Le mécénat de compétence
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je je propose que nous commençions. Donc mes chers collègues, madames, messieurs, madame la rapporteur, le Sénat a décidé de la constitution d'une commission d'enquête dont l'objet est de travailler sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droits privés et les risques en matière d'influence, d'absence de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie. Le champ d'action de ces financeurs privés est large.
Les sphères associatives, éducatives et culturelles semblent avoir leur faveur. Le travail de notre commission d'enquête consiste à analyser les règles encadrant les interventions des organismes, sociétés ou fondations de droits privés dans les politiques publiques citées et d'évaluer les risques en matière d'influence de cette non transparence financière. Ce type de formation, commission d'enquête entraîne un certain formalisme juridique.
Avant de vous donner la parole, je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est pas cible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal. et je vous invite à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure et je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt. Donc madame Anne Boyeter, je le jure, je n'ai aucun lien d'intérêt.
Monsieur Lionel Benatia, je le jure, je n'ai aucun intérêt. Monsieur Benoît Tabaka, je le jure et je n'ai aucun lien d'intérêt. Je vous remercie.
Votre audition donc s'inscrit dans une phase spécifique de nos travaux à double titre. D'une part, elle doit nous permettre d'entendre des acteurs du numérique, ce que nous n'avons pas encore fait. D'autre part, elle va nous permettre d'aborder des formes d'aide, de collaboration, de messen qui ne reposent pas prioritairement sur des transferts monétaires, mais plutôt sur la mise à disposition de matériel ou d'outils informatiques.
Nous aborderons avec vous des actions de philanthropie technologique. Vos vos modes d'intervention, vos collaborations avec des acteurs du secteur associatif ou de l'enseignement par exemple doivent nous permettre d'approfondir nos premières analyses, de mieux comprendre les enjeux réglementaires mais aussi les évolutions et mutations que ces formes de collaboration ont pu connaître au cours de ces dernières années et d'envisager des évolutions quand cela s'avérera nécessaire. Le maître mot de nos travaux, vous l'avez compris, est transparence.
Madame Boyer nous apportera un regard académique et nous aidera à mettre en perspective ses modalités d'action et leurs évolution. Madame, messieurs, nous allons vous donner la parole pour une courte introduction. Je vous demande de ne pas dépasser les 5 minutes chacun afin que la rapporteur et les membres de la commission d'enquête vous pose des questions.
Et avant cela, je laisse la parole à notre collègue rapporteur madame Colombe Brossel pour qu'elle vous présente les axes de travail de notre commission d'enquête. Merci beaucoup madame la présidente, mes chers collègues, messieurs, madames, merci beaucoup pour votre présence aujourd'hui. Alors en effet, une table ronde un peu atypique dans sa composition mais mais voilà volontairement absolument parce que et vous l'aurez compris, Sonia de la Provoté vient de de le rappeler à l'instant.
Nous travaillons depuis plusieurs mois maintenant sur la question de la transparence des financements et il nous est apparu que sur les questions notamment sur les questions éducative euh il était important de ne pas uniquement s'appesantir sur la transparence du financement monétaire mais également sur les formes qu'on peut appeler de messen de compétences ou de philanthropie technologique telle que vous venez de le dire madame la présidente sur lesquels le besoin de transparence est tout aussi important et donc il nous a semblé utile de vous rassembler avec des regards qui seront nécessairement complémentaires à minima, en tout cas partant de de points de vue différents pour qu'on puisse là aussi voir de quelle manière les questions de transparence sont absolument nécessaires et comment vous les appréhendez les uns et les autres. Donc je sais pas dans quel ordre vous souhaitez intervenir. Voilà.
Bon alors monsieur Tabakar va faire simple [rires] le premier donc vous vous présentez et vous voilà pour que 5 minutes euh madame madame la présidente madame la rapporteur merci beaucoup Benoît Tabaka euh outre d'être directeur des affaires publiques de Google en France je suis aussi secrétaire général de Google pour toute la partie Europe du Sud qui inclut la France et ensuite toute la zone qui couvre le Portugal jusqu'à la Grèce maintenant à peu près bientôt plus de 14 ans que j'ai rejoint que j'aurais rejoint Google en France. Euh très rapidement effectivement pour tenir ce temps en en 5 minutes. Euh vous avez raison et effectivement nous on partage la conviction que que vous avez vous avez partagé en introduction sur les questions notamment de transparence et de financement des politiques publiques.
Et effectivement, on est un acteur qui intervient euh et je vais je vais venir sur ces questions notamment euh de philanthropie. Euh il faut savoir si on revient à l'origine euh l'origine de nos actions philanthropiques, elle date depuis euh la création de l'entreprise et plus spécifiquement depuis 2000 2004 lorsqu'il y a eu l'introduction en bourse euh de Google, les fondateurs avaient écrit une lettre aux investisseurs qui contenait un engagement qui était assez inédit à l'époque euh puisqu'il annonçait la création d'un programme qu'on appelle aujourd'hui Google Grands mais surtout euh la création de notre fond euh philanthropique qui est google.org.
Je parlais souvent de google.org, C'est ce qu'on appellerait la branche philanthropique chez nous. Et effectivement dans cette lettre au fondateur, il y avait une phrase qui disait que nous avons l'intention de consacrer des ressources significatives à cette fondation incluant le temps de nos employés et environ 1 % du capital et des bénéfices de Google.
Et nous espérons qu'un jour cette institution pourra éclipser Google elle-même en terme d'impact impact mondial en appliquant l'innovation et des ressources massives au plus grand défi de la planète. Et effectivement, juste pour bien préciser pour pour votre commission, hein, on parle euh du financement euh en capital, de la richesse crée par nos bénéfic et en aucun cas dans quelconque pourcentage du chiffre d'affaires. Et j'y reviendrai euh juste après.
Euh la particularité et après 22 ans pour vous donner un peu un ordre d'idée de nos interventions et les interventions de google.org à la fois au niveau global et on a fait l'exercice de vous donner aussi quelques éléments français pour votre pour votre commission. Euh au niveau global, dans un premier temps, on a aujourd'hui ce qu'on pourrait qualifier de trois modes d'approche en terme de financement.
Et la première, c'est un une financement direct, c'est-à-dire que nous allons allouer à des associations ou à des acteurs de l'ESS des subventions directes. Au niveau global, ça représente à peu près 6 milliards de dollars depuis la création de google.org org en 2005 et on parle d'environ 3600 structures qui ont bénéficié de ces subventions directe.
Le deuxième et c'est exactement ce que vous avez vu qui est en introduction, c'est on va dire un don en technologie. Et ce don en technologie pour nous qu'est-ce que c'est ? sont des crédits publicitaires.
Donc vous le savez, vous avez la capacité de pouvoir faire afficher des publicités assez facilement sur le moteur de recherche et on attribue à n'importe quelle association un crédit publicitaire de l'équivalent de 10000 dollars par mois de crédit publicitaire à toute association ou acteur de l'ESS pour faire la promotion de sa cause, lever des fonds, euh trouver des nouveaux adhérents et ça on a effectivement la dimension crédit publicitaire mais aussi l'offre de service additionnel qui est soit une suite bureautique qu'on appelle Google Workspace et [grognement] ou c'est l'allocation de crédit euh d'utilisation de puissance de calcul dans le cloud computing dans l'informatique nuagique à destination notamment du secteur de la recherche. Si on prend l'ensemble de ces éléments, de ces noms technologiques, encore une fois, au niveau global, depuis 2005, ça représente 18 milliards de dollars qu'on a qu'on a attribué à environ 300000 acteurs et je reviendrai dans juste rapidement pour la partie française. Et enfin, le dernier élément, c'est ce que nous on appelle le messenat de compétence, mais de votre côté c'est ça recouvre la partie don technologique. nous, c'est le don de temps, c'est-à-dire que nos employés sont appelés et sont invités aussi à allouer du temps à des associations.
Euh ça représente à peu près pareil au niveau global 4,4 millions d'heures en terme de mess de compétences que nous avons que nous avons au travers duquel nous avons mobilisé les équipes. Quand on parle de l'intervention google.org aujourd'hui, ils interviennent sur trois domaines particuliers, trois piliers.
Le premier pilier, c'est le secteur de l'inclusion et et de la formation. Vous le savez, la transition numérique et encore plus aujourd'hui avec l'intelligence artificielle euh bouscule énormément de situations dans le domaine professionnel. Euh peut aussi créer des nouvelles formes de fracture et de fracture numérique.
Et c'est pour ça que depuis euh la création de google.org, org, on a des actions et ils ont des actions particulières destinées à permettre ou accompagner un certain nombre d'acteurs qui vont avoir des politiques de retour vers l'emploi, d'une montée en compétence, de l'apprentissage des métiers du numérique ou de la lutte contre les fractures numériques. Et c'est ainsi que des acteurs comme Care, Bas, Open Classroom, Chance, Saint-Mon ont pu bénéficier effectivement de subvention de notre part.
Deuxième pilier, c'est celui de la recherche et effectivement du progrès scientifique et encore plus maintenant au travers de l'IA. On pense que l'IA peut avoir un impact positif sur un certain nombre de nos grands enjeux, par exemple l'enjeu climatique. Et c'est pour cela que les équipes de google.org également allouent un certain nombre de de financements à des projets d'association et de SS qui veulent aller et développer des solutions en la matière.
Un desemples qu'on avait eu récemment en France, c'était Open Foot Fax euh qui était, vous savez, cette application qui permet de déterminer euh le nutriscore en quelque sorte de de la nourriture. Bah, c'était de se dire comment avec l'intelligence artificielle on est capable de pouvoir développer cette application. Et outre le financement, ils avaient bénéficié effectivement d'un mess compétence, c'est-à-dire du temps homme qu'on avait loué.
