L'intégrale d'Apolline Matin du mardi 1er septembre 2026 - 7h/9h
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- 1:31:01PrésentateurFait
« le chiffre d'affaires a disparu »
- 1:32:02PrésentateurFait
« on est vers une paupérisation de la classe qui travaille »
Temps de parole
- Présentateur75 %
- Invité7 %
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- Invité 42 %
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Vous écoutez RMC. RMC. 7h-9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 6h57. Excellent réveil à tous. Merci d'avoir choisi RMC. On est ensemble jusqu'à 9h. Nous sommes le mardi 1er septembre. Excellente rentrée aux 11 600 000 élèves qui reprennent le chemin de l'école ce matin. Je pense en particulier à 4 d'entre eux que j'embrasse très tendrement. On vous accompagne jusqu'à 9h, je le disais. Et à mes côtés, l'historien Arthur Chevalier, l'économiste Emmanuel Lechypre. Bonjour. Nos comparses du matin. Bonjour à tous les deux. Aujourd'hui, les règles changent. 1er septembre, la durée d'indemnisation du chômage pour rupture conventionnelle va être réduite. Il y avait trop d'abus.
Voilà ce que nous dira dans 10 minutes une chef d'entreprise. Le gouvernement espère faire 800 millions d'euros d'économies par an. Oui, il y avait des abus, Emmanuel ? Oui, il y avait des abus. C'était un dispositif commun. En gros, le salarié, lui, il pouvait toucher le chômage. Le patron, il se dispensait finalement des difficultés de licenciement. Sauf que tout ça se faisait sur le dos de l'assurance chômage. Alors, ça continue. Ça continue, mais... Mais ce sera moins long, Arthur. Et je rappelle que c'est un dispositif imaginé par Nicolas Sarkozy. Donc, c'est une idée de droite à l'origine.
Et à l'époque, toutes les raisons pour lesquelles les patrons le voulaient, aujourd'hui, c'est toutes les raisons pour lesquelles ils ne le veulent plus. On en parle tout à l'heure. Et n'hésitez pas d'ailleurs au 3216, si vous-même, vous êtes patron, appelez-nous. Dites-nous, au 3216, si les ruptures conventionnelles sont une bonne chose ou si, au contraire, elles vous empoisonnent la vie des économies. Il va falloir en faire. Oui, mais où ? À 7h40, je reçois le ministre chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefebvre. Quel budget pour la France l'an prochain ? Le feuilleton ne fait visiblement que commencer.
À 8h30, en cette rentrée, je reçois le patron des Mousquetaires, Intermarché Noto. Thierry Cotillard nous parlera des prix, évidemment, dans les rayons. Pas seulement les prix de la rentrée, qui ont l'air plutôt contenus, mais surtout les prix à venir pour se nourrir. Les fruits et légumes, le carburant, tous ces prix-là, pour le coup, commencent à exploser. Là, on va essayer de comprendre un tout petit peu ce qu'il nous attend dans nos rayons. 8h10, ne manquez pas le témoignage très fort de ce policier. Il a été agressé ce week-end en plein Paris, passé à tabac à cause de son homosexualité. Son agresseur a été mis en examen, mais il a pu ressortir libre. Ce policier témoigne en direct.
Il sera dans ce studio à 8h10 sur RMC. Tout cela vous fait réagir. On vous attend, bien sûr, au 3216 ou sur le WhatsApp de l'émission. 0612 424 424. Et puis, n'oubliez pas qu'on vous couvre d'argent. La somme de 33 375 euros est en jeu. C'est la prime de rentrée. Et restez bien à l'écoute. L'alerte peut tomber à tout moment pour la gagner, cette prime de rentrée. 6h59. C'est parti. Dans un instant, le journal de 7h. Il est 7h. Très belle journée, très belle. Rentrez à une partie d'entre vous. RMC. Apolline Matin. Et sur RMC, c'est le journal de Thibaut Texer. Bonjour Thibaut. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Le cartable est prêt. On l'espère.
11 millions d'élèves ont retrouvé le chemin de l'école ce matin. Avec quelques nouveautés au programme cette année. Il avait la France au cœur. Emmanuel Macron salue la mémoire d'Edouard Balladur. L'ancien Premier ministre est mort hier à 97 ans. Et la claque pour Arthur Fils. Battu dès le premier tour de l'US Open en 4-7 par 6-6 passe. De la petite section de maternelle à la terminale, c'est le grand jour. La cloche va sonner pour plus de 11 millions d'élèves qui vont retrouver leur classe, leurs profs et leurs copains. Un moment attendu par certains, redouté par d'autres.
J'adore l'école parce que je peux jouer avec mes amis et lire. J'apprends les multiplications. C'est bien parce que je vais me faire plein de copains et apprendre des choses. À lire. J'aime bien travailler. C'est trop bien l'école parce qu'on fait des maths et je vais revoir aussi mes copains. Les copains, c'est important. Mais la rentrée sera singulière dans les académies de Toulouse et de Nantes. Privé d'outils numériques. C'est la conséquence d'une cyberattaque contre les sites du ministère de l'Intérieur fin juillet.
Pour le personnel éducatif, il va falloir s'adapter, nous dit Pierre Priouet. Il est co-secrétaire du syndicat SNES-FSU dans l'Académie de Toulouse.
C'est un peu retour vers le futur.
C'est une rentrée qui va se faire, j'allais dire, tout à fait à l'ancienne. Essentiellement à base de papier. Tout ce qui est devoir numérique, cahier texte électronique, évidemment tout ça ne fonctionne pas pour l'instant. Donc on ne pourra pas l'utiliser pour l'accueil des élèves à la cantine. On n'a pas pu établir les nouveaux badges, les programmer. Donc on fera avec la liste de classe et on cochera sur la liste de classe. Voilà, comme on le faisait à une époque. Ce n'est rien d'irrémédiable, mais c'est quand même beaucoup de perturbations. On va prendre un peu de retard sur la rentrée. C'est très clair. On va prendre un peu de retard dans l'accueil des élèves.
Mais on sera content de les voir en vrai parce que ça, on sait que ça marche. D'autant qu'il y a des nouveautés. On s'est rentrés à la fin du téléphone portable au lycée. Un questionnaire sur les violences sexuelles de la dernière année de maternelle au lycée. Puis un nouvel enseignement pour les élèves de quatrième des cours d'éducation économique, budgétaire et financière. L'objectif qu'a Sandre Brault, c'est d'apprendre aux élèves à gérer leur argent.
Est-ce que vous savez ce que c'est être à découvert ? Plus d'avoir d'argent ? Être sur la paille ? Est-ce que vous savez ce que c'est épargner ?
C'est un truc dans le Monopoly, enfin, la caisse d'épargne.
François, qui entre en quatrième, a une idée un peu plus précise de la question. Il met déjà de l'argent de côté. Depuis 2-3 ans que j'ai commencé, il doit avoir peut-être 300-400 euros de côté pour l'instant. Cet élève se réjouit de pouvoir suivre des cours d'éducation financière et budgétaire. Un enseignement très important pour Valentine, qui possède déjà une carte de retrait.
Si nos parents ne nous expliquent pas, etc., on peut se retrouver avec des difficultés plus tard.
Elle aurait même aimé qu'il y ait plus d'heures de cours et plus de classes concernées. Aussi inclure les autres niveaux, à partir de la cinquième, mais aussi pour les troisièmes.
C'est important et c'est intéressant et ce n'est pas comme les mathématiques.
C'est quelque chose qui va concerner tout le monde plus tard et pas uniquement notre métier. Cet apprentissage était déjà expérimenté dans certains établissements,
comme à la réunion dans le lycée de Sabine-Montrouge, qui a vu les bénéfices pour les élèves.
C'est leur donner très tôt, en fait, des réflexes financiers pour gérer un budget, pour comprendre et suivre un compte bancaire, les moyens de paiement.
Et pour cette rentrée, la professeure compte mettre encore plus l'accent sur la prévention des arnaques et des fraudes en ligne.
Un du nouveau pour les plus jeunes. Les adultes ne sont pas épargnés. Les nouveautés de ce 1er septembre, à commencer par la hausse des prix du gaz, plus 5,6%. On retiendra aussi la mise en place de la facturation électronique pour les entreprises, ou encore la mise en place d'un malus financier sur les produits issus de la fast fashion, soumis à une pénalité de 50 centimes à 12 euros. Dans le viseur du gouvernement, les géants chinois de la vente en ligne, Chine ou encore Timou. 7h04 sur RM, c'est les hommages de la classe politique à Édouard Balladur. À droite, mais aussi à gauche, beaucoup saluent un républicain, serviteur de l'État, exigeant, mesuré et dévoué, dit Emmanuel Macron.
L'ancien Premier ministre émorière à 97 ans, figure de la droite. Il a marqué, Sonia Gobry, plusieurs décennies de vie politique.
1995, année charnière qui stoppe l'ascension politique d'Édouard Balladur, battu au premier tour de la présidentielle. C'est M. Jospin et M. Chirac qui seront... Il demande à ses partisans de se taire avec cette phrase devenue culte. Je vous demande de vous arrêter. Édouard Balladur restera dans l'histoire politique, comme celui qui a trahi Jacques Chirac, fin d'une amitié de 30 ans, qui a commencé sous Pompidou, alors Premier ministre de De Gaulle. Les deux amis devenus ennemis, œuvrent pour la sortie de crise de mai 68. À cette époque, Édouard Balladur est un conseiller de l'ombre. Il prend la lumière quand il participe à deux cohabitations sous Mitterrand.
D'abord, ministre de l'économie, artisan du tournant libéral de la droite. Il mène une vague de privatisation, BNP, Elf, TF1. En 1993, il devient Premier ministre, qui dégage parfois un côté austère, éloigné du peuple, comme l'illustre cette sortie dans le métro parisien.
Je trouve qu'il fait chaud. Non, c'est pas tellement le bruit, il fait chaud.
Ce qui marque aussi la carrière d'Édouard Balladur, c'est l'affaire Karachi. Il est soupçonné d'avoir illégalement financé sa campagne maudite de 1995. Mise en examen, il est finalement relaxé en 2021.
Une messe dans la plus stricte intimité familiale sera donnée, précise ses proches. C'est une affaire vieille de 14 ans. La tuerie de chevaline est peut-être une avancée. La découverte d'une arme dans les eaux du lac d'Annecy. Des investigations sont en cours afin d'établir un lien entre sa découverte et ce quadruple homicide. On y revient en détail dans le journal de 7h30. La mise en examen d'un homme suspecté d'une agression homophobe à Paris. L'information que vous révélez à RMC hier. La victime, Pierre Picavé, votre invité à 8h10 à Pauline et policier, président d'une association LGBT+. Il a été roué de coups la nuit de samedi à dimanche.
Son agresseur présumé qui conteste le mobile est ressorti libre du terme tribunal. Placé, Pierre Bazin, sous contrôle judiciaire. Oui, selon son avocate, le jeune homme de 20 ans reconnaît des violences mutuelles. Mais il nie avoir agressé le policier en raison de son homosexualité qu'il a expliqué ne pas connaître avant les faits. Le juge d'instruction a toutefois décidé de le mettre en examen pour violences, notamment en raison de l'orientation sexuelle. Mais il est ressorti libre, sous contrôle judiciaire. Une décision qui a fait réagir maître Étienne Dessoulière, l'avocat de la victime.
Très souvent, c'est un véritable combat pour faire reconnaître judiciairement le fait que la personne n'aurait pas été agressée si elle n'avait pas été homosexuelle. Et puis, l'autre chose, c'est que les peines sont beaucoup moins lourdes que d'autres infractions similaires. Selon nos informations, le suspect a également indiqué qu'il ne savait pas que la victime était un policier interpellé en état d'ivresse.
Il s'agit d'un homme inséré dans la vie, en recherche d'emploi dans le monde du spectacle, sans casier judiciaire et tout le contraire d'un bagarreur, précise son avocate. Jusqu'à son procès, le mis en cause est obligé de pointer au commissariat. Il doit suivre des soins et ne peut plus paraître dans plusieurs secteurs parisiens. À l'étranger, Doane Davis, ancien membre d'un gang de Los Angeles, a été reconnu coupable hier, jugé du meurtre de Tupac Chakour, à Peurtué, en 1996. Aux Etats-Unis, toujours la désillusion terrible pour Arthur Fils, balayé hier au premier tour de l'US Open, battu en 4-7 face au grec.
Stéphanos Tsitsipas, terrible désillusion pour le français qui se voyait aller un peu plus loin. Je ne veux pas lui venir non plus, c'est un peu comme si tout s'était éteint. Je suis passé un peu à côté de mon jeu, enfin complètement à côté de mon jeu. Double faux, des défautes directes, c'est des choses qui arrivent, mais c'est pas facile. Je pense qu'il a très bien joué, il a trouvé pas mal d'angles. Je pense qu'il a tout simplement été meilleur que moi aujourd'hui. Et puis il reste quelques heures encore pour arracher la signature d'un joueur, compléter son effectif, pour renflouer ses caisses. La fin du Mercato ce soir, 20h. Hier, Bradley Barcola s'est engagé avec Liverpool.
Il quitte Paris pour 145 millions d'euros, somme record pour un joueur de Ligue 1 vers l'étranger. Lui ne quitte pas l'Inter-Miami, mais la sélection argentine a 39 ans. Lionel Messi met un terme à sa carrière internationale. Messi avec l'Albi Céleste, c'est 125 buts en 207 matchs. C'était le journal de Thibaut Texer, il est 7h08. C'est l'heure. Ce n'est pas seulement l'heure de la rentrée, c'est l'heure de la prime de rentrée. Vous le savez, elle est actuellement de 33 375 euros. Il y a 33 375 euros dans la prime de rentrée. Et je vais faire tourner la roue pour faire grimper cette prime. Attends, on y va. Je ne sais jamais si tu peux la lancer vraiment fort ou au contraire délicatement.
