🔴 Rapport sur la santé mentale des mineurs
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que vous allez donc nous présenter. Je vous laisserai donc la parole pour nous présenter vos travaux et ensuite et vous le savez puisque vous participez à cette délégation, nous vous poserons des questions et nous aurons des échanges ensemble sur ce rapport. En tout cas, merci de votre travail et je vous laisse donc la parole pour nous présenter le fruit de vos travaux pendant ces quelques mois.
Merci madame la présidente, chers collègues, mesdames et messieurs, je voudrais tout d'abord commencer par remercier chaleureusement Périne Goulet qui est présidente de notre délégation au droit des enfants et qui nous a confié cette cette mission passionnante. Remercie également madame Roquzani pour son expertise précieuse, sa compétence et sa disponibilité et puis remercier ma corrapporteur Cherne avec qui j'ai eu le plaisir de collaborer de manière constructive tout au long de ces 6 derniers mois. Alors si l'on parle désormais de de troubles psychiques chez les adultes facilement entre guillemets, la santé mentale des enfants et des adolescents demeure une zone d'ombre.
C'est un sujet encore sensible, trop souvent mal appréhend. Cependant, le constat est là. La santé mentale des mineurs se dégrade.
Selon le rapport de la Cour des comptes de 2023 sur la santé mentale des mineurs, 1,6 million d'enfants et d'adolescents souffrent d'un trouble psychique. Entre 2017 et 2023, une augmentation significative des troubles a été observée, notamment chez les 10 14 ans, + 70 % et chez les 15 20 ans, + 46 %. L'adresse a également indiqué que l'on observe chez les 10-14 ans une augmentation des taux d'hospitalisation pour tentative de suicide et de gestes auto-infligés.
Les constats sont développés dans la première partie du rapport. Ce qui nous a profondément marqué, c'est la surreprésentation des enfants protégés dans les fils actifs des services de pédopsychiatrie. Selon le rapport de la cour des comptes sur la pédopsychiatrie, datant 2023, jusqu'à la moitié des adolescents hospitalisés à temps complet, en particulier pour des troubles du comportement et des syndromes dépressifs, relevé d'une mesure de l'aide sociale à l'enfance alors même qu'il ne représente que 2 % des mineurs en France.
Nous avons mené 37 auditions, quatre déplacements à Paris, Messe, Toulouse. Nous avons rencontré une grande variété de professionnel et je retiens également de cette mission la richesse des échanges avec des professionnels passionnés et profondément engagés. Nous avons formulé 54 recommandations et n'ayant pas la possibilité de toutes les développer ici.
Nous allons vous présenter celles que nous considérons comme absolument prioritaire. Pardon. Bonjour à toutes et à tous chers collègues.
Merci madame la présidente. Moi aussi, je je veux commencer par remercier ma corpporteur Nathalie Colin Osterley et notre administratrice madame Anne Rockzani avec qui j'ai j'ai eu le plaisir donc de travailler aussi pendant 6 mois dans cette mission d'information riche et importante où nous avez nous avons pris le temps d'écouter l'ensemble des professionnels qui tirent la sonnette d'alarme depuis longtemps notamment sur le deuxième constat que nous faisons dans ce rapport face à la hausse de demande de soins décrite à l'instant par Nathalie Il y a aussi le manque de moyens pour la prise en charge qui est criant. Un exemple selon le pédopsychiatre Christophe Libert, 750000 à 850000 mineurs sont suivis et soignés sur 1,6 million de jeunes qui présentent des troubles, soit un sur de seulement.
Donc il me semble évident que c'est un enjeu majeur pour nous membre de la délégation au droit de l'enfant puisque l'enfant est par définition un être en développement notamment sur le plan psychique et du fait agir vite et tôt est absolument primordial. La moitié des troubles psychiatriques se déclare en réalité avant 15 ans. Donc tout le monde comprend bien que quand aujourd'hui il y a 18 mois parfois plus d'attente pour un premier rendez-vous en centre médico-psychologique, on y reviendra, euh bien on a 10 fois le temps que la situation s'aggrave et le résultat c'est que la prise en charge, elle arrive bien souvent en quelque sorte trop tard, c'est-à-dire aux urgences après une crise et ces mêmes urgences se retrouvent engorgées parce que derrière on manque cruellement de place d'accueil en hospitalisation quand cela s'avère nécessaire.
Notre première réflexion a donc porté sur l'organisation et les moyens pour le soin. Alors, je vais commencer par la gradation des soins. Face à une multiplicité d'acteurs, l'offre de soins demeure illisible pour de nombreux parents.
Aujourd'hui, les centres médicaux psychologiques, les CMP sont trop souvent considérés comme la seule porte d'entrée du parcours de soins en santé mentale. Ils sont ainsi saturés de demande et présentent parfois des délis d'attente allant jusqu'à 12 à 18 mois pour un premier rendez-vous. Si leurs moyens doivent être renforcés, il est important également d'éviter une trop forte mobilisation des CMP pour des patients qui présentent des troubles léger à modérer au détriment de la prise en charge des cas les plus graves.
Et afin d'optimiser la prise en charge, il convient de mieux organiser le parcours de soins. La première consultation devrait pouvoir être assurée par des médecins généralistes ou les pédiatres qui auraient un rôle d'orientation vers les centres médicoppsychologiques lorsque cela est nécessaire. Cela nécessite évidemment de renforcer la formation initiale et continue des médecins généralistes et pédiatres en psychologie et psychiatrie infantoau juvien afin qu'ils deviennent de véritables acteurs de la détection de la prévention capable d'assurer cette première étape essentielle du parcours de soins.
Cet accueil de premier niveau pourrait également être assuré par des psychologues ou des maisons des adolescents. Ensuite, en aval des CMP viendrait les centres de gestion de crise de courte durée adossés aux urgences pédiatriques ou aux hôpitaux psychiatrique. Ce parcours de soins permettrait d'éviter que des jeunes mal diagnostiqués se retrouvent aux urgences psychiatriques au lieu d'être orienté vers des structures adaptées.
Cette gradation permettrait bien sûr de désengorger les CMP et ainsi nous recommandons de réaffirmer le rôle pivot du centre médico-sychologique avec un accueil inconditionnel, une offre et une offre de premier niveau des médecins généralistes, des professionnels de la santé scolaire dans leur mission de détection, les psychologues et les maisons des adolescents et puis par ailleurs des centres de gestion de crise de courte durée adossés aux urgences pédiatriques ou aux hôpitaux psychiatriques. Et la la gradation des soins donc qui vient vient d'être décrite par Nathalie en fait, elle doit être conçue dans le cadre du secteur de psychiatrie infantau juivénile, c'est-à-dire le découpage du territoire sur lequel on trouve une offre de soins complète au plus près du lieu de vie du patient en ambulatoire, en hospitalisation à temps partiel ou à temps complet parce que le secteur donc vous le savez est rattaché à un centre hospitalier. Et le pivot donc de ce secteur, c'est le CMP, le centre médico-psychologique qui permet un accueil inconditionnel et pluridisciplinaire.