Et troisème pilier, c'est bien évidemment l'impact l'impact sur les différentes communautés. C'est développé aussi un environnement plus sûr et ça fait maintenant plusieurs années que que les équipes accompagnent un certain nombre de projet destiné à protéger des acteurs sensibles, que ça soit vis-à-vis de la cyber des cyberattaques ou que ça soit en matière de protection de l'enfance. Un des acteurs connus avec qui google.org a des actions depuis énormément d'années, c'est l'association I-enfance qui gère notamment aujourd'hui le 318.
Mais par exemple, l'ensemble des actions menées par Google ne touche pas au 318 qui relève euh d'une action complètement séparée de la part de cette association. Euh et comme je le disais euh on a plusieurs modes d'action euh en reprenant les chiffres pour pour la France depuis depuis 2005 côté français nous avons soutenu 34000 associations françaises. C'est le nombre d'associations que que nous avons soutenu euh en terme de d'argent et de dons réalisés.
J'aime pas parler de don parce qu'on a un peu l'impression qu'on est sur le schéma du don. Euh on a essayé de de faire le calcul pour vous donner un peu les grandes masses. On parle aujourd'hui d'un peu plus de 660 millions euh de dollars.
Donc en euros, on est à peu près sur des sommes équivalentes euh qui représentent aussi bien euh des subventions versées aux associations mais également euh la valorisation de ces dons en technologie que vous évoquez en introduction. dans le détail euh en terme de subvention que l'on alloue à des associations pour des projets, ils sont toujours C'est un financement de projet, non pas une un financement d'association. Euh ça a représenté depuis 2005 près de 70 millions euh qui ont été versés à environ une centaine d'associations françaises. concernant les dons en technologie, on a pu effectivement calculer combien cela représentait en terme d'évaluation monétaire et on est aujourd'hui à peu près à plus de 564 millions qui ont été attribués que ça soit en matière de crédit publicitaire, que ça soit l'équivalent du coût de ces licences de suite bureautique qu'on appelle workspace qui sont habituellement commercialisées auprès de n'importe quel acteur et qui jusqu'à une certaine limite sont offerts gratuitement euh à des acteurs associatifs.
Et on a aussi euh à peu près 20 millions qui ont été alloués euh de la part des salariés Google euh en terme de notamment de de don de temps euh à euh à ces associations là. Enfin, et vous en parliez aussi au début, euh on a on a fait l'analyse et en terme de euh de de subvention ou de partenariat de recherche que nous avons mené, on a aujourd'hui alloué plus de plus de 6,7 millions euh de dollars à des structures universitaires françaises. Ça représente à peu près une cinquantaine de structures qui peuvent aller d'un programme de recherche avec des sommes un peu plus importantes à des petits des petites actions et incluant également des crédits, vous savez, pour l'utilisation de cloud computing.
Euh pour ne pour pas pas prendre plus de temps et justement revenir sur vos sur une de vos questions qui est celle de la manière dont on dont on traite ces aspects-là, euh l'ensemble des actions menées par les équipes de google.org sont complètement séparés en fait des de la structure, on va dire, de Google France et de l'entité Google France. C'est-à-dire que l'ensemble des opérations, du choix des associations, du traitement des demandes de dons, de l'analyse des projets, du suivi de projet relève d'une équipe complètement à part et cette équipe en fait est complètement rattachée à d'autres équipes chez nous qui sont celles de des équipes de Rousporat qui est président du groupe Alphabet qui est la maison maire de de Google et en charge de l'ensemble des investissements.
Et effectivement, ce qui fait que derrière à aucun moment il y a une interaction quelconque entre les activités économiques de l'entreprise et les activités opérées directement par la branche philanthropique. Ce n'est pas une fondation, ce n'est pas du ménat au sens du droit français. On est véritablement dans une logique de de subvention ou de dons apporté directement.
Je vais m'arrêter là comme ça pour et répondrai bien évidemment à toutes les questions que pourrait avoir par la suite. Merci beaucoup monsieur B. Benatia, excusez-moi.
Benatia, ouais. [raclement de gorge] Lionel Benatia. Madame la présidente, madame la rapporteur, messieurs, mesdames les sénateur.
Donc, je suis Lionel Benatia. Depuis 2024, je dirige les affaires publiques pour Microsoft en France. Euh Microsoft en France, c'est 2200 employés et environ 10500 partenaires qui travaillent avec nous pour servir nos clients dans leur mission puisque notre but est principalement un objectif B2B et d'aider nos partenaires et nos clients à atteindre leurs objectifs.
Je vais revenir sur nos activités de philanthropie. Vous verrez que ça fait écho à ce qui a été présenté par mon collègue de chez Google puisque c'est à peu près les mêmes synergies, les mêmes ambitions. Euh les activités philanthropiques de Microsoft en France relèvent principalement de deux catégories elles aussi.
D'une part les messenas et les dons aux associations et d'autre part des actions de sensibilisation gratuites à pour les françaises et les français dans leur cadre d'un plan que nous avons appelé avouia et qui fait quoi ce que vous disiez sur le don de compétence ou la philanthropie technologique. Sur la partie messena, Microsoft soutient des des associations et des fondations rant dans des domaines d'intérêt général. Cet engagement s'inscrit dans la continuité de nos politiques de diversité et d'inclusion qui s'agisse de l'accès des femmes au métier du numérique, de l'inclusion des personnes en situation de handicap, de l'employabilité, de la lutte contre les fractures sociales ou de l'accès aux compétences.
Ces actions sont pas du tout conçues comme des des instruments d'influence. Évidemment, elle donne pas lieu à de contre des contreparties. Euh, elle ne vise ni à orienter, ni une prise de position, ni obtenir un soutien public, ni à influencer une décision institutionnelle. [grognement] Au niveau du messen financier, la filiale française et je sais que Benoî chez Google a parlé des montants globaux, je pourrais vous les apporter.
J'ai essayé de me focaliser sur ce que fait la filiale française en France pour les associations françaises. Euh on aide particulièrement des structures comme Studelp par exemple qui lutte contre la précarité alimentaire des étudiants ou une une association qui s'appelle Imagine for Margot engagée dans la recherche contre les cancers pédiatriques. Ces exemples illustrent la diversité des causes soutenues par Microsoft et le principe qui guide notre action qui est donc d'appuyer des acteurs de terrain pour leur mission d'intérêt général.
On a aussi à l'échelle mondiale cette fois un programme qui s'appelle GI qui permet d'encourager la générosité des collaborateurs de Microsoft. Et donc quand un salarié comme moi donne 1 € la société Microsoft abonde du même montant auprès de de l'association. Euh et nous avons aussi des heures de bénévolat réalisé par un collaborateur.
Donc si je m'engage pour donner 1 heure de montant, la société abonde d'environ 21 €. Donc puisqu'on parlant en dollars, c'est 25 dollars par Microsoft. corporation.
Euh là encore, il s'agit d'un mécanisme d'encouragement à l'engagement personnel des collaborateurs sans contrepartie attendue bien évidemment. Enfin, il s'agit de aussi de dons technologiques aux associations. Leur équivalent en montant est strictement encadré par un document chez nous qui tient lieu de charte de politique globale et comprend des critères d'éligibilité précis de ces associations.
Et [grognement] par exemple, les donations en crédit cloud chez nous sont limitées pour les associations à 2000 dollars, donc environ 1700 € par an. Et en France, c'est plus de 30000 organisations, associations qui en bénéficient aujourd'hui. Sur la partie des actions de sensibilisation.
Euh donc c'est le plan Avoulia dont je parlais tout à l'heure qui a été initié par Microsoft en France. C'est un plan dédié à la filiale française. Il s'agit pas de don aux associations qui relèvent du Mena.
Euh Microsoft produit et achète des prestations euh ou des services auprès d'entreprise euh de l'économie sociale et solidaire comme simplon euh que euh vous mentionnez tout à l'heure [grognement] euh qui vont ensuite faire des formations pour euh euh un un objectif de pédagogie euh lié à l'utilisation de l'IA. Et ce plan correspond à une conviction, c'est que l'intelligence artificielle est porteuse à la fois d'énormément d'opportunités mais aussi de de menaces. Donc, il faut apprendre à en tirer le meilleur et les avantages collectivement et individuellement.
En tant qu'acteur majeur du numérique en France, la responsabilité de Microsoft est de contribuer à permettre à la population de maîtriser l'IA. Et c'est dans ce sens que nous avons créé créé cette initiative à Vouia. [soupir][grognement] Donc, ce plan est doté d'un million d'euros par an et il vise à sensibiliser 1 million de français à l'intelligence artificielle d'ici 2027.
Ce sont des engagements que nous nous avons pris en 2024 au moment de du sommet de Chose France. Ils étaient associés aussi à un engagement d'investir 4 milliards d'euros en France à la fois dans les data center et des outils de d'intelligence artificielle mais aussi de l'aide à la formation AIA et au start-up. Je tiens à préciser un point extrêmement important.
Évidemment, ces contenus euh de formation AIA ou ces activités de sensibilisation sont totalement agnostiques. Elles portent d'abord sur des concepts, des usages, euh des opportunités, des limites et des risques de l'intelligence artificielle, mais elles ne sont pas du tout conçues comme des formations commerciales aux produits de Microsoft. Les produits de Microsoft n'y sont pas fait mention à aucune à aucun moment.
Ces formations sont gratuites pour les bénéficiaires finaux. Aucune contrepartie n'est demandée aux participants ni aux organismes partenaires. L'impact est mesuré de manière assez simple.
Tous nos partenairire nous transmettent notamment de manière anonyme le nombre de personnes ayant commencé ces formations et le nombre de personnes ayant étant allé jusqu'au bout. À ce jour, il y a 700000 personnes qui ont démarré un parcours de sensibilisation et 350000 l'ont terminé. Donc on est à peu près dans les clous pour nos engagements d'ici 2027 à former 1 million de français à l'intelligence artificielle.
