Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Courtoisie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 82 %Attaque 13 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 16:47OuverteRéponse directe
Pouvez-vous nous dire où en est votre campagne ? Comment se présentent les parrainages ?
- 28:52RelanceRéponse partielle
Vous parlez surtout de la défense du français en France. Pourquoi pas davantage de la francophonie multilatérale ?
- 26:02RelanceRéponse partielle
On vous a accusé d'avoir été un 'young leader' américain en 2001. Que répondez-vous ?
- 40:04OuverteRéponse directe
Votre réaction là-dessus ?
- 47:09OuverteRéponse directe
Vous êtes déjà passé à l'action ?
- 47:53OuverteRéponse directe
Pensez-vous pouvoir en apporter d'autres ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 41:21Locuteur non identifiéPromesse
« je souhaite que l'audiovisuel extérieur soit entièrement refondu »
- 53:03Locuteur non identifiéFait
« il reste moins de 100 jours pour tracer le destin du pays »
- 53:35Locuteur non identifiéFait
« on ne se remettra pas de 5 ans d'immigration massive supplémentaire »
Temps de parole
- Présentateur55 %
- Locuteur non identifié32 %
- ?6 %
- Locuteur non identifié 24 %
- Invité3 %
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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers auditeurs, bonjour. Nous avons le grand honneur et le très grand plaisir d'accueillir aujourd'hui M. Nicolas Dupont-Aignan, que je vais présenter dans un instant, plus longuement.
Et
nous avons aussi un invité québécois qui est venu là surtout pour écouter au fond M. Nicolas Dupont-Aignan, près d'ailleurs à, si M. Dupont-Aignan lui pose une question, à répondre, à faire écho québécois si vous voulez à ce qui se passe chez nous. Mais il s'appelle M. François Gauthier. Alors lui, je termine sa présentation tout de suite, qui sera plus brève que celle de M. Dupont-Aignan.
Il
est président du FFI France. FFI, ça veut dire Forum Francophone International, Québec.
FFI de
Québec, bien sûr. Je pensais au même moment que c'est parce que le FFI s'est appelé comme ça, parce que nous l'avons créé internationalement en 2001 au début, et qu'il y a naturellement une section FFI France que je l'honneur aussi de présider comme avenir dans la langue française. Voilà, chers auditeurs. C'est situé pour M. François Gauthier, qui est un militant au Québec. Il est en relation avec tous les réseaux indépendantistes, surtout, mais aussi d'autres, et qui compte, notamment pour la lutte pour le français, qui fait partie intégrante de la personnalité québécoise, encore plus grande qu'en France, si vous voulez, où pourtant c'est essentiel. Alors je reviens maintenant à M.
Nicolas Dupont-Aignan, notre invité.
Vous
êtes donc président du parti Debout la France,
vous
êtes maire de la ville d'Hierre dans l'Essonne,
vous
êtes député de la nation, élu dans l'Essonne, donc député-maire d'Hierre, Vous êtes,
vous
êtes beaucoup de choses, vous êtes surtout, comment dirais-je, d'esprit patriote ou patriotique depuis très longtemps.
À
13 ans, vous colliez des affiches, si j'ai bien, si mes sources sont fiables, vous colliez des affiches pour chaque chapordelmas. C'est bien ça. Oui, bonjour à vous tous d'abord.
Bonjour M. François
Gauthier.
Et
merci de votre invitation. Et puis, sur cette base-là, sur cette image de parents et grands-parents qui se sont illustrés dans les deux guerres,
dans
les deux guerres,
vous
avez un esprit donc très français, très patriotique, tout en étant ouvert, mais complètement sur le monde.
Ce n'est pas incompatible.
Vous parlez aussi, mais c'est
même étroitement
lié d'être à la fois français et d'être ouvert sur le monde. C'est étroitement lié. Vous êtes cela.
Vous
avez été, vous avez été avec, vous travaillez avec, peu importe, Philippe Séguin, dans des cabinets ministériels aussi, avec François Bayrou, avec Michel Barnier. Vous avez été avec Pasqua Villiers dans l'affaire du RPF de 1999. Puis, Chevènement en 2001. Oh, je n'ai pas,
je
l'avais, je l
'aimais bien, voilà. Voilà, comme beaucoup d'entre nous, si l'on pouvait rassembler tous les patriotes qui sont majoritaires dans notre pays,
au
lieu de se laisser gouverner par
cet
esprit d'abandon, qui est parfois de droite, parfois de gauche, mais qui ne représente plus la France. C'est ça l'enjeu majeur des
prochaines années.
Exactement, c'est bien de ça que nous allons parler aujourd'hui. Alors, je cite quand même, vous avez écrit plein de livres, le petit livre-mauve, enfin des tas de choses que nous avons connues. Vous avez écrit aussi, et vous aviez eu la gentillesse de me le dédicacer à l'époque, Les voleurs de la République enquête sur les parasites fiscaux. C'est un remarquable ouvrage qui dénonce vraiment des tas de choses sur les paradis fiscaux, et naturellement, leur ramification et leur complicité et leur utilisation en France. Bien. Les voleurs de la République. Et le dernier livre, citons le dernier, il va bien dans le sens de tout ce que nous allons dire aujourd'hui. France, lève-toi et marche.
Ce n
'est
pas en marche, c'est France, lève-toi et marche. Avant le
choix
de M. Macron, de l'imposteur, dans votre électorat naturel, il les prendra
ailleurs. Attention, je dis aux Français qui m'écoutent, méfiez-vous de cet imposteur.
Voilà, c'est un imposteur, c'est l'hologramme dont parlait François Bayrou. Il l'appelait l'hologramme. Bon, on n'est pas là pour parler de Macron, on est là pour parler de vous. Lève-toi et marche,
c
'est... Pardon, oui, France, lève-toi et marche, c'est Fayard, en 2016. Voilà, chers auditeurs. Bien, nous retrouvons nos invités, notre invité principal et notre ami québécois. Dans quelques instants, je fais maintenant nos parenthèses du jour. Brièvement, ce qui concerne les fautes graves. Les petites remarques, je commencerai par des choses que nous avons déjà signalées. signalées, c'est les confusions, toujours la lutte contre les confusions, le sens des mots, naturellement. Dit-on, nous avons convenu ou nous sommes convenus ? Eh bien, chers auditeurs, vous savez que c'est très différent. Nous avons convenu, ça veut dire nous avons reconnu quelque chose.
