#Direct 🔴 Manuel Bompard, député et coordinateur national de LFI, invité du Grand Jury
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
sur publicsena et sur publicsena.fr. [Musique] Le grand jury présenté par Olivier Bost.
Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. C'est en direct sur RTL, c'est également en direct sur Public Sénat. Bonjour Manuel Bompard.
Bonjour. Vous êtes député de Marseille et également coordinateur national de la France insoumise. À gauche, c'est le plus jamais avec Jean-Luc Mélenchon qui s'affirme un peu plus chaque jour de Raphaël Gluxman à François Ruffin en passant par François Hollande, c'est notamment à cause de vos positions considérées comme communautaristes ou antisémite.
Cette semaine, vous voyez dans le rapport sur les frères musulmans du complotisme islamophobe. Bienvenue dans ce grand jury Manuel Bonpard. Merci beaucoup.
À mes côtés pour vous interroger ce dimanche Pauline Buisson de M6 et Jim Jarassé du Figaro et nous serons rejoints en seconde partie par Perine Tarno de Public Sénat. Dans ce grand jury, Emmanuel Bompard, nous aurons une séquence dédiée au Parlement, là où le gouvernement s'apprête à esquiver votre obstruction sur la loi agricole et puis vous répondrez aussi à nos questions expresses. Le grand jury, l'actualité de la semaine.
Et dans l'actualité, pour commencer, un pyone découpé, un transformateur incendié autour de Nice. Ces sacages ont ont privé plusieurs dizaines de milliers de personnes d'électricité. Manuel Bompard, est-ce que vous condamnez d'abord ces actes ?
évidemment et il semble que ce sont euh que ce soit des des actes criminels. Et donc euh j'imagine qu'il y a une enquête en cours et qu'elle permettra de de déterminer qui sont les les responsables. Je pense qu'elle dit ces événements disent aussi beaucoup de notre fragilité, de notre dépendance à ces réseaux électriques et on sait là manifestement c'est une action criminelle mais qu'en plus ces réseaux sont confrontés notamment aux impacts du changement climatique.
Et donc je pense que notre responsabilité en tant que responsable politique précisément, c'est de faire en sorte que ces réseaux soient modernisés, qu' soient moins fragile, moins fragilisé parce qu'on en a besoin. Donc ce que vous disez, c'est la fragilité de ces réseaux. Mais s'attaquer à des infrastructures comme celles de l'électricité, ça relève d'une forme de terrorisme.
Je pense qu'il faut faire attention avec les mots qu'on utilise, vous savez, parce que sinon après au bout d'un moment les mots, ils veulent plus rien dire. Moi, je connais pas évidemment ni la revendication, ni les motivations qui sont derrière ces actes. En tout état de cause, évidemment, on peut pas dégrader des actes, on peut pas dégrader des infrastructures qui sont des infrastructures essentielles à la vie quotidienne de françaises et de français.
Mais maintenant, puisque Mais attendez, je veux faire juste une remarque euh puisque on on aborde à travers ces événements un un une sujet, un problème qui a un problème grave, alors je pense que ça doit poser la question de comment on fait en sorte que l'ensemble des Françaises et des Français, quel que soit l'endroit où il se trouve sur le territoire national puisse avoir accès au réseau, au réseaux de distribution d'électricité évidemment, au réseaux de distribution et de consommation d'eau potable. Or, vous savez or vous savez aujourd'hui que notamment dans les départements et les territoires d'outreemer, vous avez aujourd'hui, c'est le cas à Mayotte, c'est le cas en Guadeloupe, des gens qui n'ont pas accès par exemple au réseau d'eau. Donc je pense que ce serait utile qu'on Mais je pense qu'il faudrait ça serait utile qu'on s'attaque pas à ce sujet uniquement quand c'est des actes criminels mais aussi quand c'est une défaillance de l'État.
Mais votre raisonnement est étonnant. Vous dites il est attaqué ce réseau parce qu'il est faible. Non non, j'ai pas dit ça.
J'ai dit qu'il est j'ai dit j'ai dit précison. J'ai dit j'ai dit précisément que je crois que personne ici ne connaît les raisons de cette attaque et que queles que soient les raisons de cette attaque, c'est évidemment inacceptable. Et j'ai dit que par ailleurs derrière ce ce cet événement, on voit la fragilité de nos sociétés vis-à-vis de ces réseaux et que donc on va pas seulement parler de cette situation.
Donc ça nous pose la question nous en tant que responsable et dirigeant politique de comment on fait en sorte que ces réseaux soient moins faibles pour que nos sociétés soient moins fragiles tout simplement. Autre sujet d'actualité. Soutenez-vous les taxis qui manifestent en ce moment contre la modification des tarifs appliqués pour le transport sanitaire des malades et également pour un plus grand contrôle des des VTC.
Oui oui, évidemment, je les soutiens hier, un certain nombre de mes collègues parlementaires avec notamment le député Éric Cockrel sont allés à leur à leur rencontre. D'abord parce que là, on a une une convention, c'est un peu technique mais qui les modalités de prise en charge de ce qu'on appelle le transport médical. Or, en vérité où le transport sanitaire pour des taxis en particulier dans des départements qui sont des départements moins peuplés, c'est souvent une partie significative de leur activité.
Ça veut dire qu'il faut pas s'attaquer au transport sanitaire. Mais c'est pas ce que disent les taxis. Ils disent qu'ils sont prêts à avoir une discussion sur la rationalisation de ses coûts, mais ils demandent juste une chose que je crois on peut quand même leur accorder, c'est d'être associé à cette réflexion et à cette discussion.
Et pas qu'il y a une convention qui tombe d'en haut comme ça sans aucun débat, sans aucune discussion. Alors, hier, il y a eu un rendez-vous avec le Premier ministre. Il semble que le Premier ministre a dit queil allait euh revoir en quelque sorte les dispositifs qui sont dans cette convention.
Je pense qu'il y a quand même besoin de rétablir la confiance et je crois que ce serait raisonnable de la part du Premier ministre de dire "On retire la convention telle qu'elle est, on réouvre des discussions, on se met autour de la table et on fait en sorte de trouver une solution qui convient pour qu'on comprenne bien de quoi on parle. La facture, elle est elle est très lourde. He ! plus de 3 milliards d'euros, plus de 45 % d'augmentation en 6 ans sur cette fameuse convention, c'est quasiment 1/5 du trou de de la SQ et il y a quand même un dérapage sur ce et à votre avis pourquoi ?
Bah pourquoi ? Parce que il y a peut-être une augmentation du nombre de de patients et de besoins. Mais est-ce qu'il faut peut-être modifier le système ?
Quelle est votre solution ? Mais mais d'abord d'abord vous parlez du déficit de la sécurité sociale et vous dites c'est une partie significative du déficit de la sécurité sociale. Bon à un moment, il va falloir dire les choses sur ce sujet.
Le déficit de la sécurité sociale a été créé artificiellement en France puisqu'il y a eu des exonérations de cotisation sociale qui n'ont pas été compensé. Les les dépenses ont augmenté aussi. Non d'accord les dépenses ont augmenté mais les recettes attendez attendez mais les recettes normalement auraient dû augmenter de manière aussi significative s'il n'y avait pas eu de la part des pouvoirs depuis des années et des années des générations de cotisation sociale qui n'ont pas été compens je vouis dire par là pour être clair c'est que le déficit aujourd'u ne provient pas seulement par les baisses que vous pouvez décrire si exclusivement monsieur exclusivement à combien vous chiffrez le déficit de la sécurité sociale aujourd'hui à 15 milliards voilà à combien s'élève aujourd'hui les exonérations de cotisation sociale qui n'ont pas été compensé 19 milliards.
Donc vous pouvez reprendre les calculs, faites le calcul. Donc ce déficit, il a été créé artificiellement. Donc ça c'est juste du point de vue du débat de manière générale sur la question les plus de 45 % d'augmentation sur ce sur cette convention avec les taxis pour vous c'est on peut effacer ça sans aucun problème.
Je n'ai pas dit on peut effacer ça sans aucun problème. D'ailleurs, je vous ai dit vous tout à l'heure que les taxis eux-mêmes disent on veut bien avoir un débat pour faire en sorte de rationaliser en quelque sorte cette hausse et eux-mêmes ont mis sur la table un certain nombre de propositions pour ça. Et il demande juste d'être associé à cette réflexion et à cette discussion et pas de se retrouver dans une situation où vous avez aujourd'hui des taxis pour qui c'est 90 ou 95 % de leur chiffre d'affaires et qui vont se voir du jour au lendemain se retrouver avec une situation dans lequelle il y a 30 % de leur chiffre d'affaires qui baissent.
Ça je pense que si ça vous arrivez à vous, vous direz j'aimerais bien pouvoir donner mon point de vue sur la sécurité sociale et et aux français de de soutenir l'activité des taxis. Mais c'est pas soutenir l'activité des taxis, c'est prendre en charge partie l'activité des tax. On le fait pas s'il vous plaît, on le fait pas pour soutenir les taxis, on le fait parce qu'il y a un besoin qui consiste à pouvoir déplacer des patients qui ont besoin de pouvoir se rendre par exemple à l'hôpital et c'est pris en charge ce déplacement par la sécurité sociale et ceux qui ensuite assurent ce transport, ce sont des taxis.