Je voudrais aborder un autre point puisque c'est un des sujets aussi de cette commission, les aspects culturels. Microsoft soutient certaines initiatives culturelles et toujours dans un une optique de partenariat et de valorisation du du patrimoine. L'année dernière, le 21 juillet 2025, Brad Smith, notre président, a annoncé plusieurs projets en France. un soutien au projet de préfiguration du musée de Notre-Dame de Paris, notamment sur des travaux de numérisation et de modélisation tridimensionnelle conduit par la société française Iconem. [grognement] Nous avons annoncé aussi un partenariat avec le musée des arts décoratifs pour améliorer la découvrabilité de ces collections et une coopération avec la bibliothèque nationale de France autour de la numérisation tridimensionnelle des maquettes et des décors cinématographiques de l'Opéra de Paris. [grognement] Ces initiatives ne relèvent pas d'une stratégie d'influence évidemment, elles s'inscrivent dans une démarche de messen culturel et de partenariat technique ici aussi au service de la conservation, de la transmission et de l'accessibilité du patrimoine.
Très rapidement enfin pour terminer, je vais insister sur les gardes fous internes que nous avons mis en place. Microsoft dispose en France, comme dans les autres filiales, de procédures de contrôle permettant d'examiner toutes les actions philanthropiques, tous nos partenariats et tous les soutiens envisagés. L'objectif est précisément de garantir que nos actions philanthropiques ne soient jamais mises au service d'une stratégie d'influence, qu'elle ne crée pas de dépendance, qu'elle ne donne lieu à aucune contrepartie et qu'elle reste alignée avec nos principes d'intégrité, de transparence et d'intérêt général.
Nos engagements, notre engagement principal, c'est celui qui structure l'ensemble de ces actions et c'est donc l'inclusion numérique. Nous sommes convaincus que l'accès aux compétences numérique et à la formation aux outils technologiques constitue aujourd'hui une condition essentielle de participation à la vie économique, à la vie sociale et citoyenne. Et c'est dans ce cadre et dans ce cadre seulement que Microsoft mène ses actions philanthropiques en France.
Nous ne cherchons pas à influencer mais à contribuer et à soutenir. Nous ne nous substituons pas aux acteurs publics ni aux acteurs associatifs, mais nous les accompagnons d'une manière encadrée et transparente, celles et ceux qui s'engagent au service de l'intérêt général. Pour terminer très rapidement, je suis convaincu que personne ne comprendrait que l'une des premières entreprises au monde et un acteur majeur de l'économie numérique en France ne prennent pas sa part à l'intérêt général et c'est en ce sens que nous menons nos actions au quotidien.
Merci. Très bien, je vous remercie madame Boyer. Merci madame la présidente, merci de me donner l'opportunité de parler.
Alors, je vais être en complet décalage avec ce que mes prédécesseurs viennent d'exposer parce que je vais me présenter en quelques mots. Je m'appelle Anne Boyer, si savez bien. Voilà.
Je suis professeur en retraite depuis 18 mois en informatique à l'université de Laoren. Mes travaux se situent dans le cadre des systèmes de recommandation dans le domaine de l'intelligence artificielle et plus spécifiquement en éducation. Je n'ai aucune action philanthropique d'aucune sorte ni mes scénatin.
Je regrette de ne pouvoir le faire. Mais par contre, j'avais quelques questions et avec les slides que j'ai préparé, je voulais essayer de répondre au moins aux deux premières que vous m'avez posé. Alors, le système de recommandation, c'est un système dont l'objectif est dans un énorme réservoir de ressources et bien de proposer à un utilisateur donné de manière personnalisée les ressources qui peuvent l'intéresser.
On a tous utilisé des grands outils très connus sur des grandes plateformes. Tous sont équipés de systèmes de recommandation dont les principes sont similaires dans le fond. D'abord, on analyse d'énormes quantités de données.
Ça veut dire on collecte beaucoup d'informations sur les interactions entre les utilisateurs avec ces ressources au travers de la plateforme. Ces ressources sont très très variées. Ça peut être du déclaratif, ça peut être les clics que l'on fait, ça peut être les éléments qu'on télécharge, qu'on refuse, qu'on partage ou pas.
Tout ça dans l'objectif, à l'aide d'une analyse par des algorithmes d'intelligence artificielle, d'apprentissage automatique d'une manière générale, voire d'autres, de déterminer l'intérêt d'un utilisateur pour une ressource qu'il n'a pas vu, de manière à savoir s'il est pertinent de la lui proposer ou pas. Et l'idée c'est de proposer à chaque utilisateur des ressources les plus pertinentes, c'est-à-dire de faire quelque part du filtrage et de la hiérarchisation des priorités de visionnage. Alors juste en quelques mots, le système le plus connu et le plus répandu est certainement le filtrage collaboratif qui est simplement une automatisation du bouche à oreille.
L'idée, c'est d'exploiter les préférences des autres pour prédire le comportement d'un individu donné. Donc manière très schématique, si le l'utilisateur bleu ici regarde une ressource, c'est ici l'item 1. Une ressource et n'importe quoi disponible sur la plateforme.
On peut déterminer qu'il a apprécié cette ressource. On va regarder quels sont les autres utilisateurs de la plateforme qui ont également aimé cette même ressource, ceux qui vont être entourés en rouge ici. Et à partir de ce que eux ont aimé, on va être capable de prédire pour l'utilisateur bleu initial ce qu'on peut lui recommander.
Alors bien sûr, c'est beaucoup plus compliqué que ça, mais ce qu'on peut voir, c'est qu'il y a trois parties importantes. Il y a des données en particulier des données qui sont collectées sur la vie privée, enfin qui peuvent heurter la vie privée des gens. Il y a des algorithmes qui peuvent être plus ou moins opaques et des utilisateurs qui vont être les destinataires et également les fournisseurs de données.
Alors, la force des algorithmes de recommandation dont le succès n'est plus à démontrer l'importance et capital, c'est aussi leur faiblesse parce qu'en nous montrant ce que nous aimons, ils risquent aussi de nous cacher tout ce que nous pourrions découvrir par hasard. Donc, il y a des atouts indéniables et il faut pas remettre en cause les systèmes de recommandation. l'utilisateur gagne en confort, il y a une personnalisation, donc une amélioration de son expérience utilisateur, il gagne du temps, il voit tout de suite ce qui peut l'intéresser et il fait des découvertes dites pertinentes sans efforts.
J'ai mis entre guillemets parce que la notion d'effort numérique est quelque chose de très particulier. Les sites aussi sont gagnants en fidélisation puisqu'ils augmentent l'engagement sur les plateformes. J'ai mis dans la réponse que je vous enverrai un certain nombre de références d'études qui viennent de de ces plateformes.
Alors bien sûr, comme il y a des atouts, il y a des risques, des risques qui peuvent être liés aux données avec toutes les ce qui concerne la vie privée qui sont liées à l'algorithme avec la possible création de bulles de filtre puisque plus j'aime quelque chose, plus ma communauté va me recommander des choses dans la même dans le même sphère. Donc plus je vais m'enfermer dans cette bulle avec des biaiss de confirmation, polarisation et tout ce qu'on peut entendre actuellement. Il peut y avoir même une homogénéisation des opinions puisque les contenus populaires ont plus de chance d'être aimés par plus de gens, donc d'être plus souvent recommandé.
Donc ça devient viral. Il y a aussi au niveau des utilisateurs une illusion de liberté de choix. J'ai l'impression que c'est moi qui choisis alors je ne fais que sélectionner parmi un ensemble de choses qui m'ont été proposées et ça peut aller.
Ça a été montré récemment jusqu'à des développements d'addiction. Euh je scrollle de plus en plus hein sur certains plateformes bien connues. Il y a des récompenses qui me sont données.
Et puis un point auquel je tiens, c'est qu'il y a un potentiel de partialité et de discrimination puisqu'on étudie les à partir des données euh historisées et bien on peut reproduire des biais ou des stéréotypes voir les amplifier parce que et bien ces utilisateurs n'ont pas été pris en compte dedans. Alors nos apprentissages, l'éducation n'échappent pas au système de recommandation. Ils sont impactés aussi par les systèmes de recommandation.
Je suis désolée, ça ne veut. Voilà. Les recommandations éducatives subissent exactement les mêmes contraintes.
Une ressource, c'est n'importe quoi qui peut être commandée du cours d'un prof à un exercice particulier ou à des binômes pour faire des travaux collaboratifs. Mais c'est plus complexe que quand on parle de commerce ou de film ou de quoi que ce soit de ce style là parce qu'il faut pas recommander à l'élève seulement ce qui lui plaît mais ce qui le fait progresser. Il faut équilibrer entre la difficulté, la progression, les objectifs pédagogiques qui peuvent être à très court terme ou à un terme plus lointain. la motivation, la diversité pédagogique, on n'apprend pas tous de la même façon, tout en garantissant des valeurs comme l'équité, la liberté académique.
Alors, les atouts sont également très forts. Là, la personnalisation de l'apprentissage, je reçois ce dont j'ai besoin. Un gain de temps pour les enseignants, euh une analyse des performances, détection des difficultés au plus tôt, c'est-à-dire avant qu'elle ne soit évidente pour tout le monde et quand il est encore possible d'agir. et puis des possibilités de pédagogie innovantes notamment avec de l'apprentissage adaptatif.
Alors, les systèmes de recommandation en éducation ou ailleurs sont conçu pour nous aider à trouver les ressources les plus pertinentes. Mais j'essaie de répondre à votre question. Lorsqu'ils organisent massivement nos choix et nos apprentissages, peut-on encore les considérer comme de simples outils techniques ou est-ce qu'ils deviennent des outils d'influence pour le dire différemment ?
