettez la majorité à combien ? 51 d'habitude, hein ? Eh ben j'ai mieux. D'habitude, comme on me jette à la figure sans arrêt des sondages, c'est mon tour. J'en ai quelques-uns, là, dans ma musette. Un programme qui regroupe 51 ? Ah mais j'ai mieux ! J'ai 9 sur 10 ! Quand on les sonde, on leur demande la ravie. 9 sur 10 sont d'accord pour augmenter le SMIC. Sont d'accord pour la garantie d'emploi. Sont d'accord pour conditionner les aides publiques à des contreparties sociales et environnementales. 9 sur 10 sont d'accord pour créer un pôle public du médicament. 9 sur 10 sont d'accord pour interdire le glyphosate.
9 sur 10 sont d'accord pour interdire la malbouffe et qu'on en revienne à une autre nourriture et à une autre manière de la produire. D'ailleurs, je vous le dis, dans notre gouvernement, nous n'aurons pas besoin d'un ministère de l'Agriculture. Nous aurons un ministère de la production alimentaire. Et il aura à se préoccuper de savoir ce que les gens vont pouvoir manger et qui va le leur fabriquer. Que ce soit poisson, que ce soit viande en quantité moins grande ou que ce soit des végétaux. Alors, 9 sur 10. Ah, ça peut pas être 9 sur 10 pour tout le monde. Il y a aussi 8 sur 10. 8 sur 10 sont d'accord pour rétablir l'impôt sur la fortune.
8 sur 10 sont d'accord pour taxer les profiteurs de crise qui ont accumulé des milliards pendant que vous, vous tiriez la langue dans le chômage technique. 8 sur 10 sont d'accord pour que les premières quantités d'eau soient gratuites. 8 sur 10 soient d'accord pour que soient plafonnés les frais bancaires. 8 sur 10 sont d'accord pour que le burn-out soit reconnu comme une maladie professionnelle. 8 sur 10 sont d'accord pour que les citoyens puissent parrainer un candidat à l'élection présidentielle et qu'il n'y ait pas besoin de courir après la signature de 500 élus. 8 sur 10 sont d'accord pour interdire les publicités pour les produits polluants.
Ah, ça peut pas être non plus tout le temps 8 sur 10. Il y a aussi 7 sur 10. Ça fait 70%, voilà une majorité qui me convient et dont je pourrais, le cas échéant, me contenter. Eh bien, 7 sur 10 sont d'accord pour la retraite à 60 ans. 7 sur 10 sont d'accord pour qu'il y ait une proportionnelle aux législatives. 7 sur 10 sont d'accord pour le référendum d'initiative citoyenne. 7 sur 10 sont d'accord pour la sortie du nucléaire. Et puis après, il n'y en a plus que 6 sur 10, c'est-à-dire une petite majorité de 60% avec laquelle il faudrait faire face. Eh bien, ceux-là, ils sont 6 sur 10 pour vouloir la 6ème République. 6 sur 10 pour vouloir la semaine de 4 jours.
6 sur 10 pour vouloir le RSA pour les jeunes gens dès maintenant. 6 sur 10 pour interdire le travail détaché. 6 sur 10 pour interdire les fermes usines contre lesquelles se bat celle-ci qui est au premier rang Bénédicte Taurine. Et tout ce que je viens de vous lire, qui est un programme de changement fondamental de la vie du pays et de votre vie quotidienne, tout ça, nous l'avons déjà pour 8 mesures sur 10 proposées dans des propositions de loi et nous les avons présentées à l'Assemblée nationale dans ce qu'on appelle nos niches. Et nous avons été battus. Par conséquent, si vous voulez que ça se fasse, il n'y en a qu'une seule catégorie qui va le faire.
C'est nous, les Insoumis, qui avons essayé de le faire à l'Assemblée nationale, qui essayons de le faire à cet instant. Et je vais aller d'un endroit à l'autre, dans tout le pays, dans les endroits où le chemin de fer n'arrive plus, et pas seulement parce qu'on est en train de réparer les voies, mais parce qu'il n'y en a plus. Je vais aller avant que l'on organise les grands rassemblements qui déjà nous ont permis de faire ces immenses démonstrations à Marseille, à Toulouse, à Paris, avant de le faire avec le bâton de pèlerin.
Non seulement moi, mais les 23 autres députés au Parlement européen, députés à l'Assemblée nationale, conseillers régionaux que voici, tous et vous autres, un par un, avec votre petite feuille, avec les 10 noms que vous avez décidé d'amener jusqu'au bureau de vote, le jour du vote, en avril et en mai prochain. Parce que tout dépend de chacun d'entre nous, et qu'il va falloir mouiller la chemise, pas seulement de la pluie, mais des efforts qu'on va entreprendre. Vous allez partout où vous le pouvez, constituer des groupes d'action, à 1, à 2, à 3, tâchez de vous mettre entre gens qui se supportent. Et si vous ne vous supportez pas, séparez-vous et faites d'autres groupes.