Et donc plutôt que de les pointer du doigt et de les stigmatiser, je crois qu'on devrait plutôt les remercier de prendre en charge euh ce de ce ce sujet qui est un sujet d'intérêt général. Je crois que si vous avez quelqu'un dans votre famille qui est malade et qui a besoin d'aller régulièrement à l'hôpital, vous êtes bien content d'avoir des taxis pour assurer le transport médical. Donc il faut pas c'est il faut pas pointer du doigt les taxis comme ça.
Par ailleurs, les taxis disent autre chose aussi. Ils disent, on est parfois soumis à une forme de concurrence illégale notamment vis-à-vis et déloyal notamment vis-à-vis des des des plateformes VTC et ils disent "Nous, on veut bien qu'il y ait une concurrence mais elle doit être au moins loyale parce que quand vous avez des géants aujourd'hui du numérique comme Uber qui payent quasiment aucun impôt en France et qui s'en mettent plein les poches et de l'autre côté des taxis qui galèrent pour pouvoir vivre tout simplement de leur travail, je crois que c'est raisonnable de demander des conditions qui soient des conditions équitables." Emmanuel Bonpar, on reviendra sur euh le financement de de notre modèle social.
Autre sujet de autre sujet euh qui avait été lancé notamment par le président de la République. Mais tout d'abord, dans la semaine, le rapport sur les frères musulmans a été rendu public euh après un conseil de défense à l'Élysée mercredi. Euh est-ce qu'il y a un entrisme de cet islam radical dans les mosquées et les associations ?
Ben je d'abord, il va falloir se mettre d'accord sur euh les angles d'attaque parce que il y a quelques mois, c'était le séparatisme le problème. Donc soit c'est le séparatisme, c'est-à-dire le fait que les gens veulent vivre à part de la société, soit c'est l'entrisme, c'est-à-dire que les gens veulent s'emparer des leviers de pouvoir de la société. Écoute, c'est tout ça.
Et vous avez lu ce rapport l'un n'empêche pas l'autre. Mais non, mais bah faut choisir. Ça peut pas être les deux.
Mais bon, vous avez lu ce rapport, vous avez lu ce rapport. On parle, si les rédacteurs de ce rapport disent quelque chose de juste, on parle de je crois 500 à 1000 personnes. Un millier de personnes.
Ouais. C'est 0, attendez-moi bien, 0,007 % du nombre de personnes en France qui se disent de confessions musulmanes. Non, mais c'est pas il ne faut rien faire madame, c'est parler pendant 4 jours euh euh attiser l'idée d'une forme de de d'une manière assez complotiste d'ailleurs de de réseaux qui seraient des réseaux très organisés qui voulaient voudrai déstabiliser l'État. pardon mais ça ne correspond pas à ce qu'il y a dans ce rapport lui-même.
Et le problème c'est que la lecture politique qui a été faite de ce rapport, la commande de ce rapport, les modalités de sa publication sont une opération politicienne initiée notamment par le ministre de l'intérieur qui cherche à faire son beurre sur le dos des musulmans de ce pays. Et ben moi, j'ai envie de dire à monsieur Retaillot et à tout le monde, foutez la paix aux musulmans de ce pays qui ont juste envie de pouvoir vivre tranquillement en paix et en liberté dans notre pays, pouvoir pratiquer leur religion tranquillement dans le respect de la loi comme tout le monde le fait. Sur le fond Manuel Bompard, vous dites un millier de personnes, c'est pas grand-chose.
Un millier de personnes qui jouent de l'influence pour arriver à un islam radical, c'est pas un problème en ce Non, j'ai pas dit j'ai pas d'abord j'ai pas dit un millier de personnes, c'est pas grand-chose. D'abord, je ne sais pas si ce millier de personnes existent. Le rapport parle de 400 à 1000 personnes.
Il dit lui-même le rapport que ce ne sont pas des personnes qui sont coordonnées. Il cite il cite un certain nombre de mosquier, il cite un certain nombre il dit ce même rapport, il dit ce même rapport que ce ne sont pas des personnes qui par ailleurs partagent les mêmes objectifs ou sont coordonné coordonné entre elles. Il dit aussi que les associations d'aut et notamment ce qu'on appelle musulman de France qui est ciblé dans ce rapport à son budget qui a été divisé par depuis ces 10 dernières années qui en gros cette structure a perdu beaucoup d'influence.
Donc il il dit pas du tout, il accrédite pas du tout la vision extrêmement alarmiste qu'on essayé de de sur laquelle essae de surfer aujourd'hui une partie de la classe politique en France et comprenez que c'est vraiment insupportable en fait. Vous savez, moi je suis, vous l'avez dit tout à l'heure député de Marseille, j'étais encore dans ma circonscription vendredi et samedi. C'est insupportable en fait.
Vous avez les gens viennent me voir, ils me disent "Mais on en a marre en fait. Nous on a envie, on est musulman, on est français, on pratique notre religion dans le respect de la loi et on en a assez à longueur d'antenne d'être pointé du doigt, stigmatisé. Et ce rapport, il contribue encore à cette stigmatisation.
Donc ça suffit en fait, ça suffit. à Marseille, justement dans votre circonscription ou à côté de vre circonscription, il y a un collège lycée musulman qui est décrit dans le rapport comme faisant partie, je cite, d'un écosystème frériste. La région sud de monsieur Musolier et le département de de des Bouches du Rô ont annoncé leur intention de couper les subventions à cet établissement scolaire.
Est-ce que vous comprenez cette décision ? Non. et je la je la je la dénonce et je la condamne.
Écoutez, il faut dire les choses de manière très simple et très claire. En France, il y a un principe qui s'appelle le principe de laïcité. Deuxièmement, il y a quelque chose qui s'appelle la loi.
Donc que les choses soient très simples et très claires. Les gens ont le droit de pratiquer leur religion en France dans le respect de la laïcité et dans le respect de la loi. Donc si une personne viole la loi, alors elle est condamnée parce qu'elle viole la loi.
Mais les suppositions, les imputations, les peut-être que qui conduisent à la fin à ce qu'on vienne pointer du doigt une partie de la population française, qu'on viennent de s'attaquer à tel ou tel établissement. Enfin, vous voulez que je vous parlez, vous connaissez cet établissement ? Vous connaissez cet établissement ?
Je le connais, je le connais pas de je suis pas allé visiter cet établissement mais je le connais, je sais qu'il existe mais enfin monsieur est-ce que quand même on peut dire qu'il y a une forme de deux poids de mesure aujourd'hui dans le contrôle des établissements privés en France quand on sait par exemple que les rapports d'inspection qui ont été faits sur le lycée AOS à Lille ont été en quelque sorte bidonné. C'est en c'est c'est ce que démontre aujourd'hui la commission d'enquête parlementaire qui a été initiée et dont le corpporteur est par exemple mon collègue député Paul Vanier et que dans le même temps vous avez des établissements qui sont des établissements aujourd'hui dans lequel on a révélé qu'il y avait par exemple des actes de violence sexiste et sexuelle et qui eux ont encore des contrats d'association et vous comprenez pas que ça soit choquant pour les gens aujourd'hui qu'il y a cette forme de deux poids de mesure qui est insupportable. Donc laissez les gens tranquilles.
Si un établissement ne respecte pas la loi, alors la loi doit s'appliquer. Point à la ligne. Mais c'est pas un rapport qui jette des accusations comme ça sans fondement, sans euh preuve euh qui doit permettre ensuite aux autorités ou au pouvoir public de supprimer des subventions.
C'est c'est pas normal de fonctionner comme ça. Emmanuel Bonpard, vous parliez tout à l'heure d'un d'un complot, d'une d'une approche un peu complotiste. Est-ce qu'Emmanuel Macron est un complotiste islamophobe comme l'a dit votre collègue député Louis Boyard ?
Bah en tout cas, il y a dans ce rapport, il y a dans ce rapport une forme de oui de complotisme qui laisse penser qu'en quelque sorte il y aurait une confréie secrète en France de musulmans qui voulaient déstabiliser l'État. Mais en fait, c'est pas le rapport qui dit ça d'ailleurs. C'est ce que dit monsieur Retaillot lui-même.
Monsieur Retaillot avant même la publication de du rapport dit "Il y a des gens, attendez attendez, il y a des gens qui veulent soi-disant imposer la charia en France." Le rapport dit bah à la fin de notre étude il a il est il est avéré qu'il n'y a personne qui veut imposer la charia en France. Donc le rapport est contredit y compris l'exploitation politicienne qui ess monsieur Macron Emmanuel Macron complotiste islamophobe.
Bah quand il accrédite puisqu'il fait un conseil de défense sur le sujet oui il est complotiste. Quant à la question de l'islamophobie, il est clair que depuis des mois et des mois dans le débat public et monsieur Macron et surtout un certain nombre de ses ministres et je pense à monsieur Retaillot en particulier entretiennent des refrains qui sont des refrains islamophobes. Enfin, écoutez, quand monsieur Retaillot prend la parole dans une réunion publique et dit "A voile", bah imaginez si l'un d'entre nous était aller dans une réunion publique et avait dit "Ah, la croix ou abas la calotte, tout le monde aurait dit "Mais qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?