Donc une infrastructure numérique est souvent considérée comme neutre parce qu'elle est technique et ça dans la tête de beaucoup de personnes, il y a cette idée là. Or les systèmes de recommandation, ils implantent des critères. On va décider à partir des traces si vous avez aimé, pas aimé ou moyennement aimé une ressource.
On va déterminer quelle est votre communauté. On va prédire avec d'autres critères votre intérêt pour des ressources. On va maximiser des objectifs pour l'utilisateur, pour soi, pour la plateforme et cetera.
Et en général, les utilisateurs ignorent ces aspects-là, comment certains contenus sont mis en avant, pourquoi, comment ils sont sélectionnés. Donc, il y a une forme d'opacité de l'algorithme de recommandation avec des critères souvent opaques et puis des fois difficilement auditables. Les systèmes personnalisé en plus, je l'ai dit tout à l'heure, renforce éventuellement certaines préférences, certains profils, certaines trajectoires avec des effets potentiels de polarisation, de bulles informationnelles, d'enfermement pédagogique et je reviendrai sur cet exemple-là de reproduction des inégalités.
Les contenus en plus qui sont mis en avant, la qualité de ces contenus n'est pas regardé. c'est l'intérêt qu'il présente. Donc souvent c'est ceux qui retiennent le plus l'attention, pas forcément les plus fiables ou les plus utiles, mais ceux qui déclenche une émotion qui sont polarisants, spectaculaires et cetera.
L'utilisateur peut croire qu'il choisit librement ce qu'il regarde, ce qu'il écoute, ce qu'il lit, ce qu'il étudie et ça peut aller jusqu'à une délégation excessive à mon sens, mais c'est personnel, du jugement humain au système algorithmique. Alors, nos goûts et nos comportements sont-ils façonnés par les algorithmes ? Donc, on peut parler d'une forme d'influence algorithmique.
Donc, une capacité des algorithmes à orienter, modifier, structurer les comportements, les choix, les perceptions et même les représentations des individus et souvent de manière indirecte et peu visible. Donc l'influence passe ici typiquement par la recommandation. Les plateformes ne se contentent plus de diffuser des contenus.
Elles décident quels contenus sont proposés, dans quel ordre, avec quelle visibilité, pour quel utilisateur et à quel moment. Alors cette influence est pour moi considérable parce qu'elle est répétée. Chaque fois que je vais sur la plateforme, il y a une nouvelle microinfluence qui se fait.
Elle est adaptative, elle correspond à mes attentes. Elle est souvent invisible. Les utilisateurs ne sont pas au courant des critères qui font ce genre de de choix.
Les algorithmes ne m'obligent jamais. Ils ne me censurent pas. Ils me donnent pas d'ordre.
Les algorithmes rendent certains choix plus probables, certains contenus plus visibles, certaines actions plus faciles et c'est en ça pour moi qui sont des capacités d'influence. Je vais prendre un exemple très connu mais que je ne vais pas citer. Enfin si, je vais le citer quand même.
Un moteur de recherche classe les résultats. Je suis désolée pour mon presque voisin. Les utilisateurs consultent consultent surtout quand il faut une requête la première page.
Et dans les référenceurs de la communauté des référenceurs, on dit souvent que le meilleur endroit pour cacher un cadavre, c'est la deuxième page de Google parce que personne ira la voir. Donc ce que les algorithmes ne montrent pas, ce qu'il y a un peu derrière, c'est que ça devient pratiquement invisible. on va pas aller le chercher.
Le classement influence donc les comportements et fortement les effets peuvent être cumulatifs parce que c'est un petit peu à chaque fois que j'utilise et c'est au bout du compte qu'il va se produire quelque chose. Alors en pédagogie, est-ce que les systèmes de recommandation éducatives peuvent orienter la pédagogie à l'insu des enseignants ? Il est donc crucial de les rendre transparents et du moins clair.
Alors, par rapport à tout ce qu'on peut avoir sur la protection des données, l'opacité des algorithmes et cetera, il me semble que dépendants sont fortement dépendants pour de l'éducation, le risque de dépendance des enseignants aux recommandations sans compréhension pédagogique. Je me fie à l'outil, c'est un outil technique, il me donne des conseils, il m'aide, il m'assiste, je ne me pose pas forcément de questions. On peut aller vers une standardisation implicite, des biais et des questions d'équité.
Il y a une adaptation même possible des apprenants au système de manière à satisfaire le système et non pas à progresser dans leur apprentissage. Donc on arrive éventuellement à ce qu'on appelle et je vais conclure rapidement sur l'enfermement pédagogique. C'est la situation où un système éducatif limite progressivement les possibilités d'apprentissage d'un élève au lieu de les élargir.
Alors si je peux juste prendre le temps de l'exemple, j'ai pris soit un élève faible en math, désolé je formule ça comme des maths, je m'en rends compte au début de son apprentissage l dans la réalisation des exercices parce que il a besoin de revoir ses ses notes de cours, d'aller regarder, il est hésitant car il est peu confiant en lui-même. Bien, le système détecte ça au travers des traces. qui fait des retours arrière, il va consulter des notes supplémentaires et cetera et il va avoir tendance à lui recommander uniquement des exercices facile, peu de notions avancées, peu de compléments de cours de manière à le conforter sur le moment présent mais pas forcément à le faire réellement progresser.
Au bout de plusieurs mois, mais l'élève n'accède plus à des contenus plus ambitieux et peut être classé comme à risque dans ses études. Donc bien sûr, il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites et qui sont faites pour l'éviter, mais il est il faut être vigilant à ce que ce soit fait et à se rappeler que le l'humain doit rester dans la boucle quand infini, c'est l'enseignant qui est le seul décideur et que l'explicabilité pour que l'enseignant puisse maîtriser ça est quelque chose de fondamental dans un langage qui n'est pas algorithmique statistique ou même si c'est mon domaine mais qui est celui de l'utilisateur. Ça passe forcément, vous l'avez déjà dit, par la formation des enseignants qui doit être formé à lire et à interpréter les recommandations pour les utiliser avec performance et conserver la liberté d'adaptation selon le contexte spécifique de leur classe, de leurs apprenants et de leurs élèves.
Donc pour conclure, je dirais que le système de recommandation influence sans intention forcément explicite uniquement parce que toute architecture technique incorpore des choix par construction. Toute métrique qui privilégie des comportements et dans le système de recommandation des métriques, il y en a. Toute personnalisation sélectionne forcément des parcours, des ressources et cetera.
Cette influence est souvent discrète, elle peut être puissance à puissante à long terme, d'autant plus que les systèmes sont fortement utilisés de nos jours. Merci beaucoup. Je suis très loin de la philanthropie et du de votre sujet, mais c'est les questions que vous m'aviez posées.
Non, mais c'est croisement, c'est justement les les le croisement c'est le croisement des regards qui est qui est intéressant sur ce sujet. Merci. Merci beaucoup madame la rapporteur.
Des questions complémentaires. Merci beaucoup. Euh je je voulais rebondir enfin deux questions et et en rebondissant sur l'un des sujets que vous avez posé et je m'adresse en espèce plutôt aux représentants de de Google et Microsoft et vous remercie madame Boyer pour ce regard complémentaire et tout à fait passionnant.
Euh je rebondis sur les propos que vous avez tenus sur les partenariats, les financements euh d'entité universitaire. Nous avons eu l'occasion de de recevoir euh de travailler pardon sur la question de l'enseignement supérieur euh et de recevoir euh un certain nombre de d'acteurs euh dans ce domaine-là. euh ses partenariats, ces financements.
J'aurais voulu savoir quelle est leur nature juridique et est-ce qu'il y a des clauses qui impose une forme de non communication aux différents acteurs qui le souhaiteraient que ce soit par le biais du recours à la CADA mais que ce soit par le biais des professeurs et ou étudiants élèves qui étudent dans ces structures. Jusqu'où vous utilisez la question éventuellement du secret des affaires ou est-ce que vous considérez que par principe parce que ce sont des activités de nature philanthropique, on va dire ça le plus largement possible, toute transparence existe. [grognement] Première chose et deuxième chose, vous vous en avez parlé rapidement monsieur Benatia, mais sans nécessairement les les préciser et et j'aurais voulu que vous puissiez nous dire et monsieur Tabaka et monsieur Benatia nous décrire finalement quel garde fou existe.
Vous nous avez dit monsieur Benatia qu'il en existait pour éviter justement d'être dans une stratégie d'influence. Mais concrètement ces gardes fou c'est quoi ? Alors, je peux peut-être commencer monsieur Ben ouais, je peux commencer si vous souhaitez sur votre première question et les financements et les types de contrats.
Donc, c'est des contrats de service et je le répète à nouveau qui ne sont et des dons technologiques ou de formation qui ne sont pas fait en direct par Microsoft envers ces écoles mais par des partenaires. typiquement sur des écoles de formation, on passe à travers des partenaires du type Cocoroé, Tralaler ou Saint-Plom qui vont ensuite faire ces formations. On n pas de contrat qui leur interdit de communiquer.
Ils sont libres de de parler de des formations et des liens qui les unissent avec Microsoft. Euh sur la question des gardes fou qui est extrêmement importante pour nous, il y en a plusieurs. D'abord la transparence.
Donc on publie chaque année dans notre rapport de transparence toutes nos initiatives de philanthropie. Euh ensuite on a une charte éthique pour nos équipes qui travaillent sur sur ces sujets. Et enfin c'est des équipes totalement séparées.
Il se trouve qu'aujourd'hui je je me suis permet de répondre à votre invitation en tant que représentant des intérêts de Microsoft en France. Mais ce n'est pas moi qui fait ce type de partenariat. Nous avons une équipe qui s'appelle chez Microsoft Elevate qui est en charge de ces questions, qui est totalement décorrélé de mon organisation.