Nous avons admis que nous avons reconnu notre erreur, nous avons... etc. Alors que nous sommes convenus de faire quelque chose, nous sommes convenus de décider, nous sommes convenus de... d'agir. Ça veut dire, nous nous sommes rencontrés, nous nous sommes mis ensemble, donc à plusieurs. Et ça ne peut... donc, je conviens, ne peut pas être mis au singulier dans ce sens-là. Nous nous sommes mis à plusieurs. Les Allemands disent d'ailleurs, wir sind zusammen gekommen, exactement dans le même sens. Nous sommes venus ensemble, nous sommes mis ensemble. Ça veut dire se mettre en commun pour décider quelque chose. Voilà. Mettre à jour ou mettre au jour ?
Mettre à jour, eh bien, c'est mettre, par exemple, au goût du jour, ou mettre tout simplement à l'état actuel, mettre les statistiques à jour. Ça veut dire les statistiques, les mettre au 31 janvier 2017, par exemple. Les mettre à jour. Les mettre d'actualité, complètement d'actualité. Alors que mettre au jour, eh bien, les archéologues mettent au jour des trésors. Archéologiques, bien sûr, des trésors enfouis, disparus. Ils les mettent au jour, ils les mettent à la lumière. Voilà ce que ça veut dire. Ils les mettent à la lumière. Donc, découvrir, exhumer, etc., tout ce que vous voudrez. Voilà, j'en termine là-dessus. Et je viens à d'autres remarques que je voulais faire, des fautes,
l
'une de mots, encore une fois, et l'autre d'absence, comment dirais-je, de perte de sens de la grammaire et de certains adverbes ou pronoms. D'abord, le mot « dévaster ». « Dévaster », on l'entend de plus en plus. « Je suis dévasté ». « Ah, il m'est arrivé une affaire, je me suis fait voler mon portefeuille. »
«
Je suis dévasté ». «
D
'abord, c'est un mot très français. Dévaster », ça veut dire ruiner, saccager complètement, ça veut dire faire, et aussi au sens figuré, jeter un très grand trouble dans l'esprit des gens, donc au sens figuré. Ça n'est pas simplement être des ruines partout, mais c'est faire presque le vide dans l'esprit de quelqu'un. Donc, c'est français, ça s'emploie dans ces deux sens. Mais aujourd'hui, et c'est là que je critique la chose, c'est parce que par contagion du « devastated » anglais,
qui
s
'est
beaucoup employé, là aussi, par abus de langage,
chez
nos amis anglo-saxons, chez nous, ça se traduit par, eh bien, ça remplace, ça tend à remplacer, comme les fourre-tous anglo-saxons que nous dénonçons périodiquement, aussi bien
d
'autres mots qui veulent dire exactement ce que « dévaster » couvre, c'est-à-dire par exemple « anéanti ». « Anéanti »,
c
'est un terme très fort, on peut mettre « anéanti » au lieu de
«
dévaster », pas « dévaster » à toutes les sauces, mais « anéanti ». Et puis, quand c'est un peu moins grave, au lieu de mettre, encore une fois, le fameux « dévaster » là où il n'a rien à voir, vous pouvez dire, à la rigueur, « bouleversé », vous pouvez dire « assommé », vous pouvez dire « éploré », vous pourrez dire « paralysé
».
Paralysé, ça peut être très temporaire, n'est
-ce
pas, et pas complètement. Bien, voilà, chers auditeurs. Ensuite, je viens à l'expression, on trouve ça fréquemment, écoutez bien, je l'ai encore entendu récemment à la radio, «
et
pas seulement qu'en France
». «
Et pas seulement qu'en France
». Ça
veut dire qu'on a oublié complètement le sens de « seulement
». «
Seulement », ça veut dire « pas que ». Ça veut dire « pas en France uniquement », c'est bien évident. Alors, si on dit « pas seulement qu'en France », c'est un pléonasme, ça veut dire qu'on a perdu le sens de « seulement ».
On
a perdu le sens aussi d'un pronom relatif lorsque l'on dit « c'est de cette dame dont je vous parle ». Et ça,
on
l'entend très fréquemment.
«
C'est de ça dont je vous parle
». «
De cette dame dont je vous parle ». C'est faux. C'est un pléonasme, là encore, de sens. C'est un pléonasme, on a oublié le sens de « don
».
Et « don », ça veut dire « de », « de quelqu'un », « de quelque chose », quand on ne veut pas répéter la chose ou le quelqu'un en question. Donc, c'est « de cette dame que je vous parle », que vous devez dire. « C'est de cette dame que je vous parle ».
Ou
alors « Mais c'est cette dame dont je vous parle ». « Mais c'est justement cette dame-là dont je vous parle ». « Don », « Don »,
«
Don ». Voilà, chers auditeurs, on a compris. Je passe maintenant aux nouvelles du combat. Assez brièvement, chers auditeurs, vous savez que nous avons trois campagnes en cours. Pour le droit aux Français, amendement présenté, enfin, qui a été repoussé récemment dans la commission des lois de l'Assemblée, au texte de projet de loi présenté par le gouvernement en place. C'est un projet gouvernemental. sur égalité et citoyenneté. Alors, c'est devenu un fourre-tout. Mais dans ce fourre-tout, nous espérions mettre un véritable droit aux Français.
Nous en avons déjà parlé plusieurs fois, avec plusieurs parlementaires qui se sont réunis au Sénat le 12 mai pour en discuter, au Sénat, avec des sénateurs et des députés. Eh bien, ça n'a pas abouti encore jusqu'à présent, alors que ce serait un complément essentiel à la loi Toubon. Bien, mais je sais que vous y êtes sensible, vous aussi, cher Nicolas Dupont-Aignan.
La
deuxième campagne, c'est utiliser le Brexit pour dire, puisque l'Angleterre s'en va, sa langue officielle doit quitter la liste des langues officielles de l'Union Européenne. Tout simplement. Je crois que vous êtes sensible à ça aussi. Mais on retrouvera ça tout à l'heure dans le programme dont je vous parlerai. Donc, je vous parlerai. Et la troisième campagne, c'est naturellement notre campagne des communes. Alors, chez les auditeurs, écoutez, maintenant c'est urgent. Je vous en ai parlé plusieurs fois. Je vous ai seriné cela. Je vous ai rebattu et pas rabattu. Je vous ai rebattu les oreilles avec cette campagne des communes. Eh bien,
nous
sommes maintenant tout près de l'échéance. Vous savez qu'il s'agissait, puisqu'on ne peut pas faire un véritable référendum sur cette question du français en France comme sur n'importe quelle question fondamentale pour la vie du pays, eh bien, il s'agissait de faire remonter la vox populi par les communes. Voilà. Excellente idée. Je vois Nicolas Dupont-Aignan qui approuve, qui hoche la tête, très approbateur. D'ailleurs, il a fait voter sa commune de hier. Il a été parmi l'un des premiers députés maires à faire voter sa commune. Bien. Alors, nous sommes sur la même longueur d'onde sur ce point.
