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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 1 octobre 2026 73 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 47 %Défensif 25 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:51PrésentateurFait
    « Je pense à la loi Duplomb, je pense à la loi permis de tuer. »
  • 13:36PrésentateurChiffre
    « Macron a supprimé 10 000 postes d'enseignants. »
  • 14:00PrésentateurFait
    « La moyenne c'est 30 élèves par classe alors qu'elle était de 27 en 2017. »
  • 33:55PrésentateurFait
    « Nous avons la conjugaison premièrement de violences policières dont nous savons jusqu'où elles peuvent aller. »
  • 35:22PrésentateurFait
    « Si on avait un grand bazar comme en 68 et que ça se termine électoralement comme en 68, ce serait formidable. »
  • 39:58PrésentateurFait
    « Malik Ousekine est mort cette nuit dans la nuit des coups qu'il avait reçus »
  • 39:59PrésentateurFait
    « il était malade et ça l'a tué »
  • 41:18PrésentateurFait
    « voici un budget qui arrive et qu'est-ce qu'on trouve devant qui a été immédiatement repéré ils veulent faire payer des droits d'inscription pour entrer en classe de BTS »
  • 45:30PrésentateurFait
    « ils avaient peur qu'il y ait trop de médecins alors ils ont réduit pour se garder leur clientèle et ça a donné le numerus clausus »
  • 54:08PrésentateurChiffre
    « 220 milliards de toutes sort soient accordés »
  • 55:38PrésentateurChiffre
    « 600 milliards »
  • 57:18PrésentateurChiffre
    « 1000 milliards »
  • 58:45PrésentateurFait
    « les grecs sont entrés en crise à 110% de dette par rapport au PIB »
  • 58:50PrésentateurChiffre
    « ils sont à 138 »
  • 1:08:13PrésentateurFait
    « c'est la constitution c'est la vôtre c'est pas la mienne c'est ça qui est écrit dedans »
  • 1:09:35PrésentateurFait
    « des 441 bureaux de poste qui vont fermer dans la ruralité »
  • 1:10:05PrésentateurFait
    « il est plus raisonnable qu'on reporte l'opération bureau de poste »
  • 1:11:52PrésentateurFait
    « dès qu'il y a 20 jeunes gens qui sont devant un lycée arrivent 40 ou 50 policiers »
  • 1:12:00PrésentateurFait
    « il faut refonder notre police et reconstruire les rapports normaux de confiance »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • ?12 %

≈ 105,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Bon, c'est bon.

0:06
Locuteur

Allez,

0:06
Présentateur

au boulot. Merci à tout le monde pour cet accueil.

0:13
Locuteur

Nous

0:14
Présentateur

savons tous que nous sommes à un moment un peu particulier

0:17
Locuteur

de

0:18
Présentateur

l'histoire de notre pays,

0:20
Locuteur

de

0:20
Présentateur

sa jeunesse, et,

0:22
Locuteur

comme

0:23
Présentateur

c'est toujours le cas, quand il est question de la jeunesse du pays, le pays tout entier

0:27
Locuteur

finit

0:28
Présentateur

par être concerné, impliqué, prendre parti, réfléchir. Enfin, réfléchir, on ne peut l'espérer.

0:35
Locuteur

Ce

0:35
Présentateur

n

0:35
Locuteur

'est

0:35
Présentateur

pas toujours le cas.

0:36
Locuteur

En

0:37
Présentateur

attendant, je ne commencerai pas sans saluer d'abord la présence du premier sénateur insoumis que nous ayons gagné, Gabriel Hamas. Souvent, je vous parle de ces choses. Il y a quelque chose de magique dans l'existence. Il y a tout ce qui rentre, bien sûr, dans le cadre rationnel, des choses auxquelles on pense, qu'on comprend, qu'on analyse. Je suis matérialiste, donc rattaché à ce courant d'idées. Mais quand même, il y a quelques belles boucles dans la vie, comme ça, qui, des fois, nous rappellent à nous-mêmes.

1:20
Locuteur

Il

1:20
Présentateur

se trouve que

1:21
Locuteur

c

1:22
Présentateur

'était il y a 40 ans.

1:24
Locuteur

Les

1:25
Présentateur

plus jeunes, pour vous, c'est une éternité. Ceux qui sont à peu près dans ma génération, ils se disent « Ouais, bon

1:31
Locuteur

».

1:32
Présentateur

Et nous étions dans la rue, contre le ministre de Vaquet.

1:37
Locuteur

Je

1:37
Présentateur

venais d'être élu sénateur, j'avais 35 ans, et il y avait dans... À l'époque, on était un peu dingue, déjà, et on appartenait à la gauche du Parti Socialiste. Donc on était très spéciaux, avec nos drapeaux rouges tout le temps, et puis on défilait en marchant quasiment au pas, et on courait en marchant au pas. C'était notre truc.

1:57
Locuteur

Et

1:57
Présentateur

il y a une photo où je suis là, je n'avais pas complètement pris la mesure du fait que j'étais sénateur, donc j'avais un magnifique blouson de tuir noir, et des belles pompes de marche, et il y a derrière moi un petit jeune qui court, parce qu'il venait pour rencontrer son sénateur de gauche radical. Et c'était Gabriel Amard. Et ça fait 40 ans, maintenant, que ça s'est produit.

2:22
Locuteur

Et

2:22
Présentateur

au fond, c'est une leçon pour nous

2:25
Locuteur

qui

2:25
Présentateur

donne un sens à nos existences. Les choix que nous faisons, la capacité que nous avons à les tenir, à assumer ces choix, avec leurs conséquences, des fois dures, d'autres fois plus favorables, éclairent nos existences, lui donnent un sens, et tracent des chemins.

2:41
Locuteur

Qu

2:41
Présentateur

'à leur tour d'autres, derrière empreinte, et en cheminant, nous faisons, comme dit le poète Machado, le chemin lui-même. Alors, ça faisait un peu quelque chose d'aller avec lui au Sénat ce matin.

2:56
Locuteur

C

2:56
Présentateur

'est vrai qu'on aurait pu entrer au Sénat plus tôt si nos partenaires avaient vraiment été des partenaires.

3:03
Locuteur

Mais

3:03
Présentateur

quoi

3:03
Locuteur

? Ça

3:04
Présentateur

nous a appris à vivre tout seuls.

3:06
Locuteur

Ça

3:07
Présentateur

nous a appris à ne vivre que, parce que nous sommes forts, du lien unique, unique, dans ce pays que nous avons, à la masse de sa population, ses salariés, ses travailleurs, ses jeunes, les humilier, les opprimer. Et c'est le plus grand titre, le plus honorable, le plus magnifique qu'on puisse rêver d'avoir

3:24
Locuteur

quand

3:24
Présentateur

on est quelqu'un d'engagé

3:26
Locuteur

dans

3:27
Présentateur

la gauche. Alors, les camarades,

3:31
Locuteur

je

3:32
Présentateur

célèbre Gabriel Amar, mais je ne peux manquer aussi d'avoir une pensée devant vous pour nos camarades

3:40
Locuteur

de

3:40
Présentateur

Vaud-en-Velin et de Vénitieux, dont l'annulation des élections est demandée. Curieusement, c'est deux insoumis. Et il y

3:47
Locuteur

a

3:47
Présentateur

même une troisième ville qui est sur la sellette. Ah, elle est insoumise à l'aussi.

3:51
Locuteur

Et

3:51
Présentateur

c'est le même remarquable préfet

3:53
Locuteur

qui,

3:54
Présentateur

n'ayant rien contrôlé, rien maîtrisé, annule toute l'élection

3:59
Locuteur

parce

4:00
Présentateur

qu'une délise, pas la nôtre. Une autre.

4:03
Locuteur

Et

4:03
Présentateur

arrivée la dernière, l'un

4:05
Locuteur

n

4:06
Présentateur

'a pas déclaré la bonne adresse dans une ville et dans l'autre cas, on a oublié de mentionner

4:10
Locuteur

qu

4:11
Présentateur

'il s'agissait de quelqu'un qui avait une double nationalité. Et c'est ce qui nous vaut d'être invalidé. Alors, évidemment, toutes les procédures juridiques font qu'en définitive, les possibilités d'appel que nous avons font que la décision finale sera prise après les élections présidentielles. Mais quand même, regardez l'habileté. Tout ça a été décidé en plein milieu de la campagne sénatoriale. Ça aide, hein, quand vous faites la tournée des élus locaux, de dire, ah ben tiens, vous rencontrez le diable, parfait, sachez que si vous le rencontrez et que

4:42
Locuteur

vous

4:42
Présentateur

l'aimez trop près, votre élection sera annulée. Il y a eu une tentative d'intimidation. Et nous sommes conscients de tout ça. C'est pourquoi, alors on m'a accusé de, comme je mets en cause le préfet, on dit, Mélenchon s'en prend au préfet, mais à qui voulez-vous que

4:54
Locuteur

je

4:54
Présentateur

m'en prenne

4:55
Locuteur

?

4:56
Présentateur

Qu'est-ce que je dois faire ? Je dois aller personnellement, faire quoi ? Voir le gars qui a fait une fausse déclaration ? Je m'en prends au préfet parce que, ben voilà, t'es responsable, donc t'es coupable. Et c'est lui qui a tout laissé aller. Il ne contrôlait rien du tout. À 19h, il dit, oh là là, il y a des bulletins, il faut les mettre dans une enveloppe à part, à 19h40, enfin bref, le chaos. Mais on ne le prendra pas. Ce n'est pas le chaos. C'est quelque chose de délibéré qui a été fait. Peut-être que cet homme agissait sur ordre. Ce n

5:25
Locuteur

'est

5:25
Présentateur

pas impossible. En attendant, on a vu, mais notre pays est dans un drôle d'État. Car, alors, si on fait le tour, quand on fait une pétition qu'on dépose à l'Assemblée nationale dans les conditions de la loi,

5:37
Locuteur

il

5:38
Présentateur

suffit d'un président de commission qui est de droite ou qui est soutenu par l'extrême droite et la pétition est annulée, ce qui s'est produit pour plusieurs textes quand même assez décisifs. Je pense à la loi Duplomb. Je pense à la loi permis de tuer. Ce n

5:51
Locuteur

'est

5:51
Présentateur

quand même pas rien. Ce sont des procédures démocratiques normales d'un pays civilisé. Alors, les gens, c'est vous qui avez dit qu'à partir de 500 000 signatures, il y avait la possibilité que ce soit débattu devant l'Assemblée nationale en entier. C'est vous, ce n

6:07
Locuteur

'est

6:07
Présentateur

pas nous qui avons décidé ça. C'est vous qui avez dit que

6:09
Locuteur

c

6:09
Présentateur

'est comme ça qu'il faut faire respecter la démocratie, disent-ils. fort bien, nous l'avons fait, mais pas eux.

6:14
Locuteur

Et

6:14
Présentateur

quand il y a une élection législative qui est convoquée par eux, pas par nous,

6:19
Locuteur

et

6:20
Présentateur

qu'il y a un résultat, ils ne le respectent pas. La démocratie française est très malade.

6:26
Locuteur

Et

6:27
Présentateur

cette maladie n'est pas superficielle. Ce n

6:29
Locuteur

'est

6:29
Présentateur

pas seulement la façon avec laquelle nous vivons ensemble dans un cadre déterminé et démocratique qui est malade.

6:36
Locuteur

C

6:36
Présentateur

'est la société elle-même qui devient malade. Parce que, que faut-il faire pour obtenir le droit d'être entendu,

6:43
Locuteur

d

6:43
Présentateur

'être respecté

6:45
Locuteur

dans

6:45
Présentateur

ce qu'on dit.

6:47
Locuteur

Quand

6:47
Présentateur

on présente une revendication, on ne le fait pas par plaisir personnel. On le fait parce que le problème se pose et qu'on voudrait le régler.

6:55
Locuteur

Et

6:55
Présentateur

qu'il arrive que, si parfaite qu'elle soit, les institutions n'y suffisent pas. Donc, il y faut une intervention populaire. Et d'ailleurs, c'est le cœur de la modification constitutionnelle que nous opérerons si nous gagnons les élections. C'est que, là où on avait mis au cœur de tout l'autorité centrale du patriarche qui dirige l'État, nous émettrons le peuple avec son droit à référendum d'initiative citoyenne et son référendum révocatoire. Le sujet central de la démocratie sera le peuple. Donc,

7:29
Locuteur

je

7:29
Présentateur

vous demande de vous en rappeler pour que vous compreniez que souvent, des formules abstraites

7:33
Locuteur

qui

7:34
Présentateur

peuvent paraître très politiques, très théoriques, sont en réalité très directement liées à une situation concrète.

7:43
Locuteur

C

7:43
Présentateur

'est-à-dire que le peuple doit pouvoir retrouver son pouvoir d'intervention. Alors, si j'étais méchante langue entendant tout ce qui se dit contre nous

7:52
Locuteur

d

7:52
Présentateur

'heure en heure et des plus invraisemblables, j'en parlerai dans un instant,

7:56
Locuteur

que

7:56
Présentateur

faut-il faire pour se faire entendre.

7:58
Locuteur

Il

7:59
Présentateur

aura fallu 10 jours

8:00
Locuteur

de

8:01
Présentateur

mobilisation lycéenne pour que le gouvernement fasse quoi

8:04
Locuteur

? Accepte

8:06
Présentateur

de recevoir les organisations lycéennes pour parler avec elles. Alors, tenez-vous-le tous pour dit. Si vous ne faites rien, vous n'aurez rien. Si vous faites les moutons, vous serez tondus. Si vous agissez, vous aurez un résultat. Il n'y a pas d'autre règle au rapport de force que l'engagement dans la lutte. Encore, encore,

8:33
Locuteur

faut

8:33
Présentateur

-il le faire avec sérieux, avec discipline d'action

8:38
Locuteur

et

8:39
Présentateur

sans s'égarer dans le n'importe quoi

8:42
Locuteur

par

8:42
Présentateur

quoi ici ou là on croit se rendre intéressant.