Monsieur Retaillot est ministre des cultes, il faut pas dire des choses comme ça." Donc oui, bien sûr, il y a un climat qui est un climat islamophobe qui est entretenu aujourd'hui au plus haut niveau de l'État. Évidemment, autre phrase de la semaine ou plutôt un écrit dans son blog. "Arrès le complot juif des années 30, voici le complot musulman", a écrit Jean-Luc Mélenchon.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer pour le dénoncer hein ? Oui. Mais pour est-ce que vous pouvez nous expliquer cette phrase ?
Bah, c'est très simple. Dans les années 30, on on et d'ailleurs, y compris, on s'en prenait à des formations politiques en disant, je me rappelle, c'est les expressions qui étaient utilisées, il a un complot judéo bolchevique. C'est ce qu'on disait dans les dans les années 30.
Bon, aujourd'hui, on dit il y a de l'islam gauchisme, vous voyez ? Bah, c'est la même chose. C'est une lecture qui consiste à essayer de faire d'une partie de la population française le bouc émissaire de tous les mots, de toutes les difficultés.
C'est une rhtorique qui vise à diviser le peuple, à diviser la population, y compris pour maintenir la domination des des puissants. Et donc Jean-Luc Mélenchon a raison de dire que cette rhtorique-là, elle fait évidemment penser à la rhtorique à laquelle malheureusement on a assisté en France dans les années 30 et qui s'est terminé quand même de manière catastrophique. Vous voyez vous voyez la signification d'un tel parallèle.
Bah, c'est de dire que l'antisémitisme égale ce que vous appelez l'islamophobie. Enfin, c'est c'est un peu près le même c'est ce raisonnement là. Pourquoi ?
C'est moins grave de s'en prendre aux musulmans que de s'en prendre aux juifs ? Non mais l'antisémitisme bah alors ben on peut à la fois dénoncer l'antisémitisme, je le fais, je dénonce l'antisémitisme et et dénoncer l'islamophobie. Pourquoi vous voulez hiérarchiser l'un par rapport à l'autre ?
Évidemment que quand on s'en prend une personne parce qu'elle est juive, c'est c'est ça doit être condamné de toutes nos forces. Et évidemment, quand on s'en prend à une personne parce qu'elle est musulmane, ça doit être condamné de toutes nos forces. C'est c'est pareil quand on s'en prend à quelqu'un, quel que soit sa religion, sa couleur de peau, son origine.
Pourquoi vous voudriez essayer de me faire croire qu'il y a quelque chose qui ? La question, c'est la comparaison que vous faites avec l'antisémitisme des années 30 sur lequel on sait sur quoi ça a débouché. Est-ce que aujourd'hui ce ce que ce que vous expliquez comme étant de l'islamophobie, on est vraiment sur le la même chose ?
Mais monsieur monsieur enfin pardon, c'est pas ce que j'explique comme de l'islamophobie que pardon mais quand on tue un fidèle dans une mosquée, ça s'appelle comment ? un acte antémis. Il y a aussi des des actes antisémistes euh tous les jours.
Mais je n'ai pas dit l'inverse. Mais pourquoi ? Mais pourquoi vous voulez essayer d'expliquer que ce serait pas grave de s'en prendre à une personne de confession musulmane parce qu'il y a des actes antisémites de l'autre côté ?
Mais pourquoi ? Mais alors pourquoi ? Pourquoi ?
Pourquoi quand je vous je parle d'un acte islamophobe que je dénonce, vous me dites "Is des actes antisémites." Oui, vous avez raison, il y a aussi des actes antisémites et je les dénonce aussi. Donc pourquoi vous êtes pas capable de dire que quand on s'en prend à un musulman c'est inacceptable de la même manière que quand on s'en prend à un jue c'est inacceptable cette manière je sais pas je comprends pas je comprends pas votre manière de relativiser l'un par rapport à l'autre que je trouve excusez-moi de vous le dire assez choquante.
Je pense que quand on est attaché à la République, donc on est attaché au fait que personne en France ne doit être victime de racisme, de d'antisémitisme, d'islamophobie et de toutes les formes de discrimination en raison de sa confession religieuse ou de sa couleur de corps. Et ben, je crois qu'il faut pas relativiser précisément. Manuel bon par une autre question.
Que pensez-vous de la proposition de Gabriel Atal d'interdire le port du voile pour les filles de moins de 15 ans ? Je la trouve euh pathétique euh et pitoyable de la part de monsieur Atal dont j'ai bien compris que euh en quelque sorte il veut participer à son tour euh au championnat du monde euh des plus démagogiques et des plus réactionnaires. Quand vous voyez aujourd'hui dans votre circonscription, vous voyez des petites filles voilées ?
Mais mais ça peut arriver qu'il y ait des des des filles voilées. Oui, ça peut arriver. Qu'est-ce que vous vous dites qu'elle porte le voile en toute liberté ?
Mais madame, il y a déjà une loi en France sur le fait que si une personne est obligée de porter le le voile, c'est un délit et donc les personnes qui obligent une autre personne à porter le voile peuvent être condamnées pour ça. Il y a déjà une loi sur ce sujet. Donc écoutez, la proposition de monsieur Atal vise à mettre en place une loi qui n'existe dans aucun pays en Europe et dans à peu près aucun pays dans le monde.
Y compris madame Méloni en Italie ne fait pas ça et y compris dans le propre camp de monsieur Atal, j'ai entendu des députés, des parlementaires. J'ai entendu Carl Olive par exemple, j'ai pas l'habitude de citer Carl dire mais c'est je suis pas d'accord avec cette proposition, c'est ridicule. Vous allez envoyer des policiers dans la rue pour aller contrôler la carte d'identité d'une personne qui porte le voile pour savoir si elle a 14 ans et 11 mois ou 15 ans et 1 mois.
Franchement, c'est pas raisonnable. Il faut arrêter, hein. Il faut faut se ressaisir euh dans ce débat.
Euh je je comprends que monsieur Atal a l'impression de se faire dépasser par la droite par monsieur Rotaillot, monsieur Philippe ou monsieur Bardella. Mais je vais vous dire franchement et je le dirai pas souvent, je plains les électeurs macronistes. Je crois qu'ils attendent autre chose qu'une forme de course de vitesse vers le plus démagogique, le plus islamophobe et celui qui cotise le plus aux campagnes de dénigrement contre les musulmans en France.
Monsieur Atal, il peut il a peut-être autre chose à porter que ça. Franchement, Manuel Bonpar, est-ce que la France doit vite reconnaître la Palestine pour apaiser sa communauté musulmane ? Non, mais la la France doit reconnaître immédiatement l'état de Palestine comme on fait une majorité d'État dans le monde.
Mais ils doivent le faire d'abord pour respecter le droit international, pour respecter les résolutions de l'Organisation des Nations-Unies qui, je vous le rappelle, depuis maintenant des années et des années établit deux états dans les frontières de 1967. Est-ce que vous trouvez satisfaisant la l'initiative d'Emmanuel Macron euh qui donne rendez-vous mi-juin à l'ONU pour aller vers cette reconnaissance ? Crois pas jusqu'au bout.
Bah je je ne sais pas mais je souhaiterais d'abord je comprends pas pourquoi on aurait besoin d'attendre juin juillet. Je pense qu'on a besoin de faire cette reconnaissance pour pas être tout seul pour Mais on n'est pas tout seul monsieur. Il y a une majorité des États dans le monde qui reconnaissent aujourd'hui l'état de Palestine.
Il y a quelques mois de ça l'Espagne par exemple a pris cette cette décision. Mais s'il vous plaît ne le mett pas en référence avec la question des musulmans en France. On a besoin de reconnaître l'état de Palestine d'abord parce que c'est le droit international.
On a besoin de reconnaître l'état de Palestine parce que aujourd'hui euh euh toutes les institutions internationales alertent sur le génocide qui est en cours à Gaza, sur le projet de nettoyage ethnique. Encore l'OMS cette semaine disait que 2,1 million de personnes sont menacées de mort dans les prochaines semaines et dans les prochains mois si rien n'est fait et que il faut pas seulement faire des actes et il faut prendre des il faut pas seulement avoir des mots, il faut faire des actes, faut faut prendre des initiatives et la reconnaissance justement vous avez vu un changement de ton aujourd'hui d'un certain nombre de membres de la communauté internationale y compris de la France vis-à-vis d'Israël. Est-ce que c'est quelque chose que que vous avez relevé ?
Oui, bien sûr. Je vois bien que un certain nombre de de de personnalités politiques en France et d'États dans le monde qui initialement étaient dans une forme de soutien inconditionnel à Israël. Ce que nous avions dénoncé à l'époque en disant on peut pas soutenir inconditionnellement, c'est-à-dire quels que soient les actes qui sont commis par l'État d'Israël.
Donc je vois bien que les mots bougent, mais ce que je dis c'est que les mots ne suffisent pas pour arrêter un génocide. Il faut des actes. Et donc la reconnaissance de l'État de Palestine en fait partie.