J'insiste sur l'aspect pluridisciplinaire parce que le CMP regroupe des soignants, des pédopsychiatres, des psychologues, des infirmiers, orthophonistes, psychomotriciens, mais aussi des travailleurs sociaux, assistant social, éducateurs. Et tout ce monde travaille en réseau avec les autres partenaires PMI, l'école et cetera. Nous avons rencontré justement nombre de de ces équipes pluridisciplinaires honnêtement enthousiasmantes et qui insistent en fait sur l'importance de cette approche globale euh qui prend en compte l'environnement de l'enfant, c'est-à-dire ses conditions matérielles d'existantes, son son environnement familial, scolaire et cetera qui est à leur sens essentiel pour comprendre les troubles mais aussi pour les soigner.
Donc, il s'agit ici de faciliter effectivement les liens entre les professionnels de niveau 1 et le CMP, mais sans créer une condition d'adressage par un médecin ou une maison des adolescents parce que ça serait le prendre le risque d'éloigner encore du soin les plus précaires et les plus fragiles. Mais pour garder la possibilité d'un accueil inconditionnel dans les CMP, mettre en place cette gradation des soins, il faut renforcer l'existant et éviter la dispersion des moyens. Pour ça, nous avons trois recommandations qui me semblent importantes.
Le fait de péréniser et flécher les budgets de pédopsychiatrie au sein des établissements hospitaliers, aujourd'hui c'est pas le cas. de privilégier les dotations pluriannuelles plutôt que les appels à projet pour sécuriser les financements. Ça c'est parce qu'en fait aujourd'hui beaucoup de financements en fait sont basés sur des appels à projet dit innovants qui prennent beaucoup de temps hein pour les aux équipes ben pour les construire mais aussi du temps administratif et cetera et cetera pour des projets qui peuvent être très intéressants mais qui bien souvent ne sont pas pérennes en réalité et qui en plus contribuent à rendre le système encore plus illisible.
C évoqué tout à l'heure. Donc encore une fois, nous préférons que les moyens aillent au renforcement de l'existant. Et ça passe aussi par une réorientation des moyens financiers et humains vers le soin plutôt que vers des centres experts et des plateformes de diagnostic.
Pourquoi on parle de ça ? parce que ces dernières années, on a vu le développement de de des neurosciences que matérialise donc ces centres et ses plateformes, mais c'est un développement qui a qui a permis hein des avancer notamment en terme de diagnostic mais qui d'une part associe parfois un peu trop facilement un trouble à un traitement et notamment un médicament en mettant parfois de côté l'importance de la relation thérapeutique et la prise en compte de l'environnement de l'enfant dont dont je parlais à l'instant. Et je pense que tout ça, cette évolution doit être mise en lien avec le l'augmentation de de la prescription de psychotropes qu'on voit chez chez les jeunes aujourd'hui.
Et en plus donc ces ces centres concentrent des moyens financiers humains euh qui ne sont pas mis justement dans le développement du soin lui-même. Voilà pourquoi nous faisons cette recommandation. J'en ajoute une dernière importante, c'est le fait de revoir le maillage de justement des centres médicaux-ps psychologiques pour que tout enfant puisse accéder à un CMP en 30 minutes de son domicile.
Ça ça veut dire aussi adapter le secteur aux évolutions démographiques parce que euh dans les années 70 quand le secteur a été créé, on tablait sur une population d'environ 200000 habitants pour un secteur. Déjà à l'époque, on disait que c'était une mesure de gestion de pénurie de moyens et aujourd'hui, on est beaucoup plus proche d'un secteur pour parfois 500000 habitants. C'est le cas dans mon département, on comprend tout de suite que c'est voilà que ce n'est pas tenable.
Un autre axe qui nous semble extrêmement important, c'est celui de la prévention parce qu'il n'y a pas de protection de la santé mentale sans prévention et la période de la conception aux deux premières années de la vie après la naissance sont absolument enfin cette période est absolument déterminante pour le développement de l'enfant et la santé de l'adulte ce qu'il va devenir. Les maisons des bébés ou maisons des minours sont un dispositif extrêmement important. Ces maisons apportent un soutien pour les parents, pour leurs jeunes enfants et préviennent les troubles précoces du développement ou du lien parents enfants.
Et lors de notre déplacement à messe, nous avons eu l'occasion de visiter une maison des bébés qui afin de cibler les populations les plus précaires développe des partenariats avec des associations et des travailleurs sociaux. Lors de notre visite de l'unité Cre en matre à Toulouse qui est une unité toute récente qui prend en charge des jeunes mamans et leurs bébés dans le casadre de la maternité, ce qui fait que c'est non stigmatisant, ben nous avons aussi mesuré l'importance de la psychiatrie en périnatalité parce que les signes de souffrance psychique sont en réalité détectables dès les premiers jours chez le chez l'enfant et une prise en charge immédiate avec les parents pour par exemple réparer reconstruire le lien par enfant dès les premières semaines. Ça peut être absolument primordial pour la suite du développement de l'enfant.
D'où nos propositions plusieurs sur ce thème comme celle de de promouvoir des sages femme de coordination entre maternité, équipe de soins psychiatriques ou encore d'étauffer les unités d'hospitalisation conjoint parents bébés, développer les formations autour de la la question du de la théorie du lien d'attachement et des souffrances justements psychiatriques en périnatalité. À mes également, nous avons eu l'opportunité de découvrir un autre dispositif innovant, une maison éducative et thérapeutique au sein d'une mex d'une maison d'enfants à caractère social. Réservé aux enfants de de la Z, cette structure propose un accompagnement éducatif et thérapeutique tout en hébergeant les enfants.
Ce dispositif vise à redonner aux jeunes un cadre structurant tout en préparant une sortie sécurisée et adaptée à leur évolution. et nous recommandons de généraliser ce type de structure mélant soins et hébergement. Alors effectivement, dès les toutes premières auditions, la question spécifique de des enfants qui relèvent donc de l'aide sociale à l'enfance est apparu comme une priorité.
Le docteur Angè Consoli, par exemple, pédopsychiatre à la Pitié Salpétrière nous a indiqué que dans son service, 40 % des lits d'hospitalisation à temps plein sont occupés par des enfants placés alors que tu le rappelais tout à l'heure, il représente à peine 2 % des mineurs en France en réalité. Donc malheureusement, c'est pas surprenant parce qu'on sait que la maltraitance multiplie par de les risques de suicide, les troubles anxieux et dépressifs multiplie par 4 le psychotrauma. Or le suivi médical régulier de ces mineurs qui dépendent de la protection de l'enfance est complètement défaillant aujourd'hui.
Ce qui pose un la question du respect de leurs droits fondamentaux, mais en plus créer une forme de cercle vicieux. C'est-à-dire d'un côté on a une prise en charge trop tardive de ces de ces jeunes qui reposent bien souvent sur une hospitalisation prolongée et l'hôpital se substitue alors à l'hébergement et un lieu de vie, ce qui conduit à aggraver en fait l'état de de ces jeunes. Et de l'autre côté, on a aussi des enfants qui sont en foyer, en centre avec des troubles psychiatriques parfois lourds qui ne sont pas pris en charge faute de place et et en face évidemment des éducateurs travailleurs sociaux qui sont face aux plus grandes difficultés, des situations de violence et cetera.