Donc, il s'agit de faire remonter la vox populi par les communes sur la base d'un manifeste qui est d'ailleurs franco-québécois, que nous avons fait,
qui
est adopté par tout le monde sans guerre de discussion. Tous les gens qui votent ça ne discutent pas le manifeste, ne le modifient même pas. Il a d'ailleurs été étendu au Québec, notre ami qui est la souris, parce qu'il a... J
'ai
participé. Il a participé. C'est lui qui a fait venir 27 communes du Québec sur la base de ce même manifeste franco-québécois à l'origine. Voilà. Alors, bravo à lui et merci à lui. Bien. Donc, chers auditeurs, ce manifeste, il faut le faire voter par des conseils municipaux. Non pas par les 35 500 maintenant communes de France ou 35 700, il n
'y a
plus de 36 000, mais par des conseils municipaux. Donc, il faut que ce soit présenté par les maires. Par combien de maires ? Pas par tous, je viens de le dire, mais par quelques centaines de maires, de communes représentatives de la diversité française, des petites, des grandes, des de gauche, des de droite, du centre, de l'extrême machin, de l'extrême autre, etc. Toutes représentatives de la France et aussi par leur renommée, par ce qu'elles représentent dans l'esprit des gens. Versailles est plus connu que Tréfouillé-les-Oies, et encore. Enfin, tout de même. Voilà. Il faut que ce soit représentatif.
Nous sommes sur le point d'y parvenir, chers auditeurs, mais j'ai besoin de vous, encore une fois. Il faut vraiment maintenant que tous ceux qui ne l'ont pas encore fait aillent voir leur maire ou harcèlent avec des amis au besoin, des amis mieux placés qu'eux, leur maire au pluriel ou leur maire au singulier, de leur commune où ils habitent ou de leur résidence secondaire, pour leur dire, écoutez, voilà, il faut que vous participiez à cette campagne, faites, s'il vous plaît, votez le manifeste franco-québécois de 32 associations, 32 associations qui sont porteuses de cette campagne, et rejoignez-nous.
Alors, les documents, vous le savez, chers auditeurs, vous le savez déjà, vous pouvez vous les procurer ici, à Radio Courtoisie. Anne-Laure et les autres se feront un plaisir de vous donner les papiers qui sont tout prêts. Vous n'avez qu'à les demander. Tout le dossier est là, avec le manifeste lui-même à faire voter par les conseils, bien sûr, avec les pièces pertinentes autour. Voilà, chers auditeurs, il faut, s'il vous plaît, maintenant, vous mobiliser, mais complètement là-dessus. C'est l'acte concret que vous pouvez faire.
Il faut que cet équivalent de référendum d'initiative populaire, que sera le bouquet de vote, le beau bouquet, j'espère, complet de plusieurs centaines de communes représentatives, et bien, soit présenté au plus tard, à la fin de mars, juste avant l'échéance
de
l'élection présidentielle, puis des élections législatives. Chers auditeurs, je passe maintenant la parole à Lydie pour qu'elle fasse la transition.
Vous
écoutez Radio Courtoisie, le livre du jour Le Français en partage, dirigé par Albert Salon, assisté de Lydie Cassarin-Grand. Dans notre studio, nous avons l'honneur et le plaisir de recevoir Nicolas Dupont-Aignan, président, député maire de la Ville d'Hier, président de Debout la France, candidat à
l
'élection présidentielle. Également, François Gauthier, président du Forum Francophonie Québec, le FFI Québec. Et bien sûr, le thème de cette émission concerne le programme de Debout la France pour le français et la francophonie. Et je vais rappeler à nos auditeurs le titre du dernier ouvrage de M. le député Dupont-Aignan, « France, lève-toi et marche, édition Faya ». C'est biblique.
Donc,
et puis, suite à cette identification, je voudrais inviter les auditeurs de Radio Courtoisie à ne pas oublier de renouveler leurs adhésions.
Radio
Courtoisie est une grande famille et nous devons être solidaires pour le bien commun
de
la radio, laquelle est elle-même au service de la France.
Merci,
Lydie. Merci, Lydie, chers auditeurs, vous avez bien compris ça. Maintenant, nous arrivons au débat avec notre invité, Nicolas Dupont-Aignan.
Et
j'allais dire presque son assesseur québécois, mais plus qu'un assesseur québécois qui est venu là pour écouter Dupont-Aignan, mais qui naturellement, invité par M. Dupont-Aignan, peut faire écho à ce que nous allons dire. Alors, M. le Président, M. le député-maire et amis, puisque nous nous connaissons depuis un moment maintenant, vous avez toujours soutenu.
En
votre candidat, pouvez-vous nous dire où en est votre campagne ? Comment se présentent les parrainages aux signatures ? Comment se passent les réactions du public ? En 2012, vous aviez fait, vous étiez déjà candidat, et vous aviez fait quand même près de 650 000 voix.
Ce
n'était pas
assez, mais
c'était ta premier pas. Tous les sondages me mettaient à zéro.
Il y a quand même eu 650 000 Français qui ont voté pour quelqu'un qui était mis à zéro.
Voilà.
Alors, on progresse.
Pour
autant, ce n'est pas toujours facile, mais
de
plus en plus de soutien dans le pays, je le vois bien,
de
plus en plus d'élus qui nous rejoignent. D'ailleurs, certains viennent des Républicains, d'autres du Centre, les suivants même du Front National. Je veux porter pendant cette campagne un patriotisme humaniste de bon sens,
capable
de rassembler.
Je
me heurte, il faut être très clair aussi, à une domination des sondages hypocrite, faux,
qui
malheureusement influence les Français. Et faussé. Et faussé. On l'a vu d'ailleurs pour la primaire de droite où M. Fillon était mis à 9% et a gagné à 44% au premier tour. On l'a vu avec M. Trump, qui était à 1%. On l'a vu avec le Brexit. Mais, je dois dire que le système médiatique français est esclave des sondages. Et ce faisant, les sondages font l'opinion.
Et
vraiment, j'ai envie de dire une seule chose à nos auditeurs. Réfléchissez et votez en fonction de vos convictions profondes.
Pas
en fonction des sondages qui sont truqués, qui sont manipulés, qui sont des instruments
pour
vous empêcher d'être vous-même. Certes. Et je le dis parce que, moi je le vois bien, on avait des sondages à 8%. Aux élections régionales, en Ile-de-France, ma liste a fait près de 7% des voix.