Attendez, je vais juste vous donner quelques propositions, hein. J'ai entendu cette semaine le gouvernement suédois, pour la première fois un gouvernement européen, dire qu'il fallait avoir des sanctions économiques contre le gouvernement de Netanyahou. Je pense que la France doit appuyer cette proposition et qu'il faut des sanctions économiques contre le gouvernement de Netaniao.
Cette semaine, au niveau européen, il a été établi qu'on pouvait aller vers la révision de l'accord d'association qui existe aujourd'hui entre l'Union européenne et Israël. Alors oui, il faut y aller et pas seulement vers la révision, mais il faut suspendre cet accord tant que l'armée israélienne euh continue ses actions euh euh génocidaires. Et puis il faut décider d'un embargo total sur les livraisons d'armes.
Enfin, comment peut-on accepter que la France continue parfois à livrer des composants qui sont utilisés dans des fusils mitrailleurs qui sont utilisés dans les massacres qui sont commis à Gaza ? Comment on peut accepter ça ? On peut pas l'accepter.
Donc maintenant, il faut pas seulement des phrases, des mots, il faut des actes et des actes rapides, pas des actes qu'on renvoie au calandre grec. en mettant des conditions qui ne se seront jamais satisfaites. Est-ce que vous dites toujours que le Hamas est une force de résistance ?
Mais je n'ai jamais dit que le Hamas était une forme de résistance. Le premier communiqué poste 7 octobre la France insoumise reste monsieur compliqué vraiment vraiment vous voulez qu'on parle de ça ? Alors je vous propose de publier ce communiqué là à l'antenne et de me dire à quel endroit dans ce communiqué il y a marqué que le Has c'était une force de résistance.
C'était c'était à peu près l'esprit de ce qui était Non non ne dites pas à peu près l'esprit. Ça c'est ça c'est n'importe quoi. Il y a pas ça existe pas à peu près l'esprit.
Moi vous savez on peut me faire plein de reproches mais quand j'ai quelque chose à dire quand j'ai un mot à utiliser condamnation du saz tous les débats que s engagé après monsieur. Il y avait vous pouvez retrouver ce communiqué qui condamnait évidemment toutes les actions qui étaient commises contre des civils et de la même manière que nous avons condamné les actions qui ont été commises le 7 octobre contre des civils, nous condamnons depuis des mois et des mois les actions qui sont commises par l'armée israélienne aujourd'hui à Gaza. Et j'aimerais bien que tout le monde dans le champ politique fasse preuve de la même clarté.
Et je vois bien et je sais bien à quel point la France insoumise parce que depuis le début, elle a dit que il fallait être totalement mobilisé contre la violence qui serait la violence de de l'armée israélienne à Gaza. Elle a subi des accusations qui sont des accusations ignobles et je vois bien qu'aujourd'hui il y a de plus en plus de voix qui disent bah finalement c'est eux qui avaient raison depuis le début. Alors, plutôt que de continuer à essayer de nous salir, peut-être mobilisons-nous tous ensemble pour faire en sorte que ces ces actes ignob génocidaires à Gaza s'arrête le plus vite possible et que la France retrouve sa position qui est une position normalement de boussole à l'échelle internationale dans le respect des droits humains et dans la bataille pour la Manuel.
Bon, par une dernière question sur le sujet. Jean-Luc Mélenchon est intervenu dans l'émission d'une star des réseaux sociaux américano turcs qui estime que les viols commis en Israël le 7 octobre par le Hamas n'ont pas d'importance ou qui assimile par exemple les Israéliens à des connards consanguins. Je cite.
Euh je sais je je c'est c'est compliqué quand même comme fréquentation. Mais non mais arrêtez parce que en fait dès qu'une personne prend la parole euh pour dénoncer ce qui se passe à à Gaza, on lui attribuit que parfois d'ailleurs il n'a même pas tenu. Donc s'il vous plaît, mes positions, je crois qu'elles sont suffisamment claires.
Moi ma position c'est le respect du droit international, c'est le refus des de tous les cri tous les crimes de guerre, c'est le jugement des criminels de guerre. Vous savez, moi je soutiens les mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale qui vise à la fois monsieur Netaniaou et les membres du gouvernement israélien et les chefs du Hamas. Vous savez, et j'aimerais que vous posiez la question à toutes les personnes aujourd'hui responsables politiques en France pour savoir si elles soutiennent ces mandats d'arrêt de la Cour pénale international.
Parce que j'ai entendu des voix à droite et à l'extrême droite dire qu'il fallait pas mettre en œuvre ces mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale. J'ai vu l'avion de monsieur Netaniaou survoler le territoire français il y a quelques semaines avec manifestement l'autorisation du président de la République, ce qui est une violation du mandat de la Cour pénale internationale sans que personne ne s'en émeuve. Vous voyez ?
Et la cour pénale internationale, ça a été ratifié en France. C'est le statut de Rome sous la présidence de Jacques Chirac. Vous voyez, c'était pas un insoumis.
Donc peut-être que c'est son c'est plutôt la droite et l'extrême droite aujourd'hui qui dé assez loin de ce qu'ont été ces positions traditionnelles dans l'histoire. Pour refermer cette page internationale, il y a aussi Donald Trump qui repart à l'assaut contre l'Europe. Il menace d'appliquer 50 % de droit de douane aux entreprises européennes dès le 1er juin.
Comment faut-il répliquer ? Bah d'abord, il faut répliquer parce que dans la menace précédente, on n' pas répliqué. Hm hm.
Et donc il a abandonné les 50 % mais il a quand même mis mais il a quand même mis en place 10 % de droits de douane sans qu'il n'y ait eu aucune réponse du côté de l'Union européenne. Ça dire que l'Union européenne a perdu le bras de faire. Bah pour l'instant, c'est clair que l'Union européenne, elle a en quelque sorte donné à Donald Trump un droit de nous taxer sans que il y ait aucune réponse.
Ensuite, il faut une réponse qui soit une réponse intelligente. Si vous répondez de la même manière que lui, si vous rentrez dans une guerre d'escalade commerciale sur les sur les sur les droits de douane, bah à la fin, vous vous tirez une balle dans le pied parce que vous créez de l'inflation dans votre propre pays. Parce que les annonces de Donald Trump, si elle devait voir le jour les 50 % de droits de douane, c'est d'abord l'économie américaine qui serait extrêmement fragilisée.
Donc il faut des réponses qui sont des réponses intelligentes et ciblées. Par exemple, on sait que une grande partie de la balance commerciale américaine aujourd'hui, c'est les services numériques. Si vous voulez attaquer là où ça fait mal, et ben il faut attaquer du côté des services numériques.
Donc par exemple mettre en place enfin une taxation des multinationales du numérique sur la base des chiffres d'affaires réalisés en France pour éviter les mécanismes d'évasion fiscale, d'optimisation fiscale ou par exemple mettre en place des mesures qui vont être des mesures d'interdiction d'un certain nombre de marchés publics à des grandes entreprises américaines. Parce que pendant qu'on gesticule et qu'on parle, vous avez le gouvernement français quand il y a une catastrophe à Mayotte qui appelle Starlink de Elon Musk pour les connexions internet. Vous avez le ministère de l'éducation nationale en France qui fait un contrat avec Microsoft.
Donc on parle, on gesticule, on fait semblant et en même temps on continue à être dans une forme de dépendance vis-à-vis des États-Unis d'Amérique qui nous met dans cette fragilité. Donc il faut mettre un terme à cette dépendance et donc faut avoir un plan qui travaille sur notre souveraineté, donc sur la relocalisation d'un certain nombre d'activités économiques. Enfin pardon mais dans le débat depuis plusieurs semaines, il y a la question d'harcormal, on va laisser partir, je vais pas l'évoquer en détail, vous inquiétez pas, mais quand même, je veux dire un mot de soutien au salariés et de dire que si on parle de souveraineté, bah faut peut-être garder nos capacités de production d'acier en France et donc que la question de la nationalisation d'harceleur mital, c'est vraiment une proposition qui est une proposition indispensable.
Sinon, on laisse partir petit à petit tous nos joyeux et après on fait des grands des grands mots, des grands on verse des grosses larmes sur la souveraineté et à chaque fois qu'on a des décisions importantes à prendre pour garantir notre souveraineté, on les prend pas. Donc un peu de cohérence politique. On va marquer une pause dans ce grand jury, Emmanuel Bompard.
On se retrouve dans un instant. On parlera notamment de 2027 ou encore de la loi agricole au Parlement. À tout de suite.
Le grand jury RTL Le Figaro, public Sénat M6. On est très nerveux sur la consommation en France mais c'est une plaisanterie. Il y a la moitié des gens qui se posent pas des problèmes de est-ce que je consomme trop mais ils peuvent même pas consommer.
À partir du 14 du mois, beaucoup de gens arrêtent d'acheter de la viande, des légumes, du poisson. Elle a débarqué en France à l'âge de 6 ans sans parler un mot de français. Aujourd'hui, elle est la papesse de la publicité, fondatrice de BETC, la plus grande agence du pays, puissante, visionnaire et engagée pour l'égalité femme homme.