8:46
Locuteur

Il

8:46
Présentateur

est absurde de mettre le feu à des poubelles ou à des tas de cartons devant un lycée. C'est absurde parce que ça ne fait qu'une seule chose, servir l'adversaire qui vient filmer ça en gros plan pour pouvoir le passer, comme ça a été le cas il y a deux jours

9:02
Locuteur

au

9:03
Présentateur

journal télévisé de 20 heures on a vu toutes les poubelles de France qui brûlaient passer une par une avec leurs propriétaires désolé jusqu'au moment où quand même ça a commencé

9:14
Locuteur

à

9:15
Présentateur

ne plus être que des poubelles mais c'était aussi des tirs sur des jeunes gens

9:19
Locuteur

et

9:20
Présentateur

qu'on a commencé à avoir des braves gens et à dire attendez alors ça c'est pas possible je ne suis pas d'accord pour qu'on éborgue les gosses je ne suis pas d'accord pour qu'on éborgue les gosses des autres parce que c'est une règle de l'humanité c'est comme ça chaque adulte se préoccupe toujours spontanément d'abord des plus jeunes si un petit tombe tout le monde se précipite pour le ramasser si c'est un vieux comme moi non tout le monde s'écarte faut pas prendre

9:42
Locuteur

c'est

9:43
Présentateur

injuste mais c'est comme ça c'est comme ça et donc il n'y a pas une personne qui ne soit pas affligée de voir un jeune tabassé ou éborgné ou une jeune fille embarquée à moitié étranglée etc etc

9:58
Locuteur

alors très

10:01
Présentateur

malade veut dire qu'il leur aura fallu 10 jours pour accepter ça mais entre temps la vie a avancé

10:06
Locuteur

et

10:07
Présentateur

nous en sommes à plus de 900 lycées qui ont été bloqués aujourd'hui il y a plusieurs chiffres qui circulent moi on

10:14
Locuteur

m'a

10:14
Présentateur

donné celui-là je vous le donne je ne suis pas capable de les compter moi-même et 24 campus qui sont occupés à nouveau par des étudiants c'est donc une situation absolument hors du commun qui s'est installée

10:27
Locuteur

il

10:28
Présentateur

n'y a rien eu de comparable au cours des 20 30 ou peut-être 40 dernières années depuis l'assassinat de Malik Ousekine la mort de Malik Ousekine et les événements qui ont suivi

10:41
Locuteur

et

10:42
Présentateur

vous ce qui se passe

10:43
Locuteur

c

10:44
Présentateur

'est que ceux qui dirigent aujourd'hui appartiennent à une classe sociale appartiennent à des milieux sociaux

10:49
Locuteur

qui

10:50
Présentateur

sont sans mémoire des luttes

10:53
Locuteur

ils

10:53
Présentateur

n'ont rien connu de tout ça

10:55
Locuteur

et

10:55
Présentateur

pour beaucoup d'entre eux qui sont nés avec une cuillère d'argent dans la bouche même le dévergondage bourgeois ils ne l'ont pas fait à l'époque

11:04
Locuteur

donc

11:04
Présentateur

ils ne savent rien

11:05
Locuteur

ils

11:06
Présentateur

ne se rappellent de rien

11:07
Locuteur

et

11:07
Présentateur

ils ne savent pas qu'ici c'est la France

11:10
Locuteur

on

11:10
Présentateur

doit agir avec beaucoup de précaution quand on se propose de faire refluer des français d'une idée qu'ils se sont mis dans la tête

11:19
Locuteur

ce

11:19
Présentateur

peuple est naturellement rebelle et ses enfants encore plus parce que c'est comme ça ça aussi c'est une loi de la succession des générations regardez

11:31
Locuteur

c

11:31
Présentateur

'est exactement comme cet été cet été tout d'un coup le feu prend partout patatras il n

11:36
Locuteur

'y a

11:36
Présentateur

plus d'avion comment ça se fait on ne sait pas si si on sait c'est toi qui as rayé les commandes d'avion non non c'est pas moi dit monsieur Attal si si c'est toi on lui met le texte sous le nez

11:47
Locuteur

il

11:47
Présentateur

n

11:47
Locuteur

'y

11:47
Présentateur

a donc pas d'avion pas de moyens la sécurité civile a été les pompiers ont été appelés au front du feu pendant des jours des nuits des jours des nuits

11:56
Locuteur

une

11:57
Présentateur

situation inacceptable compte tenu des moyens dont dispose notre pays enfin tout de même on est capable de faire un avion qui effectue neuf missions militaires différentes le rapal et on n'est pas capable de fabriquer un bombardier d'eau c'est quand même un comble or pourtant si on est capable de faire un bombardier d'eau on en a même plusieurs

12:15
Locuteur

qui

12:16
Présentateur

sont en cours de préparation mais personne n'a pris la décision à temps personne n'a rien prévu personne n'a cru comme disait Macron mais qui aurait pu penser mais oui mais qui aurait pu penser que la canicule conduirait au feu surtout dans des forêts qui ont cet inconvénient d'être des forêts de plantation

12:36
Locuteur

c

12:36
Présentateur

'est à dire celle des Landes

12:37
Locuteur

s

12:38
Présentateur

'il y avait eu des coupes feu naturels par des feuilles qui se seraient trouvés là je ne vous fais pas un cours sur l'affaire du mélange des forêts mais

12:45
Locuteur

c

12:45
Présentateur

'était hautement prévisible tout ça et je déclare hautement prévisible que l'été prochain ça recommence

12:53
Locuteur

donc

12:53
Présentateur

mieux vaudrait maintenant mettre au point acheter les avions dont on a besoin

12:57
Locuteur

et

12:58
Présentateur

puis mieux vaudrait s'entendre dès maintenant avec les autres peuples du rivage de la Méditerranée pour partager nos avions

13:04
Locuteur

parce

13:05
Présentateur

que toute catastrophe qui arrive à l'un devient une catastrophe pour l'autre

13:09
Locuteur

si

13:09
Présentateur

le Maroc l'Algérie la Tunisie l'Espagne l'Italie viennent à souffrir autant que nous il y aura des conséquences pour tout le monde les uns pour les autres parce que que ça plaise ou non aux racistes et aux xénophobes nous sommes des peuples dorénavant très mélangés

13:24
Locuteur

nos

13:25
Présentateur

familles sont un peu partout

13:27
Locuteur

et

13:27
Présentateur

chez tout le monde

13:30
Locuteur

alors là

13:33
Présentateur

c'est pareil

13:33
Locuteur

d

13:34
Présentateur

'année en année

13:35
Locuteur

Macron

13:36
Présentateur

a supprimé 10 000 postes d'enseignants

13:40
Locuteur

d

13:40
Présentateur

'accord d'année en année on supprime et puis un jour vous lisez ah et bien

13:46
Locuteur

il

13:46
Présentateur

y a moins de jeunes donc par conséquent comme il y

13:48
Locuteur

en

13:48
Présentateur

a moins et bien il y a moins besoin de profs

13:52
Locuteur

on

13:53
Présentateur

pensait plutôt le contraire que s'il y en avait moins comme ça ils seraient moins nombreux et on pourrait réorganiser tout ça un peu mieux et là on découvre que la moyenne c'est 30 élèves

14:00
Locuteur

par

14:01
Présentateur

classe alors qu'elle était de 27

14:02
Locuteur

en

14:03
Présentateur

2017

14:05
Locuteur

donc

14:05
Présentateur

ça a augmenté

14:07
Locuteur

la

14:07
Présentateur

cause de l'action de ce qui s'est produit

14:09
Locuteur

et

14:10
Présentateur

bien c'est

14:11
Locuteur

les

14:12
Présentateur

conditions matérielles et psychologiques d'existence

14:15
Locuteur

des

14:16
Présentateur

lycéens qui parfois sont des jeunes adultes majeurs donc des citoyens de ce pays

14:21
Locuteur

qui

14:22
Présentateur

donc sont par définition investis du pouvoir de décision partagée qui est celui d'une démocratie

14:28
Locuteur

mais

14:29
Présentateur

quand bien même ne serait-ce pas le cas

14:30
Locuteur

tous

14:31
Présentateur

mériteraient quand même d'être traités décemment ce n'est pas le cas

14:33
Locuteur

un

14:34
Présentateur

établissement sur deux où il y

14:35
Locuteur

a

14:35
Présentateur

des profs absents non remplacés pendant des semaines

14:40
Locuteur

la

14:40
Présentateur

plupart des établissements n'ont pas de personnel de santé

14:45
Locuteur

alors

14:46
Présentateur

même que tout le monde sait qu'il y a un phénomène plus ou moins bien analysé et étudié des fois difficile à comprendre pour la génération aînée ou pour ceux qui sont au pouvoir que se passe-t-il on nous dit que de tous côtés le problème numéro un des jeunes aujourd'hui est psychologique

15:02
Locuteur

qu

15:03
Présentateur

'il y a une difficulté à vivre

15:05
Locuteur

bon

15:06
Présentateur

alors il y

15:07
Locuteur

a

15:07
Présentateur

sans doute des explications moi je ne suis pas un psychologue ni quelqu'un d'assez avancé en sociologie pour pouvoir le dire mais je peux quand même dire au moins une chose tous des gens de mon milieu social et de beaucoup d'entre vous pour nous l'école c'est l'unique ascenseur social

15:24
Locuteur

c

15:24
Présentateur

'est l'unique possibilité d'imaginer qu'on va avoir une vie où on va être maître de soi-même de son existence de ses choix de vie parce que on aura un salaire qui sera plus intéressant compte tenu de notre qualification de notre savoir-faire du métier qu'on sera qu'est

15:40
Locuteur

-ce

15:40
Présentateur

que vous voulez qu'on fasse d'autre on n'est pas né avec une cuillère d'argent dans la bouche ni avec des titres longs comme le bras pour être dans la bonne société où on se replace les uns les autres

15:51
Locuteur

nous

15:51
Présentateur

n'avons que ça

15:52
Locuteur

mais

15:52
Présentateur

si vous commencez à venir voir les mêmes et leur dire

15:56
Locuteur

tout

15:56
Présentateur

ce que vous faites ne sert à rien parce que de toute façon vous n'aurez rien parce que vos profs ne sont pas là parce qu'il n

16:03
Locuteur

'y a

16:03
Présentateur

pas de porte aux chiottes qui montre toute l'idée qu'on se fait de vous parce qu'il n

16:07
Locuteur

'y

16:07
Présentateur

a pas le robinet qui fonctionne parce qu'il n

16:10
Locuteur

'y a

16:10
Présentateur

pas de savon parce qu'il manque des profs parce qu'il n

16:12
Locuteur

'y a

16:12
Présentateur

personne à qui aller parler parce qu'il manque des assistants d'éducation etc.

16:17
Locuteur

etc. et

16:18
Présentateur

qu'après on vous dit et puis il

16:19
Locuteur

y

16:19
Présentateur

a parcours sup

16:20
Locuteur

c

16:21
Présentateur

'est-à-dire que vous vivez dans l'angoisse permanente d'être foudroyé avant même d'être arrivé à l'âge où vous pouvez commencer à choisir

16:29
Locuteur

et

16:29
Présentateur

en quelque sorte on vous enjoint de savoir dès l'âge de 14 ou de 15 ans

16:34
Locuteur

ce

16:35
Présentateur

que vous allez faire de votre vie et on espère que vous allez vous mettre à marmer comme une bête

16:39
Locuteur

pour

16:40
Présentateur

pouvoir satisfaire aux conditions de parcours plus vraiment je ne

16:44
Locuteur

vous

16:44
Présentateur

envie pas jeunes gens

16:46
Locuteur

de

16:47
Présentateur

mon temps je trouvais ridicule j'avais assez de bon sens pour ça qu'on vienne me consulter sur mes sentiments à propos de la lutte de l'amour et du devoir dans Corneille et dans Racine disons qu'à l'âge où nous étions nous en avions des vues assez sommaires surtout du devoir

17:05
Locuteur

et

17:06
Présentateur

qu'on voyait bien qui avait gagné d'avance

17:09
Locuteur

mais

17:09
Présentateur

alors là c'est votre vie qu'on vous demande et vous voudriez que des jeunes gens se portent bien

17:14
Locuteur

en

17:14
Présentateur

ayant ce poids sur la tête

17:17
Locuteur

et

17:17
Présentateur

est-ce que vous savez gens qui placez vos enfants dans le lycée le plus proche puisque vous pouvez vous le payer qu'il y en a qui se lèvent à 6h du matin qui font des changements de transport en commun pour pouvoir arriver à l'heure à l'école

17:30
Locuteur

est

17:30
Présentateur

-ce que vous n'êtes pas étonné de votre propre mépris parce que dans le passé on disait ah ben les jeunes ils veulent pas étudier cette fois-ci ils se battent pour avoir des