Ce
qui commence à être sérieux. Et puis là, tout d'un coup, depuis un mois, on m'a remis des sondages à 2%. Pour dissuader les électeurs de me choisir et pour leur faire croire qu'il y a, soi-disant, des votes utiles. C'est une manipulation, je m'élève contre ça. Alors, quant à ma campagne, moi je continue à développer mes thèmes
qui
s'ordonnent très simplement.
D
'abord, retrouver la souveraineté de la France, c'est-à-dire sa démocratie. Il faut renégocier les traités européens, non pas pour rejeter l'Europe
en
soi, mais pour en finir avec la mauvaise Europe qui est l'Union Européenne et bâtir une Europe gaulliste des nations libres et des projets. Deuxième axe, il est fondamental, c'est de relocaliser des productions.
On
ne peut pas avoir 6 millions de chômeurs, on ne peut pas avoir des travailleurs détachés et étrangers qui ne payent pas les charges sociales françaises.
On
ne peut pas accepter que la Chine nous achète tout. Donc, cela veut dire mettre fin au pillage de nos richesses et relocaliser la production en France en ayant un bonus fiscal
pour
les PME qui investissent sur le sol français.
Je
serai le seul candidat qui veut différencier la fiscalité en fonction du comportement des entreprises.
Parce
que tous les candidats disent baisse de charges, mais on ne peut pas baisser les charges de tout. Alors, moi je dis on baisse les charges de ceux qui investissent en France. Et puis, la troisième idée fondamentale,
c
'est un peu plus de justice sociale et je veux revaloriser les petites pensions de retraite
sans
que ça coûte un centime.
comment je
veux augmenter de 100 euros par mois, 100 euros par mois, 6 millions de retraités
en
prenant l'argent à l'Union Européenne.
Car
j'ai découvert,
et
personne ne le dit,
que
la France, les Français, par leurs impôts, donnent chaque année 8 milliards d'euros
de
plus qu'ils ne reçoivent
à
l'Union Européenne. 8 milliards pour subventionner nos concurrents. Donc, on a accablé d'impôt les Français pour donner de l'argent à une organisation qui nous nuit,
qui
refuse qu'on contrôle nos frontières, qui subventionne nos concurrents et qui nourrit le chômage.
Mais
on est fou. Alors, j'ai pris cette mesure symbolique, on donnera toujours de l'argent à l'Union Européenne pour ce qu'on recevra, donc il ne
s
'agit pas d'équilibrer les choses, mais il n
'y
aura pas d'argent en plus pour nos concurrents, et cet argent, je veux le rendre aux petits retraités qui sont 6 millions
et
qui ne peuvent pas vivre de leur pension. Enfin, dernier point, c'est un quatrième, j'insiste là-dessus, je l'avais oublié au début de mon propos,
je
voudrais que la France se projette davantage dans l'avenir,
dans
le futur.
Les
inventions,
la
recherche
d
'aujourd'hui conditionnent notre rang dans la mondialisation de demain. et je suis effaré de voir à quel point nos dirigeants ne raisonnent qu'à court terme.
Nous
avons des défis considérables, scientifiques, humanitaires, notamment en Afrique, parce que la population africaine va doubler dans les 30 ans qui viennent. Nous serons submergés si on ne prend pas des mesures rapides. Donc ça veut dire vraiment des défis scientifiques fondamentaux et il faut préparer la science. Et aujourd'hui, vous savez qui prépare
? La
Chine.
La
Chine. Et comment ? Donc, il serait peut-être temps que les Français se réveillent. Voilà le sens de ma candidature, les réveiller. Et je leur dis attention,
si
vous ne vous réveillez pas, on risque d'en reprendre pour 5 ans. 5 ans avec M. Fillon ou M. Macron ou M. Valls ou M. Hamon, encore pire.
Et
il nous reste combien de jours d'ici la présidentielle
? Moins
de 100 jours. Et on nous a embrouillé l'esprit avec les fausses primaires
et
avec les sondages.
Et
il n
'y
a pas de débat prévu pour le premier tour.
C
'est un scandale absolu démocratique. Je me demande si on est encore en démocratie. Alors, il n
'y
a qu'une solution, c'est l'esprit de résistance,
c
'est-à-dire le bouche-à-oreille. Et si chaque Français en parle à une centaine de ses voisins, amis, on peut bouleverser les choses.
L
'esprit de résistance, c'est exactement ce que nous prônons de notre côté, en tout cas en ce qui concerne le domaine auquel nous nous intéressons plus particulièrement, naturellement, sans être comment dirais-je, fermé, loin de là, mais on est très ouvert à tout le reste. Mais notre travail, nos associations travaillent pour le français et la francophonie. L'esprit de résistance, c'est ce que nous invoquons à tout moment à ce sujet-là. Alors, vous êtes un candidat qui se revendique clairement du gaullisme,
en
tout cas. Vous n'hésitez pas à le dire. En tout cas, gaullisme ou pas gaulliste, vous êtes certainement le plus patriote des candidats qui sont sur la place. Je
ne sais pas,
je
n
'ai
pas de brevet de patriotisme à me décerner. Je respecte tous les patriotes. Mais j'estime, pardonnez-moi, cher ambassadeur, j'estime que les patriotes doivent être nombreux,
qu
'il peut y avoir différentes formes de patriotisme, qu'on se complète plus qu'on se concurrence. Ce que font remarquablement bien
les
forces d'abandon,
qui,
comme un râteau, ont plusieurs branches au râteau. Eh bien, les patriotes, parce que j'entends, je vois bien sur les réseaux sociaux, j'entends, mais pourquoi il est candidat, on a d'autres patriotes qu'on aime davantage, mais parce qu'au contraire, plus nous serons des patriotes candidats à
l
'élection présidentielle, plus nous pourrons rassembler demain.
Alors,
dans ce positionnement patriotique, en tout cas, le français, naturellement, occupe dans notre esprit à nous, naturellement, une place fondamentale, nous disons même que quand on tire le fil du français, on tire beaucoup d'autres fils en même temps, c'est-à-dire dans le domaine moral, dans le domaine politique, dans le domaine économique. Donc, c'est sur ce fil du français que maintenant nous sommes, cher invité,
cher
président, sur ce plan-là, vous n'êtes pas neuf, vous êtes même, je crois, l'un des premiers à avoir fait de cette cause du français, accessoirement de la francophonie, mais surtout la cause du français, une cause importante, pas primordiale, mais importante. Et vous nous avez aidé, je le rappelais tout à l'heure, par exemple, dans notre campagne des communes, vous avez été l'un des premiers députés maires avec Jacques Miard, que vous connaissez bien, à faire voter votre conseil municipal, bref, vous,
sur
le brevet, souvenez-vous aussi, nous avons lutté contre Mme Pécresse qui a accepté le brevet en anglais, qui est un scandale absolu,
et contre Mme Fioraso qui est en dé... Tout
à fait.