Eh bien, c'est 125 euros qui sont rajoutés dans la prime de rentrée. C'est 125 euros qui s'agitent donc au 33 375. On est donc à 33 500 euros. 33 500 euros. Cette somme, elle est pour vous. Si lorsqu'on vous appelle, vous connaissez le montant de la prime. 33 500 euros. Vous vous inscrivez tout de suite. Vous envoyez prime au 7 32 16. Prime au 7 32 16. Et vous avez 10 minutes pour vous inscrire. Prime au 7 32 16. Restez bien avec. Écoute, on vous appellera à tout moment. Et il faudra connaître le montant de cette prime. 33 500 euros. 75 centimes par SMS. 3 SMS maxi. Il est 7h09 sur RMC. On est ensemble jusqu'à 9h avec à mes côtés l'économiste Emmanuel Lechypre, l'historien Arthur Chevalier.
Et on va parler dans un instant de ces ruptures conventionnelles. Ni démission, ni licenciement. Eh bien, à partir d'aujourd'hui, elles seront moins avantageuses pour les salariés. Objectif pour le gouvernement, faire des économies. Mais pas que. Trop de salariés utilisent les ruptures conventionnelles comme moyen de pression. Voilà ce que vous nous dites ce matin. Catherine Garniou, bonjour. Bonjour. Vous êtes vous-même chef d'entreprise. Chef d'une petite entreprise de fabrication de fenêtres. Vous avez 12 salariés. Emmanuel et Arthur, on a plein de choses à se dire. On a besoin aussi de vous entendre. Vous, au 32 16, vous êtes salarié.
Est-ce que vous estimez que les ruptures conventionnelles, c'est désormais une voie de sortie des entreprises quand il y a conflit ? Et du côté des patrons, n'hésitez pas à vous nous appeler au 32 16 pour venir témoigner avec nous 7h10. RMC. Jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherde. 7h13. Attention, il vous reste 6 minutes, 6 minutes pour tenter de remporter la prime de rentrée. Elle est actuellement de 33 500 euros. 33 500 euros, cette prime de rentrée. Il vous reste donc 6 minutes pour envoyer prime au 7 32 16. Prime au 7 32 16. Et restez bien à l'écoute de RMC. On peut vous appeler à tout moment pour vous demander le montant de la prime. 7h13, je le disais.
Et la durée maximale de chômage en cas de rupture conventionnelle va être réduite à partir d'aujourd'hui. On passe de 18 mois à 15 mois pour les salariés de moins de 55 ans. Bonjour Catherine Garniou. Vous êtes à la tête de la fenêtrière. C'est une entreprise de fabrication de fenêtres. Vous avez 10 salariés. Vous êtes installée en région parisienne. Vous êtes aussi l'ancienne vice-présidente de la CPME qui représente les petites et moyennes entreprises. Pour vous, les ruptures conventionnelles, c'est une bonne idée de départ qui devient très compliquée à appliquer. Il faut réduire la durée d'indemnisation ?
Alors, effectivement, pour moi, c'est une bonne idée. Je pense que ça permet en fait un climat social intéressant dans l'entreprise. Quand un salarié veut partir de l'entreprise ou une entreprise veut effectivement terminer, enfin mettre fin à un contrat avec un salarié, c'est un commun accord. Et ça, je trouve que c'est quelque chose de très bien. Bon, moi, dans mon cas, sincèrement, ça a toujours été à la demande des salariés. Maintenant, le fait que ça soit réduit de 15 à 12 mois, pour répondre à votre question, je pense que c'est aussi une raison d'équité. Aujourd'hui, vous aviez les licenciements économiques qui avaient une indemnité de 12 mois.
La rupture conventionnelle de 15, eh bien, je pense que c'est normal de réduire de 15 à 12 de façon à avoir une équité sociale. Parce que quand vous êtes dans un licenciement économique, ce n'est pas du tout la même chose que quand c'est à votre demande. Et donc, je trouve que c'est tout à fait logique.
Ni démission, ni licenciement, mais cet entre-deux qui, finalement, est très avantageux. Alors oui, c'est vrai que ça a quand même soulagé le climat social. Emmanuel. Parce que, un, il faut rappeler que c'était un cauchemar. Avant, parfois, pour les dirigeants de reprise, vous aviez l'incertitude des prud'hommes. Combien de temps ça allait durer ? Combien de vous alliez payer ? Donc, ça a quand même soulagé. Rappelons que pour le salarié, l'avantage, c'est un qui touche le chômage. Et on a quand même un nombre très important d'entreprises, aujourd'hui, qui sont créées par des entrepreneurs qui ont pu monter leur projet pendant qu'ils touchaient le chômage après une rupture conventionnelle.
Mais vous n'éliminez pas les cas, effectivement, compliqués, où des salariés peuvent décider d'enquiquiner leur patron. Ça vous arrive, ça ? Ça vous arrive en ce moment ?
Oui. Je suis en rupture. Vous êtes en rupture ? Oui, en négociation de rupture. Enfin, moi, je suis en rupture. Comment ça se passe concrètement ? Vous pouvez nous raconter ?
C'est-à-dire quoi ? Le salarié vient vous voir, il vous dit, j'ai un autre projet, j'ai envie de vous dire.
Tout à fait. Et ça, je trouve ça très bien. Et donc, effectivement, là, on est dans un processus de négociation. Donc, il m'a déposé une lettre comme quoi il était en demande de rupture conventionnelle. Nous avons eu déjà un premier entretien sur lequel je lui ai présenté l'indemnité légale. Il faut savoir qu'il y a un code du travail dématérialisé sur Internet où, en fait, vous avez numérique, où, en fait, en indiquant les rémunérations et l'ancienneté et l'âge du salarié, vous avez une certaine somme. Donc, cette somme lui a été présentée. Ce n'est pas moi qui l'ai inventée. Elle correspond à des règles bien précises. Et ce salarié a refusé cette somme.
C'est-à-dire qu'il est en train de négocier pour tenter d'obtenir plus ?
Exactement. Et si vous refusez, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, j'ai le droit de refuser.
Vous avez le droit de refuser, mais il va se retrouver à rester dans l'entreprise. L'ambiance va être assez pourrie, surtout, j'imagine, dans une entreprise de 12 salariés. On est quand même souvent ensemble. Comment vous voyez les choses ? Comment vous vous dépatouillez de cette situation ?
J'espère qu'on va trouver, justement, un commun accord. Maintenant, ce que je lui ai demandé, c'est qu'en fait, il faut savoir que nous, l'indemnité qui est donnée, ensuite, elle est chargée de 40%.
Donc, par exemple, si vous donnez 10 000 euros, vous allez vous retrouver à devoir sortir 14 000. Tout à fait.
C'est exactement ça. Et donc, en ce moment, on est quand même dans des périodes où, en plus, économiquement, c'est très, très tendu dans les entreprises. Moi, je le vis, et comme beaucoup de collègues, en ce moment, c'est quand même très dur. Et je ne peux pas. Aujourd'hui, je n'ai pas les moyens de sortir 14 000 euros pour une personne. Et je comprends qu'il est un projet personnel, mais je n'ai pas les moyens de sortir 14 000 euros.
Ça veut dire que pour vous, la rupture conventionnelle, c'est devenu un moyen de pression du salarié sur l'entreprise ?
Ah oui. Bah oui. Moi, pour l'instant, je n'ai jamais eu de...
Il y a le cas inverse aussi, souvent.
Bah écoutez...
Quand les entreprises veulent licencier, la rupture conventionnelle, et c'est un secret pour personne, c'est un moyen très pratique pour justement gagner du temps, gagner du temps sur les procédures. Ça existe aussi de l'autre côté.
C'est tout à fait possible. Mais moi, je vous parle en tant que PME. Ça fait 20 ans que je suis entrepreneur. Et bien, la rupture conventionnelle, elle a 18 ans, je crois. J'ai regardé, elle est de 2008. Et bien, je n'ai jamais eu cette rupture conventionnelle à mon initiative. Là, en l'occurrence, trois fois, j'ai eu des ruptures conventionnelles. C'était à l'initiative du salarié.
Philippe nous appelle du Gard. Bonjour Philippe. Oui, bonjour à vous. Bonjour à tous les équipes. Comment ça va ? Vous êtes routier, vous vouliez réagir. Vous, vous avez plutôt le sentiment inverse, c'est-à-dire que c'est de la pression de l'entreprise sur le salarié ?
En fait, oui, je comprends votre intervenant. Alors, une petite entreprise, je peux le comprendre. Mais moi, j'ai fait les frais de cela. On vous fait comprendre, quand vous êtes dans un groupe, on vous fait comprendre que vous devenez une personne gênante. J'ai un collègue qui est en train d'en faire les frais, là, actuellement. Moi, j'en ai fait les frais, mais ça a été un peu différent. On m'a fait comprendre qu'on pousse à bout les gens. Et je pense que c'est un licenciement ambiguïté.
C'est-à-dire, vous, vous avez fait une rupture conventionnelle, mais ça n'était pas avant de l'initiative, vous y avez été poussé, en quelque sorte ?
En fait, on me l'a proposé, et derrière, on me l'a proposé. J'ai dit oui, et on est revenu vers moi. Ah non, je ne peux pas vous l'amener. Vous avez trop d'ancienneté. Donc, ce qui me s'est passé, moi, j'ai dévissé. Donc, vous avez fait quoi ? Vous êtes resté quand même bossé ? Vous avez fait quoi ? Non, non, non. J'ai été voir le médecin du travail. Parce qu'ils m'ont mis une telle pression que je ne le supportais plus.
Et vous êtes revenu bosser, là, ou vous en êtes où ?
Non, non, non. J'ai changé. Je me suis rebondi.
Mais quand vous avez rebondi, vous avez démissionné, du coup ? Ah non, non, non. J'ai été... Je mets une aptitude à l'entreprise. Une aptitude à l'entreprise ? Ah oui, oui. Pardon, mais ça se solde combien, là ? On est en train de parler de sous.
Ça se solde comment ? Après, ça se solde... C'est quasi comme une rupture conventionnelle, sauf que vous ne négociez pas, comme votre intervenant a pu le dire. Mais de toute façon, moi, je n'étais pas là pour négocier. On vous fait comprendre qu'on vous pousse dehors. Donc, à un moment donné, moi, je l'entends que les petites PME, c'est compliqué. Pour vous, il y a une différence.
Pour vous, il y a une différence. Et je voudrais qu'elle puisse vous répondre, justement, Catherine Garniot, là-dessus, entre les grands groupes et les petites structures. C'est-à-dire, est-ce que malgré tout, la rupture conventionnelle n'est pas utilisée, effectivement, comme une manière de faire des licenciements déguisés, qui coûtent moins cher à l'entreprise ?
Alors, écoutez, il y a sûrement ce type de pratique. Et on ne peut pas le négliger, puisque ça existe. Et la preuve, votre auditeur en est, Philippe, en est concerné. Mais quand même, dans une PME, je peux vous assurer qu'on ne s'amuse pas trop à ce genre de choses. Déjà, ce sont nos collègues. On travaille avec eux. Et puis, on a un climat social qui est quand même très important. Moi, je n'ai jamais pris, en tout cas, je n'ai jamais eu recours à ce type de procédure. Voilà. Quand on a un désaccord avec un salarié, souvent, c'est dû à des faits. Et les faits font que. Mais on ne va pas dans une décision.
Ce qui a changé la donne aussi, c'est les difficultés de recrutement qui sont apparues ces dernières années, et notamment après le Covid. Et ça, ça va évidemment changer les choses. Merci beaucoup pour votre témoignage, Catherine Garniou. Je le rappelle, vous êtes à la tête de la fenêtrière. C'est cette entreprise de fabrication de fenêtres avec 12 salariés. Et vous avez longtemps été la vice-présidente de la CPME, qui représente les petites et moyennes entreprises. C'est vraiment au cœur du sujet. Merci à Philippe aussi pour son témoignage. Philippe qui nous appelait du Gard. Vous n'hésitez pas, on continue à en débattre, à vous informer le 32-16.
Et comme chaque matin, vous l'avez compris désormais, à mes côtés, un économiste, un historien, on a bien besoin d'eux. On est là. Ils sont là, Emmanuel et Arthur. Et justement, Arthur, dans un instant, comme chaque jour, on va remonter le temps avec vous. Le maire de Nice, Éric Ciotti, voudrait que tous les élèves de sa ville assistent à la levée du drapeau tricolore chaque matin. Est-ce que c'est vraiment une tradition française, Arthur ? Pas du tout. Il n'y a pas d'ambiguïté. C'est un truc d'américain. Ça, en France, on ne l'a jamais fait, sauf à une période. Eh bien, c'était sous le régime de Vichy. Figurez-vous. Vous allez nous le dire dans un instant.
Et puis, il y a Arnaud Demange qui arrive pour pirater le face-à-face. Il est 7h21 sur RMC. A tout de suite. RMC, Apolline Matin. C'est l'heure de remonter le temps. Comme chaque jour, il est 7h23. Et Arthur Chevalier nous apprend l'histoire. Éric Ciotti voudrait faire flotter le drapeau tricolore dans les cours d'école et le lever du drapeau. Il dit vouloir, je cite, faire vivre les symboles de la nation. Ce qu'il veut, c'est installer un mât avec un drapeau dans les cours d'école de sa municipalité et donc organiser des levées des couleurs, comme dans les lycées militaires. Donc, une sorte de cérémonie où les enfants chanteraient la Marseillaise pendant qu'on montrait le drapeau.
Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, s'y est opposé dans la même journée, hier. Et il a répondu avec fermeté. Je vous cite ce qu'il a dit. Il n'appartient pas au maire de décider d'une quelconque levée des couleurs ni une fois par mois, ni une fois par semaine, ni une fois par jour. Je crois que le message est clair, Apolline. La première question, que dit la loi à propos du drapeau tricolore ? Alors, le drapeau tricolore doit être sur tous les établissements scolaires, y compris dans les salles de classe, d'ailleurs. De façon générale, la loi est assez souple. Sur ce sujet, par exemple, le drapeau tricolore n'est même pas obligatoire sur les mairies, figurez-vous.
En revanche, détruire le drapeau ou le détériorer dans un lieu public, c'est interdit et c'est puni par la loi. Donc ça, on ne rigole pas avec le drapeau. Depuis quand le drapeau de la France est bleu, blanc, rouge ? En gros, depuis la Révolution française 1789. Avant, la couleur de la France, c'était le blanc, puisque le blanc, c'était la couleur du roi. C'était très sérieux. Le bleu et le rouge, ce sont les couleurs que les révolutionnaires vont adapter. Alors au début, c'était un symbole. Et puis petit à petit, ça va devenir tout à fait officiellement le drapeau de la République et donc de la France. Personne ne l'a jamais remis en cause ?
Si, il y a eu une grosse tentative et c'était en 1870, donc un peu moins d'un siècle après la Révolution française. Cette année-là, contre toute attente, la majorité de l'Assemblée nationale bascule côté royaliste. Il y avait même un candidat au trône dans les starting blocks. Il s'appelait Henri V. Tout était prêt. La seule condition, c'était que ce candidat au trône accepte le drapeau tricolore. Et bien figurez-vous qu'il va le refuser. Il va le refuser parce qu'il ne voulait pas de ce symbole de la République. Donc oui, il y a un roi qui a préféré ne pas être roi plutôt que d'avoir le drapeau tricolore. C'est inouï cette histoire.
Est-ce qu'il y a déjà eu des levées de drapeau dans les écoles comme le voudrait Éric Ciotti ? Une seule fois. Alors il y en a eu un peu sous Napoléon. Enfin, à part ça, une seule fois, c'était pendant l'occupation allemande sous Vichy. Alors attention, ne comparons pas la situation, ça n'a rien à voir. Mais le régime de Vichy, avec à sa tête le maréchal Pétain qui était un régime réactionnaire, a effectivement pratiqué la levée des couleurs qui était une sorte de rituel dans les écoles. Et donc la question qui se pose aujourd'hui, c'est quelle est l'utilité d'une telle mesure ? Et on n'hésite pas évidemment à en débattre ensemble.
On entendait tout à l'heure le maire de Saint-Raphaël qui a mené cette expérimentation. Alors pas dans les écoles, mais dans le périscolaire. Lui, il estime que c'est un moment justement pour être ensemble. Mais sauf que le rituel n'a de sens que s'il y a un contenu. C'est-à-dire que le rituel n'est là que pour consacrer un enseignement sur ce qu'est la République, sur ce que sont nos valeurs, d'où vient notre drapeau, etc. Si c'est juste pour bricoler une levée de drapeau, etc. Ça n'a pas de sens. On continue à en débattre. Vous n'hésitez pas au 32 16 mai pour l'heure il est 7h25. C'est l'heure d'Arnaud Demanche. Salut Arnaud. Et bonjour.
Et tout à l'heure sur RMC et BFM TV dans le Face à Face, j'invite le patron des magasins intermarchés Thierry Cotillard.
Oh non, non, pitié ! Non, ne me dites pas que lui aussi il est candidat à la présidentielle. En fait, j'ai une hypothèse si vous voulez.
J'ai déjà rempli trois cahiers de textes 24-32 grands carreaux des mousquetaires avec le nom de tous les candidats. Il faut que j'en rachète. Enfin, heureusement, ils sont à 2,56 euros les trois. Comment ? Seulement 2,56 euros les trois cahiers format 24-32 grands carreaux ? Oui. Seulement, je suis intermarché. Arthel Chevalier, notre historien, il était tout excité dans les couleurs. On reçoit un mousquetaire ! Il va nous dire si le cardinal de Richelieu a caché les ferrets de la reine. Alors non, Arthur. Thierry Cotillard,
il dirige des hypermarchés. C'est un petit peu comme le prévôt des marchands de Paris, Étienne Marcel sous Jean Delebon.
Oh, là, ça lui plaît. Je sens vous parler son langage.
Thierry Cotillard craint que les fournitures scolaires
n'augmentent à cause de la fermeture du détroit d'Hormouz. Voilà, parce que pour vous situer, avant, quand Apo achetait une trousse à son fiston, c'était « Tu préfères Spiderman
ou pas de patrouille ? » Bon, ben maintenant, ça va être « Désolée, maman doit regarder le cours du Brent, les tensions à Hormouz et le cours du polypropylène à Shanghai, mais elle n'a pas de patrouille. » Eh ben, non, je suis désolé. Le général Pellistrandi
a dit que les Iraniens viennent de couler un super tanker. Alors, tu mets tes crayons dans un sac poubelle. Voilà. On attend la prochaine correction de marché. C'est comme ça. Autre sujet, alors ça, c'est fascinant. Dans les hypermarchés, il y a en ce moment une grande opération pour vendre des légumes moches. Vous avez vu ça ? Oui, des fruits et légumes moches. Ça s'appelle les gueules cassées. C'est les légumes abîmés qu'on vend un peu moins cher. Alors, je suis allé piocher des infos sur le sujet dans le magazine qu'on adore,
spécialiste de la distribution, le magazine LSA. C'est Libre Service Actualité. C'est l'actualité des Auchan, des Shopee, des Super U, des Sexodrome, etc. Et alors, Apolline, Intermarché accélère sur le segment des fruits et légumes à forte singularité visuelle. L'enseigne entend mieux valoriser les références potagères à morphologie atypique, jusqu'ici pénalisée par les standards esthétiques des calibrages primeurs habituels. C'est ouf, ce truc. Vous imaginez un rencard avec une journaliste de LSA Magazine qui vous balance. Écoute, Arnaud, ça ne va pas être possible entre nous.
Je trouve que tu as poussé trop loin ton offre de morphotypes non conventionnels et j'ai peur que ta personnalité visuelle
ne soit pas en adéquation avec les attentes des consommatrices. Bon, bref, il faudra... Ils sont moches, mais ils sont bons. Ils sont moches, mais ils sont bons. Mais voilà, Manu, il faudra quand même les utiliser de façon moins esthétique parce qu'on utilise les légumes pour leur côté attirant. Là, il faudra y renoncer. Dominique de Villepin, il a montré l'exemple. Je n'ai pas mis ce matin
à la petite culotte de chou pour me faire couper
le derrière par les petits lapins. Voilà,
c'est fini d'aguicher le monde entier avec ces petits choux de Bruxelles et tout ça et tout ça. Allez, rendez-vous avec Thierry Cotillard à 8h et 10h.
Car tout à l'heure en direct. Il est 7h29. A tout de suite pour la météo de journal sur RMC. 7h31. RMC. Apolline Matin. Le journal de Victor Pochet. Bonjour Victor. Bonjour Apolline et bonjour à tous. Peut-être un tournant pour élucider l'un des grands mystères judiciaires français. 14 ans après à la tuerie de Chevaline. Une arme similaire à celle du crime a été découverte au fond du lac d'Annecy. Une rentrée pour renaître de ses cendres. Les élèves du Porsche retrouvent les bancs de l'école ce matin alors que certains ont tout perdu dans les incendies de l'été. Et puis le prix du gaz s'envole encore. Plus 5,6% pour quelques 6 millions de ménages.
Une découverte inespérée pourrait bien relancer l'enquête de la tuerie de Chevaline. C'était en 2012. Quatre personnes, une famille britannique étaient retrouvées tuées par balle dans leur voiture au bord d'une route près du lac d'Annecy. 14 ans d'une enquête qui patine jusqu'à ce nouvel élément Romain Oug, une arme repêchée par hasard. Oui, par des touristes britanniques il y a un peu moins de deux semaines. Ils sont en train de se baigner dans le lac d'Annecy quand ils aperçoivent au fond de l'eau à environ 2 mètres de profondeur une arme précisément un Luger, arme de conception allemande prisée des collectionneurs et surtout un modèle proche de celui qui a servi à tuer il y a 14 ans.
Saad, Alili, son épouse, sa belle-mère et un cycliste de la région. A l'époque, les fillettes du couple âgées de 4 et 7 ans s'en étaient sorties l'une gravement blessée l'autre recroquevillée sous les jambes de sa mère. Une découverte d'autant plus intéressante qu'elle est faite en face du camping où séjournait la famille Alili. Maintenant, le pôle Colquès de Nanterre qui instruit cette affaire depuis septembre 2022 attend les résultats de l'expertise balistique. L'arme va être passée au peigne fin.
On va regarder son calibre, vérifier s'il manque des morceaux de plaquettes sur la crosse puisqu'on sait que le tueur l'avait abîmée en frappant sur l'une des fillettes et puis ça pourrait permettre aussi de remonter à son propriétaire grâce à un éventuel numéro de série. Tout ça devrait prendre plusieurs semaines et la tâche s'annonce complexe tout simplement parce que l'arme était immergée. Les précisions de Romain Houck pour RMC. La classe politique unanime et c'est rare pour rendre hommage à Édouard Balladur mort hier à l'âge de 97 ans. L'ancien premier ministre gaulliste sous François Mitterrand candidat malheureux à la présidentielle face à son ancien ami Jacques Chirac.
Emmanuel Macron salue un serviteur de la France exigeant, mesuré et dévoué,
un mentor et un ami écrit de son côté Nicolas Sarkozy tandis que du Rassemblement National au Parti Socialiste on insiste sur l'homme d'État qu'il était. Et vous, que retenez-vous ? Le premier truc c'est que je vous demande de vous arrêter.
Il y avait une guerre Balladur-Chirac énorme. Le fait qu'il y avait deux hommes de parti qui sont en train d'être Chirac ça m'a énormément marquée. C'était quelqu'un de plus libéral qui avait voulu faciliter l'accès des jeunes sur le marché de l'emploi. Pour moi c'était pas l'homme providentiel mais ça faisait partie des gens que je voyais plus comme pragmatiques que vos parleurs. Les témoignages recueillis par Caroline Renaud pour RMC.
Il est 7h34 sur RMC vous nous écoutez peut-être dans la voiture sur le chemin de l'école vous êtes à l'heure pour la rentrée scolaire fini les deux mois de vacances 20 mois de vacances plus qu'éprouvant pour les élèves du Porges ce village de Gironde dont les trois quarts des habitations ont brûlé dans les incendies de l'été Rachel Sadodine vous l'avez vu sur place pour RMC beaucoup d'enfants sont encore hantés par ces images de destruction.
Prête à faire sa rentrée au collège ses longs cheveux châtains rassemblés en une queue de cheval Shana 10 ans tient à raconter son traumatisme. J'ai beaucoup pleuré parce que ma maison vu qu'elle a brûlé j'ai plus rien on avait plein de souvenirs là-bas et tout ça j'ai tout perdu sinon ça va je vais rentrer en 6ème. Malgré tout elle a hâte de rencontrer ses nouveaux camarades comme Rocco qui entrent en 5ème.
On a un peu stressé d'avoir rentré je pense que ça me traumatise un petit peu maintenant les flammes c'est une grosse période pour ceux qui ont perdu leur maison dans le collège Au total 45 enfants du Porges scolarisés dans l'école de la commune mais aussi au collège voisin de l'Age-Cap-Ferré ont perdu leur maison comme les deux garçons de Charlène âgés de 3 et 6 ans
Grande étape le grand il va rentrer au CP et le plus petit en petite section
L'association des parents d'élèves va distribuer des fournitures scolaires à tous les sinistrés cartables, cahiers, crayons mais la maman a tenu à racheter quelques vêtements
pour qu'ils sentent un peu qu'ils avaient des choses aussi à eux on a vu les psychologues Pablo le petit surtout il dit la maison elle a brûlé nous on parle du positif
on fera de nouveaux souvenirs à commencer par la photo de rentrée la première de la vie d'après les incendies
quelques nouveautés en cette rentrée 2026 l'interdiction des portables au lycée des cours de gestion budgétaire en quatrième on y reviendra dans le journal de 8h les grands aussi vont connaître leur changement du 1er septembre notamment cette nouvelle hausse des prix du gaz plus 5,6% à partir d'aujourd'hui ça vous concerne si vous faites partie des 6 millions de ménages indexés sur les marchés de gros une rentrée calculette en main pour ses clients Alexandre Thibault
Geoffrey calcule sur son application de suivi de consommation d'énergie ce qu'il paiera en plus
ça fera à peu près 6 euros par mois
soit près de 70 euros par an le normand est résigné
il y a des augmentations on les subit je paierai je réduirai peut-être ma consommation un peu plus alors c'est toujours des loisirs en moins ou des plaisirs plutôt pour soi
une nouvelle hausse due à la guerre au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d'Ormouz 20% des stocks de gaz y transitent mais ce n'est pas la seule raison explique Sylvain Lefaleur cofondateur du comparateur de fournisseurs d'énergie HelloWatt on va commencer à se rapprocher de la période hivernale donc on va avoir une consommation de gaz qui va être plus importante et là un des effets qui explique aussi la hausse et peut-être dans les temps à venir c'est le fait que les stocks de gaz en Europe soient particulièrement bas alors pour les clients qui veulent réduire leur consommation vérifier leur prix vérifier qu'il est compétitif et s'ils ont une offre à prix indexé passer à une offre à prix fixe qui leur permettra d'éviter d'avoir des nouvelles hausses cet hiver Selon lui tant que le conflit au Moyen-Orient dure il y aura d'autres hausses
Alexandre Thibault pour RMC le bilan des crues dans l'Himalaya s'alourdit encore ce matin 987 morts c'est ce que disent à l'instant les autorités népalaises avec les victimes du côté de la Chine la barre des 1000 décès est franchie 4 français je vous le rappelle sont toujours portés disparus le sport et les au revoir d'une légende du foot Lionel Messi a officialisé sa retraite internationale hier on ne le verra plus sous le maillot de l'Argentine avec ce titre de champion du monde à son actif 2022 forcément on s'en souvient bien les supporters argentins aussi
j'ai vu Maradona et beaucoup d'autres joueurs mais Lionel Messi est hors du commun il n'y a pas de comparaison possible à tous les niveaux sur le plan footballistique sur le plan personnel et au sein de l'équipe nationale il a tout donné je pense qu'il faut simplement le remercier il n'y a rien à redire ce sera difficile mais je suis infiniment reconnaissante pour tout le bonheur qu'il a apporté au pays il nous a beaucoup donné mais il est temps pour nous
et le foot c'est aussi le dernier jour du mercato aujourd'hui vente historique hier le parisien Bradley Barcola a signé chez les anglais de Liverpool contre 145 millions d'euros c'est le plus gros transfert d'un club français vers l'étranger et puis le quintet de ville 13h55 le pronostic de la dream team des courses RMC son favori c'est le numéro 3 Félix aux Ormes son outsider le 4 Olympique Message le 3 et le 4 c'était le journal de Victor Pourchet Aurélie nous appelle au 32 16 depuis la Haute-Savoie bonjour Aurélie bonjour Pauline Aurélie vous avez 37 ans vous êtes 4 dans une entreprise de chauffage vous vouliez réagir à cette demande d'Eric Ciotti lever le drapeau pour les élèves vous vous êtes pour ?