17:38
Locuteur

profs ça

17:40
Présentateur

devrait vous faire penser réfléchir

17:42
Locuteur

qu

17:43
Présentateur

'est-ce qu'il se passe

17:43
Locuteur

au

17:48
Présentateur

lieu de voir

17:49
Locuteur

les

17:50
Présentateur

poubelles qui brûlent

17:51
Locuteur

regardez

17:52
Présentateur

vos propres enfants parlez avec eux

17:56
Locuteur

ayez

17:56
Présentateur

du respect pour les autres puissants de la terre

18:00
Locuteur

ayez

18:00
Présentateur

du respect même si une jeune personne

18:04
Locuteur

peut

18:04
Présentateur

être agitée peut faire ceci ou cela

18:08
Locuteur

est

18:08
Présentateur

-ce que vous ne savez pas que c'est prévu dans le plan constitutionnel génétique des êtres humains que les adolescents se mettent en danger ça fait partie de la sélection allez voir Darwin si vous êtes pas content

18:18
Locuteur

mais

18:19
Présentateur

pas nous n'y peut rien on est comme ça pourquoi vous ne respectez pas

18:23
Locuteur

ces

18:23
Présentateur

gens pourquoi vous n'écoutez pas c'est pas facile il vous faut 10 jours pour avoir idée de voir les gens et parler avec eux

18:31
Locuteur

voilà

18:31
Présentateur

le fond de l'affaire

18:32
Locuteur

le

18:36
Présentateur

fond de l'affaire

18:36
Locuteur

et

18:37
Présentateur

le fond du sac

18:39
Locuteur

parce

18:39
Présentateur

que ceux qui dirigent sont au fond du sac

18:41
Locuteur

et

18:42
Présentateur

là ils sont en train de paniquer grave

18:45
Locuteur

et

18:46
Présentateur

c'est pourquoi ils sont dangereux

18:47
Locuteur

car

18:48
Présentateur

je vais vous dire

18:50
Locuteur

que

18:50
Présentateur

quoi que je n'ai pas mis les pieds devant un seul lycée contrairement à ceux qui racontent que je m'y rends pour y mettre le feu et en citer tout le monde

18:57
Locuteur

à

18:58
Présentateur

faire la pagaille

18:59
Locuteur

je

19:00
Présentateur

suis renseigné depuis la première heure du premier jour

19:04
Locuteur

par

19:04
Présentateur

qui

19:04
Locuteur

?

19:05
Présentateur

et bien

19:07
Locuteur

par

19:07
Présentateur

les députés insoumis par les parents insoumis par les jeunes insoumis vous savez quoi des jeunes insoumis ?

19:13
Locuteur

il

19:13
Présentateur

y en a partout

19:14
Locuteur

tout

19:14
Présentateur

est perdu mesdames, messieurs partout

19:28
Locuteur

j

19:28
Présentateur

'ai vu cet après-midi dans une dépêche de l'AFP qui bien sûr courait à la première goutte de sang qui est tombée pour voir si ça avait bon goût

19:36
Locuteur

le

19:37
Présentateur

gouvernement a dit que les services de renseignement étaient d'accord pour désigner les responsables des événements

19:45
Locuteur

ce

19:45
Présentateur

seraient les insoumis

19:47
Locuteur

et

19:47
Présentateur

leurs proxys

19:49
Locuteur

ça

19:52
Présentateur

ne leur suffit pas qu'il y

19:53
Locuteur

ait

19:53
Présentateur

des insoumis partout en plus il y

19:54
Locuteur

a

19:54
Présentateur

des proxys alors les proxys bon vous avez compris

19:58
Locuteur

les

19:59
Présentateur

proxys peut-être du Hamas ou bien quelque chose comme ça voilà

20:05
Locuteur

et

20:05
Présentateur

bien moi je pose la question depuis cette tribune et comme nous sommes diffusés je serai qu'on sera écoutés quel service de renseignement a dit ça

20:12
Locuteur

?

20:13
Présentateur

Monsieur le service de renseignement

20:16
Locuteur

pour

20:17
Présentateur

qui vous vous prenez

20:18
Locuteur

?

20:18
Présentateur

il y a là un sénateur là devant il y a deux députés

20:22
Locuteur

ces

20:22
Présentateur

deux personnes ces trois personnes ne sont pas d'accord pour que vous les accusiez d'organiser des événements qu

20:28
Locuteur

'ils

20:28
Présentateur

n'ont pas organisé

20:30
Locuteur

nous

20:30
Présentateur

ne sommes pas d'accord c'est pas une république bananière la France

20:34
Locuteur

c

20:34
Présentateur

'est pas une république où les services de renseignement décident qu'un mouvement populaire comme il n'y

20:40
Locuteur

en

20:40
Présentateur

a pas eu depuis 30 ans

20:42
Locuteur

est

20:42
Présentateur

l'oeuvre de quelques agitateurs c'est le vieux fantasme

20:46
Locuteur

vous

20:47
Présentateur

savez la révolution est toujours le résultat d'un complot

20:51
Locuteur

et

20:52
Présentateur

la catastrophe est immense nous n'obstant la stupidité de ceux qui essayent de s'y opposer et qui échouent si Nicolas II et Louis XVI étaient des crétins ce n'est pas nous qui les avons fabriqués ils se sont fabriqués tout seuls et ils sont le signal d'une époque qui arrive à son terme qui ne sait plus quoi faire qui ne sait plus comment aborder les événements et nous sommes dans quelque chose de comparable mais je pose la question

21:15
Locuteur

il

21:16
Présentateur

paraît que c'est le gouvernement qui a dit que les services de renseignement auraient dit et c'est dans le journal

21:26
Locuteur

et

21:26
Présentateur

voilà pourquoi n'importe qui peut dans la rue me dire c'est vous qui avez que vos proxys

21:32
Locuteur

non,

21:33
Présentateur

nous voulons des explications

21:34
Locuteur

nous

21:35
Présentateur

les exigeons nous y avons droit nous ne permettons pas qu'on nous accuse de cette manière ce n'est pas que nous nous sentions gênés par notre solidarité avec le mouvement de la jeunesse mais voilà comment tout a commencé

21:47
Locuteur

le

21:48
Présentateur

premier événement a lieu dans un lycée

21:51
Locuteur

à

21:51
Présentateur

Créteil

21:52
Locuteur

Val

21:53
Présentateur

-de-Marne

21:53
Locuteur

dans

21:57
Présentateur

le Val-de-Marne

21:59
Locuteur

il

22:00
Présentateur

y a

22:00
Locuteur

si

22:01
Présentateur

mes souvenirs sont bons 4 ou 5 députés insoumis

22:04
Locuteur

et

22:04
Présentateur

il se trouve que ce lycée est dans la circonscription de Clémence Guettet députée insoumise et une de nos dirigeantes

22:12
Locuteur

et

22:13
Présentateur

il se trouve

22:14
Locuteur

que

22:14
Présentateur

Louis Boyard

22:15
Locuteur

est

22:16
Présentateur

député du Val-de-Marne par conséquent les députés insoumis ont cette particularité par rapport aux autres c'est que quand il se passe quelque chose ils vont voir

22:25
Locuteur

des

22:26
Présentateur

tas d'autres attendent que ça revienne jusqu'au journal qui va leur apprendre que c

22:29
Locuteur

'est

22:29
Présentateur

les proxys

22:30
Locuteur

qui

22:31
Présentateur

ont créé un événement

22:33
Locuteur

ces

22:33
Présentateur

deux là ils sont allés

22:35
Locuteur

et

22:35
Présentateur

ils sont revenus en nous racontant ce qui se passait dans ce lycée l'état d'exaspération des jeunes gens qui sont là et des enseignants et des personnels de l'éducation qui n'en peuvent plus ayant le sentiment

22:47
Locuteur

que

22:48
Présentateur

ce qu'ils font est complètement défiguré dénaturé par les conditions dans lesquelles ils le font

22:54
Locuteur

voilà

22:54
Présentateur

comment l'alerte est arrivée

22:55
Locuteur

et

22:56
Présentateur

puis comme aujourd'hui il y a autre chose qui existe fort heureusement

23:01
Locuteur

qui

23:01
Présentateur

permet de contourner le journal de 20 heures de France 2 et de ses poubelles

23:06
Locuteur

qui

23:06
Présentateur

s'appelle les réseaux sociaux

23:08
Locuteur

donc

23:08
Présentateur

ce qui s'est passé à Créteil a fait le tour figurez-vous non seulement du département mais du pays

23:14
Locuteur

si

23:15
Présentateur

bien que de manière tout à fait surprenante les proxys ont eu leur travail facilité

23:20
Locuteur

par

23:21
Présentateur

le fait que des milliers de jeunes gens

23:23
Locuteur

se

23:24
Présentateur

sont dit mais nous aussi on a la même chose donc on va faire pareil

23:27
Locuteur

et

23:27
Présentateur

voilà comment ce mouvement s'est allumé pourquoi je vous amène jusqu'à ce point

23:31
Locuteur

c

23:32
Présentateur

'est pour que vous compreniez bien les deux choses en même temps la situation démarre de conditions qui échappent à tout le monde

23:42
Locuteur

et

23:42
Présentateur

c'est bien cette caractéristique là qui est en même temps la caractéristique de la période dans laquelle nous sommes

23:49
Locuteur

c

23:49
Présentateur

'est que la société par son pouvoir étant mise en impasse partout qu'il s'agisse d'un incendie

23:55
Locuteur

qu

23:55
Présentateur

'il s'agisse d'aller au lycée

23:57
Locuteur

qu

23:58
Présentateur

'il s'agisse de voir ses enfants protégés contre les pédocriminels ou qu'il s'agisse de tout ce que vous voulez plus rien ne marche et tout le monde s'en rend compte et tout le monde sent

24:08
Locuteur

qu

24:08
Présentateur

'il y a une impasse du pouvoir politique alors le pouvoir politique essaye quoi ?

24:13
Locuteur

de

24:14
Présentateur

ne pas partir de la réalité il construit une réalité parallèle non il n'y a pas de problème de porte-toilette non c'est pas la question du savon non c'est pas les profs absents

24:25
Locuteur

non

24:26
Présentateur

c'est pas le personnel de santé absent

24:28
Locuteur

c

24:29
Présentateur

'est LFI et les proxys réglons le problème d'LFI et alors surgiront des portes-chiottes

24:36
Locuteur

et

24:37
Présentateur

surgiront des profs dissolvons LFI

24:48
Locuteur

qu

24:48
Présentateur

'on nous y invite BFN

24:50
Locuteur

tous

24:51
Présentateur

les jours Mélenchon contrôle-t-il la situation

24:57
Locuteur

c'est

24:57
Présentateur

comme ça tous les jours toutes les heures

25:00
Locuteur

et

25:00
Présentateur

après les mêmes vont venir pleurer oh vous nous avez mal parlé dans la manifestation vous nous mettez une cible dans le dos et moi

25:07
Locuteur

je

25:08
Présentateur

suis pas un être humain

25:09
Locuteur

je

25:09
Présentateur

suis pas une personne qui a droit au respect et vous qui avez fait ces mouvements vous n'avez pas droit au respect voilà le problème qui est posé

25:16
Locuteur

tout

25:17
Présentateur

le long partout ils vivent dans une réalité parallèle

25:20
Locuteur

ils

25:21
Présentateur

ne régleront rien aussi longtemps qu'ils penseront qu'il suffit de nous nuire et de nous insulter

25:27
Locuteur

pour

25:28
Présentateur

que les problèmes se règlent d'ailleurs ils ne le croient pas ils savent eux-mêmes que c'est une diversion mais alors où vont-ils comme ça

25:35
Locuteur

que

25:35
Présentateur

veulent-ils qu'attendent-ils

25:38
Locuteur

peut

25:38
Présentateur

-être le pourrissement d'une situation

25:40
Locuteur

qui

25:41
Présentateur

leur permettrait de constituer le tableau dont rêve tout réactionnaire et tout apprenti dictateur apprenti avec un nœud

25:51
Locuteur

au

25:52
Présentateur

féminin

25:53
Locuteur

il

25:53
Présentateur

faut

25:53
Locuteur

que l

25:54
Présentateur

'ordre soit rétabli

25:55
Locuteur

dit

25:56
Présentateur

madame le pen et elle nous annonce ce que sera sa dictature parce que la mesure de l'ordre c'est elle qui le fixera elle vous prévient d'avance moi aussi je vous préviens d'avance

26:05
Locuteur

s

26:06
Présentateur

'il y

26:06
Locuteur

a

26:06
Présentateur

un problème on tâchera de le régler

26:08
Locuteur

et

26:08
Présentateur

si on n'a pas les moyens on le dira et on essaiera de trouver une solution elle elle répond l'ordre sera rétabli de quel ordre vous parlez madame

26:15
Locuteur

du

26:16
Présentateur

désordre quotidien que vivent nos jeunes gens

26:19
Locuteur

c

26:19
Présentateur

'est ça pour vous la normalité du fonctionnement de la situation

26:23
Locuteur

de

26:23
Présentateur

la vie dans un lycée

26:25
Locuteur

enfin

26:25
Présentateur

vous savez bien que non ils vivent dans une réalité parallèle dont il ne surgira que de la violence

26:31
Locuteur

et

26:32
Présentateur

c'est à cette violence

26:33
Locuteur

et c'est à cette violence c

26:34
Présentateur

'est sur elle qu'il compte

26:36
Locuteur

pour

26:37
Présentateur

obtenir un bon résultat électoral

26:40
Locuteur

parce

26:41
Présentateur

que cette affaire tombe juste derrière quelques sondages qui leur ont posé problème et empêché de dormir depuis réjouissons-nous tous monsieur le chef d'IFLOP est réapparu

26:53
Locuteur

monsieur

26:54
Présentateur

Dhabi le peuple de Gluckman qui est venu nous expliquer pourquoi nous avons déjà perdu l'élection qui ne fait que commencer

