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interviewBFM TV (sur YouTube)· 21 novembre 2024 9 min

Proviseur menacé de mort: le ministre de la Réussite scolaire réagit à la condamnation

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

quelle peine faut-il infliger à quelqu'un qui menace de mort un proviseur la question se pose à nouveau puisque le parquet a fait appel dans l'affaire Maurice Ravel le proviseur du lycée parisien avait été menacé menacé sur les réseaux sociaux l'auteur de l'une de ces menaces a simplement écopé d'une amende de 600 € très insuffisant pour le parquet on va le voir qui avait réclamé la de la prison avec surcis on en parlera dans un instant avec le ministre Alexandre de portier ministre délégué en charge de la réussite scolaire et de l'enseignement professionnel d'abord avec les éclaireurs et avec Benjamin Dubois on va rappeler les faits Benjamin on va rappeler les fait on va rappeler aussi ce que le parquet de de Paris donc Maxime avait requis un an de prison avec surc il a donc fait appel de la condamnation prononcée par le tribunal correctionnel de Paris lundi ce dernier a prononcé à l'encontre de l'homme qui avait menacé de mort le proviseur du lycée une peine de 600 € soit 60 jours amende de 10 € chacun un stage de citoyenneté et a versé 3000 € de dommage et intérêt au proviseurs Benjamin s'était-il passé dans ce lycée au mois de février dernier ça se passe le 28 février donc dans le lycée Maurice Ravel dans le 20e arrondissement de Paris ce jour-là le proviseur Monsieur Le Guillou demande à une élève qui porte le voile dans l'enceinte du lycée de le retirer ce qu'elle refuse de faire le ton monte alor l'affaire l'affaire s Bru et le lendemain plusieurs menaces de mort visant ce proviseur sont publé en ligne et notamment sur les réseaux sociaux parmi ces menaces il y a un homme de 27 ans qui écrit les mots suivants ma sœur m'a raconté c'est une dinguerie faut le brûler vif ce chien en parlant du proviseur le proviseur qui avait donc ensuite déposé plainte pour ce message et aussi pour d'autres ce qui a donc entraîné ce procès qui a eu lieu lundi merci Benjamin bonjour Alexandre portier bonjour je le disais vous êtes ministre délégué en charge de la réussite scolaire et de l'enseignement professionnel on vient de rappeler les fait avec Benjamin Dubois quand vous découvrez cette peine 600 € d'amende pour avoir menacé ce ce proviseur il faut le brûler vif ce chien vous réagissez comment Monsieur le Ministre quand vous découvrez cette peine vous avez rappelé les faits ils sont extrêmement graves et comme beaucoup de Français j'ai du mal à comprendre cette décision je pense notamment au personnel d'éducation nationale aux chefs d'établissement aux enseignants qui ont du mal à comprendre l'écart entre ce qu'il peut vivre au quotidien et des décisions comme celle-ci après le parquet a fait appel et euh j'espère évidemment que la décision finale sera la hauteur euh de la gravité des faits dont on parle euh vous parlez de de des personnels de l'éducation national je vais citer l'avocat du proviseur qui dit que c'est un jugement stupéfiant qui banalise les discours de haine contre les chefs d'établissement il y a c'est ce qu'il dit un sentiment d'abandon dans l'éducation nationale est-ce que vous comprenez ce sentiment-là ce sentiment d'abandon à chaque fois que l'école est attaquée euh c'est évidemment une remise en cause de tous les principes qui nous permettent de fonctionner ensemble dans notre pays et on doit toujours tous faire bloc derrière l'école pour la protéger et protéger chacun de nos personnels avec la plus grande fermeté avec la plus grande sévérité quand il y a des agressions et on doit pas sous-estimer la gravité de telle menace je vrais quand même rappeler qu'on est dans un pays où il y a un mois un mois et demi on rendait hommage à Dominique Bernard et Samuel pati tous les deux assassinés tout simplement parce qu'ils faisaient leur métier tout simplement parce qu'ils incarnaient les valeurs de la République quand un enseignant quand un chef d'établissement défend la laïcité fait appliquer la loi il doit pas y avoir de doute sur notre fermeté et sur l'engagement total de l'État à tous les niveaux oui mais justement est-ce que la justice n'a pas oublié paaty et Bernard écoutez à chacun à chacun de faire son travail la justice a une mission qui est difficile il y a eu des réquisitions qui ét importante du côté du parquet qui n'ont pas été suivi au moment du jugement j'espère que l'appel permettra d'avoir une décision qui soit plus forte et à la hauteur de ce qui attendent tous nos personnels à la hauteur de ce qui attendent les Français ce ne sont pas les les outils qui manquent aujourd'hui c'est aussi de la clarté sur ce qu'on veut à chaque fois que l'école est remise en cause on remet en cause derrière nos valeurs républicaines on remet en cause l'autorité de l'État on remet en cause l'autorité de l'école dans sa capacité tout simplement à assurer sa mission au quotidien une mission de transmission une mission de protection de nos enfants et une mission qui implique du coup la sécurité é et la protection de tous nos agents je vous demanderai dans un instant s'il faut changer la loi mais d'abord il y a d'autres cas similaires d'autres menaces qui avaient reçu ce proviseur du lycée Ravel il