Euh je suis ravi de les croiser à IC Moulino dans notre dans notre bâtiment, mais on ne fait pas partie de la même organisation et donc on n' pas de lien entre nous. Donc leurs intérêts ne sont pas forcément les miens et il y a pas de stratégie annualisée sur l'influence qu'ils peuvent avoir. C'est des projets vraiment philanthropiques et aucun aucun retour sur ces investissements sont attendus.
Monsieur Tabaka. Alors de mon côté juste pour rebondir et faire un peu le lien avec ce que disait Lionel puisqu'on retrouve des similarité hein. Un des un des aspects peut-être sur la partie enseignement supérieur je pense que Lionel quand tu parlais tralalair c'était plus effectivement des actions dans dans des collèges dans des lycées et autres.
Si on voit dans le domaine par exemple de la recherche euh nous on peut avoir deux types d'actions. Le premier élément en terme de don, c'est effectivement la capacité pour n'importe quel chercheur. Là c'est vraiment n'importe quel chercheur de demander à se voir attribuer des crédits en fait en matière d'utilisation de puissance de calcul en cloud.
Donc là c'est un formulaire. Ils remplissent le formulaire et ils reçoivent euh des crédits qui sont une somme prédéterminée. Je pourrais vous retrouver exactement les les montants en dollar pour chaque projet de recherche, mais disons derrière libre à eux ensuite d'en faire ce qu'ils veulent.
On n'a pas connaissance de des du projet de recherche qu'ils veulent mener. Ils viennent en leur qualité de chercheur à demander effectivement à bénéficier de ces éléments-là. Et en fait, c'est une capacité notamment pour les chercheurs qui n'ont pas besoin de énormément de capacité en matière notamment d'intelligence artificielle de pouvoir dire bah voilà, j'en ai besoin, mon labo de recherche ne l'a pas, je vais demander des crédits, je vais pouvoir mener à bien ma recherche et ainsi continuer.
Donc là, il y a pas de on va dire de le seul lien contractuel en quelque sorte, c'est le fait de demander et à partir de là, rien n'interdit, que ce soit de notre côté ou de leur côté de communiquer sur le bénéfice de ces crédits et bien évidemment sur la manière dont ils l'ont ils l'ont ils l'ont utilisé. Il y a d'autres contrats de recherche mais là qui relèvent, j'allais dire des contrats de recherche et de partenariat classique. Vous pouvez et qui peuvent exister entre une entreprise privée et l'enseignement supérieur qui là sont des programmes de recherche avec un financement souvent pluriannuel et donc là qui relève comme vous l'avez rappelé sur les règles en matière de transparence de n'importe quel acte administratif.
Et donc en tout cas, nous on ne met pas de clause dedans qui viendrait interdire une communication de de ces de ces contrats de recherche euh à ceux qui veulent qui veulent les veulent communiquer. Concernant le garde fou, effectivement euh en ce qui concerne les équipes de google.org, org comme je le disais effectivement on a créé en 2004 cette fondation au sein au sein de de au sein de Google et ce sont des équipes qui sont séparées donc séparé euh j'allais dire un physiquement mais deux aussi hiérarchiquement de des activités sur sur le territoire notamment parisien c'est-à-dire qu'ils n'ont aucun lien avec les les activités commerciales entre avec le développement commercial.
Ce qui est intéressant, la manière dont dont on a travaillé, le premier élément euh c'est eux qui sont en charge d'interagir et notamment de contractualiser contractualiser avec chacune des associations qui va bénéficier par exemple de cette subvention que l'on peut verser contractualiser. Pourquoi ? Parce que euh l'association va présenter un projet et derrière l'équipe de google.org va décider ou non de financer ce projet-là. euh par exemple un projet euh de euh de formation euh des euh des publics euh dans des quartier défavorisé et de dire on va faire on a tel projet de former X personnes dans les quartiers défavorisés au numérique.
Euh l'association présente ce projet-là aux équipes de google.org. Les équipes de google.org regardent le projet, a des discussions avec les porteurs de projet et ensuite en fonction du résultat de ces discussions décide de financer ou pas financer.
L'autre élément, c'est que et c'est quelque chose qui s'est accéléré depuis depuis maintenant quelques années. Euh toute la logique de projet en fait euh est décidée de manière très forte au niveau global. Et en fait, vous avez des appels, on pourrait appeler ça en français une sorte de d'appel à manifestation d'intérêt ou un appel à projet.
C'est-à-dire que les équipes de google.org vont dire "Ben voilà, on a une enveloppe financière de x millions euh sur des projets portant sur je sais pas l'impact de l'IA sur sur le climat, sur comment accompagner les personnes défavorisées, comment euh aider un un certain nombre de euh d'enjeux par exemple d'aide alimentaire et de dire voilà, on a une enveloppe financière et n'importe quel porteur de projet partout dans le monde où quelquefois c'est régionalisé euh peut soumettre une idée et donc effectivement ça va venir finalement de l'ensemble des porteurs de projet qui vont présenter et encore une fois ça va être analysé par les équipes de google.org.
Donc on a une séparation fonctionnelle euh entre eux et nous sur la manière dont ces ces projets sont décidés, ces projets en fait vont être actés. Euh et à la question peut-être subsidiaire que vous pouvez avoir de dire est-ce que ça nous arrive nous de présenter des projets ? La réponse est oui puisque on a des associations qui viennent nous voir.
On a aussi pour rien vous cacher, des décideurs publics qui nous soumettent des des projets. Mais systématiquement notre rôle c'est de transférer aux équipes de google.org ces demandesl en disant voilà on a reçu ça.
Voilà telle association qui nous contacte. On le soumet à votre à votre sagacité. Et bien souvent la réponse que l'on fait c'est de dire il y a-t-elle projet appel à projet qui existe contribuer et ça repart dans le processus classique de sélection. euh du projet par nos équipes.
Merci beaucoup. Et peut-être dernière question pour ce qui me concerne pour madame Boyer. Euh quel est de votre point de vue le regard porté par les décideurs publics et je pense en espèce plutôt aux acteurs de l'État, ministère de l'éducation nationale, ministère de l'enseignement supérieur et puis toute la déclinaison territoriale. quel regard est porté sur vos travaux peut-être directement, mais plus fondamentalement sur ces systèmes de recommandation dont vous venez de nous exposer et les atouts et les points faibles voire potentiellement susceptible d'avoir d'être des vecteurs facteurs de stratégie d'influence.
Alors le il y a un certain nombre d'actions d'appels à projet aussi qui sont menés par les les ministères en particulier dans des cadres aussi de partenariat public privé avec des appels ciblés. Je pourrais vous envoyer des références dessus, j'en ai pas comme ça de de prête sous la main, mais j'ai eu l'occasion de porter des projets qui étaient prévus dans ce cadre-là avec des expérimentations qui pouvaient aller jusqu'à la classe, hein, des projets nous avons coçus avec les futurs utilisateurs, les les étudiants, les enfants et cetera qui ont participé à des groupes de travail pour imaginer ce qu'ils aimeraient avoir, montrer comment ils pourraient utiliser ces outils, ce qui nous permettait aussi de voir quel pouvaient être les biais que ça pouvait introduire. Le fait que j'ai dit tout à l'heure par exemple que l'enfant pouvait s'adapter au système de recommandation enfin au système d'apprentissage éducatif, c'est quelque chose qui s'est observé alors à l'étranger par d'autres travaux sur une dans une grande université anglo-saxonne où les les élèves finissaient par considérer que c'est comme un jeu vidéo quoi.
Il fallait gagner des récompenses. Plus on en gagnait tant mieux et le fond qui était l'apprentissage ben devenait complètement secondaire. Donc le regard est aussi critique, c'est-à-dire comment garder en tête ce qui est prioritaire, comment accompagner le mieux possible euh ce qui est nécessaire de faire.
On ne peut pas passer à côté de ces systèmes-là. Je j'espère que je n'ai pas été ambigu sur le sujet, mais euh il y a auc il y a aucun doute qu'il faut aller vers ces systèmes de recommandation. Et plus globalement, il y a tout ce qui est autour de l'intelligence artificielle et des learning analytics.
On va aller de du simple diagnostic jusqu'à la prescription euh pour à partir des traces et cetera. On peut passer à côté de ça parce que ça reviendrait quelque part à assistance non assistance à élève en danger. Enfin c'est pour être schématique, je suis pas juriste, c'est juste une expression.
Mais donc le regard de des acteurs locaux, alors on peut travailler, les classes ont été ouvertes dans le cadre de P à projet ifrane et cetera. Les portes des classes ont été ouvertes. On a pu rencontrer enfin les les porteurs de projet ont pu travailler avec des enseignants, avec des élèves, avec des décideurs académiques, avec des représentants du ministère, avec des représentants des expé des desc pour pour parler clairement et tout ça avec la recherche de manière à coconcevoir ces outils.
Donc il y a un regard plutôt favorable. Il y a un cadre de l'utilisation de l'IA qui a été produit par le ministère d'éducation nationale en 2024 de mémoire avec un certain nombre de préconisations. Il y a des guides, il y a eu un projet européen qui était le projet E for où le ministère d'éducation nationale était très impliqué où il y a eu tout un travail de réflexion et d'expérimentation sur ces questionslà.
Donc il y a il y a un véritable travail de fond. l'acnil aussi bien sûr hein, les se sont fensés fâchés là-dessus mais il y a un véritable travail de fond au niveau de l'enseignement supérieur aussi. Très bien.
Alexandre Basquin. Merci madame la présidente, messieurs, madame. Effectivement c'est une audition extrêmement intéressante.
