Unir le bloc populaire.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« la macronie aujourd'hui s'en prend au rôle des syndicats en en prétendant laisser les partenaires sociaux jouer un rôle »
- 2:48Invité politiqueFait
« l'effondrement des partis de gauche traditionnel le Parti communiste français et le Parti socialiste »
- 8:17Invité politiqueChiffre
« il n'y a plus qu'un salarié sur 10 qui adhère à un syndicat en France »
- 8:56Invité politiqueChiffre
« 2 % pour les gens qui sont en CDD 11,8 % des salariés en CDI »
Temps de parole
- Clémence Guetté100 %
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donc c'est une journée d'étude consacrée à au syndicalisme plus particulièrement à l'avenir des organisations syndicales et à leur rôle au sein du Bloc populaire alors pourquoi on a tenu à faire ce colloque d'abord parce que les forces et les libertés syndical aujourd'hui plus que avant encore subissent des attaques sans précédent de la macronie ce sont une des cibles privilégiées du de la dérive autoritaire du bloc libéral je pense aux 400 militants de la CG é qui ont été poursuivis après des manifestations contre la réforme des retraites je pense aux syndicalistes qui ont été arrêtés chez eux en pleine nuit après lesmobilisations pour la Palestine et je pense évidemment au droit de au droit de grève pardon qui est constamment menacé plus pernicieux encore la macronie aujourd'hui s'en prend au rôle des syndicats en en prétendant laisser les partenaires sociaux jouer un rôle précisément ils ont inventé un conclave sur les retraites ils décident les sujets dont on peut parler dans ce conclave il donne un droit de vetto au mdeef il fixe des critères financiers qui sont basés sur des chiffres absurd ceux de Monsieur baerou notamment et ces chiffresl empêchent en réalité toute réforme de progrès à ces attaques là de la macronie on peut ajouter évidemment celle de l'extrême droite qui ont été depuis toujours opposé au syndicat de travailleurs la semaine dernière encore pour l'anecdote c'était jean-lphilippe tendi qui est donc député du rassemblement national qui proposait tout simplement d'interdire dire au magistrats de se syndquer face à cette adversité notre camp doit se tenir au côté des syndicats et donc porte-parole élu insoumis seront toujours là pour défendre chaque Jean-Paul Deco qui est condamné à de la prison avec surcis pour un tracte chaque syndicaliste ou chaque syndicat étudiant qui est menacé de dissolution pour une réunion chaque syndicaliste paysan qui est violenté pour une manifestation dans ce contexte là d'attaque notre rôle c'est de regarder en face les transformations de la société et ce qu'elles impliquent pour le mouvement social transformation du monde du travail qui sont contemporaines de nouveaux terrains de conflit et le mouvement social qui se restructure en partie en dehors et au-delà des grandes organisations syndicales traditionnelles qui sont des structures vieilles de plus d'un siècle on a vu ainsi apparaître les marches organisées à l'appel des organisations de jeunesse des mobilisations qui unissent des syndicats paysans des collectifs écologistes des associations comme cell face au mégabassine ces dernières années ou encore la mobilisation longue et puissante des gilets jaunes et puis enfin pour nous-même le champ politique aussi s'est transformé avec l'effondrement des partis de gauche traditionnel le Parti communiste français et le Parti socialiste ce qui a substantiellement modifier les relations institutionnalisées entre forces politiques et certaines organisations syndicales ce sont trois premières observations qui pourront être évidemment discuté pendant cette journée d'étude alors travailler à la victoire prochaine du Bloc populaire en gros toutes celle elles et ceux qui rejettent le monde de malheur de Macron ça exige de comprendre