26:59
Locuteur

mais

27:00
Présentateur

moi je leur dis à tous

27:03
Locuteur

c

27:03
Présentateur

'est un honneur pour nous les insoumis quel que soit notre âge et notre place dans l'ensemble de la galaxie insoumise

27:10
Locuteur

d

27:10
Présentateur

'être identifiés par la jeunesse des lycées comme des alliés nous avons fait notre devoir de militants politiques de députés de parents parce que oui nous n'avons pas honte de dire que nous regardons tous ces enfants quels qu'ils soient avec affection comme si c'était les nôtres alors

27:39
Locuteur

tout

27:43
Présentateur

y est passé

27:43
Locuteur

le

27:44
Présentateur

premier jour

27:46
Locuteur

le

27:47
Présentateur

corps nu

27:47
Locuteur

ce

27:48
Présentateur

petit politicien

27:50
Locuteur

qui

27:51
Présentateur

est la créature de son maître

27:55
Locuteur

vient

27:56
Présentateur

et dit monsieur Mélenchon

27:59
Locuteur

vous

27:59
Présentateur

devriez vous poser des problèmes vous dites que les jeunes sont inoffensifs alors qu'une jeune fille a été attaquée à l'acide ce matin menteur

28:09
Locuteur

personne

28:10
Présentateur

n'a été attaqué à l'acide

28:11
Locuteur

mais

28:12
Présentateur

regardez ce qu'il a été chercher

28:14
Locuteur

qui

28:15
Présentateur

lui a raconté une histoire pareille il a inventé tout seul ou c'est quelqu'un dans son bureau pourquoi il pense à l'acide à cause de quoi qu'est-ce qu'ils veulent désigner

28:23
Locuteur

et

28:24
Présentateur

tout à l'heure Attal alors monsieur Mélenchon jeter de l'essence sur un enseignant pour le faire brûler ça vous paraît une bonne méthode personne n

28:32
Locuteur

'a

28:32
Présentateur

jeté d'essence c'est l'académie et la préfecture qui ont démenti cette information

28:37
Locuteur

ces

28:38
Présentateur

gens courent derrière les pires ragots

28:40
Locuteur

les

28:41
Présentateur

pires cochonneries qui traînent pour essayer de dresser les uns contre les autres les profs contre les jeunes les jeunes contre les profs la société contre eux elle est fille

28:51
Locuteur

elle

28:51
Présentateur

est fille

28:52
Locuteur

elle

28:52
Présentateur

est fille

28:54
Locuteur

elle

28:55
Présentateur

est fille elle

28:56
Locuteur

est fille elle

28:56
Présentateur

est fille elle est fille

28:57
Locuteur

et

29:03
Présentateur

voilà Retailleau

29:07
Locuteur

comme

29:08
Présentateur

personne parle de lui il dit je vais insulter Mélenchon ça fera parler de moi et c'est vrai

29:13
Locuteur

tout

29:14
Présentateur

ce qu'il a raconté avant tout le monde s'en fout mais quand il arrive

29:18
Locuteur

et

29:19
Présentateur

qu'il dit oui je pose la question que je veux mettre dans le débat public d'interdire les

29:25
Locuteur

filles

29:27
Présentateur

ben vas-y nous aussi on va dire on pose la question de savoir si on pourrait interdire monsieur Retailleau

29:33
Locuteur

où

29:41
Présentateur

se croient ces gens

29:43
Locuteur

où

29:44
Présentateur

se croient-ils on vient à la télé on va interdire un parti un mouvement politique

29:50
Locuteur

un

29:50
Présentateur

mouvement qui en 10 ans est entré dans toutes les institutions du pays toutes les assemblées

29:55
Locuteur

le

29:56
Présentateur

Sénat l'Assemblée nationale les régions les départements les mairies

30:01
Locuteur

en

30:01
Présentateur

moins de 10 ans

30:02
Locuteur

alors

30:04
Présentateur

c'est vrai parce qu'on est géniaux

30:07
Locuteur

mais

30:08
Présentateur

il n

30:08
Locuteur

'y

30:08
Présentateur

a pas que ça

30:08
Locuteur

il

30:09
Présentateur

y a l'état mental politique d'un peuple pas un instant je crois à autre chose

30:15
Locuteur

tout

30:15
Présentateur

ce que nous voyons et la confirmation de ce que je vous ai expliqué mois après mois dans les moments politiques

30:22
Locuteur

quand

30:23
Présentateur

nous sommes revenus du rassemblement de Saint-Denis je vous ai dit ce qui compte c'est que plus de 30 000 personnes ont voulu être là en dépit de tout et qu'elles ont crié Nouvelle France Nouvelle France et qu'elles ont crié on est chez nous

30:37
Locuteur

et

30:38
Présentateur

qu'elles ont crié on va gagner

30:42
Locuteur

c

30:43
Présentateur

'est le peuple qui fait l'histoire

30:45
Locuteur

qu

30:58
Présentateur

'on se rappelle tous bien

30:59
Locuteur

c

31:00
Présentateur

'est le peuple qui fait l'histoire et quand des gens viennent si nombreux à des réunions où ils savent qu'il n

31:05
Locuteur

'y aura

31:05
Présentateur

plus la place

31:07
Locuteur

ils

31:07
Présentateur

viennent

31:08
Locuteur

parce

31:09
Présentateur

qu'ils veulent faire une démonstration que nous sommes le nombre que nous sommes soudés que nous sommes solidaires une fois de plus

31:16
Locuteur

je

31:17
Présentateur

vais vous appeler à la discipline du combat

31:20
Locuteur

pas

31:21
Présentateur

de panique

31:21
Locuteur

pas

31:22
Présentateur

d'énervement

31:24
Locuteur

allez

31:24
Présentateur

au contact

31:26
Locuteur

partout

31:26
Présentateur

où vous le pouvez

31:27
Locuteur

parents

31:28
Présentateur

ou pas militants ou élus au contact des lycéens au contact des étudiants car voyez-vous

31:36
Locuteur

la

31:37
Présentateur

sortie de crise

31:38
Locuteur

quand

31:39
Présentateur

il y a de la violence

31:40
Locuteur

quand

31:41
Présentateur

il y a des tensions c'est la politique

31:43
Locuteur

ce

31:44
Présentateur

n'est pas la répression

31:45
Locuteur

il

31:46
Présentateur

ne se passera rien si on tabasse des centaines de jeunes si on en éborne rien d'autre que du dégoût

31:53
Locuteur

et

31:53
Présentateur

ce n

31:53
Locuteur

'est

31:53
Présentateur

pas dans ce pays-là qu'on veut vivre

31:55
Locuteur

mais

31:56
Présentateur

vous autres

31:57
Locuteur

vous

31:57
Présentateur

allez trouver en vous-même la force d'aller dire comme je l'ai dit il

32:00
Locuteur

y

32:00
Présentateur

a un instant les yeux dans les yeux

32:03
Locuteur

ça

32:03
Présentateur

ne sert à rien de mettre le feu nous nous sommes des combattants

32:07
Locuteur

nous

32:08
Présentateur

sommes en ordre nous sommes disciplinés nous ne posons pas un seul acte qui aille contre l'objectif qu

32:13
Locuteur

'on

32:13
Présentateur

s'est donné alors j'ai dit nous appelons à des méthodes de lutte non-violente

32:18
Locuteur

il

32:19
Présentateur

faut trouver toute l'inspiration pour savoir en quoi ça consiste

32:22
Locuteur

mais

32:23
Présentateur

il faut le faire camarades

32:25
Locuteur

parce

32:26
Présentateur

que sinon on joue contre soi-même

32:29
Locuteur

là

32:29
Présentateur

où il y a le feu n'importe quel imbécile est capable de tirer dans la figure de quelqu'un d'autre en disant j'étais menacé d'autant que maintenant ils ont pour eux la loi permis de tuer

32:39
Locuteur

je

32:40
Présentateur

vous appelle jeunes gens où que vous soyez à la discipline du combat

32:44
Locuteur

vous

32:45
Présentateur

ne devez pas faire autre chose que des méthodes de lutte non-violente

32:49
Locuteur

et

32:50
Présentateur

c'est moi qui vous le dis

32:51
Locuteur

je

32:52
Présentateur

veux dire engageant à travers ma parole tout ce que j'ai pu apprendre au fil des décennies

32:57
Locuteur

dans

32:58
Présentateur

lesquelles j'ai participé à toutes sortes de luttes

33:01
Locuteur

s

33:01
Présentateur

'il y avait des méthodes plus efficaces je vous les recommanderais il arrive parfois

33:06
Locuteur

qu

33:07
Présentateur

'il faille aller plus loin que la limite mais ce n'est pas le cas et vous avez vu à quelle malveillance agit l'adversaire quand Bali tire une poubelle en feu pour qu'elle ne fiche pas le feu au bâtiment c'est lui qu'on accuse d'avoir mis le feu dans la poubelle alors ceux qui facilitent le travail de l'oppresseur

33:27
Locuteur

doivent

33:28
Présentateur

rentrer en eux-mêmes et se demander quel genre de besogne ils sont en train d'accomplir car nous allons entrer

33:34
Locuteur

dans

33:34
Présentateur

une période

33:35
Locuteur

où

33:36
Présentateur

vous autres les insoumis

33:37
Locuteur

vous

33:38
Présentateur

devrez être le sang-froid de la masse

33:41
Locuteur

est

33:42
Présentateur

sa fraction la plus clairvoyante

33:45
Locuteur

la

33:46
Présentateur

plus capable de comprendre et de savoir quoi faire et comment le faire pourquoi

33:50
Locuteur

?

33:51
Présentateur

parce que

33:51
Locuteur

pour

33:53
Présentateur

la première fois

33:54
Locuteur

nous

33:55
Présentateur

avons la conjugaison premièrement de violences policières

34:00
Locuteur

dont

34:01
Présentateur

nous savons jusqu'où elles peuvent aller

34:03
Locuteur

nous

34:04
Présentateur

sommes dans le pays de Naël

34:06
Locuteur

et

34:09
Présentateur

une mobilisation de masse

34:11
Locuteur

de

34:12
Présentateur

la jeunesse telle qu'elle est

34:14
Locuteur

dans

34:15
Présentateur

la nouvelle France d'aujourd'hui

34:17
Locuteur

et

34:17
Présentateur

il faut donc agir avec précaution avec efficacité

34:23
Locuteur

j

34:24
Présentateur

'ai dit qu'il fallait appeler à des méthodes de lutte non-violente et voilà que le grand journal de toutes les révérences le monde lui-même

34:32
Locuteur

dit

34:32
Présentateur

que je suis partagé entre ma quête de respectabilité

34:37
Locuteur

et mon

34:40
Présentateur

sentiment d'union avec les luttes pauvres gens comme je vous plains

34:43
Locuteur

au

34:44
Présentateur

bout de tant d'années vous n'avez toujours pas compris qui je suis je n'ai que faire de votre appréciation à propos de ma respectabilité si je suis arrivé jusque là c'est précisément parce que j'ai toujours mis au poste de commande le lien avec les masques qui sont en mouvement et avec rien d'autre

35:02
Locuteur

alors on

35:04
Présentateur

me dit monsieur Mélenchon mais ça ne va pas vous servir pour les élections ah tiens

35:10
Locuteur

j

35:11
Présentateur

'ai même vu des gens rêver et dire au fond si on avait un grand bazar comme en 68

35:18
Locuteur

et

35:18
Présentateur

que ça se termine électoralement comme en 68 ce serait formidable 10 millions de travailleurs en grève et derrière la plus grosse raclée électorale qui est prise la gauche

35:27
Locuteur

ça

35:27
Présentateur

les arrangerait

35:28
Locuteur

c

35:29
Présentateur

'est pourquoi je vous demande continuellement d'y réfléchir quand vous entrez dans l'action

35:34
Locuteur

c

35:34
Présentateur

'est une bataille globale que nous menons

35:36
Locuteur

et

35:37
Présentateur

d'une certaine manière cette bataille aujourd'hui des lycéens et des étudiants j'en ai pas fini avec

35:43
Locuteur

elle

35:44
Présentateur

entre en résonance avec la bataille pour la conquête du pouvoir par les voies démocratiques et par les élections que nous aurons en 2027

35:52
Locuteur

c

35:53
Présentateur

'est un seul et même processus

35:55
Locuteur

alors

35:56
Présentateur

qu'il se demande

35:57
Locuteur

s

35:58
Présentateur

'il nous accuse d'avoir déclenché ce mouvement pourquoi l'aurions-nous fait

36:03
Locuteur

qui

36:03
Présentateur

a-t-il besoin de déclencher dans ce pays rien ça se passe tout seul

36:08
Locuteur

et

36:08
Présentateur

voilà que il y a une conjonction la société est en train de se mobiliser il se produit une chose

36:16
Locuteur

qu

36:17
Présentateur

'on n'aurait pas pu espérer il

36:18
Locuteur

y

36:18
Présentateur

a encore 10 jours

36:19
Locuteur

pour

36:20
Présentateur

la première fois personne à gauche nous tire dans le dos

36:25
Locuteur

pour

36:26
Présentateur

la première fois

36:26
Locuteur

on

36:27
Présentateur

n'entend pas les émeutes urbaines quand nous on parle de révoltes urbaines deuxièmement pour la première fois

36:34
Locuteur

voici

36:36
Présentateur

que tous les syndicats de salariés

36:38
Locuteur

par

36:39
Présentateur

leur confédération CGT FO Solidaires toutes appellent au soutien du mouvement lycéen