Donc je pense que c'est important pour nous aussi encore une fois membre de la délégation de droits de l'enfant de prendre conscience du fait que l'état de de d'élabrement la difficulté de l'ad sociale à l'enfance a un impact direct sur les difficultés difficultés pardon de la pédopsychiatrie et vice-versa. Voilà pourquoi nous préconisons de de systématiser en fait le repérage et l'accès à des psychothérapies prises en charge pour ces enfants. Comme une de nos recommandation, c'est d'assurer l'effectivité des bilans de santé des mineurs suivis par la et d'inclure un folet trouble de santé mentale dans le dispositif santé protégée pour assurer un suivi régulier.
La mise en place donc de maisons éducatives et thérapeutiques comme le décrivait Nathalie. À quoi j'ajoute aussi la préconisation de définir un secteur de référence pour chaque jeune pris en charge par les services de la parce que ça permettrait d'éviter les ruptures de soins du fait de changement de domicile ou de lieu lieu d'accueil. Euh et j'ajoute également une préconisation particulière pour garantir le droit de chaque mineur non accompagné à une évaluation médicale en santé mentale et à une prise en charge y compris pendant les démarches en recours de minorité parce que je pense que ce sont des des jeunes qui ont des parcours particulièrement traumatiques et donc qui ont un besoin de protection particulière.
L'adolescence, on le sait, c'est une période charnière dans la construction d'un enfant. Et pour accompagner les les adolescents dans ces moments sensibles, les maisons des adolescents jouent un rôle essentiel. Actuellement, seul 50 % des maisons des adolescents disposent d'une véritable offre de soins intégrés.
Afin de garantir à chaque adolescent une réponse adaptée, nous faisons donc une recommandation, celle d'adosser chaque maison des adolescents à un centre de soins et en faire un lieu d'expertise et de conseil pour les soignants de premier niveau. Pardon. Je tiens également à insister sur le rôle fondamental que l'éducation nationale et la santé scolaire ont à jouer dans la détection précoce des troubles en santé mentale.
Or aujourd'hui, cette mission est gravement fragilisée. On compte un psychologue scolaire pour 1600 élèves alors que les recommandations de l'Union européenne préconisent un ratio de 1 pour 800. La situation est tout aussi préoccupante pour les médecins et les infirmiers scolaires.
En moyenne, on compte un médecin scolaire pour 13000 élèves et un infirmier pour 9 établissements. À titre d'exemple, la Moselle, un département d'un million d'habitants compte 7 médecins scolaires. Un bilan devrait effectué à 6 ans mais en raison du manque évidemment évident de de soignant.
Le premier bilan arrive dans 80 % des cas à 12 ans alors que les troubles se déclenchent souvent avant ce qui entraîne une accumulation de difficultés lorsque l'enfant arrive au collège. Cette pénurie de soignant qui affecte directement la prévention des troubles s'explique en partie par le manque d'attractivité de ces métiers, y compris dans le médico-social. Ces professions pourtant essentielles sont peu valorisées, peu rémunérées et parfois choisies par défaut.
Donc une de nos recommandations, c'est de prévoir une trajectoire de recrutement des médecins scolaires, un médecin pour 5000 élèves, des infirmiers scolaires, un infirmier par établissement, oui, je sais, c'est ambitieux et des psychologues de l'éducation nationale, un psychologue pour 800 élèves. Donc effectivement, ce sont des des recommandations importantes parce qu'effectivement, on a compris, se pose aussi la question du manque de soignant d'une manière générale. Au-delà donc de la médecine scolaire, il y a un enjeu aussi à améliorer l'attractivité de toutes les professions liées à la santé mentale des mineurs que sont dans donc domaine sanitaire, social, médico-social.
D'où le notre recommandation de revaloriser la rémunération des psychologues et personnels paramédicaux en CMP, mais aussi d'agir contre la pénurie de pédopsychiatre que nous vivons aujourd'hui. Selon la DGOS, la densité nationale est de 6,7 pédopsychiatres pour 100000 jeunes et ça va en diminuant. Euh d'où nos recommandations aussi pour euh faciliter l'accueil des printiens étrangers qui sont importants, qui ont une présence importante en psychiatrie.
C'est nos recommandations 7 et 8. Euh c'est d'autant plus important qu'aujourd'hui il y a une véritable inquiétude pour l'avenir parce que la moyenne d'âge des pédopsychiatres est de 60 ans. Donc de nombreux professionnels partiront bientôt à la retraite.
Et euh en face et bien en 2023 par exemple seulement 127 étudiants de médecine s'était inscrits en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent pour 157 postes ouverts. Donc on voit qu'il y a une un déficit d'intérêt pour la discipline qui est selon les les professionnels un peu stigmatisé dans le milieu médical parce que vu trop proche des sciences humaines et puis parce queelle est vue aussi de plus en plus comme étant de plus en plus difficile du fait des conditions de travail qu'on qu'on évoquait qu'on évoque depuis tout à l'heure. Donc on porte aussi la recommandation de réformer le codage des actes en pédopsychiatrie pour prendre en compte et valoriser le temps de concertation d'échange avec les familles et les partenaires qui est capital en fait dans le travail de de la psychiatrie d'une manière générale parce que là il y a unanimité des témoignages accompagner des enfants ça demande du temps.
Oui, comme Anne vient de le de le souligner, effectivement, nous faisons face à une pénurerie très inquiétante de de pédopsychiatre euh qui s'explique effectivement par euh souvent le manque de considération et de valorisation au sein du corps médical de cette discipline, mais également par la faiblesse des tarifs de consultation dans le secteur euh conventionné. Une consultation, Anne le disait, en pédopsychiatrie, c'est un acte long, c'est un acte complexe qui nécessite au minimum au minimum une heure avec l'enfant et du temps supplémentaire avec la famille et qui est trop peu rémunéré. Euh et ce tarif peu incitatif, 67 € je crois euh en moyenne, pousse de nombreux pédopsychiatres à exercer en libéral déconventionné en secteur 2 ou à se tourner vers une patientelle adulte dont le suivi est souvent moins chronophage.
Et dans ce contexte, nous recommandons donc une une revalorisation significative du tarif des consultations en pédopsychiatrie, ainsi qu'une meilleure reconnaissance de cette discipline par le corps médical. Au cours de nos auditions, une question est revenue à plusieurs reprises. Avons-nous recours à la médicalisation des jeunes trop rapidement ?
La consommation de psychotrop est de psychotrop est en forte augmentation en particulier chez les filles. De 2010 à 2023, le pourcentage a évolué de 3,5 à 4 %. La prescription des hypnotiques est passée de 0,2 % en 2010 à 0,7 % en 2023.
En France, 490000 enfants entre 3 et 17 ans consomment des médicaments comme la réthaline ou d'autres neuroleptique. Il apparaît que ce sont pour beaucoup les médecins généralistes qui prescrivent ces médicaments alors qu'ils ne sont pas toujours formés aux spécificités de la santé mentale des mineurs, ce qui peut poser la question du bon usage des traitements psychotropes chez les enfants. Le focus sur les troubles du neurodéveloppement ne doit pas entraîner une médication rapide là où une approche psychothérapeutique, éducative, familiale aurait été plus pertinente.