ah ouais je suis carrément pour je trouve que c'est une bonne idée ça permettra aux enfants de comprendre aussi la République de les adhérer à la République aujourd'hui on se plaint que les enfants rejettent la République ils ne connaissent pas je trouve que c'est une bonne manière de les mettre dans le mouvre en plus la Marseillaise aujourd'hui les trois quarts des jeunes pensent que c'est uniquement l'une de notre équipe de football c'est quand même bien plus donc je trouve que c'est c'est important et ça peut être pas mal de commencer par là je précise que le ministre de l'éducation a dit que ce ne serait pas le cas il y a un bras de fer entre Eric Ciotti et lui pour l'instant il dit soit ça se fait au niveau national soit ça ne se fait pas du tout oui il va part d'habitude je crois qu'on a des bonnes idées il faut que le gouvernement dise non bonjour bonjour Arthur Chevalier vous leur racontez avec vous Aurélie moi j'ai une question pour vous Aurélie est-ce que vous pensez que les enfants vont d'une part comprendre ce qu'ils font deuxièmement est-ce que vous croyez qu'ils vont se laisser faire ?
alors si on leur explique correctement ils vont comprendre après se laisser faire ça ne va pas se faire
en deux ou trois séances ça va se mettre sur des années c'est comme tout mais il faut un début
il faut un début il faut expliquer en fait si on explique aux enfants ils sont bien plus intelligents que nous si on leur explique ils vont comprendre ça je n'en doute pas merci Aurélie en tout cas d'avoir participé au débat Aurélie qui nous appelait donc de Haute-Savoie il est 7h40 sur RMC
RMC jusqu'à 9h
Apolline Matin la France aura-t-elle un budget pour Noël et puis comment faire pour financer la transition écologique quand on n'a plus de sous bonjour Mathieu Lefebvre vous êtes le ministre délégué chargé de la transition écologique comment on fait pour ces deux injonctions contradictoires c'est un casse-tête d'ailleurs Emmanuel Lechypre c'est un casse-tête budgétaire global avec peu de croissance beaucoup d'économies à trouver donc on ne voit pas bien où sera la place de la transition écologique dans ce budget 2023 et pendant ce temps-là je vois le ministre qui hausse un peu les yeux au ciel en se demandant effectivement où est-ce qu'il va trouver les sous réponses-en un instant à tout de suite RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Apolline de Malherbe il est 7h44 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Sori comment faire pour financer la transition écologique quand on vous dit toute la journée qu'il n'y a plus de sous bonjour Mathieu Lefebvre bonjour vous êtes le ministre délégué chargé de la transition écologique il faut faire des économies d'un côté et on vous dit il faut financer la transition écologique vous faites comment ?
d'abord le projet de budget que présentera Sébastien Lecornu va préserver les dépenses d'adaptation au changement climatique le budget est en hausse de plus d'un milliard d'euros les dépenses très importantes comme le fonds vert qui permet aux collectivités à l'État d'adapter notamment ces bâtiments au dérèglement climatique va être porté à un niveau de 1 milliard d'euros en hausse considérable par rapport à l'an passé mais surtout pour financer l'adaptation climatique il faut un budget s'il n'y a pas de budget il n'y a pas de dépenses d'investissement
il faut commencer
par donner un budget qu'est-ce que vous dites
aux oppositions y compris l'EPS qui lors du dernier budget vous a sauvé la mise mais qui cette fois-ci semble déjà annoncer qu'ils vont censurer
je leur dis que dans un contexte de grande incertitude géopolitique internationale est-ce qu'on a besoin de rajouter du désordre domestique est-ce qu'on a besoin de se fragiliser nous-mêmes vis-à-vis des marchés vis-à-vis des français vous voyez l'absence de budget ça va coûter au moins 15 milliards d'euros c'est pas moi qui le dis c'est un rapport de l'inspection des finances 15 milliards d'euros trouverait mieux à être employé dans la rénovation des écoles pour faire face aux dérèglements climatiques et aux canicules qui ne manqueront pas de se répéter moi je suis frappé de voir à quel point il y a dans la classe politique des femmes et des hommes qui disent le mot censure d'abord sans même avoir lu la première ligne du budget parce qu'il n'a pas été présenté de fait personne ne l'a lu personne ne l'a lu et ensuite ce sont en général les mêmes qui demandent à ce qu'on investisse plus pour lutter contre le dérèglement climatique mais encore une fois absence de budget égale absence d'investissement pour nous adapter
du côté socialiste notamment Raphaël Glucksmann qui est évidemment candidat à cette primaire il dit justement que l'écologie ça doit être la première chose et son tout premier déplacement une fois qu'il a dit être candidat c'était pour aller se rendre sur une éolienne
d'abord sur les éoliennes heureusement que le premier ministre a fait la programmation pluriannuelle de l'énergie qui nous permet d'avoir de la visibilité sur la répartition entre le nucléaire et les énergies renouvelables je rappelle qu'il a été il a subi une motion de censure pour cela c'est dire le niveau d'irresponsabilité qu'il peut y avoir chez les partis extrêmes ce qui n'est pas le cas de la gauche de gouvernement mais ce qui est très important de comprendre pour les français c'est que l'absence de budget ça a un coût certain pour eux à la fois parce que d'abord ça va renchérir le coût du crédit les prêts au logement vont être plus élevés les prêts pour les entreprises vont être plus élevés puis un certain nombre de domaines vont se trouver fragilisés s'il n'y a pas de budget par exemple il n'y a pas ma prime rénov'
et donc c'est tout concrètement là à court terme comment vous faites pour concilier transition écologique et prix des carburants élevés qui est toujours cette sacrée contradiction qui monte aujourd'hui plus 5,6%
à d'abord l'écologie c'est pas quelque chose qui est contre les gens c'est pas quelque chose qui doit être pensé de façon non populaire et contre les français c'est la raison pour laquelle le gouvernement a pris ses responsabilités proposer des aides d'urgence face à la crise des carburants donc vous avez vu qu'elles vont être prolongées de la même manière que pour le chèque énergie mais très concrètement pour continuer à augmenter les dépenses de transition écologique on fait des économies par ailleurs des économies sur le fonctionnement des économies sur la communication les dépenses de communication vont être réduites de 30% par exemple je rappelle que les dépenses des ministères
c'est pas non plus ce qui fait l'essentiel de la dépense publique là pour raboter des petits trucs
oui mais malgré tout c'est important et si vous regardez bien dans le projet de budget les dépenses des ministères vont augmenter 4 fois moins vite que l'inflation c'est donc qu'il y a un effort très important qui est fait ce qui n'empêche pas d'avoir des choix à la fois notamment pour la défense dans le contexte international et notamment pour la transition écologique
depuis ce matin si on commande sur un site d'ultra fast fashion il y aura une pénalité de 19,50 euros maximum par pièce dans la limite de 50% des articles vous disiez l'écologie ça ne doit pas se faire contre les français il y a de très nombreux français et françaises qui commandent sur Chine qui commandent sur cette ultra fast fashion et vous allez les pénaliser alors qu'ils disent que c'est un moyen pour eux simplement de pouvoir s'acheter des vêtements
bon d'abord cette proposition est issue d'une loi parlementaire mais ce qui est important de voir c'est que la concurrence déloyale des chinois des plateformes chinoises fait peser d'abord un risque très important sur l'emploi français plus on commande sur ces plateformes plus on met à mal l'emploi français l'industrie textile française on met à mal évidemment la planète également mais le gouvernement agit pour rétablir une forme de concurrence loyale vis-à-vis de plateformes qui ne respectent pas nos règles sociales environnementales et économiques
mais j'ai pas compris 19,50 euros ça veut dire que si vous achetez je sais pas un t-shirt à 10 euros il va vous revenir 29,50 euros
non 19,50 euros c'est notamment pour les manteaux donc c'est évidemment proportionné par rapport au prix du vêtement pour les t-shirts ça peut aller jusqu'à
19,50 euros
et ce sera plafonné à hauteur de 50% par rapport au prix total du vêtement mais l'objectif disons-le clairement c'est que les français puissent continuer à consommer français et ne pas consommer sur ces plateformes il faut être conscient de ce qui se passe dans ce pays
au niveau social je comprends très bien ce que vous dites et vous avez raison mais enfin les gens n'ont plus d'argent globalement c'est un constat qui est partagé vous allez les priver d'un truc agréable dans la vie qui est s'acheter des vêtements et indispensable la France n'est pas capable de donner des vêtements à des gens qui n'ont pas beaucoup d'argent la Chine le fait les faits sont là même si c'est pas bon pour nous comment vous résolvez ce problème il n'y a pas que les taxes dans la vie
alors c'est pas une taxe d'abord parce que ça va pas dans le budget là non mais c'est important de le dire que l'État ne s'enrichit pas avec ça ça va dans l'éco-organisme qui collecte c'est l'organisme qui s'occupe de gérer la mode dans le pays et qui permettra justement d'avoir des bonus des bonus pour les vêtements recyclés des bonus pour les vêtements qui sont bien fabriqués c'est ça le principe du pollueur-payeur c'est-à-dire qu'on prend à ceux qui produisent de mauvaise façon et on redonne à ceux qui produisent de bonne façon
merci Mathieu Lefebvre d'avoir répondu à nos questions ce matin ministre délégué chargé de la transition écologique il est 7h50 elle est écolo Cécile Duflo est avec nous bonjour Cécile Cécile la proposition de gauche la proposition de droite on alterne sur RMC tous les matins à 7h50 Cécile ce matin une de vos propositions c'est sur le logement en cette rentrée il est encore plus difficile de se loger quand on n'est pas propriétaire les loyers qui augmentent les appartements qui s'arrachent votre proposition Cécile c'est d'inscrire le droit au logement dans la constitution
oui il faut reconnaître que c'est un besoin vital on ne peut pas vivre sans un abri et que donc le législateur les pouvoirs publics puissent avoir plus de moyens et notamment les maires pour agir pour donner du logement ceux qui en ont besoin
et les conséquences concrètes de cette proposition dans un instant 7h50 dans un instant la proposition politique mais d'abord le bonus Mathieu une bonne nouvelle en ce jour de rentrée
et qu'on se le dise les enfants sont un peu fatigués certains ont en ce moment la flemme de retourner à l'école j'ai une bonne nouvelle pour eux l'élève du cobu revient au cinéma pour Halloween qui c'est c'est imbécile encore les élèves malicieux l'école de Saint-Potage sixième film de la saga les aventures et les bêtises du sale gosse du cobu les fantômes sont de sortie
un esprit maléfique s'est emparé du corps de mon gusteur
et ils vont faire n'importe quoi ça vous dirait d'aller polissonner avec moi
retour de du cobu pile pour Halloween vous l'avez compris les profs les élèves hantés par le fantôme d'Anatole
le plus grand cancre de l'histoire de l'école
c'est Elise Emoun qui joue mais qui réalise le film
tout en jouant le professeur La Touche Gérard Jugnot est toujours là aussi succès garanti les cinq premiers du cobu ont cumulé plus de 6 millions d'entrées du cobu et le fantôme de Saint-Potage c'est le titre du film et c'est en salle le 7 octobre prochain allez les enfants courage
c'est pour les prochaines vacances t'as choisi ton déguisement d'Halloween je pensais me déguiser en La Touche
génial ça va faire peur à tout le monde
RMC Apolline Matin proposition de gauche proposition de droite chaque matin une proposition politique concrète de droite de gauche on alterne ce matin c'est mardi c'est la proposition de gauche avec Cécile Duflo bonjour Cécile bonjour Apolline la crise du logement que vous voulez vous y attaquer ce matin vous proposez d'inscrire le droit au logement dans la constitution d'abord il faut reconnaître une chose c'est que le logement c'est un besoin vital pour l'être humain c'est à dire qu'on a besoin de boire on a besoin de manger on a besoin d'avoir un toit sur la tête on ne peut pas vivre dehors
donc c'est légitime que la puissance publique s'en empare et on est dans une situation de plus en plus tendue notamment parce qu'une partie des logements sont sortis de l'offre locative en particulier parce que c'est des logements qui sont loués sur Airbnb que certains n'ont pas été rénovés ou que certains propriétaires ne veulent pas louer tout simplement donc la puissance publique est un peu désarmée l'état les maires sont un peu désarmés pourtant les maires c'est ceux qui sont en première ligne qu'on vient voir quand on n'a pas de logement quand des jeunes ménages qui veulent venir s'installer travailler ne peuvent pas le faire et donc il faut leur donner des clés pour pouvoir agir mais souvent on est bloqué par la constitution parce que la constitution protège le droit de propriété et c'est normal
mais pas du tout le droit au logement alors que c'est un besoin fondamental Quelles seraient les conséquences concrètes à une inscription dans la constitution du droit au logement ?