36:45
Locuteur

toutes

36:54
Présentateur

les organisations

36:56
Locuteur

d

36:57
Présentateur

'enseignants appellent toutes les organisations lycéennes et étudiantes

37:02
Locuteur

l

37:03
Présentateur

'union syndicale lycéenne l'union étudiante ça c'est le syndicat l'UNEF Solidaires étudiants et même la FAGE

37:10
Locuteur

et

37:10
Présentateur

tous appellent à la manifestation le 6 octobre prochain

37:16
Locuteur

c

37:16
Présentateur

'est du sans précédent alors je veux dire

37:19
Locuteur

à

37:20
Présentateur

ceux qui nous imaginent des rôles auxquels nous ne prétendons pas

37:24
Locuteur

je

37:24
Présentateur

les invite une fois dans leur vie ça ne sera pas trop long à lire quelle idée nous nous faisons de nous-mêmes il y a une brochure qui est en ligne qui s'appelle Comment faire depuis qu'il y a des luttes et qu'il y

37:35
Locuteur

a

37:35
Présentateur

des insoumis

37:36
Locuteur

à

37:37
Présentateur

chaque fois on me dit alors vous voulez récupérer le mouvement et à chaque fois je réponds pas du tout on a l'intention de se faire récupérer par le mouvement c'est ce qui se passe

37:45
Locuteur

et

37:45
Présentateur

c'est à nouveau ce qui se passe nous ne prétendons pas diriger le mouvement des lycéens et des étudiants les années 80 90 avec les manipulateurs

37:56
Locuteur

qui

37:57
Présentateur

depuis certains sièges politiques manipulaient la représentation des gens nous ne sommes pas de ces gens-là

38:04
Locuteur

et

38:04
Présentateur

nous sommes heureux de voir les syndicats de salariés s'avancer vers la première ligne pourquoi ? parce que c'est eux qui ont la clé

38:13
Locuteur

je

38:13
Présentateur

vais remonter un peu dans le temps Malik Ousekine est mort dans la nuit du jeudi je crois

38:19
Locuteur

ou

38:19
Présentateur

du vendredi je ne me souviens plus exactement avare de la vie

38:23
Locuteur

peut

38:23
Présentateur

-être étais-je mêlé

38:25
Locuteur

j

38:26
Présentateur

'étais dans la rue au-dessus

38:27
Locuteur

c

38:28
Présentateur

'était mes premières séances du Sénat

38:29
Locuteur

et

38:30
Présentateur

on passait la loi de Vaquet et hasard de la vie j'étais le seul du groupe socialiste à être contre après ça s

38:38
Locuteur

'est

38:38
Présentateur

amélioré mais c'était comme ça donc je regardais c'était je voulais voir qui c'était quels étaient les jeunes qui avaient là il y avait même des lycées professionnels je trouvais ça extraordinaire

38:48
Locuteur

là

38:49
Présentateur

il y en a beaucoup aussi qui sont en mouvement dans un instant un mot pour eux Malik Ousekine est mort cette nuit

38:56
Locuteur

dans

38:57
Présentateur

la nuit des coups qu'il avait reçus il était malade et ça l'a tué le samedi je crois

39:03
Locuteur

ou

39:04
Présentateur

le vendredi ça discute entre les syndicats de salariés le samedi

39:07
Locuteur

ils

39:08
Présentateur

annoncent une grève générale pour le lundi

39:11
Locuteur

le

39:12
Présentateur

dimanche Chirac président de la république cède

39:15
Locuteur

la

39:15
Présentateur

loi est abrogée

39:17
Locuteur

les

39:18
Présentateur

syndicats de salariés par leur puissance par ceux qu'ils représentent

39:21
Locuteur

ont

39:22
Présentateur

en main la possibilité

39:25
Locuteur

de

39:25
Présentateur

faire cesser ce qui est en train de se passer d'obliger

39:29
Locuteur

à

39:29
Présentateur

l'ouverture de la discussion ah ah c'est pas facile mais je le sais

39:33
Locuteur

c

39:33
Présentateur

'est bien pourquoi je me réjouis de les voir être obligés d'y passer

39:37
Locuteur

parce

39:37
Présentateur

que ça c'est 1986

39:39
Locuteur

mais

39:40
Présentateur

en 1990 pareil mouvement des lycéens dans tout le pays

39:44
Locuteur

mais

39:45
Présentateur

là autre musique le gouvernement c'était le ministre c'était Lionel Jepin il reçoit les jeunes gens le président de la république les reçoit à l'Elysée parle avec eux

39:55
Locuteur

et

39:56
Présentateur

deux jours après trois jours après 4 milliards et demi

40:00
Locuteur

ont

40:01
Présentateur

été donnés pour réparer partout dans tout le pays les établissements il y a une grille pour fermer la cour là-bas enfin bref

40:10
Locuteur

4

40:11
Présentateur

milliards et demi

40:12
Locuteur

et

40:13
Présentateur

bien allez sortez-les il paraît que c'est vous les génies de la finance

40:19
Locuteur

allez

40:20
Présentateur

sortez les milliards

40:23
Locuteur

moi

40:24
Présentateur

je sais comment faire pas eux

40:28
Locuteur

voilà

40:28
Présentateur

pourquoi c'est un événement tout à fait extraordinaire

40:32
Locuteur

ce

40:33
Présentateur

soir dans les universités se sont réunis des assemblées générales

40:37
Locuteur

d

40:37
Présentateur

'étudiants plus nombreuses que ce fut le cas au moment du grand mouvement contre la retraite à 64 ans

40:44
Locuteur

il

40:45
Présentateur

y a donc une masse qui se lève pas parce qu'on la pousse

40:48
Locuteur

pas

40:49
Présentateur

parce qu'on a allumé des brasiers

40:51
Locuteur

mais

40:51
Présentateur

parce que sa situation est devenue insupportable il faut que le gouvernement revienne dans la réalité c'est à lui d'apprendre que les gens ne sont pas des pions que gouverner ça ne signifie pas seulement prendre des décisions et les asséner à coups de trique sur la tête des gens voilà ce que c'est gouverner c'est être parmi les autres

41:11
Locuteur

c

41:12
Présentateur

'est penser la vie avec les autres se demander comment on répond au problème

41:16
Locuteur

voilà

41:17
Présentateur

ce qu'ils ont à faire

41:18
Locuteur

mais

41:19
Présentateur

c'est le contraire qu'ils font

41:20
Locuteur

ils

41:21
Présentateur

jettent de l'huile sur le feu voici un budget qui arrive

41:24
Locuteur

et

41:25
Présentateur

qu'est-ce qu'on trouve devant qui a été immédiatement repéré ils veulent faire payer des droits d'inscription pour entrer en classe de BTS

41:35
Locuteur

et

41:35
Présentateur

pour entrer dans les classes préparatoires

41:38
Locuteur

vous

41:39
Présentateur

savez ce que c'est un BTS je vais vous l'expliquer c'est le brevet de techniciens supérieurs

41:43
Locuteur

quand

41:44
Présentateur

vous êtes un ou une élève brillante

41:47
Locuteur

dans

41:47
Présentateur

la voie professionnelle

41:49
Locuteur

que

41:49
Présentateur

vous êtes arrivé jusqu'au bac pro et que vous l'avez eu ce qui vous inscrit dans les ouvriers hautement qualifiés ou les salariés hautement qualifiés vous pouvez améliorer votre situation et vous passer dans quelque chose qui est de l'ordre de l'enseignement supérieur BTS égale brevet de techniciens supérieurs de telle ou telle branche ça change la paie ça change la vie

42:10
Locuteur

mais

42:11
Présentateur

pour le jeune qui le fait

42:12
Locuteur

c

42:13
Présentateur

'est un saut et pas n'importe quoi parce que vous sortez d'un enseignement qui a reposé beaucoup sur l'expérience sur le rapport concret

42:21
Locuteur

et

42:21
Présentateur

vous devez venir dans une forme d'enseignement qui inclut beaucoup d'aspects plus abstraits

42:26
Locuteur

mais

42:27
Présentateur

ce ne sont que des techniques

42:28
Locuteur

c

42:29
Présentateur

'est pas parce que vous savez prendre des notes que vous êtes plus intelligent que les autres c'est juste que vous avez assimilé une technique parce qu'essayez de mettre un ciseau à bois ou

42:38
Locuteur

une

42:39
Présentateur

quelconque pince dans la main d'un intello qui sait prendre des notes et quand il répare sa mobilette il se fait une marque que 50 ans après il l'a encore

42:48
Locuteur

donc

42:48
Présentateur

c'est juste une technique vous la maîtrisez ou pas

42:51
Locuteur

et

42:51
Présentateur

bien

42:52
Locuteur

pour

42:53
Présentateur

ces jeunes gens c'est quelque chose d'extraordinaire et il faut saluer leur courage parce que

42:58
Locuteur

c

42:58
Présentateur

'est compliqué de s'engager là-dedans

43:00
Locuteur

et

43:01
Présentateur

puis des fois quand vous êtes vous avez des classes intermédiaires avant d'entrer

43:06
Locuteur

et

43:06
Présentateur

des fois vous faites des heures je me souviens j'allais visiter

43:10
Locuteur

le

43:10
Présentateur

lycée professionnel là-haut à l'Estac à Marseille il y avait des jeunes gens et des

43:16
Locuteur

qui

43:16
Présentateur

venaient qui avaient deux heures de route avant d'arriver au lycée et qui venaient là pour ça

43:20
Locuteur

et

43:21
Présentateur

alors le proviseur passait derrière une jeune femme je la revois et il lui disait ah c'est difficile elle disait ah c'est différent ah c'est difficile ouais c'est différent

43:29
Locuteur

et

43:30
Présentateur

le mec il se rendait pas compte

43:31
Locuteur

c

43:32
Présentateur

'était pas le proviseur c'était un caramel qui venait avec moi là un galonné

43:36
Locuteur

à

43:36
Présentateur

côté du ministre attention et moi j'ai adoré parce qu'après j'ai réfléchi à ce qu'elle disait faut toujours faire comme ça vous vous baladez vous connaissez pas qu'est-ce qu'il a dit qu'est-ce qu'ils ont dit elle a dit c'est différent c'est cette jeune femme qui m'a fait comprendre ce que je viens de vous expliquer c'est une technique c'est tout

43:53
Locuteur

le

43:53
Présentateur

temps que tu apprennes une technique t'es moins bon que quand tu la maîtrises mais après tu la maîtrises comme les autres c'est différent

43:59
Locuteur

c

44:00
Présentateur

'est pas que c'est difficile c'est différent

44:02
Locuteur

et

44:02
Présentateur

bien à cela il vient leur dire vous allez payer pour venir là

44:06
Locuteur

comme

44:06
Présentateur

si vous étiez

44:08
Locuteur

comme

44:09
Présentateur

si vous aviez à vous inscrire en fac et comme si vous étiez un étudiant étranger

44:13
Locuteur

et

44:14
Présentateur

pareil pour les classes préparatoires

44:16
Locuteur

il

44:17
Présentateur

y en a parmi vous quand même

44:18
Locuteur

qui

44:18
Présentateur

ont dû ah je vous parle pas des illustrissimes classes préparatoires

44:23
Locuteur

mais

44:23
Présentateur

ceux-là aussi pourquoi ils sont là parce qu'ils sont brillants alors d'accord c'est un côté héréditaire des fois

44:28
Locuteur

on

44:28
Présentateur

voit bien que c'est les mêmes et leurs enfants mais quoi un jeune c'est un jeune

44:32
Locuteur

il

44:33
Présentateur

crée sa vie il est lui-même il n'est pas juste un prolongement de ses parents même si les conditions sociales l'escorte

44:40
Locuteur

il

44:40
Présentateur

faut respecter la personne c'est elle qui a fait sa vie qui a étudié qui a fait comme il fallait ce qu'il fallait bon voilà mais combien parmi vous tous

44:48
Locuteur

vous

44:48
Présentateur

savez que

44:49
Locuteur

ils

44:50
Présentateur

ont organisé sciemment méthodiquement la déchéance de l'enseignement public pour vous pousser vers le privé

44:57
Locuteur

parce

44:58
Présentateur

que leur but ultime c'est ça c'est la construction d'une société où tout est marchandise

45:03
Locuteur

où

45:04
Présentateur

vous êtes trié et discriminé non pas par votre talent mais par le pognon que vous pouvez y mettre ou que vos parents peuvent y mettre méthodiquement ils ont créé un enseignement privé supérieur qui gagne du terrain sur l'enseignement public méthodiquement il

45:19
Locuteur

faut

45:19
Présentateur

vous y pousser

45:21
Locuteur

et

45:21
Présentateur

quand vous voulez faire médecine

45:23
Locuteur

les

45:23
Présentateur

mêmes qui braillent parce qu'il n

45:25
Locuteur

'y a

45:25
Présentateur

pas assez de médecins qui ont inventé cette absurdité qui a duré depuis les années 70 ils avaient peur qu'il y

45:31
Locuteur

ait

45:31
Présentateur

trop de médecins alors ils ont réduit pour se garder leur clientèle et ça a donné le numerus clausus la plupart d'entre vous ne savent pas ce que c'est mais ça voulait dire un nombre limité de gens