d'imaginer le rôle des syndicats à la fois dans cette victoire mais aussi dans le monde d'après j'y reviendrai ça exige de repenser leur articulation au sein du mouvement social et avec les forces politiques avant toute chose je reviens sur le rôle historique des syndicats dans la lutte révolutionnaire que nous menons contre l'oligarchie poser la question de l'avenir du syndicalisme ça exige évidemment de comprendre son rôle passé dans la construction d'un rapport de force contre la bourgeoisie au 20e siècle ça nécessite de reconnaître que nous ne sommes ni les premiers ni les derniers à nous interroger à réfléchir à la place et au mode de lutte des organisations syndicales dans notre combat commun je reviens vous allez le voir il y a assez loin chez Marx d'abord les syndicats qui doivent être strictement séparés des organisations politiques qui sont des foyers d'organisation de la classe ouvrière qui sont des sortes d'écoles du socialisme où les ouvriers là je le cite s'éduquent et deviennent socialistes parce que tous les jours se mène sous leurs yeux la lutte avec le cap Lénine également pour qui et là je le cite aussi les syndicats sont l'organisation historiquement inévitable du prolétariat industriel par contre lui à l'inverse de Marx il défend un modèle d'organisation parti syndicat mass dans lequel le parti pour diriger et former les masses doit travailler à l'intérieur des syndicats l'un et l'autre chez lui ne sont plus des sphères distinctes ce sont des variantes donc d'articulation d'insertion des syndicats dans le mouvement social révolutionnaire qui se pose ces questions se posent depuis toujours il y a des litiges aussi contre concernant la stratégie et les modes d'action des syndicats qui se pose là aussi depuis longtemps je remonte à 1906 avec Rosa Luxembourg qui défend à l'époque contre ses camarades socialistes qui n'y voit chez elle qu'une trace d'anarchisme que la grff de masse la grff Générale est une nouvelle forme de lutte syndicale dont il faut s'emparer et qu'il faut appuyer ce sont donc des conceptions théoriques qui sont vieilles d'un siècle ou deux mais qui en réalité continuent à irriguer l'imag ire collective et qui et dont découlent des principes d'organisation et d'action qui sont inchangé inchangé y compris parfois jusqu'à l'absurde puisque certains continuent d'invoquer la charte d'Amien de 1906 pour refuser l'unité d'action entre syndicat et partis politique alors qu'elle défend justement un rôle très politique pour le syndicat depuis d'ailleurs il y a eu le Front populaire en 34 formé par les partis de gauche mais où le syndicalisme a évidemment joué un grand rôle il y a eu 45 la participation des syndicats au programme du Conseil National de la Résistance donc une permanence de ces enjeux depuis plus de 100 ans qui illustre le rôle absolument essentiel structurel des organisations syndicales dans la conquête des droits des travailleurs au 20e siècle et si les syndicats sont aujourd'hui encore beaucoup réprimés c'est parce qu'ils ont gagné et gagné beaucoup je reviens en 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes la suppression du travail de nuit dans les boulangeries la journée de 8h en 19 9 la loi sur les assurances sociales en 1930 les congés payés en 36 la création du salaire minimum en 1950 ou encore la retraite à 60 ans en 1983 entre autres choses vous le savez ici dans cette salle c'est un horizon de progrès social qui a été donc porté par les syndicats et qui a fédéré massivement travailleuses et travailleurs mais ils étaient en moyenne trois fois plus indiqué qu'aujourd'hui et les grèves étaient massives grève générale de 1953 qui a rassemblé 4 millions de personnes ou encore mai à juin 68 où 7 millions de travailleurs étaient en grève et occupai leurs usines ce qui a conduit à ce que le sumic soit ensuite augmenté de 35 %.