y a un homme qui a été jugé à Camp condamné à 5 5 he de travaux d'intérêt général 10 mois avec surcis requis on attend le jugement dans l'un pour un chauffeur de 45 ans chauffeur de VTC qui avait dit il faut aller lui en mettre deux à ce fils de lâche musulman entraînz-vous on a le droit de se défendre regroupez-vous et formez des équipes ces motsl c'est mots là évidemment ils sont extrêmement choquants mais ce qui peut être choquant c'est de voir que finalement pour les mêmes mots prononcés on a des sanctions qui sont très très différentes d'un tribunal à l'autre l'école l'école ce n'est pas venez comme vous êtes quand on vient à l'école on y vient pour respecter un cadre commun pour respecter des règles ça s'applique aux enfants ça s'applique à leurs parents ça s'applique à tous ceux qui s'expriment sur l'école et ce cadre là il doit re défendu absolument et sans réserve ça veut dire que nous côté ministère de l'Éducation nationale on a une posture de fermeté quand il y a une difficulté on s'attache à ce qu'il y ait des remontées systématiques un soutien systématique aussi à nos agents et des sanctions qui sont systématiques parce que derrière c'est l'autorité de toute l'institution qui est en jeu et notre capacité à bien faire notre mission après la justice fait son travail et je crois qu'il y a une immense attente des Français à ce que les sanctions puissent être à la hauteur du défi qui est de protéger notre école pour lui permettre de traverser ce qui est une époque de turbulence où tous les cadres de l'autorité sont remis en cause euh l'école incarne dans tous nos territoires dans tous nos établissement le symbole de l'État et euh chaque enseignant chaque personnel chaque chef d'établissement est l'incarnation de cette autorité de l'État et euh j'espère que la sanction finale sera à la hauteur et je crois que tous les Français tous les élus aujourd'hui quel que soient les sensibilités politiques attendent la même fermeté et ont tous la même envie de faire bloc autour de notre école maises questions simples monsieur le ministre est-ce qu'il faut changer la loi est-ce qu'il faut la durcir ou est-ce qu'on est suffisamment armé et équipé pour lutter contre ces menaces-là je vais pas refaire le code pénal ce matin avec vous mais je voudrais quand même simplement rappeler que la loi en occurrence sur l'affaire du lycée Maurice Ravel est assez clair et le prévenu en courit jusqu'à 5 an d'emprisonnement et 45000 € d'amende voilà et il y a manifestement un écart entre un stage de citoyenneté 600 € d'amende et la peine que j'voqu oui euh on se souvient le proviseur de Maurice Ravel avait pris sa retraite juste après par sécurité pour lui c'est ce qu'il avait dit et par sécurité pour l'établissement comment on évite que ça ça ne se reproduise alors déjà il doit y avoir un un profond changement de logiciel et de posture euh le pas de vague c'est fini c'estàd qu'il faut arrêter de se cacher derrière son son petit doigt dans ces moments-là et du côté du ministère on a pris le parti d'assurer la protection fonctionnelle à tous nos agents quand ils sont mis en cause cette protection fonctionnelle doit être automatique et il faut il faut que le ministère puisse s engager pour leur porter un soutien non seulement moral mais un soutien administratif et juridique quand ils sont mis en cause surtout quand ils font tout simplement respecter la loi la loi qui concourt au bon fonctionnement des établissements et la loi notamment sur le volet de la laïcité il faut bien comprendre pourquoi on a ces principes en France c'est tout simplement pour être capable d'accueir nos enfants dans les meilleures conditions pour que l'école elle puisse transmettre pour qu'ell puisse enseigner pour qu'elle puisse permettre à chacun de réussir quel que soit son origine sociale territoriale et ces règles-là ne sont pas né ciable la laïcité n'est pas négociable et la sécurité de nos enseignants encore moins mais qu'est-ce qui menace notre école ou qui menace notre école il y a des menaces à plusieurs niveaux et le rôle de l'État c'est de mettre en œuvre des règles qui soient les plus protectrices pour tous nos agents mais là très clairement on voit année après année une montée des atteintes à la laïcité qui montre bien qu'il y a des offensives parfois même organisé avec des influenceurs sur les réseaux sociaux qui veulent remettre en cause notre modèle de laïcité qui veulent affaiblir notre école et qui gettent évidemment chaque signe de faiblesse de l'État et il faut qu'on soit totalement unanime qui n'yit pas la moindre équivoque sur la fermeté de la réponse à la fois dans nos établissements avec des sanctions lors des conseils de discipline qui soient à la hauteur des enjeux mais aussi au plus haut niveau lorsqu'il y a des procès avec une fermeté de l'ensemble de l'appareil pour qu'il n'y ait aucun doute que ceux qui à un moment donné pourrait être tenté de lever la main sur l'un de nos agents et peur il faut inverser la charge de la peur dans ce pays il est pas acceptable qu'un enfant qu'un enseignant qu'un chef d'établissement et peur et la boule au ventre au moment d'aller faire son travail ou aller étudier il faut que la peur elle soit du côté de ceux qui demain pour avoir l'idée de frapper l'un de nos agents l'un de nos enseignants le soutien doit être total et sans équivoque