Ainsi, nous recommandons de privilégier les soins thérapeutiques plutôt que la prescription de psychotrope. Cette dernière doit être effectuée par des professionnels de santé qui ont reçu une formation spécifique à l'usage thérapeutique des psychotropes. Enfin, je voudrais revenir sur deux facteurs qui affectent la santé mentale des mineurs.
Deux facteurs importants, le rôle décisif des parents et l'addiction aux écrans. Lors de nos auditions, de nombreux pédopsychiatres nous ont indiqué que beaucoup de leurs patients souffraient de l'absence de leurs parents, que ce soit en raison de leur carrière professionnelle, d'horaire atypique ou d'autres raisons. L'absence psychique, le manque de disponibilité contribue également à isoler socialement les enfants.
Il me paraît donc essentiel et urgent de responsabiliser les parents à la nécessité de passer un temps qualitatif avec leurs enfants, un temps sans écran et de déployer des campagnes massives de prévention sur le danger de l'addiction aux écrans à l'image des campagnes que l'on a connu de sécurité routière sur l'alcool au volant. Par ailleurs, les effets néfastes de l'exposition des mineurs aux écrans et aux réseaux sociaux ont été unanimement soulignés par l'ensemble des pédopsychiatres et professionnels de santé auditionné. augmentant notamment les troubles anxieux-dépressifs chez les adolescents.
En outre, les contenus visionnés par les mineurs peuvent également avoir une incidence sur leur santé mentale, cyberharcèlement, contenu violent, pornographique. Cette exposition aux écrans doit être contrôlée et supervisée. Et à cet égard, je suis favorable à la majorité numérique qui a été prévue par la loi visant à instaurer cette majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne qui a été adoptée en juin 2023. ainsi qu'à la mise en place effective de la pose numérique au sein des écoles, des collèges mais aussi des lycées.
Pour rebondir sur la la question de l'environnement en collège et lycée, il faut quand même préciser aussi que nombre de personnes ont relevé que en gros les dernières réformes concernant le processus d'orientation et de sélection crée un climat extrêmement anxiogène pour les jeunes. Et je veux insister là-dessus ce qu'on nous a décrit une pression scolaire très importante où dès la maternelle les parents se questionnent sur les performances scolaires individuelles de leur enfant et d'une manière générale la multiplication des évaluations standardisées dès le primaire, l'obligation de définir très tôt des choix d'orientation ont été soulignés comme des problèmes majeurs et récurrents et plusieurs auditionnés ont même clairement évoqué le nombre de consultations directement provoquées par les difficultés liées au dispositifs parcours sup. Je profite pour glisser une pensée à tous les jeunes qui attendent encore leurs derniers résultats maintenant avant la deuxième phase.
Mais en tout cas, en ce sens, nous portons chacune une recommandation sur le sujet. Alors avec nos nos nuances, mais néanmoins, c'était pour souligner l'importance de ce sujet pour nous deux. Nathalie proposant donc de réformer parcours suplifiant le système, en le rendant plus accessible, plus juste et transparent.
Et euh pour moi, je propose tout simplement de le supprimer euh et de supprimer exactement toute forme de sélection entre Bachelier à l'entrée des licences universitaires et aussi de flécher des moyens budgétaires vers l'augmentation des capacités d'accueil des filières en tension pour pour réduire ce ce problème ce problème majeur pour nos jeunes. Et enfin pour terminer, je voudrais insister sur l'importance des déterminants sociaux quand on parle santé mentale des mineurs. LINE nous rappelait hier que le taux de pauvreté atteint 15,4 % dans notre pays. son niveau le plus haut jamais mesuré et que les catégories les plus touchées sont les chômeurs, les familles monoparentales et les enfants.
Or, d'une manière générale, les enfants et les adolescents de famille défavorisées ont un risque trois fois plus important de développer un trouble mental à quoi s'ajoute de plus grandes difficultés d'accès aux soins. On le démontre dans notre rapport. Il y a une enquête par exemple de l'UNICEF qui euh qui démontre que le recours aux soins pour des troubles en santémentale est en réalité socialement marqué et notamment corrélé au niveau de diplôme et au niveau de revenus.
Donc on a par exemple une recommandation pour pour développer dans chaque secteur une équipe mobile pour le développement des visites à domicile de la lé verre et cetera avec des budgets fléchés de l'agence régionale de santé. Euh mais je veux aussi ajouter pour terminer qu'à mon sens, si on veut vraiment améliorer la santé de nos jeunes, la santé mentale de nos jeunes, il faut investir globalement dans nos services publics, la santé, l'éducation nationale, mais aussi dans des politiques sociales pour l'accès au logement digne, par exemple, et d'une manière générale pour lutter contre les inégalités sociales. Je vous remercie.
Je crois qu'on a Merci mesdames pour cette présentation. On va passer aux réflexions. Question de nos collègues qui commence.
Allez-y. Merci pour ce cette mission importante et intéressante qui fait un diagnostic effectivement que qui ne fait que conforter la dure réalité effectivement que ce soit de la demande de soins et en parallèle de la de du manque de professionnel qui est en face qui contribue à déséquilibrer complètement la prise en charge. Moi, j'avais plusieurs questions par rapport aux enfants de l'aide sociale à l'enfance.
Au fait, vous avez parlé effectivement du repérage, du bilan. Est-ce que vous avez pu aussi voir la la difficulté de coordination quand il existe des soins sur le parcours ? D'abord pour des enfants qui sont pas toujours en foyer de façon constante, mais qui font des allers-retours des fois avec la dans la famille.
Euh ça c'est la première chose. La 2è chose sur les adolescents euh sur les maisons des adolescents, vous disiez que vous proposiez de la dossier à un centre de soin. Alors moi, je suis allée il y a pas très longtemps dans la maison des adolescents qui est dans mon département et en fait ils avaient fait un essai de consultation dans une maison de pluridisciplinaire de santé avec des consultations ouvertes pas très loin d'un établissement scolaire et en fait ça pas marché du tout et à partir du moment où ils ont modifié leur permanence en les en la proposant à la coupure du midi dans l'établissement scolaire en fait les jeunes sont venus plus spontanément parce queen fait ils veulent pas forcément s'aligner euh dans le fait d'avoir besoin de soin mais plutôt un questionnement sur la la fragilité psychologique.
Donc c'est c'est quelque chose qui nous est remonté alors qu'en fait c'est vrai qu'on pouvait avoir cette idée-là. L'autre chose c'est sur l'attractivité des métiers. Est-ce qui vous est remonté la demande de temps partagé pour notamment euh les pédopsychiatres ou les médecins de faire un temps euh libéral, un temps euh hospitalier ou pas ?
Parce que c'est peut-être plus vrai chez les adultes et ça euh des fois euh pas d'âge sur la charge qui repose sur les hospitaliers dans la mesure ils ont beaucoup plus de garde vu le nombre et la pression qui s'exerce. Et la dernière chose, c'est sur les addictions. Vous avez parlé des addictions à l'écran.