Notamment ça permettrait de pouvoir décider en partie de son infectation c'est-à-dire de ne pas laisser des immeubles devenir quasiment vides 80% de l'année parce que c'est uniquement des logements qui sont loués sur Airbnb ou sur d'autres plateformes et ça c'est quand même un sujet qui est un sujet qui va devenir un problème pas seulement de logement mais aussi presque un problème urbain parce qu'il y a des quartiers qui se vident pendant une partie de l'année ou des immeubles quand ce sont des vieux immeubles qui sont vides et pas chauffés et qui sont utilisés que l'été ils s'abiment donc il y a un vrai problème et je pense que là il va falloir que les lois aillent un pas plus loin Est-ce que l'immobilier doit rester rentable ?
Le sujet c'est de savoir comment c'est rentable parce qu'aujourd'hui on a cru pendant longtemps et jusqu'à l'encadrement des loyers depuis 1986 on avait libéré les loyers et on avait dit en laissant les loyers augmenter ça va donner envie de construire c'est pas du tout comme ça que ça se passe c'est devenu une logique de rente et on a vu avec la dernière étude de l'INSEE que maintenant ce sont des multi-multi-propriétaires c'est-à-dire que pour devenir propriétaire presque il faut déjà être propriétaire et le problème c'est que les salaires n'ont pas du tout augmenté en proportion des loyers on a maintenant des gens qui consacrent 60%
de leurs revenus à leur logement On entend Emmanuel Lechypre qui peste Oui parce que tout ça est extrêmement caricatural en fait Non non
c'est l'avis des gens
Mais non c'est pas l'avis des gens c'est l'avis de quelques gens alors d'abord tout est dans la constitution Cécile tout est dans la constitution je veux dire depuis 95 le conseil constitutionnel considère que la possibilité pour toute personne de disposer d'un logement décent est un objectif de valeur constitutionnelle on a le droit opposable au logement depuis 95 donc le problème c'est qu'un nouveau droit c'est pas ça qui vous construit des logements or c'est de ça dont on a besoin aujourd'hui et puis alors ce mythe des logements vacants c'est fabuleux parce qu'on a l'impression que les grandes villes regorgent de millions de logements vacants alors il y a 3 millions de logements vacants en France mais en réalité c'est pas des logements qui sont habitables comme ça qui attendent que quelqu'un les occupe c'est des logements qui sont Céline c'est qui le dit c'est des logements qui sont vacants parce qu'ils sont mal situés la taille ne correspond pas le prix l'état du logement etc et puis enfin vous ne pouvez pas pourrir la vie l'essentiel des petits propriétaires aujourd'hui qui ne sont pas des gens qui ont fait fortune qui ont acheté un petit bien pour le louer
ça n'est pas vrai Emmanuel
mais si c'est vrai
ce qui est bien c'est que vous venez de sortir absolument tous les poncifs tous les poncifs qui en passent la maison
au plus des propriétaires c'est pas des milliers de personnes c'est pas la majorité des gens
c'est un million de personnes qui possèdent plus de 50% des logements mis en location c'est ça la réalité c'est à dire que c'est 3,5% des ménages qui possèdent presque 60% des logements 56% exactement c'est ça la réalité des logements mis en location ce sont majoritairement des multi-multi-propriétaires ensuite sur la question de la hiérarchie dans la constitution je ne dis pas que c'est ça qui va construire des logements il ne faut pas me prendre pour une idiote et je déteste qu'on me réponde ça quand vous dites il y a un problème législatif qu'il faut traiter on dit ça ne va pas construire des logements stop ce qui empêche aujourd'hui par exemple certains maires de zones touristiques mais ça s'est énormément étendu à Dieppe par exemple qui n'est pas une ville touristique la plus évidente des gens qui viennent travailler y compris sur le chantier du futur EPR n'arrivent pas à se loger parce qu'une partie du parc est sortie de la location traditionnelle
moi je suis plutôt d'accord avec votre constat et je pense même que en réalité la question du logement est en train de détruire la démocratie libérale exactement comme la fiscalité avait détruit l'ancien régime à la fin du 18ème 1 européen sur 10 consacre plus de 40% de son budget à un logement des bons 200% en 5 ans en Europe de l'Est en Hongrie en Estonie je suis d'accord Manu c'est une question de construction je suis plutôt d'accord avec ça mais on ne se rend pas compte il y a une folie politique qui est en train d'être menée en ce moment que ça va tout détruire politiquement c'est ça qui pousse les gens bien sûr c'est ce qui pousse les gens à voter pour les partis populistes j'en suis convaincu
et à ne pas faire d'enfants parce que c'est très injuste je vais vous donner un chiffre en 1973 il fallait consacrer entre 9,5% de ses revenus à 16% quand on était parmi les plus pauvres c'était ça l'écart aujourd'hui si vous êtes parmi les 10% les plus riches vous consacrez 15% de vos revenus à vous loger mais vous consacrez 59% si vous êtes parmi les 10% les plus pauvres c'est ça qui s'est passé un envol du prix des loyers et pas du tout des salaires et on s'y attaque et comme c'est un je reviens comme c'est un besoin vital en fait effectivement ça devient une crise énorme parce que vous ne pouvez pas vivre sans un toit sur la tête
merci Cécile Duflo demain ce sera Charles Consigny pour la proposition de droite il est 7h58 à tout de suite pour la météo de journal
RMC jusqu'à 9h
Apolline Matin merci d'avoir choisi RMC excellente rentrée et journée à tous les 8h RMC Apolline Matin le journal de Quentin Vinet bonjour Quentin bonjour Apolline bonjour à tous une rentrée des classes sous le soleil donc ce matin pour 11,6 millions d'enfants qui font leur rentrée là en ce moment même plusieurs changements vous verrez pour cette rentrée l'interdiction du téléphone portable notamment au lycée on va tout vous détailler dans un instant vous allez entendre dans ce journal les hommages unanimes à Edouard Balladur l'ancien premier ministre décédé hier à l'âge de 97 ans et vous verrez que Météo France change son système d'alerte en cas d'orage ou de canicule par exemple ce sera plus précis mais ce sera peut-être aussi plus compliqué il est 8h et les cloches sonnent à nouveau dans les écoles c'est la rentrée ?
elle est dure cette cloche elle est terrible c'est la sonnerie qui sonne donc la fin des vacances et le début d'une nouvelle année scolaire marquée par plusieurs changements notables donc on va les décliner en direct avec vous Bérangère Bouquillon vous êtes la chef du service société RMC commençons par le téléphone portable désormais interdit au lycée et oui dans certains lycées il faudra déposer son téléphone à l'entrée mais dans la majorité d'entre eux il faudra le laisser éteint au fond du sac à dos mais il risque d'y avoir beaucoup d'exceptions puisque chaque lycée peut décider de zone dans lesquelles les élèves pourront consulter leur téléphone ça peut être le hall ou même la cour du lycée ou encore la cantine si vous avez besoin de votre téléphone pour payer tout ça est à vérifier dans le règlement intérieur du lycée alors il y a une autre nouveauté c'est ce questionnaire sur les violences sexuelles auxquelles seront soumis les élèves de la grande section jusqu'au lycée oui avec un objectif libérer la parole des enfants ce questionnaire sera distribué avec celui sur le harcèlement scolaire en novembre a priori pour les plus petits qui ne savent pas lire il pourrait y avoir des émojis à entourer pour répondre aux questions des questionnaires anonymes mais l'élève pourra noter son nom s'il le souhaite et discuter ensuite avec un adulte référent de l'école le ministre de l'éducation s'attend à des résultats sismiques et enfin cette nouveauté il y a les cours de mathématiques mais il n'y a pas que ça les élèves de 4ème en suivent désormais les cours d'éducation financière qu'est-ce qu'ils vont apprendre ?
alors à gérer un budget éviter les arnaques savoir ce qu'est un compte courant ou une épargne ce sera juste deux heures de cours dans l'année mais avec un objectif principal éviter le surendettement qui touche de plus en plus de jeunes autre nouveauté Quentin autour du 11 novembre date anniversaire de l'armistice de la première guerre mondiale tous les élèves du CM1 à la terminale devront participer à une cérémonie commémorative et puis c'est la rentrée mais je vous l'annonce déjà tous les examens de fin d'année bac et brevet seront bien prévus le matin suite aux canicules de mai et juin dernier et bien la fin d'année c'est dans 305 jours précisément voilà la distance qui nous sépare des prochaines grandes vacances scolaires alors ce matin il y a des enseignants qui ressortent les listes papier pour faire l'appel dans les académies de Nantes et de Toulouse encore perturbées par les conséquences des cyberattaques de l'été je vous signale aussi qu'Emmanuel Macron va assister à la rentrée des classes dans un lycée de Mande Mande préfecture de la Lausère on révise la géographie nous aussi ce matin alors les plus jeunes vont peut-être bien apprendre son nom dans les cours d'histoire la classe politique rend hommage depuis hier soir à l'ancien premier ministre Edouard Balladur décédé à l'âge de 97 ans et dont on se souvient pour cette phrase devenue culte je vous demande de vous arrêter c'était en 1995 après sa défaite à l'élection présidentielle face à Jacques Chirac ses successeurs à Matignon lui rendent hommage François Bayrou notamment écoutez
il y avait une chose qui était incroyablement frappante c'était que ça roulait comme un mécanisme de montre suisse et il avait à la fois le sens de l'État et une incroyable connaissance du fonctionnement de l'État c'est ce sens de l'État qui le conduisait et cette connaissance de l'État qui lui donnait les moyens de son action
c'était un homme d'État à l'esprit réformateur voilà ce que dit de lui l'actuel premier ministre Sébastien Lecornu qui a lancé vous le savez le chantier du budget et la chasse aux économies lors du séminaire gouvernemental de rentrée à ce sujet c'est un des changements de ce 1er septembre les règles se durcissent en cas de rupture conventionnelle de contrat de travail c'est le gouvernement toujours qui cherche donc ses économies et donc les durées d'indemnisation chômage sont raccourcies ça passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans et c'est même encore plus pour ceux qui s'approchent de la soixantaine Amélie Courtey
oui car pour les plus de 57 ans comme Pascal c'est 6 mois et demi d'indemnisation en moins
c'est quand même mettre les gens en précarité on sait très bien que l'employeur ne va pas chercher un salarié qu'à 57 moi dans mon cas j'en ai 62 ils ne courent pas après moi
sa rupture conventionnelle a été signée en décembre dernier cette ancienne cadre échappe donc à la réforme je m'ai dit waouh
heureusement que ça s'est passé avant c'est pas pour autant que j'aurais retrouvé des salariés ou alors ça veut dire que les gens acceptent de gagner deux fois moins que ce qu'ils gagnaient c'est pas très admissible
l'objectif de cette réforme c'est d'éviter les abus car les demandeurs d'emploi issus d'une rupture conventionnelle restent plus longtemps en moyenne au chômage 15 mois contre 11 pour les autres allocataires selon l'UNEDIC l'organisme qui les indemnise pourtant Victor 27 ans ancien modélisateur financier assure qu'il n'a aucune envie de rester inactif longtemps
le travail ça prend quand même une grande place donc déjà que tu peux ressentir une certaine forme de déclassement j'espère ne pas mettre plus de 2-3 mois avant de retrouver un travail
en réduisant la durée maximale d'indemnisation le gouvernement espère générer jusqu'à 800 millions d'euros d'économies par an à l'horizon 2029
alors il y a d'autres changements ce matin les prix du gaz qui prennent 5,6% pour les 6 millions de français aux tarifs indexés sur les prix du marché c'est une énième conséquence de la guerre au Moyen-Orient après les hausses déjà au mois de juillet et au printemps il y a aussi Météo France donc qui change je vous le disais son système d'alerte les vigilances jaunes oranges rouges vous allez nous expliquer ça évidemment Géraldine Demory maintenant on va avoir des alertes je cite le nom exact des alertes infradépartementales ça veut dire qu'on pourra avoir plusieurs couleurs par département
exactement c'est une petite révolution depuis la mise en place des vigilances par Météo France en 2001 l'idée c'est de donner vraiment l'information la plus précise possible donc plutôt que d'avoir un département entier en vigilance orange par exemple vous pourrez avoir une partie du département en orange et une autre en jaune avec un dégradé entre les deux il n'y aura plus de frontières franches entre deux couleurs comme ça ce sera possible de faire les différences entre une vigilance particulière qui va concerner le littoral en cas de tempête de vent par exemple mais qui touchera moins l'intérieur des terres on pourra aussi faire le distinguo entre montagne et plaine parce qu'on peut avoir de violents orages en montagne alors qu'il ne se passe rien du tout en plaine donc cette nouvelle carte de vigilance permettra de clairement le visualiser on a ces outils aujourd'hui qui permettent de faire des prévisions de plus en plus précises c'est bien que ça se reflète dans les vigilances météo attention on ne pourra quand même toujours pas prévoir avec précision le passage d'une tornade ou un soudain épisode de grêle et ce qui est sûr c'est qu'il me faudra un petit peu plus de temps pour vous donner les vigilances météo à l'avenir
on a hâte d'annoncer ce patchwork de couleurs avec vous Géraldine de Maury dans vos bulletins météo tiens à vie de tempête et ça risque de secouer aujourd'hui à l'Olympique de Marseille c'est la dernière journée du mercato en football la période des transferts qui va se terminer ce soir à 20h alors d'habitude tout s'en bat à Marseille lors de cette dernière journée Oui cette fois les supporters marseillais vont vivre la dernière journée de mercato avec la peur au ventre ce n'est plus un secret l'OM doit vendre car le club s'est engagé à réduire drastiquement sa masse salariale qui avait explosé sous la présidence de Pablo Longoria l'actionnaire Franck McCourt a perdu patience et pourrait avoir du mal
à refuser une offre de dernière minute hier soir la tendance était pourtant rassurante le brésilien Paït Chao a des chances de rester mais la direction pourrait changer d'avis en cas d'offre proche des 40 millions d'euros pour d'autres joueurs comme le défenseur Emerson Palmieri le milieu Quinton Timber ou l'attaquant Amin Guiri tout peut également bouger dans la journée le mercato prend fin en France à 20h précise et faute d'argent Marseille devrait le terminer sans avoir recruté le moindre joueur
bon et puis ça devient une habitude l'astronaute Sophie Adneau va réaliser une troisième sortie dans l'espace aujourd'hui elle sera même première de cordée elle a été désignée par la NASA pour une opération de maintenance sur l'ISS avec un équipage 100% féminin c'était le journal de Quentin Vinet je vais te tuer sale PD voilà ce que votre agresseur vous a répété plusieurs fois avant de vous passer à tabac Pierre Picavet bonjour bonjour madame je précise pour ceux qui nous écoutent et qui ne regarderaient pas RMC Story que vous avez un énorme cocard vous avez la moitié de la joue qui est gonflée vous allez subir des opérations vous avez 40 jours d'ITT ça s'est passé ce week-end en plein centre de Paris vous êtes par ailleurs policier vous présidez l'association Flag qui défend les policiers LGBT votre agresseur a été mis en examen mais et c'est une information RMC il est ressorti libre votre réaction et votre témoignage dans un instant 8h09 RMC Apolline Matin RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Apolline de Malherbe il est 8h13 sur RMC et à la télévision sur RMC Story une agression homophobe ultra violente c'était samedi matin à la sortie d'un bar dans le centre de Paris un homme vous a dit je vais te tuer sale PD avant de vous passer à tabac bonjour Pierre Picavet bonjour madame merci d'être dans ce studio pour témoigner ce matin il se trouve que par ailleurs vous êtes policier vous présidez l'association Flag qui défend les policiers LGBT je précise pour ceux qui nous écoutent à la radio votre joue est totalement gonflée vous avez un oeil à moitié fermé par un oeil au beurre noir vous avez de nombreuses fractures de la joue de la mâchoire de l'orbite on ne sait pas si votre oeil pourra revoir vous avez 40 jours dit été que s'est-il passé ?