c'était donc un rapport de force mené par les syndicats extrêmement efficace je reviens au temps présent et un demi-siècle plus tard à Elizabeth bornne qui a passé en force une infâme réforme des retraites rejeté par la quasi-ttalité de la population certains ont à ce moment-là déploré que l'activité la plus visible de l'intersyndicale se soit résumée à des journées d'action perlé l'exemple de la lutte contre le report de l'âge de la retraite à 64 ans est très parlant parce qu'on y a vu une transformation des modalités de prise en charge du rapport de force contre l'ordre dominant qui a échappé en partie aux grandes organisations syndicales traditionnelles on a pu observer de nouvelles formes de résistance en réseau des gens qui ont tenu la tranchée pendant les 3 mois de lutte contre cette réforme des retraites il y a eu des grèves des manifestation puissante évidemment mais il n'y a pas eu de grève générale ou de journée d'action suivie pour les syndicats par contre il y a bien eu des manifes sauvages organisé par des jeunes des chômeurs des étudiants la nuit dans les villes par les réseaux sociaux il y a eu aussi des occupation là un péage d'autoroute ailleurs un hypermarché symbole du cap du capitalisme écidaire est pris comme tel par les gens qui les occupaient il y a eu aussi des blocages dans des secteurs clés de l'économie qui ont été auto-organisés par les travailleurs ou ou par certaines sections syndicales dans des raffineries des incinérateurs de déchets par exemple avec les cheminaux les éboueurs et cetera donc une transformation des modalités de mobilisation qui est assez logique d'abord parce que évidemment la structure du marché du travail a énormément changé depuis le 20e siècle le prolétariat industriel syndqué n'est plus et ne peut plus être seul au cœur d'un mouvement de masse les travailleurs et à forceori les plus précaires ils ne sont plus seulement dans les usines ils sont uérisés ils font de l'intérime ils changent très régulièrement de lieu de travail il relève parfois souvent du secteur tertiaire il n'y a plus qu'un salarié sur 10 qui adhère à un syndicat en France et si on regarde dans le détail c'est 2 % pour les gens qui sont en CDD 11,8 % des salariés en CDI ce qui veut dire que les plus précaires sont aussi les moins syndiqués de même on constate de très grandes inégalités entre secteur privé et secteur public respectivement 8 et 18 % de syndicalist dès lors on assiste depuis la fin du 20e siècle au passage d'un capitalisme étatique managérial vers un capitalisme globalisé financiarisé ce sont les mots de noncy Fraser qui a conduit à une restructuration du marché du travail elle-même vectrice d'une recomposition du mouvement syndical le néolibéralisme pose donc très concrètement des questions sur l'avenir des syndicats la nécessité de leur adaptation dans le contexte d'un éclatement et d'une fragmentation du marché du travail et ce sera l'objet juste de la première table ronde de cette matinée en France cet affaiblissement de l'hégémonie du modèle syndical traditionnel s'est traduit par un affaiblissement global du mouvement social d'abord parce que on peut penser que les syndicats se sont coupés d'une partie des nouvelles formes de lutte et des nouvelles organisations quand on pense par exemple au textes communs de plusieurs syndicats pour appeler au calme pendant le mouvement des gilets jaunes en décembre 2018 quand on observe aussi que les marches à l'initiative de parti politique les journées d'action à l'appel de la jeunesse et des associations qui se déroulent souvent le samedi et le dimanche ont été boudé par certaines directions syndicales je prends un exemple la marche contre la viechère et l'inaction climatique de 2022 organisé par ce qui était alors la nuupes donc tous les partis de gauche des associations et des syndicats où la CGT a refusé d'appeler et de participer l'exserétaire général avait alors justifié son refus en disant préférer les actions de proximité et en arguant de différ en mots d'ordre privilégiant l'augmentation des salaires à la lutte contre la vie chère on peut saisir en sous-texte en réalité un refus tacite de voir la lutte contre un capitalisme qui abîme les corps se dérouler en dehors du cadre institué du salariat mais lutter uniquement pour l'augmentation des salaires ce avec quoi évidemment nous sommes d'accord ce serait exclure toute une partie du peuple et du Bloc populaire comme les étudiants qui font la queue à l'aide alimentaire les demandeurs d'emploi ou les travailleurs sans papier c'est donc un repli de certaines