Euh aux écrans, euh j'ai une question sur les autres addictions, c'est-à-dire que là vient, on vient d'avoir une une étude nous sur nos trois départements euh sur la vente de l'alcool au mineur qui montre que la loi n'est absolument pas respectée et que les moins de 14 ans ont déjà une propension à absorber de l'alcool et d'autres drogues qui contribuent aussi à des difficultés Voilà. Merci beaucoup madame Piron. Merci madame la présidente.
Mesdames les rapporteurs, je tiens tout d'abord à vous remercier pour la qualité de votre rapport et du travail réalisé sur ce sujet très important. Après l'avoir parcouru peut-être un petit peu trop rapidement, je souhaite vous interpeller sur deux points que je n'ai pas vraiment trouvé dans les recommandations mais que vous avez peut-être vu en audition. Le premier point concerne les premiers secours en santé mentale.
PSSM. Je n'ai pas vu de mention PSSM dans votre rapport. Je me demande si vous avez auditionné ou pas l'association PSSM France. ces formations premier secours santé mental sur lequel une proposition de loi transpartisane va bientôt sortir ici elle vient d'être déposé donc à l'Assemblée nationale sont en levier très concret pour mieux repérer, orienter et soutenir les personnes en souffrance psychique y compris chez les mineurs.
Donc à l'heure actuelle, il y a 200000 personnes qui ont été formées donc et certifié formé PSSM en France et plus de 100 millions dans le monde puisque c'est une politique mondiale. Des personnels de l'éducation nationale sont déjà formés et en ce moment l'éducation nationale est en train de développer sa propre formation PSSM qui à ce jour cependant n'est pas agréé par le programme international Mental Earth First qui certifie donc ses formations. Cela m'interpelle.
Pourquoi ne pas s'appuyer sur une méthode éprouvée, accréditée, déjà en place sur le terrain ? Ne risquonton pas, en créant une alternative non reconnue de brouiller les repères et de perdre en en efficience. J'aimerais donc savoir ce que vous pensez de cette situation.
Euh mon second point concerne donc un dispositif innovant opérationnel dans ma circonscription des Yvelines qui est le disposition le dispositif sésame soin d'équipe en santé mentale. Donc il s'agit d'un modèle de soin de des troubles dépressifs et anxieux centrés sur la collaboration entre plusieurs médecins généralistes et un professionnel de psychiatrie articulé autour d'un infirmier coordinateur. Ensemble, ils construisent un parcours de soins coordonné pour des personnes souffrant de troubles psychiques.
Aujourd'hui, il est déjà actif pour des adultes et est en cours d'adaptation pour des adolescents. Avez-vous auditionné les équipes sésames donc qui sont soutenu à l'heure actuelle par l'Institut Montaigne ? Euh quelles serait selon vous les conditions pour que ce dispositif puisse être appliqué aux adolescents ou aux enfants ?
Je remercie. Merci monsieur Bonet. Oui, madame la présidente, merci beaucoup mesdames les rapporteurs pour ce pour ce ce document qui est précieux.
Comme l'ensemble des députés ici, je pense nous savons à quel point la santé mentale de nos enfants s'est dégradé ces dernières années. On reste malgré tout euh à l'état de constat. Euh h euh nous nous avons besoin d'aller au fond des choses et votre rapport euh prend sa bonne part et je m'en réjouis absolument.
Euh il faut absolument qu'on se confronte à nos à nos dysfonctionnements euh notamment en terme de pédopsychiatrie euh pour échanger régulièrement avec les pédopsychiatres avec de grosses alertes sur sur les notamment les jeunes filles qui se qui se suicident de plus en plus qui tentent de suicider ou qui suicident de plus en plus et de manière de plus en plus violente sous des formats qui avant étaient plutôt réservés à des hommes adultes. Donc on a une très très grosse inquiétude chez les garçons. Ça se tombe peut-être différemment, ça peut être plutôt vers l'extérieur.
Donc c'est ça n'est pas moins inquiétant. Sur la pédopsychiatrie, malgré tout, ça reste le parent pauvre de la médecine hein. Quand on dit ça, c'est que la psychiatrie le parent pauvre de la médecine en fait et que la pédopsychiatrie le parent pauvre de la psychiatrie.
Donc c'était parmi les derniers choix hein des des médecins à l'internat. Euh et euh beaucoup de médecins qui sont sortis de leurs études qui sont actuellement euh avait un c'était un module non obligatoire, la pédopsychiatrie, hein. Donc euh peut-être que dans la formation continue euh va falloir euh passer pour nos généralistes à quelque chose euh qui est obligatoire.
Ça devient indispensable parce que nos pédopsychiatres actuellement sont très peu nombreux euh et il y a une pression énorme qui se fait sur nos pédopsychiatres. Euh je pense notamment au système hospitalier euh où euh où euh on va avoir des pétopsychiatres qui vont partir de notre système hospitalier public en fait tellement la pression est importante et excessive. Euh ils sont achoyés et euh je me réjouis notamment de vos propositions de la réforme du codège des actes.
Ça me paraît un indispensable parce que oui, on ne voit pas un enfant en 10 minutes comme on va regarder les yeux. Euh ce n'est pas possible de de faire de manière identique. Alors pour ce qui est de la l'éducation nationale, on se rejoindra absolument parce que au budget euh au dernier budget, j'avais porté des amendements à en ce sens.
C'était des chiffres qui étaient approchants globalement. Donc j'aimerais jouer qu'on puisse travailler dans cette direction euh plus le plus largement possible dans nos groupes politiques au moment du budget. C'est un indispensable.
Je le redis. Alors, je suis désolé pour celle-là qui assistait toute l'après-midi, je vais redire mon anecdote he la santé mentale des enfants dans nos établissements scolaires. Et ben c'est une vis pour fermer les fenêtres pour pas que les enfants se défenestrent hein.
Actuellement c'est ça dans nos établissements scolaires. Donc il faut qu'on en prenne conscience et il faut absolument qu'on qu'on change ça. Merci à vous en tout cas pour votre rapport.
Merci beaucoup. Vous allez me permettre d'en rajouter un petit peu ? Ça vous embête pas en question ?
Madame Roulot m'a dit non. Non non oui non bon euh peut-être une donc dans l'une de vos propositions, vous avez l'instauration d'un caution départemental pour les stages en psychiatrie en internat. Euh je sais pas si on le comprend la même manière mais est-ce que cela signifie que vous souhaitez qu'il y ait un nombre de d'internes dans chaque département ? parce que effectivement dans mon département qui dépend du CHU de Dijon, les internes sont gardés dans les territoires autour du CHU et il ne nous envoi pas dans nos propres territoires et en plus comme vous le savez classification des internes fait qu'on leur propose plus de postes qu'il n'y a d'interne. qu'ils ont le choix et effectivement ils choisissent rarement euh nos territoires avec en plus des pressions parfois des je dire des professeurs qui leur disent que s'il restent pas près d'eux bien ça va pas les aider pour la suite de formation.
Donc est-ce qu'on comprend bien la même chose et est-ce que c'est bien ça ? parce que dans ce cas-là, bien entendu, vous me trouverez largement à vos côtés parce que je le vis constamment autour de moi. Sur le soin, notamment en lien avec les enfants de l'aide sociale à l'enfance.