On pourrait parler longuement des influences des procédés algorithmiques, l'astro surfing, le shadow bing, le live gifting. Bref. Euh dire aussi que les gars femmes investissent dans de nombreux champs, dans de nombreux domaines, y compris ceux réservés à la puissance publique, les finances, les médias, les associations, la recherche, les cabinets de conseil et et la philanthropie à tel point que l'observatoire des multinationales dans une enquête en 2022 intitulée GAFAMA Nationen a démontré la toile d'influence que vous avez que les GAFAM ont en France notamment et y compris sur la fabrique de l'opinion. et sur le débat public.
Et si je dis ça et je me fais un peu l'avocat du diable, c'est parce qu'on pourrait éventuellement douter de la sincérité de vos actions philanthropiques et aussi sur ces logiques d'influence. On est aussi sur une commission d'enquête sur les logiques d'influence qu'elle soit d'ailleurs consciente ou inconsciente. Et je voudrais prendre un exemple, celui de la recherche puisque euh les gars femmes sont mes scènes euh de grandes écoles vous l'êtes Google et Microsoft particulièrement voire même financer des chaires universitaires.
Euh Google a indiqué avoir soutenu pas loin de 1700 universités et centres de recherche dans 99 pays. Donc c'est extrêmement honorable. Microsoft également soutient la recherche.
Là aussi, c'est honorable mais pour autant une enquête de la cellule d'investigation de Radio France de 2025 intitulé écran et enfant quand la recherche publique flirte avec les intérêts privés montre s'il le fallait une forme d'écosystème avec notamment certains enseignants chercheurs notamment en sciences cognitives qui ventent les écrans ou en tout cas considèrent que les risques liés aux écrans sont extrêmement limités. J'ai pas de jugement de valeur, hein. Ils le disent parfois publiquement en tout état de cause.
Euh, ils le disent alors même que leurs laboratoires sont financés euh et leurs travaux de la recherche sont financés par les GSA fem évidemment, il est difficile de rejeter la main qui vous nourrit. Euh alors, évidemment, les financements privaux dans travaux de recherche, ça appartient à la liberté académique et c'est pas ça qu'il faut remettre en cause. Et je remets pas du tout en cause cette question.
Par contre, il pourrait être soupçonné que euh les financements que vous obérez dépassent le strict cadre de la philanthropie. Et donc, ma question sera à la fois simple et un peu taquine. Que faudrait-il selon vous pour limiter toute ambiguïté ou tout soupçon ?
Je vous remercie. Sylvie Robertsieur euh moi je vais revenir sur la description du processus de financement lié au projet à la fois pour Google et pour Microsoft. Vous venez de dire, monsieur Tabaka, que euh effectivement dans le cas des processus liés euh à des appels à projet ou à des financements de projet, vous pouve et donc qui sont expertisés, examinés par google.org, vous avez vous-même euh vous pouvez recevoir des projets.
Première question, est-ce que vous n'êtes qu'une boîte à lettre pour réorienter ces projets directement vers google.org org ou est-ce qu'il y a déjà une sorte de filtre de critères euh ou en tout cas euh de on va dire de sélection qui correspond aux objectifs que vous-même vous vous êtes assigné en tant que euh on va dire avec les décideurs publics qui vous font passer les projets. Ça c'est la première chose.
Même question pour pour Microsoft dans les processus qui sont les vôtres. Et lorsque vous avez financé les projets, est-ce qu'ensuite vous les évaluez ? Est-ce que vous les valorisez et notamment financièrement ?
Et est-ce que derrière vous en tirez quelques bénéfices que ce soit en terme de valeur, en terme de voilà quelque bénéfice que ce soit. Je vous remercie. Donc je vais vous laisser répondre déjà à ces cette première série de questions.
Moi j'en aurai d'autres après et peut-être à rapporteur que je vois réagir. Euh merci beaucoup. Euh alors euh je vais commencer par vous monsieur le rapporte.
Les ambiguités. Comment lever les ambiguïés ? Comment lever les ambiguïés ?
Non non mais tout à fait. Comment lever les ambiguités ? Je pense que lorsque vous allez lorsqu'on veut parler de d'influence sur notamment sur un certain nombre de débats de débats publics, il y a aujourd'hui en France un cadre réglementaire et législatif qui s'applique qui celui effectivement de la transparence de la vie publique et c'est l'argument, c'est l'élément et c'est l'autorité en fait pour lever cette ambigué là. dès lors que vous allez avoir et ça c'est ma perception, j'allais dire euh potentiellement d'autres acteurs d'autres acteurs économiques ne le partagent pas mais à partir du moment où vous avez sientement une entreprise qui veut une entreprise aius une structure associative he mais qui veut apporter une contribution dans un débat public notamment à des fins d'influence ça rentre et ça commence à rentrer dans le périmètre de ce qui relève effectivement de l'influence au sens de la loi et de la chat TVP si mes souvenirs sont bons, j'ai j'ai plus j'ai plus en tête mais j'ai quelques flashes comme ça de la manière dont par exemple le guide pratique l'achat TVP est rédigé pour les représentants d'intérêt mais il y a notamment parmi les sommes qui sont qui doivent être déclarées qui rentrent en fait dans le montant alloué à la représentation d'intérêt il y a par exemple le fait de produire des articles et effectivement si demain vous faites vous financez un projet de de recherche à des fins de Ça rentre dans le périmètre de l'achat TV.
Pour moi, c'est l'élément et c'est la réponse. Après la question, il y a je sais qu'il y a beaucoup de débats. Il y a d'autres d'autres commissions ici à l'Assemblée nationale qui sont posé la question de se dire est-ce que aujourd'hui le cadre juridique tel tel que défini par la loi correspond et capture bien toutes les formes de représentation d'intérêt ?
C'est peut-être une question et là j'avoue j'ai pas l'analyse très précise de ce cas-là mais ma réaction c'est celle-ci. C'est-à-dire que s'il y a un doute, ce douteel peut être très largement clarifié dans l'ensemble des déclarations annuelles de l'achat TVP, que ça soit aussi bien en terme de des moyens que des activités puisqu'elles peuvent être clairement énoncées et on peut imaginer que ça puisse ça puisse figurer. Donc ça pour moi c'est sans doute là-dessus aussi il faut réfléchir.
Je me souviens qu'il y avait eu des des discussions et qui ont pris devant, je crois que c'était devant le Conseil d'État sur la qualification par exemple de de certains S tank et de dire est-ce que l'activité de certains S tanks rentre ou pas dans la représentation d'intérêt ? Je pense que ça participe de manière plus générale à cette transparence qu'il faut avoir de de la vie publique. Concernant concernant votre question, madame la sénatrice sur le est-ce que lorsque je reçois une demande quelconque, je m'applique, je m'autoapplique un certain nombre déjà de filtres prédéterminés.
Les seuls filtres que j'applique, c'est de voir est-ce que c'est quelque chose qui rentre d'ors et déjà dans quelque chose qui existe. Par exemple, vous avez un appel à projet de lancer par google.org, je ne sais pas sur les sujets de IA et démocratie et je reçois ce projet-là tout de suite.
Effectivement, je vais irriguer l'association qui nous contacte vers la page en question, vers l'appel à projet en disant il y a cet appel à projet qui existe. Ça met je me souviens qu'on une des associations françaises était venue me voir récemment à l'issue d'une d'un événement. Il m'avait présenté leur projet.
Ma première action, c'est dire allez sur le site, il y a un appel à projet, allez-y. Et ça c'est le premier élément, c'est est-ce qu'on a quelque chose qui leur permet de postuler et effectivement de rentrer en contact avec les équipes de google.org.
Sinon, moi mon ma logique c'est de transférer et ça peu importe la personne, l'entité qui nous transfère ou qui a recommander d'une certaine manière, soutenu d'une manière ou d'une autre telle ou telle structure, la logique c'est derrière on transmet et ensuite c'est à la c'est aux équipes de google.org de regarder par rapport à leurs objectifs et effectivement à ce qui le type de projet qui cherchent à soutenir et euh à euh à financer. sur la deuxième question sur l'après en quelque sorte de dire vous avez un projet, vous soutenez un projet et est-ce que derrière vous pouvez en tirer des fruits euh d'une certaine manière ?
C'est absolument pas du tout la logique côté côté google.org. La logique côté google.org euh c'est une sorte comment dire de de système de euh j'allais dire de de comment on appelle de de financement de financement social.
Il faut imaginer qu'aujourd'hui vous avez un certain nombre d'acteurs, d'acteurs associatifs et acteurs des ES qui ont qui ont plein d'idées qui ont plein d'idées qui se disent on est face à une problématique et je pense qu'en faisant A B C D on est capable potentiellement d'apporter une réponse à ces problématiques là. Euh le seul problème c'est que bien souvent ils n'ont pas l'amorçage. Je voilà c'était le terme que je cherchais.
Ils ont pas l'amorçage notamment économique pour se lancer dans ce projet-là. Et en fait, c'est là-dessus souvent que les équipes de Google point vont intervenir. C'est-à-dire qu'ils vont intervenir pour faire un amorçage financier.
C'est-à-dire qu'on va se retrouver avec un acteur qui veut développer un projet, qui n'a pas forcément le financement ou même on peut imaginer des ressources d'ingénierie. On va mettre à disposition un financement, on va mettre à disposition de des ressources d'ingénierie. Mais ensuite ensuite une fois que le projet a été lancé, une fois que ce pourquoi on a financé a été lancé, c'est à la structure de se financer.
C'est à la structure de s'autofinancer et ensuite si la structure tire des fruits, tant mieux pour elle. Et il réussit à trouver finalement un modèle qui lui permet de monter à l'échelle, très bien. Ça arrivera ces structures quelquefois de revenir nous voir en disant bah on a un projet complémentaire et on aimerait avoir un financement complémentaire.