Mercedes S est notre invité dans un monde un regard. Un monde, un regard vendredi prochain à 17h30 sur Publics Sena et sur publicsena.fr. [Musique] faire publicat change de canal.
Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle semaine. On est ensemble comme tous les jours pendant 1 heure et demi. On fait le point sur l'actualité près de chez vous.
C'est la France dans l'Europe et dans le monde. Franchement monsieur s'appelle les fake news. Allez-y d'un point de vue même purement légal de de de juriste.
Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas se permettre de raboter le régalien. Alors le Sénat en lui-même est une institution qui a conscience de de ce risque là.
Puis demain samedi, c'est l'ouvertiture de la saison de la pêche à la truite. C'est un grand événement dans plusieurs régions de France. Mais bien sûr dit on parle foot.
Oh là là, vous avez passé une bonne soirée vous. Washington est devenu la cour de Néron. Un empereur incendiaire, des courtisans soumis et un bouffon sous kétamine chargé de l'épuration de la fonction publique.
Au moment où vous étiez tous dans l'ennemi demi-cycle, au moment où il y avait ce débat. Quelle semaine les amis, quelle semaine ! Pas facile de suivre cette folle campagne qui a débuté lundi.
Sur ce plateau avec moi des fines gâchettes de l'analyse politique. On sortait de la cérémonie des Césars avec quelques discours politiques bien sentis. Alors lui, il attaque pas tout le monde, c'est il attaque ses cibles.
C'est quand même Ouais. Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous.
Heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens publique. Ce que dit Elen Trump, ce que dit Elon Trump par on l'a tous fait. Il y a les actes et il y a les mots là encore.
Ça c'est un peu inquiétant mais l'idée c'est ou pas, je ne sais pas. Ça fait partie des sujets sur lesquels ils se sentent complètement démunis parce que j'ai eu deux traductions. Donc je vais vous laisser vous donner les Je crois que le mot c'était screw qui veut dire entubé.
C'était un peu n'importe quoi. Je crois que la solution moi viendra de l'intérieur. Je saisis le bâton pour faire la transition et c'est le thème de notre débat.
Public Sénat change de canal. Ne manquez pas ce rendez-vous. Retrouvez-nous sur le canal 8 dès le 6 [Musique] juin.
Nous vivons dans un univers numérique. Google, Meta, la société Mire de Facebook et Instagram sont des entreprises publicitaires. La grande majorité de leurs revenus provient de la publicité.
La triste vérité, c'est que les réseaux sociaux ont découvert que prioriser les contenus de haine, désinformation, conflit et colère est très profitable. Je pense que la crise de la désinformation est l'une des plus grandes menaces qui pè actuellement sur l'humanité. Les démocraties du monde entier sont menacées par la désinformation.
Diffuser des mensonges, de la haine et vous gagnerez de l'argent. Internet, le piège du clic. Samedi prochain à 21h sur Publics Sena et sur publicsena.fr.
Voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr. [Musique] Suite du grand jury présenté par Olivier Bost Manuel Bompard député de Marseille et coordinateur national de la France insoumise à notre invité ce dimanche.
À mes côtés Pine Tarna de public Sena et Jim Jarassé du Fidiaro pour vous interroger. Le grand jury 2027, c'est demain. Alors, une forme de plus jamais avec Jean-Luc Mélenchon est en train de de s'installer à gauche de François Ruffin à Raphaël Gluxman.
Comment regardez-vous ça à gauche ? Je suis pas sûr. Enfin, je ce qui me paraît important, c'est à gauche, voir ce que disent les électrices et les électeurs.
Vous savez, ça me paraît quand même être le le le plus important. Or, je crois que Jean-Luc Mélenchon à la dernière élection présidentielle a réalisé 22 % des voix, là où l'ensemble des autres formations politiques de gauche réaliser moins de 5 %. Donc les jeux politiciens, vous savez, m'emportent assez peu.
Je crois qu'aujourd'hui, on a besoin d'avoir d'abord une opposition qui fait entendre ses mots face à un gouvernement qui a un agenda, on en a parlé, on va continuer à en parler, qui est quand même de plus en plus réactionnaire, dangereux, y compris d'un point de vue social et d'un point de vue écologique. Et ensuite de créer les conditions d'une alternative. et créer les conditions de cette alternative.
C'est ce à quoi nous travaillons avec camarades de la France à venir, vous avez la fin du macronisme bien décrite d'ailleurs par une ministre et ça ça change un peu la donne au niveau du de la gauche dite sociale démocrate. Il y a il y a un espace qui se qui se réouvre. Non.
Je je je Est-ce que vous pensez que Jean-LiC Mélenchon sera encore le vote utile comme il l'a été en 2017 ou en 2022 pour la gauche ? comprend vos questions mais s'il vous plaît prenons d'abord si vous voulez bien le problème par quelles sont les difficultés que rencontre le pays aujourd'hui et quelles sont les différentes solutions politiques qui sont proposées au pays après on est dans une démocratie les gens ils choisissent il tranchent bon avec Jean-Luc Mélenchon et avec la France assoumise nous proposons un chemin on a un programme on l'a présenté à l'élection présidentielle on l'a présenté aux élections législatives l'année dernière avec le programme du nouveau Front populaire et nous contrairement aux autres on reste reste fidèle à notre programme. On l'a pas jeté à la poubelle.
Donc on reste fidèle à ce programme et on considère qu'autour de ce programme doit se construire une alternative et une proposition politique et une proposition politique qui sera présente notamment dans des élections législatives anticipées s'il doit y en avoir et dans une élection présidentielle qui elle a lieu en 2027. Pardon qu'importe ce qui se passe à côté. Bah si des gens qui ont signé il y a un an un programme décident que désormais ce programme ne s'applique plus, d'abord ça dit quand même quelque chose sur le manque de confiance qu'on peut avoir en eux au moment de l'élection et puis ça n'enlève rien à la justesse des propositions qu'on a formulé il y a un an et qu'on continue à porter.
Donc euh nous on dit qu'il faut proposer pour l'élection présidentielle de 2027 une candidature porteur de cette orientation politique. Mais ne faites pas ça je sais pas si c'est votre souhait ou à l'envers, c'est pas votre souhait mais en l'occurrence normalement vous posez des questions et je vous réponds. Vous faites les réponses à ma place sin Oui oui mais pour avancer mais on peut avancer sans que vous disiez à ma place ce que vous avez envie que je dise.
Attendez, attendez, je termine juste parce que je veux bien qu'on avance. Donc, il y aura une candidature à la France assoumise. Vous savez, il y a pas de il y a pas de mystère.
Nous, on a dit depuis le début que les insoumis, on considère que en ayant fait 22 % des voix à l'élection présidentielle, en ayant aujourd'hui le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale le plus nombreux, c'est notre responsabilité de proposer une candidature. Ensuite, nous, on souhaite créer les conditions pour que cette candidature, ça puisse être une candidature commune à d'autres puisque le programme, c'est un programme qu'on a porté ensemble il y a un an. Il y a pas de raison qu'on puisse pas continuer à le porter maintenant.
Mais pour cette candidature commune à la gauche, vous refusez toujours l'organisation d'une primaire comme le souhaite notamment par exemple Ruffin pour essayer de rassembler à gauche. Mais vous voyez bien qu'une primaire et j'ai entendu François Ruffin dire une primaire de Poutou à Hollande bon et vous avez entendu ce que dit Raphaël Gluxman lui-même ? Bah Raphaë Gluxman, il dit "Mais moi, je suis en désaccord politique avec la France assoumise en particulier et donc je vais pas participer à une primaire avec la France assoumise et de la même manière, il faut pas prendre les gens pour des imbéciles.
Moi si je vous disais on va participer à une primaire et qu'à la fin c'est François Hollande qui gagne la primaire, moi je suis en désaccord avec François Hollande, je vais pas faire la campagne présidentielle de François Hollande." Et d'ailleurs François Ruffin, pardon, d'ailleurs François Rufin, il répond pas très précisément à cette question parce que quand on lui dit "Si François Rufin, si c'est François Hollande qui gagne la primaire, est-ce que vous allez faire campagne Il dit "Je respecterai les règles." Donc je suis quand même assez surpris de voir que François Rif dit qu'il est prêt demain à faire campagne pour François Hollande pour Raphaël Gluxman.
Ouais. Mais toujours est-il qu'aujourd'hui dans les sondages ce que disent les sondages c'est qu'une candidature de la gauche serait en tête une candidature unie de la gauche sans LFI serait en tête devant Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que ça ça change pas un peu la donne ?
Bon je sais pas quel sondage vous avez vu pour dire ça maisop notamment dernierop. Non mais attendez attendez de de quoi vous parlez ? Je sais pas moi je veux bien qu'on parle des sondages après je dirai ce que j'en pense si vous voulez mais les deux sondages qui ont été publiés cette semaine peut-être vous êtes allé chercher un sondage d' 6 mois parce qu'il vous arrangé du tout mais d'accord mais alors chacun regardera les deux sondages qui ont été publiés cette semaine.