Euh comme vous le dans les travaux que nous avions fait ensemble auparavant, je suis ravie que vous le repreniez, le fait euh d'avoir une maison par département, un établissement par département qui soit copiloté par département et la et la RS pardon euh parce qu'on a on voit qu'on a qu'on a besoin. Je plaide aussi pour l'accès au forfait de soins, vous savez, Pégaz ou santé protégé qui leur permettrait à ces enfants d'avoir accès à la médecine de ville parce que tous les enfants ne relèvent pas des calours et n'ont pas forcément besoin d'aller en CMP mais pourraient avoir accès au psychologue de ville et ce qui permettrait une meilleure prise en charge. Donc ça, merci de l'avoir d'avoir réinsisté.
Et ensuite, vous avez vous avez parlé de l'importance dans d'accompagner les mamans dans les premiers les deux premières années de la vie comme vous, je plaque département à minima. Euh et puis vous parlez, et vous allez comprendre pourquoi je fais la corrélation, vous parlez du danger de l'alcool auprès des jeunes et des addictions. Euh mais euh j'ai rencontré euh récemment euh monsieur Lamblin euh du syndrome d'alcoolisation fétale euh qui met en lien euh l'alcoolisation, le syndrome d'alcoolisation fétale et puis des possibilités de de problématique sur le cerveau et donc de santé mentale.
Est-ce qu'il faut pas aller un peu avant la naissance dans vos préconisations et avoir une grande campagne de communication sur cette partie-là ? c'est dire pendant la grossesse pour rappeler aux jeunes mamans que l'alcool c'est pas interdit le reste de la vie mais que au moment où on porte la vie, il est plus intéressant de ne pas boire parce que ça peut avoir un un impact sur les enfants et un impact à long terme sur sur la partie santémentale. Et après, vous avez plusieurs préconisations qui ont été euh plus ou moins reprises dans des annonces faites récemment par le ministre Neuder.
Est-ce que vous aviez échangé avec lui auparavant euh sur ces préconisations ? Euh est-ce que vous avez été consulté ? Parce que du coup voilà, c'est plutôt intéressant et j'espère que si vous ne l'avez pas été, vous allez y être bientôt pour essayer de pousser les autres euh préconisation.
Et en tout cas, je tiens à vous remercier pour ces préconisations et juste une petite boutade sur Parcours Sup. Moi, je veux bien qu'on le supprime, mais s'il vous plaît, on revient pas à envoyer chaque dossier papier dans chaque faculté parce que je l'ai trop mal vécu. Donc, je pense que il y a peut-être un truc à trouver entre la suppression et et le maintien tel qu'il est.
En tous les cas et nous c'est une préconisation de la délégation si vous vous rappelez dans le casre des travaux que nous avions fait c'est-à-dire de sortir toutes ces métiers du cœur peut-être de parcours sup où avant il y avait un concours pour être sûr que ce soit des gens motivés mais ne revenons pas à ce qu'on a vécu avant parcours sup qui était pas forcément non plus l'idéal pour l'avoir vécu mais 18 ans comme beaucoup de jeunes et comme vous madame Standb Ter Noir bien entendu on pense à tous nos jeunes qui sont effectivement en phase de parcours et Pour ceux qui en ce moment ont le brevet aussi, les résultats tombent avec parfois des difficultés pour certains quand les résultats vont arriver. Voilà. Merci beaucoup.
Ah madame Rouau, vous avez trouvé et ben allez-y alors. Mais mais très très rapide. Très très très rapide.
J'ai fait partie donc de la commission d'enquête sur les manquements des politiques publiques de la protection de l'enfance et j'avais été frappée parce que une psychiatre disait qu'elle voyait de plus en plus de tentatives de suicide d'enfants très jeunes. Est-ce que vous avez une explication ou un chiffre à ce sujet-là ? Qu'est-ce que vous avez à dire à ce sujet-là ?
Merci beaucoup. Alors, peut-être essayer de de regrouper les différentes différentes questions, mais déjà pour pour répondre euh à Périne sur le sur le sortir les métiers du CER de parcours sup, ça c'est vraiment à mon avis tout à fait essentiel parce que ce sont des métiers qui demandent de véritables vocations et ça ne peut pas être des 10e choix, 11e choix dans lesquels on se retrouve. Euh et c'est pour cela d'ailleurs que moi je parlais de réformer parcours sup pour le rendre moins aléatoire euh et plus plus réaliste par rapport aux attentes aux attentes des des jeunes sans supprimer pour ma part euh parcours sup euh sur les les addictions euh alors les addictions aux écrans euh ça bon je onaprend rien avec ce que ce que l'on vous dit mais en revanche c'est quand même revenu énormément et avec que une une préconisation forte euh de de suspension de de ces écrans pendant suffisamment de de temps dans la journée, pas d'écran le soir, le la des heures de sommeil qui sont respectées, de coucher et cetera et donc des parents présents justement pour assumer ce rôle voilà de de gardien si je puis dire par rapport par rapport à à ces écrans concernant l'alcool et des stupéfiants.
Alors, les addictions sont en baisse, enfin la consommation d'alcool et de stupéfiant sans mettre en baisse, mais la prévalence reste extrêmement élevée. Vous dire si c'est la cause de troubles mentaux ou la conséquence, ça on narrive pas on narrive pas à le savoir. Mais ce qui est sûr, c'est que lorsque les enfants arrivent pour des pour des soins, les pédopsychiatres et notamment le professeur Faisard nous disait que la prévalence et docteur Consoli aussi que la prévalence était quand même très forte.
Euh tant partagé, non, madame Dubréhira, on nous en a pas parlé mais je pense que on manque tellement de de professionnels de santé et de pédopsychiatre que il n'est même plus question de de temps partager. Enfin, il faut il faut qu'on ait davantage de de pédopsychiatre aujourd'hui euh sur euh sur Je sais pas si tu veux prendre la parole aussi là, si tu veux si tu veux continuer. Euh bah évidemment oui monsieur Monet, euh le alors le les suicides, le taux de suicide diminue mais les tentatives de suicide augmentent beaucoup.
Euh la pédopsychiatrie, oui, vous l'avez dit, c'est le parent pauvre aujourd'hui de la de la psychiatrie. Et moi je plaide justement enf nous plaidons pour une meilleure formation des médecins généralistes en santé mentale et pour un partenariat public privé parce que si le CMP doit rester pour ma part en tout cas pour avec le avec le libéral en tout cas parce que si pour ma part le le les CMP doivent rester des lieux inconditionnels d'accueil euh il est évident qu'on ne peut pas se satisfaire de fil d'attente comme ça de qui de 18 à 24 mois. euh de délai d'attente de 18 à 24 mois.
Donc c'est vrai que voilà, on est on est certain à penser et assez nombreux que tout n'est pas ne ne relève pas des CMP et de cette pluridisciplinarité qui est extrêmement importante, mais que beaucoup de troubles légers pourraient être traités en amont mais par des médecins généralistes qui soient formés donc formation initiale et formation continue mais avec effectivement une formation obligatoire. problème, c'est qu'on demande aujourd'hui au médecin généraliste de se former dans beaucoup de disciplines euh de se voilà de faire des des formations dans dans beaucoup de de disciplines spécifique et que ça devient ça devient compliqué compliqué également. Euh voilà, je te laisse peut-être répondre alors sur le quotient départemental.
