L'édito de Paul Sugy : «Banque centrale européenne : Emmanuel Macron veut-il nommer le président ?»
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- ?100 %
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Voilà, Christine Lagerarde devait partir, son mondage se terminait mais en octobre dans euh effectivement euh un peu plus enfin ce sera un peu plus de voilà octobre 2027, un peu plus de 8 mois euh après le terme qu'elle a décidé de se fixer à elle-même, c'estàdire qu'elle va partir en février et donc que en effet, comme vous le dites bien, euh le président de la République actuelle, Emmanuel Macron, sera chef de l'État en France au moment où tous les chefs d'État européens vont se mettre autour de la table pour décider du nom de son successeur. Alors, ça fait réagir la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon a tempêté sur X en comparant notamment le départ anticipé de Christine Nagarde avec celui de François Villeroi de Galot, gouverneur de la Banque de France
qui avait lui aussi amputé d'environ un an la fin de son mandat. Il avait démissionné à l'hiver dernier. Il avait permis à Emmanuel Macron de nommer à sa suite Emmanuel Moulin qui avait été secrétaire général de l'Élysée, autant dire un très proche conseiller du président de la République nommé à un poste stratégique à un poste surtout parce que le gouverneur de la Banque de France c'est quelqu'un qui est aux responsabilité au sommet de l'État mais bien après le départ d'Emmanuel Macron et donc c'est une manière de prolonger le mandat d'Emmanuel Macron après son départ et puis Jean-Philippe Tangui pour le Rassemblement national a dénoncé une dérive illibérale de Macron et du système. Alors, pourquoi est-ce que le RN et la France insoumise ont l'impression que cela commence à former
un système ? Bien, parce que ces nominations de proches ou de très proches à des postes stratégique dans les très hautes institutions de l'État, Emmanuel Macron nous y a habitué. Il a nommé par exemple récemment au Conseil constitutionnel Richard Ferrand qui est lui aussi un de ses très proches, un de ses premiers soutiens en fait de la campagne en 2016. Et à la Cour des comptes, c'est Amélie Monchalin qui a été dans quasiment tous ses gouvernements depuis 2019 et qui était elle aussi un de ses premiers soutiens. Est-ce qu'Emmanuel Macron va pouvoir vraiment nommer un de ses proches, faire nommer un de ses proches à la tête de la BCE ? Alors, nommer un de ses proches, c'est de toute façon exclu. Maintenant, la France pourrait proposer un candidat à tête de la BCE. La réalité c'est qu'il
est très peu probable que la France parvienne à l'imposer ce pour plusieurs raisons. D'abord parce que Christine Lagard était déjà française. Donc que un même pays au sein des grands pays européens puisse avoir deux années deux mandats de suite un président français de la Banque centrale européenne. Surtout que la France en plus avant avait déjà un autre français. C'était Jean-Claude Trichet qui avait été présent aussi de la BCE avant Christine Lagarde. Ça commencerait à bien faire. Par ailleurs, la France est pas en position de force au milieu de ses partenaires. En ce moment, on est un des pays les plus dépensiers et celui dont euh le déficit public est le moins bien géré. Or, le but de la Banque centrale européenne, c'est de prendre des décisions qui vont justement peser
ensuite sur le niveau d'endettement en déterminant le taux le niveau des taux d'intérêt. Donc c'est vrai que ça paraît très mal embarqué. Alors en revanche, c'est quand même un poste stratégique la BCE. Et ce qui est vrai, c'est que Emmanuel Macron, qui est un européen convaincu, va peser de toutes ses forces pour que de nouveau, on ait quelqu'un qui soit vraiment convaincu de l'importance des institutions européennes. Et ça, avant une élection présidentielle où la place de ces institutions pour la France va se poser et posé déjà par la France insoumise et par le Rassemblement national, c'est déjà une manière de faire de la politique avec les nominations très stratégiques de l'UE. D'accord.