45:42
Locuteur

ils

45:42
Présentateur

avaient décidé qu'il y

45:43
Locuteur

aurait

45:43
Présentateur

un nombre limité de gens qui auraient le droit d'essayer

45:46
Locuteur

d

45:47
Présentateur

'être médecin

45:47
Locuteur

et

45:48
Présentateur

c'était à la première année que ça massacrait

45:50
Locuteur

et

45:51
Présentateur

ça a continué

45:52
Locuteur

jusqu

45:53
Présentateur

'à ce qu'on l'abolise tellement c'est absurde

45:54
Locuteur

mais

45:55
Présentateur

combien quand même ont maintenu les méthodes ultra sélectives il y a des classes préparatoires privées

46:01
Locuteur

pour

46:02
Présentateur

préparer l'entrée en fac de médecine

46:04
Locuteur

ce

46:04
Présentateur

sont des cours préparatoires envoyer la monnaie beaucoup de pognon pour tout pour n'importe quoi je me rappelle de ce salon de l'éducation

46:14
Locuteur

quand

46:14
Présentateur

tu rentrais tu commençais par voir les boîtes privées et les parents qui ne savent pas les miens non plus ils ne savaient pas

46:19
Locuteur

ils

46:20
Présentateur

ne savaient pas que Sciences Po ça existait comment on pouvait savoir ça j'étais le premier bachelier de ma famille et j'ai vu ces gens venir avec leurs jeunes alors ils commencent ils regardent un truc à l'autre qu'est-ce qu'on va faire ton père ton grand-père ou je ne

46:33
Locuteur

sais

46:33
Présentateur

pas quoi tu vois et le service public qui était gratuit il était au bout du salon

46:38
Locuteur

si

46:39
Présentateur

bien que des fois tu n

46:39
Locuteur

'allais

46:39
Présentateur

même pas jusqu'au bout tu avais vu avant et les parents faisaient leur compte essayaient de réfléchir s'ils allaient y arriver pour pouvoir payer à leurs enfants ces études

46:49
Locuteur

voilà

46:49
Présentateur

le monde dans lequel ils voudraient convivre

46:52
Locuteur

voilà

46:53
Présentateur

le monde que nous combattons

46:55
Locuteur

ce

46:55
Présentateur

monde de l'argent

46:56
Locuteur

de

46:57
Présentateur

la discrimination non par l'intelligence mais par le fric

47:00
Locuteur

ils

47:01
Présentateur

l'ont construit méthodiquement c'est pour ça qu'il n

47:03
Locuteur

'y a

47:03
Présentateur

plus d'avions parce qu'un jour ils veulent vendre des assurances privées qui coûtent très cher pour que tu gardes ta forêt si elle est à toi

47:10
Locuteur

pour

47:11
Présentateur

que tu puisses te payer la flotte parce qu'elle aura été privatisée auparavant comme ça a été fait en Californie et comme ça a été fait en Australie ils sont capables de tout pour faire du fric

47:20
Locuteur

de

47:20
Présentateur

tout à commencer par sacrifier l'unique ressource dont dispose ce pays

47:26
Locuteur

c

47:27
Présentateur

'est sa jeune génération chaque personne qui est éliminée de l'enseignement qui est écartée de l'enseignement supérieur c'est puisqu'il parle toujours en argent des millions de perdus pour la patrie parce que celui-là celle-là il aurait su faire ceci et cela dont nous avons besoin il aurait su faire pompier il aurait su faire médecin il aurait su faire prof elle aurait su faire

47:49
Locuteur

voilà

47:49
Présentateur

vous nous privez camarades

47:59
Locuteur

en

48:02
Présentateur

1986 déjà

48:04
Locuteur

on

48:04
Présentateur

avait peur

48:05
Locuteur

quand

48:06
Présentateur

on a su que Malik Ousekine était mort

48:09
Locuteur

parce

48:09
Présentateur

qu'en 1986 Pasqua venait d'inventer des types qui étaient à deux sur une moto dont un matraquait les autres

48:16
Locuteur

ça

48:17
Présentateur

s'appelait les motocyclistes voltigeurs ou je ne sais quoi on les avait à zéro camarade

48:21
Locuteur

quand

48:22
Présentateur

ils arrivaient au début d'une rue et que vous vous étiez dedans j'aime bien dire vous couriez vite pour arriver à l'autre bout voilà et là ils ont réinventé ce qu'ils osent appeler la brave qui sera une unité de police dissoute le lendemain de notre arrivée au pouvoir

48:46
Locuteur

et

48:47
Présentateur

je vais vous dire pourquoi

48:49
Locuteur

pas

48:50
Présentateur

seulement parce que c'est dangereux d'être à deux sur une moto deux mecs jeunes

48:56
Locuteur

dont

48:56
Présentateur

l'un a un bras occupé à tabasser tout ce qu'ils croisent leur taper dessus

49:00
Locuteur

je

49:01
Présentateur

vais vous dire pourquoi par respect pour les personnes

49:04
Locuteur

qui

49:05
Présentateur

seraient appelées à monter sur une moto je ne veux pas de policiers

49:09
Locuteur

qui

49:10
Présentateur

se sentent autorisés à taper sur quelqu'un monter sur une moto au risque de le démolir c'est par respect pour la condition humaine de ces individus-là vous ne ferez plus ça parce que c'est une honte de faire ça

49:28
Locuteur

alors comme

49:31
Présentateur

on avait peur

49:32
Locuteur

on

49:33
Présentateur

a inventé une parade

49:35
Locuteur

cette

49:35
Présentateur

parade est la suivante

49:36
Locuteur

au

49:37
Présentateur

manif de 1986

49:39
Locuteur

on

49:40
Présentateur

a appelé des casques

49:41
Locuteur

blancs

49:42
Présentateur

et sans n'y pensant

49:43
Locuteur

que

49:44
Présentateur

j'avais dit j'ai appelé les militants et les élus à s'interposer

49:48
Locuteur

alors

49:49
Présentateur

aussitôt ils ont poussé des cris comment vous appelez la population à s'interposer devant les policiers c'est un putsch

49:57
Locuteur

le

49:58
Présentateur

putsch

49:59
Locuteur

a

50:00
Présentateur

été imaginé en 1986 par le bon docteur Kouchner

50:04
Locuteur

et

50:05
Présentateur

reconduit en 1990 avec les mêmes casques blancs parce qu'il y avait les mêmes problèmes à cette époque-là et il y avait même un petit monsieur qui ne courait pas vite monsieur Hollande

50:16
Locuteur

qui

50:16
Présentateur

était dans les casques blancs

50:18
Locuteur

alors

50:18
Présentateur

il venait s'interposer lui aussi

50:21
Locuteur

voilà

50:22
Présentateur

mesdames messieurs pourquoi chers camarades

50:25
Locuteur

je

50:26
Présentateur

n'ai rien inventé d'autre

50:27
Locuteur

que

50:28
Présentateur

des choses qui résultent des conditions de la lutte elle-même et de l'expérience que nous pouvons en avoir c'est pourquoi le 6 octobre

50:35
Locuteur

déjà les

50:37
Présentateur

organisations de salariés de l'enseignement appellent à la grève en même temps que les jeunes lycéens et étudiants et c'est pourquoi

50:44
Locuteur

pour

50:45
Présentateur

tous ceux qui le peuvent

50:46
Locuteur

je

50:47
Présentateur

vous demande de vous associer à ces manifestations vous les parents les adultes

50:52
Locuteur

en

50:53
Présentateur

vous mettant soit un casque blanc si ça ne vous dérange pas d'en mettre un ou bien un brassard blanc parce qu'on m

50:58
Locuteur

'a

50:58
Présentateur

dit un casque blanc c'est spécialement moche

51:02
Locuteur

comme

51:03
Présentateur

je n'en ai jamais vu un qui maille je n'ai rien à dire sur le sujet

51:06
Locuteur

bon

51:07
Présentateur

et puis je vous connais si j

51:08
Locuteur

'ai

51:08
Présentateur

suffiré que j'en mette un pour venir tous me photographier je suis ridicule jusqu'à la fin de mes jours donc je me contenterai d'un brassard blanc

51:14
Locuteur

mais

51:15
Présentateur

le 6 octobre oui nous appelons à ce qu'il y ait

51:18
Locuteur

des

51:19
Présentateur

camarades qui viennent parmi les plus anciens

51:21
Locuteur

avec

51:22
Présentateur

le brassard ou le casque blanc de manière à ce que vous vous interposiez et qu'on n'aille pas tabasser, gazer ou éborner nos jeunes gens

51:29
Locuteur

il

51:30
Présentateur

faut le faire parce que le peuple est capable de se protéger lui-même puisque les forces qu'on dispose sont disposées contre lui

51:38
Locuteur

voilà pourquoi nous

51:46
Présentateur

sommes

51:47
Locuteur

dans

51:48
Présentateur

un grand moment

51:49
Locuteur

je

51:50
Présentateur

vais essayer de ne

51:51
Locuteur

pas

51:51
Présentateur

être trop long

51:51
Locuteur

mais c

51:53
Présentateur

'est la panique à bord dans l'état-major

51:56
Locuteur

il

51:57
Présentateur

ne leur reste que quelques mois

51:58
Locuteur

pourquoi

51:59
Présentateur

reste-t-il

52:00
Locuteur

? nous

52:03
Présentateur

respectons les institutions nous

52:05
Locuteur

et

52:06
Présentateur

les élections nous

52:07
Locuteur

il

52:08
Présentateur

a été élu pour être là

52:10
Locuteur

jusqu

52:11
Présentateur

'en avril prochain

52:13
Locuteur

mais

52:14
Présentateur

la vie chère

52:15
Locuteur

elle

52:16
Présentateur

frappe là

52:18
Locuteur

l

52:18
Présentateur

'augmentation de la charge là oui c'est une charge de la dette elle augmente beaucoup on vous a dit que les taux d'intérêt sont à 4% dans le monde et pour les français ils approchent 5

52:30
Locuteur

mais

52:31
Présentateur

le gros de la dette qui sortira

52:33
Locuteur

c

52:33
Présentateur

'est en 2027 en 2027 arrive un paquet parce qu'ils ont fait la dette par paquet d'accord 500 milliards 600 milliards pour monsieur Sarkozy 500 milliards pour monsieur Hollande 1200 milliards pour monsieur Macron et à chaque fois c'est avec un budget derrière un budget

52:49
Locuteur

ça

52:50
Présentateur

s'accumule et bah pouf l'année prochaine 340 milliards

52:54
Locuteur

alors

52:55
Présentateur

tout d'un coup les gens commencent à rembobiner le film mais comment on va faire on leur dit oh là là c'est la catastrophe et c'est gens qui ont créé la catastrophe

53:04
Locuteur

parce

53:04
Présentateur

que nous n'avons pas gouverné une demi-journée

53:09
Locuteur

nous

53:09
Présentateur

les insoumis la catastrophe c'est eux

53:12
Locuteur

et

53:13
Présentateur

bien

53:13
Locuteur

ces

53:14
Présentateur

gens qui ont créé la catastrophe sont les premiers à aller dire c'est la catastrophe la France est en faillite voyez madame Le Pen qui prépare sa dictature

53:23
Locuteur

qui

53:23
Présentateur

vient et qui dit et bien moi je vais établir la règle d'or

53:29
Locuteur

c

53:29
Présentateur

'est à dire

53:30
Locuteur

pas

53:30
Présentateur

de déficit

53:31
Locuteur

150

53:32
Présentateur

milliards à trouver où tu vas les trouver

53:34
Locuteur

où

53:35
Présentateur

mais dis-le nous ne nous dis pas des chiffres

53:38
Locuteur

pour

53:39
Présentateur

réjouir je ne sais quel comptable dans un coin qui a retenu les chiffres où tu vas les trouver c'est à dire qu'ils vont massacrer le service public et toutes les installations communes que nous avons

53:51
Locuteur

voilà

53:51
Présentateur

ce qu

53:52
Locuteur

'ils

53:52
Présentateur

se préparent à faire

53:52
Locuteur

et

53:53
Présentateur

les autres pareil nous nous avons commencé à répondre

53:57
Locuteur

on

53:58
Présentateur

fait deux paquets nous

53:59
Locuteur

les

54:00
Présentateur

besoins qui sont à satisfaire nous allons faire des rentrées supplémentaires donc abroger

54:05
Locuteur

un

54:06
Présentateur

certain nombre des niches fiscales qui ont permis que 220 milliards de toutes sort soient accordés

54:12
Locuteur

on

54:12
Présentateur

nous dit c'est pas 220 c'est pas 211 c'est 120 et bien très bien même 120 ça nous suffit parce que le déficit c'est 150 milliards et moi je veux bien gérer le pays avec seulement 30 milliards de

54:24
Locuteur

dettes d

54:25
Présentateur

'accord

54:25
Locuteur

mais

54:26
Présentateur

ça ne servira pas à payer la dette ça ça servira à payer des profs des installations des infirmiers des médecins

54:33
Locuteur

la

54:34
Présentateur

dette c'est autre chose on la gère autrement je vais vous dire comment parce qu'on a commencé à le faire et que la discussion a commencé dans ce pays

54:42
Locuteur

si

54:43
Présentateur

nous avons parlé de l'annulation de la dette que nous avons avec la banque centrale européenne

54:47
Locuteur

j

54:48
Présentateur

'espère qu'entre temps vous vous êtes un peu renseigné les uns auprès des autres pour comprendre cette histoire et pourquoi ça veut dire que c'est juste une opération d'écriture comptable personne ne perd un centime dans cette opération personne ne perd un centime on a expliqué aussitôt ils ont dit j'ai encore vu ça il y a deux jours dans un journal pendant que Mélenchon propose d'annuler les dettes

55:11
Locuteur

je

55:11
Présentateur

dis vous payez 4 euros pour lire une connerie pareille

55:14
Locuteur

et

55:15
Présentateur

bien ça me fait plaisir parce que je connais pas une seule personne qui lit ce journal de droite qui est pourtant très bon

55:20
Locuteur

mais

55:20
Présentateur

vous vous payez 4 euros pour apprendre des bêtises parce que je n'ai jamais dit ça j'ai parlé de la dette souveraine la dette à la banque centrale européenne

55:29
Locuteur

mes

55:30
Présentateur

amis et camarades au moment où je parlais

55:32
Locuteur

ça

55:33
Présentateur

représentait 600 milliards

55:36
Locuteur

vous

55:37
Présentateur

entendez ? 600 milliards

55:39
Locuteur

on

55:40
Présentateur

se met d'accord avec d'autres pays qui ont dépassé les 100% comme nous

55:43
Locuteur

de

55:44
Présentateur

rapport entre la dette et la richesse produite en une année espèce de comptabilité magique qui

55:49
Locuteur

n

55:49
Présentateur

'a aucun sens mais bon

55:51
Locuteur

puisque

55:51
Présentateur

ça les impressionne avec ces 600 milliards là on repasse sous la barre des 100%

55:58
Locuteur

d

55:58
Présentateur

'accord ?