Oui, effectivement c'est en fonction de la population et ça nous semble quand même important là aussi de de d'en faire une recommandation. Merci. Alors, je vais essayer de balayer, c'est difficile de Il y a eu beaucoup de questions.
Merci chers collègues euh pour votre intérêt. H alors sur la question de madame Dubri, au départ vous nous vous évoquiez la question de donc de la des difficultés de parcours de soin. Et c'est exactement ce que je c'est pourquoi j'ai une préconisation particulière sur cette question en proposant que les les enfants donc qui relèvent de la protection de l'enfance soit rattaché à un secteur et un seul et qui s'en change pas quand justement il change de bah de domicile de lieu d'accueil parce qu'effectivement vous avez raison, ça crée des ruptures de soins, ça nous a été dit.
Euh donc voilà, c'est une proposition pour essayer de de de remédier en partie à à ce souci parce que vous avez compris que de toute façon il y a un problème beaucoup plus large de toute façon de prise en charge de moyens. Euh je enfin je n'y reviens pas, je crois qu'on l'a on l'a bien développé. Euh vous évoquez aussi la question des je crois que c'est qui parlez de la question de la maison des adolescents euh en évoquant une permanence sur la coupure de midi et cetera.
Quand on dit qu'on on veut que ce soit adossé à un système un un au système sanitaire, ça veut pas dire qu'on installe ça dans un hôpital. En fait, c'est c'est vrai que c'est peut-être c'est peut-être pas clair. Non, mais je je du coup je je l'explique.
Euh en fait, il y a énormément de modèles différents de maison des adolescents. Euh et en fait donc nous, on en a quand même visité plusieurs, rencontré les les représentants de l'association des adolescents et différentes personnes qui travaillent dans dans différentes maisons des adolescents avec différents formats. Et en fait ce qui ressort quand même c'est que là où ça fonctionne très bien, c'est quand ça ça marche ça, on travaille de paire avec un centre hospitalier, un centre sanitaire qui permet justement de d'une avoir d'avoir une prise en charge longue s'il en a besoin, d'avoir accès d'avoir un pédopsychiatre par exemple qui est référent, qui s'en occupe et cetera et cetera.
C'était le sens de cette de cette recommandation, pas le le fait de d'en créer un de créer un un lieu dans un hôpital ou pardon ou de contraindre les horaires ou quoi que ce soit. C'était plutôt d'associer ce travail là pour que ça pour que ça fonctionne mieux. Euh madame Piron, vous évoquiez tout à l'heure oui les PSSM et vous parliez de enfin je n'ai pas compris de quelle alternative vous parlez.
On a rien contre ce ce système en particulier. C'est juste que nous on a développé une autre priorité qui a été largement développée par par Nathalie tout à l'heure, c'est en gros c'est l'embauche de de psychologues scolaires, de de médecins scolaires, d'infirmière scolaire parce que il y a une pénurie manifeste, on a donné les chiffres et qu'on pense que c'est c'est là la priorité si on veut pouvoir enf enfin que que l'école puisse jouer son rôle de prévention en terme de en terme de santé mentale, que les jeunes aient voilà sachent où s'adresser et à qui. Aujourd'hui, on sait très bien que les parle les psychologues, ils sont sur plusieurs établissements en plus comme il gèrent aussi les questions d'orientation dans le dans le secondaire.
C'est quand même extrêmement compliqué et on se rend bien compte qu'aujourd'hui c'est pas possible de de faire ça sérieusement dans de bonnes conditions. Donc vo voilà la la priorité en tout cas que nous avons mis dans dans nos recommandations, mais ça n'exclut pas d'autres initiatives intéressantes, c'est juste la priorité. On l'a mise là.
Euh qu'est-ce que d'autre ? Oui, monsieur monsieur Bonet, vous évoqué le j'ai la même expression que vous. Je parle souvent du parent pauvre du parent pauvre en parlant de de la pédopsychiatrie.
C'est c'est pour ça que j'insiste sur la recommandation dont je parlais tout à l'heure de flécher les budgets au sein des établissements hospitaliers parce que ça c'est beaucoup revenu chez les professionnels qui nous disaient finalement comme les budgets sont pas fléchés, ce qui pourraient revenir à la pédopsychiatrie finit toujours par revenir à un autre service en crise et on sait bien qu'il y a beaucoup de services en crise et que c'est un peu la dernière roue du caros. Or euh et j'en profite pour euh préciser quelque chose et je pense vraiment qu'on le partage, c'est qu'on s'est vraiment dit qu'il y avait quand même un déficit de considération euh de bah là en l'occurrence des politiques de santé envers nos enfants. Euh or enfin on voit bien qu'il y a pas les mêmes difficultés dans la enfin il y a d'autres difficultés attention mais que c'est encore pire en fait pour les enfants que pour les adultes.
Enfin même pour on a même des des des comparaisons avec pareil la difficulté de la filière pédiatrique d'une manière générale. Enfin, ça pose question quand même pour enfin voilà pour nous en tant que société euh il me semble au contraire que ça devrait être une priorité. En l'occurrence la pédopsychiatrie devrait être une priorité d'autant plus que je le disais tout à l'heure euh le la majorité des troubles se déclare avant 15 ans.
Euh on le disait notamment à travers la les soins autour de la périnatalité. Il y a des des tas de choses en fait qui peuvent être dramatiquement dans le sens positif arrangé si on s'y prends tôt et là c'est pas ce qui se passe avec le le système tel qu'il est il est conçu et en déficit de moyens d'une manière générale. Euh la formation pour les généralistes, tu as tu y as répondu euh Ah oui et la question du alors du consentire par département.
Donc je je envie d'insister un peu là-dessus parce qu'effectivement je crois que c'est ça fait partie des préconisations importantes pour pour s'occuper un peu de la de l'accès territorial en fait aux soins en santé mentale. Ça nous avait été présenté notamment par les pédopsychiatres monsieur Louis Tandonet, monsieur Oliac, monsieur Louis Tandonet par exemple qui est pédopsychiatre dans le Lotgaron et et monsieur Oliac qui est donc dans le limousin si je me souviens bien et notamment qui est référent par pour la Creuse où il n'y a aucun pédopsychiatre actuellement. Euh donc voilà, donc c'est pour ça qu'effectivement nous nous il nous décrivait euh le phénomène que que vous disz tout à l'heure, c'est-à-dire que par exemple bah typiquement donc monsieur Louisandonné donc en Lotégaron dépend donc de enfin c'est un Akitaine Nouvelle Akitaine.
Du coup les jeunes en gros sont formés euh à Bordeaux en Gironde euh et en fait bien peu d'internes viennent après à Agin en l'occurrence où il est. Euh d'où l'intérêt effectivement de de cette mesure parce que euh au-delà de enfin plein de considération, il y a simplement le fait qu'une fois qu'on qu'on a commencé à s'installer quelque part à faire à faire sa vie, bah c'est plus difficile de de changer d'endroit. D'où cette proposition mais aussi euh on en a pas parlé mais l'idée de créer des formations délocalisées d'infirmiers en pratique avancée, c'est c'est également dans notre dans notre rapport avec justement des instituts notamment en soins en soins infirmiers départementaux.