directions syndicales qui n'a pas permis l'unité d'action du Bloc populaire autour de revendications partagées pour une vie digigne pour toutes et tous ça s'est traduit par le sentiment émergent progressivement d'une impuissance de certaines grandes centrale syndicale que l'on peut interroger sous la forme peut-être d'une absence d'adaptation au métamorphose de la lutte des classes au 21e siècle c'est en tout cas à minima un décalage entre les directions syndicales et la direction politique de la GAE dans l'analyse de ce qui agrège aujourd'hui le peuple français et ses nouvelles manières de lutter décalage qui s'est aussi matérialisé pendant la lutte contre la réforme de la retraite à 64 ans au niveau parlementaire le groupe parlementaire de la France insoumise a adopté une stratégie d'obstruction qui visait à servir le mouvement social mais qui n'a pas été appuyé c'est un ehémisme par les syndicats cette forme d'intervention syndicale dans la stratégie parlementaire s'est également manifestée lorsque les syndicats sauf la CGT et sol liider ont signé un texte en décembre dernier pour appeler à la stabilité budgétaire c'est très actuel comme débat si je rappelle tout ça dans une partie de mon introduction c'est pas pour mettre une mauvaise ambiance mais bien parce que c'est notre responsabilité je crois de nous parler de faire le bilan des événements qu'on a traversé ensemble puisque nous constituons un même bloc social ce constat est en fait il est évident que les syndicats ne sont pas voués à disparaître ou être remplacés et bien au contraire je croit leur rôle absolument central et indépassable dans la période on a besoin des cheminaux des éboueurs des fonctionnaires des ingénieurs organisé dans leur syndicat un apport qui sera indispensable à notre camp pour gagner mais aussi pour lui permettre d'appliquer son programme ensuite il faut donc repenser de nouvelles pratiques et formes de lutte du syndicalisme au service de la rupture avec l'ordre dominant ça doit passer par une reconfiguration de l'espace de l'action syndicale en dehors du salariat qu'elle prend traditionnellement en charge les syndicats peuvent agréger de nouveaux types de travailleurs et c'est justement l'objet de la seconde table ronde de cette journée et puis l'enjeu des nouvelles alliances avec les associations les forces politiques sera traité dans le 4e et dernier temps de notre journée de notre colloque avant de conclure je veux insister sur un défi celui de notre siècle celui du changement climatique notre pays ne réussira pas la planification écologique sans les syndicats cette planification c'est avant tout une une méthode de gouvernement pour parvenir à un objectif politique il faut orienter l'action publique au service des besoins ça implique de respecter des principes politiques comme la règle verte c'est-à-dire ne pas prélever davantage sur la nature que ce qu'elle ne peut reconstituer et ne pas produire davantage de pollution et de déchets que ce qu'elle ne peut supporter mais répondre à ses besoins ça suppose de les définir démocratiquement c'est c'est ce qu'explique très bien Pat divine un économiste socialiste radical pour qui a plan iication doit aller du bas vers le haut nous ne défendons nous ne défendons donc pas le modèle d'un état stratège et central comme seul régulateur qui définirait unilatéralement les priorités productives concrètement ça doit se traduire par une participation de tous les les citoyens à ce processus de définition des besoins sociaux et écologiques une implication aussi à tous les échelons territoriaux échelle nationale et local et de toutes les filières productives dès lors les syndicats ont évidemment un rôle central à jouer on va évoquer ça dans la 3oisème table ronde de ce colloque je conclus en disant que l'application du programme de rupture que nous avons élaboré rupture avec le capitalisme ça ne se fera pas sans résistance évidemment face aux forces de l'argent face aux attaques spéculatives face au patrons vorace le gouvernement un gouvernement ne pourrait agir seul donc dans les lieux de travail dans les rues sur les réseaux sociaux la mobilisation populaire pour y parvenir elle devra être extrêmement puissante et donc elle ne elle ne se fera pas sans les syndicats je termine avec les mots de jores évidemment le capitalisme n'est pas éternel et en suscitant un prolétariat tous les jours plus vaste et plus roupé il prépare lui-même la force qui le remplacera c'est tout ce que je nous souhaite je vous souhaite un excellent colloque merci à tous
Clémence Guetté