Eric Naulleau : «Ce qu'on a vu le 17 octobre est une mutation de la violence»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Le rétablissement de la loi casseurs est-il nécessaire face à la mutation de la violence observée le 17 octobre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Fait
« Premièrement pour moi c'est pas un tournant et c'est pas une mutation. C'est la suite d'une longue mutation qui a commencé il y a longtemps. »
- 1:58Fait
« Si vous leur mettez 5 ans ou 10 ans de de de prison avec sursis, ils vont dire ils auront ça sur le oui oui mais si on veut être dissuasif, voilà. »
- 2:37Fait
« la plus grave qui nous menace que la la violence devienne une violence collective, c'est-à-dire qu'elle se mette à concerner la foule »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Non mais le rétablissement de la loi casseurs, ça me paraît tomber sous le sens mais plus généralement ce qu'on a vu le 17 octobre, c'est une mutation de la violence. Donc il faut qu'il y ait une mutation des réponses à cette violence. Vous vous pensez qu'on peut aller ? Parce que là vraiment le comportement des casseurs et des pilleurs, c'est du jamais vu quasiment. On a déjà vu de la violence évidemment dans la rue. Mais là il y avait vraiment des gens sans pitié qui qui veulent faire mal. Ils veulent pas seulement [raclement de gorge] piller, qui détruisent le magasin en partant ce qui est pas du tout une obligation une fois qu'ils ont la marchandise, rien ne les oblige voilà. Comment on peut répondre, jusqu'où on peut aller Alors de notre état du droit ?
Premièrement pour moi c'est pas un tournant et c'est pas une mutation. C'est la suite d'une longue mutation qui a commencé il y a longtemps. Oui mais c'est important parce que on a pas voulu la voir. La montée de la violence Voilà, on a et et de de d'une violence que finalement dont on avait plus l'habitude. On a pas voulu la regarder en face, on disait toujours "Mais non, c'est pas si grave et cetera." Bon, donc [raclement de gorge] voilà. Ça c'est la c'est ça n'est pas l'aboutissement, hein, c'est la suite de l'histoire. Bon, d'autre part, le le plus le plus dangereux dans cette affaire euh c'est pas seulement les les les militants d'extrême gauche bon, qui eux veulent casser pour casser mais moi il me semble quand même qu'avec un un véritable effort de renseignement euh
et des lois un peu plus dures, on doit pouvoir casser euh les militants d'extrême gauche qui sont quand même faciles à identifier. Bon. C'est quoi le sujet ? Après, il y a les casseurs mais là encore il faut la loi anti-casseurs elle serait très utile pour ça et et les peines. Si vous voulez dissuader tous ces gens, bon, c'est pas seulement en leur mettant euh euh des des peines de prison même fermes et effectives de 6 mois. Il faut il faut se servir euh il faut se servir du hmm du sursis. Bon, c'est-à-dire que il faut dire maintenant que euh on va on va mettre des sursis très très lourds, qu'ils seront automatiquement appliqués, qui pourront plus être révoqués chaque fois que euh ils commettront un un un un délit de de de même nature. que ça
soit dissuasif. Si vous leur mettez 5 ans ou 10 ans de de de prison avec sursis, ils vont dire ils auront ça sur le oui oui mais si on veut être dissuasif, voilà. Simplement ça suppose qu'on change le code pénal, voilà. Et s'il y a pas de responsabilité collective, vous n'y arriverez pas. Voilà, donc il faut rétablir la responsabilité collective, durcir les les peines, faire des peines planchers. On peut pas enlever complètement la la décision du juge mais il faut il faut faire ça. Et enfin de la plus grave la plus grave qui nous menace que la la violence devienne une violence collective, c'est-à-dire qu'elle se mette à concerner la foule et c'est ça c'est ça qui nous menace dans l'avenir. Si on ne voit pas cette violence collective et si on ne cherche pas absolument à l'enrayer,
alors on va on va vraiment à une situation catastrophique. Allez.
Henri Guaino