Euh là aussi pour permettre euh ben la l'installation de soignants euh dans euh dans les territoires autres que les grosses métropoles pour le vite dire vite, en tout cas les gros centres de formation euh en médecine. Euh et là en l'occurrence c'était monsieur Lutandonné aussi qui défendait cela parce qu'il a il a réussi à créer justement une filière près de chez lui et ça fonctionne. c'est dire que du coup il il a des des soignantes qui qui viennent former là et qui restent là dans dans le service et qui permettent du coup d'améliorer la l'accès aux soins en santé mentale dans une région qui est plutôt rurale.
Je termine. Oui. Vous évoquez madame la présidente la question de l'addiction à l'alcool y compris donc par exemple chez les femmes enceintes.
Je pense que bien sûr enfin une campagne d'information c'est c'est toujours c'est enfin c'est toujours important. Je pense néanmoins, je peux me tromper, mais je pense néanmoins que la il y a quand même une grande campagne d'information depuis longtemps sur c sur cette question là. Et je pense que là quand on quand on est face à ce phénomène, ça pose aussi la question de l'accompagnement et la prise en charge de mè en difficulté d'une manière d'une manière générale.
Euh et j'en j'en reviens à bah à l'importance de d'avoir des des politiques de prévention et des politiques sociales fortes pour justement pouvoir accompagner les personnes qui sont le plus en difficulté. Euh et et pour finir sur la la boutade sur parcours supmose, je je maintiens ma proposition de suppression euh parce que je pense vraiment qu' y a il y a un vrai souci déjà avec l'algorithme qui crée vraiment une incompréhension et et mais pour moi le il y a aussi un problème central autour de la sélection à l'entrée de l'université qui n'existait pas avant et qui crée une pression phénoménale pour les jeunes qui se retrouvent potentiellement sans rien. D'ailleurs, d'une manière générale, on avait aussi une recommandation issue de de des de recommandations de la défenseur des droits pour avoir un état des lieux de la déscolarisation aussi parce que il y a de de nombreux jeunes enfants qui se retrouvent sans solution et je pense que ce serait important notamment pour nous acteur politique, responsable législateur de d'avoir des données précises sur cette questionlà pour pouvoir agir.
Non, je voulais juste rajouter un point. Euh je crois que enfin ce qui nous a été dit beaucoup euh c'était que finalement le le collège était lieu de tous les dangers. Ce qui veut dire que les enfants arrivent au collège avec des troubles qui n'ont pas été détectés suffisamment euh précocément.
Et c'est là où pour nous, il est extrêmement important de de renforcer tout ce qui est détection dès le plus jeune âge. Visite, je ce qu'on disait hein, des des visites qui sont normalement prévues à 6 ans des qui qui finalement dans 90 % des cas n'ont pas lieu. Donc on parle beaucoup après de de dispositifs nouveaux, de de choses innovantes et cetera.
C'est bien, mais je crois que nous ce qui nous importe aujourd'hui, c'est de mettre les moyens sur l'existant et de le renforcer plutôt que de se disperser. Après, on va pas se mentir, les les médecins, les les pédopsychiatres quand ils sont là, les psychologues, c'est un peu le système D, hein. Ils s'organisent donc effectivement, ils trouvent des manières de collaborer, mais il faut pas trop figer les choses et il faut renforcer pour nous l'existant avant de se disperser dans de nouveaux vers de nouveaux dispositifs dont on n'est pas sûr qu'il soit tout à fait efficient.
Merci beaucoup. Juste le syndrome d'alcoolisation fétale n'est pas réservé qu'aux femmes addictes. Malheureusement ça peut arriver à partir du premier vers s'il y a des prédispositions.
Donc c'est pour ça qu'il faut faire attention à pas mettre cette partie là dans la la l'addiction. Je voulais reprendre rapidement la parole et après je vous demande de pas vous sauver parce que faut qu'on vote la publication ou pas du rapport. Juste, je j'avais deux remarques.
La première sur la formation des médecins généralistes. En fait, dans notre mission, nous on s'est aperçu que dans tous les établissements où avait été organisé des formations généralistes, ça avait été abandonné. Faute de combattant parce qu'ils viennent pas.
Donc ça c'est la première chose. Par contre, les endroits où ça fonctionnait, c'était en fait le fait d'avoir un numéro de téléphone qui arrive directement dans un service de psychiatrie avec un psychiatre qui répond à d'autres sollicitations mais en tous les cas qui répond sur le conseil en terme de diagnostic et sur le conseil à la prescription parce qu'effectivement on a comme vous l'avez dit mais comme on l'a repéré partout un mes usages complet des traitements notamment chez les jeunes effectivement avec des effets qui sont des fois pire que la situation avant traitement et qui sont pas tellement questionnés qui sont renouvelés. Et là, c'est une question que je posais tout à l'heure à monsieur Fatô sur le les contrôles de La CDAM et de comment est-ce qu'on pouvait aussi euh effectivement avoir un œil sur ces prescriptions abusives et inadaptées de traitement chez les jeunes.
Et l'autre chose, c'était quand je parlais de temps partagé, en fait, c'est et vous avez abordé tout à l'heure le la participation publique privée, c'est que le territoire est inégalement équipé. Je dirais, il y a des endroits où le privé est plus présent que le public et fonctionne plutôt bien. Et du coup, c'est vrai que pour garder des médecins quelquefois, c'est intéressant de pouvoir avoir une participation hospitalière puis quelquefois des consultations soit dans le privé, soit dans en tant que libéral.
Ça permet aussi un suivi des hospitalisations dans des lieux adaptés. Et c'est dans ce sens-là, c'est pas pour dépouiller l'un ou l'autre, mais c'est pour rester attractif. Alors ça se pratique peut-être moins pédopsychiatrie parce qu'ils sont pas très nombreux mais ça diminue la charge de ceux qui restent en milieu hospitalier.
Merci beaucoup. Alors mes chers collègues, s'il y a plus de questions, je vais mettre au vote la publication de ce rapport. Est-ce que certaines personnes s'opposent à la publication de ce rapport ?
S'abstiennent ? Et bien mesdames, votre rapport sera donc publié. Je tiens à vous remercier pour votre travail pendant ces 6 mois et puis à vous maintenant de le faire vivre et d'essayer d'avancer sur ces préconisations euh parce que on a un enjeu important pour notre société qui est la santé mentale de nos jeunes.
Les jeunes qu'on a désé tout à l'heure nous en ont parlé. Donc même eux en ont conscience. Donc il est important que l'on puisse et bien tous agir pour aller dans ce sens.
Je voulais remercier aussi puisque c'est la dernière de la session nos deux administratrices pour leur accompagnement tout au long de l'année dans différentes missions et différentes auditions. Et puis mes chers collègues, je vous souhaite à tous un bel été. Reposez-vous car je peux vous dire que la rentrée sera sur le même rythme, voir mieux à la délégation en droits des enfants parce que les droits des enfants n'attendent pas.
Merci à vous et passez un bel été.
Anne Stambach-Terrenoir