écoutez moi j'étais avec des amis initialement on est allé dans un bar à 4h du matin je suis sorti de ce bar pour reprendre les transports et j'ai croisé cet homme qui au début m'a sauté dessus au début je croyais que c'était une blague et donc je me suis retourné en souriant en disant mais qu'est-ce qu'il y a et tout de suite immédiatement il m'a dit je vais te tuer sale PD et donc c'est ça qui m'a impressionné j'ai fait un pas en arrière j'ai fait quoi ?
il me dit je vais te tuer je vais te tuer et il avait sa bouteille d'alcool c'est une bouteille de whisky vide à la main qui est très épaisse d'ailleurs et il a commencé à me donner des coups que j'ai évité et tout de suite moi ma réaction ça a été de sortir ma carte de police j'ai toujours ma carte de police dans ma poche et j'ai sorti cette carte et je me suis annoncé comme tel j'ai dit arrête je suis flic arrête tout de suite et il était encore je l'ai vu pour moi encore plus déterminé à vouloir me frapper il est venu vers moi en essayant de me frapper je me suis défendu je l'ai frappé également je lui ai mis je lui ai mis un coup à la bouche un coup de poing il était déterminé encore il continue à me frapper et à un moment où j'ai reculé il a avancé et inversement et ça a été le moment où il m'a vraiment mis le coup à la tête le coup de bouteille et la tête saignait énormément j'étais très impressionné de ça j'ai commencé à vaciller j'ai pas perdu connaissance tout de suite il est passé devant moi je l'ai attrapé lui m'a attrapé les bras m'a immobilisé je ne savais plus quoi faire j'étais bloqué et le seul moyen que j'ai eu de me dégager c'était de le mordre et je l'ai mordu je l'ai mordu à la joue il m'a jeté au sol j'ai cogné la tête j'ai perdu connaissance quelques secondes un jeune homme qui était là et je le remercie j'ai appris qu'il s'appelait Benjamin sincèrement je le remercie pour tout ce qu'il a fait il est arrivé il a tenu l'homme à distance il m'a tenu au sol je lui disais il faut que je me lève il faut que je l'interpelle il faut que quand j'ai repris connaissance c'est ce que je lui ai dit il m'a dit non bougez pas restez là vous êtes blessé et votre agresseur il a été de fait interpellé votre agresseur présumé il a été mis en examen hier soir il est ressenti libre sa liberté là vous inquiète ou vous vous dites c'est la procédure vous la connaissez évidemment vous êtes vous même policier alors dans le cadre de la procédure déjà je suis officier de police judiciaire dans le cadre de la qualification des faits si l'homme m'avait demandé au départ une cigarette si j'avais un téléphone vous voyez le fait que je lui dise non il aurait pu m'insulter de s'alpédé ou dire ça dans la loi ou va mourir ou des choses comme ça mais là il n'y a même pas eu cet échange là tout de suite vous avez l'impression que vous cherchez il était dans un quartier gay oui il cherchait en quelque sorte des personnes à taper à mon avis il est resté dans le quartier gay dans le centre de Paris à rechercher quelque chose à mon avis il avait été repéré un peu plus tôt par certains de vos confrères de la BAC qui trouvaient son comportement suspect tout à fait mais ces mêmes collègues je les ai croisés moi à rue des Lombards devant un bar gay qui s'appelle La Boîte et j'étais avec mon collègue donc on discute habituellement et il me dit on est en surveillance sur ce jeune homme et ce jeune homme c'était lui c'était le même c'était le même qui ensuite pendant des heures donc a zoné dans le quartier il était 21h est-ce que vous avez l'impression aujourd'hui Pierre Picavé vous êtes très engagé dans la lutte justement pour les droits LGBT vous êtes président d'une association qui défend les policiers LGBT est-ce que vous avez l'impression que la situation se détériore on a longtemps imaginé que les choses allaient dans le bon sens dans un sens de plus de tolérance d'une société qui s'adaptait davantage qui désormais offrait les mêmes droits et une vraie reconnaissance est-ce que vous avez le sentiment que les choses se détériorent aujourd'hui l'actualité parle vous voyez il y a eu des meurtres homophobes très récemment il y en a eu encore deux il y a une agression là dans le Val-de-Marne l'agression dans le Val-de-Marne ce sont mes confrères du Parisien je cite parce que cette agression me paraît effectivement inouïe le journal Le Parisien qui raconte ce jeune homme qui est agressé devant une boulangerie il finit par essayer de trouver refuge en quelque sorte dans la boulangerie et il dit ma voix tremblait parce que j'avais peur il s'est moqué de moi m'a insulté m'a tabassé il m'a dit que j'avais une voix de salope il m'a traité de pédé et de zémel qui veut semble-t-il dire la même chose en arabe c'est ce que disent mes confrères du Parisien et l'immense tristesse en plus de l'effroi de ce jeune homme qui témoigne 23 ans c'est que personne n'a bougé dans la boulangerie personne n'a été à son secours tout le monde était tétanisé je pense que souvent quand il se passe quelque chose comme ça les gens restent spectateurs attendent que le bon samaritain se dévoue ce qui se passe là vous voyez c'est pas normal c'est pas normal de se faire alpaguer c'est pas normal de se faire insulter c'est interdit je rappelle l'homophobie est interdite c'est un délit et voilà moi je suis pour le vivre ensemble moi je m'en fiche qu'on soit black-blanc-beur que peu importe votre religion peu importe moi je suis pour le vivre ensemble je suis pas pour qu'on pour qu'on se sépare qu'on trouve des différences moi je préfère mieux qu'on trouve des points communs entre nous qu'on apprenne à vivre ensemble plutôt que de se trouver des différences pour se séparer vous craignez pour notre société vous craignez pour notre société j'espère très sincèrement qu'il y aura une prise de conscience de cette situation qui commence non pas qu'à Paris mais dans d'autres villes en France et l'action des polices municipales l'action des polices nationales des gendarmeries est très importante l'action aussi la surveillance il faut pas hésiter quand on voit des faits aussi horribles à les dénoncer à les dire à appeler la police à appeler la police ou alors quand vous-même vous êtes policier effectivement ça paraît d'autant plus inouï merci pour votre témoignage ce matin et votre message Pierre Picavet je rappelle donc que vous êtes policier que vous avez été agressé vous allez d'ailleurs à l'hôpital juste en sortant d'ici pour continuer à analyser les opérations que vous allez devoir subir pour votre mâchoire et votre joue vous présidez l'association Flag qui défend les policiers LGBT il est 8h20
RMC Apolline Matin
c'est tous les jours demain et voilà
c'est l'heure de rigoler
c'est l'heure de l'humour
on va changer de sujet bonjour bonjour Apolle Mathieu Arthur
Manu ce matin c'est la rentrée scolaire voilà on change un peu de sujet et bon courage à tous les profs qui vont confisquer
les portables à des lycéens tu vois le môme il a 17 ans et demi il gère un point de deal dans les quartiers nord de Marseille amuse-toi à lui prendre son téléphone on pense à vous en musique ce matin les profs
adieu
déposez ses enfants à l'école ce matin à 4h du mat allez bonne reprise
maintenant vous attendez vous vous débrouillez tranquille vous aimez un petit goûter dans le sac ils sont poireautés 4h devant une grille fermée mais bon vos horaires c'est vos horaires et chez les le Chypre c'était aussi la rentrée Kévin les poids l'instituteur t'attend
alternative économique que la France avait une position
déplorée cheville quand il est libérant Kévin il y a juste un mauvais moment à passer tu vas te faire des copains mais il n'y a que des petits et les fistes qui veulent me taxer mon goûter à 75%
j'en ai marre de vivre
dans ce pays communiste bref c'est la rentrée les enfants sont excités les employés du périscolaire parisien sont excités eux aussi alors c'est pas forcément rassurant et à Nice Eric Ciotti a décidé de mettre fin aux fournitures scolaires gratuites c'est donc une info il n'y aurait pas que des EHPAD à Nice il y aurait aussi des écoles alors je pense qu'il a mis un terme aux fournitures gratuites parce qu'il était vexé en fait il visitait une école et la directrice lui a dit tiens voilà ta trousse et tes cahiers tes crayons il n'est pas trop lourd le cartable mais je ne suis pas un enfant je suis Eric Ciotti je suis votre mère mon ancien premier ministre et non la durée décédée d'ailleurs bon on est triste pour sa famille mais au moins ça nous fait toujours un homme de droite qui ne se présentera pas
à la présidentielle ça c'est cool et si c'était ça la solution Apolline mais voilà une pensée pour son fils évidemment
Sébastien Lecornu Sébastien Lecornu
on dirait le fils caché d'Edouard Balladur et de Frida Kahlo Edouard Balladur était né à Izmir en Turquie il n'aimait pas trop qu'on lui rappelle mais c'est vrai que quand tu mets Charles Pasqua ministre de l'intérieur tu ne le claironnes pas trop que tu viens de la Turquie alors on en sait plus sur les causes du décès ce matin Apolline Edouard Balladur est mort d'une overdose de kétamine après 48 heures non-stop dans une rave party
sauvage donc faites attention les jeunes faites attention faites attention les socialistes se sont rassemblés ce week-end à Blois pour leur traditionnel d'université d'été
oui plus de 4000 socialistes dont la moitié de candidats à la présidentielle quel enfer alors Olivier Faure a fait un discours et alors quel thème a-t-il abordé pendant son discours Apolline ? voilà j'en étais sûr j'ai réfléchi quoi j'étais en panique parce que même la meilleure interview politique de France a eu la flemme de regarder un discours d'Olivier Faure elle a préféré se taper les courses des fournitures scolaires et comme on vous comprend alors le week-end c'est terminé par une soirée musicale la Léon Boom c'est un jeu de mots sur Léon Blue ça a existé ça ?