Il y a eu un sondage Aris interactif qui met Jean-Luc Mélencho à 15 % très largement en tête des candidats de gauche et un sondage qui met Jean-Luc Mélencho à 13 % très largement en tête des candidats de gauche. Donc ne dites pas des choses qui sont inexactes. Pour le reste madame si vous voulez qu'on utilise les sondages, c'est pas moi qui l'ai fait, c'est vous.
Mais je vous rappelle quand même que les mêmes sondages dont vous êtes en train de me parler quand même à un moment faudrait peut-être qu'on s'en rappelle. À 1 an et demi de la l'élection présidentielle de 2022, il mettait Jean-Luc Mélenchon à 8 %. D'accord ?
Le vendredi de la dernière semaine de la campagne présidentielle de 2022, je vous parle pas 10 jours avant. Le vendredi, 2 jours avant l'élection, il mettait Jean-Luc Mélenchon à 17 %. Jean-Luc Mélenchon, il a fait 22 %.
Au début de la campagne, Mélenchu il était annoncé à 8. Marine Le Pen a été annoncé à 30. Finalement, Mélenchot, il a fait 22 et Marine Le Pen, elle a fait 23.
Donc excusez-moi, mais moi je dis aux gens, si vous voulez faire mentir les sondages, alors il faut se mobiliser. Et quand il y a de la mobilisation, alors on déjoue les sondages. Les sondages 27 sondages sur 27 disait que le Rassemblement national allait gagner la dernière élection législative.
He c'est le nouveau front populaire qui l'a gagné puisqu'il y a eu une mobilisation. Comment vous déterminez le candidat ? Donc selon vous le fait que Jean-Luc Mélenchon a fait 22 % il y a 3 ans, ça suffit à le légitimer comme le candidat naturel de la gauche en 2027.
J'ai pas dit Jean-Luc Mélenchon d'abord, j'ai dit que Jean-Luc Mélenchon a fait 22 % des voix à la dernière élection présidentielle. Il fera à nouveau 22% mais évidemment sinon ça s'appelle plus des élections. J'ai dit que la France assoumise était aujourd'hui le groupe parlementaire avec le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale et j'ai dit que nous avions un programme parce que pardon moi je veux bien que tout le monde se mette à dire je veux être candidat demain à l'élection présidentielle mais peut-être que ce serait bien qu'on réponde à la question de pour faire quoi ?
C'est quoi le programme de Raphaël Glxman ? C'est quoi le programme ? C'est quoi leur programme ?
Ils en ont pas. Donc nous, on a un programme, on l'a mis sur la table. Autour de ce programme, on a réuni toutes les formations politiques de gauche, c'était la NUPS et ensuite le nouveau Front populaire.
Donc je considère que si ce programme a pu réunir tout le monde à l'élection législative, je vois pas pourquoi ce programme pourrait pas réunir largement à l'élection présidentielle dans une discussion. Donc nous évidemment les insoumis, on considère que c'est notre responsabilité de faire une proposition de candidature mais autour de cette proposition de candidature, on peut travailler à faire en sorte que cette candidature soit une candidature commune. Le le programme du NFP, ce sera le programme de Jean-Luc Mélenchon en 2027 du candidat 2027, c'est dans 2 ans.
Donc le programme, il faut évidemment le faire évoluer au regard des batailles parlementaires qui ont eu lieu à l'Assemblée nationale, des nouvelles propositions qui ont pu être fait par le gouvernement et parfois sur lesquelles il faut revenir. Mais je vais pas vous dire ça va pas être un copiercollé mais à partir du moment où on a été en capacité de se réunir autour de ces orientations programmatiques, c'est pas à moi que vous devriez poser la question. Vous devriez poser la question aux autres de pourquoi alors qu'ils ont été prêts à se réunir à ce moment-là, pourquoi ils sont plus prêts aujourd'hui à le faire ?
Enfin, je sais pas, moi je veux bien qu'on dise que la démocratie, elle est en difficulté, en danger en France, que les gens sont de plus en plus éloignés de la politique, mais peut-être que le fait qu'on vote pour un programme et qu'un an plus tard, il y a des gens qui le mettent à la poubelle a peut-être une responsabilité dans cette situation du Parti socialiste puisque mardi commence le premier tour du Congrès PS, est-ce que vous souhaitez la victoire du premier secrétaire sortant Olivier Fort, l'un des artisans de la NUPES et du NFP ou est-ce que vous avez d'ors et déjà acté le divorce avec le PS ? Non non mais c'est pas que j'ai enfin madame je lis il y a trois candidats pour être futur premier secrétaire du parti socialist Nicolas j'écoute les trois les trois disent il est plus question de travailler avec la France assoumise. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Parti socialiste prend une décision qui une décision de rupture avec la dynamique qui a été celle du Nouveau Front populaire, de rupture avec son programme. Enfin, je vous donne juste un exemple concret pour que ça soit pas juste des mots. Dans le programme du nouveau Front populaire, on défendait l'idée d'un moratoire sur les grands projets autoroutiers.
La semaine dernière au Sénat, les sénateurs socialistes ont voté une proposition de loi de la droite pour reprendre les travaux de l'autoroute à 69. Enfin, je veux dire, à un moment, faut pas raconter des histoires aux gens. Si vous faites campagne en disant si on est élu euh euh bah il y aura un moratoire sur ces projets parce qu'ils sont dangereux pour l'environnement.
Bah un an plus tard vous votez pas pour ces projets ou alors vous avez pas respecté la parole que vous avez donné aux électrices et aux électeurs. Bah moi pardon mais je considère queen politique il faut respecter la parole qu'on donne aux électrices aux électures. Bruno Bruno Rota est lui à la tête des républicains.
Pour vous c'est une bonne nouvelle. Bah dans la course de vitesse entre monsieur Rotaillot et monsieur Voquier, franchement si vous si je devais choisir, j'aurais vraiment beaucoup de mal à vous dire lequel est à ma préférence. Je vois que Laurent Voquet a été très largement très largement battu.
Je vois que monsieur Retaillot a gagné. Je vois en même temps qu'il a des mots très durs vis-à-vis de la politique du gouvernement mais qu'il en est membre. Qui dit que en gros ce que fait le gouvernement ça va pas mais il continue à appuyer le gouvernement.
J'ai entendu qu'il disait par exemple qu'il fallait pas qu'il y ait de nouvelles augmentation d'impôts et que sinon il sortirait du gouvernement où il censurerit le budget. Bon le problème c'est que les députés LR ils ont pas censuré le budget précédent alors que précisément par exemple il y avait une augmentation euh de de de taxes ou d'impôts sur l'électricité par exemple sur les micro-entrepreneurs ou d'augmentation de la CSG sur les apprentis. Donc je pense que ces gens-là sont dans une dans un une démarche qui est une démarche extrêmement politicienne.
Et moi, je voudrais bien qu'à un moment, si c'est possible, on retrouve juste un peu de cohérence entre les paroles et les actes. Nous, nous sommes opposés au budget du gouvernement. On considère que c'est un budget dangereux, nous l'avons censuré.
Euh quand nous sommes pas d'accord avec une proposition de loi, nous votons contre. Quand nous sommes d'accord, nous votons pour. C'est simple, ça devrait être comme ça à mon avis pour tout le monde, pas dire des choses et après faire l'inverse une fois qu'on a la paroup de régalien en ce moment.
C'est toujours un thème qui fait beaucoup débat lors de la présidentielle. Euh mais il y a aussi le pouvoir d'achat, la souveraineté. Sur quoi à votre avis va se jouer cette présidentiel de 2027 ?
Sur quel thème ? Bah c'est difficile de dire à 2 ans un thème mais évidemment que les questions sociales notamment le l'augmentation du chômage depuis des mois et des mois, la multiplication des plans de suppression d'emploi et vous avez raison, je trouve qu'on en parle pas suffisamment dans les médias. Je vous rappelle quand même que depuis 2003, on évalue à entre 150000 et 300000 pertes d'emploi dû à des plans de suppression d'emploi.
Je parler tout à l'heure par exemple d'harcelural, mais il y a plein d'entreprises dans l'industrie, dans le commerce qui sont confrontées à cette situation et je pense que ça par exemple, ça va être un enjeu fort, la question du pouvoir d'achat. Les salaires n'ont pas augmenté alors que l'inflation a été très importante ces dernières années et donc une très grande partie des Françaises et des Français se sont appauvriis ces dernières années alors que dans le même temps la fortune des 100 plus riche de France a été multipliée par depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au donc à un moment la question du partage des richesses ça va être une question qui est à l'ordre du jour puisque vous évoquez le la question des salair le président de la République ouvre un veut ouvrir un chantier sur le mode de financement de notre modèle social l'une des solutions, c'est de se dire qu'aujourd'hui il y a trop de charges sur les les salaires et donc ça serait d'en transférer une partie soit sur la TVA, soit sur d'autres types de de d'impôts. Mais qu'est-ce que vous en pensez de cette solution ?
Ben, je dis euh d'ailleurs d'abord que nous avions alerté dès 2022 dans la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon où nous avions dit "Attention, vous verrez, ils le disent pas mais d'ici la fin, ils vont nous ressortir la proposition de ce qu'ils appellent la TVA sociale." Je dis que si le gouvernement s'entête sur cette proposition de TVA sociale, alors va falloir s'attendre de notre part à une opposition qui sera une opposition totale. La TVA est l'impôt le plus injuste.