Les équipes réévalueront et verront s'ils financent ou pas. Mais c'est un peu cette logique là de dire on est une sorte véritablement de on va donner l'amorce l'amorce économique mais ensuite on atteint on attend nous de notre côté aucun retour sur investissement il y a aucune demande qui est faite auprès de ces structures là et donc c'est plutôt on amorce et notre seul espoir c'est que ça fonctionne. Oui, je suis navré, je vais être un peu redondant, mais c'est vrai que les mécaniques sont à peu près les mêmes sur votre question extrêmement importante de la transparence euh au-delà des des rapports que nous-mêmes nous pouvons produire chaque année et qui nous engag évidemment en tant que société côté, on ne peut pas dire n'importe quoi.
Donc, ces rapports sont extrêmement transparents et nous engagent. Euh nous déclarons toutes nos activités de représentation d'intérêt auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Euh on pourrait réouvrir ces débat évidemment et pourquoi pas aussi inclure les associations qui reçoivent nos dons dans ces obligations de transparence.
Peut-être, je suis ravi de d'en discuter, mais c'est vrai que ça me semble le principal outil pour démontrer cette transparence. sur euh votre question sur la recherche. Euh alors, on a deux moyens.
So soit nous on on contribue à la recherche en propre et donc à Strasbourg, Microsoft a lancé l'année dernière euh le un un laboratoire de recherche sur l'intelligence artificielle et l'entraînement des modèles pour les langues peu utilisé. Et donc il y a eu un appel à projet et à l'heure actuelle ce laboratoire de recherche travaille sur l'entraînement de modèles avec des langues avec une dizaine de langues très peu très peu utilisées. Euh je ne saurais plus j'ai plus j'ai oublié le le les langues exactement mais ça peut être l'Ukrainien par exemple ou le Basque.
Voilà. [grognement] Et donc ça c'est des c'est des centres de recherche dans lequels Microsoft est impliqué et finance le la recherche. On a aussi tout comme google.org G un centre chez nous internalisé qui s'appelle AI for good et de la même manière les applicants peuvent soumettre un projet [grognement] et on le finance.
Donc c'est comme ça qu'on a financé un projet de recherche sur les tremblements de terre ou grâce à l'intelligence artificielle et aux photosatellites. Euh après un tremblement de terre, on peut comparer les photos avant après et savoir immédiatement où sont les zones les plus touchées, comment effectuer à la fois des sauvetages dans l'immédiat et puis de la reconstruction. Donc c'est typiquement des projets qui après vivent leur vie, sont adoptés ou non par les pouvoirs publics locaux.
Et nous Microsoft, on on s'arrête là et comme le disait Benoît, on est dans cette phase d'am d'amorçage pour que ces projets voient le jour et c'est ça qui est important pour nous. Je sais pas si madame Boyer sur le lever les ambiguités. Est-ce que vous avez une réflexion autour de de ce sujet ? en tout cas les précautions qui pourraient être prises ou euh ces outils de transparence auprès des utilisateurs euh notamment enseignant par exemple euh puisque c'est un peu l'objet quand même de de vos propos et de de votre recherche.
Alors moi, je crois beaucoup en la formation et l'information et la et comme élément de transparence, c'est-à-dire la sensibilisation des acteurs euh au fait euh bien que ils ils ont des outils qu'ils manipulent qu'il manipulent eux utilisateurs et à avoir conscience de ce que ça représente ces outils. Voilà, c'est essentiellement pour moi un constat autour de de tout ça. et je me faisais une réflexion, mais c'est normal, je suis complètement, je vous l'ai dit, hors sujet quand même, mais je je regardais, je voyais qu'il y avait beaucoup de précautions autour des financements, autour des données, mais peu autour des traitements finalement.
Et peut-être que par rapport à ce que j'ai dit tout à l'heure, il y a il y a peut-être là quelque chose à compléter, c'est-à-dire autour des traitements, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on va faire de ces données ? Pas uniquement la finalité, mais comment on va le faire ? Ah bon ?
Pardon. Vous avez raison. Voilà, il il me semble que c'est important d'avoir aussi cette réflexion là.
Je je voulais apporter une question complémentaire. Euh le sujet c'est finalement de de faciliter quand même l'émergence de ces outils en complément de ce que l'humain est capable de produire, fournir, maîtriser et réfléchir. Euh ce qui est quand même la base.
Après, il y a les outils autour, ça fait partie de ces outils et en même temps, ces outils sont portés par un certain nombre de de grands monopoles, hein, pas pour rien qu'on dit les gars femmes. que on voit bien que la notion du monopole quelque part est pas complètement innocente dans dans cette affaire-là puisque qui dit monopole dit absence de contreproposition et dit dépendance technologique à une poignée finalement d'acteur euh puisqu'on on sait le manque d'interopérabilité euh on sait que que ces ces outils sont finalement assez peu différents ou ont des différences en fonction des objectifs que celui qui propose l'outil souhaite atteindre. Euh ce qui est une nuance supplémentaire, mais ça signifie quand même que plus ça va, plus la dépendance sera grande, moins finalement le libre arbitre se se pourra être présent ou en tout cas la liberté dans l'usage et dans dans l'utilisation de ce qui sera proposé par ces outils.
Et du coup, on en revient quand même à à ce sujet de de la transparence pour le coup. Euh et je je pense qu'on tourne autour un petit peu de ce sujet-là, c'est que finalement tout ça est accompagné par des flux financiers, quoi qu'on en dise, qui se traduisent dans autre chose que de la finance mais qui au bout du bout se traduira aussi par des flux financiers puisqu'il y aura des actions qui en découleront. Il y aura tout un tas de de de nouveaux usages, de nouvelles activités, de nouvelles façons de de consumériste, de de de fonctionner derrière.
Et donc est-ce que vous réfléchissez quand même à ces questions ? Parce que vous êtes des monopoles et donc ces monopoles de facto ont besoin ont une responsabilité éthique encore plus grande de rigueur en matière de transparence et de veiller à ce que les protections finalement soient proposées en même temps que les outils dont on ne nie absolument pas l'utilité et l'immensité des des possibles. Mais c'est vraiment ce sujet-là qui est important. euh et déconnecter en fait ce que vous appelez le la philanthropie qui en réalité c'est plutôt des fonds d'amorçage, des fonds enfin on est on est à la limite de on n'est pas sur des fonds de dotation.
Donc c'est pour ça qu'il y avait une ambiguité au départ, c'est c'est de la philanthropie mais quand même dans un but plutôt économique et de rentabilité économique. Euh et et donc voilà, est-ce que ces réflexions là existent en interne et et vous de votre point de vue à vous d'acteurs français engagés certes émanations d'acteurs qui ne sont pas français mais qui vous êtes des acteurs français. pour répondre à ces questions, à ces ces éléments, je pense que oui, il y a une responsabilité de la part des acteurs, des acteurs et des grands acteurs du numérique, ça ne fait aucun doute. et en particulier euh c'est ça qu'il faut je pense que un des éléments sur lequels les différents acteurs qui interviennent notamment que ça soit auprès de la sphère de recherche ou que ça soit même auprès de la sphère associative, c'est non seulement des éléments de transparence, on en reparlait mais aussi vous avez dit le mot en fait c'est les questions d'interopérabilité, c'est-à-dire que imaginez vous avez une association, cette association décide d'utiliser nos solutions nos solutions de message. euh il faut qu'elle ait toujours la capacité d'en sortir.
Et avoir la capacité d'en sortir, c'est-à-dire que et c'est ce qu'on fait aujourd'hui, on offre la possibilité à n'importe quel utilisateur, ça s'appelle cette fameuse suite workspace, pardon, pour l'anglicisme, mais de pouvoir retélécharger l'intégralité des échanges, l'intégralité des emails, l'intégralité euh des coordonnées, de l'agenda et d'aller l'exporter dans une autre solution. Et ça dans un format ouvert, interopéable. Ce qui permet effectivement à tout moment de dire "Je veux sortir, je veux aller ailleurs et je veux transférer l'ensemble de mes données, de mon historique, de l'ensemble de mes documents ailleurs." Et ça c'est quelque chose auquel en fait il faut vraiment être attaché que ça soit effectivement en matière par exemple de de messagerie mais aussi par exemple en matière de de cloud.
Si vous utilisez, vous avez un projet de recherche que vous et vous utilisez une puissance de calcul dans dans le nuage en quelque sorte, vous devez aussi avoir cette capacité de pouvoir à tout moment sortir et aller dans un autre fournisseur de cloud d'aller avoir la capacité de faire migrer vos données. Et ça c'est quelque chose sur lequel nous on a poussé activement au cours de de plusieurs années d'avoir une approche comme on dit multicloud, d'avoir des logiques d'interopérabilité. Ça avait été discuté, je crois, en France dans dans la dernière loi sur euh sur sur le numérique justement sur la mise en œuvre euh du texte européen qu'on appelait le data act et effectivement d'avoir et c'est ça quelque chose qui est clé, c'est-à-dire d'avoir une logique d'interopabilité mais pas seulement dans les mots mais aussi dans la pratique et dans les outils qui sont offerts.
Et ça, je pense que c'est nous, c'est quelque chose sur lequel on est très très attaché. et aller au bout, si on va au bout effectivement aussi de la réflexion, comme je vous disais tout à l'heure, euh on peut aller dans certains projets jusqu'à mettre à disposition du temps homme. C'està-dire une personne, c'est pas une question de passer des nuits et des weekends, hein.
C'est que potentiellement pendant 6 mois, un autre salarié va être détaché au sein d'une association pour mener à bien des projets. et quand bien même derrière ce salarié utilisera les choix technologiques de l'association de la structure, ça peut être une uns, c'est-à-dire que absolument pas du tout venir en plus avec nos technologies. Non, on amène plutôt le savoir-faire plutôt que la logique de de technologie et dans tous les cas derrière tout ce qui aurait été créé par nos salariés, c'est à l'association.