ça a existé authentique ils ont dansé des Manuel Valls à trois temps ils se sont coulés au Michel Ricard ils ont mangé des tartines au bris avant de se rouler des pelles en mettant la Jack Lang oh c'est dégoûtant non le jeune homme ne soyez pas désagréable j'embrasse très bien et je suis capable de retirer un appareil dentaire rien qu'en touillant en deux secondes
à Toulon à Saint-Etienne à Genève à Yves-Saint-Jean à Rouen à Clermont ou à Aix-en-Provence c'est un spectacle RMC j'adore faire cette liste j'aime la géographie vous savez et les spectacles d'Arnaud de Manche il est 8h24 dans un instant on va parler de ce qui se passe dans vos rayons c'est Thierry Cotillard le patron d'Intermarché et de Neto et de Bricomarché et en fait j'ai presque envie de vous demander mais vous n'êtes pas candidat rassurez-moi ce sera peut-être ma première question merci d'écouter RMC il est 8h28 c'est l'heure des titres sur RMC et le retour à la maternelle l'école le collège le lycée ce matin pour 1,6 million d'élèves c'est la rentrée des classes en ce moment même mais sans téléphone portable dans les lycées ils sont désormais interdits avec des cours d'éducation financière aussi deux heures par semaine pour les quatrièmes et des questionnaires sur les violences sexuelles à partir de la grande section de maternelle voilà trois des changements notables de cette rentrée qui est encore perturbée par les cyberattaques de l'été dans les académies de Nantes et Toulouse si bien que certains enseignants ressortent les listes papiers pour faire l'appel la mort d'Edouard Balladur un homme d'état à l'esprit réformateur c'est ce que dit l'actuel premier ministre Sébastien Lecornu à propos de l'ancien pensionnaire de Matignon décédé hier à l'âge de 97 ans plusieurs changements en ce 1er septembre les prix du gaz qui prennent 5,6% pour les 6 millions de français aux tarifs indexés sur les prix du marché conséquence de la guerre au Moyen-Orient après des hausses déjà en juillet et au printemps c'est une journée calme très ensoleillée au sud de la Loire quelques passages nuageux au nord mais en principe du soleil pour tout le monde les températures toujours contrastées entre le nord et le sud cet après-midi il fera 21 à Rouen 22 à Lille 24 à Paris mais jusqu'à 32 à Toulouse 33 à Marseille 34 à Ajaccio les températures qui vont grimper en suivant dans les prochains jours tout de suite votre invitée Apolline Thierry Cotillard le patron des magasins intermarchés
RMC jusqu'à 9h
Apolline Matin face à face
Apolline de Malherbe
29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Thierry Cotillard
bonjour
merci de répondre à mes questions ce matin vous êtes le patron du groupement Les Mousquetaires c'est les magasins intermarchés Bricomarché Netto il y a beaucoup de questions à vous poser sur les changements de consommation à la sortie de cet été de canicules de sécheresse d'incendie la question évidemment du prix du prix dans les rayons du prix de l'agriculture mais rassurez-moi d'abord vous n'êtes pas candidat non non parce que je vous avoue que là chaque jour la liste est longue et du côté des grands magasins on sent bien quand même que votre collègue Michel-Edouard Leclerc se tâte un peu vous vous êtes j'ai l'impression qu'il a été clair oui ça y est il a fini par a priori fermer le suspense vous vous y avez même pas songé non non non je suis très occupé puis c'est un autre métier c'est un autre métier mais cela dit vous vous mêlez un peu de politique on va le voir vous êtes inquiet aussi dans cette année qui s'ouvre mais d'abord la question en voyant cette sortie évidemment d'un été marqué par les incendies la canicule et désormais la sécheresse est-ce que les magasins d'abord et la consommation ont tenu est-ce que les agriculteurs aujourd'hui vont s'en sortir quelle est la consommation et les conséquences sur la consommation alors si on parle de la saison on fait une bonne saison puisqu'on a enregistré des progressions à 6% sur l'ensemble de nos intermarchés netto ce qui est beaucoup août a été un peu moins important en termes de progression et ce qu'il faut retenir c'est qu'évidemment la canicule la chaleur a dicté la composition du panier c'est-à-dire qu'on a explosé les ventes d'eau, de glace de fruits et légumes également et fait notoire grosse différence régionale c'est-à-dire que ce qui s'est passé dans le sud-ouest a certainement poussé des gens à aller vers l'est, le nord la Bretagne et on a des progressions qui sont différentes ça veut dire que la géographie a changé c'est intéressant ce que vous dites c'est-à-dire que vous avez observé dans le nord et dans l'est des comportements qui sont habituellement des comportements estivaux du sud des progressions plus importantes c'est-à-dire que j'ai un mois d'août où je vais être à 0% de progression dans le sud-ouest quand j'ai fait plus 7 en Bretagne ou plus 5 dans le nord donc on a bien vu un flux migratoire en suivant le chiffre d'affaires de vos magasins mois par mois des Français Exactement et je pense qu'il y a eu aussi une conséquence on va en parler probablement du prix de l'essence où les Français ont moins pris l'autoroute et surtout sont allés au plus près de chez eux et donc effectivement les régions du nord ont bénéficié de cette chaleur Le prix de l'essence j'y viens mais il y a une inquiétude immédiate du côté des agriculteurs sur d'abord la production bien sûr qui sera réduite avec évidemment les conséquences de cette sécheresse et de ces canicules et donc forcément est-ce qu'on va avoir les prix qui montent c'est-à-dire moins de produits moins de salades moins d'œufs moins de fruits et légumes est-ce que ça veut dire qu'on va devoir les acheter plus cher ?
C'est exactement ça et je suis là pour passer ce message ce matin c'est-à-dire qu'on a des productions de tomates qui sont en réaction de 30% les salades dans mes supermarchés quand je fais le tour hier matin il en manquait plein c'est-à-dire qu'on est en production avec 50% On est en pénurie de salades On est en pénurie donc en fait on a décidé donc le message a passé ça a été évoqué tout à l'heure c'est soyez solidaires de l'agriculture française C'est-à-dire quoi ? Accepter de payer cher ?
Deux choses La première chose pour soutenir le monde agricole nous on a décidé 8 mesures immédiates pour la rentrée La première c'est d'écouler une production qui normalement ne serait pas mise en vente dans les supermarchés parce que le calibre est trop petit C'est quoi ? C'est les fruits moches ? C'est le retour des fruits et légumes moches donc on a appelé ça petit calibre gros soutien et en fait il faut absolument que les consommateurs aillent vers ces produits parce que la première source de revenus c'est de pouvoir évidemment écouler cette production Laure Closier tout à l'heure sur BFM TV disait c'est très sympa tout ça mais en fait les français ne les achètent plus C'est vrai ça ?
Il y a une déconsommation mais là on est en train de faire des choix c'est-à-dire qu'on a vu les filières qui font la carotte, la tomate et on a décidé de privilégier l'origine française donc si vous n'avez que de la carotte française vous n'aurez pas le choix elle sera un peu biscornue mais elle sera tout aussi bonne et ce qu'on a fait parce que c'est la question c'est qu'en fait pour compenser les volumes qui sont perdus nous avons décidé chez Intermarché mais je pense que les collègues vont faire pareil dans les autres enseignes d'acheter plus cher donc la solution pour que ça s'écoule c'est qu'on aura des marges qu'on va réduire dans les semaines qui viennent pour pouvoir vendre ces produits Alors vous, vous allez l'acheter plus cher ?
Oui La carotte de petit calibre la salade même s'il y en a moins mais le prix en rayon ne sera pas beaucoup plus cher ? En fait si on répercute ça va être 30 à 50 centimes plus cher et on va éviter ça dans certains cas on va se dire au lieu nous d'avoir 15% de marge on va la mettre à 10% c'est-à-dire au prix coûtant de manière à pouvoir écouler le produit Pendant combien de temps ? Là on le fait au moins un mois Vous anticipez quelle suite dans la production ?
Le problème c'est que les productions aujourd'hui tomates et salades affichent ça mais les productions à venir vont avoir le même problème je pense aux pommes aux pommes de terre là les concombres vont être en surproduction on a déjà eu la filière qui nous dit fin du mois il va falloir être à prix coûtant donc pendant 3 semaines on sera à prix coûtant donc le phénomène n'est pas Alors il y a des surproduction il y a de la sous-production vous disiez surproduction Surproduction Pour le concombre Pour le concombre et donc il va falloir l'écouler donc là il faut absolument s'adapter avoir le jeu de jambes et ce qu'on a vécu là la canicule sera derrière mais dans les semaines et les mois qui viennent il y aura une crise agricole et il faudra la gérer La crise agricole à venir vous la voyez arriver ?
Ah oui clairement Plus forte encore que les années précédentes ? Oui et puis là on a un sujet on parle de ce qui s'est passé dans les champs mais dans les élevages il y a eu de la mortalité il y a des vaches qui ont produit 30% de lait en moins à cause de la canicule donc oui il y aura un sujet et ce sera à l'ordre du jour bien sûr les prix du lait vont augmenter ? Probablement en tout cas on demandera pas dans les semaines qui viennent parce que pour l'instant c'est les prix qui ont été négociés ? Exactement l'inquiétude qui était est-ce que à cause de tout ce qui est en train de se passer il y aura une nouvelle inflation en cours d'année ?
La réponse c'est non parce qu'il y a des clauses de revoyure Pardon mais Thierry Cotillère pour essayer de comprendre le prix auquel vous achetez le litre de lait à l'éleveur vous l'avez négocié il y a 6 mois on est d'accord c'est celui que vous avez décidé au 1er mars sauf que ce malheureux éleveur s'il a des vaches qui ont succombé à la canicule s'il a des vaches qui produisent moins de lait parce qu'effectivement elles ont subi elles aussi la sécheresse ça veut dire qu'il va vous le vendre son litre de lait au même prix qu'il y a 6 mois mais sauf qu'il va vous en vendre 30% de moins comment il fait pour tenir ?
on a l'exception il n'y aura pas d'inflation jusque le mois de mars 2027 et il y aura l'exception de quelques filières agricoles où il faudra revoir les acteurs pour pouvoir augmenter les prix ça veut dire que concrètement sur le lait vous êtes prêt peut-être dans quelques jours quelques semaines à revoir les prix les tarifs que vous aviez vus et donc à payer mieux l'agriculteur et à vendre un peu plus cher le lait oui et je fais un appel aussi aux industriels c'est à dire que nous on a une laiterie on a des primes qu'on doit verser aux éleveurs en fonction des volumes si je regarde les volumes réalisés je ne verse pas les primes dans les 8 mesures une des mesures c'était de dire les primes seront versées quand bien même les volumes ne sont pas assurés donc je demande de faire la même chose à Lactalis et tous les industriels est-ce qu'on va manquer 2 ?
on en manquait déjà parfois le marché était en tension est-ce que vous anticipez une baisse de la production 2 ?
alors on espère on anticipe une reprise de la production par des autorisations d'ouvrir des élevages parce que là on est sur 2 soucis on a effectivement le problème dont on vient de parler qui est la question de la surmortalité notamment dans les élevages de volailles donc forcément mécaniquement moins 2 mais on a un autre problème et qui l'a traîné depuis déjà des semaines c'est cette question notamment des normes et du droit de l'urbanisme quand un agriculteur veut rajouter un hangar pour faire plus 2 pour changer aussi pour avoir des normes différentes ça met un temps fou et il n'arrive absolument pas à suivre ça met un an ou deux ans donc la crise elle est structurelle c'est-à-dire que pendant 2-3 ans jusqu'à avoir les 150 fameux pouladiers qu'on attend qui couvrirait la consommation française on sera en pénurie donc là pour le coup ça c'est une inquiétude politique de votre part c'est-à-dire que c'est un choix politique aussi d'avoir imposé un cahier des charges un peu contradictoire avec les demandes que l'on demande aux agriculteurs oui parce qu'en fait et nous aussi on a été responsables il faut être honnête c'est-à-dire qu'à un moment il y a 7-8 ans quand on nous a dit pour le bien-être animal il faut arrêter l'élevage industriel et en cage tous les distributeurs les associations de consommateurs tout le monde a signé et personne n'a fait l'équation de savoir si le nouvel mode de production si l'offre pouvait suivre exactement donc il y a eu une erreur maintenant il faut faire marche arrière donc vous avez dit on ne vendra plus que des oeufs qui ne sont pas élevés en batterie en gros mais vous n'avez pas pris le temps de laisser aux agriculteurs le moyen de s'adapter la transition n'a pas été faite donc maintenant il faut réagir il faut vite redonner des autorisations pour pouvoir couvrir le gouvernement national malgré tout ce que vous venez de me dire vous continuez à affirmer que l'inflation est maintenue elle sera maintenue que les prix sont tenus qu'ils ne bougent pas globalement c'est important parce que je pense que ça reste la première préoccupation des français donc moi je suis là pour leur dire on a la réalité économique dans nos mains on a une inflation alimentaire vous le savez de 1% depuis le début de l'année cet été il ne s'est rien passé ça a même été zéro on a augmenté cet été les prix ont tenu ont tenu zéro zéro inflation c'est à dire un peu moins que justement le trend qui était de 1% on a passé quelques hausses de produits avant l'été c'était je pense au minéralier parce que le plastique avait pris 15% donc votre bouteille d'eau a certainement pris 4, 5, 6, 8 centimes le seul sujet c'est le monde agricole donc tout de suite le maraîchage certainement le sujet sur le lait et après il faudra attendre mars 2027 pour renégocier avec tous les investisseurs le fameux temps de la négociation collective officielle les fournitures scolaires carrément ça baisse ça c'est une bonne nouvelle c'est moins 3 moins 5% ça va jusqu'à moins 15% mais en fait c'est des produits qu'on a acheté avant Hormuz parce que c'est un sourcing qui vient souvent d'Asie et donc le conseil que je vais donner c'est profiter faites le plein parce que là dans les semaines qui viennent le même produit avec le prix du plastique qui a pris 15% sera plus cher vous dites avant Hormuz c'est-à-dire que vous dans votre jargon de grande distribution vous dites avant Hormuz après Hormuz exactement ça a changé quoi pour vous concrètement et comment se manifeste la rupture ?