Très bien. Bien, mais, dans ce qui n'est pas du tout une table rase, nous trouvons la table, finalement,
pas
assez chargée, si vous voulez. pas assez chargée,
peut
-être est-ce le fait, c'est ce que nous nous sommes dit, mais avec un mauvais esprit, sans doute, que ça tenait au fait que vous aviez été, en 2001, young leader, donc l'un de ses bénéficiaires des programmes américains d'influence de nos élites. Je vais
vous répondre là-dessus. Oui. Non, non, mais je veux répondre parce que c'est presque de la diffamation. Oui, c
'est presque de la diffamation. C'est exprès. Non, mais je veux le dire, je veux
le dire, j'ai été invité comme nouveau parlementaire trois jours à Princeton
dans
un programme d'échange franco-américain. Je ne connaissais absolument pas ce que c'était. Et j'ai été à mon grand tort peut-être. Et j'ai défendu là-bas les positions de la France. Pardon, c'est pas un
tort.
Attendez, non, non, non, parce qu'après je sais, attendez, je vais vous dire.
Et quand
je suis revenu, on m
'a
dit est-ce que vous voulez faire partie d'une organisation américaine,
franco
-américaine ? J'ai dit non, puisque j'ai vu que ce séminaire n'avait pas grand intérêt et que j'étais un peu comme un petit canard boiteux par rapport aux autres. C'est-à-dire que je ne pensais pas du tout la même chose sur la mondialisation qu'eux. Et bien évidemment, je n'ai jamais caché que j'avais été trois jours dans cette université. Et depuis, certains milieux qui veulent me nuire ressortent ça régulièrement comme si j'étais un grand espion de la CIA. C'est grotesque, bien évidemment, et c'est mal de me connaître.
moi qui étant combattu pour l'indépendance de la France, mais je vous remercie de me poser la question parce que c'est déplaisant de se voir accusé alors même que je suis un de ceux qui lutte contre l'hégémonie de la langue anglaise. Ça n'empêche pas que je respecte les Américains d'ailleurs parce que je ne suis pas non plus pour un anti-américanisme gauchiste, stupide. Je pense que dans la mondialisation, la France a sa propre voie qui est une voie respectueuse des autres peuples mais qui doit défendre toujours, partout, son intérêt.
Et
dans son intérêt, il
y
a la langue parce que quand on ne parle plus sa propre langue, on est déjà mort et colonisé. C'est ça la question. La langue est l'élément de la liberté. Sans sa langue, on n'est pas libre puisqu'on emprunte un schéma de pensée qui n'est pas le sien.
Et
c'est le début de la colonisation et notre ami québécois qui est ici pourrait en parler beaucoup mieux que nous. Je ne
sais
pas si je peux en parler mieux mais en tous les cas, j'ai des idées assez arrêtées là-dessus. Et pour moi, la langue, c'est l'outil de la pensée. Si on connaît mal notre langue, si on pense avec des mots venus d'ailleurs qui n'ont pas de connotation pour la communication avec les gens qui nous entourent, à ce moment-là, comment peut-on faire valoir nos idées correctement. Alors, l'outil de la pensée, c'est aussi l'outil de la communication. Et à partir de ça, il faut défendre ce qui est commun pour nous et la langue française.
Voilà.
Donc, nous, bien sûr,
ce que je vous disais encore une fois, c'était, je vous en avais prévenu d'ailleurs et nous en avions déjà parlé, une sorte de provocation. Mais c'est bien, mais je m'en réjouisse,
c
'est
ça le principe d'une interview.
Mais,
mais
nous avons le sentiment que lorsque vous parlez de défense du français qui vous tient à cœur incontestablement, vous parlez plus de la défense du français que de la défense de la francophonie multilatérale. Ce n'est pas encore une fois un tort, mais je veux dire, c'est une nuance que nous percevons dans ce que vous faites. Et dans la défense du français ou dans la promotion du français, au fond, il y a plus l'enseignement, la qualité, la quantité d'enseignement aussi du français
que,
et sa qualité et son respect, son respect des règles, son respect de la grammaire, son respect, enfin, tout ce que vous imaginez, que la formation des maîtres aussi, que, comment dirais-je,
la
lutte politique,
la
guerre qui est faite contre le français pour l'éliminer, qui est faite par ses ennemis de l'intérieur, bien sûr, mais aussi par ses ennemis de l'intérieur et notamment par l'Empire.
Ce
que nous appelons l'Empire, c'est-à-dire anglo-saxon, le même Empire qui étrangle le Québec, qui étrangle d'autres communautés, l'Acadie ou le Canada hors Québec et puis dans d'autres régions du monde où les communautés françaises et francophones sont étranglées, où l'on cherche à démolir, à démanteler la francophonie organisée, faire passer des États membres de la francophonie à l'anglais, bon, etc., tout ça,
c
'est bien connu, l'Empire est là aussi. Ça, on a l'impression que vous n'y touchez pas trop.
Ce n
'est
pas vrai. Ce n
'est
pas vrai. Vous verrez dans mon programme et puis même mon programme de 2012, consolider le réseau des écoles françaises à l'étranger, des alliances françaises, renforcer les coopérations entre les pays francophones, créer un vrai site internet francophone entre tous les pays qui partagent notre langue, défendre le brevet, la langue dans le brevet et remettre le français, le grand plan de co-développement que j'imagine avec l'Afrique. Non, je ne crois pas, mais peut-être que si vous le percevez ainsi, vous savez, quand quelqu'un perçoit quelque chose, il ne
faut
pas chercher à nier, il faut chercher à comprendre pourquoi il le perçoit comme cela et c'est que sans doute je n'en parle pas assez, c'est vrai. Et
je
vais vous dire aussi ce qui est vrai,
c
'est qu'on est tellement déjà dans un combat pour maintenir la langue française dans notre propre pays
et
j'imagine la tristesse des Québécois qui viennent à Paris
et
qui voient que ce sont les Français eux-mêmes
qui
abandonnent leur propre langue qu
'il
est vrai peut-être que je suis trop dans une défense du français en France plutôt que dans une projection du français à l'extérieur parce que j'ai le sentiment d'être toujours attaqué de partout et de devoir contre-attaquer déjà dans mon propre pays. Mais vous avez raison, il faut aussi bâtir cet espace francophone et lui donner une réalité économique, politique beaucoup plus forte qu'auparavant. Je regrette d'ailleurs que depuis dix ans
nos
chefs d'État, nos gouvernements aient totalement abandonné la francophonie et il y a un immense travail à effectuer mais qui est un travail d'abord politique, vous avez raison. Par exemple, première décision
si
j'étais président c'est que les ministres n'auraient plus le droit de parler anglais à l'extérieur.