Et allez, l'un après l'autre, faire le travail que nous avons fait à d'autres moments. Je pensais à ces années du programme commun. Je vois ici quelques têtes qui m'ont l'air d'avoir connu ça comme moi. Eh bien, on a fait tout ça. Il y a quelqu'un qui a des regrets sur cette période de la retraite à 60 ans, sur la nationalisation de tout le système bancaire. Il y en a qui voudrait qu'on revienne à la criminalisation de l'homosexualité, qui voudrait qu'on revienne à la peine de mort, qui voudrait qu'on revienne sur les avantages sociaux qui ont été donnés, sur l'heure de travail en moins.
Eh bien, nous, vous verrez, quand nous dirons la sixième semaine de congés payés qui existe déjà dans tant de branches, on l'étendra à tout le pays, parce que les gens, pendant cette sixième semaine de congés payés, eh bien, ils restent pas à se croire rouler les doigts. Ils vont, ils viennent, ils font une chose, ils font une autre. Et tout ce qu'ils font sert le pays, sert leur famille, crée du bonheur et du bien-être.
Et la société et l'économie n'a pas d'autre but raisonnable que de donner du bonheur et de la joie aux millions de Français, aux millions de personnes qui n'attendent rien d'autre de l'existence, qui ne demandent pas des milliards, qui n'ont pas envie d'être milliardaires, qui ne cherchent pas à être dans un yacht ou que sais-je encore. Voilà, vous devez avoir la fierté de la modestie ambitieuse qui porte nos vies, la modestie ambitieuse qui consiste seulement à vouloir faire son bonheur. Alors les gens, alors vous allez faire tout ça, alors vous allez donner le coup de main dont j'ai encore besoin à cette étape pour que les choses avancent.
parrainez ma candidature si vous souhaitez le faire et si vous avez oublié de le faire, en allant et en signant sur la plateforme Action Populaire. Car vous serez alors introduits dans un réseau social qui vous mettra en rapport les uns avec les autres et fera que si par hasard on venait à nous couper certains circuits, eh bien il y aura toujours celui-ci qui fonctionnera. Et qu'on ne nous dise pas que ce n'est pas possible parce que nous l'avons vu faire dans assez de pays pour être rendus prudents et précautionneux. Alors, je me demande où est passée ma dernière feuille. Ça c'est des citations de Jaurès. Ah ben il y en avait une pour le début et je ne l'ai pas lue.
Non mais il faut que je le dise que c'est la citation de Jaurès parce que ça met en mouvement des mouvements qui doivent avoir lieu. Alors voilà mon papier. J'ai essayé de vous résumer notre affaire. Le but, oui vous autres là avec les écharpes, venez par là. J'ai proposé une phrase qui résumait notre but, notre philosophie, c'est l'harmonie des êtres humains entre eux. Parce qu'une société moins inégalitaire, une société plus égalitaire est une société où l'on se respecte davantage et où l'on respecte davantage la nature et où l'on peut en prendre soin. si bien que l'harmonie des êtres humains entre eux et l'harmonie avec la nature est le fil conducteur de tout ce que je viens de vous dire.
Peut-être un peu longuement et je vous prie de m'en excuser. Et pourquoi le faisons-nous ? Qu'en attendons-nous ? J'ai trouvé dans Jaurès la réponse. Après tout c'est un pays pour vous. Jaurès parlait le Provençal. Peut-être qu'il y en a encore parmi vous qui parlent le Provençal et j'espère que vous l'apprenez, c'est tellement beau. Comme Jaurès parlait le Provençal, figurez-vous qu'il comprenait tout ce qu'il se disait en Amérique latine comme moi-même. Attends, qu'est-ce qu'il y a encore ? Qu'est-ce que le courage ? dit Jaurès. Le courage c'est d'agir. Agir ! Pas rester les deux piens le même souillés. Agir ! De se donner aux grandes causes parce qu'elles structurent nos existants.
de se donner aux grandes causes, dit Jaurès. Sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond. Ni même s'il lui réserve une récompense. Nous le faisons parce que c'est juste de le faire. Nous le faisons parce que c'est nécessaire de le faire. Nous y mettons tout notre cœur et toute notre énergie parce que c'est juste et nécessaire de le faire de cette façon-là et d'aucune autre. L'histoire, dit Jaurès, enseigne aux êtres humains la difficulté des grandes tâches. Et pensant à l'esprit qui souffle depuis ce monument et à ces braves gens qui moururent ce jour-là.
Ou bien à ceux qui, en 1961, entreprirent cette grève de la faim ici, sur le carreau des mines, pour sauver leurs pauvres emplois, quand bien même étaient-ils la ruine de leur santé. L'histoire enseigne aux êtres humains la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements. Nous le savons bien tous ici. Mais l'histoire justifie l'invincible espoir de la victoire qui nous porte et à laquelle je vous promets de travailler avec les miens de toute mon énergie, de tout mon courage, de toute la force et de toute l'intelligence que je pourrais y donner comme je vous appelle vous-même à le faire. Merci.
Jean-Luc Mélenchon