Et donc effectivement, c'est un transfert de droits et tous les droits en matière de propriété intellectuelle sur éventuellement les développements logiciels et autres appartiennent à à la structure. Et je pense que c'est ça cette approche à à impulser notamment lorsqu'on est dans une logique de manière plus large puisque c'est le thème de votre de votre commission, c'est effectivement quand vous avez des dons en nature qui sont apportés, c'est de s'assurer effectivement que ce don en nature est associé à une logique finalement d'interopérabilité, de possibilité de toujours sortir. Et ça, je dire quel que soit le bien ou la technologie qui est apportée à la personne qui en bénéficie et ça c'est quelque chose auquel nous on est attaché.
C'est un point extrêmement important que vous avez soulevé et je suis tout à fait d'accord sur la partie interopérabilité. Je rajouterai deux points extrêmement importants pour venir sur le sujet de l'interréparéabilité. C'est un point crucial et c'est aussi pour ça que sont fait les crédits cloud. on peut se poser la question de pourquoi des grands acteurs comme nous donnent de l'utilisation gratuite de de Crédit Club.
Donc on prend pour des associations qui ont pas forcément les moyens. Il faut aussi savoir que quand un acteur que ce soit associatif ou privé souhaite changer de de club provider, qui souhaite évidemment quitter Google pour venir chez Microsoft pour plus de qualité et cetera, il pourrait avoir une double facturation et donc on souhaite que ces crédit ces crédit cloud soi utilisés pour éviter cette double facturation parce que des des situations compliquées technologiquement et donc ces crédits sont faits pour couvrir ça. Donc c'est pas une un rabé qui est qui est utilisé.
Je voudrais rajouter deux points très important la la l'interopérabilité encore plus important la garantie que les données que un centre de recherche ou une association met chez un cloud provider reste ces données. Je pense que Benoî d'accord avec moi. Nous ne sommes pas dans le commerce de la donnée.
Les données qui sont mis chez nous sont à nos clients garanties. nous n'y avons pas accès, nous n'y aurons jamais accès. Et donc ces données, il les récupère et à aucun moment nous ne nous ne les utilisons ou les regardons.
Un dernier point, il faut éviter aussi d'être enfermé dans des modèles, en particulier quand on parle des nouveaux modèles DI. Et c'est pour ça que sur nos plateformes, sur notre plateforme copilote par exemple, il y a la possibilité pour des associations, tous nos utilisateurs d'utiliser copilote via chat GPT ou via Anthropic Cloud ou via Mistral en France. l'utilisateur choisit ses modèles et donc il n'est pas enfermé dans un modèle de langage et donc plus les années vont arriver, plus il va y avoir de nouveaux modèles et donc cette ouverture à différents modèles selon moi est aussi extrêmement importante.
Donc interopérabilité, protection des données, ouverture des modèles, nous sommes trois bonnes pratiques. Madame Boyer pour le mot de la fin. Juste pour dire que je partage le fait que c'est essentiel l'interopérabilité parce que sans interopérabilité on fige tous les systèmes que c'est pas toujours à à la porte enfin il peut y avoir un vrai problème après de dépendance à une solution qui n'est pas que liée à l'interopérabilité au changement mais lié à l'impact que ça a sur l'organisation elle-même sur les pratiques qui sont mis en place et sur la façon dont les gens travaillent et se structurent.
Donc l'interroérabilité, elle est technique, elle est fondamentale sur les modèles. Les accès aux modèles, je partage complètement, mais elle est elle n'est parfois plus complexe à mettre en œuvre que simplement du temps homme pour des aspects techniques. Alors, je suis désolée, c'est un faux départ parce que Alexandre Basquin a encore une question à poser petite, il s'est engagé.
Ouais, petite question peut-être naïve également. On a parlé de philanthropie et euh de de de ce que vous œuvrez des en matière de de philanthropie, mais j'ai ce sentiment que c'est toujours lié à vos produits en matière numérique, soit la recherche liée au numérique, soit du mcén de compétence, soit au regard de vos produits commerciaux. Or, vous avez des donneurs d'es qui ont des capitalisations boursières à quatre chiffres, parfois même supérieur à certains à certains états.
J'aimerais savoir si euh en terme de filentroprie, il y a aussi la philentrreopie en direction de l'intérêt général, notamment la lutte contre la fin dans le monde, contre les problématiques environnementales et j'en passe qui sont pas forcément liés à vos produits. Je vous remercie. Je peux je peux c'est ce que je disais tout à l'heure pour notre laboratoire de recherche AI forgot qui lutte justement contre certaines problématique mondiale que ça soit le réchauffement climatique, l'aide pour les agriculteurs d'utiliser au mieux les ressources qu'ils ont ou ce que je disais sur les tremblements de terre.
Au contraire, on est très ouvert dans notre champ d'application sur la recherche et sur l'aide. Euh il y a aussi euh voilà, on sait faire du numérique et on a énormément de puissance et d'outils et donc euh c'est pour ça peut-être qu'on a un focus en particulier sur les enjeux de cybersécurité par exemple. On a un de recherche donc excusez-moi mais donc c'est lié à vos outils numériques.
J'aimerais savoir s'il y a des financements sans outils numériques, sans liés à vos logiciels dédiés uniquement à des à des œuvres caritatives autres que celle en France. Comme je le disais dans mon introduction, on a pu apporter notre soutien à Studelp qui aide les étudiants qui ne n'ont pas de quoi se nourrir à la fin du mois parce que leurs revenus sont trop faibles. Donc on a donné, moi j'ai donné du temps à homme, j'ai je suis allé livrer des repas à des étudiants et un financement à hauteur de 20000 € je crois l'année dernière et un financement qu'on souhaite renouveler évidemment.
Pour répondre à votre question, en fait, on a vous avez raison, on a beaucoup parlé en fait de de gros projets dans lequel le numérique est présent. Pas forcément lié à nos outils, mais potentiellement lié à l'impact de nos outils effectivement sur une disruption de notre société. Euh quand on parle aujourd'hui d'une mérisation des emplois, quand on parle de l'arrivée du de lien dans le monde du travail, oui, il y a un besoin d'aller former, accompagner les personnes en terme de reconversion, en terme d'acquisition de nouvelles compétences et autres.
Mais effectivement, c'est travailler sur l'impact aussi de nos de nos technologies sur la société. Indépendamment de ça, je citais le chiffre en fait en France, on a on a aujourd'hui 34000 personnes 34000 pardon structures associations qui d'une manière ou d'une autre bénéficient de quelque chose de notre part et notamment par exemple crédit publicitair et là vous allez retrouver énormément d'associations qui vont être attachées à on va dire leur objet associatif. Euh j'ai pas la liste des des 34000 sous les yeux, mais j'ai souvenir par exemple que euh des associations de type SPA euh vont acheter des crédits publicitaires pour à des moments euh faire la promotion de leur activité et euh et orienter des gens vers eux.
Euh ces derniers temps, on a eu l'occasion aussi de travailler avec un certain nombre d'acteurs, encore une fois absolument non liés sur les questions numériques, euh au moment de deux grands moments et je pense que c'est deux deux moments un peu clés pour tout le monde. Le premier élément, ça a été euh euh la situation du Covid, pour moi, c'était très très frappant. Et donc ça a été des contributions économiques.
Contribution économique donc de l'argent qui a pu être alloué à la protection civile. Euh on a fait du don nature à la protection civile. On leur a au moment du moment où on manquait on avait une pénurie forte de masque.
On avait nous euh dans nos infrastructures un certain nombre de masques et on les a alloué à la protection civile pour pouvoir leur permettre d'opérer leur leurs activités. Euh ça a été de la location financière, ça a été euh des euh du déblocage de fonds euh de la part euh au profit par exemple du Secours populaire. Et le deuxième moment clé, ça a été aussi l'enclenchement de la guerre en Ukraine.
Enclenchement de la guerre en Ukraine parce que ça a été aussi disruption de beaucoup de euh de disons du mode de fonctionnement de beaucoup d'associations et y compris l'obligation de ces associations d'accueillir en fait des nouveaux types de réfugiés qui n'avaient pas anticipés en quelque sorte. Et là par exemple, ça a été euh d'avoir effectivement des dons financiers qui ont pu être attribués à différentes associations. Je sais encore récemment que on a alloué des fois au resto du cœur parce que ils avaient fait un appel, je sais pas, c'était il y a peut-être 2 3 ans euh en disant qu'il n'avaiit plus de ressources.
Donc en fait, on est venu apporter une contribution financière, on va dire dans cette logique d'intérêt général. Et le dernier point sur lequel euh j'ai souvenir qu'on avait travaillé, c'était effectivement l'incendie de Notre-Dame. Quand à la suite de l'incendie de Notre-Dame, il y avait une volonté de la part de la fondation qui gérait la collecte de fonds d'essayer de collecter le maximum de fonds pour financer la restauration Notre Dame. la mise à disposition euh justement de ces crédits publicitaires et euh de compétences humaines pour gérer ces crédits publicitaires, pour leur permettre au maximum de piloter du de la levée de fond.
Alors là encore une fois effectivement c'est quelque chose qui n'y a nos produits mais indépendamment de ça on va avoir effectivement des produits qu'on va mettre à disposition pour aider des causes non numériques, donc crédit publicitair mais y compris dans certains cas dans plusieurs situations, une contribution financière sans lien avec nos produits, sans lien avec le numérique. Très bien. Merci beaucoup de vous cette prêté au jeu de ces questions qui nous ont permis d'approfondir vraiment euh ce sujet et madame Moyé, vous n'étiez pas décalé.
C'était justement important d'avoir vos vos de regards et qu'il y a une forme de dialogue justement entre ce que vous représentiez respectivement. Merci beaucoup. Merci
Colombe Brossel