C'est
quand même insupportable de voir M. Macron qui est allé à Berlin parler en anglais.
C
'est une honte. Honte à lui.
Bien. Écoutez, vous dites peut-être n'en parlez-je pas assez je vous dis précisément cette discussion d'aujourd'hui et la campagne présidentielle vous en donne l'occasion je vais vous dire brièvement
nous
venons de faire nous en terminer en fait mais c'est pas encore signé vous verrez au dos du papier que je vous remets il y a des signatures mais j'ai rayé tout ça parce que c'est les gens qui vont être appelés à signer très bientôt qui vraisemblablement vont signer la lettre à tous les candidats
à
la présidence de la république tous qu
'ils
soient
alors
M.
l'ambassadeur nous avons beaucoup de messages de nos auditeurs mais sur d'autres sujets politiques et aujourd'hui que nos auditeurs soient bien conscients qu'on parle de la francophonie et du programme de la francophonie de Debout la France et
du français et
du français bien sûr
donc
si
vous voulez pour nous nous présentons donc une lettre en expliquant pourquoi nous sommes actuellement dans une époque de grande démolition nous donnons quelques exemples mais particulièrement parlant en citant d'ailleurs aussi Macron de cette grande démolition de cet abandon par nos élites mais ça c'est très bref mais très percutant et ensuite nous nous
nous
leur disons à tous les candidats donc à vous
et
bien voilà nous avons fait une petite fiche avec des engagements
et
nous vous demandons de prendre position sur ces engagements c'est page 4 prendre position sur ces engagements d'une part pour le français en France pour ensuite l'action culturelle française hors de France et pour la francophonie institutionnelle mondiale ce qui comprend d'ailleurs l'Europe bien
alors
je vais vous lire tout simplement ces engagements là je ne
vais
pas vous demander de point par point etc je
peux vous répondre
aujourd
'hui d
'accord mais je vais vous lire c'est assez bref je vais même en
ajouter
bon
et bien écoutez c'est assez bref mais pour le français en France je commence je lis lentement mais remettre à sa due place première et prioritaire là on vous rejoint tout à fait déjà la langue française dans les écoles maternelles primaires secondaires et professionnelles
en
accroissant sensiblement les horaires d'études les niveaux de formation des maîtres et d'exigence de qualité l'efficacité de méthodes éprouvées d'apprentissage c'est le premier point on y reviendra vous nous direz simplement ou à la fin de tout ça ce que vous ne pouvez pas souscrire d'emblée c'est pas possible etc ou au contraire ah mais ça vous avez tout à fait raison et je suis prêt à défendre ce point là particulièrement voilà donc deuxième point en ce qui concerne le français en France imposer une part importante en français dans toutes les formations diplômantes des universités et grandes écoles françaises
c'est
quand même le minimum
et ensuite
proposer une loi j'appelais ex-tubon renforcée de protection du français et la faire appliquer
la
faire appliquer en instituant un véritable droit aux français notamment dans les entreprises où les travailleurs souffrent de la discrimination etc il y a souffrance au travail par l'imposition de l'anglais et de l'entreprise c'est clair accroître sensiblement les aides publiques aux institutions officielles et associations chargées de développer les productions terminologiques et de traduction pour que le français continue à vivre il faut qu'il ait des mots bon promouvoir la communication scientifique en français ça c'est un un vieux bateau très important quand même je mets ça autrement réserver les subventions aux colloques et manifestations scientifiques et de recherche à ceux
où
le français
a
plein droit de citer on ne dit pas où il est le seul mais il a plein droit de citer qu'on ne l'exclut pas en termes clairs ensuite veiller au rétablissement de la diversité réelle des langues étrangères enseignées éviter naturellement qu'on impose partout tout à l'anglais et le seul anglais voilà
et
des langues enseignées et offertes dans les concours d'entrée d'accès à la fonction et aux services publics on l'a vu à l'ENA il n'y
a
plus que l'anglais obligatoire seul obligatoire pour le concours d'entrée à l'ENA c'est un scandale absolu et ça vient de se faire ça malgré nos protestations et malgré nos recours devant le tribunal administratif compétent
ensuite
enjoindre aux administrations publiques de ne pas traiter les documents de travail reçus uniquement en langue étrangère
et
de ne répondre qu'en français enjoindre pardon c'est fini ça exiger des organismes publics de contrôle des médias et de la publicité
c
'est par le biais du contrôle qu'on prend le problème un respect strict et assorti de sanctions réelles de la constitution et des lois et règlements pertinents
ensuite
imposer et voilà l'immigration imposer un niveau suffisant officiellement attesté de connaissance du français à l'entrée des candidats étrangers à l'immigration légale parce que les autres ont
peu
rien par définition et au regroupement au regroupement familial c'est là un point important
le
français à connaître avant de regrouper familialement voilà
donc
l'apprendre à l'étranger avant de venir si on ne l'a pas deuxième grand point
pour
l'action culturelle française hors de France rétablir puis accroître sensiblement le niveau de financement de cette action culturelle école et lycée filière universitaire etc bref instituer de langue et de culture instituer de recherche et de soins alliance française et importante ONG de buts analogues voilà ensuite augmenter et là on se rejoint rejoindre un point que vous évoquiez vous-même tout à l'heure donc je pense qu'on sera aisément d'accord là-dessus augmenter sensiblement l'aide française au développement et la concentrer bien davantage sur les pays francophones et francisans notamment d'Afrique
voilà
et le troisième grand point pour la francophonie institutionnelle mondiale c'est là que vient l'Europe
entre
autres
mais
d'abord plus généralement faire respecter le statut du français langue officielle et de travail
dans
diverses institutions internationales européennes au premier chef
et
alors immédiatement
ensuite
contester en conseil européen
c
'est là que les candidats à la présidentielle sont très directement saisis pour une action concrète dans ce domaine contester en conseil européen le statut de l'anglais et langue officielle des institutions de l'UE
afin
de tirer aussi dans ce domaine
toutes
les conséquences du Brexit
enfin termine
engagé avec nos partenaires de l'organisation internationale de la francophonie OIF
une
négociation d'ensemble pour en faire dans une relation de respect mutuelle
une
communauté de solidarité réelle à la fois linguistique et de développement concerté
notamment