Aujourd'hui, 10 % des plus pauvres consacrent 12 % de leur richesse à payer la TVA alors que c'est seulement 5 % pour les 10 % les transférez une partie de du financement de la protection sociale sur la TVA, vous faites payer les 10 % les plus pauvres beaucoup plus que les 10 % des plus riches. Et ben ça franchement c'est pas acceptable dans le contexte dont je vous ai parlé tout à l'heure d'un pays qui s'appauvrit dans ses grandes largeurs. Alors que de l'autre côté, vous avez les 500 plus riches de France qui ont vu leur fortune être multiplié par depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir.
Alors si vous voulez répondre aux problématique de déficit et ben vous devez le faire en contribution les plus riches 46 % de cotisation sur les salaires. Est-ce que c'est tenable ? Mais monsieur, c'est tenable à partir du moment où vous comparez des choses qui sont comparables.
On passe notre temps en France à dire par exemple on pourrait comparer avec d'autres pays. Ouais, je vous réponds parce que j'avais un peu anticipé votre question euh parce que elle est pardon assez classique. Euh le problème c'est qu'on compare des choses qui sont pas comparables.
Si vous voulez comparer le modèle français avec un autre pays en Europe, alors vous devez comparer le modèle français avec un autre pays en Europe dans lequel vous avez une assurance maladie, un droit à la retraite. Parce que si vous comparez avec un pays dans lequel tout ça c'est du privé, que une fois que vous avez touché votre salaire, vous devez aller ensuite adhérer à des groupes d'assurance privée, de des retraites par capitalisation et cetera. Donc si vous voulez faire une comparaison, faites cette comparaison.
Et moi personnellement, je préfère le modèle social français où on contribue au moment où on touche son salaire, mais on est protégé si on a des problèmes de santé, on a un droit à la retraite, même si honnêtement, je préférais qu'il arrive évidemment beaucoup plus tôt. Je préfère ce modèle-là à un modèle dans lequel vous allez euh devoir euh demain euh aller sur des assurances privées qu'il faut s'en mettre plein les poches et en plus qui coûtent plus cher à la fin parce que Mais pour que les gens soient mieux payés, vous faites comment ? Bah, on augmente les salaires, monsieur.
Ah ça, oui, d'accord. Mais c'est c'est une Non, mais c'est assez simple. Bah, on a par exemple un outil qui s'appelle le SMIC.
Ouais. Bah peut-être qu'on peut commencer par augmenter le SMI. On envoyé compris les limites puisque les gens expliquent aujourd'hui à force d'augmenter le SMIC.
Mais non mais d'accord mais on peut le SMIC c'est le le minimum donc peut-être qu'on peut commencer à augmenter SMIC. On a eu pendant des mois et des mois y compris le président de la République nous dire c'est pas normal qu'il y ait des branches qui sont en dessous du SMIC. Bah il y en a toujours des branches en dessous du SMIC hein.
Donc peut-être qu'on peut décider par la loi qu'il peut pas y avoir des minimat de branches qui commencent en dessous du SMIC. Puis après, on peut aller vers une forme par exemple d'indexation des salaires sur l'inflation quand les prix augmentent que les salaires augmentent augmentent d'autant. On a les moyens aujourd'hui de faire ça.
On a tout à fait les moyens et y compris si on le fait pas. On n'a pas une économie en pleine forme non plus. Mais euh Oui, mais précisément, on n' pas une économie en pleine forme.
Pourquoi ? Pourquoi on n' pas une économie en pleine forme ? Parce que les recettes qui ont été mises en place dans ce pays depuis 2017, elles nous mettent dans cette situation.
Est-ce que vous savez que si le niveau de recette de l'État en pourcentage du PIB était resté au même niveau aujourd'hui qu'en 2017, aujourd'hui en France, il y aurait moins de 3 % de déficit ? Est-ce que vous savez ça ? Donc la vérité c'est qu'Emmanuel Macron a appauvri l'État, a baissé les recettes et aujourd'hui vient voir les Français et vous dire "Ah bah maintenant on est dans une situation difficile, c'est à vous de payer." Ben moi, je suis pas d'accord pour que ça soit le peuple qui paye le prix des cadeaux d'Emmanuel Macron.
Je pense que on peut tout à fait avoir des mesures qui mettent à contribution les plus riches qui permettent de faire en sorte que les multinationales payent effectivement leur impôt en France. Vous voulez 40 milliards avec une taxe sur les milliardaires et un impôt sur les multinationales. Vous avez les 40 milliards.
Il y a des consultations aujourd'hui du gouvernement sur le budget mais aussi sur le mode d'élection des députés. François Bairou plaide pour l'instauration de de la proportionnelle. Lui, il est plutôt au niveau départemental façon élection de 1986.
Vous vous plaidez plutôt pour une proportionnelle à l'échelle régionale. Est-ce que vous allez réussir à trouver un accord ? Bah, je je j'observe que j'ai lu que plusieurs formations politiques défendaient la même proposition que nous.
Pourquoi ? Parce que c'est pour que les gens nous comprennent, c'est que si vous appliquez la proportionnelle à l'échelle des départements, quand vous avez des départements où il y a 1 2 3 députés, il y a pas vraiment de proportionnalité. La proportionnalité, elle existe qu'à partir du moment où vous l'appliquez sur un nombre de députés importants.
C'est la raison pour laquelle on propose une proportionnelle à l'échelle régionale. Donc si monsieur Baou reprend cette proposition, je crois qu'on pourrait arriver. Ça sera nouvell s'il la reprend pas, c'est dire vous préférez pas de proportionnel à euh Mais s'il la reprend pas, je verrai ce qu'il propose.
Mais acceptez l'idée que pour l'instant alors attendez, on é propose, il propose propose la proportionnelle départementale. D'accord. Mais vous avez une proposition de loi vous, vous avez vu quelque chose arriver à l'Assemblée nationale, vous avez un calendrier.
Enfin, il y a un travail d'amendement. Si si s'il propose quelque chose et ben nous on défendra d'abord la proposition qui est la note d'une proportionnelle à l'échelle. Poser la question très simplement si c'est une proportionnel départementale, c'est non.
Bah dans l'état actuel des choses, oui, ça veut rien dire dans l'état actuel des choses. Mais monsieur, je peux pas répondre à votre question avant qu'il y ait eu un débat parlementaire. Enfin quand même par des fois vous me reprochez d'être un peu trop sur mes position laisse aussi l'assemblée pouvoir en discut peut-être pas de majorité pour adopter cette proportionnelle à l'assemblée dans sa configuration politique actuelle.
Bah mais enfin c'est quand même incroyable. C'està-dire vous me demandez ma proposition, je vous l'ai dit, vous me dites "Est-ce que vous êtes prêt à renoncer pour reprendre celle de monsieur Baïou ?" Ça vous a pas échappé que je suis pas monsieur Baïou.
Donc je défends les propositions qui sont les nôtres. On essaie de faire en sorte qu'elles soient majoritaires. Si elles le sont pas et que c'est une autre proposition, alors on verra quelle est cette autre proposition et on verra ce qu'on votera à ce moment-là.
On va parler de l'ameut. C'est le nom d'un livre, le titre d'un livre de nos confrères Charlotte Bich et Olivier Pérou consacré à la France insoumise vendu à près de 50000 exemplaires, ce qui pour un livre politique est beaucoup en ce moment. Euh ce qui est décrit, c'est un peu près le pire de ce que l'on peut faire en matière de management toxique.
Est-ce qu'on peut mal se comporter et en même temps dénoncer le comportement des patrons, la violence dans le monde de l'entreprise et être pire qu'un qu'un qu'un patron de ce type ? Je comprends pas la question. Et ben Jean-Luc Mélenchon dans ce qui est décrit peut être d'une violence absolue dans le fonctionnement interne de la France.
Cr vous paraît juste toi ? Ah bah visiblement alors c'est des choses queon a pu nous raconter et il y a c'est qui qui voulait raconter ? Ah bah notamment des des gens qui sont cités dans le livre.
Bah écoutez, moi j'ai déjà répondu. Je suis assez surpris quand même que 3 mois 3 semaines plus tard, vous soyez encore là-dessus. Mais il y a pas de problème, je vais vous répondre.
En plus, moi ça me dérange pas parce que j'ai remarqué que plus on en parle et plus la France insoumise progresse dans les sondages. Donc continuez. Peut-être que la semaine prochaine, on aura des sondages où on sera près de 20 % et bientôt qualifié au premier tour de l'élection présidentielle.