ça a changé une nouvelle inquiétude et donc dans ces cas-là il y a un risque de déconsommation qu'on n'a pas connu en alimentaire mais la vraie conséquence ça a été évidemment la flambée du plastique qui est immédiate et qui sera certainement à l'ordre du jour de tous les industriels parce que beaucoup de produits ont du plastique dans leur composition et donc on aura ce sujet-là en mars 2027 on va parler carburant évidemment mais j'essaie de comprendre et de suivre votre logique ça veut dire que vous anticipez autant là l'inflation elle a été maîtrisée vous anticipez quand même qu'en mars il va y avoir un bon net il y a un risque en fait que sous alors tout dépendra du conflit soit le conflit au Moyen-Orient dur et donc on sera toujours avec un plastique et d'autres matières premières qui vont reflambler le prix du baril de Brent c'est 91 dollars hier c'était 90 avant le conflit c'était aux alentours de 60-65 exactement donc on aura cette conséquence et puis les effets de la canicule de la sécheresse donc en fait ces deux phénomènes nous font penser qu'il y aura une demande de tarifs en forte inflation il faudra être raisonnable parce qu'évidemment après les 20% qu'on a pris après Ukraine remettre 5-6% d'inflation j'ai envie de vous dire serait irresponsable pour le consommateur qui aujourd'hui ça c'est pas à moi que vous le dites il faut bien le comprendre ce qui se joue là c'est que derrière moi vous vous dites qu'il y a tous les toutes les je passe le message à tous les fournisseurs toutes les grandes entreprises toutes les grandes entreprises qui nous écoutent ce matin qui sont Erta Coca Evian mais aussi les PME de l'alimentaire et qui se disent qu'ils vont être obligés d'augmenter leur prix et vous vous êtes en train de leur dire on n'ira pas jusqu'à 5-6 vous irez quoi ?
vous irez jusqu'à 4 ? vous irez jusqu'à 3 ? on fera preuve de discernement et on demandera la transparence surtout c'est-à-dire qu'on leur demandera et vous la donne toujours pas ?
toujours pas il y a une option 3 qui permet de ne pas la donner il faut absolument c'est-à-dire qu'ils ne vous disent pas comment ils composent eux-mêmes leur prix avec la matière première à partir de la matière première à partir de la matière première à l'école et puis le coût qu'ils ajoutent c'est le coût industriel on demande le split entre les deux pour pouvoir avoir une bonne lecture beaucoup de multinationales surtout ne jouent pas le jeu donc là il faudra jouer le jeu pour qu'on puisse accepter des autres Est-ce que si j'en déduis qu'on va probablement en mars passer à une inflation probablement de 3% est-ce que je suis dans le vrai ?
c'est encore trop tôt si les industriels arrivent effectivement avec des demandes à 6-7% je peux vous assurer que c'est un vrai combat quand on est dans les box pour pouvoir gommer 3 à 4 points mais ce sera l'objectif parce que la consommation ne tiendra pas je suis là aussi pour vous alerter c'est-à-dire que même l'industriel il doit se dire qu'à un moment à vendre un produit trop cher et bien à un moment il ne se vend plus et donc il faudra être raisonnable dans un contexte économique où on sait qu'il y a un sujet de pouvoir d'achat en France Mais il n'y a pas eu de déconsommation ? Non pas encore Quand vous dites pas encore c'est que vous sentez que ça pourrait venir ?
Oui on a la crainte parce qu'en fait toute incertitude politique pèse sur le moral des français la réaction on la connait c'est je ne consomme pas j'épargne donc aujourd'hui la grande distribution l'alimentation est épargnée mais ça peut arriver demain donc on est très prudent Le prix des carburants depuis le début de Hormuz comme vous dites plus 20% pour l'essence plus 40% pour le diesel est-ce que ça va se maintenir aussi haut ?
Ça fait 6 mois que j'ai la même réponse c'est volatile en fonction du conflit en fonction des déclarations de Trump en fonction, on le voit bien hier des frappes aériennes des Etats-Unis sur la zone donc on espère bien évidemment que le conflit s'arrête une chose est sûre on vous l'avait expliqué c'est un produit d'appel les distributeurs que ce soit chez nous ou chez nos concurrents c'est 1, 2, 3 centimes de marge et donc en fait dès qu'il y aura une baisse du prix du baril on la répercutera ce qui est important parce que je sais que vous avez vu hier la porte-parole du gouvernement et vous aviez raison d'insister sur le fait que les aides les aides qui sont apportées aux premiers acteurs que ce soit l'agriculteur le transporteur doivent être absolument reconduits parce que là pour le coup ils hésitaient c'est-à-dire que la formule exacte de Maude Bréjon alors que j'ai insisté on va dire j'ai insisté mais la formule exacte au départ c'était nous souhaitons pouvoir les reconduire mais c'est impossible pour les français de se projeter avec une telle incertitude ça ne suffit pas un souhait économiquement la question ne se pose même pas c'est-à-dire qu'il faut bien sûr soutenir les premiers maillons il faut renouveler les aides et en fait le gouvernement devrait être beaucoup plus clair en disant tant qu'on n'est pas sorti du conflit les aides sont maintenues et confirmées et on passe à autre chose parce que bien évidemment s'ils ne le font pas ne pas créer cette incertitude ce doute cette angoisse laisser planer en tout cas je n'aurais pas la même réponse c'est que vous me parlez d'inflation c'est évident que si les aides s'arrêtent là il y aura une inflation là s'il n'y avait pas les aides et s'il n'y avait pas Total qui plafonne on serait à combien en économie réelle je veux dire on pourrait prendre un 2 points et donc on serait dans une inflation alimentaire qui correspond à l'inflation de 2.1 à cause de l'essence Total c'est votre allié ou c'est votre ennemi dans cette histoire en fait il est fournisseur d'intermarché puisqu'on achète au pétrolier la seule chose c'est que j'aimerais bien qu'il fasse les prix qu'il se fait lui à ses pompes et en fait il y a une forme de concurrence déloyale mais c'est la règle du jeu c'est une concurrence déloyale ou c'est une manière de compenser c'est-à-dire qu'il se fait sur votre dos le remboursement de la ristourne probablement parce qu'en fait il a une marge de producteur de raffineur et puis il n'a plus de marge en distribution écoutez c'est la règle du jeu nous on a des usines vous n'avez pas le choix de toute façon on n'a pas le choix et puis on a ce modèle-là puisqu'on a nos propres abattoirs nos propres usines qui font le yaourt pour pouvoir justement opérer de la même manière sur l'alimentaire Patrick Pouyanné qui fait une sorte de chantage au gouvernement en disant si vous remettez des taxes sur les super profits qui étaient censés être exceptionnels alors moi il n'y a plus de raison qu'on plafonne et il n'y aura plus jamais de plafonnement c'est comme ça qu'il le formule vous le comprenez ça ?
je le comprends après vous savez il y a un sujet actuel pour essayer effectivement de renflouer les caisses et on est en train de se dire on va taxer les hauts revenus moi je me faisais la réflexion en fait les 3000 mousquetaires qu'ont des entreprises payent leurs impôts les 25% d'IS on paye on a une centrale qui paye ses impôts et en fait je me dis avant d'aller embêter le contribuable ou des acteurs de l'économie française il y a quand même un sujet qui n'est jamais abordé c'est le sujet de défiscalisation des grands groupes donc dans mes fournisseurs il y a des grandes sociétés américaines qui font des milliards de chiffres d'affaires pas sûr des milliards de profits mais des centaines de millions et en fait elles ne payent pas d'impôts parce qu'elles ont décidé de mettre leur boîte aux lettres dans un pays européen et pourquoi elles le font ?
Européen et donc ça amène le sujet que doit avoir la France c'est à quel taux je pratique mon niveau d'impôt parce que s'il est trop élevé c'est très facile pour une société d'aller se poser sur un pays où le taux est moins important et c'est une concurrence déloyale donc il y a certainement des français à taxer mais il y a surtout à remettre de l'ordre dans la maison en allant taxer une production ou une vente qui se fait en France et sur lequel on ne paye pas d'impôts parce qu'on a mis son siège à l'étranger mais ça veut dire ça que tant qu'il n'y aura pas d'égalité fiscale au niveau de l'Union Européenne de toute façon on sera toujours les dindons de la farce si on augmente nos impôts exactement et comme la solution en France on l'a compris plutôt que de s'attaquer au problème le problème ce n'est pas un problème de ressources le problème c'est un problème de dépenses on dépense trop on vit un train de vie qui n'est pas possible aujourd'hui en France et bien la solution de taxer nous écarte d'une compétitivité européenne qui fait que beaucoup d'entreprises l'ont compris il y a même des PME qui commencent à réfléchir je vais défiscaliser en posant un système qui sera à l'étranger vous le voyez ça ?
vous en parlez avec vos fournisseurs ? en tout cas les grands groupes avaient les moyens de se payer des fiscalistes qui leur ont conseillé ça pendant des années et ils l'ont fait oui parce que tout ça est légal tout ça est légal et donc le vrai risque demain c'est que des PME fassent la même chose et donc de la ressource qui partent à l'étranger le climat social au sein de vos magasins d'abord une question sur les 22 magasins qui ont été touchés dans la zone des incendies est-ce que vos salariés vont bien ? est-ce que comment ça se passe aujourd'hui ?
je l'ai fait au port en Giron je ne me voyais pas aller ailleurs parce que je pense qu'on a été l'entreprise la plus touchée c'est 22 points de vente on a parlé d'intermarché mais on a aussi Bricomarché on a Neto et donc c'était important d'aller les voir au-delà de la paire de chiffres c'est 10 millions qu'on a perdu sur l'ensemble de ces magasins moi ce qui m'a frappé en fait et j'en étais assez fier c'est finalement la solidarité qu'ont eu ces chefs d'entreprise avec la population avec les pompiers ces 100 tonnes de dons aujourd'hui la situation de niveau c'est-à-dire des points de vente qui ont perdu la saison mais les maisons n'ont pas brûlé donc ça va repartir et beaucoup plus grave le Porsche en est le bon exemple c'est j'ai perdu la saison mais j'ai perdu 100 habitations ou 200 habitations qui font qu'évidemment le chiffre d'affaires a disparu c'est aussi des habitués des clients réguliers et ce qui a été terrible moi j'ai eu le témoignage de collègues de Stéphanie et Laurent qui sont au Porsche et qui m'ont dit en fait c'est un peu le réceptacle bien évidemment de ce qui s'est passé socialement et on a eu des témoignages de personnes âgées qui pleuraient dans les bras de nos collègues parce que tout simplement la maison a brûlé et on leur dit la seule solution c'est d'aller à l'EHPAD donc vous imaginez le drame pour ces personnes-là et donc une vraie pensée pour eux Vous faites partie Thierry Cotillard des grands patrons français vous avez peut-être vu ces scènes sur la question du salaire lorsque en premier débat du MEDEF Jean-Luc Mélenchon parle de l'augmentation du SMIC ou de l'augmentation des salaires et qu'une partie de la salle ricane du côté des patrons comment vous avez vécu ce moment vous ?
Moi ça ne me fait pas rire parce qu'en fait je suis au contact de mes employés on a des entreprises à taille humaine et moi je connais la difficulté quand on touche le SMIC de s'en sortir à Paris parce que le loyer est à 700, 800, 900 euros j'ai beaucoup d'employés qui viennent de deux heures de transport parce qu'ils ne peuvent pas se payer un logement donc moi ça ne me fait pas rire je pense qu'il faut qu'on travaille maintenant la solution d'un net qui soit plus important alors la position de ce parti c'est de dire on augmente les salaires l'autre position qui avait l'air de faire le consensus c'est de rapprocher le net du brut et il faut absolument aller vers ça parce qu'en fait on est vers une paupérisation de la classe qui travaille Est-ce qu'il faut compenser par la TVA et donc par les prix dans les rayons ?
Est-ce qu'il faut une forme de TVA sociale ?
Je ne suis pas favorable à ça c'est-à-dire que je pense que la solution qui est à chaque fois de trouver une taxe n'est pas la solution parce qu'en fait on a bien compris on dit on va augmenter François Hollande par exemple il évoque l'idée d'une TVA dans son programme qui n'en est pas encore officiellement un il évoque l'idée d'une TVA à 20% c'est-à-dire augmenter la TVA mais en échange de la mettre à zéro carrément sur une gamme de produits du quotidien Peut-être en faisant cette différence mais dans la réalité si en caisse on passe d'un produit sur lequel on avait 22 taxes à 22, 23 alors certes on va augmenter les salaires mais c'est poche gauche poche droite le vrai sujet et en fait c'est là où je suis un peu embêté en tant que chef d'entreprise c'est qu'on devrait s'attaquer à la dette publique donc on vient de le dire c'est réduire les surcouches réduire les normes réduire le train de vie de l'Etat et en fait ce qui m'inquiète un peu c'est qu'aucun candidat n'annonce un chiffre et aucune méthode et ça ça ne marche pas en entreprise lorsque il y a 3 ans j'ai eu cette chance ou cette responsabilité de prendre le groupement des mousquetaires on avait 2 milliards de charges on a dit on va aller économiser parce qu'il faut se préparer au temps difficile 10% on a chiffré 200 millions on a vu tous les services on a priorisé on a arrêté des projets vous avez mis ça dans un tableau Excel vous avez regardé ce que ça donnait vous trouvez que ça manque de tableau Excel dans les programmes des candidats je ne sais pas s'il faut des docteurs en Excel pour pouvoir s'en sortir mais il faut une méthode il faut une rigueur et ça je ne la vois pas encore donc je ne suis pas complètement rassuré sur la solution et je vous le redis on a un ras-le-bol fiscal en France qu'on soit chef d'entreprise ou citoyen donc la solution c'est vivons avec le train de vie qui doit être le nôtre et attaquons-nous à la dépense Merci Thierry Cotillard d'avoir répondu à mes questions ce matin président du groupement Les Mousquetaires il est 8h50 sur RMC et sur BFM TV