56:00
Locuteur

parce

56:00
Présentateur

que là on doit 3500 milliards et le PIB c'est 3000 milliards

56:05
Locuteur

ça

56:06
Présentateur

veut dire qu'en une opération comptable on soulage le pays

56:10
Locuteur

du

56:10
Présentateur

poids sous lequel ils ont voulu l'enterrer pour qu

56:13
Locuteur

'on

56:13
Présentateur

ne puisse plus faire de service public pour qu'on ne puisse pas augmenter les payes des fonctionnaires en faisant peur tout le temps avec la dette avec une seule décision une décision politique et aussitôt ils ont tous bondi pour dire c'est illégal c'est pas vrai on a fait la démonstration que c'est possible

56:29
Locuteur

et

56:29
Présentateur

je ne vous parle que de ça il y a une deuxième source pour remplir la caisse il faut réorienter l'épargne des français il y a des milliards qui sont dans des tas des piles vous avez vu le gouvernement il vient de s'approprier un milliard et demi de gens qui ont oublié leur fric

56:47
Locuteur

mais

56:47
Présentateur

là moi je vous parle de l'argent que les gens ont placé

56:49
Locuteur

ils

56:50
Présentateur

ont mis de l'argent dans l'assurance vie soit il faut respecter la parole donnée cet argent s'y trouve on ne va pas aller le piquer mais

56:59
Locuteur

un

57:00
Présentateur

euro sur deux de l'assurance vie part à l'étranger pour faire des investissements à

57:04
Locuteur

l

57:04
Présentateur

'étranger des fois c'est nécessaire

57:06
Locuteur

combien

57:07
Présentateur

il y a d'argent 2000 milliards

57:08
Locuteur

si

57:09
Présentateur

vous dites

57:10
Locuteur

il

57:11
Présentateur

n'y a plus d'avantages fiscales pour l'euro qui part à l'étranger mais si il reste en France avantage fiscal 1000 milliards ça vous donne

57:20
Locuteur

1000

57:21
Présentateur

milliards qui appartiennent aux gens qui sont à eux on ne leur prend pas on leur redonnera à la minute où ils le redemanderaient

57:28
Locuteur

mais

57:28
Présentateur

ces 1000 milliards on les oriente vers de l'investissement

57:32
Locuteur

des

57:33
Présentateur

choses qu'on veut faire fabriquer construire

57:36
Locuteur

ça

57:37
Présentateur

fait des payes quand on met des gens au travail de gens qui se mettent à payer de l'impôt sur le revenu

57:41
Locuteur

ça

57:42
Présentateur

fait de la TVA la moyenne c'est 18%

57:45
Locuteur

ça

57:45
Présentateur

veut dire que

57:47
Locuteur

quand

57:47
Présentateur

vous avez mis 1000 milliards ce qui à mon avis est impossible

57:51
Locuteur

il

57:52
Présentateur

vous en revient 18% dans la caisse de l'état sous forme de taxes mais vous n'avez pas pris un centime à qui que ce soit

58:00
Locuteur

vous

58:00
Présentateur

suivez sinon faites vous le expliquer

58:03
Locuteur

c

58:03
Présentateur

'est l'investissement alors je suis arrivé alors vous pouvez y arriver aussi non ? je vous rappelle que moi mon truc c

58:08
Locuteur

'est

58:08
Présentateur

la poésie donc

58:08
Locuteur

c'est

58:09
Présentateur

pas pareil donc vous pouvez y arriver voilà comment nous nous allons remplir la caisse qui est destinée à payer la dette sinon vous devez tout couper et vous n'arrêtez pas de couper parce que ça ne suffit jamais quand vous coupez

58:23
Locuteur

le

58:24
Présentateur

budget devient récessif c'est à dire il y

58:26
Locuteur

a

58:26
Présentateur

moins d'activité vous n'avez pas augmenté les fonctionnaires ben ils dépensent moins vous investissez moins donc il y

58:31
Locuteur

a

58:31
Présentateur

moins d'argent qui rentre

58:32
Locuteur

et

58:32
Présentateur

donc c'est la récession c'est à dire on produit de moins en moins il y

58:36
Locuteur

a

58:36
Présentateur

de plus en plus de chômage donc vous n'arrêtez pas de couper

58:38
Locuteur

et

58:39
Présentateur

c'est comme ça que les grecs

58:40
Locuteur

sont

58:41
Présentateur

entrés en crise à 110%

58:44
Locuteur

de

58:45
Présentateur

dette par rapport au PIB 110

58:48
Locuteur

d

58:48
Présentateur

'accord et 20 ans après ils sont sortis de la crise ils sont à 138

58:53
Locuteur

voilà

58:54
Présentateur

ce que ces génies ont réussi à faire après avoir saccagé la Grèce

58:59
Locuteur

alors

59:00
Présentateur

évidemment quand vous avez fondré le système la première année ils disaient comme Millet regardez comme ça marche

59:05
Locuteur

on

59:06
Présentateur

a une croissance de 4% forcément vous avez fait moins 20 l'année d'avant

59:09
Locuteur

vous

59:10
Présentateur

avez mis les gens au travail quelques ans et forcément ça produit l'apparence d'un résultat

59:16
Locuteur

la

59:17
Présentateur

vraie comptabilité camarades qu'il faut tenir

59:20
Locuteur

ce

59:20
Présentateur

n'est pas celle de leur foutu PIB et le reste

59:23
Locuteur

ce

59:23
Présentateur

sont les indicateurs de progrès humain

59:25
Locuteur

qu

59:26
Présentateur

'est-ce qui va mieux pour les gens pas le nombre de kilomètres ou de tonnes de béton qu'on a coulé

59:31
Locuteur

ou

59:31
Présentateur

le nombre de milliardaires que vous avez dans votre pays ou de millionnaires c'est combien il y a de gens de plus qui sont éduqués combien il y en a de plus qui sortent avec la licence ou avec le master combien il y en a de plus qui sont soignés voilà ce que c'est un indicateur de développement humain alors là

59:54
Locuteur

vous

59:54
Présentateur

savez ce que c'est LFI et bien c'est le prétexte que tous ces gens ont trouvé parce qu'ils ne savent plus quoi faire

1:00:01
Locuteur

vous

1:00:01
Présentateur

m'entendez ils ne savent plus quoi faire

1:00:04
Locuteur

ils

1:00:05
Présentateur

ont serré coupé encore et encore et maintenant ils n'arrêtaient pas de téléphoner aux députés insoumis pour leur dire et vous croyez qu'il va y avoir demain un blocage et bien oui on croit voilà

1:00:18
Locuteur

et

1:00:18
Présentateur

vous avez qu'à y aller vous même si vous voulez savoir parce que ce n

1:00:20
Locuteur

'est

1:00:20
Présentateur

pas nous qui avons le pouvoir c'est vous alors allez voir ils paniquent

1:00:24
Locuteur

et

1:00:25
Présentateur

comme ils n'ont aucune mémoire ils ne savent pas ce qu'il faut faire

1:00:28
Locuteur

ils

1:00:28
Présentateur

ont inventé une plateforme pour que tu ailles dire pourquoi tu n

1:00:31
Locuteur

'es

1:00:31
Présentateur

pas content vous imaginez le truc quelle est

1:00:34
Locuteur

la

1:00:34
Présentateur

tête d'oeuf qui a encore trouvé ça

1:00:37
Locuteur

bien

1:00:37
Présentateur

sûr qu'il faut une plateforme et même deux si vous voulez mais il faut envoyer du monde discuter avec les jeunes gens envoyez du monde dans les lycées

1:00:45
Locuteur

tous

1:00:45
Présentateur

ces gens que vous avez dans le rectorat envoyez-les qu'est-ce qui ne va pas qu'est-ce qui tourne pas rond ici attendez je le note comment tu t'appelles moi je m'appelle voilà des choses humaines

1:00:54
Locuteur

c

1:00:54
Présentateur

'est pour ça que Daniel Aubameau a fait une proposition de loi pour que partout tous les services de l'état soient accessibles en présentiel et pas seulement avec une plateforme en appuyant sur des trucs pour terminer sur ce sujet vous avez compris que c'est panique à bord ils ne savent pas quoi faire donc ils deviennent dangereux

1:01:20
Locuteur

parce

1:01:21
Présentateur

que tout ce qu'ils savent faire c'est donner des ordres de répression ils n'ont aucune patience pour discuter aucune envie de régler quoi que ce soit parce que s'ils devaient donner eux aussi 4 milliards comme Lionel Jospin ils ne sauraient pas où les trouver parce que tout leur budget c'est le contraire de ça

1:01:35
Locuteur

et

1:01:36
Présentateur

que Mme Le Pen fait ses grands mouvements de menton parce qu'elle se prépare à ne pas voter

1:01:43
Locuteur

la

1:01:43
Présentateur

censure

1:01:44
Locuteur

et

1:01:44
Présentateur

que c'est elle qui va maintenir en place ces gens en prenant l'air très important il faut un budget à la France à un mari à ma fille et une épouse à mon fils et quoi encore

1:01:56
Locuteur

et

1:01:56
Présentateur

quoi encore

1:01:58
Locuteur

tout

1:01:59
Présentateur

ça c'est des histoires

1:02:01
Locuteur

on

1:02:01
Présentateur

peut faire la loi spéciale il y a plein de manières de faire les espagnols ne votent pas de budget depuis 3 ans jamais leurs affaires n'ont été aussi bien parce que la première année c'était la gauche qui dirigeait alors c

1:02:11
Locuteur

'est

1:02:11
Présentateur

le même budget celui de la gauche

1:02:13
Locuteur

ils

1:02:13
Présentateur

ont augmenté le switch ils ont pris une mesure vous avez vu comment ? prenez des notes prenez des notes regardez tout ce qui se passe autour de vous

1:02:21
Locuteur

une

1:02:21
Présentateur

femme a été jetée en dehors de chez elle elle avait 87 ans tout le monde s'est mobilisé

1:02:27
Locuteur

tout

1:02:27
Présentateur

le monde s'est mobilisé le gouvernement a dit il n

1:02:35
Locuteur

'y

1:02:35
Présentateur

aura plus d'expulsion jusqu'à 2030

1:02:42
Locuteur

l

1:02:42
Présentateur

'action voilà

1:02:46
Locuteur

parce

1:02:46
Présentateur

que si vous mêlisez et que vous restez à la maison tant pis pour vous

1:02:49
Locuteur

mais

1:02:50
Présentateur

il va falloir s'en mêler tout le temps voilà le chemin qu'on peut ouvrir parce que c'est pas seulement la France qui est en impasse c'est le monde entier et l'ère néolibérale qui se finit en trébuchant en caoutant

1:03:03
Locuteur

et

1:03:04
Présentateur

qui va les premiers sortir du rang pour ouvrir un nouveau chemin voilà la question qui est posée voilà pourquoi nous sommes entourés de tant de haine de tant de méfiance de la part des dominants et de tant d'affection venant des bases de la société parce que c'est du jamais vu une osmose pareille

1:03:20
Locuteur

j

1:03:20
Présentateur

'en ai vu des choses vous savez depuis le temps que j'en fais des manifs et le reste j'en ai vu

1:03:25
Locuteur

mais

1:03:26
Présentateur

j'avais jamais vu ça moi

1:03:27
Locuteur

des

1:03:27
Présentateur

gens qui scandent le nom de mon organisation qui nous demandent d'amener des drapeaux alors il

1:03:32
Locuteur

y

1:03:32
Présentateur

a une camarade qui dit qu'est-ce qu'on fait ils nous disent d'amener des drapeaux insoumis

1:03:35
Locuteur

non

1:03:36
Présentateur

non non fais pas ça mettez plutôt des pancartes

1:03:39
Locuteur

bon

1:03:39
Présentateur

des pancartes au moins drôle on se marre

1:03:42
Locuteur

mais

1:03:42
Présentateur

il y a une osmose pourquoi

1:03:44
Locuteur

je

1:03:45
Présentateur

pourrais vous dire eh bien parce que parce que nous avons gagné nos galons en ne mentant à personne et en marchant en première ligne sans jamais céder chaque fois qu'il y avait un combat et on a gagné du respect comme ça

1:03:54
Locuteur

voilà

1:03:55
Présentateur

pourquoi

1:03:57
Locuteur

mais le

1:03:59
Présentateur

plus important

1:04:01
Locuteur

c

1:04:01
Présentateur

'est la parole donnée c'est tenir c'est être au service

1:04:04
Locuteur

le

1:04:05
Présentateur

mouvement insoumis ne dirige pas les mouvements populaires les mouvements populaires se dirigent eux-mêmes par leur auto-organisation et leurs propres représentants