en la rapprochant d'une valorisation enfin accrue tant de nos départements et territoires d'outre-mer que de notre vaste espace maritime le deuxième du monde voilà votre réaction là-dessus cher
invité d'abord je signe les 14 engagements deux en vous je vais même vous rendre le papier je le signe il n
'y
a aucun problème c'est une telle évidence et ça rejoint exactement ce que nous proposons je vais même un peu plus loin
je
vais un peu plus loin sur tout un aspect qui n'est pas abordé qui est la question de l'audiovisuel extérieur français j'enrage
quand
j'ouvre une télévision à l'étranger
et
que je vois la chaîne France 24 financée par nos
impôts émettre
en anglais
ou
des journalistes
si elle émettait qu'en anglais ce serait critiquable mais elle émet en anglais comme on émet en arabe comme CNN émet
parfois mais
quand vous allez en Italie
est
-ce que vous croyez que quand vous arrivez dans un hôtel en Italie
et
que vous cherchez une information française vous avez besoin de voir France 24 financée par nos impôts baragouiner un mauvais anglais pour imiter CNN ou la BBC
si
vous voulez rechercher une chaîne qui parle des informations à la française
du
monde vous devez la regarder en français moi j'en ai assez de payer avec mes impôts une chaîne qui parle en anglais dans le monde et je souhaite que l'audiovisuel extérieur soit entièrement refondu nous avons la chance d'avoir une très bonne chaîne qui est TV5 Monde
qui
est faite avec nos amis canadiens avec des francophones quand j'étais au
Québec j'avais
participé à TV5 et la
France
a inventé une chaîne concurrente
à
TV5 c'est absurde donc je veux remettre de l'ordre dans l'audiovisuel extérieur et investir massivement en coopération avec nos amis francophones pour développer le français et quand on veut développer le français à l'extérieur il faut aussi arrêter de considérer nos amis francophones avec dédain ou du moins sentiment de supériorité
il
est insupportable pour nos amis francophones dans les réunions notamment de TV5 Monde de voir la France décider tout comme si la Belgique francophone le Québec nos amis africains étaient des fers-valoirs
à
force nos amis francophones commencent à en avoir assez de l'arrogance des dirigeants français qui retirent leurs crédits qui parlent anglais dans les cérémonies internationales et qui après vont dire il faut faire comme ça pour défendre la francophonie donc moi ce que je souhaite c'est qu'on défende mieux en France le français et c'est pourquoi vos neuf points pour le français en France sont fondamentaux et j'y souscris totalement j'ajouterai le point des brevets d'ailleurs revenir sur le traité de Londres et puis par ailleurs j'aimerais qu'on crée un vrai partenariat francophone pour qu'on démultiplie l'action de la France à l'étranger
et
on a besoin de nos amis québécois belges et autres pour démultiplier l'action de la France à l'étranger
je
suis tout
à fait d'accord avec ça
monsieur
François Gauthier
monsieur François Gauthier parle
je
suis tout à fait d'accord avec ça c'est un problème FFI Québec lorsque quelqu'un que ce soit de France ou du Québec ou d'ailleurs
qui
émet des idées en faveur du français ou du développement de notre langue de notre culture de notre rayonnement ou du développement des affaires des gens d'affaires d'affaires qui travaillent en français
quand
quelqu'un exprime il faut quelque chose des échos il faut qu'il y
ait
des échos s'il n
'y a
pas d'échos la personne qui exprime quoi se retrouve tout seul alors si c
'est
un Québécois qui exprime il faut qu'il y ait des échos en France il
faut
qu'il y ait des échos en Belgique et l'inverse évidemment si c
'est
un français qui exprime quelque chose il faut qu'il y ait des échos qui viennent de Belgique ou du Québec ou d'ailleurs donc c'est un problème d'orchestration et de sensibilité de
sensibilité
pour savoir il faut faire quelque chose c'est d'ailleurs ce que vous
êtes venu faire vous écoutez Radio Courtoise
ces 10 jours là en France pour prendre les contacts pour que ce soit nous y travaillons de notre part vous le savez bien l
'approche que nous étions
en relation et que vous avez relayé notre campagne au Québec vous et bien vous êtes venu là pour ça je le signale quand même à nos auditeurs pour qu'ils se rendent compte de ce qui est dit là il est suivi par des sacrifices des gestes de gens qui se consacrent à nos affaires à notre cause
mais
les Québécois ont davantage conscience que les Français
de
l'importance de ce combat et je ne voudrais pas que nos compatriotes découvrent trop tard les dégâts de leur assoupissement
et
une langue ça se protège ça se défend c'est important c'est l'outil de la pensée c'est l'outil de la communication et il est clair que la destruction de la langue française à l'école de la République
est
un drame
et
vous avez vu la nouvelle réforme qui supprime le complément d'objet qui est en train de de détruire la pensée française car derrière la destruction de la langue et de l'école de la République il y
a
la destruction de la pensée et de la liberté des Français et c'est pourquoi c'est absolument décisif
on
en est tous convaincus mais il
y a
un moment il faut passer des discours aux actes
et
je le dis très clairement
à
nos auditeurs les... notamment je suis effaré du comportement des républicains comme des socialistes dans ce domaine
je
me suis beaucoup j'ai beaucoup affronté Mme Pécresse quand elle était ministre de la recherche qui a totalement abandonné et je crains et je crains qu'avec M. Fillon ce soit exactement la même chose donc je dis à nos auditeurs il y
a
un moment
où
il faut que vous arrêtiez de voter pour des gens qui détruisent systématiquement ce qu'a fait la France et que vous ne vous laissiez pas abuser
par
des postures
que
ce soit d'ailleurs dans le domaine de la famille quand je vois que M. Fillon qui prétendait défendre la famille qui a fait beaucoup de cinéma pendant la primaire vient de donner sa circonscription à Mme Kosciusko-Morizet
qui
n'a cessé de vouloir détruire la famille à la fureur de Rachida Dati d'accord ça prouve bien qu'une fois de plus on est en train de nous berner
et
j'insiste auprès des auditeurs arrêter de croire ce que ceux qui arrêter de croire ceux qui nous ont tant fait de mal depuis 30 ans comme si comme s'il y avait une sorte de masochisme national où nos électeurs les français continuent à voter pour des gens qui les ont escroqués à plusieurs reprises
c
'est quand même extravagant et je le dis parce que je veux faire réagir nos concitoyens
c'était la réaction que vous êtes appelé chers auditeurs dans tous les domaines y compris le nôtre bien sûr bon monsieur le président
monsieur
le président vous avez dit il faut passer à l'action etc vous êtes déjà passé à l'action vous avez montré et vous avez aujourd'hui apporté une nouvelle importante à toutes nos associations c'est à dire que vous avez signé vous allez le faire sur le papier j'imagine