J'ai déjà répondu et un certain nombre de mes collègues aussi sur le fait que ce livre est un tissu de calomnie, de mensonge et que ce qui est décrit à l'intérieur de ce livre sur le fonctionnement de la France assoumise ne correspond pas du tout à la réalité de ce qu'est aujourd'hui le fonctionnement de la France sommise, des relations humaines qui existent entre ces dirigeants, des relations humaines qui existent entre ces militants et d'ailleurs à la limite vous pourriez dire bon je vous crois pas Emmanuel Bompard parce que c'est votre mais vous savez il y a des papiers qui ont été réalisés ces derniers jours qui sont allés interroger des militantes et des militants de la Franceise Et je crois qu'il disent la même chose que moi. Vous manuel pourquoi les français vous croirez-vous plus que des journalistes professionnels sur ce sujet ? Bah peut-être parce que il y a quand même un principe de déontologie de base quand on fait un travail d'enquête, c'est de respecter ce qu'on appelle le contradictoire et queen l'occurrence sur toutes les soi-disantes révélations qu'il y a dans ce livre, aucune d'entre elles n'a respecté ce principe du contradictoire. et moi je les réfute par exemple les passages de ce livre qui font référence à des propos que j'aurais eu, des propos auxquels auraient j'aurais assisté.
Je pas de problème à vous le dire là, je les réfute totalement complètement sauf que j'ai pas été interrogé pour pouvoir le dire dans la réalisation de cette enquête. Donc c'est une de mon point de vue un travail qui a un travail extrêmement malhonnête qui a été fait et donc j'ai pas de raison si vous voulez de lui donner quelque crédibilité que ce soit. Pour le reste, en ce qui concerne les propositions de la France insoumise, euh je pense qu'elles sont publiques, elles sont connues, c'est son programme et les modalités d'organisation de la France assoumise, elles sont elles aussi connues quand on veut bien y travailler et elles ne correspondent pas à ce qui est décrit dans cet ouvrage.
Par exemple, dans quelques jours à la France assoumise, on va avoir ce qu'on appelle une assemblée représentative. En ce moment, les groupes d'action de la France assoumise sont en train de discuter des orientations stratégiques de la France assoumise et il y a pas un mouvement politique qui fonctionne de manière plus collective que celui-là. Donc c'est bon à un moment, j'ai compris que dès qu'il y a un problème dans ce pays, c'est la France insoumise qui est responsable de tous les mots.
Mais excusez-moi, en fait ça m'importe peu. Avec mes collègues parlementaires, on fait notre travail, on essaie de bien le faire, on reste fidèle à nos engagements, on se bat sur les sujets sur lesquels on nous a donné mandat pour se battre et on continuera à le faire. Donc s'ils veulent écrire la mode 2 ou la mode 3 qu'il le fassent.
Mais c'est pas ça qui entamera notre détermination. Le grand jury, question express. des questions surtout des réponses rapides pour ou contre l'interdiction de l'alcool à la buvette de l'assemblée surtout sur les séances de de soirée.
Ouais parce que je je trouve que c'est c'est quand même pas une bonne chose quand je vois effectivement des députés qui viennent siéger après avoir bu un peu trop d'alcool. Très bien. Vendre pardon pour ou contre une prison de haute sécurité en Guyane.
Bah contre et surtout contre la manière avec laquelle c'est fait, c'est-à-dire sans aucune concertation avec les élus locaux de manière générale pour ou contre la construction de prison ou pas ? Mais en fait euh le problème les nouvelles places de prison, non, moi je considère qu'il faut travailler à des alternatives à la prison. La prison aujourd'hui, elle fabrique de la récidive.
Tout le monde le sait. Toutes les toutes toutes les enquêtes sérieuses qui sont faites sur le sujet disent que quand vous êtes allé en prison, vous avez encore plus de chance de reproduire un un acte criminel ou déluel. Donc en fait, notre réflexion, ça doit pas être du court terme, ça doit être comment on fait en sorte de réduire la criminalité de manière générale dans la société.
Et pour ça, faut lutter contre la récidive et donc pour ça faut avoir des alternatives à l'emprisonnement. Le grand jury, ça se passe au Parlement. Alors que les agriculteurs continuent de manifester, demain, vous devez examiner à l'Assemblée nationale une proposition de loi pour lever les contraintes sur le métier d'agriculteur, notamment pour faciliter le stockage de l'eau et autoriser de nouveau des pesticides.
Vous avez choisi l'obstruction mais le gouvernement a trouvé une parade et pourrait mettre fin dès demain aux discussions avec une motion de rejet. Pourquoi vous dites vous avez choisi l'obstruction ? Ah bah parce que vous avez déposé euh je vais retrouver le chiffre mais 3000 plus de 3000.
Vous savez qu'on vient de terminer à l'Assemblée nationale l'examen du de la proposition de loi sur la fin de vie. Vous savez qu'il y avait 3000 amendements et pourtant on est allé au bout de l'examen de ces amendements. Donc pourquoi on aurait pas le droit cette fois de pouvoir discuter des amendements que nous avons fait ?
Parce qu'on considère que cette proposition de loi, c'est une proposition de loi extrêmement dangereuse. Elle va se traduire par réautoriser un certain nombre de pesticides qui sont dangereux, notamment ce qu'on appelle les néonicotinoïdes, c'est-à-dire les pesticides tueurs d'abeilles. Mais si demain il y a une motion de rejet, vous êtes pris à votre propre piège.
Mais pourquoi monsieur ? À la fin, il faut bien que l'Assemblée nationale normalement en démocratie quand même à un moment l'Assemblée nationale devra se prononcer sur le sujet. Oui, mais peut-être seulement en commission mixte par terre.
Oui, d'accord. Mais même s'il y a une commission mixte parire, à la fin l'Assemblée nationale devra se prononcer sur ce sujet. Est-ce que vous est-ce que Attendez, est-ce que vous risquez pas de terminer avec un texte plus dur euh que le texte d'origine ?
Ah oui, donc en fait dans ce cas-là, le mieux le mieux en fait ce serait que on renonce à amender ce texte puis on le laisse passer. Au moins, il y aurait pas de texte plus dur à la fin. Mais non, mais votre raisonnement, il tient pas la route.
Écoutez, est-ce qu'on peut parler du fond 2 minutes ? Attendez, monsieur, est-ce qu'on peut parler du fond 2 minutes ? Ce texte est présenté comme étant un texte qui doit répondre aux problématiques que rencontrent les agriculteurs aujourd'hui.
Je pense que ce n'est pas du tout le cas. Je pense que par exemple dans ce texte, il n'y a rien sur la question des revenus des agriculteurs, sur comment on garantit des prix planchés pour les agriculteurs, sur comment on encadre les marges de l'industrie agroalimentaire ou de la grande distribution. Et ben moi, je souhaite dans ce débat parlementaire pouvoir faire des propositions de cette nature et à l'inverse, je suis en radical désaccord avec le fait qu'on va réintroduire des pesticides qui sont dangereux pour l'environnement, dangereux pour la santé, qui sont dangereux pour les agriculteurs eux-mêmes et je suis en radical désaccord avec le fait qu'on multiplie les projets de méga bassines qui sont désastreux pour l'utilisation de la ressource en eau.
Et donc je souhaite pouvoir participer dans ce débat parlementaire, pas pour ou contre les agriculteurs mais parce qu'à mon avis les propositions qui sont faites, elles ne vont pas dans le sens des agriculteurs, elles vont dans le sens d'une petite poignée, de grandes exploitations et sur le dos d'une grande majorité des agricard à l'Assemblée nationale celui sur le texte fin de vie, est-ce que vous allez voter le texte qu'il sort des débats ? Oui oui oui. La la France a soumise défendait cette proposition y compris, j'ai parlé du programme tout à l'heure que nous avons défendu et aux élections législatives et à l'élection présidentielle.
Mais après sur ces sujets-là, il peut arriver, je sais pas si ça sera le cas à la France assoumise, que des personnes aient le droit, si vous voulez à d'avoir une position qui est une position de prudence, mais la position commune qui est la nôtre, c'est une position de soutien à ce texte. Donc je veux dire parce que je sais, je comprends, il y a il y a liberté de vote ou pas ? J'ai pas compris mais on a une position qui est une position de soutien.
C'est ce qu'on a exprimé. Après évidemment, chaque individu dans notre groupe, il a la possibilité d'avoir une forme de clause de conscience sur ce sujet s'il le souhaite. Mais maintenant la question qui est posé parce que moi je veux je comprends que ce sujet puisse faire débat compris qu'il y a des gens qui peuvent parfois s'inquiéter.
Je veux juste dire une chose simple, ce c'est c'est ouvrir un nouveau droit, ouvrir une nouvelle liberté. Personne ne sera obligé d'avoir recours à ce droit et à cette liberté s'il ne le souhaite pas. Mais il peut y avoir des cas.
Ils sont encadrés. Il y a cinq critères qui permettent de déterminer les cas pour lesquels on peut avoir recours à ce droit. Et ce droit, c'est un droit individuel, c'est un droit de la la émancipateur de pouvoir choisir librement la manière avec laquelle on a envie de finir sa vie et que à aucun moment ceci sera imposé à quelqu'un qui ne le souhaite pas.
Et donc ça, je pense que c'est important que tout le monde l' en tête. On a le droit d'être opposé à l'idée et dans ce cas-là, ben on sera pas obligé de le faire mais on peut considérer qu'on a pas de raison de l'obliger. Grand jury.
La semaine prochaine vous retrouvez Thomas Despré. Bonne semaine à tous. Le grand jury RTL Leffigaro public Sénat [Musique] M6.
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Manuel Bompard