1:04:15
Locuteur

nous

1:04:16
Présentateur

les insoumis nous aidons

1:04:19
Locuteur

les

1:04:19
Présentateur

transitions de phase on donne le coup de main quand des gens ne savent pas par quel bout prendre les choses plein de gens sont contents de nous voir arriver devant les lycées pourquoi parce qu'ils savent que tant qu'on est là avec nos écharpes ou sans écharpes alors on ne leur tire pas dessus nous protégeons nous aidons nous conseillons voilà et après ils décident nous ne décidons pas à leur place pour nous contrairement à tous ceux qui croient et comme Karl Marx lui-même en rigolait

1:04:45
Locuteur

la

1:04:45
Présentateur

révolution c'est pas quelque chose qui se décide à une poignée de comploteurs

1:04:49
Locuteur

ça

1:04:50
Présentateur

c'est ceux qui croient que

1:04:51
Locuteur

qui

1:04:52
Présentateur

pensent comme des policiers

1:04:53
Locuteur

les

1:04:54
Présentateur

mouvements populaires s'allument et s'éteignent tout seuls par eux-mêmes ils atteignent ou non leurs objectifs ce que nous voulons c'est que la jeunesse de ce pays sorte de cet épisode la tête haute

1:05:06
Locuteur

en

1:05:06
Présentateur

ayant gagné quelque chose et en ayant appris et en s'en souvenant au moment de prendre un bulletin de vote non pas simplement par affection par on dit ou par mode mais en sachant consciemment pourquoi pour qui et pour quels résultats car alors l'exigence qu'ils auront construite dans leur conscience et dans leur coeur au fur et à mesure des événements auxquels ils auront participé et qui auront transformé tout ça en conscience fera que nous serons un peuple plus libre parce que nous serons un peuple plus conscient et que après le bulletin de vote chacun ira vérifier s'il a bien servi à quelque chose et viendra donner non pas le coup de main mais l'action qui permettra de transformer ce qui reste à transformer camarades

1:05:52
Locuteur

ça

1:05:53
Présentateur

va

1:05:54
Locuteur

j

1:05:55
Présentateur

'abuse pas trop

1:05:57
Locuteur

je

1:05:58
Présentateur

suis obligé de redire parce que il faut que le pouvoir l'entende maintenant que j'ai fini avec ce que je viens de vous dire

1:06:04
Locuteur

que

1:06:05
Présentateur

vous avez compris à quel genre d'adversaire vous êtes confronté figurez vous que le nouveau chéri des sondages

1:06:11
Locuteur

non

1:06:12
Présentateur

d'un sondage de monsieur il flop

1:06:15
Locuteur

et

1:06:17
Présentateur

oui il a dit qu'il était il était pour la retraite à 67 ans il a bien réfléchi

1:06:22
Locuteur

finalement

1:06:23
Présentateur

c'est 65 ans mais l'après-mise de départ est toujours la même il nous prend pour des imbéciles

1:06:28
Locuteur

comme

1:06:29
Présentateur

le premier CDI c'est 25 ans ça veut dire les petits chéris la retraite à taux plein d'après ce monsieur c'est 70 ans

1:06:36
Locuteur

alors

1:06:36
Présentateur

si vous voulez voir votre grand-père

1:06:40
Locuteur

au

1:06:41
Présentateur

bout

1:06:41
Locuteur

du

1:06:42
Présentateur

tapis roulant

1:06:43
Locuteur

dans

1:06:44
Présentateur

un magasin en train de remplir des sacs comme j'en ai vu dans certains pays votez pour ce monsieur parce que voilà quel est son idéal

1:06:51
Locuteur

de

1:06:51
Présentateur

fonctionnement de la société

1:06:52
Locuteur

et

1:06:53
Présentateur

si vous montez dans un train jetez un petit coup d'oeil pour voir qui c'est qui conduit le train parce que si c'est un gars de 70 ans bon alors si c'est un avion n'en parlons pas

1:07:04
Locuteur

oui

1:07:04
Présentateur

mais ces gens là sont capables de le faire voyez-vous

1:07:07
Locuteur

et

1:07:07
Présentateur

ils vous le disent ils vous l'annoncent

1:07:09
Locuteur

vous

1:07:09
Présentateur

avez compris je vous en dis pas plus vous savez qui ils sont vous savez comment ils parlent

1:07:14
Locuteur

mais

1:07:14
Présentateur

ce n'est pas tout le monde pourri qu'ils dirigent ils le conduisent à l'abîme

1:07:19
Locuteur

vous

1:07:19
Présentateur

avez appris au détour d'une phrase que nous allons envoyer du matériel et de la troupe en Arabie Saoudite pour protéger un pipeline

1:07:28
Locuteur

eh

1:07:28
Présentateur

bien nous nous disons non nous ne sommes pas d'accord parce que

1:07:33
Locuteur

si

1:07:34
Présentateur

nous avons un accord de défense alors on le respecte mais montrez nous le quand est-ce que l'assemblée nationale a voté un accord de défense avec l'Arabie Saoudite pour protéger ses pipelines dans le désert

1:07:45
Locuteur

s

1:07:46
Présentateur

'il y a un accord bon

1:07:47
Locuteur

on

1:07:48
Présentateur

respectera mais quand a-t-il été décidé

1:07:50
Locuteur

et

1:07:51
Présentateur

combien même y aurait-il un accord

1:07:52
Locuteur

que

1:07:53
Présentateur

la constitution prévoit que quand la France engage des troupes sur un front de guerre alors l'assemblée nationale vote c'est l'article 35

1:08:03
Locuteur

et

1:08:04
Présentateur

j'ai vu quelques facas venir dire oui Mélenchon il n'y a pas de Mélenchon qui tienne c'est la constitution c'est la vôtre c'est pas la mienne c'est ça qui est écrit dedans donc vous devez respecter et nous faire voter car si nous avons

1:08:17
Locuteur

du

1:08:18
Présentateur

personnel femmes et hommes là-bas et du matériel ça sera du matériel défensif nous dit-on c'est ça fait nous rire

1:08:26
Locuteur

du

1:08:26
Présentateur

matériel défensif dans une guerre c'est écrit dessus hein ceci est une balle défensive voici un obus offensif ah non celle-là à nouveau c'est un obus défensif tout ça n'a pas de sens

1:08:36
Locuteur

ça

1:08:37
Présentateur

veut dire que si nous sommes installés là

1:08:40
Locuteur

pour

1:08:40
Présentateur

faire de la réplique à de l'aviation ça signifie qu'on nous tirera dessus et si on nous tire dessus depuis quand la règle c'est ben on s'en fout on n

1:08:48
Locuteur

'a

1:08:48
Présentateur

pas vu forcément il faudra répliquer donc ça fait de nous des belligérants nous ne voulons pas être belligérants de cette guerre absolument illégitime du début à la fin que les Etats-Unis d'Amérique ont inventé camarades

1:09:09
Locuteur

cette

1:09:09
Présentateur

fois-ci

1:09:11
Locuteur

j

1:09:11
Présentateur

'arrive au terme de mon propos le 11

1:09:13
Locuteur

je

1:09:14
Présentateur

serai à Clermont-Ferrand

1:09:16
Locuteur

nous

1:09:16
Présentateur

y tiendrons un meeting que j'espère nombreux

1:09:19
Locuteur

et

1:09:20
Présentateur

on avait décidé que la veille vous savez que la veille il

1:09:23
Locuteur

y a

1:09:23
Présentateur

les manifestations et les rassemblements pour la Palestine

1:09:27
Locuteur

alors

1:09:28
Présentateur

on avait dit bon le plus souvent c

1:09:29
Locuteur

'est

1:09:29
Présentateur

l'après-midi que les camarades se débrouillent le matin on avait eu l'idée d'aller dans les quelques-uns des 441 bureaux de poste qui vont fermer dans la ruralité

1:09:40
Locuteur

on

1:09:40
Présentateur

ne sait pas de quoi la semaine prochaine sera faite

1:09:43
Locuteur

ce

1:09:43
Présentateur

ne serait pas raisonnable

1:09:45
Locuteur

qu

1:09:45
Présentateur

'on vous invite et qu'on vous appelle tous à deux choses en même temps

1:09:49
Locuteur

c

1:09:50
Présentateur

'est-à-dire répondre aux circonstances qui résulteront de la manie du 6 octobre

1:09:54
Locuteur

et

1:09:54
Présentateur

ce jour-là à faire une autre action qui nécessairement doit être importante massive et réussie d'accord ?

1:10:03
Locuteur

donc

1:10:03
Présentateur

j'ai eu tout à l'heure main du Bompard qui me dit il est plus raisonnable qu'on reporte l'opération bureau de poste peut-être à la semaine suivante

1:10:12
Locuteur

de

1:10:12
Présentateur

manière à ce qu'on puisse faire bien ce qu'on a à faire et pas comme des gens qui signent des papiers distribuent des tracts et ensuite se foutent du résultat de savoir si des fois moi il m'est arrivé d'aller à des manifs il y avait moins de monde qui avait de signataires sur l'appel bon c'était un problème donc on va faire comme ça

1:10:27
Locuteur

mais

1:10:28
Présentateur

nous serons donc la semaine prochaine tous en état de vigilance

1:10:32
Locuteur

ne

1:10:32
Présentateur

croyez pas ce qui se raconte vérifiez

1:10:35
Locuteur

ne

1:10:35
Présentateur

répandez pas des fausses nouvelles

1:10:37
Locuteur

n

1:10:38
Présentateur

'aggravez pas les tensions

1:10:39
Locuteur

par

1:10:40
Présentateur

la propagation de nouvelles qui ne seraient pas confirmées

1:10:43
Locuteur

à

1:10:43
Présentateur

chaque pas que nous ferons nous tâcherons dans la discipline

1:10:46
Locuteur

de

1:10:47
Présentateur

faire en sorte qu'on soit efficace le 6 octobre nous devons être autant qu'on le peut des nuées

1:10:53
Locuteur

tous

1:10:54
Présentateur

ceux qui le peuvent soit parce qu'ils ont posé un jour de congés

1:10:57
Locuteur

soit

1:10:57
Présentateur

parce que les organisations de salariés auront appelé à la grève je

1:11:01
Locuteur

ne sais

1:11:01
Présentateur

pas la réunion avait lieu ce soir

1:11:04
Locuteur

et

1:11:04
Présentateur

bien

1:11:05
Locuteur

tous

1:11:05
Présentateur

ceux qui le peuvent soyez avec les cortèges mettez-vous quelque chose qui permette de vous distinguer le brassard blanc ou le casque blanc sur la tête de manière qu'on sache où on en est en aucun cas des masques noirs

1:11:18
Locuteur

nous

1:11:22
Présentateur

allons

1:11:23
Locuteur

à

1:11:24
Présentateur

chaque pas

1:11:25
Locuteur

ne

1:11:26
Présentateur

jamais dissocier l'action politique de son objectif

1:11:29
Locuteur

son

1:11:30
Présentateur

objectif est la conquête du pouvoir sur un programme de transformation radicale de la société pour accomplir les revendications que les jeunes sont en train de déposer et le personnel de l'éducation nationale il faut un changement de fond en comble de la politique de la manière d'alimenter les caisses de l'état

1:11:47
Locuteur

c

1:11:48
Présentateur

'est à dire une rupture pour que l'on cesse de voir dans ce pays que dès qu'il y a 20 jeunes gens qui sont devant un lycée arrivent 40 ou 50 policiers

1:11:58
Locuteur

si

1:11:58
Présentateur

on veut que ça fonctionne autrement il faut refonder notre police et reconstruire les rapports normaux de confiance qu'il doit y avoir entre une structure chargée de l'autorité et ceux à qui en principe elles s'appliquent

1:12:10
Locuteur

par

1:12:10
Présentateur

quoi commence d'abord le fait qu'on se parle voilà pourquoi on ne distinguera pas les deux étapes celle de la lutte que nous menons avec nos méthodes avec la préférence pour les méthodes de lutte non violente et la bataille que nous menons pour exercer le pouvoir dans notre pays parce que tout ça est dans la même année

1:12:27
Locuteur

n

1:12:27
Présentateur

'oubliez pas un seul instant que les gens ne le sachent pas ils le savent et eux-mêmes sont en train de faire ce lien dans leur tête

1:12:34
Locuteur

peut

1:12:35
Présentateur

-être que dans la jeunesse cette année il y aura moins d'abstention qu'il y en a eu dans d'autres élections car auparavant il y aura eu tout ce que nous sommes en train de vivre ensemble dès lors ne vivons pas sous l'empire de la peur

1:12:47
Locuteur

mais

1:12:47
Présentateur

plutôt sous celui de la satisfaction de voir que nous sommes membres d'un peuple le plus remuant de toute l'Europe

1:12:54
Locuteur

et

1:12:54
Présentateur

qui est capable de

1:12:55
Locuteur

dans

1:12:56
Présentateur

sa jeune génération prendre comme ça

1:12:58
Locuteur

à

1:12:59
Présentateur

pleine main les problèmes pour essayer de les régler

1:13:01
Locuteur

je

1:13:02
Présentateur

suis sûr qu'à la fin la conscience la compréhension

1:13:07
Locuteur

la

1:13:08
Présentateur

décision la volonté

1:13:09
Locuteur

sera

1:13:10
Présentateur

plus fort que tout le reste merci