c'est le vôtre
mais celui-là je le garde pour bien le marquer dans mon programme vous le faites sur celui-là donc je vais le faire sur le vôtre aucun problème je sous-signais
oui bon mais oui c'est merveilleux ça
ça sera fait directement
je vous en remercie au nom de nos 32 associations et particulièrement d'Avenir de la langue française du FFI France et forcément à côté la du FFI Québec qui est concernée par tout ça bien sûr voilà alors en plus donc dans notre campagne des communes vous avez déjà apporté hier pensez-vous pouvoir en apporter ou en faire apporter d'autres et notamment l'agglomération
je
le fais j'ai déjà incité mais vous savez quand on est président d'une agglomération on n
'est
pas à la place des maires et j'ai déjà incité mes collègues à le faire j'espère qu'ils répondront positivement l
'agglomération en tant que tel en tant que conseil d'agglomération moi je considère que toutes les communes m'ont voté
alors
je vais vous le faire ça c'est pas compliqué c'est pas compliqué et bien je vous remercie on a encore
gagné quelque chose aujourd'hui c'est merveilleux ça sera
9 de plus voilà merveilleux et si des maires nous
écoutent
parce que si des maires nous écoutent je les invite à faire la même chose et je voudrais dire une chose
c
'est que les les citoyens quand ils découvrent que leur mère défend la langue française sont heureux mais naturellement parce que les gens n'en peuvent plus d'être obligés de subir une langue d'occupation c'est à dire une langue qui ne comprenne pas bien contrairement à ce qu'on dit qui est difficile et qu'on ne s'exprime plus dans notre pensée et vous avez raison le traumatisme des entreprises
et
leur échec
en
même temps leur échec parce qu'une entreprise qui casse la langue d'origine de ses salariés ne peut plus échanger correctement avec eux la pensée s'appauvrit car on arrive à
un espèce de global
english pardonnez-moi ce terme mais de global english sans mots
où
il n'y a plus de pensée
et
donc il n'y a plus de dialogue possible il n'y a plus d'élaboration d'une idée intelligente c'est un appauvrissement de la pensée
on
peut aimer la langue anglaise on peut aimer la langue chinoise la langue arabe la langue allemande mais il faut bien parler l'ensemble des langues
le
pire des choses c'est ce global english qui appauvrit la pensée de tous ceux qui le pratiquent
vous
avez parlé monsieur avait de dire quelque chose il faut laisser lui parler le Québec François Gauthier ah oui cette soumission idéologique à l'anglais c'est désastreux pour toutes sortes de raisons parce que même quand on s'imagine parler anglais et qu'on a à traiter des affaires commerciales avec des anglophones de l'étranger d'où qu'ils viennent que ce soit d'Australie ou des États-Unis ou d'Angleterre
si
on n'est pas capable de communiquer correctement en anglais avec eux parce qu'on parle un jargon qu'on pense être de l'anglais
bien
évidemment on se rend ridicule complètement ridicule il vaut mieux bien parler sa langue et puis se faire assister aux besoins par de très bons interprètes
naturellement
d'ailleurs
vous êtes chers auditeurs sur
Radio Courtoisie
nous
sommes chers auditeurs de Radio Courtoisie pardon oui chers auditeurs de Radio Courtoisie donc Umberto Eco le grand Umberto Eco écrivait d'ailleurs à propos des problèmes linguistiques en Europe
mais
la langue de l'Europe c'est la traduction ça exprime mais profondément le sens même de l'Europe
l
'Europe elle est diversité elle n
'est
pas adoption d'une langue unique etc très bien je crois que nous avons presque terminé je remercie Dupont Monsieur Dupont-Gaignan
de
s'être prêté à cette à cette émission de l'avoir animée de l'avoir lui donné de lui avoir donné une âme au sens plein du terme d'ailleurs et je pense que nos auditeurs seront heureux de donner suite à ce qui a été dit aujourd'hui et de ce dont ils ont été priés de prendre note bien en conclusion
en
conclusion je laisserai aussi Monsieur Dupont-Gaignan conclure de son côté je crois que nous sommes dans une période de véritable guerre il y a deux grands dangers de grandes entités qui nous font la guerre il
y
a l'islam radical mais ce n'était pas le sujet d'aujourd'hui mais c'est une très grave guerre mais nous en avons une autre également grave Mitterrand l'a dit Michel Serres le dit Claude Agège le dit nous sommes en guerre linguistique on nous fait avec nos collabos de la pub et du fric à l'intérieur c'est comme ça que Michel Serres les appelle une véritable guerre
plus
de trois minutes bon maintenant on termine je suis à la conclusion bien alors une véritable guerre
et
nous croyons que la question de la langue française et de la francophonie la question de la langue française surtout mais de la francophonie aussi
la
francophonie au sens de français international et pays de la francophonie organisés ensemble est au coeur de la question de la France et de son destin de son avenir alors donc agir pour le redressement en ce domaine tout simplement c'est actionner un des plus puissants leviers du redressement moral politique économique culturel bien sûr de la France voilà le président de Debout la France en a
très
bien compris depuis longtemps et il le prouve encore aujourd'hui nous l'en remercions chaleureusement peut-être veut-il ajouter quelques mots
non de dire simplement à nos concitoyens
qu
'il reste moins de 100 jours pour tracer le destin du pays qu'il y a deux tours de scrutin un premier tour un deuxième et qu'il faut absolument mobiliser les français pour qu'ils ne se retrouvent pas le lendemain du premier ou du deuxième tour totalement désespérés parce qu'aujourd'hui moi je le constate en écoutant la télévision en la regardant qu'il y a une tentative sans précédent de confiscation du pouvoir
et
on ne se remettra pas de 5 ans d'immigration massive supplémentaire de pillage de nos recettes économiques de destruction de notre tissu social de destruction de notre école publique d'abaissement de notre politique étrangère voilà l'enjeu donc l'enjeu
est très simple
2017 c'est un point de non-retour j'insiste là-dessus et voilà pourquoi je présenterai cette offre politique différente au premier tour de l'élection présidentielle
notre émission nous arrivons
à la fin de l'émission alors
merci à Arnaud qui a animé cette émission là de l'autre côté de la grande vitre du studio merci à Lydie qui m'a comme toujours fort aimablement et efficacement assisté et puis merci surtout à monsieur Dupont et
à notre ami du Québec qui
vient de loin
et
qui dans la présence que j'avais souhaité que vous avez accepté tout de suite immédiatement et bien a été très précieuse
notre prochaine émission aura lieu le 20 février merci messieurs
merci à vous merci merci
merci merci